You're just a poor little girl - and you, an old man [Stephen]

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MessageSujet: You're just a poor little girl - and you, an old man [Stephen]   Sam 5 Jan - 0:06

You're just a poor little girl - and you, an old man

&


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« Oh bordel… ma tête… » J’ouvre un oeil paresseux et le referme aussitôt en gémissant. Trop de lumière, trop de… de tout, j’en sais rien mais le réveil est trop violent pour moi de toutes manières. Qui est le crétin qui a laissé le plafonnier allumé ? J’ouvre à nouveau un oeil. Bon, je survis. Je survis toujours. Tout ce dont je me souviens c’est de ce bar et des mojitos que j’ai bu. Enfin pas de tous malheureusement. Je repousse prudemment la couette et pose les pieds par terre. Je reconnais cet endroit. Et pour cause, je me retrouve souvent - un peu trop à mon goût - dans ce lit pour cause d’ingestion de trop d’alcool pour mon petit corps fragile. Si c’était pour d’autres raisons je ne dirais pas non, mais le ciel est contre moi. Et à tous les coups le maître des lieux m’attend dans le salon pour m’engueuler. Alors plutôt que de m’y rendre directement, je file dans la salle de bain pour me rafraîchir un peu. Une douche a tôt fait de me remettre un peu les idées en place et lorsque je retourne dans la chambre, c’est sans gêne que je vais chercher une chemise dans l’armoire pour m’emmitoufler dedans. Autant lui donner une excellente raison de m’engueuler non ? Mon sac est au pied du lit, je jette un coup d’oeil, tout y est, super. J’envoie un message à Rose « Je risque de rentrer tard ou de ne pas rentrer, file à manger à Zero si t’es dans le coin. » Pas envie que mon furet soit mort de faim quand je rentrerais. Il va me sauter dessus pour me bouffer. Je vais le laisser dévorer le chat de Rose plutôt. C’est vêtue seulement de mes sous-vêtements, d’une chemise définitivement trop grande pour moi et de mes chaussettes montantes que je débarque dans le salon. Il est là, sur dans la cuisine à faire je ne sais quoi (pas des lasagnes j'en suis sûre), réveillé hélas. Sinon je me serais barrée en vitesse. Il fait encore nuit dehors et je pense que je ne sortirais pas d’ici avant que le jour ne soit levé. Je vais me faire engueuler. Encore. « Ça t’arrive de ramener des femmes de ton âge chez toi ou alors t’as un faible pour les étudiantes ? » je lance d’un ton badin tout en le rejoignant... histoire d’entamer la conversation, certes pas de la meilleure des manières.

« Bonjour à toi aussi Foster ! » Je grogne un peu et louche sur les o-e-u-f-s brouillés et les pancakes tandis que mon ventre fait entendre sa voix avec enthousiasme. Je surprends son regard sur la chemise et esquisse un sourire innocent. Eh je me suis habillée, qu’il s’estime heureux ! Ou malheureux, allez savoir. Je m’installe à table et le regarde poser une tasse de chocolat chaud devant moi. « Tiens, la boisson adéquate pour toi ! Et pour te répondre, les étudiantes c’est mes friandises de la semaine, pourquoi crois-tu que je suis devenu prof ?! » Je hausse les épaules et porte la tasse à mes lèvres. Genre je suis trop jeune pour du café maintenant ? Mais je ne vais pas faire la fine bouche, j’ai la dalle et j’aime le chocolat. « Ça m’étonne pas de toi, t’es qu’un vieux pervers. Passe moi les o-e-u-f-s et les pancakes, je meurs de faim » C’est comme ça, après chaque soirée à boire comme un trou, je suis capable de manger comme quatre membres de l’équipe d’aviron. Comme quatre Jason. Hahaha. Rose me tuerait si je prononçais son nom devant elle. Je fixe Stephen dans les yeux sans ciller, me demandant pourquoi il a cet air contrarié. Enfin plus contrarié que d’habitude quand il me récupère dans la rue. Ah, bingo. « Si ça te gêne tellement que je porte ta chemise je peux l’enlever hein » je fais soudain en défaisant le premier bouton d’un air badin. « Je pensais qu’on avait atteint un stade où te piquer tes chemises n’était pas un crime qui me vaudrait tes foudres. Ou alors t’as juste envie que je finisse à poil » je conclus en haussant les épaules. « Parce que tu es vieux et que t’as pas eu ta dose de friandise de la semaine. » Sachant pertinemment que je ne serais jamais l’une des friandises (en soit l’idée ne me gênerait pas trop, il n’est pas si vieux que ça. Daniel était vieux et moi j’étais mineure. Au moins un problème de résolu), je me permets de l’asticoter un peu. Je sais parfaitement que l’on va s’engueuler comme d’habitude, que je vais essayer de lui faire manger une chaise et que je vais échouer. Mais je ne vois pas comment on pourrait se comporter autrement. Certains trouveraient la situation étrange, après tout il est prof dans mon université. Et j’ai une vie dissolue. Mais concrètement, il ne s’est jamais rien passé de sérieux. A mon grand regret. C’est que je suis curieuse moi. Trop pour mon propre bien il paraît.

« Tu auras tes o-eufs et tes pancakes, si tu parviens à me dire au moins trois souvenirs précis de la veille au soir ! » Je grimace. Déjà ? Je pique du nez dans ma tasse et regarde ailleurs. « Ça te regarde pas. » Il me tape sur la tête. Le salaud. Je déteste quand il fait ça, quand il se comporte comme si j’étais une gamine. « A vrai dire, il vaut mieux que tu portes une de mes chemises. Tes fringues de la veille sont d'une puanteur. J'ai vraiment pas envie de manger au côté d'un putois ! Tu veux tes friandises?! Alors, souvenirs précis de la soirée ! » J’attrape un pancake et soutiens son regard crânement. S'il pense que je vais lui rendre sa chemise après ça ! « Ok. J’ai bu un mojito. Ensuite un deuxième. Ensuite un troisième. Voilà, ça fait trois souvenirs précis de la soirée. Ah et aussi j’ai embrassé le barman, bu une demi-bouteille de tequila et pensé à me faire tatouer Stephen passe-moi la bouffe sur la fesse droite. Il t’en faut plus ? » Ce serait plutôt utile ma foi, vu le nombre de fois où je lui demande effectivement de me filer à manger avant que je ne sois vraiment de mauvaise humeur. Mais comme il n’obtempère pas assez vite à mon goût je me lève et contourne la table pour aller me servir moi-même en lui tapotant sur la tête d’un air compatissant. « Alors papi, on a du mal à démarrer ? » Je plaque mes mains sur ma bouche avec un pseudo cri de surprise. « Oh mon dieu ! Je suis la seule fille que tu ramène ici c’est ça ? Et c’est parce que tu as des problèmes de démarrage que tu n’as jamais essayé d’abuser de mon innocente personne ! » J’en profite pour attraper les o-eufs et retourner à ma place. « Tu serais tellement flattée de savoir que tu es peut-être la seule fille que je ramène ici... Mais ne le sois pas si vite chérie, je ne veux pas t'offrir ce cadeau ! » Je lève les yeux au ciel. Evidemment qu’il ramène d’autres filles ici. Plus âgées je suppose, c’est risqué de se taper une étudiante il paraît. « En fait t’es carrément plus vieux que je ne le pensais. » Je commence à manger sans plus trop me préoccuper de lui. Après tout, il va commencer à me gueuler dessus dans pas longtemps. Je le sais.

Je sais qu’il va me balancer des trucs qui vont me couper l’appétit, alors j’en profite. « Et tu n'es qu'une gamine condescendante, qui est tellement paumée qu'elle se retrouve presque toutes les semaines tellement ivre qu'un vieux prof est obligé de la ramener chez lui pour prendre soin d'elle! Tu ne crois pas que c'est pathétique à souhait?! » Qu’est ce que je disais hein ? Je finis tranquillement mon assiette et vais la poser dans l’évier avec mes couverts. Ce n’est pas parce que je suis une odieuse garce que je ne peux pas me comporter de manière polie. Et puis je m’en voudrais de lui balancer une assiette dans la tronche. Je suis presque sûre de ne pas le manquer. Une assiette ou un mcflurry c’est pareil… « J’y peux rien, les vieux profs c’est ma spécialité. Tu sais ce qui est pathétique à souhait ? De ne pas profiter de la vie. T’es un sale con Stephen, vraiment. T’essaye même pas de comprendre. Mais tes pancakes sont délicieux alors ça compense. » Je me tourne vers lui, m’approche et le colle une bonne gifle. « Si tu me traite encore de gamine je t’en colle une autre. Fais pas comme si t’étais mon père, c’est à vomir. » Sans plus un mot je vais m’écrouler sur le canapé et fixe obstinément mon regard sur le plafond. C’est dingue ça, ils pensent tous savoir ce qui est bon pour moi ou pas. Si mon père avait joué son rôle je n’en serais peut-être pas là. Mais franchement, j’aime ma vie comme elle est, Rose l’a bien compris elle. Ma cousine ne viendrait jamais me faire chier avec des histoires de morale. Elle se contenterait de me dire de ne pas vomir dans le salon. D’autant plus que depuis que je suis à Oxford, je fais preuve d’une admirable retenue. Je n’ai pas fini une seule fois à l’hosto , je ne me suis pas envoyée en l’air de manière violente, non vraiment, je me transforme en mamie. Pas de bleu, pas de trace de strangulation, pas de coma éthylique, bref, je m’ennuierais presque. Et il est encore trop tôt pour quitter cet appartement et rentrer chez Rose.

Je boude. Il m’a traitée de gamine, je vais me comporter comme telle. Je déteste qu’on me rappelle mon âge à tout bout de champ. J’ai vu des trucs que quelqu’un comme moi, une jeune fille de bonne famille n’aurait jamais dû voir ou même vivre. J’ai aussi hérité d’un esprit cynique digne de ma cousine Rose. Stephen pense qu’il peut comprendre ? Qu’il comprend ? Tsss, alors que je suis plutôt sage depuis que je suis ici. Il ne m’a jamais vue carrément déchirée. Non jamais, ça j’en suis sûre puisque sinon je ne serais pas capable de me lever le lendemain et de me disputer avec lui. Non, quand je prends une méga-cuite, il me faut au moins deux jours pour m’en remettre. « J'ai profité de la vie, maintenant j'ai d'autres aspirations! Tu es jeune June, tu ne comprends pas encore! Je comprends pourquoi tu agis ainsi, mais tu ne fais que te détruire consciemment ou non! » J’attrape la tasse de café qu’il me tend et me redresse, lui jetant un regard désabusé. Je lui dis ou pas ? Je repose prudemment la tasse sur la table histoire de ne pas finir ébouillantée si nous nous disputons pour de bon. « J'ai pas envie de jouer à être ton père, c'est pas le but! J'y peux rien si je suis tombé sur toi alors que t'étais complètement paumé et ivre dans la rue! Mais avoue que tu aimes te retrouver chez moi et que je m'occupe de toi! » Il me pousse doucement, me fait un clin d’oeil et si j’étais faible face à son petit numéro (je le suis, je ne m’en cache pas), je pourrais me laisser attendrir. Je hausse les épaules et attrape ma tasse pour avaler une gorgée de café avant de la reposer. « Sérieusement ? Oui je préfère me retrouver chez toi plutôt qu’à l’hosto, la bouffe est dégueu là-bas. » Je m’étire et lui jette un coup d’oeil. « Mais ce que tu n’as pas l’air de comprendre c’est que je me suis calmée depuis que je suis arrivée à Oxford. Tu sais pourquoi mon père m’a envoyée ici ? » La question est : veut-il le savoir ? J’étais pire avant. Vraiment pire. A traîner avec des types pas nets, à prendre des coups parfois, mais à les rendre, toujours. A essayer toutes sortes de drogues, à boire jusqu’au coma, à taper dans l’oeil de mecs assez vieux pour être mon père (et j’étais mineure, hahaha). Non aujourd’hui je m’en tiens à l’alcool et c’est pas plus mal. Et puis merde. C’est pas comme si j’étais la seule ! Calmement, en croisant les bras, j’attends la réponse de Stephen. S’il dit non et qu’il m’asticote un peu trop il le saura quand même. Mais ça m’emmerderait qu’il me vire d’ici, vraiment.

« J'aimerais bien savoir ! » Je hausse un sourcil. Really ? On parie combien qu’après ça il me sommera de dégager à coups de pied dans le fondement ? Je m’étire et le fixe dans les yeux, longuement. « Mais ne me raconte pas de connerie! Je veux tout savoir ! Et puis n'oublie pas que je ne suis qu'un vieux con pervers, alors je peux tout encaisser! » Ah vraiment ? Si c’est le cas je me féliciterais d’être tombée sur un type aussi fort psychologiquement. Quoi que je n’ai tué personne et je ne suis pas la fille d’Elvis Presley. Oui il devrait tenir le choc. « J’ai fini à l’hôpital. Pas à cause de la drogue, j’ai jamais eu de souci de ce côté là. Je sais gérer et m’arrêter au bon moment. Et en plus c'est pas mon truc. Pas à cause de l’alcool non plus, j’ai bien fait un ou deux coma éthylique mais rien de grave. » Je me rapproche de lui. « J’aime le sexe hard. Mon mec m’a étranglée cette nuit-là et j’ai jamais autant pris mon pied. Mon père n’a pas supporté que je lui dise ça. Il m’a éloignée pour ne plus y penser. Mais la vérité c’est que j’adore ça. Ça me fait décoller comme pas possible et je m’en fous des risques. Alors Stephen, sérieusement je pense que contrairement au vieux con pervers je sais exactement ce que je fais et ce que je peux encaisser même si je suis une gamine. » Je me lève et vais fouiller dans le frigo pour prendre une pomme que je croque à pleines dents. Il voulait savoir, il sait. Je retourne m’installer sur le canapé pour regarder la télé. Je n’ai jamais oublié ce soir-là. Si je regrette ? Jamais. Quel pied. Plus c’est intense, plus j’aime ça. Sinon, je me sens... un peu morte. Des remords j’en aurais peut-être mais pas de regrets. « Ça va ou je dois appeler les pompiers pour qu’on te mette sous oxygène, le vieux ? » Je le regarde éclater de rire d’un air blasé tout en mangeant ma pomme. Soit il se fout de moi et là je vais le frapper, soit c’est nerveux et il a besoin de ça pour encaisser. J’attends sagement qu’il arrête de rire, regardant vaguement l’horloge de la cuisine de temps en temps. Enfin il s’arrête et me fixe dans les yeux. Booooon ! Ça va mieux papy ? « Ah tu m'hallucines. Je suis surpris, c'est vrai... Alors attends, il faut que je remette ton histoire dans l'ordre. Tu aimes le Hard, et ton mec t'a étranglé jusqu'à ce que tu finisses à l'hôpital, mais tu as pris ton pied comme jamais ! » Je hoche la tête en soupirant. C’est un poil plus compliqué que ça, mais il n’a pas l’air d’être en état d’entrer dans les détails. « Wow ! J'en suis médusé ! Tu n'as jamais pensé à faire du porno, tu pourrais prendre ton pied à volonté!! » Je lui tapote gentiment le front d’un air désabusé. « Je crois pas non. Tout est scénarisé, maîtrisé et calculé. Et faire ça mécaniquement... bof. Et je suis pas sûre que mes goûts plairaient à tout le monde. Tous les coups que je prends, je les rends. » je fais en haussant les épaules. Et je suis pudique, en un sens. Je le regarde se lever et ramener de la tequila et deux verres. Là j’éclate de rire et m’écroule sur le canapé. Je l’ai vraiment secoué ! Je ne pensais pas que c’était à ce point ! Je n’arrive pas à m’arrêter, c’est juste trop drôle ! Stephen le vieux blasé est choqué par une gamine ? Je devrais lui raconter mes folles années au pensionnat de filles, ça lui plairait beaucoup je pense. D’autorité je lui prends la bouteille et je remplis les verres. Je lui en passe un et vide le mien d’une traite. « Remets-toi papy, je dis simplement qu’un mec susceptible de me tuer sera forcément un bon coup. En tous cas, ça ne s’est encore jamais démenti. Et pose cette bouteille, je croyais que tu voulais m’engueuler parce que j’avais trop bu ! T’es sénile ou quoi ? »

« Mais je comprends mieux pourquoi tu me gifles à longueur de journée, et que tu ne sourcilles pas quand je te les rends! Au contraire, tu as ce petit sourire en coin; à chaque fois je prends cela pour un air de défi, mais en fait, tu aimes que je te frappe! C'est quand même super tordu ! » J’agite la main d’un air agacé. « Non crois-moi, tu ne comprends pas. Faudrait que tu essaye et là je pourrais éventuellement envisager l’idée que tu puisse comprendre. » Je le regarde se servir un autre verre et me sens un peu délaissée pour le coup. Mais peu importe, je suis certaine de mieux tenir l’alcool que lui et si en plus il finit bourré je vais bien rire. Il me fixe toujours, l’air un peu hébété, eh oui normal quand on apprend que l’alcool est le plus léger de mes vices. « Mais attend, tu aimes le hard depuis quand?! T'as seulement 19 ans! Tu vas pas me dire que pour ta première fois, un mec a fais ça? » Je me lève et je m’étire. « Tu veux pas non plus que je te raconte mes folles années dans un pensionnat pour jeunes filles ? Vieux con pervers. Et ma première fois c’était avec une fille. Tu veux les détails ou bien tu veux un autre verre ? » Amatrice de violence et lesbienne à ses heures perdues, décidément, il doit vraiment avoir besoin d’alcool le pauvre. C’est pas le genre de truc qu’on explique. On le vit et après on en discute. Sinon c’est comme tenter d’expliquer Wolrd of Warcraft à un mec qui ne jure que par Pacman. Niveau sensations fortes on a vu mieux. Je file dans la chambre et vais m’écrouler sur le lit avec un grognement déçu tandis que je jette un coup d’oeil à mon portable. Pas de nouveau message. Autrement dit Rose va laisser Zero bouffer Gin. « Tu en as trop dit, ou bien pas assez ! » J’entends Stephen crier alors que je regarde bien gentiment et innocemment mes messages. Un sourire sournois glisse sur mes lèvres. L’aurais-je appâté ? Ça ne m’étonne pas, le fantasme de la lycéenne et de ses jolies camarades, ça a tendance à toujours bien marcher. Personnellement je ne vois pas ce que ça a d’exceptionnel. J’étais quasiment une oie blanche en ce temps-là. Alors que certaines de mes camarades… Nous avions pourtant ceci en commun : nous avions toutes un sacré problème avec le sentiment d’abandon dû à nos familles respectives. C’est sûrement ça qui a permis notre « rapprochement ». Je rejoins Stephen et lui tapote gentiment la tête. « Ça va aller ? Tu t’en remets ? » Je marque une pause et me mordille l’index. « Tu vas me virer parce que je suis une fille aux moeurs dissolues ou bien c’est encore acceptable ? » « Je n'ai pas l'intention de te virer, ou de ne plus te ramener chez moi! Je m'en fous de tes moeurs dissolues, si cela te plaît, je ne vais pas te l'interdire, sauf si cela peut mettre en péril ta vie comme l'alcool ou la drogue. C'est vrai que l'histoire où tu finis à l'hôpital, car ton mec t'a étranglé un peu trop fort, est du genre assez tordu et inquiétant... mais si tu aimes le hard, je ne vais pas t'en empêcher ! » Je souris presque tendrement et vais m’asseoir à côté de lui, amusée. Un coup d’oeil à la bouteille de tequila bien descendue… et je trouve que pour un type sensé me faire la morale parce que je bois trop, il s’est relativement sabordé tout seul. Qu’il ne compte pas avoir la moindre autorité après ça. « Mais tu sais, je n’ai contre une baise normale de temps en temps. Surtout avec les vieux dans ton genre, j’aurais trop peur de les casser. » je fais en me moquant un peu de lui. « Et je sais que tu ne pourras pas m’empêcher de m’adonner à mon péché mignon… parce que quoi que tu dise… ça te plaît ! » je conclus en lui mordant l’oreille et en bondissant derrière le fauteuil pour esquiver toutes représailles. S’il y a une chose que j’adore, c’est le provoquer. Je n’y peux rien, c’est certainement pour me venger de ne pas me succomber, je ne vois pas d’autre explication. Et d’un autre côté je suis heureuse de voir que nous entretenons ce genre de relation. Soyons sérieux une minute, je suis incapable d’avoir une relation suivie. Si j’aime, ou du moins apprécie un homme, c’est de manière brève et intense. Finalement il vaut peut être mieux qu’il ne me cède jamais. En plus c’est un vieux con. « Stephen si tu renonce à toute idée de vengeance, je te raconte comment c’était au pensionnat ! » Moui, en même temps j’ai pas dit que je n’userais pas de moyens déloyaux au possible ! Après tout, je suis une Foster et donc une vilaine fille. Je soutiens son regard en souriant d’un air incertain. Oh pitié faîtes que l’argument du pensionnat tienne la route ! Il avance vers moi, je recule. « Le pensionnat? Avec que des filles? Ta première fois avec une fille? Pourquoi tu fais ça !! » Alors que je pense la partie gagnée, il me saute dessus et me jette sur son dos comme un sac à patates. Je hurle et me débats comme une diablesse, mais avouons-le la situation est plutôt comique. Et je l’ai peut être un peu mérité. « Seulement, la vengeance est beaucoup plus attrayante pour le moment! » Ouuuuuh ! Là par contre je n’ai plus confiance du tout ! J’essaye vaguement de me dégager mais je ne tiens pas spécialement à m’exploser la tête sur le sol voyez-vous et lorsque Stephen me plaque par terre j’ouvre des yeux ronds. Noooon ? Serait-il encore plus pervers que prévu ? Il va pas… « Tu as croqué mon oreille! T'es tordu comme fille »  Je me retrouve couverte de farine et l’espace d’une seconde je reste muette d’étonnement. Nooon ? Je tousse, j’éternue et soudain je me mets à hurler, lui flinguant certainement les tympans. « STEPHEEEEEN ! ESPECE DE SALE VIEUX CONNARD DE PERVERS ! JE VAIS T’ARRACHER LES VALSEUSES ! » Je me relève d’un bond, saute vers le frigo, attrape un o-euf et lui balance dessus avant de me carapater vers la chambre. J’attrape vite une autre chemise et m’enferme dans la salle de bain. Ouf ! Il est vrai que j’ai toujours eu un certain don pour la fuite. Mais j’étais toute propre et me voici toute blanche. Je soupire et balance la chemise par terre. Je suis bonne pour une autre douche. Sans plus attendre, me voici sous l’eau et je suis bien décidée à vider le ballon d’eau chaude. Bien fait ! Je me shampooine joyeusement en chantant à tue-tête (un peu faux en plus). « Je t’ouvrirais pas espèce de sale con ! Et si tu enfonce la porte je hurlerais que tu en veux à mon corps d’étudiante innocente et sans défense ! » Et bizarrement, quand je me la joue sainte June, les gens ont davantage tendance à me croire que quand je dis que je suis violente au lit. Marrant ça.

« TU VAS SORTIR TOUT DE SUITE ! JUNE SORS DE MA SALLE DE BAIN ! » J’éclate de rire, je ricane d’un air sournois et m’applique à davantage vider le ballon d’eau chaude. « Tu peux toujours courir pour que je t’ouvre ! Et je ne te raconterais jamais mes folles années de pensionnat qui ont fait d’une oie blanche ce que je suis aujourd’hui ! FALLAIT PAS ME FAIRE UN COUP PAREIL STEPHEN MA VENGEANCE SERA TERRIBLE ! » je conclus avec un sourire jusqu’aux oreilles. Je finis par sortir de la douche et m’enveloppe dans une serviette. J’attrape mes affaires et me décide à ouvrir, uniquement parce qu’il n’y a pas grand chose à bouffer dans cette salle de bain. Je regarde Stephen avec un grand sourire… « Oups ! » Ma serviette vient de tomber au sol et je l’enjambe en haussant les épaules. Pudique ? Oui, sauf quand il s’agit d’emmerder un vieux con comme lui. Sagement j’enfile mes sous-vêtements, me fichant pas mal de ce qu’il a vu. Là on peut dire que je ne lui cache rien ! Je mets la chemise propre et attrape un pull dans son armoire. « Respire Stephen. Au moins tu viens d’avoir la preuve que je ne suis pas du tout ton genre. Tu devrais bénir ma maladresse ! » « Je n'avais pas besoin de cette preuve, je le savais déjà! » Je hausse les épaules. J’en connais un qui se disait sûrement que les mineures c’était pas son genre. Et je n’ai fait usage de drogue sur son auguste personne à aucun moment, aussi je me dis que dans le cas de Stephen tout peu arriver avant de repousser cette idée loin, très très loin. Yeuuuurk ! Sûrement pas alors qu’il est couvert d’o-euf ! Attrapant une paire de chaussettes, je le regarde du coin de l’oeil déboutonner son pantalon et le reluque de haut en bas sans me gêner. Note pour moi-même : faire boire Stephen plus souvent, c’est pas tous les jours qu’on voit un prof de la fac faire un petit strip-tease. « Ne réfléchis pas à ta vengeance, c'est inutile ma belle ! » Un peu étonnée je l’avoue, je le regarde passer la porte de la salle de bain, magnifique chute de reins en passant. Je serais presque vexée qu’il ai détourné le regard lorsque ma serviette est tombée par accident. Vraiment par accident. Enfin, il paraît que ma principale qualité n’est pas mon physique mais plutôt mon énergie et mon inventivité, hum. Bref. Je frotte mes cheveux avec la serviette et joue vaguement avec mon portable en regardant l’heure sur le réveil. Trop tôt pour rentrer à la maison et je n’ai pas franchement envie de payer un taxi. Mon portable sonne, je décroche machinalement et souris à pleines dents en reconnaissant un de mes amis de Londres. Je babille joyeusement et hurle de rire à la mention d’une orgie ayant soit-disant eu lieu dans le bureau de son père, psychiatre de son état. « J’aurais tellement voulu être là ! Prends ça comme une vengeance contre toutes ces années à me faire suivre pour le bon plaisir de mon abominable belle-mère aux gros seins ! » Je jette un coup d’oeil à la porte toujours ouverte et grogne un vague « au revoir » avant de raccrocher. « STEPHEN J’PEUX VENIR TE FROTTER LE DOS SI TU VEUX ! » je gueule en m’asseyant sur le lit. « MAIS JUSTE LE DOS, LE RESTE ÇA VAUT PAS LE COUP EN FAIT » j’ajoute avec un sourire narquois qu’il imaginera très bien d’où il est. « C’est vrai quoi, je m’attendais à mieux, enfin je suppose que tu t’encroûte un peu si tu t’envoie en l’air avec des petites vieilles ou des saintes nitouches. » je continue en m’étirant. « Si tant est que tu puisse encore t’envoyer en l’air à ton âge. »

Avec un grand sourire (et en priant pour que cette maudite serviette tombe), je regarde Stephen sortir de la salle de bains. « Possible que je m'encroûte comme tu dis, mais ma vie sexuelle est pleinement épanouie à l'heure actuelle ! » Je soupire d’un air exagéré et lève les yeux au ciel. « Pour un type épanoui tu avais l’air vachement intéressé par MA vie sexuelle et comment on a cueilli ma petite fleur ! » Je bats des cils d’un air énamouré et me rapproche de lui. « Tu sais qu'à demi-mot, tes paroles ressemblent à une proposition de coucher avec toi ! Seulement, je ne suis pas assez alcoolisé, ni même drogué, pour avoir envie, mais vraiment envie de coucher avec toi ! » Je hausse les épaules et le fixe crânement dans les yeux. Ça fait un moment que je ne me suis pas envoyée en l’air et s’il veut se dévouer, ma foi pourquoi pas, mais je doute qu’il tienne le coup. « C’est fou comme tu mets de l’énergie à nier l’éventualité que peut être, une fille comme moi qui n’a peur de rien dans ce domaine pourrait être une opportunité à ne pas manquer. Je vais finir par croire qu’au contraire tu rêve de te taper June Lee Foster, fausse oie blanche et véritable petite dépravée qui boit, se drogue et s’envoie en l’air avec des types qui pourraient être son père. » Je grimace, prête à montrer les dents alors qu’il me tapote la tête. « Et je sais pertinemment que tu as aimé ce que tu as vu avant que j'entre dans la salle de bain, seulement, tu ne veux pas l'avouer, car montrer le semblant de sentiment à un vieux con pervers t'effraie ! » Je me dégage et le repousse peut être un peu vivement. Qu’il me traite comme une chienne, ok, mais juste au lit et seulement si je peux en faire autant. « Dire que je trouve ton cul sexy n’a rien de sentimental. Tu serais presque numéro un à ce niveau là, mais un prof te coiffe au poteau. » Je lui tourne le dos, bien décidée à bouder. Sentimentale moi ? Non mais faut arrêter l’alcool ! Je suis une Foster. Le sentiment on ne connaît pas. Du moins chez les Foster sensés, c’est à dire Rose, Calixte et moi. « Et j’étais mineure quand on s’est envoyés en l’air. Et lui il était vraiment endurant pour un vieux. Ce qui n’a pas l’air d’être ton cas, aussi continue à agiter ton joli petit cul sous mes yeux, c’est tout ce dont tu es capable. » Je me lève et retourne dans le salon pour mettre de la musique. Une station de radio au hasard et je tombe sur Taylor Swift. Je ricane. Je n’ai jamais été capable de garder un mec et j’avoue que je n’ai jamais essayé. M’engager sentimentalement ? Ce serait comme de signer pour m’engager dans l’armée, l’horreur ! Cependant je me mets bêtement à chanter et à me déhancher. Comparer Stephen à Daniel m’a vaguement fait du bien. Je suppose qu’ils ne se connaissent pas et je ne compte pas les présenter l’un à l’autre. Si je compte continuer à emmerder Stephen, je n’ai pas pour projet de continuer à traumatiser le pauvre Daniel avec le fait qu’il s’est tapé une gamine qui refuse en plus d’entrer dans sa super école de danse et de chant et blablabla. Oh je sais bien que j’ai un certain talent pour le chant (surtout sous la douche) et que je suis particulièrement souple (il en a d’ailleurs eu un sacré aperçu) en plus d’un sens du rythme très acceptable même quand j’ai beaucoup bu. M’enfin je ne me sens pas l’étoffe d’une star, sauf peut être de karaoké.

Je me déhanche joyeusement, tentant surtout de m’abrutir en écoutant Taylor chanter un truc débile à propos d’un petit ami bien chiant. Tout ça pour ne pas me mettre vraiment en colère et faire un truc que je pourrais regretter. Comme vraiment arracher les valseuses de Stephen. Je n’aime pas franchement sa manière de me traiter. Ok je suis vraiment chiante. Mais qu’on me traite comme une gamine, ou un animal de compagnie un peu irritant, ça me met vraiment hors de moi. Un cri de surprise m’échappe quand brusquement on m’attrape par la taille. Je tourne un visage ébahi vers Stephen, bien incapable de réagir alors qu’il plaque sa main sur ma bouche. Le mordre ? Ne déclenchons pas les hostilités, pas tout de suite. « Ce ne sera pas un de tes jeux pervers, je ne suis pas intéressé! Mais pour ma santé mentale, j'ai besoin que tu arrêtes de chanter sur cette foutue chanson ! » Il me relâche et je recule, fronçant les sourcils, serrant les poings à m’en faire blanchir les jointures des doigts. Je le regarde changer de chanson d’un air satisfait et sans prévenir lui balance une bonne gifle. « NE ME TRAITE PAS COMME UNE CHIENNE STEPHEN ! » Je hurle de toutes mes forces et martèle son torse de mes petits poings, davantage pour me défouler que pour lui faire réellement mal. Si je voulais VRAIMENT lui faire mal, je frapperais au visage ou ailleurs. « T’es comme les autres, tu me prends pour une gamine, tu me parle d’un ton condescendant, TU NE VAUX PAS MIEUX QUE MOI ALORS VA TE FAIRE FOUTRE ET VA CREVER ! » Je m’apprête à lui balancer une autre gifle mais je me fige. « Oh putain. Oh putain, oh putain, panique pas Stephen surtout p… » J’ai juste le temps de cligner des yeux avant de m’effondrer contre lui.

Je laisse échapper un pitoyable gémissement alors que je tombe. Ma vision s’est troublée, tout est noir et pourtant j’entends Stephen, la chaîne qui crache encore cette musique insupportable, trop forte et qui résonne dans mon crâne. Je le sens me soulever et me poser sur ce que je suppose être le canapé. « June ! Reviens vers moi ! » J’aimerais bien mec, mais là actuellement je ne contrôle plus rien alors repasse plus tard, laisse moi agoniser sur ton canapé qui sent la clope et le café, merci. La vérité c’est que je suis complètement flippée. Ce n’est rien d’autre qu’une baisse de tension, j’en fais parfois, mais à chaque fois je suis morte de trouille. Je perds le contrôle sur tout. Même sur mon corps pourtant solide. Mon esprit est plus ou moins instable, je me suis faite à l’idée avec les années. Mais ça, non jamais, j’ai peur de mourir et je redeviens une gamine l’espace de quelques instants où quand je me réveille, une irrépressible envie de chialer s’empare de moi. « June, ne m’oblige pas à te gifler à mon tour pour te faire sortir de cette léthargie ! » Je cligne enfin des yeux et essaye de lever la main vers Stephen. Je m’arrête à mi-parcours et mon bras retombe lourdement sur le canapé. J’ai juste envie de me blottir contre lui, de fermer les yeux de toutes mes forces jusqu’à ce que cette horrible impression s’en aille. « Stephen… f… froid… » je parviens à articuler en le fixant avec difficulté dans les yeux. Froid, faim, faible. Comme à chaque fois. Mais après un truc sucré je serais sûrement capable de monter dans un taxi et de rentrer à la maison. Je déteste l’idée qu’il puisse me voir dans une situation pareille. Bourrée et à la limite du coma éthylique pas de problème. Mais là… non. Je me redresse en gémissant et essaye de le repousser. Récupérer mes fringues et me barrer. Vite.

Il panique. Je le vois parfaitement, je ne suis pas complètement stupide. Je le regarde enlever son pull, luttant pour garder les yeux ouverts. Il me l’enfile et je referme les yeux, vraiment épuisée. « Tu as besoin d’eau ? De manger un truc pour te redonner de la force ? » Je hoche à peine la tête, prête à replonger dans l’inconscience. « De l’eau sucrée. » Je me force à ouvrir les yeux. Je dois me reprendre. Ça va aller, ce n’est pas la première fois. Je me redresse prudemment et parviens à m’asseoir. Je devrais pouvoir me lever et aller jusqu’à la chambre. Je dois récupérer mes affaires et me barrer. Queen Street n’est pas si loin que ça. Si je n’arrive pas à avoir de taxi, je rentrerais à pied. J’en ai pour quoi ? Vingt minutes de marche dans l’état où je suis ? « Stephen… ça va, t’inquiète pas. Je vais rentrer. » Je pose un pied par terre, puis l’autre. J’arrive à me mettre debout. Je veux partir. Je ne veux pas de sa pitié. Je déteste qu’on me materne. Et pourtant, je n’ai qu’une envie, me blottir contre lui et dormir. Juste dormir. « Arrête tes conneries June! Tu restes ici pour te reposer! Mais interdiction de dormir dans mon lit, tu vas dans la chambre d'ami! » Je m’avance et attrape le verre qu’il tient avant d’en boire le contenu à petites gorgées. Je le pose sur la table et sans un mot je rejoins la chambre. J’enlève son pull, sa chemise, je remets mes vêtements, méthodiquement, me promettant de les mettre dans la machine à laver en arrivant à la maison. Je suis tellement fatiguée que je dois me concentrer sur le moindre de mes mouvements. Je ne peux pas rester. Pas quand je me sens aussi mal, aussi vulnérable. Je ne veux pas qu’il puisse me voir dans cet état. Telle que je suis. « Non je rentre. S’il te plaît Stephen. Je ne veux pas rester. » Quand je suis dans cet état je finis invariablement par me mettre à chialer. Si cela est possible j’aimerais lui épargner un spectacle aussi pitoyable. Je n’y peux rien. Quand mes nerfs lâchent, je pleure. C’est ainsi. Me montrer faible est sûrement la chose que je déteste le plus au monde. Sans davantage réfléchir, je me dirige vers la porte, mon sac sur l’épaule et mon portable à la main. J’espère que j’aurais vite un taxi.

« June arrêtes ! Tu peux rester ici! Restes là et je pars faire un tour ! » Je ne me retourne pas. Si je me retourne alors je vais craquer. Les larmes roulent sur mes joues et je ne suis pas certaine de pouvoir contrôler ma voix. « Tu n'es pas obligée de partir, t'es encore... faible de ce qu'il vient de se passer. Tu ne peux pas rentrer comme ça ! » La main sur la poignée, j'inspire profondément et je ferme les yeux. « Tu devrais être content de voir cette gamine insupportable enfin se barrer. » J'ouvre la porte et m'enfuis en courant. Peu importe si je suis fatiguée. Je ne veux pas qu'il me voit comme ça. En larmes, pâle à en crever. Fragile. Je déteste ça. Je le déteste. Je le déteste de me rendre si faible, d'être incapable de tourner cette situation en dérision. Il m'a vue faible et moi je ne veux plus jamais le revoir.


Dernière édition par June L. Foster le Dim 24 Fév - 23:17, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: You're just a poor little girl - and you, an old man [Stephen]   Sam 5 Jan - 1:09


✖ JUNE FOSTER & STEPHEN XENOS ✖
« Oxford # Water Eaton # Appartement Stephen Xenos »
Retourner les pancakes, casser des substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro dans la poêle, mettre en route le café... une routine bien huilée où ce matin je m'offre un écart : préparer un chocolat chaud. Pour la énième fois -j'ai en effet décidé d'arrêter le compte-, je me retrouve en compagnie de la Foster. Depuis que je l'ai trouvé ivre dans les rues d'Oxford il y a quelques mois, je me suis donné la "mission" de m'occuper d'elle et de tenter, tant bien que mal, à lui remettre les idées en place! Il faut savoir que la Foster n'est pas de tout repos, et plus elle boit, plus elle est agaçante et insupportable! Mais bizarrement, je m'habitue à sa présence et j'y prends même goût. J'ai pris l'habitude de venir la chercher ou l'accompagner en soirée, alors qu'elle est déjà dans un sale état d'ivresse; et pour finir la soirée, soit je la ramène chez sa cousine, soit à mon appartement pour qu'elle puisse passer la nuit à décuver. Bien entendu, à chaque réveil je profite de son "enthousiasme" au réveil pour la blâmer de son comportement de la veille, et à chaque fois c'est comme pisser dans un violon! Seulement, c'est devenu comme une sorte de rituel, et je me plais à jouer le rôle de l'accusateur, alors qu'à son âge j'étais pareil! Merde, elle a raison, je suis vieux! Je prépare le petit déjeuner, car je sais qu'après une nuit à boire, June est du genre monstre affamé. J'entends la douche se mettre en route, très bien, cela va effacer l'odeur de l'alcool qui émane de ses cheveux. Je mets les substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro brouillés dans des assiettes, ainsi que les pancakes, et je l'entends arriver. « Ça t’arrive de ramener des femmes de ton âge chez toi ou alors t’as un faible pour les étudiantes ? » J'émis un léger rire, elle a toujours le mot pour annoncer sa présence. « Bonjour à toi aussi Foster! » Je me retourne avec le chocolat chaud, préparé à son attention. Mais je la vois vêtue de l'une de mes chemises... seulement une chemise. Je grince des dents, elle a le don pour me faire criser pour le moindre détail. Calme, je ne vais pas me mettre à crier ou la réprimander... « Tiens, la boisson adéquate pour toi! Et pour te répondre, les étudiantes c'est mes friandises de la semaine, pourquoi crois-tu que je suis devenu prof?! » Je lui mets la tasse de chocolat chaud sur la table afin qu'elle puisse voir le contenant; puis je me sers une grande tasse de café. Je reste debout, adossé à l'un des murs et je savoure enfin ma tasse brûlante de café.
June me rejoint en s'asseyant à table, tandis que je reste debout. Je dois montrer une certaine supériorité face à elle, même si elle adore m'envoyer sur les roses, et remettre toujours en question mes remarques qui se veulent matures! « Ça m’étonne pas de toi, t’es qu’un vieux pervers. Passe moi les o-e-u-f-s et les pancakes, je meurs de faim » Vieux pervers... j'ai loupé de compter le nombre de fois qu'elle me sort ces mots... si prévisible la Foster ! « Tu auras tes o-eufs et tes pancakes, si tu parviens à me dire au moins trois souvenirs précis de la veille au soir ! » « Ça te regarde pas! » Je commence doucement, il le faut bien! Dans un sens, je fais ça pour elle, même si je m'amuse à la sermonner! Mais, elle me regarde avec insistance, « Si ça te gêne tellement que je porte ta chemise je peux l’enlever hein! » Je roule des yeux, puis je la vois qui commence à déboutonner MA chemise. Je secoue la tête, dépité par son aisance à me crisper. Je sais pertinnement qu'elle n'allait pas retirer la chemise, mais tout de même. « Je pensais qu’on avait atteint un stade où te piquer tes chemises n’était pas un crime qui me vaudrait tes foudres. Ou alors t’as juste envie que je finisse à poil » Elle est en forme ce matin! Je porte la tasse de café à ma bouche, prenant le temps de ne pas lui répondre rapidement. Je veux rester calme ce matin, et éviter de m'emporter rapidement comme à chaque fois. Elle reprend rapidement, « Parce que tu es vieux et que t’as pas eu ta dose de friandise de la semaine » Elle sait vraiment être agaçante, cela doit être un don chez elle. Mais j'aime ce côté d'elle, de ne pas se soucier des autres, et de dire tout ce qui lui passe par la tête. Je m'approche d'elle, tout en la fixant. « A vrai dire, il vaut mieux que tu portes une de mes chemises. Tes fringues de la veille sont d'une puanteur. J'ai vraiment pas envie de manger au côté d'un putois! » Je feins un sourire, et je lui fais une petite tape sur la tête. « Tu veux tes friandises?! Alors, souvenirs précis de la soirée! » Je m'assois en face d'elle, et j'apporte les assiettes en face de moi et je commence à prendre une bouchée de pancakes tout en la fixant.
Seulement, June me défie, comme à son habitude, et attrape un pancake de mon assiette et commence à le dévorer sous mes yeux déconcertés. Elle est tellement prévisible que je ne comprends pas pourquoi elle parvient à me surprendre à chaque fois ! « Ok. J’ai bu un mojito. Ensuite un deuxième. Ensuite un troisième. Voilà, ça fait trois souvenirs précis de la soirée. Ah et aussi j’ai embrassé le barman, bu une demi-bouteille de tequila et pensé à me faire tatouer Stephen passe-moi la bouffe sur la fesse droite. Il t’en faut plus ? » Elle pense vraiment être sortie d'affaires avec ces souvenirs trouvés à l'arrache? Tout le monde sait qu'elle boit comme une allemande, seulement, son corps ne parvient pas toujours à la suivre ! Et c'est toujours dans ces moments là où je débarque pour m'occuper d'elle! Je sais qu'au fond d'elle, elle apprécie ma présence et de savoir que quelqu'un veille sur elle; mais jamais elle ne l'avouera ! « De toute façon c'est le "black hole", tu es incapable de te souvenir de quoi que ce soit de la veille! Je ne sais même pas pourquoi je te le demande ! » Je la vois se lever pour venir vers moi et attraper son assiette o-eufs et pancakes; toujours avec ce regard de défi à mon attention. « Alors papi, on a du mal à démarrer ? » Je soupire légèrement, je n'ai pas spécialement envie de me battre ce matin, même si je sais très bien que cela va finir de cette façon qu'on le veuille ou non ! Je la regarde et feins d'être exaspéré -quoi que, ce n'est pas si difficile!- « Oh mon dieu ! Je suis la seule fille que tu ramène ici c’est ça ? Et c’est parce que tu as des problèmes de démarrage que tu n’as jamais essayé d’abuser de mon innocente personne ! » Elle n'en perd pas une miette; la douche de ce matin lui permet de démarrer au quart de tour ! « Tu serais tellement flatté de savoir que tu es peut-être la seule fille que je ramène ici... Mais ne le sois pas si vite chérie, je ne veux pas t'offrir ce cadeau ! » June retourne à sa place avec son assiette, « En fait t’es carrément plus vieux que je ne le pensais. » Elle doit être obsédée par le fait que je sois plus âgé qu'elle?! C'est de la pure folie, elle rabâche sans arrêt notre différence d'âge, alors que je ne suis pas si vieux qu'elle le prétend ! J'ai les nerfs à vif depuis son réveil, et je sais que je peux la réprimander à tout moment, seulement, j'ai envie de tester une autre stratégie ce matin, d'être calme et aller ou non dans son sens. « Et tu n'es qu'une gamine condescendante, qui est tellement paumée qu'elle se retrouve presque toutes les semaines tellement ivre qu'un vieux prof est obligé de la ramener chez lui pour prendre soin d'elle! Tu ne crois pas que c'est pathétique à souhait?! » Je la pousse, je veux la voir sortir de ses gonds, je veux qu'elle prenne conscience de ces actes, mais elle fuit toujours les explications comme pour ne pas y faire face.
June reste silencieuse, assez surprenant venant d'elle; j'aurais juré qu'elle allait m'envoyer balader, ou bien me lancer son chocolat chaud à la figure, comme elle a déjà pu le faire par le passé. Seulement, elle finit son assiette et la débarrasse même. Malgré son côté agaçant et imbuvable, il lui reste les bonnes manières -je risque de lui offrir un bon point pour cela!- « J’y peux rien, les vieux profs c’est ma spécialité. Tu sais ce qui est pathétique à souhait ? De ne pas profiter de la vie. T’es un sale con Stephen, vraiment. T’essaye même pas de comprendre. Mais tes pancakes sont délicieux alors ça compense. » Je roule à nouveau les yeux, j'ai perdu le compte aussi du nombre de fois où je le fais par sa faute. Puis, je la vois avancer vers moi, avec un regard déterminé. D'un coup, elle m'offre une bonne gifle. Ouch, je masse ma joue avec ma main, mais je garde mon calme. « Si tu me traite encore de gamine je t’en colle une autre. Fais pas comme si t’étais mon père, c’est à vomir. » Une gifle pour l'avoir traité de gamine, alors que c'est ce qu'elle est?! Elle pense que je ne comprends pas; mais j'ai eu son âge, j'ai juste grandi, vieilli, pris de la maturité et de la sagesse ! Si elle savait toutes les conneries que j'ai fais à son âge, elle serait encore plus présomptueuse à mon égard. Je la regarde aller dans le salon sans un mot; je la laisse dans son mutisme, tandis que je finis mon café et mon assiette. Est-ce que j'en remets une couche? C'est tellement tentant à vrai dire. Je débarrasse mon assiette, et je vais vers elle avec mon café et une tasse pour elle. Je la lui tends et je m'assois à ses côtés. « J'ai profité de la vie, maintenant j'ai d'autres aspirations! Tu es jeune June, tu ne comprends pas encore! Je comprends pourquoi tu agis ainsi, mais tu ne fais que te détruire consciemment ou non! » Je pose mon café sur la table basse et j'allume la télé pour combler les silences ou bien camoufler nos cris sûrement à venir. « J'ai pas envie de jouer à être ton père, c'est pas le but! J'y peux rien si je suis tombé sur toi alors que t'étais complètement paumé et ivre dans la rue! Mais avoue que tu aimes te retrouver chez moi et que je m'occupe de toi! » Je la pousse légèrement et lui fais un clin d'oeil.
Je regarde June alors qu'elle semble s'être calmé, à moins qu'elle crise intérieurement depuis que je l'ai appelée "gamine" ! Qu'elle le veuille ou non, elle va avoir le droit à cette insulte selon elle plus d'une fois. Ce n'est ni la première ni la dernière fois que je le dis, et elle le sait très bien! A croire que j'aime recevoir de bonne gifle de sa part. « Sérieusement ? Oui je préfère me retrouver chez toi plutôt qu’à l’hosto, la bouffe est dégueu là-bas. » Je lâche un léger sourire, je préfère aussi qu'elle se retrouve chez moi, que je contrôle ce qu'elle boit en soirée, même si elle me donne vraiment du mal pour tâcher à ma mission ! « « Mais ce que tu n’as pas l’air de comprendre c’est que je me suis calmée depuis que je suis arrivée à Oxford. Tu sais pourquoi mon père m’a envoyée ici ? » Là, elle pique à vif ma curiosité! Je n'ai jamais eu l'occasion de réellement parlé de son passé, ni pourquoi elle est arrivé à Oxford. Elle ne connaît pas mon histoire, et même si elle sait que je suis gréco-anglais, elle ne me connaît; on est rapidement passé outre ses banalités. J'ai du mal à imaginer June dans un pire état... comment une fille de son âge peut être dans une pire condition?! Alors bien sûr, ma curiosité s'est éveillé, mais est-ce que je souhaite vraiment le savoir? Ou bien, souhaite-t-elle réellement me le dire?! J'attrape ma tasse de café, et je me tourne vers elle pour mieux écouter son histoire. « J'aimerais bien savoir ! » Je marque une pause pour prendre une gorgée de café, et je lui fais face, « Mais ne me raconte pas de connerie! Je veux tout savoir! Et puis n'oublie pas que je ne suis qu'un vieux con pervers, alors je peux tout encaisser! »
Ma curiosité est à vif, je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre avec elle, mais je suis réellement intrigué. Je la regarde avec insistance, impatient de savoir. « J’ai fini à l’hôpital. Pas à cause de la drogue, j’ai jamais eu de souci de ce côté là. Je sais gérer et m’arrêter au bon moment. Et en plus c'est pas mon truc. Pas à cause de l’alcool non plus, j’ai bien fait un ou deux coma éthylique mais rien de grave. » À l'hôpital, je ne suis pas surpris, mais que ce ne soit pas à cause de la drogue ou de l'alcool, là je commence à me poser des questions. J'essaye de réfléchir à d'autres possibilités; comme une tentative de suicide. Je ne vois pas de marques de scarifications sur ses bras... donc peut-être les médicaments, la méthode préférée des femmes! Je vois June s'approcher un peu trop de moi. « J’aime le sexe hard. Mon mec m’a étranglée cette nuit-là et j’ai jamais autant pris mon pied. Mon père n’a pas supporté que je lui dise ça. Il m’a éloignée pour ne plus y penser. Mais la vérité c’est que j’adore ça. Ça me fait décoller comme pas possible et je m’en fous des risques. Alors Stephen, sérieusement je pense que contrairement au vieux con pervers je sais exactement ce que je fais et ce que je peux encaisser même si je suis une gamine. » Je reste scotché, complètement silencieux par ce que je viens d'apprendre! Elle se joue de moi ou quoi? Mais étrangement, je crois à cette histoire, cette fille est tellement différente voire dérangée, que je réalise que cela ne peut être une connerie. Je reste abasourdi, essayant de mettre en ordre les idées qui me passent par la tête! Je n'ai même pas fais attention que June est retourné à la cuisine pour chercher une pomme. « Ça va ou je dois appeler les pompiers pour qu’on te mette sous oxygène, le vieux ? » Elle me sort de mes pensées, je la fixe, elle me fixe... puis je me mets à rire. Je ne peux m'arrêter, cette histoire est tellement hallucinante! Jamais je n'aurais pu imaginer cela! Je suis du genre assez ouvert d'esprit, mais il y a des limites. C'est une gamine et elle aime qu'on lui fasse du mal durant l'acte? Elle doit vraiment s'emmerder avec des mecs normaux alors! Je m'arrête de rire tant bien que mal et je la regarde. « Ah tu m'hallucines. Je suis surpris, c'est vrai... Alors attends, il faut que je remette ton histoire dans l'ordre. Tu aimes le Hard, et ton mec t'a étranglé jusqu'à ce que tu finisses à l'hôpital, mais tu as pris ton pied comme jamais ! » Je marque une pause, toujours aussi assommé par cette histoire. « Wow ! J'en suis médusé ! Tu n'as jamais pensé à faire du porno, tu pourrais prendre ton pied à volonté!! » Je la taquine à nouveau, je ne peux m'en empêcher. Elle me tapote le front d'un air blasé par ma réaction à propos du porno!
« Je crois pas non. Tout est scénarisé, maîtrisé et calculé. Et faire ça mécaniquement... bof. Et je suis pas sûre que mes goûts plairaient à tout le monde. Tous les coups que je prends, je les rends. » Tellement étonné par cette histoire, je me lève et je vais vers un placard où se trouve mon alcool. J'attrape deux verres, et je sors la tequila. J'ai vraiment besoin de boire un coup afin de faire couler cette histoire. Je retourne vers le canapé, et June se met à éclater de rire ! Il y a de quoi, moi qui la sermonne à chaque fois, je ramène deux verres et de la téquila... Seulement j'ai vraiment besoin d'un verre! J'ai tellement du mal à imaginer June en amatrice de hard, c'est si insensé ! Je m'assois à nouveau sur le canapé, et elle m'attrape rapidement la bouteille, et nous serre des verres. Le sien est déjà vide, elle est si rapide à ce jeu de "qui finit le verre le plus vite". Je lui dérobe la bouteille, c'est moi qui gère notre consommation. Je vide rapidement mon verre, je m'en ressers un autre et il subit le même sort que le précédent. Rien de meilleur que la téquila pour remettre les idées en place. « Remets-toi papy, je dis simplement qu’un mec susceptible de me tuer sera forcément un bon coup. En tous cas, ça ne s’est encore jamais démenti. Et pose cette bouteille, je croyais que tu voulais m’engueuler parce que j’avais trop bu ! T’es sénile ou quoi ? » Elle semble n'avoir aucune honte ni pudeur à propos de cette histoire. Je ne suis pas un adepte de cette pratique, ou du moins, je n'ai jamais eu de partenaire qui m'a donné l'occasion de l'essayer. Non non, loin de moi l'idée d'essayer avec June, mais j'ai encore du mal à imaginer cette gosse à jouer au hard. « Mais je comprends mieux pourquoi tu me gifles à longueur de journée, et que tu ne sourcilles pas quand je te les rends! Au contraire, tu as ce petit sourire en coin; à chaque fois je prends cela pour un air de défi, mais en fait, tu aimes que je te frappe! C'est quand même super tordu ! » Je me serre un autre verre, sans pour autant en servir un autre à June. « Non crois-moi, tu ne comprends pas. Faudrait que tu essaye et là je pourrais éventuellement envisager l’idée que tu puisse comprendre. » Essayer? Je doute que cette pratique m'excite, mais je ne suis pas du genre fermé à toute possibilité. Je la regarde, puis, je garde fermement la bouteille contre moi pour qu'elle ne me la prenne pas. J'absorbe à nouveau le contenu et je me la regarde à nouveau. « Mais attend, tu aimes le hard depuis quand?! T'as seulement 19 ans! Tu vas pas me dire que pour ta première fois, un mec a fais ça? » Depuis qu'elle m'a expliqué l'histoire, je suis encore plus curieux; et l’absorption d'alcool ne va pas forcément m'aider à garder l'esprit clair par la suite!
June se lève, mon regard la suit. Je ne vais pas dire que je suis choqué par la situation, seulement médusé et si surpris. Je ne m'attendais pas à ce genre d'exploit de sa part... Mes amis de fac auraient été tellement jaloux, je suis ami -enfin je protège- une amatrice de hard. Oui, ok, je l'admets, j'ai vraiment du mal à me remettre de cette histoire! « Tu veux pas non plus que je te raconte mes folles années dans un pensionnat pour jeunes filles ? Vieux con pervers. Et ma première fois c’était avec une fille. Tu veux les détails ou bien tu veux un autre verre ? » De mieux en mieux, enfin, je veux dire, WOW! Là, elle a raison de me prendre pour un vieux con pervers, car par sa faute j'imagine des scènes vraiment peu catholiques. Je secoue la tête, et feins de n'avoir rien imaginé. Je la regarde alors qu'elle file dans la chambre. Pardon? Tu pars en plein milieu de ton histoire?! C'est comme commencer à manger un bon gâteau au chocolat et à la deuxième bouchée, on nous le retire pour nous faire encore plus saliver. Mais non, je ne vais pas la suivre, ce n'est pas comme si je suis curieux de connaître la suite... certes, je le suis, mais je ne veux pas paraître tel un chien qui attend son os qu'on agite devant les yeux! « Tu en as trop dit, ou bien pas assez! » dis-je assez fort pour qu'elle puisse m'entendre de la chambre. La bouteille de Tequila à la main, je bois directement au goulot, ça ne sert plus à rien de passer par des verres. Je n'assimile pas encore l'ironie de la situation, moi qui étais prêt à l'engueuler pour son comportement alcoolisé de la veille, et moi qui suis en train de m'enfiler une bouteille complète. Je sens June revenir, et celle-ci me tapote sur la tête. Merde, je ne suis pas un chien ! « Ça va aller ? Tu t’en remets ? » Je soupire légèrement! « Tu vas me virer parce que je suis une fille aux moeurs dissolues ou bien c’est encore acceptable ? » Je hausse les épaules, elle pense vraiment que je ne suis pas assez ouvert d'esprit pour la garder à mes côtés? Je la regarde puis je ferme la bouteille de Tequila. « Je n'ai pas l'intention de te virer, ou de ne plus te ramener chez moi! Je m'en fous de tes moeurs dissolues, si cela te plaît, je ne vais pas te l'interdire, sauf si cela peut mettre en péril ta vie comme l'alcool ou la drogue. C'est vrai que l'histoire où tu finis à l'hôpital, car ton mec t'a étranglé un peu trop fort, est du genre assez tordu et inquiétant... mais si tu aimes le hard, je ne vais pas t'en empêcher! » Quand j'y pense, si je lui raconte mon histoire, elle va me prendre pour un mec d'un ennui mortel... pourtant, quand j'y pense, je n'étais pas le preux chevalier qu'une fille peut rêver! Et à part une partie à trois et des endroits que je pense insolites, j'ai des pratiques sexuelles dites "normales".
June vient s'assoir à nouveau à mes côtés, avec ce regard amusé. Je fronce légèrement les sourcils pour comprendre ce regard, et je la vois regarder ma bouteille de Tequila. Urgh, adieu l'autorité -si mince soit-elle- que j'avais sur elle. Je n'ai pas pour habitude -du moins plus maintenant- de descendre une bouteille d'alcool fort, plus du vin; pourtant je me sens encore maître de mon corps! « Mais tu sais, je n’ai contre une baise normale de temps en temps. Surtout avec les vieux dans ton genre, j’aurais trop peur de les casser. » Je roule des yeux à nouveau, elle n'en perd pas une miette ! Je n'ai que dix ans de plus qu'elle, je ne suis pas si vieux! Quoique, lorsque j'aie eu son âge, les personnes âgées de plus de vingt-cinq ans étaient des vieux pour moi! Je la pousse légèrement pour montrer mon exaspération lorsqu'elle parle de moi en ces termes. « Et je sais que tu ne pourras pas m’empêcher de m’adonner à mon péché mignon… parce que quoi que tu dise… ça te plaît ! » Me plaire? Elle pense que cela me plaît de savoir que c'est une adepte du hard?! Ok, je l'admets, c'est assez intéressant de savoir ça sur elle. Mais, ce n'est pas comme si j'allais tenter quoi que ce soit avec elle, loin de moi cette idée! C'est qu'une gamine et qui est étudiante dans mon université; puis, je ne vois pas June comme une potentielle partenaire! D'un coup vif, je sursaute du canapé. June vient de me mordre l'oreille! Je feins de ne pas avoir mal, mais elle a vraiment les crocs acérés celle-là. Je me tourne vers elle, elle qui est déjà loin pour éviter ma vengeance. Je grogne discrètement, elle ne va pas passer à côté de cela. J'avance doucement vers elle, bien décidé à me venger de m'avoir croqué l'oreille. Seulement, elle me pose un sacré dilemme. « Stephen si tu renonce à toute idée de vengeance, je te raconte comment c’était au pensionnat ! » Hm. Je m'arrête un instant en la fixant du regard, c'est tentant je l'avoue, mais me venger d'elle est encore plus tentant. J'avance vers elle, affichant un léger sourire. « Le pensionnat? Avec que des filles? Ta première fois avec une fille? Pourquoi tu fais ça !! » Brusquement, à peine ayant terminé ma phrase, je l'attrape pour la porte sur mon dos. Elle se retrouve la tête à l'envers. « Seulement, la vengeance est beaucoup plus attrayante pour le moment! » Bien sûr que je suis curieux de savoir l'histoire du pensionnat, mais je sais que je vais l'entendre un jour ou l'autre. Je préfère me la réserver pour plus tard. J'avance avec June sur le dos vers la cuisine, l'endroit idéal pour trouver quelque chose pour accompagner ma vengeance. J'attrape la farine dans le placard et je plaque June au sol allongé afin qu'elle ne bouge pas. « Tu as croqué mon oreille! T'es tordu comme fille » dis-je en haussant le ton faussement énervé. Puis, je jette la farine complète sur son visage et son torse; merde ma chemise !
June tente de se débattre en vain, je la maintiens bien contre le sol. Elle se met à tousser et à souffler la farine sur son visage. Je me mets à rire, on dirait qu'elle a plongé sa tête dans une caisse de cocaïne. D'un coup perçant, elle se met à crier à m'en faire saigner les tympans. « STEPHEEEEEN ! ESPÈCE DE SALE VIEUX CONNARD DE PERVERS ! JE VAIS T’ARRACHER LES VALSEUSES ! » Ahah, la scène est tellement étrange et grotesque, j'ai l'impression d'avoir perdu dix ans en état au côté de June. Elle profite d'un moment d’accalmie, lorsque je tente de l'imaginer m'arracher les valseuses! Brusquement, je reçois un o-euf sur le torse et je la vois s'enfuir vers la chambre. « JUUUUUUNE !! PAS LES O-EUFS ! C'EST DÉGUEULASSE !!! » Elle est rapide la gamine! « RAMÈNES TON CUL ICI ! » Je me relève, tout poisseux par l'o-euf qu'elle vient de me lancer. Je déboutonne ma chemise pour la retirer; je la pose dans le lavabo et la rince. Je retourne à ma chambre pour me venger de cet affront qu'elle vient de me faire. La douche est en route, et je l'entends chantonner si fort et si faux... « Je t’ouvrirais pas espèce de sale con ! Et si tu enfonce la porte je hurlerais que tu en veux à mon corps d’étudiante innocente et sans défense ! » Elle n'est pas sérieuse là? Seulement, je ne peux que la croire, j'aimerais éviter de me faire arrêter pour harcèlement de mineur... Je frappe contre la porte de la salle de bain, et je tente de l'ouvrir; elle a bien pensé à fermer la porte. « TU VAS SORTIR TOUT DE SUITE ! JUNE SORS DE MA SALLE DE BAIN! » J'essaye de montrer un peu d'autorité envers elle, mais ce n'est pas évident ! J'ai encore de l'o-euf sur le cou, et j'aimerais bien prendre sa place pour me décrasser de ce jaune et blanc gluant.
June se met à rire assez fort pour que je l'entende; elle aime jouer avec mes nerfs et elle sait comment y faire! « Tu peux toujours courir pour que je t’ouvre ! Et je ne te raconterais jamais mes folles années de pensionnat qui ont fait d’une oie blanche ce que je suis aujourd’hui ! FALLAIT PAS ME FAIRE UN COUP PAREIL STEPHEN MA VENGEANCE SERA TERRIBLE ! » Je roule des yeux, un jour où l'autre je sais pertinemment qu'elle va me dire ses années de folie au pensionnat. Je ne suis pas inquiet pour sa vengeance, de toute façon, dans tous les cas je me vengerai. J'entends que la douche s'arrête, elle daigne enfin à sorti de MA douche pour me laisser la place je l'espère ! Je sens un liquide gluant couler le long de mon torse dénudé puisque j'ai laissé ma chemise à la cuisine. Je secoue la tête pour éviter d'y penser et j'attends qu'elle sorte de la salle de bain. Et la voilà enfin, vêtue seulement de sa serviette.« Oups ! » La serviette vient de tomber, comme si ce n'était pas intentionnel. Je détourne le regard et j'attends qu'elle enfile quelque chose... Je ne suis pas attiré par les corps de gamine insolente! « Respire Stephen. Au moins tu viens d’avoir la preuve que je ne suis pas du tout ton genre. Tu devrais bénir ma maladresse ! ». Je l'entends prendre mes vêtements dans mon armoire et je me tourne à nouveau vers elle pour la regarder, s'habiller avec MES vêtements. « Je n'avais pas besoin de cette preuve, je le savais déjà! » Je la laisse prendre mes vêtements, je ne souhaite pas qu'elle reste en sous-vêtements dans mon appartement. Je déboutonne mon pantalon, face à elle; après tout chacun son tour, et puis je suis chez moi. Il est vrai que la tequila que j'avais ingurgitée un peu plus tôt avait des effets plutôt néfaste sur moi : l'exhibition. Quand je suis saoul, j'aime me sentir libre, et cela se fait par la suppression de mes vêtements. Brusquement, je retire mon boxer avec un léger sourire en la fixant du regard. « Ne réfléchis pas à ta vengeance, c'est inutile ma belle! » J'avance dans la salle de bain et je ferme la porte, sans la fermer à clé. Je rentre dans la douche et je laisse l'eau couler sur moi pour retirer tout ce liquide gluant qu'elle m'avait balancé un peu plus tôt.
Tandis que je me rince le corps, j'entends la sonnerie de portable de June sonner dans la pièce à côté. Elle se met à hurler de rire, comme si elle était seule au monde, c'est bien elle! « J’aurais tellement voulu être là ! Prends ça comme une vengeance contre toutes ces années à me faire suivre pour le bon plaisir de mon abominable belle-mère aux gros seins ! » Je passe outre son langage vulgaire à l'encontre de sa belle-mère... « STEPHEN J’PEUX VENIR TE FROTTER LE DOS SI TU VEUX ! » Bien sûr! Ramène ton cul de gamine condescendante et viens me frotter le dos! Seulement, si jamais j'ose lui dire cela, soit elle viendra réellement me frotter le dos, soit elle va trouver une basse vengeance pour l'avoir appelé à nouveau gamine. « MAIS JUSTE LE DOS, LE RESTE ÇA VAUT PAS LE COUP EN FAIT » rajoute-t-elle rapidement! Je rigole assez fort pour qu'elle puisse m'entendre! Elle aime parler à contresens, je suis certain que pour elle le reste vaut le coup, mais elle ne l'avouera jamais! Je reste un vieux con pervers pour elle, et June est une sale gamine pour moi! « C’est vrai quoi, je m’attendais à mieux, enfin je suppose que tu t’encroûte un peu si tu t’envoie en l’air avec des petites vieilles ou des saintes nitouches. » Je ferme l'eau et je sors de la douche. J'attrape une serviette dans un des placards, puisqu'elle m'a piqué celle accroché au mur. J'ouvre la porte, passe la tête dans l'entre-porte et la regarde « Si tant est que tu puisse encore t’envoyer en l’air à ton âge. » Elle me provoque, elle y parvient à merveille, mais je vais rester de marbre pour cette fois ! Je sors de la salle de bain, tenant fermement ma serviette. « Possible que je m'encroûte comme tu dis, mais ma vie sexuelle est pleinement épanouie à l'heure actuelle! » J'avance vers mon dressing, et attrape une chemise propre. « Tu sais qu'à demi-mot, tes paroles ressemblent à une proposition de coucher avec toi! Seulement, je ne suis pas assez alcoolisé, ni même drogué, pour avoir envie, mais vraiment envie de coucher avec toi! » Elle me fixe, en essayant de me défier du regard. « C’est fou comme tu mets de l’énergie à nier l’éventualité que peut être, une fille comme moi qui n’a peur de rien dans ce domaine pourrait être une opportunité à ne pas manquer. Je vais finir par croire qu’au contraire tu rêve de te taper June Lee Foster, fausse oie blanche et véritable petite dépravée qui boit, se drogue et s’envoie en l’air avec des types qui pourraient être son père. » Mais qu'elle pense ce qu'elle veut, l’adage dit bien que l'espoir fait vivre! J'enfile la chemise et je m'approche en me penchant vers elle. « Et je sais pertinemment que tu as aimé ce que tu as vu avant que j'entre dans la salle de bain, seulement, tu ne veux pas l'avouer, car montrer le semblant de sentiment à un vieux con pervers t'effraie ! » Je tapote sa tête comme un maître qui félicite son chient et j'enfile mon boxer, puis mon pantalon.
« Dire que je trouve ton cul sexy n’a rien de sentimental. Tu serais presque numéro un à ce niveau là, mais un prof te coiffe au poteau. » Je fronce les sourcils, assez intrigué par ce qu'elle vient de me dire. J'en conclus qu'elle a déjà vu un autre prof nu, et connaissant à présent ses moeurs, je me doute qu'elle n'a fait que voir le prof. Seulement, j'en veux plus, je veux savoir le nom... Mais je n'ai pas retenu seulement cela de ses paroles; je suis numéro deux alors! Toujours flatteur, même venant de la numéro une des gamines impétueuse que je peux connaître. « Et j’étais mineure quand on s’est envoyés en l’air. Et lui il était vraiment endurant pour un vieux. Ce qui n’a pas l’air d’être ton cas, aussi continue à agiter ton joli petit cul sous mes yeux, c’est tout ce dont tu es capable. » June confirme bien mes pensées. Elle m'étonnera de jour en jour, ou plutôt d'heure en heure! J'attrape un jean, qui se trouve en boule au fond du placard; je ne suis pas une fée du logis, et puis je n'ai pas le temps de ranger, ni l'envie! Je vois June retourner rapidement au salon, et je la laisse seule un instant. Un moment de calme avant la future tempête ! Et là... Taylor Swift ! Je me frappe le front, et grommelle dans ma barbe. Elle a le don de me mettre les nerfs à vif, et bizarrement, j'adore ça -seulement, elle ne le saura pas!-. Je passe la tête par la porte de ma chambre, et je la vois danser puis chanter sur cette chanson. J'enfile rapidement mon jean, passe un coup de main dans mes cheveux, et je m'avance d'un pas sûr vers June. Elle ne me voit pas, tellement concentré sur sa danse et de chanter aussi faux. Je l'attrape par la taille, afin de la forcer à arrêter de danser, et je pose ma main sur sa bouche pour la forcer à se taire. Je susurre à son oreille; « Ce ne sera pas un de tes jeux pervers, je ne suis pas intéressé! Mais pour ma santé mentale, j'ai besoin que tu arrêtes de chanter sur cette foutue chanson! ». Seulement, la chanson continue de résonner dans mon salon. Je relâche June qui semble contenir une certaine colère après mon geste. Peu importe ! J'attrape la télécommande et je change de chaîne. Ben Harper, beaucoup plus agréable a l'oreille!
Je n'ai pas pour habitude d'attraper fermement les jeunes femmes, surtout pour les faire taire. Seulement, June me pousse à bout, et elle sait très bien y faire à chaque fois. J'essaye de la surprendre comme à son réveil, pour ne pas être prévisible en essayant de la dérouter un peu; mais cela ne marche pas très longtemps. Je suis quelqu'un qui garde facilement son sang-froid, mais il y a des moments où je perds pied, et je peux sortir vite sortir de mes gonds. Je pense que June aime me voir sortir de mes retranchements, cela doit l'amuser de jouer avec les personnes! Satisfait d'avoir changé la chanson, je me retourne vers June. Mon visage se prend une gifle assez violente de sa part. Je dois l'avouer, je l'ai bien cherché! Je pose ma main sur ma joue pour la masser, elle n'y a pas été de mainmorte! « NE ME TRAITE PAS COMME UNE CHIENNE STEPHEN ! » hurle-t-elle à mon visage. Je la sens à bout comme jamais. Elle se met à tambouriner mon torse avec ses poings, sans être violente; je pense qu'elle chercher à se libérer des tensions qu'elle ressent en utilisant mon torse comme un punching-ball ball. Je la laisse faire, je sens qu'elle en a besoin! « T’es comme les autres, tu me prends pour une gamine, tu me parle d’un ton condescendant, TU NE VAUX PAS MIEUX QUE MOI ALORS VA TE FAIRE FOUTRE ET VA CREVER ! » Elle me parle aussi d'un ton condescendant, pourquoi je n'y aurai pas le droit? Pourquoi dois-je la respecter si elle ne le fait pas? Montrer l'exemple? Sa main se lève vers moi, comme pour me gifler à nouveau, mais elle se fige en me fixant, « Oh putain. Oh putain, oh putain, panique pas Stephen surtout p… » Pourquoi panique-t-elle? C'est alors qu'elle s'effondre sur moi, et j'ai eu le temps de la rattraper avant qu'elle ne tombe sur le sol. Je ne panique pas, ou presque; j'essaye de comprendre ce qu'il se passe à ce moment précis. Elle est sûrement épuisée par tout ce qu'il vient de se passer et de se dire. Je passe mon bras délicatement sous ses jambes pour la soulever et l'emmener doucement sur le canapé. Je la fais asseoir mais June semble toujours paralysée. Je m'accroupis pour me mettre en face d'elle et je claque des doigts en face de son visage comme pour la réveiller. « June ! Reviens vers moi ! » Je ne comprends pas ce qu'il se passe et ce qui lui arrive. Pourtant, j'ai l'impression que ce n'est pas la première fois que cela lui arrive, puisqu'elle a eu le temps de me prévenir de ne pas paniquer!
« June, ne m'oblige pas à te gifler à mon tour pour te faire sortir de cette léthargie ! » Je vois enfin une réaction de sa part, avec son clignement des yeux. Je dois l'admettre, je suis inquiet; qu'est-ce qu'il se passe pour qu'elle soit dans un état pareil?! C'est comme si toutes ses forces se sont échappés de son corps, et qu'elle n'arrive pas à se réveiller tellement épuisé. June lève la main vers moi mais elle la relâche rapidement pour la faire tomber contre le canapé. « June? » Je ne l'ai jamais vu dans cet état, j'arriver à gérer quand elle est imbibée d'alcool proche du coma éthylique; seulement là, je ne sais pas comment réagir. Ses paupières bougent légèrement, et elle parvient à ouvrir les yeux, puis me fixe avec plus ou moins de difficulté. « Stephen… f… froid… » Elle semble si faible, si démuni, si épuisé, tellement à bout de forces alors qu'il y a quelques minutes, elle était en train de martyriser mon torse en lui donnant des coups. Qu'est-ce qu'il y a bien pu se passer à travers son corps pour être dénué de force?! Froid? Je ne veux pas la laisser seule, pas dans cet état! Rapidement, je retire mon pull pour la glisser dedans. J'attrape sa main et je la sers légèrement pour lui montrer que j'étais là. « Tu as besoin d'eau? De manger un truc pour te redonner de la force? » Je ne panique pas, j'essaye de paraître calme pour ne pas l'effrayer. Je n'ai vraiment pas l'habitude de la voir dans cet état, et je sais pas comment réagir à cette situation. Seulement, j'ai peur qu'elle se braque quand elle aura repris toutes ses forces, et de fuir de l'appartement parce que je l'ai vu si faible. June ferme à nouveau les yeux, pourtant il faut qu'elle les garde ouvert pour ne pas sombrer à nouveau. « De l’eau sucrée. » Je file rapidement à la cuisine, tout en gardant un oeil sur elle. Elle tente de se redresser sur le canapé, en gardant les yeux ouverts. Verre, Eau, Sucre... je secoue la tête, reprends-toi Stephen, ce n'est pas comme si c'était la première fois que tu t'occupes de June pour aller mieux. BE A MAN!! Seulement, quand elle est bourrée et droguée, je sais comment gérer et la faire aller mieux, mais là c'est une situation que je ne sais pas comment réagir. Je ne veux ni paniquer, ni être trop protecteur, ni ignorer sa condition. « Stephen… ça va, t’inquiète pas. Je vais rentrer. » Pardon? Je tourne la tête vers elle alors qu'elle commence à se lever. Je retourne vers elle avec le verre d'eau sucrée, en gardant mon calme. Il ne faut pas que je m'emporte contre elle, en tout cas pas maintenant. Je peux comprendre qu'elle a du mal à ce que je la vois dans cet état-là, mais c'est trop tard! Je la laisse marcher seule, sans la soutenir, je ne veux pas en faire trop ! « Arrête tes conneries June! Tu restes ici pour te reposer! Mais interdiction de dormir dans mon lit, tu vas dans la chambre d'ami! » Eviter de trop la protéger et de vouloir son bien, je ne veux pas qu'elle prenne peur! Elle est incapable de rentrer chez elle-même si sa cousine n'habite pas loin! Je lui tends son verre qui lui donnera sûrement des forces.
« Arrête tes conneries June! Tu restes ici pour te reposer! Mais interdiction de dormir dans mon lit, tu vas dans la chambre d'ami! » Eviter de trop la protéger et de vouloir son bien, je ne veux pas qu'elle prenne peur! Elle est incapable de rentrer chez elle-même si sa cousine n'habite pas loin! Je lui tends son verre qui lui donnera sûrement des forces. Elle boit tout le contenu avant de poser le verre sur la table, et continu sa traversée vers la chambre. Je reste planté là, dans le salon, la laissant partir seul encore faible et vulnérable. Seulement, je ne peux pas la laisser dans cet état, mais il est vrai que je ne sais pas comment réagir face à son comportement. J'avance vers la chambre et je passe la tête par la porte. Elle est en train de remettre ses affaires, laissant mes vêtements sur le sol. Ce n'est pas son genre, elle aime emporter mes vêtements chez elle pour m'emmerder, et me faire crier de les laisser chez moi. « Non je rentre. S’il te plaît Stephen. Je ne veux pas rester. » Je déglutis, je ne peux pas la laisser partir comme ça. Je peux comprendre qu'elle ne veuille pas que je la voie dans cet état. Je veux bien la laisser seule dans mon appartement et c'est moi qui pars faire un tour. Elle ne doit pas rentrer en étant aussi faible! « June arrêtes! Tu peux rester ici! Restes là et je pars faire un tour! » Je la regarde sortir de la chambre pour se diriger vers la porte d'entrée. « Tu n'es pas obligé de partir, t'es encore... faible de ce qu'il vient de se passer. Tu ne peux pas rentrer comme ça! » Elle ne se retourne pas, fait tout pour ignorer mes paroles. Elle pose la main sur la poignée, bien déterminé à partir loin d'ici. « Tu devrais être content de voir cette gamine insupportable enfin se barrer. » Je n'ai qu'une envie c'est de la retenir, de la prendre dans mes bras pour la calmer, et surtout de m'occuper d'elle. Mais je ne peux pas le faire, je ne veux pas lui faire cela, car je sais qu'elle n'acceptera pas mon aide sauf sous la contrainte. Elle ouvre la porte, et se met à fuir en courant pour que je ne la rattrape pas. J'expire, et je me rends rapidement à ma fenêtre pour la surveiller. Je la vois s'engouffrer dans un taxi, et je souffle pour tenter de me calmer. « T'es vraiment conne June! Tout ça pour que je ne te vois pas dans cet état. »
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You're just a poor little girl - and you, an old man [Stephen]
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