suprised to see me ? w/ megan

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MessageSujet: suprised to see me ? w/ megan   Lun 17 Sep - 11:47

Toujours sur le fil, jamais en avance mais toujours ponctuel, c'est un peu mon crédo, mais ça ne m'a jamais vraiment empêché de passer trop de temps soit dans la salle de bain soit devant une revue de presse cinq minutes avant un rendez vous important. Mon dilemme du jour et celui de beaucoup d'autres : mon café. Je suis un homme qui ne dort pas beaucoup, cela aussi c'est assez récurrent chez les hommes de ma condition, on sort beaucoup le soir, on boit sans doute plus que ne l'autorise la loi au volant d'une Porsche et autres spécimens affreusement chers, alors la caféine voyez vous cela devient d'une importance capitale. Ce matin là n'est donc pas vraiment différent des autres, sauf si on s'attarde sur la circulation. Cette jeunesse contestataire toujours quelque chose à redire. Je jette un regard amusé aux pancartes prônant divers slogans écologistes qui verraient d'un très mauvais œil la consommation de mon bolide toute compétition. Le starbucks inaccessible, je me vois obligé de me diriger tragiquement vers le bas de gamme. Je me gare sur le parking du Macdonald déjà ravi à l'idée de mélanger mon parfum à celui des fritures et autres sauces andalouses. Mais le plus amusant n'est pas là, si tant est qu'on puisse utiliser le terme amusant pour décrire la situation. Le comique de situation est réel, certes, puisque la mère de l'objet des convoitises de ma mère sert les clients. Mon regard s'attarde sur ses gants, travailler dans la restauration, qu'elle drôle d'idée. Je ne grimace pas cependant, me contentant de l'observer ironiquement en me positionnant dans sa file. Je ne compte bien évidemment pas renoncer à mon café matinal pour si peu, et puis je ne suis pas vraiment dans l'évitement, ce qui doit être le cas de Megan dont le profil psychologique visiblement déviant la pousse à inventer toutes sortes de conneries qu'un enfant peinerait lui même à croire. L'autre cliente s'en va avec sa commande et je m'appuie un peu sur le comptoir avec ces airs insupportables de conquérant que je ne parviens pas toujours à réprimer en position de force. La théâtralité atteint cette fois son comble. « Megan? » Je questionne, feignant une moue surprise bien que le plus étonnant soit ma capacité à me remémorer son prénom. « Ca alors! » Sourire presque carnassier pour l'occasion, mais surtout ultrabright. Il n'y a pas de client derrière moi, ce qui me laisse un peu de temps, en oubliant mon rendez-vous bien sur.

Je n'exprime pas la moindre marque de dégoût quant au choix plus ou moins forcé de carrière, me contentant d'adopter une attitude joviale et sans condescendance apparente bien qu'indéniablement implicite. « J'étais resté sur la version Comtesse de Montrose, vie idyllique, je suis navré que ça n'ait pas marché entre vous. Ces hommes toujours à promettre la lune, mais n'est pas Kate Middleton qui veut malheureusement » Je ris un peu, jouant la carte de l'insouciance et surtout du type qu'on rencontre une fois en soirée et qui a bien changé depuis, car de toute évidence, c'est ce qui crève les yeux. A Londres les gens me connaissent, et ce n'est pas rare d'ailleurs que les chaînes de télévision m'interviewent à la sortie d'un procès particulièrement médiatique. Pour faire clair j'ai réussi, ce qui n'est pas le cas de Megan malgré ses histoires rocambolesques. Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre cette fille, sa vie est même assez triste en somme, mais je n'ai pas le temps de m’apitoyer le sur le sort des mes ex, bien qu'elle et moi ayons une histoire un peu particulière et qu'il découle de cette histoire désastreuse les quinze appel en absence de ma mère. Je range mon téléphone dans ma poche et m'excuse d'ailleurs de mon impolitesse. « Je suis navré, ma mère encore, déplorant mon célibat invétéré et le fait de ne pas avoir de petits enfant à cinquante quatre ans. » Gratuit certes. Mais la blague en elle même ne me fait pas vraiment rire finalement, plaisanter avec ça c'est presque indécent, même pour moi, j'ai beau m'en foutre assez royalement, j'ai une gosse et ça c'est très dérangeant. « Je prendrai un latte macchiato caramel s'il te plaît et puisque j'ai le temps, je le prendrai sur place. » Inutile de préciser que je n'ai pas le temps du tout, mais mon père me disait tout le temps quand je lui disais que je ne l'avais pas il fallait le prendre. Prenons le donc. « T'as une petite mine, tu devrais prendre un ou deux de congé. » Elle fait un peu peine à voir, mais elle va sûrement me dire que c'est sa rupture douloureuse avec le comte de Montrose, si il existe d'ailleurs, cela fait un moment que je ne me suis pas intéressé à la généalogie de la famille royale de toute façon, trop de crapules à défendre..


Dernière édition par Alan O. Wagner le Lun 10 Déc - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: suprised to see me ? w/ megan   Lun 17 Sep - 23:51

Ça ne pourrait pas être pire. Vous aussi, vous avez déjà eu cette réflexion, en commençant une journée particulièrement merdique. Ça commence avec le réveil qui n'a pas vraiment rempli sa fonction, évidemment, s'il y a eu une coupure de courant pendant la nuit, l'heure est remise à zéro, et puis quand on n'a pas vraiment les moyens de s'éviter le vieux boulot à macdo, les piles prévues pour que, lors de tels désagréments, l'heure reste sauvegardée, tout comme le réveil programmé, sont retirées pour pouvoir servir dans d'autres appareils, la télécommande, la mini chaîne hifi, ou le jouet de Grace. Tout ce que je peux dire, c'est que ça tombait extrêmement mal. Merci la mini-inondation dans la cuisine, avec le frigo qui ne fonctionnait plus non plus, et le givre de la partie congélo qui s'est liquéfié, j'avais bien besoin de ça, tiens. Je me résigne, on prend la vieille serpillère trouée et on lave, on éponge, enfin on fait ce qu'on peut. Pas de médicament pour moi ce matin, pas le temps quand j'aperçois Grace qui est prête à partir à l'école, je l'accompagne, me changeant en vitesse sans prendre le temps de me laver, tant pis. Je lui tiens la main, les cheveux en bataille dressés sur la tête, je tente vainement de les remettre en place. Un sourire arraché par le visage angélique de ma fille, mon rayon de soleil, avant de partir pour faire en sorte que ça ne soit pas pire au macdo, derrière le comptoir.

On évite le regard du manager, on s'engouffre dans les vestiaires des filles, on se change en vitesse et on se coiffe les cheveux dans une queue de cheval sommaire, aujourd'hui la casquette me sera d'une grande utilité pour masquer ma tignasse indisciplinée. Allez, le pire est passé, respire un coup, avance vers la pointeuse, va compter ta caisse malgré les maux de tête, et cours t'occuper du premier client sans dire un mot. Les gants sont enfilés, ils n'ont pas cherché plus loin quand je leur ai dit que ma peau était très sensible, et que je devais éviter le contact avec le métal des pièces de monnaie, les produits nettoyants trop actifs.

La matinée est calme, tranquille, je me dis que la tempête est passée, que le bon dieu m'épargnera pour le reste de la journée, j'ai envie de dire que ça ne pourrait pas être pire, mais je sais qu'à la seconde où on le dit ou le pense, il arrive quelque chose de pire, bien pire. Rien qu'avec ma grossesse, je me disais que rien de pire ne pouvait m'arriver que d'être mère célibataire à à peine 19 ans. Et bien si, il y a pire. Être mère célibataire et séropositive. Encore pire ? Allons-y gaiement. Mère célibataire, séropositive, au stade sida. J'ai gagné le gros lot, empoché le prix spécial, c'est que j'avais dû être vraiment vilaine dans ma vie antérieure pour qu'on me punisse de la sorte. La file se réduit, bientôt le moment de répit, celui où on peut boire un verre d'eau. En mode robot, je ne dévisage même pas les gens, je n'ai donc pas vu celui-ci arriver, avec son "Megan ?" étonné. Le visage se lève de l'écran, les yeux croisent son regard, j'me demande si c'est pas un cauchemar. En fait, je suis encore dans mon lit, j'ai imaginé tout ça, le réveil, le frigo, le retard... Oui, tout jusqu'à cet enfoiré au sourire colgate qui me regarde de haut. Il manquait plus que ça. Je me rends compte qu'il ne s'agit pas d'un cauchemar, mais bien de la réalité, triste, immonde, terrible réalité. Il ne manque pas de remarquer la différence de rang social, entre le moment où on a couché ensemble, et maintenant. J'ai déjà envie de le bouffer. "Alan... Je suppose que tu es de ceux qui font passer la carrière avant toute chose, c'est bien, tu as l'air de réussir." Il est difficile de cacher l'amertume, mais j'essaie quand même. Je prends sa commande, quelque chose qui va me permettre un peu d'évacuer toute cette énergie négative. "Je suis un peu fatiguée, entre le boulot, les cours, les répétitions et les auditions..." Dans mes mensonges, je choisis le classique : adepte du théâtre, choix de carrière discuté par les parents, donc pour continuer les cours il faut un boulot particulièrement ingrat, et la petite mine, ce sont les auditions et répétitions pour des pièces de théâtre, tard le soir, en plus de tout cet emploi du temps de premier ministre. Son café est prêt, je le lui rapporte avec un sourire. "J'adore le théâtre, j'espère pouvoir percer mais en attendant, la vie de bohème sans papa-maman derrière, ce n'est pas évident..." Il paie sa consommation, mais ne s'en va pas tout de suite. "Voilà, j'avoue que c'est aussi une certaine fierté, de se dire que l'on ne devra sa réussite qu'à soi-même... Enfin, si je perce !" Un rire convenu, c'est vrai qu'être actrice pourrait me réussir, au final. "Mais tu fais quoi, par ici ? Je te voyais plus... enfin, moins fast-food."

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MessageSujet: Re: suprised to see me ? w/ megan   Mar 18 Sep - 11:39

Elle aurait pu honnêtement choisir l'attaque directe, mais un probable instinct de conservation l'en dissuade. Elle opte donc pour une remarque qu'elle ne veut pas amère mais qui l'est prononcée dans un tel contexte. Je ne m'en formalise pas cependant. J'ai eu mes années de débauche dans ma folle jeunesse, mais ce que je vis actuellement est plus que satisfaisant. Ce n'est donc pas pincé le moins du monde que je lui rend un sourire qui ne peut que faire transparaître mon épanouissement en guise de réponse. Son jeu d'actrice est cependant flamboyant. A la regarder on croirait presque que notre rencontre ne lui fait ni chaud ni froid et qu'il suffirait d'une invitation courtoise pour qu'elle vienne dîner avec moi un soir de semaine. L'ironie fait d'ailleurs bien les choses puisque c'est l'excuse qu'elle invoque. Je ne m'autorise pas le rire cynique qui voudrait passer la barrière de mes lèvres et la laisse continuer ou plutôt s'enfoncer un peu plus. D'une main experte elle se met à la réalisation de mon café tout en me contant ses merveilleuses aventures d'étudiante bohème en oubliant sérieusement le détail qui fait de moi l'avocat réputé que je suis. Mais soit, optons donc pour le théâtre. Mon café atterrit dans ma main et je m'en saisis, attrapant un petit bâtonnet de bois pour tourner au passage. Alors que je m'apprête à faire un petit commentaire sciemment préparé, elle préfère passer du coq à l'âne en me demandant tout bonnement ce que je fais ici. La question est pertinente, mais la réponse presque évidente. « Ces manifestations hippies bloquent totalement la circulation, impossible d'accéder au starbucks sans perdre une demi heure de plus dans les embouteillages, je suis sorti hier soir, et j'ai un rendez vous dans... » Je jette un regard théâtralement affolé à ma montre. « très peu de temps, mais c'est dans la rue d'à côté et j'ai éminemment besoin de ma dose de caféine. » Je hausse les épaules, voilà qui résume bien la situation.

Mais parler de moi n'a pas vraiment d’intérêt, la vie rêvée de Megan est bien plus passionnante que mes pauvres histoires d'homosexuels se disputant la garde chihuahua, même si ces deux hommes déplacent des millions pour cet animal. Je bois une gorgée de café et décide d'attaquer de nouveau, nous avons tellement de choses à nous dire depuis le temps qu'il serait presque difficile de savoir par ou commencer. « Mais assez parlé de moi et de mes affaires ennuyeuses au possible, le théâtre est un choix de carrière certes critiqué mais qui peut te rapporter gros si tu connais les bonnes personnes. Mais encore une fois c'est l'homme d'affaire qui parle. Je ne doute pas de tes compétences, aussi j'aimerai bien voir une de tes représentations. » Ce serait d'un intérêt grandissant sans nul doute. Je la taquine un peu rien de bien méchant, n'allez pas vous faire d'idées, j'ai juste cette fâcheuse tendance à jouer avec les mythomanes, surtout ceux qui tentent de me cacher l'existence d'un enfant. Ce sont les pires, pas que j'ai eu vraiment l'envie de connaître cette gosse, et encore moins d'assurer toutes les charges paternelles et de payer une pension alimentaire à une gamine suffisamment stupide pour coucher avec des drogués notoires sans penser à se protéger sous prétexte qu'ils sont mignons, et en droit à Oxford, mais quand même. « J'ai défendu un réalisateur anglais, ainsi que cet abruti de William Norrington, on m'invite souvent aux avant premières d'ailleurs, tu devrais m'accompagner, je pourrais te présenter, à toi ensuite de:mettre en avant tes références... » Je lui adresse un clin d’œil faux au possible, mais il est vrai que je connais tous ces gens. Elle va probablement me prôner les valeurs du travail réalisé soi même, mais j'aurais au moins pu me délecter de ce jeu le temps de ma pose café. Je sors ma carte professionnelle et lui présente. « Appelle moi à l'occasion. » Je doute honnêtement qu'elle le fasse, à moins de désirer s'insérer un peu plus tragiquement dans son mensonge gélatineux, mais nouer un contact plus étroit pourrait dans le pire des cas me faire rencontrer cette fameuse Grace sans pour autant que soit révélée mon identité. La curiosité est un vilain défaut ceci dit.
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MessageSujet: Re: suprised to see me ? w/ megan   Ven 12 Oct - 23:44

J'ai beau le regarder, l'inspecter de haut en bas, je me demande encore ce qui m'a poussé dans ses bras, comme dans ceux de tous ces petits gosses de riches qui m'énervaient plus qu'autre chose, avec leurs airs de "nous sommes l'élite de la nation", à piétiner allègrement tous les autres, quels qu'ils soient. Mais plus que tout, je voulais éviter d'être piétinée, transformée en tapis de sol, alors je devais jouer à leurs jeux, et selon leurs règles. Quand j'vois où ça m'a menée aujourd'hui, très honnêtement, j'aurais envie de le regretter. Je pourrais dire que je suis cruelle, immonde, de dire que je regrette Grace.Quelle ingrate je fais, alors qu'elle constitue la seule source de mes sourires sincères. Mais ce serait me mentir à moi-même. Et quand je vois cet homme, devant moi, son père, j'ai qu'une crainte : qu'il tente d'entrer un jour dans la vie de Grace. Je ne veux pas qu'elle puisse connaître quelqu'un comme lui, je suis certaine qu'il la refilerait à une nourrice, un bisou à noël, de gros cadeaux, et démerde-toi ma fille, appelle-moi "père", et boucle-la. Et elle finirait comme moi, à trop vouloir s'intégrer dans un monde qui n'est pas le sien. Ou pas loin, il faut bien avouer que j'ai reçu un joli combo de merdes de la part de mon ami le destin, merci hein, fallait pas. En voilà un nouveau, fier comme un coq dans son costume sur mesure, regardez-le, regardez-moi semble-t-il dire, aimez-moi, admirez-moi. On ne peut pas le rater, ni même l'ignorer. Et je dois rétracter mes griffes qui me démangent, adopter un sourire convenu, et continuer à papoter comme si de rien n'était.

Je ne m'en sors pas si mal, après tout. Imaginer cette autre vie me fait du bien, comme si, en effet, j'étais une jeune fille pleine d'ambition et de rêves, avec la vie qui lui tend les bras, une passion, une raison de vivre. Ça m'aide à rentrer dans mon rôle. "Encore les hippies ? Jamais fatigués ceux-là..." Comme si j'en avais quelque chose à foutre. Pauvre type. Bien sûr, si je n'étais pas une mythomane aguerrie, ses questions et propositions me prendraient au dépourvu. Mais au jeu du mensonge, je suis peut-être meilleure que l'avocat. Peut-être pas. Qui sait ? "Bien sûr, la première n'est pas pour tout de suite mais si tu es dans le coin à ce moment là, je te ferais signe ! Si tu trouves du temps entre ton café du matin et tes rendez-vous." Je doute qu'il soit réellement intéressé, je n'ai pas vraiment de souci à me faire, et si jamais, je saurais très bien ajouter un mensonge de plus au dessus de la pile, je ne suis plus à ça près. "William Norrington... J'avoue que ce n'est pas l'acteur que j'admire le plus mais bon... Le cinéma, ça ne me dit pas vraiment. Je préfère les planches. Enfin je ne sais pas, après tout, pourquoi pas." C'est ça oui, fais ton grand samaritain. J'aimerais bien le faire un peu tourner en bourrique. Pourquoi pas le faire chanter ? Il faut que je fasse quelque chose. J'dois pas le laisser me bouffer, j'peux pas le laisser s'en tirer comme ça.

La carte qu'il pose sur le comptoir a l'air radioactive à mes yeux, mais je dois bien sûr faire comme si de rien n'était. Un sourire face à son clin d’œil affreusement faux, enfin, j'en ai l'impression car je pense qu'il n'est pas de ceux qui aident leur prochain à commencer une carrière, surtout lorsqu'il s'agit d'une fille qu'on a pu se faire quelques années plus tôt, et qu'on a laissé tomber du jour au lendemain, en s'inquiétant qu'elle avorte bien comme une gentille fille, mais même sans l'assurance que ce soit fait, un petit "à la prochaine" sonnant comme un à jamais, et démerde-toi bien dans ton marasme ma grande, je sais c'est injuste, mais en fait c'est la vie, heureux d'avoir pu t'en donner une petite leçon ! "Tu crois que j'arriverais à te joindre ? Tu as l'air d'être une personne très occupée. Mais j'essaierais quand même, juste pour savoir si c'est un air que tu te donnes, celui de l'homme qui n'a pas le temps mais qui ne perd pas pour autant de son flegme et de son calme..." Encore un sourire, c'est gratuit, cadeau. Je prends finalement ce bout de carton, hésitant à le jeter directement dans l'huile des frites, façon gourde maladroite, mais ce n'est pas vraiment l'image que je souhaite donner. "Fais attention, le café est vraiment très chaud." Cette fois-ci c'est moi qui lui envoie un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: suprised to see me ? w/ megan   Lun 5 Nov - 22:26

Comme tout est amusant ici. L’odeur de frites, les mensonges de Megan, on prend presque du bon temps chez MacDonald, c’est dire. On parle de Hippies, de manifestations écolos et de William Norrington et c’est fou ce qu’on s’éclate. Elle dit ne pas aimer tellement l’acteur et cela n’a rien d’étonnant en somme. Prestation médiocre dans un certain film de vampire, bien que sa dernière performance ait relevé le niveau, on ne peut pas dire qu’il ait bonne presse, et c’est d’ailleurs la presse qui nous a fait connaître. Mauvais traitement de l’information sur sa sexualité. Il ne faut visiblement pas faire l’affront de dire de Mr Norrington qu’il est gay, c’est mettre en jeu la promotion du prochain Twilight. Je ne rajoute rien, me contente d’un sourire suggestif, il ne faut pas critiquer les bons clients, c’est mauvais pour les affaires. Si elle préfère les planches, on ne va pas la forcer à faire du business. « Le cinéma rapporte plus, tu devrais y réfléchir. » Elle se saisit de ma carte, en tentant tant bien que mal de ne pas montrer de signes d’ingratitude ce qui lui semble, je le remarque assez difficile. Elle l’inspecte curieusement quelques secondes avant de me dire qu’elle m’appellera finalement, ce que je doute qu’elle fasse, mais après tout pourquoi pas. Je ne risque cependant pas d’inviter mes clients dans son magnifique restaurant cela va sans dire. « Il est vrai que je suis une personne fort occupée, tu as tout de même des chances de tomber sur ma sécrétaire, ou sur ma mère ou encore sur mon associé, un certain Nicolas qui porte le même nom de famille que toi et qui cache son lien de parenté avec un certain Grégory Faure. » Je meuble la conversation mais le fait est que nous n’avons plus grand chose à nous dire. Le jeu s’est mis en place de lui même, il faut maintenant passer à l’étape suivante. J’ai beau scander que ça ne m’intéresse pas, j’aimerai tout de même rencontrer ma « fille » au moins une fois dans ma vie, juste par curiosité, ou bien parce que tout le monde dans mon entourage semble penser que c’est l’idée du siècle. Je ne crois pas, mais soit, je ne risque pas grand chose à le faire, si ce n’est avoir envie de la récupérer, ce qui une nouvelle fois soulève mon scepticisme.

Je bois une gorgée de ma boisson quand mon téléphone sonne de nouveau. Je décroche. « Je te dis que j’arrive, oui maman on déjeune ensemble ce midi, d’abord je dois voir ma cliente. Tu devrais emmener ton chien chez le toiletteur c’est une infection. » Je hoche la tête un peu blasé. C’est une vielle dame qui s’ennuie et je n’ai malheureusement pas eu le temps de lui présenter un de ces milliardaires que j’ai l’habitude de croiser lors des soirées ou l’on m’invite, trop embarrassante pour l’inviter à un cocktail sans doute. « Je ne peux pas l’emmener Maman, c’est un chien et on a des fauteuil en cuir, tu vois le problème ? Parce que moi oui. » Je prends une inspiration. « Je ne suis pas irrespectueux, juste attaché à mon mobilier, on se voit ce midi. » Je raccroche et reprend possession de mon sourire éblouissant. « Ma mère un vrai pot de colle, comme tu vois. » Je ne peux pas vraiment ajouter que les choses n’ont pas changé depuis mes années fac parce qu’elle n’a jamais connu ma mère et lorsque j’étais jeune, mon téléphone passait le plus clair de son temps en silencieux. « Je vais devoir y aller, en tout cas, c’était un plaisir de te revoir Megan. Je te souhaite beaucoup de courage dans la voie que tu as choisie, ce n’est pas la plus facile, le droit est quand même une sécurité comme tu vois. » Et encore elle n’a pas eu le plaisir de faire la connaissance de ma voiture de luxe qui appuie parfaitement mes dires. Mais je ne suis pas là pour me la raconter, du moins pas vraiment en tout cas. Je bois encore un peu de café et lui fais un nouveau clin d’œil avant de me diriger vers la sortie, je ne voudrais pas la retarder dans sa cuisson de burgers. Je m’installe dans ma berline, monte le son de la radio et décolle pour cette fois me glisser dans la circulation avec une conduite qu’on pourrait qualifier de sportive et qui m’a valu un certain nombre de prunes qu’on me fait assez régulièrement sauter. Je ne suis pas n’importe qui moi vous savez, et les flics savent de quel côté se placer. J’arrive d’ailleurs avec dix minutes de retard à mon rendez vous, que j’excuse d’un sourire qu’on peut qualifier de véritablement ravageur. « Bonjour Madame Williams, que puis-je faire pour vous cette fois-ci ? »
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