leave me alone w/ Ewan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: leave me alone w/ Ewan   Lun 17 Sep - 15:13

« Oui papa, tout se passe bien ici. » Je souris et fais quelques pas dans Hyde park. Journée de repos bien méritée, j’ai décidé de ne rien faire en particulier aujourd’hui. « Je t’ai déjà dit que j’ai trouvé un stage à l’ambassade d’Autriche avec Mr Von Brezen. » Je repère un banc plus loin et continue ma marche jusque là. « Il est très gentil. Il me donne beaucoup de travail mais ça vaut le coup… Non, je n’ai pas besoin d’argent. » Je soupire et lève les yeux au ciel. « Si j’en avais besoin, je t’aurai déjà demandé de m’aider. Papa tout va bien ici, alors arrêtes avec cet interrogatoire. Je passerai te voir, la semaine prochaine. J’ai quelques jours de disponible… D’accord, à la semaine prochaine ! » Je raccroche en soupirant. Parfois, il est énervant à me poser autant de questions. Je sais qu’il s’inquiète pour moi mais s’il arrêtait avec ses questions, je n’aurai pas à lui mentir et donc à culpabiliser. J’attrape ma croix autour du cou et secoue la tête. Je ne vais pas me plaindre. Je me relève, un sourire aux lèvres. Il fait beau, je vais quitter mon travail d’escort pour être une secrétaire. J’ai un stage et mes cours se passent bien. Ça aurait pu être pire. J’envois un message à Larry et Oliver pour avoir des nouvelles, tout en avançant. Je relève la tête à temps pour éviter une dame âgée et remarque une silhouette que je connais bien sur un vélo, ce qui est plutôt inhabituel. Cependant, je ne suis pas d’humeur à discuter avec Ewan et je n’ai pas envie de m’énerver encore une fois. Alors qu’il s’approche, je fais demi-tour, pour l’éviter. Il ne m’a peut-être pas vu et ainsi, je peux éviter cette discussion. « Georgia ?! » Je grimace et ralentis. Maintenant qu’il m’a vu, ça ne sert à rien de faire comme si je ne l’avais pas entendu. Je replace une mèche de cheveux derrière mes oreilles et me retourne vers Ewan, qui arrive sans encombre vers moi avec son vélo. « Si tu savais à quel point tu illumines ma journée ! » Je lève les yeux au ciel et prends sur moi pour ne pas l’abandonner sur place. Il m’offre un petit sourire. Je note l’effort mais la dispute que l’on a eue hier est encore bien présente dans mon esprit. « Je suis sincèrement désolé pour hier. J'étais à cran à cause de ma famille et... » Tandis qu’il réfléchit à ses mots, je suis surprise. Certes cette situation n’est pas nouvelle mais d’habitude, on met plus longtemps à se voir avant qu’il ne s’excuse pour ces propos blessants. « Et idiot. Oui, vraiment idiot. » Je souris malgré moi mais je décide de ne pas le pardonner de suite. Je ravale mon sourire et croise les bras. « Depuis quand fais-tu du vélo ? Je croyais que faisais parti de ces gens pro-voiture, même pour faire 100 mètres.» « Tu marques un point. Mais j'ai une soeur tyrannique et un magasin biologique à l'autre bout du parc, mes histoires ne t'intéresseraient pas de toute manière donc ne prend pas la peine de changer de sujet aussi vite que la lumière. » Je lève les yeux au ciel. Je déteste quand il utilise ce ton. J’ai l’impression d’être une petite fille et je ne le suis plus depuis longtemps. Il m’offre un sourire, ce qui est assez inédit et manque de tomber. Il se rattrape et se relève tandis que je retiens un sourire moqueur. Il reprend un air sérieux tout en essayant de garder l’équilibre sur son vélo. « Voiture en panne. » J’éclate de rire et finis par me moquer de lui. « Ta voiture est en panne donc tu deviens soudainement écolo ? » C’est une association que je n’arrive pas à faire. Pour moi, Ewan est tout le contraire d’un écolo ou d’une personne qui mange bio.

« Eh bien, essaye un jour de vivre avec une famille comme la mienne et tu verras jusqu'à quoi leur égoïsme se réduit ! » Je lève les yeux au ciel. Certes, on a tous une famille particulière qui nous oblige à faire des choses que l’on ne veut pas faire mais il est assez grand pour prendre des décisions tout seul. « Tu peux déjà mourir pour un simple stylo avec eux. Alors une voiture... » « A ce point-là ? » Il regarde au loin, donnant l’impression de revivre un traumatisme passé. J’ai du mal à imaginer ce que sa famille a pu lui faire subir, même si ça ne devait pas être si horrible que ça. « Au moins, eux, pardonnent plus vite que toi. » Aïe, prends ça ! J’affiche un air choqué. « Si tu n’étais pas aussi borné, je pourrai te pardonner plus vite, Ewan. » Je m’empêche de tirer la langue et de lui donner raison et de l’inciter à penser que je suis encore une gamine. Parfois, j’ai l’impression d’être plus vieille que lui, parfois, la différence d’âge se fait ressentir et j’ai l’impression d’être de nouveau une enfant. Argh, je ne sais jamais comment être avec lui. « Je suis pas bor- » Il s’arrête, réfléchit un instant à ce qu’il est en train de dire. J’hausse un sourcil. Serais-je en train d’assister à une remise en question d’Ewan Young ? Ce jour est à marquer d’une pierre blanche. « ... tant que ça vraiment ? » Je grimace et hausse une épaule avant d’éclater de rire. « Malheureusement oui. Mais c’est comme ça qu’on t’apprécie. Et même si parfois, j’ai des envies de t’étriper, tu ne serais pas toi, si tu n’étais pas comme ça. » Ouhla, je deviens philosophe maintenant. « Si tu m’offres un café et un muffin, j’arriverai peut-être à te pardonner. » Je lui souris. C’est sûr que j’arriverai à le pardonner, jusqu’à notre prochaine dispute. « Peut-être ? Est-ce qu'un second muffin changerait quelque chose alors ? Non, oublie, c'est mieux que rien après tout. Allons-y alors ! » Je lève les yeux au ciel et attrape son bras. A chaque fois, c’est la même chose, à chaque fois, il m’agace, je m’énerve, il arrive à se faire pardonner. On recommence sans cesse mais finalement ça me plait parce qu’Ewan est comme ça. Et personne ne pourra le changer.


Dernière édition par Georgia N. Bowmann le Dim 11 Nov - 16:37, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: leave me alone w/ Ewan   Jeu 27 Sep - 17:01

« Eh bien pars en vélo, ça aérera un peu ton cerveau de pessimiste arriéré ! » Telles furent les mots de ce qui servait à Ewan de petite soeur jusqu'à sa terrible mort. Mais après tout, les Young n'avaient jamais appris à être délicat entre eux et choisissaient vite la franchise plutôt que la compassion. Merci papa et maman d'avoir élevé votre fils dans un milieu aristocrate si hostile. Toujours est-il que le constat de la situation restait le même : Sa voiture étant en panne, Ewan n'avait d'autres choix que de prendre le vélo pour descendre au centre de Londres. Pourquoi donc ? Pour sa râleuse de petite soeur qui exigeait qu'on lui trouve une confiture bio, celle qui ne se situait qu'à l'autre bout d'Hyde Park par rapport à Belgravia. Une véritable plaie, mais un moyen efficace d’échapper aux jupes de sa soeur. Leur relation fraternelle = Un bateau sur une mer agitée. C'est ainsi qu'il s'engagea dans une rue, puis une autre et encore une dernière avant de pénétrer à l’intérieur même du parc. Un avantage pour son moyen de transport. Il en profiterait entre-temps pour se poser sur un carré d'herbe et respirer comme il le faut. Il aimait ça, respirer. En particulier lorsque sa famille jouait les trouble-fêtes une fois tous les trois mois.
Les habitués d'Hyde Park lézardaient dans le coin. Il les connaissait depuis ses 13 ans, l'époque de son emménagement à Belgravia, l'époque où le futur scénariste allait parfaitement bien et ne s'était pas encore fait engloutir dans une usine commerciale où il devait constamment envoyer ses scénarios à la BBC. Une belle époque. C'était donc un merveilleux retour en arrière mais sa nostalgie fut vite coupée par un visage très familier. Et pas des moindres. « Georgia ?! » s'exclama-t-il après qu'elle fit demi-tour. La jeune étudiante avait certainement du le voir mais préférait royalement l'éviter. Ewan en était persuadé vu leur dispute d'hier : le trentenaire s'était comporté comme une vraie tache envers elle. Voilà la version simple de l'histoire. Et vu qu'il était le seul responsable, il n'avait qu'une seule chose à faire : s'excuser. Il pratiquait cette activité de plus en plus grâce à l'influence de ses amis et essayait de s'y tenir. Ainsi, il contourna une vielle dame et rejoignit vivement l'étudiante en tachant de ne pas se ramasser. « Si tu savais à quel point tu illumines ma journée ! » Il tenta un sourire en pria intérieurement pour qu'elle ne le frappe pas. C'était quelque chose de très courant dans les relations d'Ewan avec les femmes. Notamment avec Lia qu'il mettait en rogne 20h/24. Il fit alors marcher son cerveau pour une nouvelle phrase d'accroche et oublia tout contexte élogieux pour parler en toute honnêteté. « Je suis sincèrement désolé pour hier. J'étais à cran à cause de ma famille et... » Il s'interrompit un instant pour se remémorer ses propos et rester un brin compatissant. « Et idiot. Oui, vraiment idiot. » Il pédalait à présent au même rythme que Georgia tout en espérant que ses premières excuses seraient concluantes. Ou non. Cependant, au delà de ses inquiétudes stupides, un sourire apparu sur ses lèvres. Oui. Un sourire, un vrai de vrai. Simple et rassurant. Un sourire qui fit oublier à Ewan que la demoiselle n'avait fait que le snober pendant les premières minutes de leur rencontre. Mais un sourire qui eut le malheur de s'envoler dés que Georgia lui fit face. . FlûteDepuis quand fais-tu du vélo ? Je croyais que faisais parti de ces gens pro-voiture, même pour faire 100 mètres.» Ah bah tiens, ça c'était de la question. Tous les espoirs que s'étaient promis Ewan à lui-même se virent tapies dans l'ombre d'une violence étonnante. Georgia et le changement de sujet, ça faisait une belle paire. Toutefois, le trentenaire ne se démonta pas pour autant et fit ce dont il était né pour : parler en toute honnêteté. « Tu marques un point. Mais j'ai une soeur tyrannique et un magasin biologique à l'autre bout du parc, mes histoires ne t'intéresseraient pas de toute manière donc ne prend pas la peine de changer de sujet aussi vite que la lumière. » Ces belles paroles se suivirent d'un majestueux sourire de la part d'Ewan. Il s'étonnait déjà lui-même de devoir s'excuser aussi vite auprès d'elle mais alors lui afficher le plus absurde des sourires, c'était probablement la goûte de trop. Une goûte de trop qui eut un effet sur sa coordination vu qu'il trébucha sur son propre vélo. Rattrapant vite la situation, il se redressa et tenta de maintenir son dos aussi droit qu'avant. Il était tant d'être un peu plus sérieux que ça mon petit Ewan. « Voiture en panne. » Voilà enfin une parole en toute honnêteté. Cependant, au delà de son caractère exécrable et sans gène, le scénariste n'aurait jamais pensé une seule seconde qu'il pouvait être capable de faire rire quelqu'un. Pouvait-il alors se considérer comme gagnant dans cette situation si particulière ?soigner les maux par le rire ? ou plus précisément, se montrer idiot pour briser la glace ? - en l’occurrence, ici, la seconde proposition serait la plus pertinente -. Seulement, ça, ce n'était pas la manière de faire d'Ewan, pessimiste comme il était. Mais il ferait un effort : il avait tout de même eu celui de s'excuser. « Ta voiture est en panne donc tu deviens soudainement écolo ? » » C'est décidé : elle se foutait définitivement de lui. Ce dernier fit machinalement rouler son vélo sur le gravier du sentier tout en réfléchissant à la réponse qu'il fournirait. Ne pas être hautain, opter pour l'impassibilité. Ne pas être haut... « Eh bien, essaye un jour de vivre avec une famille comme la mienne et tu verras jusqu'à quoi leur égoïsme se réduit ! » Et puis, il essayait de faire plaisir après tout. Plus ou moins. Ou peut-être pas du tout à vrai dire. « Tu peux déjà mourir pour un simple stylo avec eux. Alors une voiture... » Il essayait de contenir ses légers traumatismes d'adolescents en fixant un quelconque point inexistant au loin. Ce n'était ni le temps ni le lieu de penser à ces idioties familiales. Il changea donc de sujet. « Au moins, eux, pardonnent plus vite que toi. » Jouer la carte du désespéré pour attendrir Georgia ? Pourquoi pas.
Seulement, elle ne lui renvoya pas la pareille. Au lieu de ça, elle parut absolument désarçonnée. « Si tu n’étais pas aussi borné, je pourrai te pardonner plus vite, Ewan. » Bravo Ewan. Ce dernier avait trouvé un nouveau moyen d'empirer les choses. Mais ce n'était pas volontaire, évidemment. Il ne se rendait pas compte des répercussions que ses paroles pouvaient avoir envers autrui et c'est cela qui avait causé la dispute de la veille. Sa famille lui avait certes appris à se montrer poli - règle à laquelle il se pliait sans ronchonner - néanmoins, maintenant qu'il était devenu plus ou moins sociable, il se réservait le droit de devenir impudent, cynique et désagréable. Piqué à vif, il répondit très vite à sa remarque. « Je suis pas bor- » Un moment de réflexion envahit le scénariste pendant un court instant. Bien sur qu'il l'était. On ne cessait de lui répétait ce mot depuis qu'il travaillait sous la coupe de la BBC. On lui reprochait de l'être sans cesse et on en jouait pour qu'il rentre chez lui de mauvais poil. Bien sur qu'il l'était. Doucement, ses pas se stoppèrent, ainsi que le vélo par la même occasion. « ... tant que ça vraiment ? » Il la regardait. Curieusement. Voire même prudemment. Georgia était une fille formidable, ça, Ewan ne le reniait jamais. Son manque de délicatesse digne d'un sale gosse de 12 ans freinait trop souvent leur relation. Alors pour une fois, il laisserait la jeune étudiante lui faire la morale. Mais, à sa plus grande surprise, elle rigola. Tout simplement. Ainsi, elle prit la parole : « Malheureusement oui. Mais c’est comme ça qu’on t’apprécie. Et même si parfois, j’ai des envies de t’étriper, tu ne serais pas toi, si tu n’étais pas comme ça. » Elle marquait un point. Ewan approuva d'un très léger mouvement de tête avant d'ajouter : « Bien vrai. » Ce n'était pas la première fois qu'on lui disait cela. Avant Georgia, il y avait son frère, le second cadet. Un peu avant, il s'agissait de son collègue de maison d'édition. [La suite arrive, je vais mangeeeer] Son caractère de cochon, parfois exacerbé, pour être indispensable, notamment dans une famille comme la sienne. De fil en aiguille, l'étudiante reprit la parole : « Si tu m’offres un café et un muffin, j’arriverai peut-être à te pardonner. » Elle souriait, ce qui rassura Ewan au fond de lui. C'était une sensation qu'il refusait d’accepter parfois, mais il était humain. Oui, entièrement humain. Alors il lui rendit son sourire, lentement, très furtivement. C'était tout ce qu'il savait faire. « Peut-être ? Est-ce qu'un second muffin changerait quelque chose alors ? Non, oublie, c'est mieux que rien après tout. » Il se gratta la tête. Quel idiot. Il était parvenu à arranger les choses à moitié, il n'était donc pas question de faire tout capoter en deux secondes. Idiot. « Allons-y alors ! »

underconstruction. WHAT A FACE !
Revenir en haut Aller en bas
 
leave me alone w/ Ewan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une visite surprise qui porte bien son nom... [Ewan]
» Leave the pain behind and let your life be your own again ♥ THYBALT & HEIDI
» 02. You can leave your hat on
» the life may leave my lungs but my heart will stay with you (azazel)
» Ricardo Seitenfus claims coup against Préval was suggested

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2012-2013-
Sauter vers: