forever yours w/ Andrestan

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MessageSujet: forever yours w/ Andrestan   Ven 6 Juil - 19:16

Je suis plongé dans un sommeil léger duquel je m’éveille en entendant des murmures. J’inspire, n’ouvre un œil qu’en sentant le drap remonter le long de mon épaule. Je cligne légèrement des yeux, emprunt de la fatigue du milieu de la nuit, et me tourne vers mon mari auprès duquel je suis enfin rentré, après de longues journées de séparation. « Tu ne dors pas ? » je demande d’une voix endormie, gagnant ses bras, déposant mes lèvres contre son cou. « Non. Je te disais que je t’aime. » Ses lèvres se posent sur les miennes un instant et je souris doucement, remontant ma main sur sa joue avec tendresse. « Ne m’en veut pas si je ne réalise pas toujours la chance que j’ai. Ce serait logique que j’ai du mal à y croire, je n’ai jamais ressenti ça comme ça avant. » Ma main glisse le long de sa nuque puis jusqu’à son cœur et j’acquiesce doucement. « Je sais que tu m’aimes », je dis d’un ton qui se veut presque protecteur. « Tu n’as pas besoin de me le dire pour me prouver que ce que l’on partage est unique ». J’attrape sa main et l’entraine jusqu’à mon propre cœur. « Je ressens la même chose ». C’est sans aucun doute prétentieux de le dire mais pour le moins réel. Ses lèvres rencontrent les miennes et il s’arrache à moi, allumant la lumière pour quitter notre lit. Je fronce le nez et le suis du regard tandis qu’il récupère quelque chose dans son bureau. Il revient et me remet une feuille, une lettre. J’identifie facilement son écriture, ainsi que la destinataire de la lettre. Mes yeux le cherchent, dans l’incompréhension, mais il solde toute question, encourageant. « Ce qu’on partage est unique. » J’acquiesce et laisse mes yeux parcourir la lettre.

Citation :
Chère Cally,

Les jours passent, et tout change. J'ai tardé et je m'en excuse, mais je doute que cela ait encore un semblant d'importance. Je ne viendrai pas à Vienne, et si ta lettre m'a en partie décidé, je dois reconnaître qu'il ne s'agit pas de l'unique raison. J'ai failli, j'aime une autre personne, et je ne pense pas qu'il soit possible d'y changer quoi que ce soit à l'heure actuelle, ni même jamais. C'est arrivé sans que je n'y sois préparé et je ne saurais t'expliquer pourquoi et comment, l'impensable s'est produit, mais c'est irrémédiable. Je ne sais absolument pas comment tu prends la chose, si tu ris de l'absurdité d'un Tristan Faure parlant aussi lestement d'amour ou si au contraire tu saisis la gravité de ce que j'énonce. Peut importe sans doute, pour moi en tout cas. Lorsque tu es partie, je t'ai blâmée pour le sevrage mortifiant que tu m'imposais, attendant sagement que le mal passe, léthargique, si lui venait à me quitter je suppose que je ne serais pas à l'heure d'avion près, je sais pertinemment que je m'en remettrais pas non plus et qu'il faudrait par conséquent que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour le retenir. Avec toi j'ai été jaloux, fait des choses dont je ne suis pas très fier, drogué ton petit ami, jouant du proverbe ou la vengeance est un plat qui se mange froid, je n'ai cependant jamais été confronté à l'impossibilité physique et morale de ne pas réagir instinctivement et stupidement à la jalousie, aujourd'hui oui. Tu ne m'aimais pas, peut être que moi non plus. Des doutes, c'est tout ce qu'on a eu, je dois t'avouer n'en avoir aucun au sujet de mes sentiments actuels, l'amour est un concept très loin de toi et moi en réalité. Je ne le nie pas, nous aurions pu tout avoir, Oxford, sa reconnaissance, leur respect, une vie parfaite, mon rêve. Mon père t'aurais trouvé délicieuse, ma mère également sans doute, ils auraient voulu nous marier et j'aurais fait de ma demande quelque chose d'unique, d'esthétique, de parfait. Nous aurions terminé nos études, pour prendre un appartement et débuter deux carrières brillantes, pour finir par réaliser que ce n'est pas le lisse qui nous attire ni nous rapproche. Nous sommes similaires, assez pour que ça ne fonctionne pas. Tu ne connais pas A. je n'ai du l'évoquer qu'une ou deux fois et probablement pas en termes positifs, avec lui je n'aurais sans doute jamais toutes les choses que je viens de citer, mais tout le reste et je sais maintenant par expérience que c'est plus que suffisant. Je tenais à éclaircir les choses, te dire que tu n'as plus à culpabiliser de quoi que ce soit, je vais mieux réellement et ceci sera ma dernière lettre. Je te souhaite d'être aussi heureuse que moi.

Tristan.

J’achève la lecture du premier paragraphe et mon cœur se met à cogner dans ma poitrine. Ma main libre cherche la sienne pour la presser légèrement, l’émotion me submerge sans que je ne puisse l’expliquer. J’achève ma lecture et inspire, tournant légèrement la tête pour masquer l’émotion passablement incontrôlable que je ressens, incapable de réagir à la déclaration ouverte d’amour. Je presse sa main et mon regard accepte finalement de rencontrer le sien de nouveau, mes yeux sont humides. Je lui souris un peu et pose la lettre pour l’attirer contre moi, mes lèvres gagnent les siennes doucement. « Merci ».
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