Alors, on ne m'autorise pas à entrer ? (Ludwig)

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MessageSujet: Alors, on ne m'autorise pas à entrer ? (Ludwig)   Mer 7 Nov - 23:45

Assise dans le train, stores fermés dans mon compartiment privé, je continue ma lecture tandis que la machine poursuit son avancée vers une ville qui m’ait inconnue. Oxford, ville d’une prestigieuse université. Je n’ai fait aucune recherche pour la simple et bonne raison que je me contrefiche de ce lieu où la population humaine croupit telle des fourmis afin de vaguer à leurs occupations futiles. Je les méprise, je les exècre tant selon moi, ils sont inutiles. Poches de sang à pattes ou encore esclaves sexuels. Relevant la tête pour m’accorder un moment de répit sur cette chose que l’on nomme littérature, je porte la main à ma cuisse, soulevant légèrement ma jupe afin de prendre ma flasque – pas en argent, je rassure – et de l’ouvrir pour prendre une gorgée du substitut sanguin. Je la remets ensuite en place tandis que le train se met à ralentir. « Oxford, terminus du train. » Parfait. Je me levai pour mettre de l’ordre dans mes affaires, enfilai ma longue veste en cuir avant de prendre mon ombrelle – qui me sera fort inutile puisqu’il fait nuit – avant de me tourner vers mon nouvel esclave humain – majordome comme il l’appelle – pour lui donner mes indications. « Porte ça chez ton nouveau maître, Ludwig Allen Jenzell. » Puis, je mets mes lunettes de soleil afin de me protéger des éclairages nocturnes. « Et si tu rayes ne serait-ce qu’une de mes valises Louis Vuitton… Tu auras affaire à moi. » Passant devant cette vermine sans lui accorder un regard, je quitte l’enceinte du train pour me mettre en quête d’une voiture. M’arrêtant sur le quai humide des suites d’une pluie torrentielle survenue un peu plus tôt dans la journée, je tire de ma poche ma montre à gousset – cadeau de l’un de mes nombreux prétendants – pour regarder l’heure. Pile poil à l’heure pour le dîner. L’humain blond qui me sert « d’ami » sera sans doute chez lui à revêtir je ne sais quelle tenue grotesque pour une soirée insipide à venir.

Ludwig, bien qu’il soit mortel, est l’une de mes plus vieilles connaissances de ce siècle. Je ne le méprise pas, ce qui est déjà assez fort pour moi parce qu’il a quelque chose qui fait que je n’ai pas envie de le vider de son sang ou de le faire finir en repas. Gentil, un peu aliéné pour son jeune âge, il est… divertissant. Je le traite donc presque comme mon égal. Montant dans une voiture afin de me rendre dans ma nouvelle maison, j’allume une cigarette tandis que le chauffeur me signale que la voiture est non-fumeur. J’en sors donc une liasse de billets avant de lui faire un sourire forcé. L’argent. Tout être humain est achetable de nos jours. Fonctionnaires de police, professeurs d’université, papiers d’identité, il n’y a pas quelque chose qui se ferme devant l’étendue monétaire. Je me perds dans les lueurs aveuglantes de cette nouvelle ville avant de pousser un soupir. Quel imbécile, ce Lestat. Se faire prendre alors que notre but premier est de préserver le secret. Nous sommes censés rester discrets mais non, monsieur se fait prendre à vider une mortelle superficielle. Je n’ai pas de mots assez forts pour qualifier ma déception à son encontre. Mon prochain compagnon de vie sera sans doute plus prudent que lui bien que les membres de notre espèce se font rares de nos jours.

Tandis que la voiture se stoppait devant une imposante demeure, je descendis sans adresser un mot au conducteur. La politesse n’est pas mon fort et je n’ai que faire de l’opinion de cette vermine. Constatant que mon laquais n’était pas encore arrivé avec ma garde de robe, je soupire à nouveau devant son incompétence. Il ne le paiera pas de sa vie parce que le bon personnel est difficile à trouver. Après avoir déployée mon ombrelle, je me dirige vers la porte d’entrée parce que de toute manière, je n’ai pas été invitée à entrer, je suis donc… dehors, sous la pluie. Appuyant sur la chose qui servait de sonnette, je me sens agacée quand je vois une servante venir m’ouvrir. Conchita. Elle me reconnait et je reste impassible avant de hausser le sourcil. « Eh bien, allez chercher votre maître et plus vite que ça… » Puis, je me penche pour capturer son regard un moment. « Ou je fais de vous mon prochain repas. Je raffole du mexicain, c’est divinement épicé. » Je lui fais un sourire carnassier avant de reprendre ma posture initiale telle une statue de bronze et d’attendre mon jeune ami qui me réserve sans doute bien des surprises.
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MessageSujet: Re: Alors, on ne m'autorise pas à entrer ? (Ludwig)   Lun 3 Déc - 9:54

Je regarde tranquillement l’intégrale de fantaghiro réalisé par Lamberto Bava, tournant machinalement ma cuiller dans le thé earl grey que Conchita vient de me préparer. Les effets spéciaux sont très mauvais, mais je dois dire que j’adore regarder cette vielle séries aux environs de Noël, cela me rappelant quelque peu mon enfance lorsque ça passait à la télévision. Le script est pas franchement terrible, mais si vous saviez tout ce qui arrive à Alessandra Martinez vous n’en reviendriez pas. D’ailleurs pour casser un mythe, même son cheval est fait en carton pâte paraît il. Je hausse un sourcil d’ailleurs quand le pseudo bad boy fait son apparition. Ce qui est déprimant quand on regarde ça adulte, c’est qu’on sait que ce ship bidon est là juste parce que l’acteur canon qui jouait Romualdo a décidé de quitter la série pour aller jouer dans un truc mieux que ça, d’ou le remplacement avec les goûts de l’époque, à savoir un méchant sorcier, qui ressemble pour le coup méchamment à Francis Lalanne. On peut tout de même noter l’effort du réalisateur qui a réutilisé les mauvaises prises du premier épisode pour offrir tout de même une fin incluant Romualdo qui avait, je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas, quitté la série. J’aurais d’ailleurs pu m’étendre davantage sur le sujet, mais Conchita affolée vient me déranger dans mon analyse filmique, en me disant que la vampirette est de retour. Il est vrai que Tiffany est quelques peu flippante, bien qu’elle ne boive en réalité que du jus de tomate et qu’elle morde aussi fort que moi dans un jambon beurre. Je me lève et éteint le dvd pour gagner l’entrée, ou je la trouve avec ses valises. Ne me dîtes pas qu’elle est en cavale ou que Darcy l’a larguée, je ne veux pas savoir.

Je suis ne suis pas tellement rancunier, mais je dois avouer que notre dernière entrevue s’est plutôt mal passée. Si on enlève le fait qu’un psychopathe a voulu faire sauter la boite ou on était tous, nous nous sommes plutôt disputés et surtout, nous ne nous sommes pas revus depuis. « Je vois que tu emménages ici ? » Je grommelle, en tentant de faire valoir tout de même la vexation qu’elle m’a infligé il y a de cela maintenant quelques années. 2010, ça remonte à loin, mais quand même. « J’accepte tes excuses à propos de Darcy, mais... » Je fais un pas vers elle. « Il est hors de question que tu l’invites ici. » Je hoche la tête pour appuyer mes dires. « Tu peux poser tes affaires dans la chambre d’amis, et évite celle de CA, elle me tuerait. » et CA en colère est plus effrayante que Tiffany, on risque vraiment de se faire attaquer à coup de talons aiguilles et c’est tout sauf une plaisanterie. Je suis l’un des seuls à avoir osé la balancer maquillée dans une piscine, mais je suis également son frère adoré qu’elle a lâchement abandonné ici tout seul. Sans doute le poil à gratter mis dans son lit.
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MessageSujet: Re: Alors, on ne m'autorise pas à entrer ? (Ludwig)   Sam 22 Déc - 1:53


« Rancune tenace, amitié vivace. »

Ludwig était mon humain favori. Dans le terme des mortels, je dirai que c’est mon meilleur ami. La seule personne qui reste auprès de moi alors que je suis un peu anormale. Au début, je ne comprenais pas trop ce que les modifications physiologiques entrainaient sur mon comportement. Déjà durant ma vie de mortelle, je n’ai jamais réellement l’ampleur de cette courte existence alors maintenant que je suis immortelle, je me sens aussi dépressive que Lestat le vampire dans Entretien avec Vampire. Je suis une emo. Mon ex m’a inculqué les manières de tuer enfin pardon, de me nourrir correctement sur quelqu’un sans le tuer (oui là c’est mieux) mais il a enfreint lui-même le code et je l’ai fui. J’ai conscience que ces pauvres créatures voués à une mort précoce sont rancunières que Ludwig. Sous prétexte que j’ai couché avec ce bon à rien de Darcy. Pitié, il n’allait pas m’en vouloir pendant cent ans pour ça, si ? Non ce n’est techniquement pas possible parce que soit il sera sénile, soit il sera mort. Je ne pleurerai pas sur sa tombe parce que je me serai déjà retrouvée un nouvel animal de compagnie d’ici là mais je pense qu’il me manquera un peu tout de même. S’il y a quelque chose qui me faisait plaisir quand j’étais auprès de lui, c’était de traumatiser sa saleté de bonne à tout faire. Si facile à impressionner. Je suis un démon et alors ? C’est cool de vouloir manger tout le monde. De toute manière ces choses sont vouées à mourir tôt ou tard ? Alors pourquoi ne tout simplement pas réduire leurs piètres existences ? « Parce que ça exposerait le secret, me chuchota une voix intérieure » Et elle avait raison. Je ne voulais pas risquer de dévoiler l’existence des vampires à tout le monde même si je ne suis déjà pas très nette dans ma tête. Je sais tout de même garder un secret. Je regarde le petit blond qui vient d’arriver en face de moi avec un sourire amusé sur les lèvres. Il n’a pas changé. Enfin si un peu au niveau physiologique. Son air de gamin boutonneux laisse peu à peu place à un physique d’adulte qui se veut séduisant dans les critères des mortels. Nous autres immortels sommes doués d’une beauté irréelle. Non, je ne parle pas de cette cruche de Bella Swan interprétée par cette gourde de mocheté de Kristen Stewart et son brillant Robert Pattinson. Mon dieu, il faut les brûler ceux-là. On ne peut pas selon cette écrivaine à la noix, ils brillent au soleil. Depuis quand sommes-nous comparés à des boules à facettes ? Enfin, je penche un peu la tête sur le côté. « Bonsoir Ludwig Allen Jenzell. » J’éclate de rire tandis qu’il me parle de son ex petit-ami. Rancunier, possessif, bel et bien un mortel. Je secoue alors la tête. « Darcy qui ? » Je fais mine de réfléchir. « Voyons chéri, tu devrais savoir que c’est fini depuis longtemps. Ce mec était de loin le plus stupide écervelé que j’ai rencontré au cours de ma longue vie. Qu’il repose en paix où qu’il soit. » Je ne me suis pas excusée Ludwig. « Je n’ai pas peur de ta sœur. » C’est une réalité. « Invite-moi donc à entrer. Je ne peux pas passer le seuil tant que tu n’as pas prononcé la formule magique. » Je regardai derrière moi avant de voir que mon serviteur n’était pas là. Bougre d’incompétents. Tu finiras en rumsteck.
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