It's all bullshit (Jaxon & Gabe)

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MessageSujet: It's all bullshit (Jaxon & Gabe)   Mer 25 Juil - 19:39

La souffrance, il n’y avait que ça de vrai. La fatigue, l’épuisement même. Se battre, se débattre jusqu’à en crever. C’était ce qu’était devenue sa vie. Une lutte contre la déprime, une lutte contre le laisser aller et la solitude, une lutte acharnée contre sa chienne de vie et ses pensées moroses. Se battre contre soi-même implique qu’il n’y est jamais de répit, jamais de trève, personne pour décider d’un temps mort, pour vous laisser respirer. L’autre vous tiens la tête sous l’eau et vous n’avez que quelques rares occasion d’emmagasiner un peu d’oxygène, celle là même qui vous aidera à tenir jusqu’à la prochaine bouffée d’air. Depuis quand n’avait-il pas respirer ? Trop de temps. Sa poitrine était comme écrasée par un poids se faisant chaque jour un peu plus pesant, il devait vite s’en débarrasser, s’en délester, poser son sac de brique, continuellement, comme le refrain d’une chanson. Ses récentes frasques avec la gamines mineure de son mentor, le neurochirurgien de l’hopital d’Oxford, lui valaient de voir ses journées plus difficiles et bien remplies. Cela faisait bien deux semaines qu’il n’avait pas mis les pieds au bloc, deux semaines qu’il révisait ses cours et y assister entre ses journées de gardes. Deux semaines à faire tout ce que même l’infirmière à la vocation la plus saine finirait par détester. Deux longues semaines où il n’avait eu d’autre choix que de se faire pardonner auprès de son titulaire. La punition lui semblait tout de même rude pour un peu de plaisir donné. Après tout, la gamine avait accrochée. Il avait cru devenir fou lorsqu’il avait vu son petit minois dans le hall de l’hôpital. Il avait bien essayé de faire demi-tour mais elle l’avait bel et bien remarqué. Courtois, il lui avait proposé d’appeler son père. La gamine avait refusé, c’était pour lui qu’elle était là et non pour son père. Remettre ça… Avait-elle décidé de ruiner sa carrière avant même qu’elle n’ait réellement commencée ? Elle était pourtant intelligente du peu qu’ils avaient discuté, elle devait bien comprendre la situation. Il avait refusé à plusieurs reprises, expliquant qu’il ne pouvait pas, qu’elle était mineure. Elle avait insisté, en quoi cela le dérangeait-il ? Elle marquait un point. Il n’en avait rien à secouer. C’était le paternel qui le tenait. « Mon père n’en saura rien on fera ça chez toi où ailleurs.. » Avait-elle négocié avant de se mordre de façon suggestive la lèvre inférieure. Gabriel n’en avait rien manqué et lui avait sourit légèrement. « 22h chez moi.. tu n’auras qu’à dire que tu vas chez une copine pour une soirée pyjama… » Avait-il fini par céder. Elle avait fait un pas vers lui, il avait reculé légèrement en lui lançant un regard à faire givrer une flamme et elle avait compris. Pas de ça ici. Elle était partie et il avait encore une fois était subjuguer par sa nuque dénudée. Il avait soufflé et reprit le cours de sa journée. C’était dangereux, excitant aussi. Fitz’ le tuerait s’il le découvrait. Il serait obligé de changer d’hôpital voire même de s’assurer que son nouveau titulaire n’ait pas de filles. C’était impensable, tout cela devait tout simplement rester secret.

Il quitta l’hôpital à 19h30 et après avoir récupérer son sac de sport préparé la veille dans son casier d’interne, il se dirigea directement vers la salle de sport. Il frappa un punching ball quelques minutes avant qu’un combattant tardif vienne lui proposer de s’échanger quelques coups. Il n’y avait jamais grand monde passé 20h30. Le combat commença doucement, les deux ne se connaissaient pas du tout. Gabriel ne l’avait croisé qu’une ou deux fois dans le club et jamais en combat individuel sur le ring. Ils mirent un certain temps à comprendre les forces et les faiblesses de chacun mais sur la fin le combat fut des plus rudes. De quoi l’épuiser pour de bon. Lorsque l’horloge indique 21h, Gabe s’écarta et ôta son casque qu’il jeta au sol en signe d’arrêt du combat. Il venait d’en prendre plein la face. Sa tête résonnerait encore longtemps des coups reçus ce soir. Le type frappait fort et bien. C’était exactement ce qu’il fallait à Gabriel. Qu’on le bouscule, qu’on le fatigue physiquement, qu’on lui vide la tête, à grands coups de poings. Une tête brulée. « Demain même heure si tu veux, je serais là. Bonne soirée mec. » Il lui fit un signe de main et fila se doucher et se changer. Sortant du gymnase il fit voler son sac par-dessus son épaule et rentra chez lui. La gamine viendrait ce soir. Il ne lui restait qu’une petite heure pour se poser, peut-être manger un morceau si la faim venait à le tirailler. Anesthésié par les coups et la fatigue corporelle il ne reconnu pas immédiatement la silhouette qui venait d’arriver devant chez lui. S’il l’avait reconnu, il aurait déjà soupiré, peut-être même fait demi-tour. Ce n’était pas le soir. Trop mort pour ces conneries.
Il s’approcha alors l’air de rien, ne prêtant guerre attention jusqu’à ce qu’il fut à hauteur.
« Jax’ ! Qu’est ce que tu fais là ? Je bouge ce soir. »
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MessageSujet: Re: It's all bullshit (Jaxon & Gabe)   Ven 27 Juil - 0:07

Would you fuck me? I'd fuck me. I'd fuck me hard. Elle rit, frivole, légère, dans sa robe noire attrapée au hasard quelques heures auparavant. Elle rit, doucement, s’éloignant de sa destination, se dirigeant vers n’importe quel endroit. Heureuse, presque fière de n’avoir rien fait de particulier, d’avoir simplement assumé le quotidien. De la musique, des dessins, quelques films. Des répliques balancées à des inconnus, presque discrètement, aboutissant toujours à un fou-rire solitaire. JJ, arrête tes conneries. La voix de son colocataire résonnait doucement dans sa tête, la rendant encore plus euphorique. T’es qu’une gamine insouciante, JJ, t’es coincée dans tes dessins, t’avancera jamais. Combien de fois avait-elle entendu ces mots ? Combien de fois avait-elle prouvé le contraire, avançant plus que brillamment dans ses études, développant un esprit moderne en parallèle à son esprit artistique ? Pas assez pour faire cesser les reproches, pas assez pour la faire grandir vraiment. Foutez-moi la paix. Elle riait, presque bonne qu’à ça, une clope entre les lèvres et le bonheur accroché aux yeux.
Je suis fière de moi, moi, je suis super fière de moi. Les pavés d’Oxford défilaient sous ses pieds sans qu’elle ne décide encore d’un endroit où aller. La meilleure des solutions aurait été de rentrer, et de bosser. Mais l’humeur était au frais, mais l’humeur était ailleurs. Animée de ce qu’elle ne voulait pas, bien plus de ce qu’elle ne voulait, la rousse se trimballa jusqu’à un palier connu. Stop. JJ, qu’est-ce que tu fous ? Elle aurait aimé se réveiller, elle aurait aimé sortir de la transe dans laquelle elle n’était pas encore entrée, mais ses grands yeux restèrent bloqués sur la porte qui la bloquait. Elle voulait entrer. Peut-être. Elle ne savait pas. Elle le sentait. Frissons, frémissements, trop de pensées et pas assez de logique. JJ, bouge de là. Il ne voulait plus la voir, lui son cousin, lui qui avait presque été son frère. Il ne voulait plus la voir et semblait la haïr plus qu’autre chose. Elle avait insisté, tenant à faire comme avant, lui montrant qu’elle tenait toujours autant à lui. En vain. Il avait hurlé, trop de fois. Elle frissonna, encore. Il l’avait poussée, trop de fois. Ses gestes s’étaient précipités, elle avait hurlé, lâche-moi, barre-toi, elle était restée, revenue, il avait craqué, elle avait frémi. Sous sa force.
Et elle ne pouvait plus bouger. Figée. Immobile devant une porte qu’elle pouvait ouvrir, qu’elle pouvait franchir, si elle prenait la peine de tourner la poignée ou de toquer. Mais chaque mouvement qu’elle ferait la rapprocherait de là où elle ne devait pas aller. Tu m’emmerdes JJ, t’es qu’une conne qui aime se faire cogner.. Un sourire apparut à l’instant sur son visage. Elle n’était qu’une conne qui aimait se faire cogner, très bien, très bien. Même son cousin s’y mettait. Elle approuvait. Perverse. Elle laissait faire. Malade. Elle encourageait. Elle provoquait. Souffrir pour se sentir vivre. Douces conditions aux marques violacées.

Le bruit de pas la fit sursauter. Elle se retourna, rapidement, surprise et décontenancée. Gabriel se tenait là, prononçant une phrase incompréhensible pour la rousse à ce moment précis. Elle nécessita quelques secondes pour ramasser son esprit envoyé à quelques mètres de là dans le sursaut. « Salut, Gabe. ». Elle ne bougea pas. Le laissant s’approcher. Le dévisageant. Qu’est-ce qui va pas chez toi, JJ, tu déconnes complet, là.. La jeune se pinça légèrement les lèvres, pensive. « Ça va ? T’as pas l’air en forme. ». Ses grands yeux désespérément accrochés au visage du brun, elle priait de tout son corps pour qu’il lui laisse une chance de parler. Une chance de rester. Elle frémit légèrement, ses doigts venant se glisser dans sa chevelure rousse pour la replacer négligemment. « Je pensais que tu pourrais, tu sais, m’inviter à boire un verre. ». Elle sourit, faussement naïve, bien consciente que ses mots ne tenaient pas la route. Son regard se perdit sur le sol tandis qu’elle prit une inspiration et fit un pas en arrière. Ses lèvres s’écartèrent doucement mais aucun son n’en sortit. Elle était conne d’être venue, conne de ne pas être repartie, et conne d’attendre encore, partagée entre le désir de se faire accepter et celui de goûter à ses excès de violence imprévisibles. Elle pointa du pouce point invisible plus loin derrière eux, serrant la pochette pleine de ses dessins sous son autre bras. « J’allais repartir, en fait. ».
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MessageSujet: Re: It's all bullshit (Jaxon & Gabe)   Sam 28 Juil - 20:49

Son corps endolori par les coups qu’il venait chercher un soir sur deux, ces coups qu’il cherchait à s’infliger lui-même, il se sentait enfin prêt à s’endormir sans qu’une seule petite pointe de colère, un seul zeste d’amertume ne vienne troubler son repos mérité. Les chocs imposés par les poings de l’autre avait tué ses pensées, engourdit son esprit. Et il avait mal partout, mais ce mal était de loin le plus réconfortant qu’il connaisse. Un mal anesthésiant, un mal nécessaire. Pour oublier qu’il était seul à présent. Pour oublier que Nora lui avait pris la personne qui lui était la plus chère au monde. Pour oublier qu’il donnerait tout pour que ce soit elle qui ait fait l’overdose à la place de Mathias. Pour oublier que les derniers mots échangés avec son frère avaient été ceux d’une dispute. Pour oublier qu’ils s’étaient quittés par les poings. Il ne se pardonnerait jamais de l’avoir laissé partir seul. Il savait qu’il n’aurait su le retenir. Mais s’il avait été là, Mathy serait vivant. Il l’aurait empêché de se foutre en l’air, il aurait été son garde fou, comme son jumeau l’avait si souvent été pour lui. C’était comme s’il l’avait condamné en le laissant partir, sur des mots dures, sur une démonstration de force, là où il n’y aurait dû y avoir qu’une démonstration d’amour.
Sa solitude était le prix à payer pour cette faute originelle. Il devrait apprendre à vivre avec ce vide en lui, avec cette colère aussi. Celle qui ne le quittait que très rarement et pouvait surgir quand il s’y attendait le moins. Comme avec Jaxon. Il était dur avec elle, pour se protéger, pour se préserver. Elle qui autrefois était comme sa sœur n’était plus qu’une fausse inconnue à la présence douloureusement amère. Elle était tout ce qu’il restait de Mathias, de leur enfance ensemble à part lui-même. Et son reflet dans le miroir était déjà une blessure suffisante.
La présence de Jaxon, sa voix, sa façon si personnelle d’être avec lui, était maintenant source de répugnance et de colère. Comme s’il avait était conditionné, comme s’il ne pouvait plus la supporter. Et elle n’y pouvait rien. En sa présence il se faisait bourreau et elle victime, il se faisait violent et elle passive.

S’arrêtant devant chez lui pour l’écouter, il fit glisser son sac sur le sol, fatigué de le porter. Elle le salua et prit cet air si innocent qui ne lui allait pas. Cet air qu’il détestait parfaitement sur son visage parce que ce n’était pas elle, parce que ce n’était qu’un masque, qu’un leurre, une ruse même. Nulle n’était innocent. Il l’avait maltraitée, frappée, malmenée. Elle était revenue, entêtée, avait insisté. Il ne devait pas porter la main sur elle, pas ce soir. Elle ne devait pas l’y amener. Il n’aurait pas la force de se retenir, de prendre sur lui. Il était épuisé et n’aspirait qu’à une soirée sans ombre, sans conflit. Jaxon n’était que conflit depuis que Mathy n’était plus. Qu’attendait-elle pour le fuir ? Combien de gifles devrait-il lui mettre pour qu’elle comprenne ? De combien de situations dramatiques se sortirait-elle avant de savoir les prévenir ?
*va-t-en Jax’…* « Je vais bien je suis juste fatigué. » fit-il en réponse aux inquiétudes de sa cousine. « Tu ne devrais pas être là, rentre chez toi tu veux… Ton coloc ne te cogne pas lui. » Continua le brun tout en lui tournant le dos pour ouvrir la porte de son appartement. Il poussa la porte et y poussa son sac. Il entra à son tour et refit face à la rousse, s’appuyant contre le flanc de sa porte, la tête posée tout contre tandis qu’elle évoquait un simple verre. Comme s’ils étaient capables de prendre un simple verre…
Elle avait reculée, renonçant soudainement à prendre ce verre, à obtenir ce qu’elle était venue chercher. Que cherchait-elle au juste ? Discuter ? Boire ? Une énième dispute et démonstration de violence ?
Il avait fermé les yeux. « Entres… tu es partie précipitamment la dernière fois, tu as oublié ta veste… » fit-il avant de se s’enfoncer dans son appartement en laissant la porte ouverte. *je t'ai fait partir précipitamment*
Une porte ouverte. C’était exactement ça. Une porte ouverte à tout et n’importe quoi, une porte ouverte aux questions exaspérantes, aux regards lourds aussi lourds que la force qu’il mettrait à la sortir de son appartement, à la sortir de sa vie.
Il se dirigea vers le salon et se laisse tomber dans le canapé, allongé. Son corps lui fit mal.

« Je sais plus où je l’ai mise, cherche. Pour le verre on verra ça une autre fois, je suis mort là. » Et j’attend de la visite, eut-il envie d’ajouter. Et tu ne devrais pas être là… Et tu n’es pas en sécurité ici… Et ça ne t’as pas suffit la dernière fois… Et tu n’es qu’une imbécile rêveuse que je ne peux plus voir en peinture.
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MessageSujet: Re: It's all bullshit (Jaxon & Gabe)   Sam 28 Juil - 23:35

Conneries. Que des conneries. C’était devenu une habitude. Foncer sur la route de l’autodestruction. Courir vers les poings, s’extasier sous les coups. Gabriel, sans le savoir, avait attisé les ardeurs de la rousse au lieu de les calmer. Il avait éveillé des envies auxquelles elle n’avait jamais songé d’elle-même. Masochiste. Elle ne fuyait pas. Coincée. Elle ne fuirait pas. Impatiente. Il avait ouvert la porte. Il lui avait ouvert la porte. Il était trop tard.
Trop tard pour s’insulter, trop tard pour se foutre de soi. « Ah. » Juste fatigué, rentre chez toi, ton coloc’ te cogne pas, récupération d’une veste. La rousse secoua la tête en le suivant, réfléchissant à tout sauf à ce qu’il se passait. Acheter des pâtes, du ketchup pour le chieur, finir la dernière toile, passer un coup de fil à la mère, emmerder le chier, appeler le brun. Quel brun déjà ? « Je sais plus où je l’ai mise, cherche. Pour le verre on verra ça une autre fois, je suis mort là. ». Sursaut. Jaxon chercha son cousin des yeux un instant avant de le trouver allongé sur le canapé. Elle frémit légèrement. Non, pas ce brun-là, JJ.

Elle s’écarta, se lançant à la recherche de sa veste, regardant plutôt dans le frigo et les placards de la cuisine qu’à des endroits sensés. Son esprit divaguait, se mélangeant entre les informations du moment et les souvenirs récents ou lointains qu’elle avait partagés avec Gabriel. De l’enfance à maintenant, leur relation avait évolué de la pire des manières possibles. D’abord si complices, comme des frères et sœurs, formant un trio inséparable avec Mathias, puis devenus si distants, sous les coups de gueules de Gabriel, jumeau blessé car encore vivant. Et il avait fini par lever la main sur elle. Plaisir. Le piège s’était refermé avant même de ne s’être ouvert.
Rapidement, Jaxon fit volte-face pour reposer son regard vif sur le jeune. Ses pensées ne lui plaisaient pas. Ses pensées lui plaisaient trop. Elle sourit, moins naïvement que la première fois, plus provocatrice. « T’as tapé sur qui pour être crevé comme ça ? ». Son sourire s’agrandit nettement. La phrase, plus emplie de provocation que de reproches, n’avait pas franchement été prévue, à l’instar de chaque mot sortant de sa bouche dans cette situation. Elle grimaça un peu, enfantine, fixant le brun. « Je t’offre ma veste, tu m’offres un verre ? ». Sans attendre, la rousse fonça vers le frigo. « Tu vas pas virer JJ Jaxon Huntsman quand même ? ». Elle ne voulait pas de réponse, sachant très bien qu’il le ferait sans problème. Elle enchaina alors, « Je reste pas longtemps, ok ? Un coca, tu me sors ton whisky, et je dégage. Promis, juré, craché. ». Un, deux, trois, elle avança et s’assit sur le canapé, trouvant de la place là où il n’y en avait pas, à moitié sur le coussin, à moitié sur le cousin. Gêner un peu plus, c’était avec plaisir. Casse-couilles la rouquine, bordel. Et fière, c’était sûrement le pire. La bouteille de soda dans la main, les yeux posés sur le corps qu’elle écrasait, un léger sourire sur les lèvres, elle attendit.

Mais le silence était trop beau, mais la situation était trop calme. Foncer vers le pire, la tête baissée, les yeux fermés. Parler alors qu’il ne faut pas, choisir les mots qu’on ne rattrape pas. Ceux qui choquent, ce qui rappellent, ceux qui soupçonnent ou ceux qui gênent. Pour ça, son esprit était vif, pour ça, elle était toujours prête. « La personne était de taille au moins ? Ou les femmes, c’est vraiment ça ton truc ? ». Elle rit un peu, posant finalement sa pochette à dessins sur le sol. Les taquineries étaient sûrement mal placées, les réactions restant toujours inattendues, mais la jeune ne semblait pas tellement s’en soucier. Elle ne savait à peine ce qu’elle faisait ici, sachant encore moins ce qu’elle cherchait. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux roux à nouveau, s’amusant dedans sans y prêter attention. T’es une conne, JJ. Elle sourit, pensive. T’es une conne qui cherche les poings. Je serai pas toujours là pour te ramasser. Elle murmura, à elle-même, à cette voix dans sa tête « Connard. ».
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MessageSujet: Re: It's all bullshit (Jaxon & Gabe)   Mar 31 Juil - 18:05

Il voulait qu’elle s’en aille, il voulait qu’elle fasse vite. Il voulait être seul, prendre une seconde douche puis ne plus être seule. La gamine ne posait pas de question. Du moins il pouvait lui mentir. La gamine se contentait d’être là, de lui faire du bien, de le faire rire même. Il n’avait pas besoin de son passé, pas maintenant, pas comme ça, pas avec Jaxon. Il voulait qu’elle prenne ce qu’il restait d’elle dans cet appartement et qu’elle s’évapore. Il avait fermé les yeux. Là allongé sur le canapé, il essayait de se convaincre qu’elle partirait vite, qu’elle n’était déjà plus là. Les yeux fermés, il pouvait imaginer cet appartement vide d’elle. C’était tellement plus rassurant sans elle, plus apaisant. Il se redressa un court instant, le temps d’ôter son t-shirt. La température de son corps avait toujours du mal à redescendre après le sport, même après une première douche. Son corps lourd retomba sur le canapé, paupière closes. A aucun moment il n’avait rouvert les yeux. Il ne briserait pas cette impression de calme et de sérénité s’il n’y était pas obligé. Jaxon l’y obligea. Faisant preuve de sa présence hautement dérangeante en le provoquant. La provocation, il ne la connaissait que comme ça depuis quelques temps. C’était surement ce que lui inspirait son comportement à lui, son indifférence, sa haine même parfois. De toute évidence, des deux émotions, elle préférait la haine. Chaque fois qu’il feignait de l’ignorer, elle s’arrangeait pour lui inspirer n’importe quel autre sentiment. Comme si l’indifférence était la pire des croix à porter.
Il avait entendu son sourire dans sa remarque, dans sa voix. Il avait appris avec elle que le sourire pouvait s’entendre à défaut de se voir. Il l’avait appris à ses dépends. Il pouvait fermer les yeux mais ne pouvait s’empêcher d’entendre. Ce sourire l’énervait. Le fatiguait même. Il le lui aurait viré de son visage en une gifle s’il avait été assez près et assez frais. Mais il était trop fatigué pour ces conneries. Il n’y aurait pas de duel ce soir, pas de joute verbale, pas d’échange de coups. Elle repartirait comme elle était venue et il sombrerait dans les bras de sa mineure.
*Pétasse…* Il ne releva pas. Ca valait mieux pour eux deux.
Elle insista pour le verre, ne lui laissant pas le choix.

« Non tu te démerdes je bouge pas je suis trop naz. » Fit-il refusant de l’encourager à rester. « Un verre et tu te casses. » fit-il en se redressant et en cherchant son paquet de clope. Il l’avait laissé dans son sac. Sac qu’il avait planté dans l’entrée. Il soupira légèrement en constatant cette situation et se leva, marchant tel un cowboy, le corps endoloris de manière parfaitement orgasmique pour lui. Il prit le paquet de cigarettes et revint vers le canapé. Il s’y assit cette fois et s’alluma une clope avant de jeter nonchalamment son paquet sur la table basse devant lui. Il porta sa main tenant la clope, contre son visage, se frottant les yeux puis les cheveux. Jaxon n’aurait pu s’asseoir plus près de lui, elle s’installa si bien qu’elle lui serait montée dessus que ça lui aurait fait le même effet. Il bougea légèrement, la bougeant par la même occasion, plus ou moins violemment.
« Tagueule Jax’… Tu fais pas le poids avec tes petits poings inefficaces, t’es une faiblesse à toi toute seule. Une erreur de plus dans cette société, une putain qui finira camée, paumée, ou morte. Une putain d’artiste, une putain de rêveuse à deux balles. Alors ne me cherche pas. » Lâcha-t-il avant de tirer sur sa clope. Il lui prit la bouteille de soda des mains et se servit. « Pour le sky tu vas le chercher. » Il prit son verre en main et but son verre d’une traite. « Je vais me doucher, tâche d’être partie quand je reviendrais. » *Ou je t'éclate la tête contre le mur* Il se leva sans plus de considération et écrasa sa clope fumée seulement de moitié. Il la laissa dans le cendrier et partie se doucher, se rafraichir pour de bon et désengourdir ses membres qui ce soir allait encore servir. Dans la douleur.
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