unexpected meeting // Jasmine + Charlie

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MessageSujet: unexpected meeting // Jasmine + Charlie    Ven 1 Fév - 16:40



J’étais arrivée à Londres un peu plus tôt dans l’après-midi. J’avais sauté dans le bus de 15h01, que j’avais attrapé de justesse, mon cours de dessin ayant duré plus longtemps que prévu. J’avais à peine eu le temps de jeter mon sac de cours dans ma chambre oxfordienne et d’attraper mon sac de week-end, qui contenait ma tenue de rechange et mon sac de maquillage. Pendant toute la durée du trajet, je m’enfonçais dans mon siège, mes écouteurs visés aux oreilles pour me couper du monde extérieur, ignorant les deux enfants qui se chamaillaient sur les sièges juste devant et le couple qui se disputait sur la droite, et je fermais les yeux, pour une sieste qui me permettrait de tenir jusqu’aux premières heures du lendemain, si la soirée se passait comme je l’espérais.

A peine arrivée à la gare routière, j'avais passé une bonne heure enfermée dans les toilettes pour opérer la transformation qui me transformait en « Charlie de Londres ». Je troquais mon jean brut, mes bottes noires et mon gros pull en laine par une mini-robe bustier rouge et une paire d'escarpins compensés en cuir. Mon manteau en laine marine rejoignit mes autres affaires dans le sac et j'enfilais sur mes frêles épaules la veste en cuir noir que j'adorais porter et qui avait un certain effet sur la gente masculine. Je détachais mes cheveux longs, arrangés en chignon flou ce matin, pour laisser les ondulations blondes déferler sur mes épaules. Un peu de laque pour volumiser le tout et finaliser ma crinière. Enfin, étape ultime de ma transformation, j'extrayais de ma trousse de maquillage un rouge à lèvre rouge mat et j'en ourlais mes lèvres. J'étais méconnaissable. Rien à voir avec l'étudiante discrète qui arpentait les couloirs d'Oxford. Je sortis ma pochette de week-end, seul semblant de sac qui m'accompagnerait pendant les 48 prochaines heures, puisque que mon grand tote bag resterait bien au chaud dans une consigne de cette gare routière. Mais avant de franchir la porte des toilettes, je fus prise d'un doute. Je n'avais pas pris de sous-vêtement adéquat, je portais encore ma petite culotte en coton blanc et un soutien-gorge dépareillé, impossible de finir dans le lit de quiconque vêtue de la sorte. Je me mordis la lèvre, il allait falloir remédier à cela. Comme prévu, je fourrais mon sac dans un casier, le numéro 12 comme à chaque fois qu'il était disponible et je me dirigeais, ondulant les hanches et guettant du coin de l'oeil les personnes qui me suivaient du regard, vers la station de métro la plus proche.

Moins d'une heure plus tard, je franchissais les portes de Lindley's Undies de Kensington. J'avais pu apercevoir les croquis de la nouvelle collection cette semaine et comme tout ce qui sortait de l'imagination de Jasmine, je l'avais trouvée superbe. Je savais qu'elle était censée arriver en boutique aujourd'hui et aussi qu'elle n'était pour le moment réservée qu'aux clientes VIP, les plus fidèles. Ce que je n'étais point. Mais je voulais tellement cet ensemble, je m'imaginais déjà dedans. La vendeuse s'approcha, sourire aux lèvres. Surement heureuse de voir une cliente, car il n'y avait pas foule dans la boutique. J'évoquais le plus innocemment possible l'objet de mes désirs. Poliment, elle m'informa qu'il n'était pas encore disponible à la vente tout publique. Je lui répliquais que je savais bien qu'il était en stock et qu'elle était surement trop fainéante pour aller le chercher. « A moins que vous trouviez que mon look ne correspond pas assez à l'image de la boutique ... moi qui pensais que chez Lindley's Undies, on cherchait à embellir toutes les femmes ...»

La vendeuse ne savait plus où se mettre et je la sentais tenaillée entre l'envie de me mettre à la porte et celle de ne pas donner tord à l'une des devises de la plupart des vendeuses, c'est-à-dire faire plaisir et satisfaire toutes les clientes qui passent la porte de la boutique où elles travaillent. En attendant sa réaction, je passais négligemment la main dans mes cheveux, jouant à la fille blasée à qui personne ne refuse quoi que ce soit. Elle allait ouvrir la bouche, mettant fait à mon attente, mais une autre voix se fit attendre dans mon dos. « Excusez-moi mademoiselle! Puis-je vous aider peut-être?! » Cette voix, je ne la connaissais que trop bien. Elle appartenait à Jasmine, propriétaire de cette boutique. Qui s'avérait aussi être ma professeure de travaux pratiques de stylisme et qui m'avait choisie pour être sons assistante de cours depuis septembre. Qu'est-ce qu'elle faisait à Londres ? Elle m'avait pourtant dit quand je rangeais les tissus qu'elle pensait rester à Oxford tout le week-end et se reposer. Si j'étais venue dans cette boutique et avait osé jouer les capricieuses, c'était uniquement parce qu'elle était loin. Et voilà qu'elle était derrière moi, dans un look qui ne ressemblait en rien à celui que j'arborais à l'université et dans une attitude pas vraiment conforme à ce qu'un professeur pouvait attendre de son élève. J'avais deux solutions, soit m'enfuir sans demander mon reste en priant pour qu'elle ne m'ait pas reconnue, ou jouer encore un peu mon rôle et sortir la tête haute, en continuant néanmoins à lui tourner le dos. Je n'avais pas envie de me faire renvoyer de son cours. Je secouais ma chevelure et pris un ton que j'espérais un peu hautain. « Ce ne sera pas nécessaire, je pense que je ne trouverais pas ici ce que j'étais venue chercher ... » Si en plus, la jeune vendeuse rouquine pouvait se faire taper sur les doigts parce qu'elle avait manqué de gentillesse avec une cliente, ce serait encore mieux. Je ne pus retenir un sourire, expression de ma joie, quand Jasmine demanda à sa vendeuse d'aller voir plus loin. Une gourde de moins dans mes pattes. Dans ma tête, la styliste allait surement me demander de sortir de sa boutique puisque rien ne semblait me convenir. C'était ce que j'espérais en mon fort intérieur, car je n'avais toujours pas trouvé d'idées miracles pour sortir de ce pétrin. Et mon assurance risquait petit à petit de m'abandonner si je devais jouer au jeu du chat et de la souris avec ma professeure et me cacher d'elle en continuant à lui tourner le dos. Je ne supporterais pas une conversation avec quelqu'un qui agirait de la sorte avec moi et je pense qu'elle devait aussi commencer à bouillir de l'intérieur. « Mademoiselle, je suis certaine de pouvoir accéder à votre requête, quelle qu'elle soit! » Mince, elle se faisait un devoir de trouver quelque chose qui me plairait. Vite Charlie, trouve quelque chose à dire ou à faire. N'importe quoi ! J'entendais ses pas se rapprocher, me contourner pour essayer de me faire face. Je tournais à mon tour sur moi-même et me dirigeait vers une combinaison noire dont l'encolure était ornée de dentelles. Je fis glisser le tissu entre mes doigts, il était tellement doux, tellement sensuel. Je tentais le tout pour le tout. « J'ai entendu parler d'une nouvelle collection qui semblerait correspondrait plus à ce que j'avais en tête ... » Faites qu'elle aille elle-même en réserve la chercher pour me la présenter. Pitié ...

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Dernière édition par Charlie Z. Lawford le Lun 18 Fév - 17:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: unexpected meeting // Jasmine + Charlie    Mer 6 Fév - 22:43


✖ Charlie Lawford & Jasmine Lindley ✖
« Londres # KENSINGTON # Lindley's Undies »
Je suis rentrée dans un état déplorable ce matin. Bon sang, mais quelle misère de se mettre dans un état pareil à mon âge! Le culte de la cuite, ça passe à dix-huit ans, à quarante ans c'est pathétique! J'ai été embarqué par un ami dans une soirée Londonienne; il a eu l'audace de venir me chercher à la fin de mes cours en m'apportant une robe d'un de mes designers fétiches. Il a réussi à me prendre par les sentiments, et je ne pouvais pas lui refuser de l'accompagner! La soirée était dans un célèbre club de la capitale, dans une ambiance assez jeune. Je sais me fondre parfaitement à la foule de jeunes étudiantes malgré mon âge; d'ailleurs, beaucoup me reconnaissent et me remercient de leur créer de si belles collections pour être sexy de l'extérieur comme sous les vêtements. Beaucoup ne me donnent pas l'âge que j'ai en réalité, ce qui est toujours flatteur, il faut bien l'admettre! Je me suis laissé emporter par le flot de la soirée, sans me rendre compte de l'heure qui continuait de tourner. L'alcool coule à flot, et pas seulement; mais je ne suis pas une de ces stylistes qui a besoin de substances peu recommandées, pour trouver des idées et de la créativité. Je n'ai besoin que d'une bouteille de Merlot et d'un carnet de croquis pour laisser mon imagination m'enivrer de ses idées. Les minutes puis les heures défilent, et comme dans un claquement de doigt, le club se désemplit... L'aube s'est déjà levé, et je ne m'en suis pas rendu compte. Cette soirée était comme une sorte d’échappatoire, un besoin de me lâcher et de ne plus ressentir un certain poids sur mes épaules. Ma prochaine collection sera bientôt présentée, et comme à chaque fois, j'angoisse des retombées des professionnels. Je rentre à mon loft londonien, complètement désert, sans âme qui vive. Je me sens esseulé à ce moment précis. À quoi sert-il de passer la soirée à se fuir soi-même si c'est pour être rattrapé en bout de course à son domicile?
Se réveiller avec la gueule de bois est une sensation des plus désagréables. J'ai l'impression de me retrouver plus de vingt ans en arrière lorsque j'étais enceinte de Siobhan avec les nausées matinales. J'ai mal à la tête, lendemain de fête... la prochaine fois, il ne faut pas compter sur moi, c'est clairement plus de mon âge que de passer toute la nuit à se déhancher et à boire comme une jeune adulte! L'heure défile sur mon réveil, et je ne parviens pas à me lever de mon lit; pourtant, mon assistante de ma boutique de Kensington tente de me joindre depuis plus d'une heure! Elle savait pourtant que je ne serai pas présente ce week-end à Londres. Certes, mes plans ont changé, mais elle n'est pas censé être au courant! Après plus d'une heure à émerger et à m'apprêter; je me rends à ma boutique de Kensington, la toute première boutique que j'ai ouverte, et ce, il y a plus de quinze ans déjà. Je passe le pas de la porte; Marley se jette sur moi sans prévenir. « Ms Carter vous a appelé toute la matinée! Elle souhaite vous rencontrer au plus vite! » Ms Carter est l'une de mes plus importantes actionnaires, et surtout la première à vouloir investir dans la marque Lindley's Undies. « Merci Marley! Je serai à mon bureau, ne viens pas me déranger; sauf pour m'apporter une aspirine et un verre d'eau le plus rapidement possible! » Qui a dit que les gueules de bois ne durent pas toute la journée? Je m'enferme rapidement dans mon bureau après que Marley m'est apporté peut-être le remède miracle! Je passe plus d'une heure au téléphone avec Reine Carter; elle était seulement impatiente de voir la nouvelle collection, qui est déjà prête, dans mon bureau depuis une semaine... Néanmoins, elle va devoir attendre le week-end prochain pour voir la collection en avant-première.
Avachi sur mon bureau afin d'essayer de récupérer les quelques heures de sommeil qui me manque; j'entends des voix qui s'élèvent dans la boutique. « ... moi qui pensais que chez Lindley's Undies, on cherchait à embellir toutes les femmes ... » Je n'ai pu comprendre que la dernière phrase de la jeune femme. Rapidement, je sors de mon bureau pour me rendre près des cabines d'essayage où se trouve la source des voix. Je vois l'une de mes vendeuses parler avec une jeune cliente que je ne voyais que de dos. Une jeune femme à l'allure et aux courbes gracieuse; même si son look semble être vulgaire, il n'en est rien pour moi. Je m'approche afin de participer à la conversation; j'aime satisfaire mes clientes, et s'il faut que je m'en mêle, c'est avec plaisir. « Excusez-moi mademoiselle! Puis-je vous aider peut-être?! » J'essaye de me concentrer, car malgré l'aspirine, je sens toujours le martèlement du mal de crâne. La jeune femme sursaute légèrement lorsque je me suis immiscé dans la conversation avec l'une de mes vendeuses. Je mets un poing d'honneur à satisfaire mes clientes, qu'elles soient régulières ou ponctuelles. Je souhaite que mes clientes se sentent femmes en portant mes créations, qu'elles se sentent uniques, à part entière. Entendre des voix s'élever dans la boutique m'a rapidement alerté; il est vrai que mon mal de crâne n'a pas aidé, et qu'à ce moment-là, je suis à fleur de peau et rapidement irritable - ce qui n'est pas dans mon comportement habituel -. La jeune blonde ne se retourne pas alors que je lui parle, ce que je trouve cela plutôt irrespectueux. Soit! « Ce ne sera pas nécessaire, je pense que je ne trouverais pas ici ce que j'étais venue chercher ... » Pardon? C'est impossible de partir de ma boutique en ayant des appréhensions désagréables sur ma marque! Je regarde Livia, la vendeuse, et je lui pris d'aller rejoindre d'autres clientes. À présent seule avec la cliente, je peux me concentrer sur les remarques. « Mademoiselle, je suis certaine de pouvoir accéder à votre requête, quelle qu'elle soit! » J'aimerais bien qu'elle se retourne pour me faire face, mais ne semble pas décider à le faire. Je m'approche d'elle pour essayer de lui faire face et de pouvoir la regarder dans les yeux.
Je suis quelqu'un au tempérament patient, qui ne va que très rarement dans l'excès et montre très peu des accès de colère. Seulement, avec mon mal de crâne et la gueule de bois, je suis à fleur de peau, et cette jeune femme n'arrête pas de jouer avec moi. Son caractère impétueux et sa façon hautaine de me parler commencent à me taper sur les nerfs. Mais je suis l'image de la marque, je ne peux pas me permettre de virer une cliente pour la simple raison que je n'apprécie pas le comportement de cette blonde. Alors que j'essaye de lui faire face pour la confronter dans les yeux, elle se plaît à se tourner pour ne pas me regarder. Elle se dirige vers l'une des pièces de lingerie au tissu soyeux et surtout sensuel, tout pour plaire à la gent masculine. « J'ai entendu parler d'une nouvelle collection qui semblerait correspondrait plus à ce que j'avais en tête ... » Je fronce légèrement les sourcils. Il est vrai que j'ai annoncé sur les réseaux sociaux l'arrivée prochaine de la nouvelle collection, mais seule une poignée de personne avait eu l'occasion de voir les croquis et les premières pièces. Serait-ce possible que ce soit une journaliste curieuse, cherchant à tout prix le scoop à propos de la marque Lindley's Undies. Je m'approche d'elle, mais ne cherche pas à lui faire face ! « Je ne sais pas d'où vous tenez cette information. La prochaine collection est en cours, mais elle sera présenté lors de la Fashion Week de Paris, le mois prochain! » dis-je après m'être éclairci la gorge. La plupart des journalistes sont au courant de cette présentation; même si les clientes VIP auront la chance de la découvrir en avant-première d'ici deux semaines.

U.C.
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