Come on babe why don't we paint the town?

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MessageSujet: Come on babe why don't we paint the town?    Mar 11 Déc - 5:55



EMERIAS
« Emery? » demande une voix aussi douce qu’un chant. Avec une voix pareille, comment peut-on avoir l’audace de l’ignorer? Ne levant que les yeux en la direction de la jeune femme en question, Emery, pour sa part, ne prononce le moindre mot. Timide, semble-t-elle, alors qu’elle glisse ses fins doigts, aux ongles soigneusement peinturés de rose, sur ses boucles rousses, sa camarade de classe rayonne d’un sourire qui lui est singulier. Très sincèrement, Emery n’a jamais été touché par la timidité d’autrui, jugeant que son manque de confiance en lui-même suffit pour une relation amicale et/ou autre. Mais cette jeune femme a un petit surplus qui attendrit le jeune étudiant alors qu’il dépose le crayon en plein centre de son bouquin. « Quelques uns des étudiants du cours de droit pénal avions eu l’idée d’aller... Euhm.. Prendre une bière... Cet après-midi » débute-t-elle maladroitement alors qu’elle lâche enfin l’emprise qu’elle possédait sur sa chevelure. « Je me demandais si... Peut-être... Enfin, si tu veux... Si cela peut t’intéresser de.. Potentiellement.. » « Me joindre à vous? » conclut-il, offrant un léger coup de main à la jeune femme en difficulté d’aboutissement. Elle se pince les fines lèvres rosées alors qu’elle hoche positivement la tête, ses boucles rousses sautillants à ce geste ma foi futile ma sincèrement mignon. Emery se mord la lèvre inférieure alors qu’il baisse le regard sur son bouquin aux notions ennuyantes et aux pages infinies, s’il se fie ce qu’il désire réellement, il accepterait sans aucun doute la proposition de cette jeune femme (dont il ignore le prénom, au fait). Mais pour une fois, une seule et unique fois (et sans doute qu’il risque de regretter cet acte), Emery décide de faire un choix judicieux et réfléchi : celui de rester les fesses clouées sur cette chaise de bibliothèque et étudier afin de pouvoir réussir ses examens finaux... Disons qu’il a un peu négligé les études dernièrement, se prenant des rendez-vous à tout va à la clinique médicale dans l’unique but de voir une personne en particulier... Il faut bien qu’il se concentre un jour !

C’est donc avec regret qu’il refuse l’offre de cette rouquine et que cette dernière s’éloigne, une moue étampée sur le visage. Au fond, il pourrait l’arrêter et lui dire qu’il change d’avis! Même si l’alcool et lui-même ne s’entendent pas vraiment bien (trop de mauvais souvenirs avec la tequila, disons), il se sent étrangement idiot de refuser une bière pour étudier! Nous n’avons qu’une vie à vivre! Yolo! ... Ah... Non, en fait. La rationalité revient prendre le contrôle de son être alors qu’il voit passer un membre du JCC. Avoir une note catastrophique et risquer l’apocalypse avec le JCC pour une bière? ... Non, merci. Tout regret tombé, il laisse la rouquine partir et replonge dans ses bouquins... Jusqu’à ce qu’il sent, dans le fond de sa poche, son cellulaire vibrer. Décidément, l’univers lui envoie un signe quant à son étude...

1 nouveau message de TOBIAS a écrit:
LSOA dans vingt minutes? La salle de danse.

Mais son étude? La bière? ... L’étude?!! L’examen? Le JCC?! ... Un sourire s’esquisse à ses lèvres alors qu’il glisse son cellulaire de nouveau dans sa poche. Va-t-il sérieusement refuser une occasion de voir Tobias? ... Jamais. Rangeant sa paperasse dans son sac qu’il balance sur son épaule, c’est sans se faire prier (et sans répondre au sms initial de Toby) qu’Emery se dirige vers la London School of Arts. Mais ce n’est qu’en déposant un pied à l’extérieur de sa voiture qu’un sentiment de malaise s’empare de lui... Et si les élèves lui demandent ce qu’il fout là, justement?

Pour être honnête, Emery croyait qu’il allait très certainement arriver en retard à ce rendez-vous... C’est alors qu’en ouvrant la porte de la salle de danse et en voyant Tobias non loin que cette crainte prend une poussée de croissance. « Je ne suis pas en retard, j’espère? »
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MessageSujet: Re: Come on babe why don't we paint the town?    Mer 12 Déc - 21:51



EMERIAS
La Statue de la Liberté. New-York. Broadway. Les comédies musicales. La danse. La vie américaine. Les Etats-Unis. Le rêve américain. Feuilletant une énième brochure sur une des villes les plus célèbres du continent américain, Tobias rêvasse, son café Starbuck à la main. Un jour, il ira. Il en faisait la promesse. A lui-même mais aussi à Timothy. Cependant, cela parait lointain. Et il n'a pas les moyens financiers pour un tel voyage. Il y a les parents mais le jeune homme ne préfère pas demander. Les Buckley doivent apprendre à travailler par eux-mêmes afin de gagner la croute. En attendant, il y avait la London School of Arts et Tobias se contenterait de ce qu'il avait. Fermant le magazine afin d'arrêter ses rêves de croître, il se leva de sa chaise, laissant quelques sous pour payer l'addition. La fraicheur hivernale vint s'introduire dans les infimes brèches des vêtements du jeune homme lorsqu'il quitta le Starbuck, le fouettant par la même occasion en plein visage. L'hiver semblait bien là, installé, et décidé à rester pour longtemps, jusqu'à ce que le soleil le chasse.

L'heure était maintenant à l'université de Londres. Pratiquer et encore pratiquer la danse. Seul, pendant les horaires libres de la salle de danse. Suffit juste de ne pas croiser Daniel qui se ferait un plaisir de le rabaisser. Ou de lui dire à quel point il peut être une grosse merde. Ce professeur avait une seule exigence ; celle d'exceller. Et si sa simple présence suffisait à fixer une tension particulière, Tobias s’instaurait donc des moments de danse. Des moments où personne ne lui dirait qu’il demeurait un flémard. La danse comme il avait envie. Cependant, quelque chose le tracassait. Danser, c’est bien. Mais à plusieurs, c’est encore mieux. Et cette fois, il avait envie d’un partenaire. En effet, le numéro de danse qu’il avait en tête demandait plusieurs danseurs. Et à deux, ce serait parfait. Alexander, Timothy, Andrea ? Pendant un instant, il avait pensé à Daniel, à le défier en danse sur une musique particulière. Mais non, aucune envie. Et consultant son répertoire sur son Iphone, le jeune homme défila ses contacts jusqu’à tomber sur un nom précis. Emery. Un bref rire s’extirpa de ses lèvres. Un étudiant en droit qui fait de la danse. Assez étrange. Mais à voir. Sans même hésiter, Tobias écrivit un SMS :
Citation :
LSOA dans vingt minutes? La salle de danse.
Emery, c’était l’ami spécial. Rencontré durant la salle d’attente à l’hôpital, et accessoirement très mignon. Parfois même, ils se voyaient dans des cafés, discutant de tout et de rien. Le jeune Buckley espérait qu’il accepterait sa proposition ; il s’imaginait même la scène où son ami recevrait son message, se questionnant par la même occasion. Mais avant, il irait se prendre un long café. Un corsé, à la cafétéria avant de revenir dans la salle de danse. Histoire de rester toujours et encore réveillé.

Regagnant la salle de danse vide, Tobias se prépara, exécutant quelques échauffements. Interrompu dans un mouvement, il s’arrêta, fixant la porte avec un sourire franc et enjoué. « Je ne suis pas en retard, j’espère? » Ricanant face à sa question, l’étudiant se précipita à sa rencontre, s’écriant : « Mais pas du tout ! Timing parfait, mon cher. » Instinctivement, il déposa une bise sur la joue de son ami, l’entrainant au centre de la salle. Le moment de tout lui dévoiler était enfin arrivé. L’excitation de faire ce numéro qui dégageait une certaine sensualité. Un classique de Broadway. Frappant dans ses mains, Tobias annonça son idée : « Bon, voilà. J’ai un numéro de danse qui me trotte en tête. Et j’avoue que la seule personne qui pourrait le faire avec moi, ce serait toi. Tu sais que j’adore New-York, Broadway. Et donc, forcément, il y a ce classique tellement époustouflant. Chicago. Et donc, All That Jazz. Toi, moi. Danse, si tu es partant ? »
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MessageSujet: Re: Come on babe why don't we paint the town?    Jeu 20 Déc - 1:03

Soulagé de n’être arrivé en retard, Emery n’est pas moins surpris des lèvres de Tobias qui se déposent sur sa joue. Pas qu’il n’en a pas l’habitude ou que cette proximité le gêne, mais disons que ce fut une agréable surprise (qu’il ne prendra pas la peine ni de verbaliser et encore moins de questionner). C’est en répondant à cette bise d’un fin sourire qu’Emery se limite quant à la communication puis se laisse entrainer jusqu’au centre de la salle. Entre vous et moi, Emery n’a aucune idée du niveau d’humour que possède cette situation dans laquelle il s’est mis les pieds. Forcément, il ne peut pas reculer (bien qu’il n’hésite jamais à prendre la poudre d’escampette dépendant des évènements) et, surtout, veut-il reculer? Bien qu’en temps normal, il hausserait les épaules avec nonchalance et prendrait la sortie la plus facile nécessitant le moins de communication possible... Mais avec Tobias c’est différent. Un peu trop différent... À un tel point que l’esprit de l’étudiant est déstabilisée lorsque sa pensée s’attarde un peu trop longtemps sur cet artiste en devenir.

« Bon, voilà. J’ai un numéro de danse qui me trotte dans la tête. Et j’avoue que la seule personne qui pourrait le faire avec moi, ce serait toi. », m’a-t-il vu danser?, voilà ce qui traverse l’esprit d’Emery alors qu’il hausse interrogativement un sourcil aux paroles de Tobias. Légèrement incrédule, l’étudiant en droit dévie le regard sur la pièce dans laquelle ils se trouvent et fit face avec... l’absence de corps outre le sien et celui de Tobias. « Tu sais que j’adore New-York, Broadway. Et donc, forcément, il y a ce classique tellement époustouflant. Chicago. Et donc, All That Jazz. Toi, moi. Danse, si tu es partant ? »

Qui ne connaît pas le célèbre numéro All That Jazz figurant dans le merveilleux Broadway qu’est Chicago? Un numéro où la voix de l’interprète de Velma ouvre le bal et nous fait frissonner. Numéro qui déborde de sensualité, de chaleur, et une proposition qu’on ne pourra refuser. Come on babe, why don’t we paint the town? Un sourire amusé étire les lèvres d’Emery alors qu’il séloigne du corps de Tobias pour déposer son sac non loin de la porte d’entrée de la salle. « Je pense que tu ignores le nombre de fois que j’ai visionné ce film.. », fit-il avant de lui accorder un clin d’œil. Emery a l’air plutôt introverti dans la vie de tous les jours, mais il y a ces rares individus avec lesquels il se permet de laisser tomber ses gardes, avec lesquels il n’est pas du tout sur la défensive... Avec lesquels il se permet d’être lui-même. Tout simplement Emery.

Déboutonnant sa chemise blanche, Emery fit glisser les manches le long de ses bras pour finalement déposer le morceau de vêtement par dessus son sac. Désormais vêy d’une camisole, il s’avance vers Tobias et s’immobiliser à quelques brefs pas de lui. Glissant ses mains à l’intérieur des poches de son pantalon noir, Emery hausse les épaules avant de prononcer naturellement « Mais ne compte pas sur moi pour chanter... Et puis, après tout, c’est Ta voix que j’aimerais entendre... », un nouveau regard balaie la salle de danse... Légèrement intrigué, Emery reprend donc « ... Tu crois que le numéro se fait à deux? », un sourcil haussé, il croise finalement les bras attendant la réponse de Tobias... Le simple fait de concevoir que d’autres étudiants de cet établissement risquent de se joindre à eux trempe Emery d’un léger malaise... And all that jazz.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Come on babe why don't we paint the town?    Mer 2 Jan - 16:38



EMERIAS

N'importe qui aurait pu considérer cette proposition comme complètement insensée. Faut-t-il être vraiment fou pour demander à un étudiant en droit de ... danser sur un numéro de danse ? Un classique ? Cependant, Tobias s'en fiche. Ce n'est pas la difficulté qu'il arrête et il commence à fixer Emery avec insistance. Et si n'importe quel autre étudiant aurait immédiatement traité le jeune Buckley de barge, Emery se contente de répondre avec un sourire non caché : « Je pense que tu ignores le nombre de fois que j’ai visionné ce film. » Cette réponse enjôleuse a l'immédiat effet d'arracher un sourire joyeux au danseur qui voit enfin son envie du moment s'accomplir dans quelques minutes. Lorsque vous ne pouvez pas aller à Broadway pour découvrir son monde, vous faites venir Broadway et son monde à Londres. Et si pour se divertir, Tobias avait vu quelque fois Chicago, son rêve serait un jour de le jouer. Quoi de mieux alors pour un entrainement amical dans la salle de danse de l'université ? Scrutant toujours avec ses yeux pleins d'envie Emery se déboutonnant la chemise, Tobias exécute quelques pas en guise d'échauffement. « Mais ne compte pas sur moi pour chanter... Et puis, après tout, c’est Ta voix que j’aimerais entendre... » Forcément, on ne peut pas toujours tout avoir. Et le jeune homme sait qu'il ne peut point obliger son ami à chanter. Quoique ... D'un air coopératif et d'une voix sensuelle, l'étudiant propose tout de même : « OKAY, OKAY. Je chante la majorité. Et tu chantes quelques petites phrases. Dans ce genre de numéro, avoir plusieurs voix, cela fait un mélange plutôt beau et surprenant. Et j'veux entendre ta voix, futur juge ». avant d'ajouter d'une voix faussement sérieuse : « De toutes façons, je t'oblige, t'as pas le choix et tu sais que me désobéir, c'est mal. ».

Emery tracassé, pose une nouvelle question : « ... Tu crois que le numéro se fait à deux ? » Et avec un petit sourire moqueur, Tobias hoche la tête. All That Jazz peut se faire à deux, à plusieurs. Tout dépend du choix, des danseurs, du lieu, de l'ambiance. D'un tas de facteurs qui ne se résument qu'en fait au choix du danseur. Il aurait pu demander à quelques collègues d'accompagner, de faire une sorte de chœur. Mais ce moment-là, c'était différent. C'était celui d'Emery et de lui. Il était temps de commencer. Se dirigeant vers le poste de musique, il pressa le bouton play et la musique s'instaura immédiatement dans la pièce, les premières notes dansant sur les murs. Claquant des doigts, Tobias se plaça face à Emery, remuant des mains : « Come on, babe. Why dont we paint the town ? And all that jazz. I'm gonna rouge my knees And roll my stockings down. And all that jazz. Start the car I know a whoopee spot Where the gin is cold But the piano's hot. It's just a noisy hall Where there's a nightly brawl And all that jazz. » Remuant des jambes, l'étudiant commença à s'emparer desbras de son ami pour l'entrainer dans cette danse effrenée. And all that jazz.

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