let's share a glass or two → Lady W.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: let's share a glass or two → Lady W.   Mer 28 Nov - 23:03

Etre le patron ici relève de la chose la plus stupide et frustrante qui existe au monde. Blair déambule tous les soirs dans des robes ridiculement courtes et provocatrices et ramène dans sa suite presque autant d'hommes qu'il y a de soirs dans l'année, et moi je me retrouve à devoir m'occuper de ces messieurs pas content qui réclament un programme élargi pour leurs petites affaires ou qui me harcèlement pour avoir leur paquet de drogue et leur bouteille de Champagne à crédit. Certes, je ne vais pas non plus envoyer ma fille régler ce genre de problèmes là toute seule - quoi que, est-ce que c'est déjà arrivé ? Je ne sais plus, cette bouteille de scotch est trop entamée pour que je ne fasse un effort sur la question pour le moment. Je grimace un peu et jette un oeil aux caméras de surveillance ridiculeusement inactives ce soir. Le Casino rencontre un succès flagrant et l'efficacité de nos systèmes de sécurité a semble-t-il fait le tour d'Oxford et des environs car les rares personnes qui viennent ici pour faire scandale sont rapidement congédiées - pour tout ce qui se passe en haut, dans les salles de jeux, en tous cas. L'étage du dessous est nettement plus compliqué à gérer, n'en témoigne la balle qui m'a été gentiment insérée dans l'épaule droit au détour d'une conversation un peu trop houleuse. Pfiou. Je soupire, assène un clin d'oeil à ma fille sans me garder d'écrire sur son mur facebook pour la sommer de s'acheter, à elle même, un cadeau de Noël que je ne lui trouverai pas, et continue mon chemin jusqu'à la table de poker où des types bourrés et pas très doués s'affrontent en faisant semblant de savoir jouer. Je soupire, d'autres attendent, les tables seront bientôt renouvelées.

Mon portable vibre, l'accueil. Je ne réponds pas - ce type me soûle, ne reconnait jamais personne et d'ailleurs, je devais le virer. Je prends plutôt les devants et m'avance vers l'entrée, non sans asséner un sourire radieux au pauvre type en costard qui ressemble à un pingouin égaré en plein désert. « Vous êtes viré, pingui » Je lui tape affectueusement sur l'épaule et m'avance vers l'énorme porte redorée où une connaissance des plus agréables se tient, offrant à ma vue un spectacle de qualité. « Lady Wagner elle même ! » Je m'approche et prends sa main pour l'embrasser non sans un sourire. « Ca faisait longtemps, mais apercevoir le fils signifiait forcément que je serai honoré de votre présence dans de rapides délais, j'aurai du m'en douter ». Je prends son bras et l’entraîne vers l'intérieur du Casino, direction une salle de dégustation plus privée. « Que me vaut le plaisir ? » Elle m'offre un sourire et me questionne sur son cher fils : «Comment? Alan fut de passage chez vous? C’est donc chez vous qu’il vient dépenser tout cet argent. Et moi qui croyais qu’il avait trouvé une fiancée… Faut-il donc avoir une raison pour passer voir un vieil ami? » J'hausse une épaule et l’entraîne vers l'ascenseurs pour qu'au moins on s'offre le luxe d'un salon privé pour siroter une bouteille. «Non, en fait, ce sont des circonstances bien moins légères que ça qui l'ont mis sur ma route, une certaine avant première d'un navet sans nom que je vous déconseille fort volontiers d'aller voir » Je soupire, ma fille étant le sujet d'un film est une grande première. Finalement, la boucle est bouclée, un peu plus et elle serait actrice elle même. « En effet, pas besoin de raison ! » Je souris et appelle un ascenseur qui nous mènera au premier étage. « Vous me laissez vous offrir une bouteille ? La récolte de cette année est peut être mauvaise, il n'empêche que des bouteilles datant de bonnes années habitent encore mes caves.» Je lui assène un clin d'oeil et inspire. Elle semble pour sa part tout à fait partante pour l'expérience, évidemment, peu de gens refusent habituellement de goûter mon vin - même les mauvais crus. « Évidemment. Ce serait un sacrilège que de ne pas se délecter de ces nectars divins qui peuplent votre cave à vins. » J'entre dans une des suites dotées d'un petit salon et l'invite à s'asseoir, tout en appelant le room service pour réclamer qu'on nous monte une bouteille d'une voix sèche. Les gens adorent réellement m'obéir ici, et faire l'inverse ou ne pas me contenter parait vraiment très effrayant. Je m'installe en face d'elle et souris. Alors ma chère, qu'avez vous de passionnant à me raconter ?»

Elle baisse les yeux et je souris un peu, encourageant. « Tant de choses, si peu… La routine. » J’acquiesce, croyant voir où elle veut en venir. Mais je ne dis rien, hors de question de commenter, je ne suis pas tellement enfermé dans la routine pour ma part, à moins que ma vie soit une forme de routine de luxe dont je ne parviens à me départir ? Janvier était le mois de l’anniversaire mortuaire de ma femme, ça ne m’a pas empêché de papillonner, mais un psychologue quelconque trouverait sans doute à redire sur mon comportement. Qu’importe encore les paroles de ces non saints d’esprit… « Je vois que vous portez les boutons de manchettes que je vous ai offerts… » Je sursaute et avise mon interlocutrice dont le regard est porté sur mes boutons de manchette. J’acquiesce lentement et m’autorise un sourire satisfait. « Cela m’arrive souvent ces derniers temps, elles imposent le style inhérent à ma fonction ici, vous avez toujours eu un excellent goût pour choisir les choses… » Je lui fais un clin d’œil et lisse le bord de ma veste. « C’est si facile de choisir un présent pour quelqu’un qui sait apprécier les bonnes choses… Comme vous, cher ami. » Elle relève les yeux vers moi et je lui offre un sourire satisfait. « Encore une fois Miss W, vous me flattez... » Mais j'apprécie la flaterie, comme tout un chacun, sachant que ça fait beaucoup de bien à mon égo déjà surdimensionné pourtant. « Vous devriez venir plus souvent, vos visites me sont toujours particulièrement agréables. Comment va la famille ? »

Mais Lady Wagner ne peut certainement pas faire ce qu'il lui plait de faire, relativement au rang social très élevé qu'elle occupe dans la société. « Il est très inconvenant pour une Lady comme moi d’arriver à l’improviste chez un homme. Qu’est-ce qu’on penserait de moi…? » J'hausse une épaule, moi je n'en penserai guère que du bien de toute façon. « Oh, vous savez ce que c’est… Mes enfants sont grands maintenant, ils mènent leur vie comme ils l’entendent… » J'acquiesce, je vois tout à fait le genre même si j'ai par grand miracle réussi à harponner ma fille jusqu'ici pour qu'elle travaille avec moi plutôt que de la laisser vagabonder à ses bêtises de détective londonien. « Pas besoin de vous soucier de ce que les gens penseront avec moi ma Lady, vous voir surpasse toutes les retombées éventuellement désagréables qui pourraient en découler... » Je souris et hoche la tête. « De plus, nos plus belles suites vous n'attendent toujours que vous. »


Dernière édition par Bartholomew Hastings-Bass le Mar 11 Déc - 12:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: let's share a glass or two → Lady W.   Mar 11 Déc - 5:59

Le casino d’Oxford faisait parti des petits plaisirs réguliers de Lady Wagner. Et ce n’était pas seulement à cause des tables de poker ou des machines à sous, non… Certes, la nourriture y était délicieuse. Bien sûr, certains spectacles donnés étaient exquis, mais bien plus que tout cela, c’était son hôte dont elle appréciait par dessus tout la compagnie. Bartholomew et Lady Eleonore se connaissaient depuis plusieurs années déjà. Une bonne entente qui avait été initiée autour d’une bonne bouteille. Les qualités d’œnologue de l’homme n’avait pas échappé aux papilles difficiles d’Eleonore et elle s’était fait un devoir de ne se fier qu’aux bons et loyaux services de M. Hastings-Bass pour remplir sa cave à vins. Qu’il soit rouge ou blanc, pétillant ou rosé, en apéro ou au dîner, la bouteille était toujours de mise lorsque les deux partenaires commerciaux se rencontraient, ne serait-ce que pour goûter aux dernières récoltes de la saison.

Elle n’était ni en retard, ni en avance, elle arrivait précisément à l’heure prévue. Qu’importe si M. Hastings-Bass ne pouvait la recevoir, au pire, elle pourrait toujours délester sa bourse de quelques livres sterling.

Le portier ne vint pas lui ouvrir la porte et celle-ci s’ouvrit encore moins d’elle-même. Lady Wagner fronça imperceptiblement les sourcils. Y avait-il un problème? Bartholomew avait-il des problèmes d’argent tels qu’il ne pouvait plus se permettre les services d’un portier et qu’il faille qu’il s’acquitte lui-même de cette basse besogne…? Si c’était le cas, quelle horreur… Et elle tombait à point nommé. Note personnelle : sortir son chéquier. Elle chassa presqu’aussitôt ces considérations triviales pour éclairer son visage d’un sourire radieux à l’entente d’un chaleureux :
« Lady Wagner elle même ! » Elle tendit sa main et en bon gentleman qu’il était, son hôte lui fit un baisemain.

« Ca faisait longtemps, mais apercevoir le fils signifiait forcément que je serai honoré de votre présence dans de rapides délais, j'aurai du m'en douter »

«Comment? Alan fut de passage chez vous? C’est donc chez vous qu’il vient dépenser tout cet argent. Et moi qui croyais qu’il avait trouvé une fiancée… » plaisanta-t-elle en retirant ses gants. Elle inclina légèrement la tête en guise de remerciement lorsque l’œnologue lui offrit son bras.

«Non, en fait, ce sont des circonstances bien moins légères que ça qui l'ont mis sur ma route, une certaine avant première d'un navet sans nom que je vous déconseille fort volontiers d'aller voir »

Eleonore fronça presqu’imperceptiblement les sourcils, signe qu’elle était contrariée, mais pas trop. Cette histoire saugrenue… Cela avait probablement à faire avec un des clients de son fils, ce qui expliquerait le silence d’Alan sur sa visite au casino. Une question de protection de la vie privée, un truc du genre. Des considérations à mille lieues de ses préoccupations quotidiennes. Eleonore s’imagina que le navet en question devait porter atteinte à la réputation d’un quelconque richard de la société britannique, et aussitôt, la curiosité d’Eleonore s’échauffa, piquée par une irrésistible question : ‘et si le client en question faisait partie de ses connaissances?’ La recommandation de Mr Hastings-Bass eut donc fort malheureusement l’effet contraire sur la Lady et elle se jura de mettre la main sur un exemplaire en Blu-Ray de ce film.

« Donnez-moi le titre, je saurai quoi ne pas regarder vendredi soir prochain…, » fit-elle d’un ton léger et dégagé.

« Que me vaut le plaisir ? »

« Faut-il donc avoir une raison pour passer voir un vieil ami? » lui répondit-elle, le regard pétillant de malice.

« En effet, pas besoin de raison ! »

Elle sourit d’un air entendu et pénétra dans l’ascenseur. D’un ding, la porte se referma derrière eux. Le voyant identifié par le numéro 1 était allumé, signe qu’il l’emmenait vers un salon privé. Elle n’en demandait pas moins.

« Vous me laissez vous offrir une bouteille ? La récolte de cette année est peut être mauvaise, il n'empêche que des bouteilles datant de bonnes années habitent encore mes caves.»

« Évidemment. Ce serait un sacrilège que de ne pas se délecter de ces nectars divins qui peuplent votre cave à vins. »

Dans le petit salon privé, Eleonore s’installa, raide et digne, sur un des sièges de cuir. Elle croisa délicatement ses mains sur ses cuisses et offrit un doux sourire à son ami.

Alors ma chère, qu'avez vous de passionnant à me raconter ?»

Elle plaça sa main devant ses lèvres et retint un petit rire, baissant presque pudiquement les yeux.

« Tant de choses, si peu… La routine. »

Elle n’allait certainement pas lui révéler ses mœurs légères ou encore les péripéties de son prochain roman érotique. Non, non… ça n’avait pas sa place entre eux. Quoique… Eleonore leva un regard plein d’intensité vers M. Hastings-Bass. Elle le détailla et sourit en remarquant les boutons de manchette.

« Je vois que vous portez les boutons de manchettes que je vous ai offerts… »

Elle dut se faire violence pour éviter que son regard ne glisse ailleurs…

« Cela m’arrive souvent ces derniers temps, elles imposent le style inhérent à ma fonction ici, vous avez toujours eu un excellent goût pour choisir les choses… »

Eleonore répondit au clin d’œil d’une œillade subtilement aguicheuse et d’un sourire tout en charme. Elle fit danser le vin dans sa coupe et prit un air dégagé, en fixant le liquide rubis s’agiter, laissant sur les rebords de fines jambes coulant paresseusement.

« C’est si facile de choisir un présent pour quelqu’un qui sait apprécier les bonnes choses… » Elle leva alors ses yeux. « Comme vous, cher ami. »

Et, tout comme lui, Eleonore savait apprécier les bonnes choses. Et Bart était encore fort bel homme. Viril, vigoureux et inspirant respect et autorité. La Lady sourit d’un air énigmatique.

« Encore une fois Miss W, vous me flattez... »

Eleonore inclina légèrement la tête, l’air de dire « ce n’est rien, allons… », puis elle porta la coupe à ses lèvres et prit une gorgée du liquide carmin qu’elle garda longtemps dans sa bouche, histoire de savourer toute la richesse des arômes du vin de M. Hastings-Bass. Elle finit par avaler la gorgée, les yeux clos, un petit air béat ayant imprimé ses traits.

« Vous devriez venir plus souvent, vos visites me sont toujours particulièrement agréables. Comment va la famille ? »

Eleonore rouvrit les yeux, flattée d’apprendre que son ami de longue date appréciait toujours autant ses visites.

« Il est très inconvenant pour une Lady comme moi d’arriver à l’improviste chez un homme. Qu’est-ce qu’on penserait de moi…? » répondit-elle, jouant presque les ingénues. Quant à la famille, elle balaya la question d’un geste nonchalant de la main. « Oh, vous savez ce que c’est… Mes enfants sont grands maintenant, ils mènent leur vie comme ils l’entendent… » Et elle poussa un petit soupir las, détournant le regard. Alan avait sa carrière, Lavinia ne lui parlait plus. Quant à Julian, il souffrait encore terriblement du décès de James…

« Pas besoin de vous soucier de ce que les gens penseront avec moi ma Lady, vous voir surpasse toutes les retombées éventuellement désagréables qui pourraient en découler... De plus, nos plus belles suites vous n'attendent toujours que vous. »

Eleonore inclina la tête, baissant pudiquement le regard. À cause du vin ou des flatteries, la marquise sentait que ses joues étaient en feu. Elle aurait voulu poser ses mains fraiches sur son visage, mais ça aurait été un trop grand signe de son trouble. De sa faiblesse. Les hommes… Son péché mignon, sa luxure. Et cet homme… Cet homme…!

« Pourquoi ne pas mettre un peu de jazz…? » sussura-t-elle.

Eleonore posa sa coupe sur la table et resta penchée vers l’avant, mettant en valeur son décolleté si discrètement affriolant et sa poitrine artificiellement parfaite, rappelant celle de jeunes filles en fleur.

U.C.
Revenir en haut Aller en bas
 
let's share a glass or two → Lady W.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Bleuz'aïe de Golbuth, Briz' glass!
» « The parting glass. » (08.01.11 - 10h48)
» Exp. Share
» Attaquant fragile / Glass Cannon
» Glass no Kamen

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2012-2013-
Sauter vers: