Allumes moi et je me consumerais pour toi

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MessageSujet: Allumes moi et je me consumerais pour toi   Mer 11 Juil - 21:00

S’il y avait bien quelque chose que je regrettais d’être revenue en Angleterre, c’est bel et bien le temps. Nous étions au mois de juillet bon dieu, et il faisait trop moche. Où est le soleil ? Une petite voix me susurrait aux Bahamas et je savais que je pourrais y être aussi mais j’avais encore du boulot avant de partir mi-aout pendant deux semaines. Entre mes articles, ma nouvelle colocataire (Melany, ma meilleure amie) et mon blog, je n’avais pas une minute à moi. Et voilà que tout recommençait. Certes, j’évitais d’avoir des contacts avec les anciens d’Oxford puisque cela ne m’avait pas trop réussi jusque-là. Je préférais me concentrer sur ma carrière plutôt que sur mes relations amicales ou même sur autre chose. L’amour, vaste domaine épineux et j’avais donné. Mais je n’avais pas le temps. Et puis c’est grâce à lui si je suis devenue celle que je suis, si j’ai trouvé « ma voie » comme toujours quand on y pense. A chaque fois, c’est pour parler vengeance. Je suis revenue en tant que mannequin presque reconnue qui avait pris la grosse tête, je me suis faite des ennemis, je n’ai pas su gérer le succès pour trouver ce dont j’avais besoin. Un ordinateur et quelques cours d’informatique et me voilà presque accompli. Presque. J’ai pris un chien pour me dire que je ne serais pas toute seule avant de croiser le chemin de ma blonde. Confidences pour confidences, nous sommes redevenus comme les deux doigts de la main et ça fait plaisir de voir qu’il y au moins une personne qui ne pense pas que je sois totalement une connasse. Enfin, j’en suis une mais à temps partiel. C’est marrant quand même d’être journaliste. Ma boss disait que c’est parce que j’avais été de l’autre côté du rideau et que du coup, c’est pour cette raison que j’étais plus objective en écrivant ma rubrique. En même temps, c’est un torchon ce magazine. Les gens sont incapables de s’en rendre compte mais moi si.

Bref, c’est une journée comme une autre en ce mois de juillet. Le nouveau numéro sortait dans deux semaines et je devais aller à droite et à gauche pour trouver les scoops comme qui a couché avec qui etc. J’avais rendez-vous sur un plateau de tournage pour voir une actrice qui avait gardé avec moi après l’arrêt de la série. En gros, une sorte d’amie du dimanche. La fille que tu vois quand tu n’as rien d’autre à faire. Je me suis levée sans me presser, en fourrant mon magnéto dans le sac et en espérant qu’elle avait des trucs à m’apprendre dans ce cas. On ne sait jamais. Une bonne journaliste ne sort jamais sans matériel. Je lissais mes cheveux avant d’enfiler une robe quelconque pour me tourner vers l’appartement qui est à peu près rangée. Bon, y’a peut-être un pull par ci ou par là mais ce n’est pas tellement important. Je soupire donc avant de remettre quelques affaires en place et regarde ma montre. Le taxi que j’ai appelé devait être en bas. J’attrapais mon sac avant de m’arrêter sur le perron et de réfléchir un moment. Puis, je me décidais à quitter l’appartement. J’avais du mal à rester enfermée ces derniers temps. Je me repassais sans cesse le film de ces derniers mois dans ma tête. Je n’avais pas tout compris là. En même temps, tout m’avait échappé. Pourquoi est-ce que j’avais voulu me marier avec lui alors que cela avait été un lâche de A à Z ? Je ne savais pas.

Je sortis dans le hall où je saluais le portier qui me fit un signe de tête avant de mettre la capuche de mon sweat zippé sur la tête pour me protéger de la pluie. Quel temps de cochon. Je montais dans le taxi pour lui donner la direction des studios où je devais me rendre avant d’attraper mon téléphone portable pour envoyer un message à la fille et lui dire que j’arrivais. Je regardai l’eau qui tombait en abondance avant de me dire qu’il pleuvait aussi le jour où j’ai quitté Paris. Je n’arrivais pas trop à savoir pourquoi mais j’ai accepté sans réfléchir. L’Angleterre est ma mère patrie et j’y reviendrais toujours. Quand la voiture se stoppa, je descendis pour passer devant les vigils et leur dire que j’étais attendue. On me donna un badge visitor pour m’escorter jusqu’au plateau. C’est vrai que j’ai l’air d’une criminelle mon dieu. Je soupirai avant de voir qu’une scène était en cours. Alors, je me posais jusqu’à côté du réal’ que je connaissais bien. Sacha. Personnellement Sacha est un jeune garçonnet de treize ans qui choppe les pokémons. Je sortis une cigarette avant de me la coller dans le bec pour le tourner vers lui. « T’as du feu mon chou ? » Il allait m’envoyer chier mais entre nous, c’est comme ça. Même si rawr, je le croquerais bien tout cru. Sauf que je ne suis pas une de ces salopes qui couchent avec le premier qui vient. Non… Je prends le second.
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MessageSujet: Re: Allumes moi et je me consumerais pour toi   Sam 14 Juil - 17:33


C’est en raillant que Sacha se réveilla. Sa main gauche venu le claquer au visage, ne sentant pas vraiment son bras droit qui était endoloris d’avoir dormi dessus. Dans un élan d’on ne sait quoi il réussit à se retourner en lâchant un autre grognement. Lorsqu’il était contrarié ou bien très fatigué, l’homme s’exprimait souvent à l’aide de grognement, qu’il soit seul ou bien accompagné. Beaucoup de personne ne comprenait rien et étaient incapable de tenir une conversation lorsqu’il était dans cet état, en même temps, valait mieux ne pas lui parler, alors que d’autres arrivaient très bien à le comprendre, alors savoir ce qu’ils saisissent dans un grognement, enfin. Ouvrant les yeux sur son plafond blanc il sentait presque les cernes creuser son visage. Le soleil… Ou était le soleil ? En rentrant hier soir, l’homme n’avait même pas pris le temps de fermer ses volets, le soleil aurait pu le réveiller, cependant… la pluie et l’ambiance grisâtre qui l’accompagnait avaient décidés de le laisser au pays des rêves. Frottant sa touffe blonde qu’il ne tarderait pas à ratiboiser il rassembla son courage et essaya de se lever, en vain. Il avait vraiment la flemme. Se laissant tomber contre ses coussins dodus et sa couette si bien rembourrée, il décidait à l’instant de rester là toute la journée et ne rien faire, se faire livrer à bouffer et regarder la télé, enfin les nanars qu’elle propose en faisant rien d’autre. Totalement décalé, il pensait que de toute façon, c’était son jour de congé, alors il pouvait faire ce que bon lui semblait, malheureusement son téléphone allait le rappeler à l’ordre. Il ne fallut que quelques secondes pour qu’il se mette à vibrer de nouveau, oui de nouveau car en attrapant celui-ci il contrasta qu’il avait 9 appels en absence, que 9 ? Collègues, assistante, caméraman, oh… Il décrocha en raillant et son interlocuteur comprit tout de suite dans quel état il était. Par chance c’était son ami caméraman qui lui rappelait gentiment qu’on était mardi, et qu’il était en retard. Mardi ? Vraiment ? Sacha était totalement déboussolé, à vrai dire il traversait une mauvaise période, pour qui pour quoi on l’ignore, il y a des jours comme ça. Hoquetant pour signifier qu’il viendrait il jeta son téléphone sur son lit et se leva et pour de bon cette fois-ci. Il fila prendre une rapide douche en essayant de se remémorer la soirée d’hier qu’il avait… apparemment oublié. Barf, ses amis s’occuperont certainement de lui rappeler ce qu’il avait fait. Sous la douche, il repensait à sa sœur qui lui avait envoyé un fairepart de mariage, elle allait donc se marier… avec qui ? il ignorait tout du prétendant, en même temps, il était étonné qu’elle retrouve son adresse et qu’elle lui adresse quelque chose. Dans son mot accompagnant le bout de carton, elle avait bien précisé qu’il serait peut-être temps qu’il se calme, que lui aussi devait songer à se caser, à faire autre chose de sa vie que de se bourrer la tronche chaque soirs, les années passant. Le mot en question se trouvait justement sur la commode de sa chambre, il l’avait fixé quelques secondes en attrapant un caleçon après être sorti de la douche. Il leva les yeux au ciel en relisant une des phrases du long discours de connerie de sa petite sœur.
Les minutes défilaient et son portable ne cessait de vibrer, certainement à force de recevoir des messages du type « grouille-toi » ou encore « bouge ton cul ». Enfilant une chemise qu’il ne ferma pas et sautant dans un jean troué il enfila ensuite le reste de sa tenue à l’étage inférieur. L’homme fixa alors la pièce vide et froide pour venir poser son regard sur son énorme frigo, barf… il prendrait quelque chose en chemin. Prenant ses lunettes de soleil et ses affaires de moto près de la porte il s’empressa de chevaucher son bolide et bien sûr, comme à son habitude omis les lois et les panneaux en tout genre. Ce n’est qu’un bon quart d’heure cependant qu’il arrive au studio, il se gara à sa place habituelle, déposa ses affaires dans sa loge et constata en enlevant son blouson qu’il n’avait même pas boutonné sa chemise, ce qu’il fit alors sur le chemin du plateau. Voyant les regards se poser sur lui il fit d’un ton tout ce qu’il y avait de plus normal « Bah vous auriez pu commencer sans moi merde. » Aussitôt, tout le monde bougea et chacun reprirent leurs activités pendant que lui s’installait confortablement dans son fauteuil. Son ami le caméraman venu alors se poser à ses côtés en lui demandant « Mais bordel, qu’est-ce que tu foutais, tout le monde t’attendais ! On est grave en retard, va falloir arrêter les conneries ! » Comme il l’attendait, le blond grogna pendant que son interlocuteur soufflait d’exaspération « Mouais… tu changeras jamais ! Tiens j’tai quand même pris à bouffer ». Les deux personnes se connaissaient depuis des années alors son pote savait très bien comment il fonctionnait, bien qu’il ne comprenne pas tout, lui ayant un caractère assez différent. Il posa à côté de Sacha un café et deux croissants et tourna les talons. O’Connor ne mit pas longtemps avant de tout engloutir, lançant une scène entre deux bouchées. Lorsqu’il finit et pensait par conséquent être tranquille puisque tout le monde était occupé, une femme brune fit son apparition, se posant à côté de lui sans son autorisation et lui réclamant du feu. Tournant lentement la tête vers elle il grogna un « Tu fou quoi ici toi ? » Avant de souffler en s’enfonçant un peu plus dans son siège. Cherchant dans la poche de son pantalon un briquet pour répondre à l’attente de son interlocutrice, il dirigea le briquet vers sa cigarette pour qu’elle l’allume en lui disant simplement « On ne fume pas ici demoiselle, ça pourrait déranger des personnes ». Une fois sa cigarette allumé, et que Sacha ait rangé son briquet, il s’empressa de subtiliser la cigarette de celle-ci de la porter à ses lèvres après avoir lâché un « Merci bien ». Puis il prit une grande bouffée de nicotine sous les yeux ébahit de la demoiselle. Oui on n’a pas le droit de fumer ici… sauf le patron, et le patron… c’est Sacha !
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