pousse toi, tu me fais de l'ombre. (christopher)

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MessageSujet: pousse toi, tu me fais de l'ombre. (christopher)   Dim 20 Jan - 14:45

Leicester square, 20H30. Je suis sur le tapis rouge, vêtue d'une robe rouge incendiaire - j'ai toujours eu le chic pour me faire remarquer. Ce soir, j'assiste à l'avant première d'un film d'action qui risque d'être relativement nul, mais ce n'est que pour faire un peu de gringue au producteur du film. C'est un type extrêmement influent dans le milieu, et j'ai tout intérêt à garder des relations cordiales avec lui. Face aux photographes et au public en furie, je pose, alternant moues amusées et sourires ravageurs. Je me sens parfaitement dans mon élément. Les avant premières sont presque un jeu pour moi. Je ne le prends pas au sérieux, et je fais toujours tout pour provoquer le "buzz" comme on dit. La dernière fois, j'avais mis une robe très courte, il y a avait du vent...Je vous laisse imaginer la suite. Maintenant, tout Londres connaît la couleur de sous vêtements que je portais ce soir là. Je crois que j'ai un peu un côté exhibitionniste, parfois. Mais c'est ça, vous savez, être acteur. Bref, je pose sans relâche, étalant ma superbe devant le parterre de fans en furie, me prenant pour la star du film alors que je ne vais faire qu'assister à la séance, quand je vois l'infâme Christoper Mac-Adam marcher non loin de moi. Lui aussi provoque les cris des fans. Infâme...J'exagère un peu. Au fond, je ne le déteste pas. Mais j'adore l'emmerder. Nos disputes sont courantes, mais jamais en public. Je prends toujours un vif plaisir à faire croire aux journalistes que j'adore Mr Mac-Adam. J'adresse un sourire ô combien hypocrite à Christopher, et m'avance vers lui, pour lui dire : « Alors, on ne peut pas se passer de Lauren Griffin, hein ? » Je le provoque, bien évidemment. Nous posons côte à côte, comme si de rien était, de grands sourires aux lèvres. Qu'est ce que les journalistes peuvent être aveugles, alors ! Ils n'y voient que du feu. « Dans tes rêves ma belle » Le ton est donné. C'est parti pour le festival de l'hypocrisie version 2013. J'affiche mon sourire le plus parfait, et le laisse me prendre par la taille. En temps normal, loin des flashs, je lui aurais probablement mis une baffe pour avoir osé faire un geste aussi familier. Mais là, nous sommes dans la surenchère, et j'avoue que j'apprécie hautement notre petit jeu. Petit jeu qui prouve bien que nous sommes de sacrés acteurs. Personne n'a jamais soupçonné quelque animosité que ce soit entre nous. Nous posons donc avec nos plus beaux sourires, des gens crient nos noms. Je glisse à l'oreille de Christoper, prise d'un élan d'empathie soudain : « Je suis vraiment désolée pour...Emily. » Je sais bien que ces mots n'y changeront rien, qu'ils sont très stéréotypés et qu'il a déjà dû les entendre des dizaines de fois...Cela dit, je ne suis pas cruelle au point de ne même pas exprimer mes condoléances. Christopher a beau m'énerver au plus haut point, je dois admettre que sur ce coup là, je ne peux qu'être un tant soit peu gentille. Qu'il ne s'y habitue pas, cela ne va pas durer. En tout cas, s'il souhaite oublier tout cela le temps d'une soirée, il est bien tombé, avec moi.

Ma réplique a effacé l'espace d'un instant le sourire radieux de mon acolyte. Cela dit, je me devais d'exprimer mes excuses quant à la situation. Comme toujours, Chris m'envoie une réplique cinglante. « Merci… Mais ne crois pas que ça va changer quoi que ce soit entre nous Griffin! » Je lui fais un sourire plein d'hypocrisie tandis que nous entrons dans le cinéma et que je sens sa main dans mon dos. Comme toujours, il exprime son mécontentement : « Quelle plaie » me dit-il. Ensuite, il ajoute : « Un jour, il faudra qu’on arrête ce petit jeu! Ça devient lassant à force… » Je fronce les sourcils, et lui dis : « Déjà, tu vas arrêter avec tes mains baladeuses hein ! » Évidemment, j'en rajoute des tonnes, surtout qu'il n'a pas eu un geste déplacé à mon égard. « Tu prends un peu trop tes aises avec moi, très cher. Je ne suis pas intéressée, au cas où tu n'aurais toujours pas compris. » En tout cas, Chris m'amuse beaucoup, et j'adore ces petites joutes oratoires avec lui. Évidemment, suite à ma réplique, il fait mine d'être exaspéré - ou peut-être qu'il l'est vraiment, qui sait ? « Même si tu étais la dernière femme sur terre, je refuserai! Plutôt entrer dans les ordres que partager un lit avec toi! » Ouch. Voilà que les hostilités gagnent en intensité...Je ne suis pas vraiment vexée, puisque de toute façon, je suis persuadée que l'humanité toute entière me veut dans son lit. Il y a juste quelques personnes, comme Chris, qui ne veulent pas l'admettre. Je lève les yeux au ciel, laisse échapper un petit rire et lui réponds : « Toi, dans les ordres? Laisse moi rire. Tu te ferais virer tout de suite... Je doute que tu sois assez...spirituel pour ce genre de choses. » Je le prends un peu de haut sur ce coup là. En tout cas, le volume sonore de notre échange ne cesse d'augmenter, ce qui est quelque peu dangereux. Aux yeux de tous, nous sommes les meilleurs amis du monde. Mais, à bien y réfléchir, une grosse engueulade en public pourrait nous faire une sacrée publicité...« Surtout, pitié, pendant le film, tais toi. Ca me fera des vacances de ne plus t'entendre piailler. » L'ambiance commence à devenir très tendue. Moi qui pensait passer une soirée tranquille à lécher les bottes d'un réalisateur en vogue pour qu'il fasse de moi la vedette de son prochain film...Me voilà coincée avec cet imbécile de Christopher qui me tape totalement sur le système. « Comme si j’avais envie de t’adresser la parole. Le simple fait d’être assis à côté de toi me donne envie de vomir. Maintenant mets la en veilleuse, ça commence! » Ses paroles m'énervent au plus haut point. Décidément, lui aussi ne se prive pas et parle particulièrement fort. Je vois plusieurs personnes se retourner et nous regarder, stupéfaits de découvrir que Lauren Griffin et Christopher Mac-Adam ne s'entendent peut être pas si bien qu'ils le laissent entendre aux médias. Bien décidée à me faire remarquer ce soir - cela me fera de la pub de pousser une gueulante ici-, je lui réponds, ultra énervée : « T'es vraiment un gamin. Je pensais que tu avais un peu plus de verve que ça. C'est digne d'un gosse de maternelle, tes petites vannes. Et ça ne m'atteint absolument pas, tu sais. Décidément, tu n'es jamais à la hauteur, même quand il s'agit de s'engueuler. » Il veut de la provocation, il va en avoir ! Évidemment, j'en rajoute un peu, parce que au fond, je ne le déteste pas. L'avantage qu'il y a à être en sa compagnie, c'est que je peux déverser toutes les frustrations que j'ai en moi sur lui. Les lumières s'éteignent, et quelques personnes pestent derrière nous. Je lui dis, un peu plus bas : « Pour couronner le tout, tu es d'une mauvaise foi ! Excuse moi, mais tu n'aimes pas m'adresser la parole ? Tu n'arrêtes pas de me parler depuis tout à l'heure ! Je ne t'y ai jamais obligé, à ce que je sache. » La guerre est loin d'être finie. Il continue de m'énerver carrément quand il me dit : « Peut-être bien que je t'ai fait un brin de causette, mais pour ta gouverne c'était ce qu'on appelle de la politesse! Quoi qu'il en soit, si tu as prévu de parler aussi prêt de mon nez, sois gentille et prends une pastille à la menthe, car tu as mauvaise haleine » Là, c'en est trop. Finies, les calomnies ! Alors, je me lève de mon siège et lui donne une grande claque, bien sonore. Je lui dis, bien fort: « Tu n'es qu'un petit con, Christopher ! Et j'espère que tu vas avoir la joue rouge pour toute la semaine, que ça te serve de leçon ! » Je quitte la salle, hors de moi. Je crois qu'on m'a rarement autant énervée. Toute la salle a dû entendre cette altercation et tant mieux. Je me retrouve dans le hall du cinéma et tente tant bien que mal de me calmer.

Voilà, tout commence à partir en vrille. Cela ne m'étonne pas. C'est toujours le cas quand je suis avec Christopher. Voilà, je lui ai foutu une claque, je n'aurais peut être pas dû mais c'était plus fort que moi. Je n'ai pas réussi à me contrôler. Évidemment, il est outré : « Pour qui tu te prends?! Ne t’avise plus jamais de faire ça, tu m’entends? J’ai peut-être dépassé les bornes, mais tu n’avais aucun droit de m’humilier de la sorte! » C'était pile la réaction que j'attendais. A croire que j'aime le conflit. Nous voilà donc sortis de la salle, histoire d'épargner nos disputes à toute la salle. Je lui réponds : « Tu l'as cherché aussi. Arrête de jouer les victimes, c'est gonflant. Si tu ne veux pas que tout cela arrive de nouveau, la prochaine fois, tu surveilleras ton langage. Enfin, j'espère qu'il n'y a pas de prochaine fois. »


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MessageSujet: Re: pousse toi, tu me fais de l'ombre. (christopher)   Dim 20 Jan - 19:06

Une avant première parmi tant d’autres, de la publicité gratuite - un moyen comme un autre d’oublier Emily. Faire son deuil n’est pas une chose facile. On a constamment envie de pleurer alors, on noie son chagrin dans l’alcool et on lambine dans son canapé. Puis le temps passe et la douleur finit par s’estomper. Mais lorsqu’on est une star de cinéma, une célébrité adulée, on n’a pas le droit de se laisser aller. Mon agent m’a fichu la paix pendant quelques jours, il m’a généreusement offert du temps à moi, pour pleurer ma bien-aimée - mais ce monde est infâme et il a finit par revenir me chercher. D’ailleurs, je me suis pris un sacré coup de pied au derrière lorsqu’il m’a trouvé complètement ivre dans un bar malfamé. Il m’a ramené chez moi, collé sous la douche et m’a fait ingurgiter une bonne dizaines de cafés avant de me traîner ici. Voilà comment je me suis retrouvé à faire le beau aux côtés de l’abominable Griffin. Les fans crient de toute part, certaines d’entre elles me soufflent même qu’elles sont désolées. J’esquisse quelques petits sourires et signe un ou deux autographes, tout en essayant de ne pas craquer. Mais ce n’est pas bien difficile, après tout, jouer la comédie et prétendre être quelqu’un que je ne suis pas, c’est mon métier. « Alors, on ne peut pas se passer de Lauren Griffin, hein ? » Sont-ce les sédatifs ou autre chose? Toujours est-il que je me mets soudainement à rire. « Dans tes rêves ma belle » je lui glisse à l’oreille en l’attrapant par la taille. Après tout, même s’il lui arrive de me taper sur les nerfs - nous sommes censés nous apprécier. Nous posons pour quelques photos, un sourire hypocrite accroché aux lèvres, quand elle me glisse soudain à l’oreille: « Je suis vraiment désolée pour...Emily. » Mon sourire se fane et je détourne le regard. L’espace d’une fraction de seconde, j’oublie que je suis devant les fans. Mais je finis par reprendre mes esprits et réplique, tout de même touché qu’elle me présente ses condoléances. « Merci… Mais ne crois pas que ça va changer quoi que ce soit entre nous Griffin! » Ma main glisse le long de son dos et je l’escorte à l’intérieur du cinéma. « Quelle plaie » je lâche une fois assis dans la salle de projection. « Un jour, il faudra qu’on arrête ce petit jeu! Ça devient lassant à force… » Lauren fronce les sourcils avant d’ajouter « Déjà, tu vas arrêter avec tes mains baladeuses hein ! Tu prends un peu trop tes aises avec moi, très cher. Je ne suis pas intéressée, au cas où tu n'aurais toujours pas compris. » Sa remarque m’arrache un sourire moqueur et je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel. Comme elle y va… Je n’ai pas la tête à ça et même si c’était le cas, jamais je n’aurais ce genre de pensées à son égard. Séduisante ou pas, cette pimbêche n’est ni plus ni moins qu’une enquiquineuse. « Même si tu étais la dernière femme sur terre, je refuserai! Plutôt entrer dans les ordres que partager un lit avec toi! » J’affiche un sourire satisfait, jubilant à l’idée de lui avoir (ne serait-ce que momentanément) cloué le bec. Mais ma joie est de courte durée puisque cette pimbêche s’empresse de me relancer: « Toi, dans les ordres? Laisse moi rire. Tu te ferais virer tout de suite... Je doute que tu sois assez...spirituel pour ce genre de choses. » Comment ça pas assez spirituel?! Non, mais pour qui elle se prend? J’ai d’autres ambitions dans la vie que celle de sauter sur tout ce qui bouge. Je ne suis peut-être pas un maître en matière de relations amoureuses et j’en conviens, j’ai tendance à faire n’importe quoi -mais si je le voulais vraiment, je ferais un prête formidable. Quoi que tout bien considéré, je ne suis pas convaincu de pouvoir me passer de sexe et d’alcool -surtout pas en ce moment. « Surtout, pitié, pendant le film, tais toi. Ça me fera des vacances de ne plus t'entendre piailler. » Trop c’est trop! Au diable les faux-semblants, si tu me cherches tu vas me trouver. « Comme si j’avais envie de t’adresser la parole. Le simple fait d’être assis à côté de toi me donne envie de vomir. Maintenant mets la en veilleuse, ça commence! » je lâche un peu plus fort que je ne l’aurais souhaité, ce qui finit par attirer l’attention sur nous. Oups… Bien sûr Lauren réagit au quart de tour et ne se prive pas pour en rajouter. Un jour il va falloir qu'on m'explique d'où lui vient ce besoin maladif de se faire remarquer. « T'es vraiment un gamin. Je pensais que tu avais un peu plus de verve que ça. C'est digne d'un gosse de maternelle, tes petites vannes. Et ça ne m'atteint absolument pas, tu sais. Décidément, tu n'es jamais à la hauteur, même quand il s'agit de s'engueuler. » Bla, bla, bla... Distrait par la bande-annonce (de toute manière même un canard boiteux sans plumes serait plus intéressant qu'elle) je n'écoute pas un traître mot de ce qu'elle raconte, préférant la laisser jacasser dans son coin. Si ça lui fait plaisir de passer pour une imbécile, je ne vais pas l'en priver . Mais quant à moi, je suis venu ici pour assister à une avant-première, non pas pour lui faire la conversation. Ce n'est que lorsqu'elle s'approche de moi pour me glisser quelque chose à l'oreille que je vois rouge. Son parfum est absolument infecte! « Pour couronner le tout, tu es d'une mauvaise foi ! Excuse moi, mais tu n'aimes pas m'adresser la parole ? Tu n'arrêtes pas de me parler depuis tout à l'heure ! Je ne t'y ai jamais obligé, à ce que je sache. » C'est la meilleure! Si mes souvenirs sont bons c'est elle qui a entamé la conversation. « Peut-être bien que je t'ai fait un brin de causette, mais pour ta gouverne c'était ce qu'on appelle de la politesse! Quoi qu'il en soit, si tu as prévu de parler aussi prêt de mon nez, sois gentille et prends une pastille à la menthe, car tu as mauvaise haleine » je lâche en grimaçant. Et si elle me fichait un peu la paix?! Sa réaction ne se fait pas attendre puisque ni une, ni deux, elle se lève et m’assène une énorme gifle. Quelle humiliation plus grande que de se faire frapper en public? Je suis tellement surpris et vexé par son geste que j’écoute à peine ce qu’elle me dit. « Tu n'es qu'un petit con, Christopher ! Et j'espère que tu vas avoir la joue rouge pour toute la semaine, que ça te serve de leçon ! » Tout ce que je sais, c’est que ma joue me fait souffrir. Des rires étouffés me parviennent tandis qu’elle rebrousse chemin et c’est humilié et le dos courbé que je lui emboîte le pas. J’ai suffisamment fait parler de moi, je préfère m’en aller. « Pour qui tu te prends?! » je vocifère en lui saisissant le bras. « Ne t’avise plus jamais de faire ça, tu m’entends? J’ai peut-être dépassé les bornes, mais tu n’avais aucun droit de m’humilier de la sorte! »

Visiblement, nous ne partageons par le même point de vue sur la question -car la demoiselle pense être dans son bon droit. « Tu l'as cherché aussi. Arrête de jouer les victimes, c'est gonflant. Si tu ne veux pas que tout cela arrive de nouveau, la prochaine fois, tu surveilleras ton langage. Enfin, j'espère qu'il n'y a pas de prochaine fois. » Je lève les yeux au ciel. « Parce que tu crois que ça me fait plaisir d'être vu avec toi, peut-être?! Écoutes, j'en ai ma claque de jouer les hypocrites! Alors, on arrête les frais et tout de suite! A partir de maintenant, on a qu'à s'ignorer. De toute manière, à quoi ça sert de jouer la comédie? Tu crois vraiment que nos fans sont stupides au point de croire qu'on est bons amis? » Qui plus est, je doute qu'on soit très crédibles après l'incident de ce soir.

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