RPG&IRL ✖ inside out

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MessageSujet: RPG&IRL ✖ inside out   Ven 13 Juil - 20:50


✖ REDMUND GEILEIS & IVORY LEVY ✖
« CAMBRIDGE # FITZWILLIAM STREET # APPARTEMENT REDMUND & IVORY »
Je suis du genre à faire des concessions pour les personnes que j'aime, sans que l'on ne pousse à bout. Avec Rebekah, lorsqu'elle vivait encore avec moi, j'ai toujours été là pour faire ses corvées, même lorsque nous étions encore à Douglas. Je suis la petite soeur, je dois donc vivre sous le dictat d'une plus haute autorité. Lorsque Red emménagea à l'appartement, nous avions instauré quelques règles pour une meilleure cohabitation. Je ne suis pas difficile, je ne suis pas maniaque, mais j'aime avoir un minimum de propreté même si ce n'est pas rangé. Je suis en train de faire la vaisselle de la journée, tandis que Red doit sûrement en train de rêvasser dans sa chambre. Mon nez se met à renifler une odeur qui m'est très désagréable; je peux reconnaître cette odeur nauséabonde à des kilomètres. Je laisse la vaisselle en plan pour me rendre vivement dans la chambre de Red, en entrant sans frapper; du coup, il va comprendre parfaitement qu'il a fait quelque chose de mal. « RED! Tu avais dit, il y a quatre jours, je cite "Ne t'inquiète pas Ivy, je vais me charger de la litière d'Hazza! Je gère"» Oui, cette odeur nauséabonde venait de la litière d'Hazza qui n'avait pas été nettoyé depuis une semaine! Et dans les règles fixées lors de son emménagement, c'est son boulot de nettoyer sa litière ! « À moins que Monsieur ait les mains trop sensibles pour toucher les déjections nauséabondes de son chat?!» disais-je sur le ton de l'ironie, tout en le titillant sur ses petites manières qui pourraient prêter à confusion sur sa "sexualité". « Ah commence pas hein?! C'est pas drôle! Et je m'en occuperais plus tard, tu sais bien que je supporte pas la saleté. » Moi Commencer?! Je ne commence jamais... bon ok, toujours avec lui, mais qui aime bien châtie bien, du moins, je me persuade de cela. Il grommelle, il n'a pas l'air dans son assiette. Certes, mon commentaire ironique sur ses manières ne l'a sûrement pas aidé à lui redonner le sourire. J'avance dans sa chambre pour m'assoir sur son lit, je n'allais pas le laisser tout seul! « Tu dis toujours ça ! »
Je le pousse légèrement, comme pour le faire réagir. Son regard le trahit, je sais qu'il était en train de penser à elle. Toujours à elle! « Arrêtes de penser à elle ! » Je voulais rajouter "tu deviens pathétique à force"; mais je préfère m'arrêter de parler, je ne veux pas le vexer ni le rendre plus malheureux. « J'y arrive paaaaaaaaaaaaas!!!!! » Sale gamin, voilà ce que je voulais lui dire, mais au lieu de cela, je ne dis rien pour éviter d'envenimer les choses; « Et je suis tellement, mais tellement dans la merde! Comment je vais faire Ivy? » Sans le vouloir réellement, je me mis à rire, mais son air plaintif et imploré me donne tellement envie de rire. Il ressemble à un petit chiot abandonné qui demande de l'attention! « Arrête de te plaindre! Vis ta vie comme tu l'entends sans te préoccuper de te dire que tu es dans la merde ! » J'attrape l'oreiller et je le frappe avec. « Remets-toi en selle ! Et puis, rien ne t'empêche de lui avouer la vérité, toute la vérité. Tu sais, que tu n'es pas gay, et que tu es fouuuu amoureux d'elle à en crever!» Je prends le coussin entre mes bras et j'embrasse le coussin pour l'emmerder encore plus. Son regard aurait pu me tuer s'il en avait le pouvoir. Ce regard, j'avais l'habitude de le voir quand nos conversations aborder le thème "Brune". Je ne peux pas m'empêcher de le titiller et le charrier à propos de sa relation avec Brune, c'est aussi ma façon de lui ouvrir les yeux... « Pour qu'elle me déteste après ça?! Plutôt mourir! » Il part toujours dans l'excès quand il est question de Brune! « Et arrête de jouer avec ce stupide coussin! » Encore en train de se cacher sous le coussin après me l'avoir arraché des mains. Rebekah -ma grande soeur- n'a jamais compris pourquoi Red faisait partie de mes amis les plus proches... Selon elle, trop jeune, trop bizarre, trop gay, trop trop! Mais je n'ai jamais suivi les conseils ou les remarques de Bekah (sinon je n'aurais aucun tatouage sur le corps). Je m'approche de Red, passant ma tête sous le coussin, et je lui chuchote « J'arrêterai quand tu arrêteras de dire et faire des conneries pour un rien ! Viens, je vais te faire un chocolat chaud. »
J'aime jouer les grandes soeurs avec Red, celle qui écoute, qui donne des conseils, qui emmerde et taquine, et qui prends soin de l'autre. Je le pousse gentiment pour le faire réagir sans réaction de sa part pendant quelques instants. Il aime se faire désirer et jouer le drama king. Toujours exagérer ses réactions & ses ressentiments. Il soupire, encore... Mais je sais bien qu'il est plus que ravi que je lui propose cette douce mixture qui réconforte nos coeurs. « D'accord. Mais arrête d'agir comme si j'avais encore cinq ans, c'est très dégradant. » J'acquiesce un large sourire en le tirant par le bras gentiment. « C'est pas ma faute, c'est toi qui agis comme un gosse de cinq ans! » Je lui tire la langue toujours pour l'embêter même si j'avoue que l'on joue tous les deux aux gosses à se chamailler de la sorte. Je le laisse dans sa chambre afin de rejoindre la cuisine à nouveau, mais j'ajoute avant de sortir de sa chambre, « Par contre, tu ne restes pas dans la chambre, et tu me rejoins vite, sinon je viens te chercher! Et tu sais ce qu'il se passe quand je viens te chercher de force ! » Quand je viens le chercher de force, je lui saute dessus en lui mordant le cou, tout en le chatouillant le plus vite possible pour qu'il se décide à bouger à ses fesses! La seule personne à qui j'ose faire cela c'est bien Rebekah. À force de passer tout mon temps avec Red, je sais que je n'ai plus rien à lui cacher, il connaît presque tout de moi, et je peux être moi-même avec lui. Je sais qu'il ressent la même chose à mon égard, et je pense que c'est ce qui nous permet d'être aussi proche l'un et l'autre. Je n'ai même à le chercher dans sa chambre qu'il me suit comme mon ombre dans la cuisine. « Tu veux que je prépare quelque chose à manger aussi? » Il me regarde avec son grand sourire presque benêt que cela me fait rire. « Avec un chocolat chaud, il faut des tartines de confitures non?! » À mon tour, j'affiche un grand sourire; car même si j'ai bientôt vingt-quatre ans, je reste une grande enfant qui ne peut se passer d'un chocolat chaud et de tartines. Il me regarde avec un grand sourire, j'avais senti qu'il avait autant faim que moi... après tous les peines de cœur cela nous creusent l'estomac.
Je lui laisse faire nos tartines, ce n'est pas si compliqué pour lui comme tâche à réaliser, et au moins, cela lui permet de penser à autre chose qu'à elle ! « Et toi? » Je le regarde, « Quoi moi? » Je n'arrive plus à le suivre, et je ne vois pas de quoi il me parle, jusqu'à ce qu'il me sorte la phrase qui m'hérisse le poil. « Niveau cœur, t'en est où? » Je me racle discrètement la gorge, et j'essaye d'éviter son regard. Je n'aime pas lui cacher des choses, ni même lui mentir... mais les histoires de coeurs ce n'est pas ma tasse de thé. Moi-même, je ne sais même pas où j'en suis ! Je le regarde avec un léger sourire, « Ça vient, ça part... Je ne veux pas me poser, tu sais bien ! » Je sais qu'il ne comprend pas pourquoi je ne me mets pas en "couple". Ce mot m'hérisse le poil; pourtant je n'ai aucune raison apparente. Mes parents ont eu un très beau mariage... jusqu'à l'accident. Peut-être que j'ai peur de souffrir à nouveau, mais, je ne vais pas m'auto-psychanalyser! Je ne suis pas non plus le genre de fille qui couche chaque soir avec un garçon différent, mais, le haussement d'épaules de Red me fait penser qu'il pense que je fais cela. « Mais ne pense pas que je suis une nymphomane qui couche sur tout ce qui bouge non plus ! » Je lui fais non de la tête, comme pour lui démontrer d'autant plus que je ne suis pas comme cela. Certes, j'ai une relation, une relation que je cache depuis un certain à Redmund... Mais, je ne sais même pas où j'en suis avec Eden... C'est si... compliqué !
« La bouffe est prête! T'en est où pour le chocolat? » Je le regarde apporter les tartines sur la table, « Je mets la touche finale ! » Pshhht, le son de la chantilly qui sort de la bouteille... Chocolat chaud avec de la chantilly, puis parsemé de poudre chocolatée. J'arrive à la table avec nos deux boissons, et les yeux de Red s'écarquillent légèrement, attiré par la vue et l'odeur du chocolat. « Je sais que tu vas m'en vouloir de poser la question! Mais... pourquoi tu ne passes pas à autre chose... Enfin je veux dire, pourquoi tu veux pas faire d'autres rencontres?! » Je me mordille l'intérieur de la joue, espérant que je n'ai pas touché un point trop sensible. J'ai besoin de comprendre, et de lui faire comprendre aussi que ce n'est pas une fatalité si rien ne se passe avec Brune. Parfois... l'herbe est plus verte ailleurs, et il pourrait être plus heureux en arrêtant de se morfondre pour elle ! Il me regarde, sans rien dire... J'ai peur de sa réaction, j'ai peur de l'avoir blessé et de remettre le couteau dans la plaie. « Je ne t'en veux pas, c'est normal que tu te pose la question. » Je soupire discrètement, je suis rassuré qu'il le prenne bien. Je suis ravie qu'il puisse comprendre que je m'interroge. Je le regarde, pendue à ses lèvres, espérant des explications claires de sa part. « Mais... Je ne sais pas. J'ai essayé de me la sortir de la tête mais... je n'y arrive pas, tu comprends ? En dehors du fait qu'elle me plait vraiment, c'est une fille super gentille, agréable, et j'aime passer du temps avec elle, même si ce n'est que de l'amitié. Et puis... je ne suis pas vraiment du genre à craquer pour quinze milles filles à la seconde. Quand une fille me plait, elle me plait vraiment. Tu vois ce que je veux dire ? » Je souris, charmé par ses paroles... jamais on a parlé de moi dans ses termes! Je jalouse Brune à cet instant, elle a vraiment de la chance d'être tombée sur quelqu'un comme Red, même si elle n'en a pas conscience... encore! Je pousse la tasse de chocolat chantilly vers Red, « Je comprends parfaitement. Tu es quelqu'un d'incroyable, et je suis persuadée qu'elle le sait déjà. » Je le regarde, puis je pose les yeux sur mon chocolat chaud. J'apporte la tasse à mes lèvres, et je mange goulument la chantilly.
Nos sourires se croisent, il doit sûrement être apaisé de voir que je ne me moque pas de lui... Il est vrai qu'il m'arrive souvent de le taquiner quand il parle d'une façon maniérée, mais à ce moment-là, où il me parle à coeur ouvert, je ne ressens pas le besoin de me moquer de lui. Il y a un moment pour tout et pour chaque chose, et notre soirée devient progressivement une soirée confidence. « Merci ma belle. Tu es géniale aussi et je suis sûre qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui pense exactement la même chose de toi. » Je me mordille la lèvre inférieure, même si Red ne peut pas me voir le faire puisque ma tasse de chocolat chaud cache le bas de mon visage. J'espère sincèrement que c'est le cas... croisant les doigts de me dire que c'est peut-être le cas pour un beau jeune homme de Londres. J'aimerais tellement lui parler d'Eden, mais je sais que je suis incapable, car moi-même je ne parviens pas à poser des mots sur ma relation avec Eden. Je pose les yeux sur lui, et sur un ton enjoué je lui réponds, « Bien sûr que c'est le cas, ma soeur et ma mère le pensent sûrement! » Je ne peux m'empêcher de lui répondre sur une blague... je ne suis pas quelqu'un qui parle si facilement de mes sentiments! J'ai peur de dire ce que je ressens que ce soit à ma famille, à Red mon meilleur ami, ou mes partenaires. Les seuls moments où je pose des mots sur ce que j'éprouve c'est dans ma musique entre les notes et les paroles... et c'est sûrement pour cela que je n'arrive pas à chanter devant un public. Il semble exaspéré par ma réaction, comme à chaque fois que je blague dans ses moments là. Mais je sais que dans un sens cela l'amuse, et détend légèrement l'atmosphère. « Je ne peux pas y croire, Mademoiselle Levy! Je vous ouvre mon cœur sans hésitation, et vous ne trouvez rien de mieux à faire que plaisanter! » Je le fixe un instant, surprise de voir qu'il garde cette expression fermée sur le visage, jusqu'à ce qu'il éclate de rire. Je viens à mon tour à éclater de rire, à vrai dire, son rire est contagieux ! Je m'avance vers lui, et je lui fais une pichenette sur le nez avec ma main. Il grimace légèrement et se touche le bout du nez. « oooh c'est si douloureux que ça? Ma meilleure amie a besoin d'un infirmier pour se faire soigner? J'en connais un très attirant! » Je me mets à nouveau à rire... je ne peux m'empêcher de le taquiner sur cette rumeur et je sais qu'il va m'en vouloir. Mais il est vrai que je connais un docteur attirant, James, mais qui est en couple... Je m'amuse à le regarder se masser le nez pour faire passer la courte douleur. Je m'attends à ce qu'il me réponde d'une remarque perçante comme à son habitude. « Oh mon Dieu mais qu'est ce que tu attends pour me le présenter? » Je manque de m'étouffer de rire; il imite tellement les femmes ou bien les hommes efféminés. Je secoue la tête pour essayer de me calmer. « Non, je le garde pour moi. Peut-être qu'il sera l'homme de ma vie! » Je sais que je vais avoir le droit à des questions venant de sa part à propos de James; pourtant, il n'y a aucune question ou réponse qui tiennent, puisqu'il ne se passe rien avec lui. Je termine mon chocolat chaud et les tartines préparés soigneusement par Red et je le fixe du regard. « Ne me poses pas de question sur lui, c'est un ami de Londres, rien de plus ! Et c'est un homme qui a presque la corde cou! » Je me lève de table et commence à la débarrasser; je sens la fatigue se faire sentir et je ne vais pas tenir plus longtemps à rester à parler à coeur ouvert avec Red. « D'accord d'accord, pas de question » Je sais qu'il avait envie de me poser des questions, mais il n'y a rien à dire de plus! James est un très bon ami de Londres et c'est tout ! Red me regarde en fronçant les sourcils, « Tu as l'air fatiguée Ivy! T'as qu'à aller te reposer et je vais finir de débarrasser, ok? » J'aime l'avoir dans ma vie, Red prend soin de moi comme moi de lui. Nous devrions faire un pacte... si à 30 ans, il est toujours célibataire et moi aussi, on se marie, et on aura plus à vivre seul! c'est une idée à lui soumettre un jour ou l'autre ! Après tout, comment va-t-il réussir à trouver quelqu'un si la personne pense qu'il est gay?! J'avance vers lui et je pose un baiser sur sa joue. « Merci Red! Et ne te morfonds plus pendant que je me repose! » Je lui tire la langue et file dans ma chambre. Oh mon lit, j'ai tellement besoin de toi à l'instant !! Je saute sur mon lit et j'attrape mon oreiller pour le caler sous l'oreille.

✖ END ✖


Dernière édition par Ivory R. Levy le Dim 20 Jan - 21:57, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: RPG&IRL ✖ inside out   Ven 13 Juil - 21:12

Je fixe le plafond d'un regard vide. Pas qu'il ai quelque chose de très passionnant – ce n'est qu'un plafond blanc avec quelques fissures si et là – mais je suis entrain de me concentrer pour essayer de penser à rien. Je n'ai pas envie de penser. Evidemment, le fait de me persuader de ne pas penser est, en soit, une façon de penser – je ne sais pas si je suis très clair pour le coup, mais whatever – mais l'important est que je ne pense pas à elle, surtout pas à elle, à ses grands yeux gris-vert, à ses beaux cheveux blond, à...
Un grognement s'échappe de mes lèvres, et j'enfouis rageusement ma tête dans mon oreiller. Et merde, c'est raté... Raah, j'en ai maaaaaaaaaaaarre!! « RED! Tu avais dit, il y a quatre jours, je cite "Ne t'inquiète pas Ivy, je vais me charger de la litière d'Hazza! Je gère"» J'étouffe un nouveau grognement. Manquait plus que ça. « À moins que Monsieur ait les mains trop sensibles pour toucher les déjections nauséabondes de son chat?!» Je me relève brusquement en position assise et fixe ma colocataire d'un regard furieux. « Ah commence pas hein?! C'est pas drôle! Et je m'en occuperais plus tard, tu sais bien que je supporte pas la saleté. » je grommelle en me laissant tomber sur mon lit, les yeux à nouveau fixés sur le plafond. Avec un peu de chance, ça la fera partir, mais je n'ai pas beaucoup d'espoir à ce sujet. « Tu dis toujours ça !» Je soupire. Je suis bien plus maniaque qu'elle, elle le sait. Je passe ma vie à faire le ménage. J'ai juste oublié, ça arrive!! « Arrêtes de penser à elle ! » J'enfouis ma tête dans mon cousin. « J'y arrive paaaaaaaaaaaaas!!!!! » je geins d'un ton plaintif. « Et je suis tellement, mais tellement dans la merde! Comment je vais faire Ivy? » je lui demande en me tournant vers elle, un air implorant collé sur le visage. Elle rit, ce qui ne fait qu'accentuer ma mauvaise humeur. Bon Dieu ce que je la hais par moment ! « Arrête de te plaindre! Vis ta vie comme tu l'entends sans te préoccuper de te dire que tu es dans la merde ! » Elle commence à me frapper avec un oreiller, ce qui me pousse à me demander ce qui a bien pu me passer par la tête le jour ou mon subconscient a décidé de faire d'elle l'une de mes plus proches amies. Clairement, lui et moi avons besoin d'une discutions au calme pour tirer cette histoire au clair. « Remets-toi en selle ! Et puis, rien ne t'empêche de lui avouer la vérité, toute la vérité. Tu sais, que tu n'es pas gay, et que tu es fouuuu amoureux d'elle à en crever!» Je lui lance un regard meurtrier. « Pour qu'elle me déteste après ça?! Plutôt mourir! » je m'écrie. « Et arrête de jouer avec ce stupide coussin! » j'ajoute en le lui arrachant des mains, enfouissant à nouveau ma tête dedans. Je sais que je me comporte comme un gamin de cinq ans, mais j'en ai rien à cirer. « J'arrêterai quand tu arrêteras de dire et faire des conneries pour un rien ! Viens, je vais te faire un chocolat chaud. » Au début je ne bouge pas d'un pousse, trop occupé à me morfondre et à maudire toute mon existence depuis ce jour de mai 1996 où je me suis cassé la jambe en tombant d'un arbre jusqu'à cette fichue soirée de mars 2012 où j'ai prétendu être gay juste pour pouvoir me rapprocher d'une fille – ce que je suis con alors – mais sous la pression incessante d'Ivy qui a apparemment décidé que me pousser sera la meilleure façon de me faire réagir (et aussi parce que j'adore et vénère le chocolat depuis que je sais ce que c'est), je me lève avec un grand soupire qui se veut dramatique – j'ai fait du théâtre pendant dix ans, j'aime bien tout exagérer comme ça – et je hausse les épaules. « D'accord. Mais arrête d'agir comme si j'avais encore cinq ans, c'est très dégradant. » je lui lance en dissimulant un sourire – j'aime bien embêter Ivy. « C'est pas ma faute, c'est toi qui agis comme un gosse de cinq ans! » Elle a pas tord, mais bon, ça je vais pas l'admettre. Je fais ça uniquement parce que c'est elle, qu'on se connait, qu'on vie ensemble. Avec les autres personnes, jamais j'oserais me comporter comme ça. Mais Ivy, elle est un peu la grande sœur que je n'ai jamais eu, quoi. Je n'ai jamais eu de problème à me lâcher complètement avec elle, et je crois que c'est pour ça qu'on est si proches. Je pense qu'elle me comprend, malgré tout. « Par contre, tu ne restes pas dans la chambre, et tu me rejoins vite, sinon je viens te chercher! Et tu sais ce qu'il se passe quand je viens te chercher de force ! » Je me lève d'un bon, trois secondes après quel soit sorti de ma chambre, et la rejoins dans la cuisine. Je lui fais un grand sourire. « Tu veux que je prépare quelque chose à manger aussi? » La vérité c'est que je meurs de faim et que quelque chose à me mettre sous la dent ne serra pas de refus. « Avec un chocolat chaud, il faut des tartines de confitures non?! » Mon sourire s'élargit et je lui fait un clin d'oeil. Quand je vous dis qu'elle me comprend.
Je sort du pain de mie que je mets à griller, ainsi que du beurre et de la confiture de fraises – d'habitude je mets de la confiture de 4 fruits mais on en a plus. Une fois que les tartines sont prêtes, je commence à étaler le beurre dessus. « Et toi? » je dis finalement, brisant le silence agréable qui s'était installé dans la pièce. « Quoi moi? » Je lève les yeux au ciel. A croire qu'elle le fait exprès. « Niveau cœur, t'en est où? » je demande à ma coloc' en tournant légèrement mon regard vers elle, curieux. « Ça vient, ça part... Je ne veux pas me poser, tu sais bien ! » Je hausse les épaules. Ne pas vouloir se poser est quelque chose que je ne comprends pas très bien, à vrai dire. Ma mère a beau être la plus grosse chieuse du monde, mes parents sont plutôt heureux ensemble, et personnellement je cherche l'amour de ma vie activement – oui, je suis fan de himym, non vous n'avez pas besoin de commenter – et les coups d'un soir c'est vraiment pas mon truc. « La bouffe est prête! T'en est où pour le chocolat? » Je dépose les tartines sur la table et la regarde mettre de la chantilly sur nos chocolats chaud. J'en salive d'avance. Le chocolat, c'est juste trop trop bon, et en plus, ça fait toujours du bien, et je ne peux pas m'empêcher d'écarquiller les yeux à la vue de ce chef d'œuvre de bon goût. « Je sais que tu vas m'en vouloir de poser la question! Mais... pourquoi tu ne passes pas à autre chose... Enfin je veux dire, pourquoi tu veux pas faire d'autres rencontres?! » Je reste quelques instants interdit, avant de soupirer. « Je ne t'en veux pas, c'est normal que tu te pose la question. » je murmure doucement. « Mais... Je ne sais pas. J'ai essayé de me la sortir de la tête mais... je n'y arrive pas, tu comprends ? En dehors du fait qu'elle me plait vraiment, c'est une fille super gentille, agréable, et j'aime passer du temps avec elle, même si ce n'est que de l'amitié. Et puis... je ne suis pas vraiment du genre à craquer pour quinze milles filles à la seconde. Quand une fille me plait, elle me plait vraiment. Tu vois ce que je veux dire ? » je lui demande en rougissant un peu. « Je comprends parfaitement. Tu es quelqu'un d'incroyable, et je suis persuadée qu'elle le sait déjà. » Elle sourit et je souris aussi, rassuré qu'elle ne se moque pas de moi. Ça prouve qu'on a une vraie discutions. « Merci ma belle. Tu es géniale aussi et je suis sûre qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui pense exactement la même chose de toi. » je réponds en avalant une gorgée de mon chocolat chaud. « Bien sûr que c'est le cas, ma sœur et ma mère le pensent sûrement! » Je lève les yeux au ciel. Vous pouvez compter sur Ivy pour plaisanter dans des moments pareils. Je lui lance un regard qui se veut blessé et prend une voix faussement outrée. « Je ne peux pas y croire, Mademoiselle Levy! Je vous ouvre mon cœur sans hésitation, et vous ne trouvez rien de mieux à faire que plaisanter! » J'essaie de conserver un visage vexé, mais ne peut m'empêcher de lui faire un clin d'œil malicieux avant d'éclater de rire. Elle s'approche de moi en riant, avant de me faire une pichenette sur le nez, et je grimace en me touchant le bout du nez, ce qui ne manque pas de l'amuser. « oooh c'est si douloureux que ça? Ma meilleure amie a besoin d'un infirmier pour se faire soigner? J'en connais un très attirant! » J'ouvre la bouche pour lui lancer une réplique cinglante, mais décide à la dernière minute de jouer le jeu. « Oh mon Dieu mais qu'est ce que tu attends pour me le présenter? » je m'exclame d'une voix haut-perché, clignant excessivement des yeux dans une imitation plutôt réussie de la gente féminine. « Non, je le garde pour moi. Peut-être qu'il sera l'homme de ma vie! » Je hausse un sourcil intéressé, près à la bombarder de questions. Néanmoins, elle semble lire dans mes pensées, et me devance : « Ne me poses pas de question sur lui, c'est un ami de Londres, rien de plus ! Et c'est un homme qui a presque la corde cou! » Elle se lève pour débarrasser, et je fais de même, hochant la tête. « D'accord d'accord, pas de question » Je lui jette un coup d'œil et fronce les sourcils. « Tu as l'air fatiguée Ivy! T'as qu'à aller te reposer et je vais finir de débarrasser, ok? » Elle a l'air épuisée, pour être complètement honnête, et ça m'inquiète un peu. Elle doit se ménager, ma Ivy, elle n'est pas une machine, après tout. Heureusement que je suis là pour prendre soin d'elle. Sérieux, je ne sais pas dans quel état elle serait si je n'étais pas là. Quand elle aura enfin trouvé un homme, il aura intérêt à la chouchouter comme si elle était un trésor. « Merci Red! Et ne te morfonds plus pendant que je me repose! » Je hoche la tête et lui fait un grand sourire pour lui montrer que je ne vais pas me morfondre, comme elle le dit si bien. Elle disparaît dans sa chambre, et je me plonge dans ma vaisselle au plus vite – je déteste la saleté – chantonnant un vieil air de Blondie. Et si Brune ne quitte pas mes pensées, elle ne les noircit néanmoins pas.
THE END
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