IRL & JKG ✖ With a little Help from my friend

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MessageSujet: IRL & JKG ✖ With a little Help from my friend   Jeu 6 Sep - 3:30


✖ James Green & IVORY LEVY✖
« LONDRES # CAMDEN TOWN # Whittington Hospital »

Holy Shit ! Je passe la pire soirée de ma vie et cela ne fait qu'empirer. Un ami de Cambridge m'a traîné dans une soirée londonienne, chez un ami d'un ami, donc un inconnu pour lui. Je ne fais jamais cela, préférant rester à l'appartement avec Red & Hazza. Seulement, Redmund était absent ce soir, et avant de retourner en cours, j'avais envie de profiter de mon temps libre. Il m'avait juré que le bar allait-être rempli, que la nourriture serait à tomber par terre, et que la musique serait celle que j'aime. Je dois arrêter de croire à ce que cet ami me dit! Bullshit! Je n'aime pas spécialement passer des soirées où je ne connais personne. Les inconnus sont toujours là, à me demander quelle est la signification de chacun de mes tatouages, pourquoi je les ai fait, et toutes les questions qui s'y rapportent. Toujours la même chanson, et j'en suis malade à force! Je suis dans mon coin, tranquille, essayant d'écouter la musique même si elle n'est absolument pas à mon goût! Mais un idiot vient de me bousculer, sans le faire exprès soi-disant - peut-être une approche non crédible de nouveau dragueur des bas fonds -, seulement, cet idiot me fait trébucher sur le canapé à mes côtés et me fait alors tomber au sol. Je n'ai pas d'équilibre, je n'en ai jamais eu ! Évidemment, pour continuer la soirée misérable que je passe, ma main se pose malencontreusement sur du verre brisé au sol. C'est bien ma veine! Ne plus jamais sortir avec cet ami, plus jamais ! Ma main est plus qu'écorchée, ma tête me donne quelques vertiges à la vue du sang, je sens que j'ai besoin de point de suture, ce n'est pas qu'une simple égratignure. Je ferme les yeux et je prends une grande respiration alors qu'on m'apporte une serviette pour faire compresse sur ma main. Pourquoi est-ce que cela m'arrive à moi?! Mon ami, dans sa grande bonté d'âme m'aide à me relever. « Merci Alex, c'est trop aimable de ta part ! » disai-je avec ce sourire narquois qui me va à ravir! « Aide-moi! Emmène moi au Whittington Hospital de Camden » Ce n'est pas l'hôpital le plus proche, mais bon, je ne suis pas en danger de mort imminente non plus! Je sais qu'en allant à cet hôpital je serai bien soigné, James y travaille, enfin j'espère qu'il travaille encore à deux heures du matin.
J'arrive à l'hôpital, seule. Alex m'a demandé s'il pouvait juste me déposé, pour pouvoir repartir à la soirée. C'est décidé, je ne lui parle plus! J'arrive aux urgences de l'hôpital, vraiment pas rassuré par cet endroit, j'en ai des frissons voire même la nausée! Et ça, ce n'est pas à cause de ma blessure! J'arrive à l'acceuil des urgences, leur montrant ma blessure. La secrétaire appelle un médecin, mais je l'arrête de suite. « Non Non! Je ne veux pas de médecin que je ne connais pas! Je veux le Docteur James Green! » La secrétaire me regarde d'un air suspicieux, « Vous ne voulez pas que je commence une crise de paranoïa, croyez-moi! Appelez le Docteur Green avant que je me vide de mon sang! » Je commence à devenir mélodramatique... pathétique Ivy! Seulement, je ne fais confiance à personne dans cet hôpital, juste en James! La secrétaire accepte ma requête voyant sûrement mon désespoir dans mes yeux, et appelle James par le biais de son bipeur. La jeune femme me fait assoir dans la salle d'attente, me donnant des compresses propres et saines. Je m'assois sur l'un des sièges de la salle d'attente et je pose ma tête contre le mur en fermant les yeux tout en prenant une grande respiration pour me calmer. « Sois là James! Sois là! » Je me perds facilement dans mes pensées, essayant de penser le moins à l'endroit où je me trouve... les souvenirs reviennent facilement dans ma mémoire! « Et ba dis donc! Tu ne t’es pas loupé!» Je sursaute en entendant la voix de James. Je le regarde avec un léger sourire fébrile, « Alors, on fait des caprices? Il paraît que tu as exigé que je te soigne?! Je suis flatté! Si madame veut bien se donner la peine de me suivre...» Je me relève et je le prends dans mes bras. Nous ne sommes pas si proches pour ce genre d'effusion, mais j'ai eu ce besoin de le remercier de cette façon, j'avais besoin qu'il soit là. Je me retire vivement de mon étreinte pour ne pas le gêner, et je baisse la tête à mon tour gêné de mon geste. « Pardon! Je n'ai confiance en aucun médecin ici mais je sais que je peux te faire confiance à toi! C'est qu'une coupure profonde, mais je pense avoir besoin de point de suture. » James me fait signe de le suivre ce que je fais. Je regarde la secrétaire et lui tire la langue. Oui très enfantin, on va mettre cela sur le coup de la fatigue et de ma blessure.
James m'emmène dans une salle pour me soigner, endroit qui me stresse tout comme la salle d'attente. J'ai attendu de nombreuses fois dans ce genre d'endroit lorsque j'avais douze ans, et j'ai de très mauvais souvenirs, d'où mon angoisse permanente dans ce genre d'endroit. Je le regarde alors qu'il se désinfecte les mains, voilà qui me rassure, il est du genre prévoyant! « Votre diagnostic était exact, toutes mes félicitations Docteur Levy, c’est du beau travail!» Je lâche un rire, il parvient à me détendre. « Ça ne sera pas long, ne t'en fais pas.» Ne pas m'en faire? Je ne suis pas inquiète pour ma coupure... quoiqu'une infection peut toujours arriver, on ne sait jamais ! Je fixe l'aiguille qu'il tient dans ses mains, je ferme les yeux en grimaçant légèrement, « Surtout, n’hésites pas à crier si tu as mal.» Cela se pourrait que je me mette à crier... mais ce n'est pas mon genre malgré tout, je sais cacher mes émotions et la douleur! L'idée qu'une aiguille recoud ma main n'est pas des plus agréables. J'acquiesce de la tête, me mordant l'intérieur de la joue. « On peut savoir comment tu t’es fait ça?» Je grimace, non par la douleur, mais par le souvenir d'une soirée très désagréable. « Hmm, par quoi commencer? Un ami m'a entraîné dans une soirée merdique à Londres où je ne connaissais personne. La musique était vraiment à chier pour être poli! Et pour finir, un couillon d'invité m'a poussé et j'ai posé ma main sur du verre brisé, d'où cette foutue coupure. » Je peux être vulgaire quand on me pousse à bout, je le regarde alors qu'il nettoie ma plaie. « Donc une soirée magnifique que jamais je n'oublierai! » dis-je sur le ton de l'ironie. Seulement, quand je parle, surtout énervée, je bouge un peu trop mes bras, ce que James ne manque pas de me dire puisqu'il ne parvient pas à nettoyer ma plaie. « Je comprends que cet incident ait pu te contrarier, mais tu ne voudrais pas arrêter un peu de bouger s’il te plaît? Comment tu veux que je te soigne si tu gigotes dans tous les sens?» Je me sens conne d'agir comme une adolescente prépubère qui vient de passer une première soirée merdique. Je m'excuse en lâchant un pardon presque inaudible et je baisse la tête. Mon autre main libre, je commence à jouer avec un fil qui dépasse de mon t-shirt des Ramones, ce qui me permet d'éviter de penser au fil et à l'aiguille que James va me planter d'ici peu dans mon autre main. Mais mon regard se repose sur lui lorsqu'il me parle à nouveau. « La prochaine fois que tu viens à Londres, assure-toi de passer la soirée avec les bonnes personnes. Tu sais un truc calme, du genre plateau-télé. C’est peut-être pas aussi amusant, mais au moins tu ne finiras pas dans un hôpital à deux heures du matin» Un sourire, il parvient à m'extirper un sourire dans ce moment-là. « D’ailleurs, ça me fait penser que je te dois toujours une pizza » Je me mordille l'intérieur de la joue en sentant le verre brisée que déloge James de ma main; je chasse rapidement la douleur de mon esprit en le fixant. « C'est vrai ! J'ai toujours la mémoire courte pour ce genre de chose ! Et tu sais, je suis plus du genre à passer des soirées tranquilles avec de la nourriture chinoise en regardant des séries ou des films. Je ne suis pas allée à cette soirée de mon plein gré ! » Si j'avais su que ma soirée allait se passer ainsi, je serai resté avec Hazza -le chat de mon colocataire-! Je grimace légèrement en sentant la douleur se propager autour de ma main.
« Tu peux me donner de la morphine pour que je ne ressente plus rien? » Je sais que lui demander de la morphine est encore très exagéré de ma part, je pense que des analgésiques suffiront. Mais sait-on jamais, je n'ai jamais eu l'occasion de planer sous de la morphine, même si je ne suis pas du genre à planer avec des drogues ou autres! Je regarde James terminer de me recoudre, et comme je m'en doutais, il éclate de rire à ma demande de morphine. Son rire est contagieux, alors, je me mets à rire à mon tour. « Je pense que ça ne sera pas utile. Bien sûr, je vais te donner de quoi soulager ta douleur et te conseiller de ne pas trop te servir de ta main. Du moins, pendant deux, trois jours. En ce qui concerne la morphine, tu t'en passeras très bien! » Je le regarde en faisant la moue, en essayant de le soudoyer de la morphine avec un regard innocent pour tenter de le convaincre. Je m'arrête rapidement, car je me rends compte qu'en essayant de le convaincre de me donner de la morphine cela pourrait lui montrer une certaine addiction pour de la drogue... Alors que c'est une chose à laquelle je ne touche pas; seules des drogues étranges durant mon voyage en Afrique. « C'est fini. Tu peux te détendre. Je vais te donner un comprimé maintenant et puis je vais te faire une ordonnance. Rassure-moi tu ne vas pas rentrer sur Cambridge maintenant? Ton ami a bien dû t'attendre, non ? » Je lui souris en l'écoutant me parler de la prescription, mais surtout du comprimé qui va soulager la douleur. Je n'ai pas l'air d'avoir mal, mais je cache le fait que ma main me fait souffrir le martyre. Puis je grimace légèrement en l'écoutant parler de mon ami... La soirée n'est pas fini, et les galères peuvent encore continuer pour moi. Il enchaîne rapidement sans que je ne puisse répondre, « Au pire, j’ai fini alors, si tu veux que je te dépose quelque part ou que je t‘appelle un taxi. » Je dois avouer que James est un véritable gentleman anglais, et je ne peux m'empêcher de sourire à nouveau. Je me relève pour m'avancer vers lui. « Mon ami? Rayé de la liste, cet attardé a décidé de me déposer à l'hôpital puis a choisi de retourner à la soirée. Donc je ne peux pas rentrer sur Cambridge, il n'y a plus de train ni de bus à cette heure-là. » Je me dis que je pourrais passer la soirée chez Eden... mais je doute qu'il accepte le fait que je débarque sans prévenir chez lui. Je regarde ma main à présent recousue, et je soupire. « Donc je veux bien que tu m'appelles un taxi si cela ne te dérange pas. » Taxi, de Londres à Cambridge... Cela pique mon argent, et je ne suis pas certaine d'avoir le compte sur moi. Je commence à réfléchir, et peut-être que je peux trouver un hôtel pas cher sur Camden... à moins que je décide de vraiment appeler Eden pour dormir chez lui. Je ne demande pas à James de m'héberger, nous ne sommes pas assez proches à mon avis pour qu'il accepte, et si je me souviens bien, il ne vit pas seul... Je ne suis pas sûre que sa partenaire voit d'un bon oeil l'arrivée d'une jeune femme dans son appartement. James semble tellement être navré pour moi, mais il ne faut pas ! C'est de ma faute, j'aurai dû penser à un plan de secours comme à mon habitude. Peut-être que je pourrais appeler Bekah afin qu'elle vienne me chercher, ou me donner les codes de sa carte pour que je me paye une chambre. Je le regarde alors qu'il est en train d'appeler un taxi pour moi. Je ne veux pas abuser de sa gentillesse, et je sais que je peux compter sur James à l'avenir, à la différence d'Alex! « Il sera là dans dix, quinze minutes. Tu veux que j’attende avec toi? » J'esquisse un léger sourire, il est adorable, et je dois avouer que je jalouse un court instant sa compagne pour avoir un homme aussi aimant. « Tu sais, je t’aurais bien raccompagné moi-même, mais je ne suis pas en état de conduire. Trop de fatigue. T’aurais aussi pu dormir à l’appart, mais… ma petite amie est là en ce moment et… ça m’embête de pas pouvoir t’aider davantage… » Je vois bien qu'il est mal à l'aise de la situation, seulement, je comprends parfaitement. Je m'approche de lui, avec ce léger sourire. « Ne t'en fais pas James, c'est adorable de ta part d'être resté pour me soigner. Tu en as déjà fait beaucoup pour moi et cela compte pour moi! Je vais attendre patiemment le taxi dans la salle d'attente... » Je fronce légèrement les sourcils... être seule dans la salle d'attente d'un hôpital... trop peu pour moi! « Ou plutôt à l'extérieur! Merci pour tout, je ferai un check-up à Cambridge pour ma main! » Je regarde ma main un instant, ne ressentant plus la douleur. Je m'approche de lui, et je lui donne un baiser de remerciement sur la joue. Rien d’ambiguë, ni d'arrière pensée, mais un geste qui se voulait amical envers lui en m'ayant aidé ce soir.


U.C.


Dernière édition par Ivory R. Levy le Mer 5 Déc - 23:25, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: IRL & JKG ✖ With a little Help from my friend   Jeu 6 Sep - 12:30

IVORY AND JAMES.
WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIEND
« JAMES?! » Jessica (ou l’interne qui est censée prendre son tour de garde après moi) vient d’entrer précipitamment dans la chambre de madame Harris. Les bras croisés sur sa poitrine, elle laisse transparaître son mécontentement. « Un problème? » je demande sans même lever les yeux des constantes vitales de ma patiente. « Oui, on peut savoir ce que tu fais encore ici? Non, parce que ça fait déjà plus d’une heure que tu devrais être partie ». Une heure? Qu’est-ce qu’elle va chercher? J’ai débordé d’une dizaine de minutes à tout casser. Terminant de remplir la fiche de soin de Mary Harris, je finis par jeter un coup d’œil à ma montre et à ma grande surprise, je constate que ma collègue a raison. Je n’ai pas vu le temps passer, il est près de deux heures du matin et force est de constater que ça fait longtemps que je devrais être rentré. D’ailleurs, je ferais bien de filer en vitesse si je ne veux pas me faire taper sur les doigts. Ça fait plusieurs jours que j’enchaîne les tours de garde et si cet abruti de Summers passe par-là, il va se faire un plaisir de me remonter les bretelles. Or, je n’ai pas besoin de ça. Déjà que mon chef de service ne me porte pas dans son cœur, inutile de me faire remarquer davantage. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Quand on aime, on ne compte pas » je réplique tout sourire avant de lui tendre la fiche de soins et d’ajouter à l’intention de notre malade « Mary, c'est toujours un plaisir, mais... Ma journée était censée prendre fin il y a plus d’une heure déjà et si je ne rentre pas maintenant, ça va chauffer pour moi. Alors, je vais vous laisser aux soins de Jessica. Vous allez voir, elle est formidable. Un peu pète-sec et enquiquineuse sur les bords, mais c’est un bon médecin ». Je lance un clin d’œil à Jessica qui me fusille du regard. Elle joue les filles contrariées, mais je la connais suffisamment bien maintenant pour savoir que mes propos l’ont amusé. Ça ne se voit peut-être pas, mais c’est pourtant la vérité. Je reporte mon attention sur ma patiente. Madame Harris quant à elle, n’a pas l’air rassuré. J’aurai dû m’en douter. C’est la quatrième fois qu’elle vient se faire opérer et sauf erreur de ma part, j’ai toujours été en charge de son dossier. C’est une personne relativement âgée et comme toutes les dames de son âge, elle a du mal avec la nouveauté. « Allez ne vous en faites pas, tout va bien se passer » je dis en souriant tandis qu’elle me fait promettre de passer la voir dès que je reviendrai. L’assurant que je n’y manquerai pas, je salue ma collègue et m’éclipse en direction des vestiaires. La fatigue commence à se faire sentir, il est temps que je m’en aille. Mais alors que je m’apprête à quitter les lieux, mon biper sonne. Génial…

« Tu m’as bipé? » Assise à son bureau, Carly m’explique brièvement la situation. Je suis légèrement surprit d’apprendre qu’on a demandé à me voir tout particulièrement, mais je ne peux m’empêcher d’être flatté par cette marque de confiance de la part d’un patient. Reste maintenant à découvrir de qui il s’agit réellement. Carly m’indique la jeune femme en question et je tombe dénue lorsque je reconnais… Ivory. Les traits tirés et le teint blanchâtre, elle fait peur à voir. Je baisse finalement les yeux et je remarque la blessure en question. Sa main est entourée par une serviette, elle-même imbibée de sang. « Et ba dis donc! Tu ne t’es pas loupé! » je m’exclame en souriant, ce qui la fait sursauter. Si je suis content de la revoir? Assurément. Maintenant, j’aurai préféré qu’on se retrouve dans d'autres circonstances. « Alors, on fait des caprices? Il paraît que tu as exigé que je te soigne?! Je suis flatté! Si madame veut bien se donner la peine de me suivre...». Pour toute réponse, elle se jette dans mes bras. Surpris, j’accueille son étreinte de façon maladroite et je reste interdit quelques secondes lorsqu’elle s’éloigne de moi. Il faut dire que nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps avec Ivory; tout du moins nous ne sommes pas proches au point de nous laisser aller à ce genre d’effusion, raison pour laquelle je suis resté stoïque. Maintenant, l’effet de surprise dissipé, je ne m’en formalise pas outre mesure. Au contraire, la situation m’amuse. « Pardon! Je n'ai confiance en aucun médecin ici mais je sais que je peux te faire confiance à toi! C'est qu'une coupure profonde, mais je pense avoir besoin de point de suture » dit-elle en m’emboîtant le pas. Notre course s’arrête dans une petite salle, non loin de là. Ivory s’installe pendant que je me désinfecte les mains pour l’énième fois. On est jamais trop prudent, n’est-ce pas? « Votre diagnostic était exact, toutes mes félicitations Docteur Levy, c’est du beau travail! » je lâche sous le ton de la plaisanterie avant d'ajouter, plus sérieusement cette fois « Ça ne sera pas long, ne t'en fais pas » je poursuis en attrapant un peu de fil, une aiguille et de quoi désinfecter tout ça. « Surtout, n’hésites pas à crier si tu as mal ». Elle acquiesce d'un signe de la tête et je commence à nettoyer sa plaie. « On peut savoir comment tu t’es fait ça? ». De toute évidence, Ivory n’est pas très à l’aise ici. Je l’ai bien remarqué, j’ai l’habitude. Ce n’est pas la première patiente à qui l’hôpital rappelle de mauvais souvenirs. C’est d’ailleurs pour cette raison que je lui ai demandé comment elle s’était ouvert la main. Parler lui fera penser à autre chose. Peut-être bien que cela lui permettra de se détendre. « Hmm, par quoi commencer? Un ami m'a entraîné dans une soirée merdique à Londres où je ne connaissais personne. La musique était vraiment à chier pour être poli! Et pour finir, un couillon d'invité m'a poussé et j'ai posé ma main sur du verre brisé, d'où cette foutue coupure. » Ou pas. « Donc une soirée magnifique que jamais je n'oublierai! » A défaut d’être inquiète, elle semble être sur les nerfs désormais. Le récit de sa soirée terminé, je ne peux m’empêcher de soupirer. « Je comprends que cet incident ait pu te contrarier, mais tu ne voudrais pas arrêter un peu de bouger s’il te plaît? Comment tu veux que je te soigne si tu gigotes dans tous les sens? ». Confuse, elle finit par baisser la tête. Une fois de plus, je m’amuse de son comportement. Parfois, j’ai l’impression d’être en face d’une enfant. « La prochaine fois que tu viens à Londres, assure-toi de passer la soirée avec les bonnes personnes. Tu sais un truc calme, du genre plateau-télé. C’est peut-être pas aussi amusant, mais au moins tu ne finiras pas dans un hôpital à deux heures du matin » je dis en extirpant un morceau de verre qui s’était logé dans sa paume. « D’ailleurs, ça me fait penser que je te dois toujours une pizza » je conclus amusé par le songe de notre première rencontre. Ce soir-là; nous avions parlé de l’une de nos séries télévisées favorites et je m’étais trompé sur le nom ou les capacités d’un des personnages, suite à quoi je me suis retrouvé redevable d'une pizza! « C'est vrai ! J'ai toujours la mémoire courte pour ce genre de chose ! Et tu sais, je suis plus du genre à passer des soirées tranquilles avec de la nourriture chinoise en regardant des séries ou des films. Je ne suis pas allée à cette soirée de mon plein gré ! » J'en ai conscience oui, d'ailleurs c'est peut-être pour ça qu'on s'entend si bien elle et moi. En ce qui me concerne, je ne suis pas fan des grosses soirées, je ne l'ai jamais été. « Tu peux me donner de la morphine pour que je ne ressente plus rien? » Je termine de la recoudre et j'éclate de rire. « Je pense que ça ne sera pas utile. Bien sûr, je vais te donner de quoi soulager ta douleur et te conseiller de ne pas trop te servir de ta main. Du moins, pendant deux, trois jours. En ce qui concerne la morphine, tu t'en passeras très bien! ». Je vérifie une dernière fois ses points de suture et j'ajoute en retournant me laver les mains. « C'est fini. Tu peux te détendre. Je vais te donner un comprimé maintenant et puis je vais te faire une ordonnance. Rassure-moi tu ne vas pas rentrer sur Cambridge maintenant? Ton ami a bien dû t'attendre, non ? » Maintenant que j'y repense, elle était seule quand je l'ai trouvé à l'accueil. « Au pire, j’ai fini alors, si tu veux que je te dépose quelque part ou que je t‘appelle un taxi ». S’il n’y a que ça, elle peut même passer le reste de la nuit sur mon convertible.

« Mon ami? Rayé de la liste, cet attardé a décidé de me déposer à l'hôpital puis a choisi de retourner à la soirée. Donc je ne peux pas rentrer sur Cambridge, il n'y a plus de train ni de bus à cette heure-là. » Je baisse la tête, vraiment désolé pour elle. J’ajouterai bien qu’à l’avenir, il serait sage qu’elle choisisse mieux ses amis, mais j’ai peur de dépasser les bornes alors, je le garde pour moi. Après tout, ses fréquentations ne me regardent pas. « Donc je veux bien que tu m'appelles un taxi si cela ne te dérange pas. » Je lui souris et lui fais signe de m’excuser une petite minute, suite à quoi je fais appelle au dit taxi. Je lui aurais bien proposé de dormir sur mon divan, mais l’appartement de Sally étant en travaux, la belle dort à la maison et je doute qu’elle apprécie de tomber sur Ivory en se levant. « Il sera là dans dix, quinze minutes. Tu veux que j’attende avec toi? » je demande en revenant vers elle. Je ne suis pas spécialement à l’aise. « Tu sais, je t’aurais bien raccompagné moi-même, mais je ne suis pas en état de conduire. Trop de fatigue. T’aurais aussi pu dormir à l’appart, mais… ma petite amie est là en ce moment et… » je me gratte le haut du crâne. Je sais, j’ai l’air bête dit comme ça. « Ça m’embête de pas pouvoir t’aider davantage… »


uc.
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