mind your own buisness Ϟ lockart

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MessageSujet: mind your own buisness Ϟ lockart   Lun 21 Jan - 19:02


Je n'ai pas envie d'aller lui rendre visite. Pas à lui. Mais Hannibal m'y entraîne de force. Il me traite comme une gamine prétentieuse et dépourvue de compassion. « C'est ton frère Brune. Tu dois aller le voir. Arrête de faire comme si tout était insurmontable. C'était il y a des années, il va mieux maintenant. Il fait des progrès. Il essaie de se racheter et toi tu le repousses sans cesse. Tu ne fais aucun efforts et ça commence sérieusement à me gaver de te répéter cent fois les mêmes choses. Bon sang ! Grandis un peu !» Hannibal me blâme une fois de plus, et ce regard dédaigneux qu'il me jette me fait perdre toute résistance. Je déteste quand il est en colère contre moi. Et je me déteste pour en être responsable. Je cède comme toujours. J'hoche la tête et Hannibal sourit. C'est si facile.

Il ne me fera rien. Pas en présence d'Hannibal. Pas ici. Je suis en sécurité. Je me répète ainsi une litanie de mensonges visant à calmer les battements de mon cœur qui se précipitent à mesure que nous approchons de sa chambre. Je le vois à travers la vitre de la pièce immaculée. Allongee sur son lit, sûrement encore sous sédatifs. Hannibal entre le premier, moi sur ses talons. Lorsqu'il nous voit, Lancelot se redresse aussitôt, s'adossant contre la tête de lit. « Lancelot ! Tu te sens comment bro' ? » s'exclame t-il en donnant une accolade à son jumeau. « Je vais bien. Mieux. Ces examens me fatigue mais ai-je vraiment le choix ? Je suis tellement heureux de vous voir. Les médecins disent que d'être soutenu par sa famille est essentiel pour guérir de tous les maux. » Liar, liar. Hannibal a raison. Il n'est pas fou, bien au contraire. Lancelot sait se montrer très intelligent et surtout habile en manipulation pour arriver à ses fins. Je ne suis pas dupe. J'aimerais pouvoir croire qu'il va guérir, mais toutes ces belles paroles ne sont qu'un simulacre pour convaincre Hannibal que le problème ne vient que de moi. Tout est parfaitement médité, et je suis prise au piège.  « Brune ? Tu ne viens même pas saluer ton frère ? » Je le maudis silencieusement. Hannibal me fixe lourdement. Je dois rentrer dans son jeu et poursuivre cette mascarade. Je m'approche de son lit et me penche légèrement pour me mettre à sa hauteur. Il tend ses bras vers moi et m'étreint. Dès l'instant ou ses mains se posent sur moi, je me raidis. Il feint de déposer un baiser sur ma joue pour murmurer à mon oreille « Tu es toujours aussi désirable petite sœur » Un frisson me parcoure l'échine. « Va au diable » soufflai-je. « J'aime quand tu me résistes. C'est si rare venant de toi.» Je reste muette. Il sait qu'il a gagné. Il a eu ce qu'il voulait. Il l'obtient toujours. Ses lèvres effleurent ma joue et il me libère enfin. Je cherche aussitôt du réconfort dans le regard d'Hannibal qui n'a rien saisi de notre échange. S'il savait tout ce que je sacrifie pour ne pas qu'il s'éloigne de moi. 

Un bref toc toc à la porte laissée ouverte. Je me retourne et voit le médecin de Lancelot. Je ne me souviens pas l'avoir entendu arriver. Depuis combien de temps était il là ? « Bonsoir Docteur Lockart ! Les nouvelles sont bonnes ? Je vais bien ? Je vais pouvoir rentrer ? » le salue Lancelot «Bonsoir. Oui nous aimerions qu'il dîne avec nous ce soir. C'est possible ? » ajoute Hannibal. Ce dernier me surprend. Lancelot n'étant supposé sortir qu'à partir de demain matin, il n'avait jamais été question qu'il passe la soirée avec nous. Quand comptait il m'en parler au juste ? « Dire que vous allez bien est un bien grand mot mais, effectivement, vous allez mieux. Ce pendant, votre sortie n'est prévue que demain et le règlement est le règlement. Ce pourquoi vous ne sortirez que demain matin. Et soyez encore heureux de pouvoir sortir un jour. » J'émets un discret soupir de soulagement. Lancelot n'est apparemment pas parvenu à tromper son médecin, m'offrant un peu de répit. Mon psychopathe de frère est soufflé, il n'a guère l'habitude qu'on lui refuse quoi que ce soit. Et inconsciemment Docteur Lockart venait de ruiner ses plans. La tension accumulée dans chacun de mes muscles se relâche. Et je m'apaise. On pourrait penser que je suis une personne odieuse, égoïste qui ne porte guère d' intérêt à son frère souffrant. Mais aussi paradoxal cela puisse paraître, j'aimais mon, mes frères. Ils étaient mon sang, et je ne pouvais renier ce genre de lien. Néanmoins, j'aime Lancelot autant que je le crains. Le pire étant qu'il a pleinement conscience de l'emprise qu'il a sur moi, en use et en abuse non sans en ressentir un malin plaisir. Le neurochirurgien quitte la pièce. Lancelot nous regarde avec une mine défaite. « Quel connard ce médecin. Ça me bouffe que tu sois enfermé ici. Bordel ! C'est un hôpital pas une prison ! » jure Hannibal. Lancelot attrape sa main pour l'apaiser. « Ça ne fais rien, ça sera pour une prochaine fois. » déclare Lancelot. Puis ils échangent ce regard que je hais tant. Ce regard précis qu'ils ont lorsqu'ils parviennent à lire dans l'autre. À se parler sans dire un mot. C'est leur truc de jumeaux. Ce truc qui me rend si transparente à chaque fois. « T'as raison Lance. » Je reste à l'écart. Comment Hannibal peut être aussi aveugle ? Il me déçoit. Il m'abandonne pour ses chimères que Lancelot fait danser sous ses yeux. Il est devenu son pantin lui aussi. Hannibal était censé me soutenir, me protéger de lui. L'empêcher de me faire du mal. Et voilà qu'il invitait volontairement le loup dans la bergerie.

« Vous devriez rentrez. Les heures de visites sont bientot terminés. Brune ne fais pas cette tête, ce n'est que partie remise, tu le sais bien. Tiens d'ailleurs j'aimerais te parler seul à seul si tu veux bien » Mon cœur a un raté. Lancelot arrive toujours à ses fins et j'avais été bien idiote de croire, même l'espace de quelques secondes, que je pouvais lui échapper. Hannibal acquiesce, satisfait devant notre entente apparente. Il embrasse Lance, dépose un baiser sur mon front et part en fermant la porte. Je guette le son de ses pas dans l'escaliers et lorsqu'il semble assez éloigné j'ose affronter le regard avide de Lancelot « Tu as peut être eu de la chance ce soir Brune. Mais je finirai par sortir crois moi. J'ai toujours ce que je veux» Ses yeux azurs rongés par la démence me dévorent littéralement. Je baisse la tête pour le fuir et il laisse échapper un rire grinçant « Pourquoi n'arrives tu pas à me regarder ? Dis moi, est ce que je t'effraie petite Brune ? » La Peur. Elle me paralyse, me fait perdre tout discernement. Mes mains tremblent légèrement, sans que je ne puisse me contrôler. Je suffoque. Je dois sortir. Vite. Je fais volte face, avec la sensation désagréable de son regard perçant dans mon dos. Je clanche la poignée et claque la porte derrière moi. Je marche à pas précipités dans les couloirs de l'hôpital, chamboulée par les propos de Lance. J'ouvre la porte d'un local et pénètre dans la pièce éclairée par quelques néons. J'erre entre les étagères et les cartons de pansements, et m'assois entre deux rangées, repliant mes genoux sur ma poitrine. J'inspire et expire profondément, imposant un rythme convenable à mon cœur. Mon corps tout entier est agité de tremblements et je serre les poings à mesure que je sens ma gorge se serrer. Je me répète inlassablement que tout va s'arranger, que tout ira bien, mais je n'en crois pas un mot. Je pose mon front sur mes genoux et ferme les yeux.



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Dernière édition par Brune D. Bloomwood le Mar 22 Jan - 22:54, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: mind your own buisness Ϟ lockart   Lun 21 Jan - 20:47


Ydraïs venait de bien commencer sa journée en compagnie d'une belle jeune fille rencontrée le soir précédent. une nuit agitée mais surtout non discrète avec les gémissements qui sortaient de la bouche de cette jolie brune. Ce pendant, il devait ce lever, détestant être en retard au travail. Il lui demande de partir gentiment après quoi il devait se préparer. Elle lui laissa son numéro et prit aussitôt la porte. Il ne va certainement pas la rappeler et encore moins la revoir. Il est comme ça, il ne sait pas s'attacher et vivre une longue et belle romance alors il préfère vivre au jour le jour. Quoi qu'il en soit, il se prépare vite fait bien fait après une douche, prend ses clefs de voiture et prend la route vers l'hôpital où chaque jours, on entend parler de lui. Le Docteur Lockart est un neurochirurgien exemplaire le plus réputé de Londres et il en est fier. Il y a de quoi, non ? Et ne croyez pas que la vie à l'hôpital est métro, boulot, dodo. Certes niveau travail c'est plus ou moins pareil bien que cela change vis à vis des patients mais il y a tellement de ragots et d'histoires plus stupéfiantes et absurdes les unes que les autres qu'on ne s'ennuie jamais. C'est sûr, il aime son job mais pas que. Aider les autres à toujours été une évidence pour lui alors au lieu de se faire prêtre, il se dirigea vers la médecine. Boulot rythme aussi avec voyages humanitaires, c'est important pour lui.

Revenons à nos moutons, depuis quelque temps il s'occupe d'un cas très spécial, le dossier Bloomwood. Et on peut dire que ce dossier est totalement différent des autres. Mais c'est aussi grâce à lui qu'il a rencontrer la sœur du cas "très spécial". Ce patient a des problèmes psychologique et souvent qualifié de "dingue", les infirmières s'en méfient fortement. Aujourd'hui, son frère et sa sœur viennent lui rendre visite et c'est alors qu'Ydraïs frappe à la porte pour rentrer. Il regarde un moment la jolie Brune pour lire sur son visage qu'elle n'est pas très contente d'être ici et préfère être ailleurs. Il ne sait pas exactement ce qu'il ce passe mais cette famille lui cache quelque chose, il en est certain et saura de quoi il s'agit tôt ou tard. « Bonjour Docteur Lockart ! Les nouvelles sont bonnes ? Je vais bien ? Je vais pouvoir rentrer ? » il tourne alors son regard vers Lancelot « Bonjour. Oui nous aimerions qu'il dîne avec nous ce soir. C'est possible ? » il n'était pas question qu'il sorte avant demain, comme prévu. « Dire que vous allez bien est un bien grand mot mais, effectivement, vous allez mieux. Ce pendant, votre sortie n'est prévue que demain et le règlement est le règlement. Ce pourquoi vous ne sortirez que demain matin. Et soyez encore heureux de pouvoir sortir un jour. » Ydraïs est réputé pour être comme ça, franc et sarcastique à la foi. Il se retourne de nouveau vers Brune et prend la porte pour se diriger vers son bureau. Simple visite de courtoisie.
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