fathers & sons w/ GREGORY

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MessageSujet: fathers & sons w/ GREGORY    Lun 10 Sep - 16:59

J’abandonne Mélanie dans notre chambre après avoir pris une douche et enfilé un costume. Le monde appartient aux hommes qui se lèvent tôt, et je dois parler à mon père. Non pas que j’ai une quelconque urgence dont je doive lui faire part, mais depuis que je suis arrivé ici, à Londres, je ne l’ai presque pas croisé, faisant des allers retours entre le cabinet où j’ai été engagé et notre suite dans le luxueux hôtel familial. Jusqu’à présent, tout ça m’allait très bien, mais il est temps maintenant de ramener un peu de normalité dans cette vie de luxe. Je suis ravi que Mélanie se plaise ici et j’ai la réelle sensation de lui offrir enfin ce qu’elle veut, ce qu’elle attend de moi, ce qui m’apporte par la même une grande satisfaction. Mais je suis venu ici pour me faire un nom et pour accéder à ma propre notoriété, or la chose ne sera possible que si les liens familiaux que l’on m’a récemment trouvés sont révélés au grand jour. Ce qui signifie, en résumé, que je dois passer du temps avec mon père pour l’inciter à me faire suffisamment confiance pour assumer mon existence. J’aimerai qu’il me confie la défense du Claridge’s dans l’affaire de la fusillade. J’ai déjà étudié le dossier, les dépositions, les détails et tout ce qui pouvait m’être utile, et ce dossier est en béton armé. On ne peut pas perdre, au pire le type peut plaider la folie et nous, nous retrouver avec des dommages et intérêts colossaux. Un dossier gagné pour un grand nom londonien que je m’avère porter, c’est typiquement le genre d’évènement dont j’ai besoin pour prendre un peu le large. Je soupire en quittant la chambre sans réveiller ma fiancée et met une main dans ma poche pour monter vers les bureaux présidentiels – ou presque. Je frappe doucement à la porte pour ne pas m’imposer et m’arme d’un sourire que je veux obligé. Je ne suis pas un hypocrite, je veux réellement tisser des liens avec mon père. J’adore ma mère, mais elle n’a jamais remplacé le modèle masculin dont j’avais besoin dans ma vie, et qui, aujourd’hui, a une chance de s’y installer, enfin.


Mon… père – il faut que je m’habitue au mot – hurle d’entrer, ce que je fais sans me faire prier. Fort heureusement, son ton se radoucit immédiatement lorsque j’entre dans la pièce. Il termine rapidement sa conversation avec son interlocuteur et me salue. « Tu voulais me parler? » J’acquiesce lentement et lui offre un sourire pour rassurer son air surpris, me savoir dans les parages doit être assez difficile comme ça. « Assieds-toi, je t'en prie ».Je déboutonne ma veste pour m’asseoir et inspire en souriant un peu plus. « Tout va bien ? » Je fais référence à sa conversation téléphonique agitée. J’inspire un instant avant de me lancer finalement, rien ne sert de tourner autour du pot. « Je voudrais te remercier une fois de plus pour la suite que tu nous prêtes. Tout est magnifique ici, Mélanie est aux anges, vraiment. Ca, plus tout le reste, évidemment ». Je tousse un peu et acquiesce. « Nous allons chercher un appartement rapidement cela dit, ne t’en fais pas pour la chambre que l’on bloque ». Je veux m’installer maintenant que j’ai un boulot stable, et c’est une bonne façon de l’y préparer.


Mais il m’arrête tout de suite dans mon raisonnement. « La bloquer? Voyons, ne dis pas de bêtises! C'est un véritable plaisir pour moi de vous avoir ici et saches que vous pouvez disposer de cette chambre aussi longtemps qu'il vous plaira! Elle est à vous. Alors, rien ne presse ne t'en fais pas… Mais dis-moi, tu es sûr que tout va bien? J'imagine que cette visite n'est pas qu'une visite de courtoisie. Qu'y a t'il? Tu as l'air préoccupé Nicolas ». Je lui offre un sourire ému, c’est vrai que je ne suis pas franchement habitué à la présence masculine courtoise et attentive dans ma vie, le changement est de taille. Je me passe une main dans les cheveux et acquiesce. « Ce n’est qu’une suggestion que j’ai à te faire, d’accord ? » Je soupire un peu et m’avance sur le bord de ma chaise, geste insufflé par la nécessité d’accompagner mes propos de la gestuelle convaincante d’avocat que je sais si bien utiliser. « J’ai relu les dépositions et les comptes rendus de l’attaque à main armée qui a eu lieu ici ». Je soupire, inspire et réfléchis quelques secondes avant de reprendre. « Je pense que tu devrais me laisser la défense du cas. » Je croise les bras, recule de nouveau. « Je connais les éléments et j’ai déjà un axe de défense, je suis sûr à 100 % qu’on peut gagner gros des assurances et redorer l’image de sécurité du Claridge’s en faisant passer l’incident pour un concours de circonstances que personne n’aurait su déjouer ». Je me tais et guette une réaction. Il semble partir dans ses réflexions quelques instants et me formule finalement la réponse que j'attendais plus ou moins : « Je ne sais pas quoi te dire Nicolas. Vois tu, je me trouve au pied du mur. D’un côté, je sais que tu fais de l’excellent travail, je ne doute pas de tes capacités et j’ai vraiment envie de te faire plaisir, maintenant je ne suis pas certain que ce soit la meilleure idée que tu aies eu ». J'acquiesce, bien évidemment, me faire rencontrer ses deux enfants n'est sans doute pas dans ses projets immédiats, ce que je peux comprendre. Mais je n'ai pas emménagé à Londres pour rester dans l'ombre, et Mélanie me pousse chaque jour à devenir meilleur et à m'étendre pour lui offrir une vie de rêve, ce qui est bien entendu totalement ma volonté. « Je sais que c'est une décision difficile, mais il faudra bien un jour que tu leur dises... Comme je te l'ai dit lors de ma première venue, je ne te mettrais pas la pression et je ne t'imposerai pas de me révéler comme ton fils. Je peux rester dans l'ombre et me taire, ça ne me dérange pas. Mais là, on va au dessus du problème familial. Je suis surqualifié et ce dossier est une mine d'or. Redorer l'image du Claridge's est une urgence. Il faut gagner ce dossier et le gagner bien, et je suis la personne indiquée pour le faire...». J'inspire et ferme les yeux une minute. « Maintenant, je peux aussi demander de l'aide à Alan, il plaidera, comprendra peut être. Mais je pense que tu devrais envisager la question».


Il lève les yeux au ciel et tandis que la réflexion semblait lui occuper l'esprit depuis quelques minutes, il parait maintenant avoir réalisé quelque chose. « Si je dois vous confier ce dossier, j’aimerais autant que tu t’en charges » Je hoche la tête, tout ça me parait évident. Je suis qualifié, je connais le dossier par coeur et j'aurais particulièrement à charge de défendre les intérêts familiaux, ce qui fait de moi le candidat parfait à la représentation paternelle. « Tu sais quoi? C’est d’accord. L’affaire est à toi. De toute manière, mes autres avocats ne t’arrivent pas à la cheville. Tu as fait tes preuves, tu es mon fils et j’ai confiance en toi. J’imagine que c’est un avantage. Pour ce qui est de Tristan et Laureline… je vais bientôt leur en parler. Je te suis reconnaissant de te faire discret, mais tu ne vas pas te cacher, si je puis dire, indéfiniment. Ce n’est pas juste, ni pour toi, ni pour personne ». Je souris un peu et hoche la tête pour lui montrer ma gratitude à cette évocation. « Merci, tu ne le regretteras pas, c'est promis. Je vais gagner ce dossier, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Tristan & Laureline vivent mon arrivée de la manière la plus douce qu'il soit. Je ne suis pas là pour prendre la place de qui que ce soit». Je souris un peu et me redresse. « Je ne vais pas te déranger plus longtemps en tout cas, j'ai à faire et je suppose que toi aussi...» Je reboutonne ma veste et inspire. « Tu sais où me trouver en cas de besoin». Je me dirige vers la porte de son bureau que j'ouvre à la volée, mais me retourne cependant avant de le quitter. « Oh, et encore merci. Pour tout». J'acquiesce et quitte la pièce en sifflotant.


Dernière édition par Nicolas Mathias Faure le Jeu 13 Sep - 15:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: fathers & sons w/ GREGORY    Mer 12 Sep - 17:13

06 h 00, la nuit a été longue. J'ai encore fait une insomnie. Résigné, je crois que j'ai tout simplement abandonné l'idée de dormir. Un sommeil réparateur? Je n'en ai pas connu depuis une éternité. Cette histoire de fusillade a beau être loin derrière nous, je n'ai pas oublié. Je vis toujours dans la crainte qu'un malade mental fasse irruption dans l'hôtel et essaie de s'en prendre à mes proches - encore une fois. Non, je ne me sens pas en sécurité. Et l'expression dormir sur ses deux oreilles, n'a rien de familier. Ça fait des mois que je ne me suis pas véritablement reposé. Comme toutes les nuits, j'ai passé la majeure partie de mon temps à la regarder dormir. Calypso, la femme qui partage ma vie. Tout comme moi, elle a plutôt mal vécu cette expérience. Elle a eu énormément de difficultés à reprendre le cours normal de sa vie, à s'endormir et à baisser la garde. Nous en avons pas mal discuté et au jour d'aujourd'hui, je crois qu'elle s'en est remise. A moins qu'elle aussi ne joue la comédie. Quoi qu'il en soit, j'ai passé une très mauvaise nuit et c'est relativement excédé que je me décide à mettre le nez dans le livret de comptes de l'hôtel. Faute d'avoir trouvé un employé qualifié, j'ai décidé de faire office de comptable le temps que Calypso m'en dégotte un à même de répondre à mes attentes. Tel que je me connais, difficile comme je suis, cela risque de prendre un certain temps. Mes lunettes vissées sur le nez, je me plonge dans nos dépenses. Passant un coup de fil à la réception, je demande à ce qu'on me fasse monter du café. Je vais en avoir besoin!

Deux heures plus tard, je suis installé à mon bureau en train de me disputer avec l'un de mes plus fidèles collaborateurs. « Voyons, Harrold! Tu n'es tout de même pas sérieux?! Impliquer Breckenridge dans un projet d'une telle ampleur est d'une bêtise sans nom. Et moi vivant, JAMAIS et je dis bien jamais mon nom ne sera associé à celui de cet escroc ! » je m'indigne, fou de rage à l'idée que mon vieil ami n'ait pu ne serait-ce qu'envisager de collaborer avec ce type. « Comme tu voudras » siffle alors Harrold, visiblement agacé par ma réaction. Me levant brusquement de mon siège je m'apprête à lui dire ma façon de penser quand quelqu'un frappe à la porte. « ENTREZ! » je grogne, avant de radoucir ma voix lorsque je reconnais le visage de Nicolas. « Harrold, considère que cette discussion est close. On se voit demain ». Sur ces belles paroles, le quadragénaire salue le nouvel arrivant et referme la porte derrière lui. « Tu voulais me parler? » je demande, relativement surpris par cette visite. « Assieds toi, je t'en prie ». Je ne referais pas les mêmes erreurs qu'avec mes deux autres enfants, raison pour laquelle je suis disposé à l'écouter d'une oreille attentive, quoi qu'il puisse bien avoir à dire. Il s'assoit et me sourit. Il a l'air confiant. « Tout va bien ? » J'imagine qu'il fait référence à mon altercation avec Harrold. Je n'ai pas très envie de m'étendre sur le sujet, raison pour laquelle je me contente de secouer la tête. Je n'ai jamais été très bavard en ce qui concernait les affaires de toute manière. « Je voudrais te remercier une fois de plus pour la suite que tu nous prêtes. Tout est magnifique ici, Mélanie est aux anges, vraiment. Ça, plus tout le reste, évidemment ». Je lui souris à mon tour. Je n'ai jamais été là pour lui alors, l'inviter dans mon hôtel, c'est le moins que je puisse faire. « Nous allons chercher un appartement rapidement cela dit, ne t'en fais pas pour la chambre que l'on bloque ». Je fronce les sourcils. La situation n'est pas simple, j'en conviens, mais je suis surpris par son désir de partir. « La bloquer? Voyons, ne dis pas de bêtises! C'est un véritable plaisir pour moi de vous avoir ici et saches que vous pouvez disposer de cette chambre aussi longtemps qu'il vous plaira! Elle est à vous. Alors, rien ne presse ne t'en fais pas » je réplique avec un franc sourire. « Mais dis-moi, tu es sûr que tout va bien? J'imagine que cette visite n'est pas qu'une visite de courtoisie. Qu'y a t'il? Tu as l'air préoccupé Nicolas ».

Je n’ai aucune idée de ce qu’il s’apprête à me dire, mais tout ce que j’espère c’est qu’il ne va pas m’annoncer une mauvaise nouvelle. Mon altercation avec Harrold m’a mis hors de mes gonds, je suis d’une humeur massacrante et je crains qu’il ait plutôt mal choisi son moment en fin de compte. « Ce n’est qu’une suggestion que j’ai à te faire, d’accord ? » Fronçant les sourcils, je l‘incite à poursuivre. Ma curiosité est à son paroxysme, j’ai vraiment envie d’entendre ce qu’il a à dire. « J’ai relu les dépositions et les comptes rendus de l’attaque à main armée qui a eu lieu ici ». Il soupire et j’ouvre la bouche, prêt à l’interrompre. Je n’ai pas spécialement envie qu’il prenne part à cette affaire. Je sais ce qu’il va me demander et je doute que ce soit une bonne idée. « Je pense que tu devrais me laisser la défense du cas. » Qu’est-ce que je disais? « Je connais les éléments et j’ai déjà un axe de défense, je suis sûr à 100 % qu’on peut gagner gros des assurances et redorer l’image de sécurité du Claridge’s en faisant passer l’incident pour un concours de circonstances que personne n’aurait su déjouer ». Je passe mes mains sur mon visage, je ne sais pas comment aborder la chose. Son idée n’est pas foncièrement mauvaise et pour l’avoir vu à l’œuvre, je sais qu’il fait un excellent avocat. Maintenant et tant que son identité ne sera pas révélée au grand jour, j’ai bien peur que ce soit une mauvaise idée de l’associer à l’établissement. A défaut de la redorer, ne risque t-il pas de ternir davantage la réputation du Claridge’s si on venait à découvrir la vérité? « Je ne sais pas quoi te dire Nicolas. Vois tu, je me trouve au pied du mur. D’un côté, je sais que tu fais de l’excellent travail, je ne doute pas de tes capacités et j’ai vraiment envie de te faire plaisir, maintenant je ne suis pas certain que ce soit la meilleure idée que tu aies eu ».

Ma réponse n‘a pas l‘air de le surprendre. « Je sais que c'est une décision difficile, mais il faudra bien un jour que tu leur dises... » Et je serais tenté de dire que le plus tard sera le mieux… « Comme je te l'ai dit lors de ma première venue, je ne te mettrais pas la pression et je ne t'imposerai pas de me révéler comme ton fils. Je peux rester dans l'ombre et me taire, ça ne me dérange pas. Mais là, on va au dessus du problème familial. Je suis sur qualifié et ce dossier est une mine d'or. Redorer l'image du Claridge's est une urgence. Il faut gagner ce dossier et le gagner bien, et je suis la personne indiquée pour le faire...». Le pire dans tout ça, c’est qu’il dit vrai. Je suis entouré d’une bande d’incapables. Des vautours tout juste bons à profiter des sommes colossales que je leur verse, mais c’est une autre histoire lorsqu’il s’agit de défendre (au mieux) mes intérêts. « Maintenant, je peux aussi demander de l'aide à Alan, il plaidera, comprendra peut être. Mais je pense que tu devrais envisager la question ». Je lève les yeux aux ciels. Au fond, je sais qu’il a raison. Et pas seulement à propos de cette affaire. Il est temps que je parle à Laureline et à Tristan. Plus que temps. De toute manière, je ne pourrais pas leur cacher la vérité indéfiniment. « Si je dois vous confier ce dossier, j’aimerais autant que tu t’en charges » je réplique, pensif. « Tu sais quoi? C’est d’accord. L’affaire est à toi. De toute manière, mes autres avocats ne t’arrivent pas à la cheville. Tu as fait tes preuves, tu es mon fils et j’ai confiance en toi. J’imagine que c’est un avantage. Pour ce qui est de Tristan et Laureline… je vais bientôt leur en parler. Je te suis reconnaissant de te faire discret, mais tu ne vas pas te cacher, si je puis dire, indéfiniment. Ce n’est pas juste, ni pour toi, ni pour personne ». Il m’écoute avec attention, sans jamais m’interrompre et finis par acquiescer mes propos. « Merci, tu ne le regretteras pas, c'est promis. Je vais gagner ce dossier, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Tristan & Laureline vivent mon arrivée de la manière la plus douce qu'il soit. Je ne suis pas là pour prendre la place de qui que ce soit ». J’essaie de sourire, mais mon visage se crispe. Je connais bien mes enfants et je sais déjà comment ça va se terminer. Ils vont m‘en vouloir, ils vont me détester. Alors, que Nicolas me promette de se montrer agréable et rassurant, ça ne change pas grand-chose. « Je ne vais pas te déranger plus longtemps en tout cas, j'ai à faire et je suppose que toi aussi...» Il marque un point, une longue journée m’attend. « Tu sais où me trouver en cas de besoin. Oh, et encore merci. Pour tout ». J’esquisse un sourire et le regarde partir sans rien dire. J’ai fais ce qu’il fallait, n'est-ce pas? J’ai pris la bonne décision?


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