Le cou de trop (Stephen)

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MessageSujet: Le cou de trop (Stephen)   Jeu 10 Jan - 1:11


« Don’t move or i’ll kill you. »

Pourquoi suis-je venue à cette fête déjà ? Tapie dans un coin, ma veste en cuir sur le dos et mes longs cheveux noirs encadrant mon visage, je regardai les gens qui gesticulaient comme des épileptiques m’ennuyant au possible. L’immortalité a deux prix : La solitude et l’ennui. Reléguée à un vulgaire rang de fille avec laquelle on peut coucher, je méprisai les garçons qui s’avançaient sur les pistes de danse, tels des paons. Je reniflai donc suffoquant à la puanteur de leurs fluides corporels. Alcool, transpiration, vomi et autres odeurs qui témoignaient de la déchéance ultime de l’humanité. Depuis que j’avais croisé le démon Dante, je faisais attention à qui je mordais et comment j’agissais. Je n’avais mordu personne à la veine depuis notre incartade et je devais admettre que ça me manquait. Je suis une personne qui aime agresser les mortels. Je n’aime pas forcément boire à la source puisqu’on ne sait jamais ce que prennent les humains. En effet, beaucoup de personnes se droguent de nos jours ou se font drogués à leur insu et du coup, on se retrouve rapidement empoisonné voire même accro aux stupéfiants. Désolée mais avec les soldes qui viennent de démarrer, je ne pouvais pas me permettre de dépenser ne serait-ce qu’un livre dans la drogue. Je porte doucement ma flasque à ma bouche pour boire une gorgée de sang. Fade, trop fade. Je me dirige comme une bonne âme vers la table où étaient posées les bouteilles. Gestes lents et délicats, mes yeux se posent sur une bouteille de vodka. Bloody Mary. Pas la mort-vivante qui hante les miroirs, le cocktail. Je verse le contenu de ma flasque dans la bouteille pour mieux la subtiliser. Enfin, je me décide à disparaître de cette folie, ayant peur que l’humanité ne fut contagieuse.

Marchant seule sur le campus, on aurait pu croire que je risquai de me faire agresser mais je ne suis pas la proie, je suis le prédateur. Portant de temps en temps, le goulot de la bouteille à ma gorge, je me savais désormais complètement corrompue par les effets de l’alcool. Allant à droite et à gauche, faire la mise au point se révélait difficile et j’en fis tomber ma bouteille qui se brisa au sol. « Fais chier. » Langage qui n’allait guère dans ma bouche, moi qui jurait peu et qui n’était pas du genre vulgaire. Je sortis une cigarette pour mieux l’allumer. Etant immortelle, j’étais immunisée contre le tabac avant de sentir une odeur familière. L’odeur d’un humain. Je m’avançai un peu pour voir un homme qui marchait devant moi. De dos, je ne distinguai pas encore si je le connaissais ou pas et n’étant pas en mesure propre de mes moyens, je m’en fichai. Alors, je lui sautais dessus pour attraper sa nuque avant d’enfoncer mes dents dans sa gorge. Oups, tant pis pour la brigade, qu’il me tue donc, mon éternité me semble lassante et tortueuse. Qu’elle prenne donc fin.
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MessageSujet: Re: Le cou de trop (Stephen)   Sam 19 Jan - 0:01


✖ Tiffany Adams & STEPHEN XENOS ✖
« Oxford # Redbridge # Campus Universitaire »
C’est une nuit pour la lune, une nuit rêvée pour les plaisirs acérés du clair de lune. Une promenade sur le campus de l'université après avoir passé la soirée à corriger des copies de partiels, je ne me suis pas rendu compte de l'heure tardive quand j'ai enfin sorti la tête de mes copies. Ici, il n'y a que des étudiants, parfois éméchés en rentrant d'une soirée étudiante, et cette énorme lune solitaire. Je savoure cette balade au clair de lune, me laissant guider par mes pas, même si je sais qu'ils vont sagement me ramener à mon appartement de Water Eaton. Il se pourrait que je fasse un crochet au chinois du coin de la rue afin de me rassasier. Je n'ai personne qui m'attend à mon appartement, je suis libre de mes mouvements, je ne suis pas enchaîné à une personne qui doit connaître le moindre de mes faits et gestes. Certes, il est parfois pesant d'arriver chez soi sans une femme qui se jette à son cou pour te souhaiter un bon retour chez soi. Mais ce sentiment de solitude est vite chassé lorsque je m'assois dans mon canapé avec une bière à la main. Depuis ma débâcle amoureuse avec Emily, je n'ai jamais redonné ma chance ni ma foi dans l'amour voire même dans une simple relation. Ce n'est pas la question à ce moment donné, je suis ravi de pouvoir profiter d'un moment de plénitude pour moi seul. Je croise quelques étudiants qui semblent avoir oublié comment marcher droit, d'autres sont en train de jouer dans la fontaine oubliant d'être maître de leur corps. Je m'amuse de voir un tel spectacle, j'ai l'impression de me voir dix ans auparavant!
J'ai le sentiment d'avoir envie de rester sur ce campus, marchant sans but précis, à vouloir regarder cette lune jusqu'à attendre de voir le soleil se lever. Il me plaît d'être dans un lieu où la lune chante des hymnes et où les ténèbres exhalent une douce harmonie, malgré les cris saoulent des étudiants qui se trouvent sur le campus. J'entends des bruits de pas qui se dirige vers moi, mais je ne préfère pas y faire attention et apprécier pleinement la lueur du clair de lune. Sans crier gare, je sens quelqu'un sauter sur mon dos et planter ses dents dans mon cou. J’ai tout de suite senti la menace sous-jacente et compris qu’il fallait déguerpir au plus vite. Seulement je n'y arrive pas avec cette personne sur mon dos, croquant mon cou sans prévenir. Quel est le cinglé qui peut me faire ça?! « Mais ça va pas!! » criais-je assez fort pour que la personne daigne arrêter! J'essaye de tourner mon visage pour voir la personne qui est sur mon dos et qui ne semble pas vouloir arrêter de me croquer le cou. Il me semble voir de longs cheveux noirs; une femme, je suis certain que c'est une femme vu que le poids sur mon dos semble peu lourd. Je ne veux pas faire du mal à cette femme en lui infligeant un coup dans les côtes, mais elle continue de me mordre le cou jusqu'à m'en sucer le sang. J'ai l'impression que la jeune femme est passablement excitée par ce sang versé. « C'est bon la suceuse de sang, j'ai assez mal comme ça pour que tu arrêtes! » J'en ai rencontré des énergumènes dans ma vie, mais là, elle vient de se propulser au top de la liste! Je sens que la jeune femme a enfin retiré ses dents de mon cou, puis descend de mon dos. Je pose mes mains sur la plaie pour arrêter le saignement. Brusquement, je me retourne vers la personne, plutôt énervé par la situation! « Mais qu'est-ce-qu'il vous prend!! On ne vous à jamais dis de ne pas croquer les inconnus? »
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