J.E.A { Venez, petits Cochons ! }

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MessageSujet: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 0:12


Judicaël Errol Ainsworth w/ Christian Bale
the characterthe person
→ habite à Londres, avec les ratés.
→ âgé(e) deVingt six-ans.
→ né(e) le Trente et un octobre à 16h. (J'ai beaucoup d'humour) Whitechapel.
→ est Chirurgi(r)ien.
→ un t-shirt likes boys, likes girls ou bicurious ? Bicuriousslikegirlméocilikeboyzdéfois.
→ est actuellement Vierge. Nachrigole. Célibataire endurcis.(De ceux qui se font des steackHachés pâtes tous les jours, BIGUP)
→ pseudo : Junkikie.
→ âge : Dix neuf.
→ comment avez-vous connu le forum ? Monkiki et Cécilou.
→ code : DAVINCI LES GARS.
→ crédits : C'est Lui/elle.
→ de quelle couleur sont les petits pois ? J'sais pas, j'suis daltonien.


it's my life, it's now or never

J'ai retrouvé quelque chose qui rime pas avec "chirurgien célèbre et ténébreux". Mais vous allez voir, en vrai ma vie de gosse, c'était un peu une couche sale qu'on a laissé putréfier sur le rebord d'une fenêtre. C'est un peu un journal, sauf que c'est écrit sur un rouleau de papier toilette. Je me souviens, en sortant ce jour là, j'avais la marque des chiottes tatouée.

"J’ai douze ans et quelques heures. Et j’en veux au monde entier, je suis dépité/dégouté, je ne sais plus où mettre les yeux tellement l’envie de jeter des coups de poings à toutes les vieilles gâteuses qui me regardent de haut m’anime. Je ravale des larmes de sel qui viennent on ne sait d’où, de la part faible et sotte de mon être, de celle qui s’attendrit pour un rien parce que trop piétinée, humiliée, au bout du compte émasculée. Je voudrais que mes parents soient morts.

Ils m’ont abandonné comme un cafard sur lequel on aurait retourné un verre, qui s’asphyxie et qui touche du bout des antennes la paroi lointaine qui le retient, et qui se moque même de lui, en lui décochant son pâle reflet translucide de petit cafard grimaçant. Ça va faire bientôt quatre ans qu’ils m’ont envoyé ici. Papé n’y est pour rien, c’est un homme peu causant comme on en fait plus, mais il m’apprend des trucs chouettes, quand il ne râle pas contre son dentier à moitié pourri dont les dents usées tournent grisâtre. Les secondes me font vomir. Je voudrais être ce que je ne suis pas pour que le temps ait une autre couleur, et que dans cette couleur les heures aient un autre rythme. Injuste attitude du rejeton délaissé, avorté dans un petit cocon de solitude dont le cordon ombilical l’étouffe et serre encore, encore un peu. Et quand je ferme les yeux, je les revois. Leurs bouches qui se haïssent au-dessus de moi, leurs corps qui ne s’aiment plus, leur façon de m’amadouer pour que je dise oui à l’un et non à l’autre, alors que leur sale manie de me laisser seul au milieu de l’arène ont conduit mes pas mal assurés d’enfant à l’abîme. Si j’existe, savez, c’est simplement parce qu’au bal du village, mon père serra ma mère un peu plus fort qu’il n’était raisonnable de le faire. Et maintenant, au-dessus de ce gâteau surmonté de chantilly pour masquer le désastre qu’est la cuisine de Papé, j’ai l’estomac qui se transforme en plomb. Personne n’est là. Avec moi, je n’ai que ma carcasse de grand-père et mon poing. D’un coup sec, ce dernier s’enfourne sous les nuages de crème.

La chair me brûle longtemps quand je pleure, alors pour zapper ça j’enfile des bottes de caoutchouc et je dévale la pente de derrière jusqu’au ruisseau, en piétinant une à une toutes les fleurs. Une fois là-bas, je m’accroupis, visage entre les genoux, et souvent, je m’endors et tombe juste après. Mais évidemment, un jour, on vient vous emmerder. Une fois, c’était une nénette qui ne devait pas être bien plus vieille que moi. Petite jupe de lin bleu et boucles brunes tapissées en cascade, de ses lèvres purpurines jusqu’à sa gorge. « Brook », je crois. Je sais que Papé lui donnait des confitures, parce qu’elle était notre voisine, et que ses parents qui s’aimaient étaient aussi les propriétaires de notre presque foyer, à lui et moi. Pour sûr qu’elle allait pas m’emmerder longtemps, parce que les filles, je n’joue pas avec. Telle est ma vérité. Si on décide de jouer avec, on accepte de se laisser poignarder par ces gémissements d’amour dont on finit rapidement par être victime, une fois qu’on est grand et qu’on a l’âge d’être père. Elle avait l’air triste que je ne lui réponde pas, presque trop frustrée, en clair, à deux doigts de me faire craquer. Mais elle est partie, et je me suis à nouveau retrouvé le nez dans mon ruisseau vaseux. L’instant d’après, en fermant les yeux, j’ai repensé à mes parents furieux, et à sa bouche entrouverte. Divaguant entre veille et sommeil, ma main s’était égarée dans mon anorak et avait éveillé des désirs qui n’avaient pas la force de s’affirmer."


Bien gai le truc, mh? Comme le rouleau était fini, j'suis passé aux murs.

"J’ai repéré le gamin du premier rang qui faisaient jamais de mal à personne, qui à mon contraire ne s’était pas encore fait viré du catéchisme et du club de tennis, et je l’ai emmené au ruisseau. Je lui ai dit de me prendre. Il m’a fait répéter. J’ai été obligé de fourrer sa main dans ma braguette. Son visage ne comprenait pas. J’ai froncé les sourcils et observé. Sa bouche qui se féminise, ses yeux qui s’allongent, son corps tout entier qui me dégoutent. Je me souviens l’avoir saisi par les cheveux, d’un coup de reins m’être retourné, lui avoir pris la bouche, et m’y être enfoncé le plus profondément possible, jusqu’à ce que les larmes lui viennent aux yeux. Parce qu’il y avait trop de violence en moi et qu’aujourd’hui encore cette violence me fait peur. J’ai toujours été renvoyé de partout où j’ai été. Mais plus jamais personne n’a ri.

Je n’avais jamais de nouvelle de mon père, et la vie c’était ça, un bol de lait au miel le matin, des bûches dans la cheminée, Papé qui me chatouillait quand il n’avait rien d’autre à faire de ses mains craquelées par l’âge, et moi qui lui mordais le nez quand j’étais d’humeur à jouer avec ce vieux futur cadavre. Quand je me sentais seul, j’allais remplir un bocal d’insectes que je m’amusais à décortiquer comme des kinder-Surprise. Je leur ôtais la carapace, les coupais directement en deux avec une lame de rasoir, et dessinais rapido ce que ça donnait. En faisant ça, je pensais aussi à Jésus, sur la croix. S’en est bien tiré quand même, trois clous dans les pieds pour une planète à ses pieds. Mes doigts effleuraient donc le maigre corps d’une centaine de petits Christ. Je les regardais à la loupe et je disais « Je vais te tuer, Jésus ». J’attends toujours la gloire."


En exclu, je vous colle ce que j'ai vraiment écrit dans un journal, une fois. C'est à pleurer de niaiserie enfantine.

"Et un jour, je suis rentré du ruisseau. Pas un bruit, mais encore de la braise au feu. Le cadavre était présent, je ne l’ai remarqué qu’au bout d’une heure. Ventre à terre, ongles noirs de suie, intact. Mon grand-père n’a eu besoin de personne pour mourir. Il s’est tué tout seul, comme un grand. Mais juste avant il a saigné du nez. Pas mal, même. Par réflexe, en bon gamin que j’étais, - et même si ma tête hurlait «Sinistre guignol, n’y touches surtout pas ! C’est une bombe et ça va t’éclater en plein cœur ! »- je l’ai secoué, et secoué encore. «Aller, debout, Papé. A nous l’Eden, la mer, les nuits du bout du monde où chaque étoile filante allume un feu d’éternité. Puis tu disparais, promis, quitte à me faire mourir de chagrin. Je remets du petit bois au feu et je veux t’entendre rire ensuite. » Et puis plus rien. J’ai les mains pleines de sang nasal de vieillard. Je n’aimerai plus, je le jure. Mon Grand-Père est la dernière personne qui me trahit."

Vous moquez pas. J'ai eu quelques problèmes après ça, parfois des gros. Mais voyez, j'ai plutôt bien grandi, j'ai payé mes études sur la mort de ce bon vieux papy, j'ai réussi deux trois concours ou je suis passé sous le bureau, mais si je vous dis tout, savez, j'ai peur de n'avoir plus qu'à me pendre. Et croyez -le, ça serait fichtrement fâcheux. Des connards prétentieux qui n'ont pas grandi, la vie n'en fait pas d'autres.


truth or (almost) dare


→ Ton heure de gloire est enfin arrivée, un producteur de cinéma vient de te remarquer dans la rue et te propose de devenir la star de son nouveau film. Que lui dis-tu ? Seulement maintenant? Amateur. Je pardonne seulement si ça veut dire que je pourrai noyer des fourmis et montrer que ça me donne des érections à la télé, pour de vrai.

→ Une pauvre fille en pleurs chante All by myself avec son cornet de glace à la vanille en plein de milieu de la rue retournant tous les regards sur son passage, y compris le tien. Ta réaction ? Lancez lui des pièces ; la vanille était un fort mauvais choix.

→ Ton(ta) cousin(e) t'avoue sous l'emprise de l'alcool son attirance pour toi, et tente de t'embrasser. Premières impressions à chaud ? Réactions à froid ? Quand on l'a opéré d'une ablation des testicules quatre ans plus tôt, on se dit qu'on peut toujours lui montrer ce qu'il ne verra plus jamais.

→ Ton idée du parfait samedi soir : une soirée arrosée au Carling à Oxford, une nuit de folie au Fez Club de Cambridge, une sortie au théâtre de Londres ou une soirée geek avec plat commandé et partie de jeux vidéos avec tes meilleurs potes ? J'épile Valérie Lemercier et l'hélicoptère s'effondre en crevant mon oeil droit sans voler l'orange du marchand.

→ T'es au confessionnal, tu peux avouer ta pire faute, ou encore un secret particulièrement pesant que tu n'aimerais pas voir révélé. Que dis-tu au père Patrick pour te soulager la conscience ? J'assiste aux coloscopies et j'aime ça.

→ Le père Patrick était en fait un vrai sociopathe fan de Pretty Little Liars, et t'envoie un sms anonyme où il vous demande de choisir entre un secret révélé qui pourrait anéantir ta réputation ou briser ta famille, et de voler la bague de fiançailles Cartier d'un de vos amis. Après mûre réflexion, qu'est-ce que tu choisis ? De toute façon, c'est moi qu'ils auraient du épouser, alors.

→ C'est le mec (la fille) de tes rêves, tu en es persuadé(e) et pourtant, celui(celle)-ci est en couple avec quelqu'un d'autre. Tu te la joues résigné(e), stratégique, ou éploré(e) ? On veut les détails ! Je lui explique comment j'opère l'appendicite, ou comment les vrais médecins traitent le cancer du colon. Grâce à ça, il/elle se conforte dans un petit sentiment de sécurité et vient même parfois s'installer sur mes genoux.

→ Dans dix ans, je me vois bien ouvrir un resto spécialité moules frites avec Camille Jules Martin, marié, six gosses et à l'origine d'une toute nouvelle sauce roquefort-épinards et toi, des projets pour l'avenir ? Blanchir mes dents.

→ Et enfin, honnêtement, entre truth ou dare, qu'est-ce que tu préfères ? (oui ça rime !) Dare.

they don't really care about us


→ En pleine soirée baby-sitting, l'adorable petite fille aux cheveux blonds que vous gardez s'installe sur vos genoux et vous demande, d'un air suppliant : « Moi plus tard, je veux être la Reine d'Angleterre. Papa m'a dit que pour pouvoir le faire, il fallait aller à l'université. Mais il a dit aussi qu'il fallait choisir entre Oxford et Cambridge, parce que ce sont elles les meilleures d'Angleterre. A ton avis, il vaut mieux apprendre à devenir Reine à Oxford, ou à Cambridge ? » Pour sûr, la pimbêche est à caser avec les anormaux de Cambridge qui se soucient autant de leurs petits culs rebondis que de leurs résultats scolaires.

→ Après avoir écouté votre argumentaire, elle s'interrompt une seconde et fronce étrangement le nez. « Mais, au fait, qu'est-ce que c'est, le Judging Club Cambridge ? » Une bande de scrupuleux sur des notes moyennes exigées. Et des coups de pieds aux culs qui se perdent ?

→ « Aaaah, d'accord. Je comprends mieux. Et les TroubleMakers, alors ? C'est la même chose ?» Nan. Eux ce sont des des frustrés sexuels. Mais je veux bien leur apprendre à rayer d'autres porsches que la mienne.

→ « C'est bien compliqué tout ça. Mais alors, si je choisis Cambridge et que finalement je préfère Oxford, j'ai le droit de changer en cours de route ? » Ca risque d'être difficile. Mais je peux t'aider à changer de sexe, si tu veux.

→ « Hm... Bon. Ca m'avance pas beaucoup. Mais en même temps, j'ai le temps. »


Dernière édition par Judicaël E. Ainsworth le Mer 19 Sep - 18:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 0:17

Citation :

→ « C'est bien compliqué tout ça. Mais alors, si je choisis Cambridge et que finalement je préfère Oxford, j'ai le droit de changer en cours de route ? » Ca risque d'être difficile. Mais je peux t'aider à changer de sexe, si tu veux.
OMG xDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD
Je crois que c'est la meilleure réponse ever done à cette question, congrats


NIP TUCK STYLE ?
Je lis btw, je reviens après, mais Bienvenue excellent choix d'avatar
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 0:24

j'vais aux chiottes avant de m'pisser dessus, j'reviens Arrow
bienv'nue, p'tit comique va !

et.... BALE ! bounga, j'te baise va !
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 0:35

Le passage sur la coloscopie m'a gentiment rappelée la question du jour du grand journal, c'est tout à fait charmant
Je vais t'envoyer Blair à ses risques et périls, mais je valide en tout cas, c'est parfait
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 0:42

Nous sommes làààààààààà WHAT A FACE ! *est un petit cochon* groink groink

Par contre : "à Londres, avec les ratés" WOUAT ? WOUAT ? MAIS LONDON CA DECHIIIIIIRE !
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 8:32

Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 12:07

BIENVENUUUUUUE SUR TTR ! Excellent choix d'avatar BAAAAATMAN Arrow
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 12:43

omg le fou riiiiiiiiiiiire ! tu devrais être remboursé par la Sécu, ça fait du bien après la pourritude de ma matinée (sisi ça se dit) MERCI DOCTEUR ET BIENVENUE !

et je note pour la coloscopie, j'y enverrais papa s'il me fait l'affront de me coller une belle-mère :face:
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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   Mar 11 Sep - 18:43

Merci énormément à fond de la viiie les gaaaaars !
(Et les filles aussi, pour sûr, comme ça pas de cacas nerveux informes et rugueux au toucher.)

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MessageSujet: Re: J.E.A { Venez, petits Cochons ! }   

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