Where am I ?! [Stephen]

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MessageSujet: Where am I ?! [Stephen]   Jeu 14 Fév - 16:09

Where am I ?!
CRÉDIT - CSS - ICONS - Shiya


« Atchoum ! » Je resserre les pans de mon manteau autour de moi en frissonnant et marche un peu plus vite. Allez savoir pourquoi j’ai décidé d’aller faire des courses à Oxford avec un temps pareil. Il fait gris, il fait froid et le vent transperce mes vêtements. Je frissonne et jette un oeil à ma liste de courses. Tout ça parce qu’il n’y a aucune épicerie fine digne de ce nom à Cambridge et que la seule qui en vaille la peine à Oxford ne fait pas les livraisons. Je n’aime pas sortir de chez moi, je n’aime pas sortir de Cambridge non plus, car Oxford est bien trop remplie de gens. Bien, heureusement il ne me reste qu’à aller chercher une nouvelle paire de gants et cette jolie veste qui me fait de l’oeil depuis quelques semaines avant de rentrer chez moi. Je ressors du magasin quelques minutes plus tard, littéralement gelée, frissonnant encore et encore sans pouvoir m’en empêcher. Je ne peux pas me permettre de tomber malade, pas maintenant. Il y a trop de travail au JCC et… je prendrais des vitamines demain matin, ce soir je me couche tôt après un repas bien chaud. Ça devrait aller non ? J’ai hâte de me retrouver devant mon ordinateur, de pouvoir rp avec Jayden et Ludwig (encore que ses farces à répétition ont tendance à m’exaspérer un peu) et les autres. Grands dieux, vivement que je sois rentrée ! J’accélère le pas tout en me disant qu’un froid pareil ce n’est pas possible et que… Je trébuche et parviens à me rattraper, du moins au début. Je me laisse glisser sur le sol, soudainement épuisée et mes yeux se ferment, juste pour une minute.



Quand je les ouvre, je le referme aussitôt. Avant de soulever prudemment mes paupières. Où est-ce que je suis ? Mes sacs sont posés bien sagement dans un coin de la pièce que je ne reconnais pas et je suis dans un… lit ? Aux draps d’un blanc cassé assez joli qui s’accorde bien avec le plaid aubergine et… Mon coeur se met à battre furieusement. Mais où est-ce que je suis ?! Doucement je repousse le couvre lit, les draps et pose un pied par terre. J’ai la tête qui tourne. Bien que cet endroit semble rangé et propre, je ne m’y sens pas bien. Dormir dans un lit autre que le mien me rend malade, comment ai-je pu … ? Je fais un pas, puis un autre. Je frissonne. Me retrouver dans un endroit inconnu me fait vraiment peur. Pourquoi mes sacs sont là ? Doucement, j’avance. Un couloir ? Je m’y engage en tremblant et entends des bruits de cuisine. Une odeur de pancakes ? Je pense que je ne me trompe pas. Passant la tête par l’encadrement de la porte, j’aperçois un homme, de dos. Timidement, fébrilement, je l’observe, le coeur battant à tout rompre. Je dois être chez lui. Mais pourquoi je suis ici ! Je me souviens que je faisais les courses et… plus rien. Je laisse échapper un petit cri et il se retourne. Mon coeur rate un battement. Il m’a vue ! Je recule, complètement paniquée et rejoins la chambre en manquant plusieurs fois de m’étaler par terre. Sans réfléchir, j’ouvre la première porte que je vois et je m’enferme… dans une salle de bains. Terrifiée, je me recroqueville dans un coin et tends l’oreille. Mais où suis-je tombée ? Dans le repère d’un tueur psychopathe, j’en suis sûre ! Un gémissement m’échappe et les larmes commencent à rouler sur mes joues. J’ai froid, j’ai chaud, je me sens mal, tellement mal, jamais je n’aurais du sortir de chez moi ! Si je m’en sors, plus jamais je ne sortirais de chez moi, plus jamais ! « N'aie pas peur! Je m'appelle Stephen. Tu es tombé dans la rue tout à l'heure, et je t'ai ramené chez toi jugeant que tu n'avais pas besoin d'aller à l'hôpital puisque tu n'as qu'une bosse sur la tête. Je t'ai préparé à manger, je me suis dis que tu allais peut-être avoir faim à ton réveil! » Je secoue la tête en pleurant. Non, non, non ! Je ne peux pas ouvrir, j’ai trop peur pour ça. Il aurait dû m’emmener à l’hôpital, pas chez lui, je n’ai pas confiance, non, non, non ! Je plaque mes mains contre ma bouche pour étouffer mes sanglots, sans grand succès alors que des frissons remontent le long de ma colonne vertébrale. Je regarde la fenêtre. Des barreaux. Je suis coincée ici. Cette conclusion tombe comme un couperet et je m’allonge par terre, me roule en boule et pleure sans plus me soucier qu’on m’entende ou pas. Les minutes passent, je ne sais pas combien, avant que je ne parvienne à me calmer, à respirer normalement. Je me redresse et parviens à m’asseoir. Mon regard est attiré par des flacons posés sur une étagère. Méthodiquement, je les enlève tous. Je passe un coup d’éponge sur la planche. J’attrape un flacon, puis un autre. Je les range par taille. Puis par couleur. Par trois. Ça recommence. Je ne contrôle rien. Mais ça me calme. Je range. J’aligne. Tout est parfaitement parfait.

« Tout va bien ? Ce n'est pas bon que tu restes dans la salle de bain ! » Je ne réponds pas. Je ne peux pas sortir maintenant, je dois aligner les flacons là. Et puis ceux-là aussi. Tellement concentrée sur ma tâche, je n’entends qu’à peine cet homme qui m’effraye tant parler à travers la porte. « Je m'appelle Stephen, je viens d'avoir 29 ans. Je suis professeur de Sciences Politiques depuis deux ans à Oxford. Hmm; je suis célibataire, même si j'ai été fiancé. Que puis-je te dire d'autre? Ah oui, je suis né à Athènes, ma mère est écossaise, et mon père grec; j'ai vécu en Grèce jusqu'à mes quinze ans, puis j'ai déménagé à Édimbourg. » A vrai dire ce blabla continu est assez rassurant. Comme une radio. Je trouve un bidon de nettoyant ménager et même si ce n’est pas la marque habituelle, ce n’est pas grave. J’attaque les vitres de la douche, méthodiquement. Les robinets aussi. Je traque la saleté, le calcaire, tout ce qui pourrait faire obstacle à la perfection. Il faut que ça brille. J’aime bien, c’est propre. Je finis par poser mon éponge au bout de quoi ? Une heure ? Deux heures ? Je ne sais pas. Mais tout est propre et rangé par trois. Je finis par entrouvrir la porte prudemment. « Vous auriez du nettoyant spécial sol ? » je demande d’un ton plus que sérieux au type qui n’a pas cessé de m’attendre. « Ah et vous devriez investir dans un anti-calcaire aussi. » « Je... Hmm; je crois que j'ai du nettoyant pour les sols dans la cuisine! Mais de l'anti-calcaire; je ne savais pas que cela pouvait exister! » Je secoue la tête d’un air désappointé. L’anti-calcaire, Saint Graal inconnu ? « Mais tu sais, tu n'es pas obligé de nettoyer... Viens à la cuisine, j'ai préparé à manger, tu as sûrement faim?! » Je secoue à nouveau la tête et me dirige vers la cuisine d’un pas décidé. Je me vois mal lui expliquer qu’en plus de paniquer très facilement, de devoir ranger les choses par trois et de devoir les aligner, je suis incapable de manger quelque chose que je n’ai pas préparé. A peine entrée dans la pièce, je fouille dans les placards et en sors d’un air victorieux un bidon de produit nettoyant spécial sol et une bouteille de vinaigre blanc. Le meilleur anti-calcaire naturel au monde. Trottinant, je retourne dans la salle de bain mais cette fois je ne referme pas la porte, peu préoccupée par ce type, Stephen je crois, mais bien plus par le calcaire sur les vitres de la douche et sur les robinets. Je laisse agir un moment et je rince avec un sourire de satisfaction. Un coup de serpillère et tout est enfin parfait. Je soupire de soulagement. Je me sens mieux, comme chez moi où tout est propre et net. Je me laisse glisser le long d’un mur et finis par m’asseoir par terre. Tout est parfaitement parfait. Je ne veux pas quitter cette pièce. Tout est rangé par trois. Ça me calme, ça m’apaise. « Pourquoi vous m’avez ramenée ici ? » je demande enfin à voix haute. J’éternue, je frissonne. Je pense que j’ai attrapé froid. « Vous auriez dû m’emmener à l’hôpital. » Je n’aime pas l’hôpital. Trop de gens. Qui se permettent de vous toucher sous prétexte d’examens médicaux. L’idée me donne un haut-le-coeur et j’appuie ma joue contre le mur, glacé. « Non c’est mieux ici. » « Je sais que de te ramener chez moi n'était pas la meilleure des idées, je l'avoue! Tu avais l'air d'être seulement évanoui dans la rue. » Je lève la tête et le regarde, timidement. J’ai paniqué pour rien. Avec le recul, même s’il est bizarre et certainement un peu tordu (non mais qui ramènerait chez lui une étudiante évanouie hein ? Si ça se trouve c’est un récidiviste !), il n’a pas l’air méchant. Soigneusement, je grave dans ma tête chaque détail de son visage. « Hm, et par hasard, tu aurais un prénom, pour que je puisse éviter de dire dans ma tête "jolie rousse". J'aime bien mettre un prénom sur un visage. » Je le regarde, interloquée et, sans contrôler quoi que ce soit, je me mets à rougir, tellement que je sens mes oreilles chauffer. Gênée, je me cache derrière mes cheveux et me mordille l’index, ne sachant pas quoi répondre. Jolie ? Moi ? « Eurydice. » je fais presque en chuchotant, alors que j’enroule et déroule une mèche de cheveux autour de mes doigts, mécaniquement. Doucement je me relève et avance, m’arrêtant à la limite entre la salle de bain et la chambre, incapable d’aller plus loin. Je m’assois à nouveau par terre et regarde mon hôte, toujours gênée mais nettement moins apeurée qu’il y a encore quelques minutes. « Vous devez me trouver bizarre. » je fais soudain en évitant son regard. « Je suis désolée d’avoir déplacé des choses dans votre salle de bain. C’est juste que… » Je m’interromps et fixe mon regard sur mes pieds. C’est juste que je suis dingue et que je ne me contrôle pas. Oui c’est très rassurant. « Je trouve que ton rangement est bien mieux qu'avant! C'est parfait! Et tu n'es pas bizarre; peut-être juste comme n'importe qui! » Je relève la tête et fixe mon interlocuteur dans les yeux, franchement surprise. C’est bien la première fois que quelqu’un… la première fois que j’ose plus ou moins dire que j’ai un problème, mais ça n’a pas l’air de le déranger outre mesure. J’étais pourtant persuadée que les gens seraient horrifiés par mes petites habitudes maniaques. Mais lui, non. Il trouve que c’est… parfait. Un peu malgré moi, un sourire glisse sur mes lèvres, timide mais sincère. « Dis-moi Eurydice. Tu n'as pas envie de manger les pancakes que j'ai préparés? » Mais je le perds tout aussi sec et me recroqueville sur moi-même, terriblement gênée. Je ne veux pas paraître impolie. « Je… je n’ai pas faim » je murmure en secouant la tête. Pourtant, comme pour me contredire, mon ventre grogne bruyamment et je pique un fard monstrueux. « La vérité c’est que… j… je ne peux pas manger quelque chose que je n’ai pas préparé… je suis désolée… » J’ose un regard dans sa direction, un peu angoissée à l’idée de l’avoir vexé ou pire encore, qu’il me prenne pour une cinglée, une folle maniaque et horriblement agaçante. J’ai envie de disparaître dans un trou de souris. J’aurais dû prétexter mes allergies habituelles pour ne pas lui donner la véritable raison de mon régime alimentaire.

Je le regarde descendre du lit et venir s’asseoir en face de moi, mais pas suffisamment près pour que je me sente menacée. « Ne sois pas désolée! Même si mes pancakes sont les meilleurs du monde, comme ça, j'en aurais plus pour moi comme ça! » Je souris d’un air timide mais ne peux m’empêcher de rougir stupidement à son clin d’oeil. « Mais tu as faim! Que penses-tu d'aller faire ensemble à manger? A moins que tu as besoin d'avoir tes propres ustensiles et nourriture, ce que je peux tout à fait comprendre! » Je hoche la tête et regarde ailleurs, réellement gênée et honteuse de cette maladie qui me rend folle. J’aimerais tellement mener une vie normale moi aussi ! Être capable de remercier cet homme en faisant honneur à ses pancakes, ne pas piquer de crise de panique en voyant des miettes sur une table ou des stylos non rangés par trois, être capable de serrer la main de quelqu’un sans passer par la case lingettes désinfectantes juste après. « Je suis vraiment désolée » je fais d’une toute petite voix. « Vos pancakes sont sûrement délicieux mais… » Je le regarde d’un air certainement pitoyable, malheureux sans aucun doute et un poil désespéré assurément. « Vous devez vous dire que je suis complètement folle non ? C’est stupide, tout doit être rangé par trois et les aliments conservés dans des boîtes à part et par couleur et… » Je le fixe dans les yeux et m’interromps. « Vous voulez bien que je fasse à manger ? Ça ne vous dérange pas que je déplace tout dans votre cuisine ? »

Je me force à ne pas reculer bien que je considère qu’il est bien trop près pour ma santé mentale. Je n’y peux rien. Les gens qui s’approchent de moi me mettent mal à l’aise. Même si… Stephen c’est ça ? est quelqu’un de gentil, je crois. Je mets du temps à faire confiance aux gens. Certains pourtant vont plus vite que d’autres. Comme Tara. Ça ne me dérange pas qu’elle soit à côté de moi, elle est si parfaite ! A l’instar de Blair, je l’admire et j’aimerais vraiment être comme elle. « Tu n'es pas folle! Ou alors je le suis aussi! Après tout, je t'ai ramené chez moi, alors que je n'avais aucun droit de le faire! » Je le regarde timidement et ose même esquisser un sourire. Il est gentil. Je crois que je l’aime bien. Pas autant qu’Eden qui parle beaucoup moins mais joue du piano avec moi quand on se voit. Avec Eden on a pas besoin de se parler, c’est un peu comme s’il vivait dans ma tête. Je crois que j’aimerais qu’il soit mon frère. « Cela ne me dérange pas que tu déplaces tout dans ma cuisine, surtout si tu te sens mieux après ça! Comme ça, tu auras toujours un endroit sur Oxford où tu peux te sentir bien! Mets-toi à l'aise, et fais comme bon te semble dans mon appartement! » Je rougis et me lève à mon tour. Je ne sais pas vraiment quoi dire. « Vous êtes vraiment gentil. Je suis désolée d’avoir cru que vous étiez un psychopathe. » Je crois que j’ai manqué de tact là. Mais tant pis. L’honnêteté est une qualité importante. Je passe devant lui et me dirige vers la cuisine. A peine arrivée, je fronce le nez et ne peux m’empêcher de passer un coup d’éponge. Là c’est mieux. J’inspecte les couverts et les juge suffisamment propres à mon goût. J’ouvre le frigo et attrape une pomme. Je la lave soigneusement et attrape un couteau. Je l’épluche en prenant soin de ne faire qu’un long ruban de peau écarlate. Je recommence une fois, deux fois, j’épluche d’autres pommes. Je les découpe en petites tranches et fais chauffer une poêle. Un peu de beurre et je jette les fruits. Je suis complètement déconnectée de la réalité. Mais ça me convient. Je n’aime pas la réalité. Un peu de miel et c’est prêt. Je mets tout dans une assiette et fais la vaisselle en attendant que ça refroidisse. Je n’ai pas prononcé le moindre mot. Je ne sors de mon monde que lorsque tout est parfaitement parfait, que lorsque tout est propre. Enfin je me tourne vers Stephen et remarque enfin sa présence. Je rougis et baisse les yeux. « Pardon… j’avais oublié que j’étais chez vous… j’oublie tout le temps où je suis quand… vous avez faim ? » Quand tout doit être parfaitement parfait. Plus rien ne compte. C’est difficile à expliquer à un inconnu mais bizarrement moins qu’à mes « amis » ceux que je n’ai jamais vu et avec qui je passe mes soirées sur des forums rpg. Eux je ne leur dirais jamais. Je veux être normale. Mais lui, Stephen, il a bien vu que j’étais… cinglée. Pourtant il n’a pas l’air de me détester. Il est peut être fou lui aussi.

« Si tu te sentais bien, c'est l'essentiel! Et oui j'ai faim, l'odeur de ton gâteau me met l'eau à la bouche! » Il sourit et je rougis de plus belle, me cachant derrière ma frange un peu trop longue. Il est vraiment gentil. Je suis véritablement surprise de voir qu’il ne me rejette pas, malgré le fait que je sois… anormale. Il ne prétend pas comprendre mais il agit comme si tout cela était très secondaire. Je ne peux m’empêcher de trouver cela très étrange, car après tout, je me considère moi-même comme étant malade, anormale, effrayante. Mais ça n’a pas l’air de le choquer. Il ne comprend sûrement pas toutes les implications de ma maladie. Je suis un peu rassurée. Mais il n’imagine pas comment je peux me comporter au plus fort de mes crises. Au point de tomber dans les pommes si on m’effleure le bras par mégarde, de ne pas pouvoir manger ou me coucher si tout n’est pas parfaitement propre. Ne pas avoir de vie sociale. Ne pas avoir de petit ami. Ne jamais en avoir. J’avoue que j’ai parfois du mal à comprendre comment les autres font pour se lier, pour faire confiance. Moi je n’y arrive pas. « Dis-moi Eurydice, tu n'es pas étudiante à Oxford? Es-tu même d'Oxford? Car je vis ici depuis une dizaine d'années, et je n'ai jamais vu ta jolie frimousse rousse dans les parages!! » Je dépose le dessert dans deux assiettes et en pousse une vers mon hôte, déplie ma serviette sur mes genoux et commence à manger à petites bouchées. Je relève la tête et essuie ma bouche soigneusement. Enfin je parviens à le fixer dans les yeux. « Non. Je suis de Cambridge. Mais Oxford possède la seule épicerie fine digne de ce nom dans les environs. J’avais besoin de… » Je soupire et baisse à nouveau les yeux. Mon assiette est vide. Je me sens mieux. J’avais besoin d’ingrédients et de matériel pour mes chocolats. Ma nouvelle petite obsession. « Pardon si je suis indiscrète mais… qu’est ce que vous faîtes dans la vie ? Je veux dire, à part ramasser les jeunes filles évanouies dans la rue ? »

U.C




Dernière édition par Eurydice O. Fitzgerald le Lun 22 Avr - 19:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Where am I ?! [Stephen]   Sam 16 Fév - 20:09


✖ EURYDICE FITZGERALD & STEPHEN XENOS ✖
« Oxford # Water Eaton # Appartement Stephen Xenos »

Les mains dans les poches, je sors du café où je viens d'y passer deux heures en compagnie de quelques élèves. Ils avaient besoin d'un cours de tutorat sur le dernier cours que j'avais donné, la semaine passé. J'ai toujours plus apprécié de rencontrer mes élèves en dehors des convenances, et surtout à l'extérieur de l'université, pour plus d'aisance entre mes élèves et moi. Je me dirige vers mon appartement de Water Eaton, sans aucune envie... à vrai dire, il était prévu que je passe la soirée à corriger les dernières copies d'examen! Si je pouvais avoir la possibilité de m'exempter de ces corrections, mon métier de professeur serai presque parfait ! Par un temps froid, j'essaye de me réchauffer grâce à veste en cuir; et surtout, je tente de ne pas glisser sur le trottoir à cause des pluies verglaçantes qui se sont abattus la nuit dernière sur Oxford. Je relève la tête pour ne plus me concentrer sur ma marche, et je vois en face de moi, une jolie rousse qui trébuche à cause du verglas. Je ne peux pas courir vers elle, de peur de tomber à mon tour. Elle parvient à se rattraper, et finalement, elle glisse sur le sol en se cognant légèrement la tête. Enfin à sa hauteur, je m'accroupis vers elle. « Mademoiselle, tout va bien? » La jeune femme ne répond pas, ses yeux sont clos, et elle ne semble pas se réveiller. Les passants nous regardent, mais personne ne se décide à m'aider ou bien d'appeler quelqu'un! Je lui tapote le visage afin qu'elle reprenne connaissance. Je ne pense pas que ce soit grave, certes, elle s'est cogné la tête, mais à mon avis, elle aura seulement une grosse bosse. Ce qui m'inquiète, c'est qu'elle ne reprenne pas ses esprits et ouvrir les yeux. Je ne veux pas lui faire plus mal en la giflant. « Mademoiselle, il faut revenir à vous! » Sans réponse. Impulsivement, je l'attrape pour la porte contre moi; et j'halte rapidement un taxi. Hôpital? Je ne pense pas que ce n'est pas une urgence, il faut juste qu'elle reprenne ses esprits. « Water Eaton, à Queen Street s'il vous plait! » dis-je au conducteur du taxi. Ce n'est pas mon genre de ramener ainsi une jeune femme -quoique-, mais loin de moi l'idée de la laisser seule dans la rue.
Arrivé à mon appartement, je porte la rousse à ma chambre afin qu'elle puisse se reposer. Je lui retire avec délicatesse son manteau que je pose au pied du lit; ainsi que ces chaussures. Je la recouvre avec mes draps pour qu'elle ne prenne pas froid. J'ausculte sa tête pour voir s'il n'y a pas de saignement à cause de sa chute; je ne sens qu'une bosse qui commence à se former. La jeune femme doit seulement être épuisée pour ne pas réussir à se réveiller. Je la laisse dans la chambre en éteignant les lumières pour rejoindre ma cuisine. Je dois avoir le don pour récupérer les jeunes femmes esseulées! Après un choc pareil, je me doute que la jeune femme aura faim à son réveil, mais c'est aussi une façon pour moi de passer le temps en espérant qu'elle aille bien très rapidement. Peut-être que l'odeur des pancakes chauds vont éveiller ses sens et la sortir de son sommeil comme June! Pendant que les pancakes sont sur le feu en train de cuire et embaume avec délectation la cuisine et le salon par une odeur sucrée; je met en place la table avec un verre de jus de fruit, de l'eau, du café et du chocolat chaud. Je ne connais pas les goûts de la jolie rousse, alors je mets tout sur la table ! Je ne veux pas lui faire peur quand elle va se réveiller, et je me suis toujours dis que de faire la cuisine donne un air plus rassurant aux personnes. Je sursaute légèrement, lorsque j'entends un petit cri féminin. Je me retourne et je vois la rousse, collée contre un mur, d'un air inquiète comme si elle se cachait. « Bonjour! » dis-je d'une voix qui se veut sécurisante; seulement, cela ne semble pas fonctionner puisque la jeune femme se met à fuir vers la chambre, en ayant l'air complètement paniqué par la situation. « Non Non, ne pars pas! » Je me lance à sa "poursuite" pour la rejoindre, et en arrivant dans la chambre, je vois la porte de ma salle de bain se fermer derrière elle. Je pose ma tête contre la porte pour écouter à travers, et j'entends quelques gémissements de sa part. Je toque doucement à la porte. « N'aie pas peur! » Je m'éclaircis la gorge, « Je m'appelle Stephen. Tu es tombé dans la rue tout à l'heure, et je t'ai ramené chez toi jugeant que tu n'avais pas besoin d'aller à l'hôpital puisque tu n'as qu'une bosse sur la tête. Je t'ai préparé à manger, je me suis dis que tu allais peut-être avoir faim à ton réveil! »
Ma tête posée contre la porte, je continue de l'entendre sangloter... Du coup, je me sens mal à cause de mon comportement, j'aurais peut-être dû l'emmener à l'hôpital! Je ne souhaitais pas qu'elle s'enferme dans la salle de bain, je ne m'attendais pas à ça ! Je ne parviens pas à parler, en alerte à chaque bruit que je peux entendre au travers de la porte. Je passe ma main sur le front, comme pour m'aider à réfléchir... pas évident, je dois l'avouer ! Je me recule de la porte, et je m'assois sur le lit pour m'arrêter quelques secondes de réfléchir. Mais merde, qu'est-ce qu'il m'a pris? Je commence à entendre comme du verre qui s'entrechoque; je me relève et pose à nouveau mon oreille contre la porte pour comprendre ce qu'il se passe. « Tout vas bien? » Je suis assez inquiet de ne pas savoir ce qu'il se passe... est-ce qu'elle se fait du mal? Je frappe doucement à la porte; espérant qu'elle m'ouvre cette fois. « Ce n'est pas bon que tu restes dans la salle de bain! » Que dois-je faire pour qu'elle daigne m'ouvrir ?! « Je m'appelle Stephen, je viens d'avoir 29 ans. Je suis professeur de Sciences Politiques depuis deux ans à Oxford. Hmm; je suis célibataire, même si j'ai été fiancé. Que puis-je te dire d'autre? Ah oui, je suis né à Athènes, ma mère est écossaise, et mon père grec; j'ai vécu en Grèce jusqu'à mes quinze ans, puis j'ai déménagé à Édimbourg. » Je lui raconte ma vie, comme pour la rassurer, afin de lui montrer que je suis une bonne personne, et pas un psychopathe!
Je ne peux pas m'empêcher de tourner en rond à force de deblatérer ma vie à la jolie rousse, ou plutôt à la porte. Je ne sais pas si elle m'entend, ou bien qu'elle me comprend! Je lui laisse du temps, je préfère attendre derrière sa porte, et attendre qu'elle sorte jusqu'à ce qu'elle soit prête. Je m'étends sur mon lit, pour me laisser réfléchir; que puis-je faire pour qu'elle comprenne que je ne suis pas un pervers psychopathe? Mes narines commencent à me chatouiller, je relève la tête et fronce les sourcils. C'est moi ou cela sens la javel? C'est alors que j'entends la porte s'ouvrir, elle daigne enfin sortir de la salle de bain. « Vous auriez du nettoyant spécial sol ? » Je secoue la tête, pardon? C'est pour cela que je commence à sentir les produits ménagers; elle est vraiment en train de nettoyer ma salle de bain? Je sais que je ne suis pas le maître de la propreté, mais c'est tout à fait propre! « Ah et vous devriez investir dans un anti-calcaire aussi. » Elle est vraiment sérieuse là? Je reste sur mon lit, je ne m'approche pas, je ne souhaite pas lui faire peur à nouveau! « Je... Hmm; je crois que j'ai du nettoyant pour les sols dans la cuisine! Mais de l'anti-calcaire; je ne savais pas que cela pouvait exister! » Mais qu'est-ce que je raconte? « Mais tu sais, tu n'es pas obligé de nettoyer... Viens à la cuisine, j'ai préparé à manger, tu as sûrement faim?! » La jolie rousse secoue à nouveau la tête avec un air décontenancé, soit par le fait que je ne connais pas l'anti-calcaire, soit parce qu'elle ne veut pas manger ma nourriture, soit parce que je lui ai dis qu'elle n'avait pas besoin de nettoyer. Brusquement, elle sort de la salle de bain, et se dirige vers la cuisine. What the fuck? Qu'est-ce qui lui prend? Elle n'est quand même pas partie chercher de nouveaux produits ménagers; à moins qu'elle soit allé manger mes pancakes... Le temps que je réfléchisse, elle revient dans la chambre sans dire un mot, portant plusieurs produits de nettoyage. La porte de la salle de bain reste ouverte, je peux donc la regarder faire, sans dire un mot. Je ne veux pas l'effrayer à nouveau, et qu'elle s'enferme! D'un coup, elle glisse le long du mur et s'assied en tailleur sur le sol. Je ne l'entends plus sangloter, ni renifler, ni gémir; je préfère cela! Elle semble même se sentir bien, là, assise dans ma salle de bain qu'elle vient de nettoyer du sol au plafond. Je ne veux pas la brusquer, je préfère rester assis sur mon lit, tout en la regardant. « Pourquoi vous m’avez ramenée ici ? » Je me le demande vraiment; pourquoi je n'ai pas été plus censé à l'emmener dans un hôpital?! « Vous auriez dû m’emmener à l’hôpital. » Elle a raison, je secoue la tête pour acquiescer à ses dires. Je le regarde, mais elle ne semble pas en accord avec ce qu'elle vient de dire. « Non c’est mieux ici. » J'esquisse un léger sourire; cette fille est dérangée, mais dans le bon sens. J'aime les personnes qui ne rentrent pas dans le moule. « Je sais que de te ramener chez moi n'était pas la meilleure des idées, je l'avoue! Tu avais l'air d'être seulement évanoui dans la rue. »
Je reste à ma place, laissant une certaine distance entre elle et moi. « Hm, et par hasard, tu aurais un prénom, pour que je puisse éviter de dire dans ma tête "jolie rousse". J'aime bien mettre un prénom sur un visage. » Elle me regarde très surprise par ce que je viens de dire, et commence même à rougir. D'ailleurs, elle commence à cacher son visage derrière ces jolies mèches rousses sûrement gêné ou bien flatté. « Eurydice. » J'ai eu beaucoup de mal à bien entendre son prénom qu'elle venait tout juste de chuchoter avec douceur. Je peux enfin mettre un prénom sur cette jolie rousse effrayée et imprévisible! Je souris et je la regarde se relever puis s'avancer, tout en gardant une limite entre nous deux. Elle ne dépasse pas le pas de la porte, et s'assied à nouveau. Il semble qu'elle préfère rester dans la salle de bain qu'elle vient de récurer de fond en comble, elle s'y sent sûrement en sécurité à présent! « Vous devez me trouver bizarre. » Je soutiens son regard, puis elle l'évite lorsqu'elle croise mon regard. Elle est adorablement dérangée et c'est une chose qui m'intrigue énormément! « Je suis désolée d’avoir déplacé des choses dans votre salle de bain. C’est juste que… » Je pense avoir chamboulé sa routine, et qu'elle n'a pas l'habitude de se retrouver face à un inconnu. Je ne bouge pas du lit, je ne veux pas l'apeurer d'autant plus et donc garder une certaine distance entre nous. Je jette un oeil à la salle de bain tout réarrangé par Eurydice! « Je trouve que ton rangement est bien mieux qu'avant! C'est parfait! Et tu n'es pas bizarre; peut-être juste comme n'importe qui! » Je me masse légèrement le cou; j'ai peur de m'aventurer sur un terrain glissant avec Eurydice, en lui parlant de certaines choses... « Dis-moi Eurydice. Tu n'as pas envie de manger les pancakes que j'ai préparés? » Elle semble d'ailleurs surprise de ma réaction. Je pense qu'elle n'a pas eu la vie facile et que plus jeune, des personnes ont sûrement appuyés sur des points sensibles de sa personnalité. Il ne m'est pas difficile de voir qu'elle a quelques troubles obsessionnels compulsifs, ma mère en avait quelque-uns -comme de ranger les choses par deux-. Je ne suis pas quelqu'un qui juge les personnes, encore moins sur des bizarreries, j'en fais bien moins même! « Dis-moi Eurydice. Tu n'as pas envie de manger les pancakes que j'ai préparés? » Elle perd en quelques instants son sourire que j'avais réussi à lui donner quelques secondes plus tôt. Elle se recroqueville sur elle-même et semble si gênée. Je ne voulais pas la brusquer à nouveau, ce n'est pas mon but! « Je… je n’ai pas faim » me murmure-t-elle en secouant la tête. Je fronce légèrement les sourcils, peut-être a-t-elle aussi des troubles alimentaires. Je ne veux pas poser la question, ce serait bien trop imprudent et indélicat de ma part. Alors que je m'apprête à parler d'autre chose, son ventre se met à crier faim. Je me mets à rire, tandis qu'Eurydice se met à rougir de honte. « La vérité c’est que… j… je ne peux pas manger quelque chose que je n’ai pas préparé… je suis désolée… » Oh! Je comprends mieux. Cela ne doit pas être évident pour elle tous les jours, mais je ne veux pas la prendre en pitié, c'est bien trop grossier pour moi! J'esquisse un léger sourire, et je descends du lit pour m’asseoir au sol afin d'être vraiment en face d'elle. « Ne sois pas désolée! Même si mes pancakes sont les meilleurs du monde, comme ça, j'en aurais plus pour moi comme ça! » Je lui lance un clin d'oeil sur ma petite touche d'humour sans trop savoir comment elle va réagir. « Mais tu as faim! Que penses-tu d'aller faire ensemble à manger? A moins que tu as besoin d'avoir tes propres ustensiles et nourriture, ce que je peux tout à fait comprendre! » Cette fille est douce, craintive et bizarre; je ne dis pas cela dans le mauvais sens, j'adore les personnes étranges, ce sont celles qui sont les plus intéressantes et qui ont le plus à offrir! Je ne veux pas lui faire peur, je préfère garder une certaine barrière entre nous deux. Après qu'elle m'est expliquée qu'elle ne pouvait pas manger quelque chose qu'elle n'a pas cuisiné; je me doute qu'elle a d'autres troubles comportementaux. « Je suis vraiment désolée... Vos pancakes sont sûrement délicieux mais… » J'esquisse un léger sourire, je peux sentir la sincérité dans sa voix faible. Cette jeune femme est rafraîchissante, et je ne peux m'empêcher d'être attendri. « Vous devez vous dire que je suis complètement folle non ? C’est stupide, tout doit être rangé par trois et les aliments conservés dans des boîtes à part et par couleur et… » Je suis pendu à ses lèvres, réellement intéressé par ce qu'elle peut me dire. Je veux apprendre à la connaître; peu importe, si cela lui paraît surprenant que j'aie cette envie de la connaître! « Vous voulez bien que je fasse à manger ? Ça ne vous dérange pas que je déplace tout dans votre cuisine ? » Je tente de ne pas m'aventurer sur un terrain glissant, malgré mon envie de la prendre les bras pour la rassurer, j'ai le sentiment que le contact humain fait partie de l'un de ses troubles. Je me penche vers elle, tout en gardant une distance suffisante pour ne pas l'effrayer. « Tu n'es pas folle! Ou alors je le suis aussi! Après tout, je t'ai ramené chez moi, alors que je n'avais aucun droit de le faire! » Je me pose mes yeux sur ma salle de bain qui respire la propreté, et je remarque mes produits rangés par trois. « Cela ne me dérange pas que tu déplaces tout dans ma cuisine, surtout si tu te sens mieux après ça! Comme ça, tu auras toujours un endroit sur Oxford où tu peux te sentir bien! » Je me relève tout en continuant de la regarder. « Mets-toi à l'aise, et fais comme bon te semble dans mon appartement! » Elle se lève à son tour, essayant de cacher son visage rougi par mes mots. En plus d'avoir des troubles comportementaux, elle a sûrement une timidité maladive; cela ne doit pas être évident tous les jours pour ce bout de femme. Elle est attachante et amusante dans sa façon d'être, sans parler de son physique attirant! « Vous êtes vraiment gentil. Je suis désolée d’avoir cru que vous étiez un psychopathe. » Je me retourne vers elle, avec un peu de surprise sur mon visage, et elle passe vivement devant moi, sûrement pour éviter toute explication. Je la suis vers la cuisine, et tandis qu'elle s'active déjà à nettoyer, ranger et ordonner les choses, je m'installe sur la table, m'afférant à la regarder faire. C'est bizarre, mais c'est comme reposant pour moi; c'est aussi agréable de voir une femme dans ma cuisine qui s'occupe à ranger. Non pas que je sois misogyne, loin de là, c'est d'avoir une présence féminine sans être une tornade qui est agréable et reposante.
Elle semble avoir occulté complètement ma présence, s'occupant à merveille de ma cuisine et de nous préparer un bon dessert. Je préfère la voir s'occuper à faire un bon gâteau que d'être de rester cloîtrer dans ma salle de bain. Tandis que le gâteau est en train de cuire, Eurydice se retourne vers moi, comme surprise de me voir à ses côtés. Je pense qu'elle a définitivement oublié que j'étais présent. Elle baisse les yeux et se met à rougir à nouveau. Quand je dis qu'elle est adorable, ce n'est pas des mots en l'air! « Pardon… j’avais oublié que j’étais chez vous… j’oublie tout le temps où je suis quand… vous avez faim ? » J'esquisse un sourire qui se veut rassurant; et je reste assis à ma place pour ne pas interférer dans son espace vitale. « Si tu te sentais bien, c'est l'essentiel! Et oui j'ai faim, l'odeur de ton gâteau me met l'eau à la bouche! » J'essaye d'être le plus amical avec elle, de lui montrer que ces troubles ne sont pas dérangeants pour moi. Je me doute que pour une jeune fille comme elle, la vie n'a pas toujours été simple avec les autres, car les personnes différentes sont souvent mal jugées. La preuve, elle se pense cinglé, chose que les autres lui ont mis en tête, elle a juste des habitudes différentes. Je détourne le regard d'elle pour ne pas la mettre mal à l'aise, et pose mes yeux sur le gâteau dans le four. « Dis-moi Eurydice, tu n'es pas étudiante à Oxford? Es-tu même d'Oxford? Car je vis ici depuis une dizaine d'années, et je n'ai jamais vu ta jolie frimousse rousse dans les parages!! »

U.C.
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