a friend in need is a friend indeed. w/ léandre

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MessageSujet: a friend in need is a friend indeed. w/ léandre   Ven 2 Nov - 16:21

La soirée a été un désastre, et je commence à me dire que tout ce que je fais ne rime plus à rien. Je pensais me changer les idées, faire une des rares choses que je fais correctement et me voilà au commissariat comme il y a deux ans avec Calliope. On finit par me relâcher et j’envoie un message à Andrea pour le rassurer, mais il est 7h du matin et j’ai bien besoin d’un café. La seule chose dont j’ai envie maintenant, c’est égoïstement de partir. C’était tellement facile pour elle, partir recommencer une vie ailleurs, sans attaches. Tristement ce n’était pas elle qui faisait face à une famille complètement décousue. Léandre est parfait, et ses parents s’aiment, peut être que ce qu’elle n’a pas supporté justement c’est de faire exception à cette règle familiale. Là je peux sans doute comprendre, je n’ai moi même fait que faire honte à ma famille. Comment exiger de mon père qu’il ne préfère pas cet avocat au sourire brillant et sa femme du monde portant la descendance de son illustre famille ? Je n’aurais moi même jamais d’enfants, et Laureline et moi sommes sans doute possibles, suffisamment traumatisés par l’échec familial pour hésiter au moins à faire la même erreur. Calliope s’en sort peut être finalement mieux que nous tous, qui sait ? Je passe devant la maison de Von Brezen et voit de la lumière ainsi que la voiture de Léandre qui a décidé de passer quelques temps à Oxford pour soutenir ma sœur. Je m’arrête prendre deux cafés et frappe à la porte, cernes sous les yeux.

On m’ouvre et je tombe sur Mrs Von Brezen vêtue d’un peignoir, qui m’indique chaleureusement le salon ou son fils déjeune devant les informations. Je souris un peu et entre pour ensuite aller m’installer face à Léandre en faisant glisser un café vers lui. Je prends une gorgée du mien et jette un dernier regard à mon portable. « Je sors du commissariat. Encore. » Je jette un regard au journal qui affiche déjà les titres. Au moins je n’ai pas vraiment besoin de me perdre en explications ce qui n’est pas plus mal. « Mais tu es déjà au courant, j’imagine. » J’ai l’impression d’être un fugitif, qui prend le risque de revenir et de faire face à ses conneries. En plus d’avoir découvert l’existence d’un frère, me voilà au yeux de toute l’université sans doute, celui qui a inséré de la drogue dans tout ce qui pouvait s’ingérer dans cette soirée. Je risque de perdre ma place à l’organisation d’Oxbridge et voilà tout le bilan de ce qui aurait pu être une superbe soirée. Je me demande combien d’amis il me reste à l’heure actuelle, si Andrea va bien ou si il est dans le même état que Margot Brennan dont il est le tuteur. J’ai mal au crâne et la mémoire floue, j’ai vraiment besoin d’un ami toute suite. Je prends le journal pour essayer de dresser le bilan de la soirée, mais le tristesse s’empare bien vite de moi et je laisse tomber l’idée.
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MessageSujet: Re: a friend in need is a friend indeed. w/ léandre   Ven 2 Nov - 17:44

J’ai confié la boutique à Deborah et j’ai fermé les locaux de création pour la semaine. Je ne suis franchement pas en retard, mon travail acharné et assidu me permettant d’être toujours à la pointe de la nouvelle collection. Ce qui finalement m’a joyeusement permis de gagner Oxford pour soutenir Laureline dans ce qui doit sans doute s’apparenter à la plus grosse épreuve de sa vie. Je ne suis même pas sûr que le mariage de Tristan avec son propre cousin Andrea puisse rivaliser avec l’histoire. Je soupire un peu en m’installant à table avec un croissant, allumant le poste de télévision, distrait. Les nouvelles défilent, la ville d’Oxford est directement concernée, une orgie dans une soirée organisée la veille. Je fronce les sourcils en apercevant la suite et jette un coup d’œil à mon téléphone portable pour voir si j’ai des nouvelles. Rien. Une soirée, de la drogue, Tristan, forcément. Il a la tête de l’emploi pour ainsi dire, pourtant je sais mieux que personne que s’il dérive, c’est parce que les dernières semaines ont été difficiles à vivre. Je ne suis pas même convaincu qu’il soit à l’origine d’un scandale pareil quand on sait ce qu’il a déjà été amené à vivre auparavant. Je tourne les yeux en entendant sonner à la porte et c’est ma mère en peignoir qui s’empresse d’aller ouvrir la porte. Je crois que finalement, tout ça n’est que révélateur du fait que j’ai été un ami atroce ces derniers mois. Entre la relation très exclusive de Tristan avec Andrea, le fait qu’ils passent leur vie ensemble, le refus de Laureline qui a mis du temps à cicatriser et tout le boulot qu’il faut enchainer à la boutique, je ne sais plus où donner de la tête, et j’ai manqué à de nombreux devoirs ces derniers temps.

C’est d’ailleurs Tristan qui entre comme l’occasion de me racheter un peu. Je me demande s’il va bien et note rapidement à sa mine fatiguée que ça ne doit pas être le cas. Il s’installe et me tend un café, je ne dis rien, me contentant de l’observer en attendant qu’il parle. Il m’annonce sortir du commissariat et son regard se tourne vers le poste de télévision toujours allumé, évidemment que je suis déjà au courant, tout le monde en parle. J’ignore tout de la vérité, tout ce qui m’importe, c’est de savoir s’il va réussir à s’en sortir indemne. Je pousse ma chaise pour me lever et presse ma main sur son épaule en passant, dans un geste sans doute gauche pour lui exprimer ma présence et mon amitié. J’attrape une boite d’aspirine sur le plan de travail et lui verse de l’eau dans un verre, puis dépose le tout devant lui. « Ca sera pas du luxe, je pense ». Je me laisse tomber de nouveau sur ma chaise et attrape le café brulant. « Merci ». J’inspire et lui offre un sourire que j’espère au moins un peu réconfortant. « Tu as besoin de quelque chose ? » Je ne sais pas ce que l’on peut vouloir dans l’urgence d’une telle situation, moi-même pas franchement habitué à dépasser les limites que je me suis dûment fixées. Peut être qu’il a juste envie de vider son sac, pourtant il est rare qu’il l’ait fait avec moi. Notre amitié n’en a à mes yeux pas moins de valeur, simplement l’affection passe ailleurs, dans une autre forme de complicité.
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MessageSujet: Re: a friend in need is a friend indeed. w/ léandre   Ven 2 Nov - 18:13

En bon ami Léandre m’offre alors un verre d’eau et un cachet d’aspirine, ce qui me fera le plus grand bien ajouté à un café bien serré. Je le remercie du regard, ne sachant trop comment lui témoigner ma gratitude. Le fait qu’il soit là me rassure. Nous n’avons pas été très proches ces derniers temps mais je l’ai toujours considéré comme un frère ne doutant jamais une seule seconde qu’il serait toujours là le jour ou j’aurais sinistrement besoin de lui. Et c’est le cas aujourd’hui, j’ai besoin de Léandre plus que de n’importe qui. Nous nous sommes éloignés c’est vrai, sans doute par ma faute. Ma relation avec sa sœur Calliope d’abord, la gêne qui s’en est suivi, puis ma relation chaotique avec Andrea. Andrea qui a toujours réclamé beaucoup d’attention et dont je n’ai jamais vraiment su me séparer. Égoïste j’ai participé à ce qu’est notre relation aujourd’hui, J’avais mon cousin Andrea, mon modèle sur terre à mes côtés et j’ai voulu profiter du temps passé à son bras, sans être capable de faire distance. A une certaine époque, j’étais persuadé que nous étions les seuls à pouvoir nous comprendre, et le fait est que je n’ai laissé aucune occasion à Léandre de le faire. Peut être que nous aurions pu discuter, mais le fait qu’il soit proche de Laureline et moi non m’a sans conteste poussé à me montrer plus distant. Jalousie, peur du rejet, je n’en sais rien, peut être même qu’il était trop proche de son idiote de sœur qui a toujours elle aussi eu trop d’influence pour moi. Autant dire que les condition n’étaient pas réunies pour que je me comporte comme le meilleur ami que j’aurais du être pour Léandre.

J’avale mon médicament sans broncher avant de retourner au café. Contrairement à Andrea, Léandre est un garçon très silencieux qui ne parle jamais inutilement et qui écoute beaucoup. J’apprécie d’ailleurs sa compagnie calme et raisonnée quand tout semble s’effondrer autour de moi. Je n’ai d’ailleurs pas plus de cœur que cela à contrarier une nouvelle fois Andrea qui a très certainement déjà, beaucoup à faire avec ses propres problèmes familiaux. Il me demande si j’ai besoin de quelque chose et je réponds vaguement. « Discuter ? » C’est un peu le cas je crois. Avec lui, je n’ai pas besoin de déblatérer pendant des heures, il sait tout ne serait-ce que par Laureline avec qui j’ai pu, grâce à cette sinistre découverte au moins pu rétablir un lien fort. « Je sais vraiment plus ou j’en suis. J’ai un demi frère caché, je suis marié à mon cousin bipolaire, beau père ou presque d’une gamine qui va vraisemblablement finir chez moi, et accusé d’avoir saboté ma propre soirée. » Tout ça est d’une incohérence telle que ce serait presque risible. « Tu t’es jamais dis que finalement je valais pas mieux que ta sœur ? Peut être qu’elle a eu raison de partir, peut être qu’elle est heureuse à Vienne... » Lui sait mieux que moi de toute façon.
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MessageSujet: Re: a friend in need is a friend indeed. w/ léandre   Ven 2 Nov - 21:53

Il semble en proie au doute et je ne peux que très aisément supposer que le parallèle avec Calliope est grand dans ces moments là. Est-ce qu’il pense à elle ? Et si oui, comment ? Je pense avoir saisi que l’amour que Tristan porte désormais à Andrea est loin de l’amour qu’il portait à ma sœur, et qu’il n’aimait finalement pas tellement cette dernière qui ne lui faisait pas vivre les choses de la même façon que son cousin. Je pense avoir au moins saisi cette partie de leur histoire, même si certaines pièces me manquent évidemment encore. Pourtant, aussi fusionnelle que soit leur relation aujourd’hui, il est là devant moi ce matin et semble en proie au doute et à la détresse, ce que ses propos confirment bien rapidement d’ailleurs. Je soupire un peu en l’écoutant et avale une gorgée de café en secouant doucement la tête. « A quoi servent les qualificatifs et les cases où on range les gens, Tristan ? » J’hausse une épaule, fabule tout seul sans doute. « A rien ». Je fronce le nez et me redresse un peu. « Certaines choses se passent, et d’autres non, parfois ça arrive comme tu le souhaites et d’autres fois il faut se relever du choc ou de la déception. Tu es marié à ton cousin mais il a, aux yeux de tous, cessé de l’être le jour où vous vous êtes dit oui. Andrea n’est plus ton cousin, il est ton mari maintenant, et ça ne sert à rien de penser le contraire ». Nouvelle gorgée de café. « En ce qui concerne Grace, évidemment, il n’y a pas grand-chose à dire. Vous êtes jeunes et tu es coincé, tout ce que tu peux faire maintenant c’est attendre et espérer que Megan tienne le coup suffisamment longtemps pour laisser au moins un peu le temps à Grace d’avoir des bases familiales ». Je croise les bras. « Mais quand tu l’aurais récupérée Tristan, il faudra que tu te souviennes que l’erreur est humaine. Tous les parents font des bêtises. Certains en font tellement qu’ils tuent leurs gosses pour essayer de les faire taire ». Je soupire, et hausse une épaule.

« Pour Calliope, tu sais je ne pense pas que vos cas soient comparables. Calliope a fait souffrir des gens, elle les a fait tellement souffrir qu’elle aurait pu finir en prison pour de longues années, ou avoir un meurtre sur la conscience ». Je ferme les yeux quelques secondes et grimace, la vérité est que je n’ai pris aucune nouvelle de Calliope depuis son départ plus ou moins surprise à Vienne. « Si tu es innocent, tu le prouveras, c’est tout ». J’acquiesce un peu la tête, de toute façon ça ne peut pas être autrement, il ne peut pas tout perdre sur une présomption. « Partir ne fera pas de toi quelqu’un de meilleur Tristan. Ce qui fera de toi un homme heureux, c’est de vaincre ici tes démons pour construire l’homme que tu deviendras sans aucun doute ». Je soupire, la question de son père est plus délicate évidemment, mais le silence dans lequel se sont murés les jumeaux ne peut pas être bon. « Tu devrais aller voir ton père. Pas tout de suite, mais quand tu seras prêt. Peu importe ce que tu as à lui dire, c’est important qu’il sache et qu’il ait un droit de réponse. Les questions sans réponses sont souvent celles qui nous rendent le plus fou ». Je souris un peu, encourageant, m’intéressant de nouveau à mon café pour arrêter de parler.
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