INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING

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MessageSujet: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Mer 4 Juil - 23:46


INTRIGUE D'OXFORD,
enquête au carling


Les bijoux de la reine ont été volés à l’occasion de l’exposition qui avait lieu pour le jubilee, c’est l’information qui fait les gros titres du journal télévisé en ce moment même alors que le malheureux voleur rongé par la culpabilité et la peur se demande comment se débarrasser de son butin avant d’être saisi par la police qui le recherche activement. C’est ainsi que les bijoux atterrissent à Oxford. Le voleur connaissant bien Lucy Thompson sait qu’elle ne se souvient pas de grand chose lorsqu’elle boit et encore moins de son nom puisqu’il est obligé de lui rappeler à chaque fois qu’il tente vainement de la séduire. Il lui offre alors les bijoux. Lucy s’en pare et peu de temps après alertés par des témoins, les policiers pénètrent le Carling bloquant la sortie sans que le voleur n’ait eu le temps de fuir. Les étudiants soûls qui fêtaient jusque là la fin des examens sont désorientés, d’autant plus que Lucy clame haut et fort qu’un homme dont elle est incapable de se souvenir, lui a donné les bijoux et qu’elle n’est en rien responsable de ce qui s’est passé. Le voleur pendant ce temps, tente de se fondre dans la foule le cœur battant au rythme des questions des policiers qui embarqueront sans doute une paire d'étudiants en cellule de dégrisement à l'issue de leur interrogatoire.


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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 12 Juil - 3:14

La musique est trop forte, j’ai trop d’alcool dans le sang. Mais cette soirée est vraiment sympa. Sur une échelle de 1 à 10, elle approche le 8. Et le fait que je me sois déjà fait offrir neuf verres par sept mecs différents n’a rien à voir là-dedans. Je ris bêtement à cette pensée. Je décide de sortir fumer une cigarette. Je me lève de mon tabouret et chancèle un peu, un sourire béat aux lèvres. Un charmant jeune homme attrape mon bras et m’aide à me stabiliser. « Je vais vous accompagner ce sera plus prudent au vu de votre état. » Je hausse les épaules. « Si ça vous fait plaisir, ça me fera de la compagnie ». Je sors tant bien que mal mon paquet de cigarettes et en place une dans ma bouche. « Dites, vous n’auriez pas du feu par hasard ? » Il me tend un briquet à zébrures noires et blanches. J’allume ma cigarette et lui tends la main. « Lucy enchantée. » « De même. » Je plisse les yeux. « Vous vous appelez Lucy ? » Je tente de comprendre comment j’ai pu confondre une femme et un homme, aussi bourrée que je sois. « Non je suis enchanté de vous connaitre. » Je hoche la tête, feignant de comprendre. Je tire une dernière latte de ma cigarette et entre dans le bar, mon nouvel ami (ou ma nouvelle amie, qui sait) derrière moi. Aussitôt arrivée face au bar, j’adresse un grand sourire à ma demi sœur, Gemma, qui s’occupe de distribuer des consommations à des gens un peu plus bourrés à chaque minute qui passe. « Geeeeeeeeeeeeeeeeem, une teq sun pleaaaaase ! » « Et un whisky coca, ce sera pour moi. » Je me retourne vers mon ami, me demandant comment il est arrivé là. Gem arrive avec nos cocktails. Nous entrechoquons nos verres et discutons amicalement. « Dites, je suis intimement persuadé que vous n’oseriez pas monter là-haut sur scène et chanter Baby, de Bieber. » Je hausse le sourcil gauche, est il débile ? « Je vous parie un collier de diamants que vous ne le ferez pas. » J’éclate de rire. « C’est du toc vos diamants. Mais j’aime bien les défis, je relève. » Je finis mon verre d’un trait et cours vers le petit monsieur qui s’occupe du son au carling en lui expliquant rapidement la situation. Une minute plus tard, je suis sur scène, un micro à la main. « Je dédis cette chanson à mon nouvel ami dont je ne sais pas le nom, là-bas. Et à baby Drew mais ça m’étonnerait qu’il soit là ce soir. De toutes les façons on s’aime pas. Parce que c’est l’ex de ma cousine. » Je commence à leur expliquer l’histoire avant de remarquer que certaines personnes s’énervent. « Ok, ok, c’est bon, j’y vais… Oh oh oh oh you know you love me i know you care just shout whenever and I'll be there you want my love you want my heart and we would never, ever, ever, be apart […] baby baby baby oooooooooooooooooh I’m like baby baby baby ooooooooh » J’évite deux chaussures lancées sur la scène et rejoins mon ami. Je tends la main. « Je peux avoir mes diamants en plastiques s’il te plait ? » Il me les donne, me félicite et me parle d’un vague coup de fil à passer avant de s’éclipser. Je hausse les épaules et accroche ce joli collier autour de mon cou. Il me semble un peu lourd pour du plastique. Ça doit être du verre. Un instant plus tard, j’entends une sirène de police à l’extérieur. What the fuck ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 12 Juil - 19:24

C'est une soirée banale qui s'offre à moi et ayant déjà croisé pas mal de monde d'Oxford, je décide de ne plus me faire aussi discret qu'avant. Que ce soit Bonnie, Bella ou Heather, sans compter ceux à qui je n'ai pas encore parlé, je suis sûr que la rumeur se répand déjà. Evidemment, qui dit « l'arrêt de la discrétion » dit Carling. Cela fait maintenant une bonne heure que je suis arrivé et la soirée est calme, la musique est aussi forte que d'habitude et je reconnais pas mal de tête. Appuyé contre le bar, je bois tranquillement une gorgée de mon troisième whisky avant de me retourner pour regarder la salle. Au loin, je distingue Lucy qui rentre. La joie. Ne faisant pas plus attention à elle que cela, je la perds du regard et me remets face au bar pour continuer à siroter ma boisson. Il fallait s'y attendre. Aller au Carling et ne pas tomber sur elle ou Faure, c'est difficile.

« Geeeeeeeeeeeeeeeeem » Je n'entends pas la suite et ne préfère pas l'entendre, de risque qu'elle me remarque et que la soirée tourne au désastre. Ne l'entendant plus, je suis curieux tout de même - sept mois sans la voir, j'ai le droit de rire d'elle complètement ivre. Elle discute avec le disc-jockey et la voilà, montant sur scène, je rigole intérieurement avant de manquer de m'étrangler en l'écoutant parler. Pourquoi raconte-t-elle mon histoire avec Candice à la volée, comme ça ?! Et c'est quoi son délire avec Bieber là ? Si je pousse un juron, le boucan fait par la foule en désaccord avec la chanson de Lucy le couvre. Je décide de rester calme, d'attendre qu'elle quitte la scène de peur qu'elle ne soit pas encore totalement saoul et qu'elle me reconnaisse, de finir mon verre puis de partir, sans faire de vague. Ce n'est pas parce que je sors que je dois obligatoirement me faire remarquer. La chanson se termine enfin, vidant mon verre cul-sec, je dépose un pourboire sous le verre et me lève pour partir. Ça cogne un minimum là-dedans, mine de rien. Je suis du regard Lucy descendant de la scène pour rejoindre quelqu'un, que je ne vois pas. Surement son compagnon de ce soir. Bousculant du monde, j'essaie de passer vite fait pour pouvoir sortir avant de me rendre compte que la sortie est bouchée. Trop de monde. « Il se passe quoi dehors ? » « Je ne sais pas, mais il semble qu'il y a des flics. ». Je soupire, moi qui voulais passer une soirée tranquille, c'est foutu. «... s'il te plait ? » Revoilà Lucy, me retournant, je la vois complètement paumée, jouant avec un collier bien trop gros pour elle, j'ai juste le temps d'ajouter avant d'entendre la sirène « Merci pour la dédicace, Thompson. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 12 Juil - 22:10

« Allez cul sec ! » J’attrape les trois shots posés devant moi et je les bois tour à tour cul sec. Candice explose de rire et bois le sien à son tour. Elle fait une légère grimace après avoir avalé son verre et je ricane. « Candiiiice ! » J’attrape mon cocktail et le lève le verre en renversant un quart de ma boisson à côté. « A la fin des partiels ! Aux vacances ! Et à la plage de sable blanc qui m’attend au mois d’août ! Ou juillet, je ne sais plus. » J’éclate de rire et fais tinter mon verre contre celui de Candice. Je sirote le liquide en bougeant la tête au rythme de la musique qui s’interrompt pour laisser place à une Lucy, plus qu’éméchée sur scène. Je donne un coup de coude à Candice pour qu’elle regarde sa cousine nous chanter une chanson, mais elle préfère donner un discours pour commencer. « Je dédis cette chanson à mon nouvel ami dont je ne sais pas le nom, là-bas. Et à baby Drew mais ça m’étonnerait qu’il soit là ce soir. De toutes les façons on s’aime pas. Parce que c’est l’ex de ma cousine. » Je commence à rigoler mais je me calme en entendant le nom de Drew et celui de Candice. Son sourire disparait quand elle entend Lucy expliquer son histoire avec Drew. J’attrape sa main. « Vieeeens on va demander à Gemma de nouveaux cocktails. » Je me faufile à travers la foule, serrant la main de Candice pour ne pas la perdre. Je maudis Lucy de ressasser tout ça et songe sérieusement à lui balancer mon escarpin dans la tête. Mais elle se décide enfin à chanter. Je lève les yeux au ciel et secoue la tête. Petit homme à la mèche coupée tenant en sa main un micro sérieusement ? Je reconsidère ma dernière pensée mais Gemma arrive pour nous sauver de cet enfer. « Par pitiééé, Gemma, tu peux empêcher ta sœur de chanter Petit homme à la mèche coupée tenant en sa main un micro encore une fois ? » Je la supplie du regard mais je sais qu’elle ne peut rien y faire. Quand Lucy a un truc en tête, c’est impossible de le lui enlever. Je soupire et commande d’autres cocktails pour essayer d’oublier tout ça. On nous dit qu’on va nous apporter tout ça à notre table et on y retourne tandis que Lucy termine sa chanson. Je soupire de soulagement et étale mes jambes sous la table. Je commence à chantonner « baby baby baby oooooh » et maudis vraiment Lucy pour nous avoir chanté une chanson aussi pourri. « Candiiiiiiice, tu ne veux pas chanter quelque chose ? J’ai la chanson du petit homme à la mèche coupée dans la tête. » Nos verres arrivent. Je laisse un billet au serveur et bois trop rapidement mon verre. « Oh je saaaais, viens on va chanter toutes les deux ? Ma cousine est une chanteuse connue et reconnue, le talent doit être de famille ! » Fière de mon idée, je me relève et lisse ma jupe. J’arrange mes cheveux et commence à me diriger vers la scène, sans me soucier de la présence de mon amie derrière moi ou non. Je m’apprête à monter dessus mais le dj m’arrête. Je proteste vivement. « Pourquoi Lucy a le droit de chanter et pas moi ? » Il lève les yeux au ciel et argumente que Lucy est une chanteuse professionnelle. « Ça se voit que vous ne me connaissez pas. » Je m’apprête à lui sortir toute ma généalogie et lui prouver que si Ophélia est une star internationale avec une voix magnifique, par a + b, étant sa cousine, je suis aussi capable de chanter. Mais on est interrompu par une sirène de police, qu’on entend trop bien. Je me retourne vers l’entrée pour voir débarquer des hommes en uniforme. « Oh mon dieu, vous nous avez sorti le grand jeu pour cette soirée. » Je sautille sur place et tapant dans mes mains. Je me faufile à travers la foule, surprise et intéressée par le spectacle qui se joue à l’entrée, jusqu’à Candice. « Viens, ya du spectacle. » Je me mets debout sur la banquette avec Candice pour voir ce qui se passe. J’ai hâte qu’ils quittent leurs uniformes.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 19 Juil - 21:51

« Que Dieu me vienne en aide. » J'avale mon shot de tequila, sans en commander un deuxième, raisonnable jeune fille que je suis. Ou plus exactement, qu'on me force à être, je suis harcelée de textos de toutes parts et Kin m'interdit de rentrer après 2h. Je n'en ai pas vraiment l'intention, cette soirée n'est pas particulièrement bonne. Et Lucy Juliet Thompson se met à chanter du Bieber. La fin du monde est proche en somme. Et baby Drew est dans la salle. Décidément, voilà une soirée qui promet. Sans ironie aucune. Une chaussure vole au dessus de ma tête pour atterrir aux pieds de la pseudo chanteuse et je demande à Gemma de lui apporter une bière en guise de remerciement. Elle me sourit en levant les yeux au ciel, n'appréciant pas nécessairement la finesse de mon humour. Ou peut être que mon manque de considération pour le succès de sa demi-soeur n'est pas des mieux vus. Le lanceur de chaussures me lève son verre et je lui glisse un clin d'oeil amusé. Finalement, je ne vais peut être pas tant m'ennuyer, en plus j'aperçois Bonnie dans un coin de la salle.

Je m'apprête à me lever mais des hommes en uniforme à l'air plutôt méchant débarque dans le bar et je hausse un sourcil, intriguée. Ils n'ont pas l'air d'être là pour le divertissement, ils ont une mine beaucoup trop sérieuse et leurs pistolets ne sont malheureusement pas en plastique. Quelques filles ont l'air émoustillée mais je sens l'embrouille à des kilomètres, j'ai dû développer de bons instincts au fil du temps. Je me dirige vers la sortie le plus discrètement possible mais un officier, qui a l'avantage d'être charmant m'intercepte « Hep, vous allez où mademoiselle? » Je souris le plus innocemment du monde referme mon imperméable et réplique « Oh j'allai rentrer, je suis un peu fatiguée. Un problème monsieur? » Il me regarde sévèrement, tenter de jouer les durs et dit « J'ai bien peur que vous ne puissiez aller nulle part jeune fille. » avant de lancer à la cantonade « Que personne ne sorte, ce bâtiment a été mis sous surveillance et vous allez tous être interrogés, asseyez vous calmement et n'opposez aucune résistance aux forces de police. » J'obéis - pour une fois dans ma vie - et m'installe sur un tabouret de bar et demande à Officier Cutie « Que se passe-t-il au juste? » Il s'approche et s'apprête à fouiller mon sac. Je demande à voir un papier prouvant son identité et une fois sa plaque dégainée comme dans un épisode des Experts, je me vois obligée d'obtempèrer en levant les yeux au ciel et une nana avec une tête de bouledogue me fouille. « Vous êtes pas des stups hein? J'ai vu Scotland Yard sur votre plaque. » Il sourit et lâche finalement, laconique « Affaire de vol. » J'opine du chef et on m'indique que je ne peux malheureusement pas partir, je dois coopérer, répondre à des questions et attendre la fin de la descente. Mon Dieu, mais qu'est-ce qui a été chouré pour qu'il y ai autant d'agents de police, de Scotland Yard qui plus est, les bijoux de la reine? Je croise les bras et demande à l'agent si j'ai le droit de boire une bière ou si cela gêne l'enquête. Il rit et me donne son autorisation et je ne fais donc pas prier pour observer la suite des évènements, une Guinness à la main.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Lun 23 Juil - 1:36

La vie est pas très cool avec moi ces temps-ci, si bien qu’une murgette de temps à autre ça ne fait pas de mal. Vous savez moi je ne crois pas qu’il y ai de bonnes ou de mauvaises situation.. Un mojito ? Oui c’est pour moi. Si je devais résumer ma vie aujourd’hui pamis vous je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la -bouteille tristan la bouteille, vos gueules je monologue-la main à un moment ou je ne pouvais pas ou j’étais seul chez moi -ce qui ne tardera pas d’arriver l’an prochain- Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée, parce que quand on a le goût de la chose, le goût de la chose bien faite, le beau geste, on ne trouve pas toujours l’interlocuteur en face, je dirais le miroir qui nous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas comme je le disais là car moi au contraire j’ai pu et je dis merci à Andy, je lui dis merci, je chante Andy, je danse Andy, je ne suis qu’amour ! Et finalement quand beaucoup de gens me disent : Tristan comment fais tu pour avoir cette humanité ? Eh bien je leur réponds tout simplement. « File moi le micro thompson tu ne sais pas chanter. » En théorie je ne le pense pas, c’est juste pour l’entrée dramatique, d’ailleurs c’est même pas Lucy sur la scène, mais une femme avec un drôle de déguisement de policière. Je me retiens de lui dire que ce n’est pas mardi gras et me saisis du micro. La musique a été coupée encore un problème technique. Pas grave on fera sans. Rose tire une de ses gueules, depuis Gilbert je crois qu’elle s’attend à tout. Je tousse un peu et m’exprime dans un franglais approximatif. « Je vais dédicacer cette chanson à ma femme Andrea qui n’a rien eu d’autre qu’un phallus en cristal pour son anniversaire et qui s’en va l’an prochain. Je voulais lui dire que je serai sage l’année prochaine et que je ne boirai pas d’alcool avec Evan...Et que... ? Depuiiiiiiiiiis que je suis loiiiiin de toiiiii, je suis comme loiiiiiin de moiiii et je pense à toi tout bas et.... » Partie plus délicate je me mets à hurler dans le micro « TOI LOIIIIIN DE MOIIIIIII TU VIS DANS UNE BOITE A MUSIQUEEEE ELECTRIQUE ET FANTASTIQUE, je vis en chimérique. » Je confonds un peu les pronoms, mais c’est pour maximiser l’effet. Une main tente cependant de s’emparer du micro, encore cette femme déguisée. Je l’empêche de s’en saisir et lui lance un regard noir. « QUOI ? Bande d’homophobes, je suis marié avec lui, je fais ce que je veux, JE T’AIME ANDREA JE T’AIME ET J’AI TRES ENVIE QU’ON FASSE L’AMOUR SUR LA TABLE EN VERRE. » Je lui montre ma bague d’un air impérieux et approche de nouveau le micro de ma bouche. « LAAAAAAAAAAAAAA DIFFERENCEEEEEEEEEEEE C’EST CE SILENCE PARFOIS AU FOND DE MOIIIIIIIIIIII. » Cette fois on coupe l’ampli, je dois vraiment être mauvais, tant pis, ces gens n’ont aucun goût. Très vexé je balance le micro sur la scène. Je prends mon téléphone et compose le numéro de Laureline dans le but presque évident de chouiner. « Laureliiiiiiiiiiiiine.... » « Monsieur, par ici. » Je raccroche tant pis on parlera plus tard. « Vous allez commencer par vous calmer ou c’est la cellule de dégrisement. « ANDREAAA ON VEUT ME MENOTTER. Même toi tu l’as jamais faiiiit.  Andreaaaaaa. » Ricanements franchement amusés.

« Nous sommes là pour les bijoux de la Reine. Ils ont été signalés ici, quelqu’un les as vu. » Je ricane, d’humeur à la plaisanterie. « Je connais Leroy, mais pas la reine, ahahaha, en plus on lui a déjà piqué sa bague, le pauvre c’est pas sympa, vous allez pas le déposséder de tous ses bieeeeens. » je raconte vraisemblablement n’importe quoi à cette femme qui s’avère être une vraie policière Je me disais aussi que c’était à Rio le carnaval.  J’aperçois Andrea finalement et me désintéresse de mon interlocutrice, courant presque au ralenti vers mon mari que je plaque contre un de murs du Carling avec un fougue non dissimulée. Je l’embrasse avec passion et lui souris ensuite. « Qu’est-ce que tu as pensé de mon interprétation mon amour ? » Je pourrais me confondre en niaiseries alcoolisées mais la policière me rattrape. « Monsieur... » Ah les femmes toutes les mêmes. Je prends un stylo qui traîne sur une table ainsi qu’une serviette dont je découpe un morceau. J’inscris mon numéro de téléphone dessus et lui tend. « Je ne suis pas libre ce soir. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Lun 23 Juil - 2:17

Nous avons tous atterri au Carling et je pense que la soirée n’aurait pas pu être pire. J’aurais du rester chez moi et préparer les documents nécessaires à mon dossier d’inscription, malheureusement étant donné l’état actuel de Tris qui n’a jamais été aussi angoissé que depuis qu’il sait que je pars, j’ai trouvé préférable d’accéder à sa demande et de l’accompagner, avec Rose et les autres, pour boire un verre ou autre. Du coup je me retrouve assis devant un flic qui me pose des questions étranges sur les bijoux de la Reine, tandis que Tris lui occupe la scène en provoquant une policière et que le Carling est fermé et réduit au silence.
Pourtant, il y a quelques minutes encore tout allait très bien dans le meilleur des mondes. Lucy chantait Bieber sur scène, Tris s’enfilait des shots de vodka avec une déraison compensée par son désespoir sans doute et Rose observait le tout d’un œil distrait, enchainant aussi les verres mais avec un peu plus de discrétion. Quand Lucy est descendue de la scène, un type a pris sa place pour une demi-chanson, et c’était terminé ; des vagues de flics sont finalement entrées dans le Carling, nous priant de cesser la musique et intervenant dans tous les coins, semant la panique chez les trop alcoolisés et l’angoisse chez les possesseurs de matières illicites. Le chanteur arrête de chanter, les gens s’agitent, veulent savoir ce qu’ils se passent. On est enfermés, du moins je crois, et les flics se dispersent dans la salle pour entrevoir les gens présents. Visiblement, ils cherchent quelque chose, mais ne daignent pas donner de détails sur la nature de leur convoitise. Je me crispe un peu et cherche la main de Tris sur la banquette, mais la mienne ne rencontre que le cuir encore chaud. Je tourne la tête et l’aperçois qui se dirige sur scène, ou une policière est montée, sans doute dans le but de faire une annonce quelconque. « Tri… » « Monsieur, s’il vous plait ? » Je quitte mon mari des yeux pour aviser un homme armé jusqu’aux dents qui visiblement veut s’adresser à moi. « Oui ? » J’inspire mais ne parvient pas à me concentrer sur mon interlocuteur. Dans mon dos, Tris fait visiblement des siennes sur scène. « Je vais dédicacer cette chanson à ma femme Andrea qui n’a rien eu d’autre qu’un phallus en cristal pour son anniversaire et qui s’en va l’an prochain. Je voulais lui dire que je serai sage l’année prochaine et que je ne boirai pas d’alcool avec Evan...Et que... ? Depuiiiiiiiiiis que je suis loiiiiin de toiiiii, je suis comme loiiiiiin de moiiii et je pense à toi tout bas et.... TOI LOIIIIIN DE MOIIIIIII TU VIS DANS UNE BOITE A MUSIQUEEEE ELECTRIQUE ET FANTASTIQUE, je vis en chimérique. » Oh, mon dieu. Je me tourne vers le policier qui perd patience et qui soupire en hurlant à sa collègue de faire taire mon mari. « Excusez-moi, j’ai besoin d’aller récupérer mon mari sur scène… » Je me mords la lèvre et me redresse mais il me bloque le passage, insistant. « J’ai quelques questions à vous poser auparavant ». Je cligne des yeux et plisse le front, sent une chaleur significative m’envahir l’estomac, l’angoisse.

Je ne bouge cependant pas, acquiesçant en essayant de ne pas porter trop d’attention à Tristan qui continue de chanter derrière moi. Le flic me parle de mon programme de la soirée, de l’heure depuis laquelle je suis arrivé et des gens qui m’accompagnent. Je réponds de manière distraite et le plus rapidement possible, ne pensant qu’à sortir mon mari de là. Il crie dans mon dos, et plus que l’humiliation, que l’affichage public, que les regards fixés sur lui et emplis de doute, c’est sa tristesse qui me broie le cœur. Je me crispe et supplie le type du regard. « S’il vous plait, il faut que j’aille récupérer mon mari… » Il m’assassine du regard et jette un regard sur scène où sa collègue lutte visiblement avec sa patience qui menace de céder. « ANDREAAA ON VEUT ME MENOTTER. Même toi tu l’as jamais faiiiit. Andreaaaaaa. » Je secoue la tête et inspire, tente de rester calme et de ne pas céder à la violente panique qui m’étreint. Le flic me fait signe d’y aller, et j’avance vers Tris à pas rapides. Lui comble les mètres qui nous séparent en courant et se jette à mon cou, me plaquant contre le mur pour s’emparer de mes lèvres. Je réponds à son baiser et entoure son corps de mes bras, protecteur, comme si nous étions chez nous et pas en plein Carling au milieu d’un assaut de flics. « Qu’est-ce que tu as pensé de mon interprétation mon amour ? » Je m’apprête à répondre sur un ton rassurant, mais la collègue s’approche et s’adresse à Tris : « Monsieur... » Il se penche sur une table et découpe un bout de serviette sur lequel il note son numéro qu’il lui tend : « Je ne suis pas libre ce soir. » Je secoue la tête et récupère le morceau de papier avant que la colère n’explose. « Excusez-le. » Je me détache de Tris que je force à s’asseoir sur une chaise. « Ecoutez, nous sommes venus en taxi, on a pas de sacs. Fouillez nous et laissez nous repartir, il faut que je le ramène chez nous ». Elle me fixe d’un air dédaigneux et pendant une minute, je crois sincèrement au fait qu’on va finir tous les deux en prison pour la nuit – encore en prison. Mais tout à coup, un bruit s’élève dans le fond. « Ici, ils sont là, c’est elle ! » Je grimace et fronce le nez, attrapant le bras de Tris pour qu’il se relève. « On rentre, maintenant ». Je soupire et passe son bras autour de mes épaules pour l’entrainer dehors sans même faire attention à la personne concernée. Je n’ai qu’une hâte, pouvoir prendre soin de lui chez nous.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Lun 23 Juil - 20:27

Comme chaque semaine, je me retrouve au Carling pour décompresser de ma semaine crevante à l'université. Cette fois-ci, c'était pour la fin de nos examens, et plusieurs de mes amis avaient décidé de tous se retrouver au Carling pour fêter le début des vacances d'été! Après avoir enfilé les vêtements qui me passaient sous la main, je file rejoindre la boîte à deux pas de chez moi. Je me faufile entre les étudiants déjà bien éméchés pour arriver au bar, commandant à Gemma une bière et un whisky -comme à mon habitude-

Plus les heures avançaient, plus le taux d'alcoolémie des clients du Carling s'intensifiait. Lucy était dans son état naturel, ou plutôt, dans son état "Carling". Tristan ne tenait plus à l'alcool et enchaînait les shots coup sur coup, bien que l'effet de l'alcool sur lui m'indiffère au plus au point. Andrea semblait surveiller toujours et encore son compagnon. Bonnie & Candice semblaient aussi bien éméchés. Quant à Rose, aussi bien alcoolisé avait l'air de scruter le moindre mouvement autour d'elle. La soirée est bien avancée, tout se passe comme d'habitude ou presque. Je m'amuse à écouter le discours et la chanson pathétique de Tristan, debout, éméché, face à toute la foule qui commence à le huer. Pour une fois qu'il sort des sentiers battus, qu'il n'essaye pas de garder tout sous son contrôle; le départ d'Andrea semble l'affecter au plus au point. À la différence d'autres soirs, je me sens plus spectateur qu'acteur de la soirée. J'ai plaisir, ce soir, à scruter les moindres passages et mouvements de mes amis et des étudiants autour de moi. Parfois, il faut savoir rester en retrait, et profiter de l'instant présent. Malgré mon verre de whisky en début de soirée, je suis resté à la bière, refusant les shots que Rose ou Bonnie me proposaient. Je ne cherche pas à rester sobre, seulement à profiter de la soirée, et surtout pouvoir m'en rappeler le lendemain.

Une agitation de foule... Je vois des étudiants se faufiler rapidement jusqu'à la sortie, mais un bouchon de personnes obstruait celle-ci. Puis, des policiers en uniforme commencent à interpeller des étudiants, leur poser des questions, leur barrer le passage vers la sortie. « Bordel, mais il se passe quoi ici !?! » J'essaye de me faufiler tant bien que mal, retrouver des personnes de mon entourage. Je croise Tristan qui se fait harponner pas une flic, alors qu'il gueule tel un ivrogne ayant besoin d'une bonne aspirine et d'une nuit de sommeil ! Je fais du coude pour qu'on puisse me laisser passer... seulement, il a fallu que je fasse du coude à la mauvaise personne. « Cela ne sert à rien de pousser Monsieur, vous ne pouvez pas sortir ! » Visiblement exécré par la foule ivre, je regarde le flic de la tête aux pieds, afin de bien m'assurer de son identité. « Excusez-moi ! C'est un peu la folie ici, j'essaye de comprendre ce qui se passe et de retrouver mes amis éparpillés dans l'établissement ! » Le policier fait un signe à son collègue qui vient nous rejoindre, « Le jeune homme semble être en état de coopérer pour l'opération. Malgré sa bière à la main, il a l'air conscient de ses actes et de ses paroles. » Je sourcille légèrement et me mets à la hauteur des deux flics, « HéHé, je suis là ! Oui je suis conscient, non je ne suis pas ivre, et je n'ai pas accepté de coopérer! Je veux comprendre la raison de la présence de tous vos collègues et aussi retrouver mes amis dans cette foule! » Je me retourne, prêt à emboîter le pas vers la sortie, mais le policier me retient pas le bras. « Non Monsieur... Vous restez là! » Je fais un signe au flic de me lâcher le bras, sans être insolent ! « Je veux bien coopérer, mais plus tard, je veux retrouver mes amis. Je vous laisse mon nom prénom, vous pourrez me retrouver facilement. » Je sors ma carte d'identité, « Kael Zachary Helgeland ! » Le flic vérifie mon identité et la note sur son carnet. Le temps qu'il marque mon prénom et nom, je remarque que c'était Scotland Yard, grâce à son badge. Qu'est-ce-que Scotland Yard vient mettre les pieds à Oxford et surtout au Carling! Pourquoi des étudiants oxfordiens ivres ont de commun avec une affaire de Scotland Yard ?! Je me faufile à nouveau dans la foule, et je vois Bonnie, aussi stoppé par un policier. Je la rejoins rapidement, « Qu'est-ce qu'il se passe?! Un flic n'a rien voulu me dire! »



Dernière édition par Kael Helgeland le Mar 24 Juil - 19:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Mar 24 Juil - 1:50

Bon d’accord, je dois avouer que finalement, le Carling est un bon point de chute. Parce que les clients viennent ici, m’achète quelques sachets, et qu’une fois que tous sont satisfaits l’argent me paye mes verres en coulant à flots. En plus de ça, une fois de temps en temps j’ai la pleine occasion de faire chier Thompson qui vit presque ici : c’est parfait. Et encore, parfait est un mot faible pour décrire l’enthousiasme qui me caractérise, alors que je suis à moitié affalé sur ma chaise, le nez dans un shot de vodka. A quelques centimètres à peine de moi, Lucy justement, se fait draguer par un type sans aucun intérêt qui lui propose des bijoux contre une prestation. Je fronce les sourcils, trouve ça louche malgré mon taux d’alcoolémie déjà fortement élevé. Elle se dirige vers la scène et s’empare d’un micro. Je hausse les sourcils et grimace en l’entendant entonner une chanson de Petit homme à la mèche coupée tenant en sa main un micro. Le type qui vient de lui faire la proposition la regarde et l’écoute en ricanant étrangement et mon cerveau intelligent, bien qu’engourdi, comprend rapidement que quelque chose cloche. Je sors mon téléphone et penche un peu la tête sur le côté pour l’écouter d’une oreille distraite, j’aime sa voix mais ne porte pas un amour particulier au jeune chanteur pour adolescentes.

Elle revient à la fin et j’entends des bribes de conversation. Je déclenche l’appareil photo de mon téléphone que je bascule en mode caméra pour filmer la scène. Le type sort des bijoux un peu trop gros pour être offerts et les tend à Lucy qui bien entendu s’en empare sans broncher le moins du monde. Je grimace et filme ses commentaires à deux balles en voyant une perspective bien sympathique se dessiner devant moi, à l’horizon. Je ricane et attend que le mec s’échappe. Lucy elle, se retrouve avec un collier que je pense pouvoir identifier maintenant. Je crois même avoir lu que les bijoux de la Reine avaient disparu un peu plus tôt dans l’après-midi, ce qui somme toute fait fortement bien mes affaires. Je compose le numéro de la police et tombe sur une charmante dame qui me répond d’une voix enchanteresse et charmante : « Allo ? » J’explique rapidement les faits et annonce que les bijoux de la Reine sont ici, au Carling, autour du cou d’une joyeuse éméchée. Elle me répond que je n’ai pas intérêt à faire une blague parce qu’une voiture pleine de flics arrive, et je ricane en raccrochant.

Il ne faut que quelques minutes pour que les sirènes retentissent et qu’ils intègrent l’endroit. Je range précautionneusement mon téléphone dans la poche de ma veste et me glisse sur une chaise à proximité de la porte en attendant que le grabuge se fasse. Les flics tournent, interrogent, et une voix hurle bien vite que les bijoux sont ici. J’explose silencieusement de rire et secoue la tête, décidément très doué. Alors que Lucy semble en proie à un questionnement existentiel, je m’approche d’elle et joue les comédiens parfaits entre deux flics en colère. « Je sais que tu es innocente mon amour, je ne t’abandonnerai pas ». Je colle mes lèvres sur les siennes avant qu’un flic ne me dégage violemment du chemin, et m’éclipse en toute discrétion. Demain, elle sera peut être plus encline à m’écouter ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Mar 24 Juil - 16:09

Enfoiré. Gabriel n’avait pas digéré sa journée. Nouvellement interne en chirurgie à l’hôpital John Radcliffe d’Oxford, Gabriel n’avait pas mis bien longtemps à s’imposer comme l’un des élèves les plus prometteurs de sa promotion malgré son année d’avance et donc son année de moins que les autres. Il était le plus jeune, et alors ? Il serait aussi le meilleur, il fallait que tous le comprenne, et au plus vite. Il visait la neurochirurgie et personne ne se mettrait sur son chemin. Du moins, c’est ce qu’il s’était dit au départ. Le chemin était pourtant presque parfait. Il s’était fait rapidement un petit nom dans l’enceinte de l’établissement et il avait eu de nombreuses lettres de recommandations. Il avait su prouver sa valeur au titulaire en neurochirurgie, Fitzgerald, lors des opérations où il l’assistait. Tout était si bien tracé. Jusqu’à cette nuit. Jusqu’à cette fille. Cette gamine même. Gabriel était sorti la veille, au Carling. Il avait bu, fumé, à peine dansé, et il avait jeté son dévolu sur une petite brune, les cheveux terriblement court pour une fille. Garçonne. Une nuque magnifique. Elle n’aurait jamais du arborer une telle nuque. Il l’avait vu, l’avait voulu et l’avait eu. Il n’avait pas pris la délicatesse de se présenter et l’identité de la gamine l’importait peu. Elle était canon et elle était consentante. Ils étaient sortis ensemble de la boite après s’être déjà bien amusés et leurs deux corps avaient terminés de faire connaissance dans le lit de la gamine. Elle vivait encore chez papa maman à en croire l’habitation propret et le silence qu’elle lui demanda tout en l’attirant aguicheuse dans sa chambre. Ils avaient couché ensemble, à plusieurs reprises, laissant les doux bruits de leurs frasques s’entrechoquer contre les mûrs. Extase. Orgasmique. Il s’apprêtait à partir, au beau milieu de la nuit. Il se rhabillait, boutonnant son jean lorsque son bippeur le ramena à la réalité. Il chercha l’objet sonore pour en visualiser l’urgence sur le petit écran. Lorsqu’il l’arrêta, la porte de la chambre s’ouvrit et une silhouette paternelle apparut alors. Gabe eut vite fait de relever la tête, le bippeur en main. Il y eu un silence, un long silence où les deux hommes se toisèrent. La figure paternelle tenait elle aussi un bippeur entre les mains. L’urgence avait appelé les deux hommes. Désillusion. « On réglera ça à l’hôpital Morgan, tâche de te rhabiller plus vite que ça si tu ne veux pas être viré du programme. » Gabriel déglutit difficilement et resta silencieux, à toiser la porte à présent refermée. Il souffla légèrement et jeta un regard vers la gamine réveillée par l’entrée de son père dans la chambre. « Putain… » fit Gabriel la mâchoire serrée. Il attrapa son polo et termina de se rhabiller. « Vous vous connaissez ? » osa la gamine. « Ouais ouais… » lâcha Gabriel en rangeant son bip et en quittant la pièce. La suite était prévisible. Il s’était taper la fille du titulaire dont dépendait sa future carrière. Il fut froidement accueilli à son arrivée et lorsqu’il tenta d’en discuter avec le dit papa, ce ne fut pas concluant. « Elle a 16 ans espèce de… » « Je l’ignorais ! » « Est-ce que tu lui a seulement demandé son âge ? » Gabe déglutit une nouvelle fois difficilement en pensant *non*. Il se tut. « Ne t’approche plus d’elle et en attendant, je ne veux plus de toi dans mon bloc, dégage de là Morgan. »
Il venait d’être rayé des tablettes de son mentor, la prochaine fois, il demanderait le nom et l’âge de sa proie.

Il avait passé la journée à faire des coloscopies et des touchés rectales, c’était une sorte de punition, son chemin de croix pour avoir le droit un jour d’être de nouveau en odeur de sainteté pour le grand Fitzgerald. Il se garda bien d’ébruiter la raison de sa punition. Il n’était de base pas du genre à se vanter de ses conquêtes mais alors… celle-là, nulle à l’hôpital n’en entendrait parler. C’était mieux pour tout le monde. Il se fit discret et le soir arrivé, quitta l’hôpital pour la salle de boxe. Le ring avait de quoi le calmer. Quelques coups bien placés lui arrangèrent un peu le portrait malgré les protections salvatrices et c’est ainsi qu’il se rendit au Carling pour digérer pour de bon, cette si mauvaise journée. Il y en aurait surement d’autres. Beaucoup d’autre. Il ne ferait pas oublier à Fitzgerald de si tôt, qu’il avait pris une nuit à sa fille de 16 ans.
Il s’installa au comptoir, buvant seul les premiers verres et emplissant ses poumons de fumée en expirant des volutes bleutées mises en exergues par les stroboscopes. La piste de danse ne l’intéressait pas aujourd’hui. Il avait donné.
Sa colère ne désemplissait pas elle. Une barre dans le dos, entre ses deux épaules, lui tendait tout le corps. L’arrivée des flics n’arrangea rien. Acharnement. Il n’avait rien sur lui, même pas un petit pétard, pour une fois. Mais il était connu des services. Il avait plusieurs fois fini sa nuit en cellule de dégrisement ou avait été pris pour coups et blessures. Son visage portant encore des vestiges de baston sur le ring, il ne montrait pas pattes blanches. Il se tourna face aux dits flics et leva son verre contre ses lèvres tandis qu’ils empêchaient une jeune fille juste à côté, de s’en aller. « On peut continuer à boire ? Non parce que dans ce cas j’aimerais offrir un verre à cette jeune femme. Comme ça elle a une bonne raison de rester ici, vous faites ce que vous avez à faire... Et tout le monde est satisfait ? » Il lança un regard à la jeune femme qu’il invitait indirectement.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Mar 24 Juil - 19:23

Ils s'étaient donnés le mot ou quoi ? Entre Thompson qui paraissait s'être découverte une soudaine passion pour l'espèce de nain méché — soit dit en passant, les Jumping Cucumber aussi étaient capables de faire hurler des hordes de midinettes pré-pubères, ce n'était pas bien difficile — et Tristan Faure, fort ivre d'ailleurs et déterminé à clamer haut et fort son amour pour son bichon frisé, c'était plutôt mouvementé ce soir. Toutefois, la dernière chose à laquelle Jason s'était attendu, c'était bel et bien une descente de flics. Il ne les avait pas remarqué tout de suit, occupé qu'il était à faire plus ou moins correctement son boulot tout en gardant un oeil sur Foster, qu'il avait vaguement aperçue. On ne pouvait pas lui en vouloir, hein. N'importe qui, après avoir vu Rose dans un tel état de faiblesse, à l'hôpital, aurait agi de la même façon.. non ? Puis les sirènes avaient soudain couvert le brouhaha qui régnait jusqu'alors. La cavalerie avait déboulé, Dieu seul savait pourquoi. Le patron allait être enchanté.

Jouant des coudes, Jason tentait de quitter le bar lorsqu'un homme qui, de toute évidence, était de la police lui barra la route. Fronçant les sourcils, l'Américain lui jeta un regard méfiant. Que diable foutaient-ils tous là ? « Vos papiers » Moi aussi, je suis enchanté de vous rencontrer, manqua de répliquer Jason. Il n'avait rien contre la police en générale, seulement.. sa mère lui avait appris à plutôt fuir leur compagnie, ne serait-ce que par principe. « Je travaille ici » expliqua-t-il en tendant à l'officier sa carte d'identité. Merde, c'était bien sa veine, d'être pris dans ce guêpier à peine rentré de vacances. « Je peux y aller ? » demanda-t-il en récupérant sa carte qui réintégra son portefeuille, dans la poche avant de son jean. « Que personne ne sorte, lança alors un autre flic, non loin de là, ce bâtiment a été mis sous surveillance et vous allez tous être interrogés, asseyez vous calmement et n'opposez aucune résistance aux forces de police » Fucking fantastic. « Voilà qui répond à votre question monsieur Baker » ajouta le flic qu'il avait face à lui avec un grand sourire moqueur. Sans blague. Jason ne put retenir un soupir agacé. Il ne serait pas rentré à l'heure convenue avec Rachel. Elle allait encore hurler, taper du pied puis elle claquerait la porte de sa chambre non sans lui avoir craché au visage que personne ne l'aime. Intéressante fin de soirée en perspective.

« Restez donc là, vous y êtes très bien » reprit le policier. Après tout, il n'avait que ça à faire ; aussi obtempéra-t-il et resta-t-il derrière le bar. « Vous êtes pas des stups hein ? entendit-il Rose Foster demander au flic qui s'occupait d'elle, lorsqu'elle se fut assise. J'ai vu Scotland Yard sur votre plaque » Elle n'avait tout de même pas pris.. non, elle n'aurait pas été assez idiote pour recommencer ce genre de conneries. Pas lorsque Kin devait jouer les mères poules de combat. Cette fille était vraiment, vraiment flippante mais au moins, on ne pouvait nier qu'elle prenait soin de ses proches. A sa façon, en tout cas. « Affaire de vol » répliqua le policier, du ton de celui qui a tout vu, tout entendu et qui sait ô combien ce sera dur. Pauvre vieux, va. « On peut continuer à boire ? fit un autre mec, manifestement déjà bien éméché. Non parce que dans ce cas j’aimerais offrir un verre à cette jeune femme » Jason tourna à nouveau la tête pour suivre le regard du type, lequel fixait.. Foster. Il fronça les sourcils. « Comme ça elle a une bonne raison de rester ici, vous faites ce que vous avez à faire... Et tout le monde est satisfait ? » Retour sur le pseudo-Casanova. Sale gueule, d'ailleurs, au passage. Éméché et amoché. « T'as certainement déjà assez bu, vieux, lui lança Jason avec un vague sourire amical, et elle, continua-t-il en désignant Rose d'un signe du menton, n'a pas terminé son verre. Fous-lui un peu la paix » Okay, d'accord, il aurait pu être un peu moins.. un peu plus.. whatever. Hors de question de servir à Rose un verre offert par ce co— par ce type.

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Dernière édition par Jason M. Baker le Jeu 26 Juil - 0:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Mer 25 Juil - 11:37

« T'as certainement déjà assez bu, vieux, et elle, n'a pas terminé son verre. Fous-lui un peu la paix »

Hum… Mauvaise pioche. Gabriel avait plutôt intérêt à se tenir tranquille et se faire discret en présence des flics et il venait pourtant de se faire remarquer. Il n’y avait aucune arrière pensée dans ses agissements pourtant. Il avait simplement proposé un verre à celle qui venait de se faire rembarrer par les mecs en uniforme et souhaitait, quitte à être coincé ici, passer les minutes suivantes à discuter autour d’un verre en attendant qu’on les interroge. Rien de bien… flippant. Il ne savait rien, n’avait rien vu, rien entendu. Et même s’il avait su… Vous comprenez bien qu’il n’aurait rien dit. Une tombe. Il n’était pas du genre à se mêler de ce genre d’affaires. Il avait toujours l’intime conviction que même les flics ne peuvent plus vous protéger lorsque vous avez parlé. D’ailleurs, ils s’en contre-foutent peut-être, après tout, ils ont eu ce qu’ils voulaient et peu leur importe si une petite frappe comme vous, une balance qui plus est, finit la mâchoire plantée dans le bitume et le corps dans le caniveau. Déchéance. Sa colère était en partie liée à l’histoire de son frère. Il avait beau tenter de se convaincre que les flics n’auraient rien pu faire, que ce n’était pas leur place ce soir là, il leur en voulait de ne pas avoir été là. C’était une colère infondée, il le savait. Mais est-ce que vous savez toujours pourquoi vous êtes en colère ? Lui non Il avait l’impression d’être né en colère. Depuis la mort de son frère, il lui arrivait de se lever en colère, sans véritable raison. Il s’était dit qu’il verrait un psy pour ça un jour. Pour ça et pour tout le reste. Foutaises.

Le barman fut des plus… Courtois ? Non ce n’est vraiment pas le bon mot pour qualifier la façon dont venait de lui répondre le barman. Peu importe. Ce n’était pas un soir pour se rebeller. Il était venu ici pour se calmer. Il n’appréciait pas le ton qu’avait pris ce type avec lui. D’une en sous-entendant qu’il avait trop bu, c’était mal le connaître, il était encore en possession de tous ses moyens fort heureusement ; de deux en lui demandant sèchement de laisser tranquille la jeune femme. Ces deux là devaient se connaître, peut-être même qu’ils étaient frères et sœurs ou... Bref. N’empêche qu’il n’avait pas à lui parler ainsi. Gabriel secoua légèrement la tête négativement, tout en soufflant un peu.

« Je pense qu’on devrait laisser cette jeune femme choisir. Et puisque j’ai déjà assez bu…d’alcool, une limonade me suffira amplement pour faire la conversation. » Il était resté très courtois, même si l’arrogance pointait derrière ses propos. Il se tourna vers la jeune femme. « Vous pourriez terminer votre verre ou même l’abandonner si vous aussi vous avez assez bu pour ce soir puis me rejoindre autour d’un verre de limonade. Ca risque d’être une très loooonnnngue nuit. » Fit-il en levant les yeux au ciel tandis qu’il accentuait le mot ‘longue’ puis en lui souriant simplement.
Il se tourna de nouveau vers le barman et repoussa son verre de whisky. « Je ne le finirais pas. » Il aurait aimé glisser un message subliminal au barman baraqué, lui disant que tant qu’elle parlerait avec lui, cela lui éviterait de sous-entendre qu’il y avait de la drogue en ce lieu voire sur elle, en elle, mais les flics auraient eu tôt de comprendre et ça n’aurait fait qu’aggraver la situation. Les flics n’avaient vraiment pas l’air commode. Gabriel ne savait pas encore clairement ce qu’ils recherchaient mais il avait vite compris que personne ne sortirait d’ici avant d’avoir été cuisiné, ce qui prendrait un certain temps vu le nombre de personnes présentes au Carling.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 26 Juil - 3:30

Au moment où la main de Garreth avait lâché la sienne, Leah avait compris que quelque chose n’allait pas. Que ces sirènes étaient bien réelles. Que la police était là. Et qu’elle était dans la merde. Garreth avait toujours refusé de l’accompagner au Carling. Il laissait ça à Alden ou Candice, voire Leïla. Il ne venait jamais avec elle. Pourtant, ce soir, elle était parvenue à le convaincre. Il n’y avait que lui et Leah voulait sortir. Une fois n’étant pas coutume et malgré quelques scrupules, elle avait usé de la carte je-suis-une-pauvre-petite-aveugle. Garreth n’était pas de ceux qui se laissaient avoir facilement par quelques sanglots et un ton larmoyant. Toutefois, il avait marché. Pire que ça, même, il avait couru, tombant dans le panneau la tête la première. Trop heureuse pour se sentir coupable, elle avait planté un baiser sur sa joue et avait pris sa main, lui assurant qu’elle n’aurait pas besoin de sa canne ce soir puisqu’il serait sans cesse à ses côtés. Preuve en était qu’elle avait eu tort. Et cette fois, elle regrettait amèrement de s’être laissée aller à ses envies de liberté.

Prise dans la soudaine cohue, la petite brune sentit la surprise laisser place à la panique. Elle était seule, entourée d’inconnus, sans sa canne, sans Garreth, elle était seule et elle était aveugle. Les voix, les cris n’étaient qu’une masse de bruits qu’elle ne parvenait pas à démêler tandis que les battements de son coeur cognaient contre ses tempes et ses tympans. Merde, merde, merde, merde. « Garreth ! Garreth ! Bordel, Garreth ! » Sa voix, très aigüe, suintait la panique. Ses mains tremblaient, brassant les coudes et les bras autour d’elle. En vain. Garreth avait disparu.

On empoigna brusquement son bras. Leah ne put retenir un cri. Par réflexe, elle chercha à s’échapper mais l’inconnu — a priori un homme.. ou une lutteuse, au choix — était trop fort pour elle. « On se détend ! » chuchota son agresseur d’un ton indéniablement agacé. Elle ne connaissait pas cette voix, elle ne connaissait pas ce type, elle n’aimait pas sa façon de lui parler, elle n’aimait pas la pression qu’exerçait ses doigts sur son bras nu, elle ne l’aimait pas. Elle avait peur, foutrement peur. Pour la première fois depuis de longs mois, elle avait une foutue trouille d’être aveugle. Que lui voulait-on ? Qui était cet homme ? Et pourquoi la police était ici, bon sang ? « Lâchez-moilâchez-moilâchez-moi » balbutia-t-elle, sentant des larmes dévaler ses joues. Elle tremblait, continuait à se battre. En vain. « Mais ça suffit, oui ! » Il ne comprenait pas. Bien sûr qu’il ne comprenait pas, comment l’aurait-il pu ? Sa cécité n’était pas précisée sur son front, d’autant qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait — et également ce qu’elle ne pouvait pas — pour paraître normale. Merde, merde, merde, merde. Et où était Garreth lorsque— « Bouge-toi ! » Secouant frénétiquement la tête, paupières serrées, elle tenta de rester immobile, campée sur sa position. « S’il vous plaît— je— j’ai besoin— » Un sanglot la secoua. Il lui fallait Garreth. Tout de suite. « Que personne ne sorte, cria quelqu’un, un homme encore, avec assurance et détermination. Ce bâtiment a été mis sous surveillance et vous allez tous être interrogés, asseyez vous calmement et n'opposez aucune résistance aux forces de police » « Tu as entendu ? gronda l’homme en resserrant sa prise sur son bras, lui arrachant un gémissement. Sois une bonne petite et reste tranquille » Non, non, non, non. Elle avait besoin de Garreth, tout de suite, maintenant. Elle ne pouvait pas marcher sans savoir où elle allait, elle ne pouvait se laisser traîner Dieu sait où par un inconnu. Il lui fallait Garreth. Right now. Ses doigts ripèrent contre la main puissante qui la tenait. « Je vous en prie, lâchez-moi, je.. Garreth ! » appela-t-elle, détestant ces trémolos dans sa voix, haïssant cette faiblesse. Où était Garreth, for fuck’s sake ? « GARRETH ! » hurla-t-elle en sentant qu’elle perdait irrémédiablement du terrain. Du revers de la main, elle écarta les cheveux qui lui barraient le visage, collés à sa peau par les larmes et la transpiration. Il faisait chaud, trop chaud mais elle frissonna. Où était-il ? « GARRETH ! » « Mais bon dieu, la ferme ! » ragea le flic en la poussant en arrière. L’espace d’une seconde, elle crut qu’elle allait tomber, tomber sans s’arrêter, tomber sans savoir quand elle toucherait le sol. Son coeur rata un battement. Puis son dos entra douloureusement en contact avec une surface dure. « Mais vous êtes dingue ou quoi ? » demanda quelqu’un derrière elle. Une voix masculine, une voix qu’elle connaissait. Le barman ! Leah ignorait son nom et, en vérité, ne savait rien de lui en dehors du fait qu’il bossait ici. C’était suffisait toutefois. Lui, il la connaissait. Du moins, il savait qu’elle était aveugle. « Un problème jeune homme ? » « Merde quoi, vous pourriez être un peu plus délicat, répliqua l’employé avec le même accent qu’elle avait entendu dans la bouche de la petite Rachel, à Dunstan Park, l’autre jour. Elle est aveugle ! » Sans qu’elle comprenne immédiatement pourquoi, son rythme cardiaque se calma un peu à l’annonce de son handicap. Généralement, elle n’avait pas à le formuler tout haut, les gens s’en rendaient compte d’eux-mêmes. Parfois, ils supposaient qu’elle était faible, qu’elle avait besoin d’aide et pensaient ainsi se porter généreusement à son secours en l’aidant à se lever, à marcher ou peu importe. D’autres étaient gênés, restaient muets et finissaient simplement par l’ignorer. Mais elle n’avait pas besoin de le dire, pas besoin de le préciser, les gens comprenaient seuls. « Navré, j’ai pensé que vous étiez.. enfin.. bref » bredouilla le policier, penaud. Qu’elle était ? Qu’elle était quoi ? Camée ? En manque ? Imbécile.

Maladroitement, prenant appui sur le bar, elle prit place sur le tabouret. Une grande main se posa sur les siennes, à plat sur le comptoir. « Ça va ? » Elle releva la tête et inspira profondément avant d'acquiescer. « J’m’appelle Jason au fait » continua-t-il. Jason, comme dans Jason-Baker-le-frère-de-Rachel, comme dans Jason-Baker-le-cousin-de-Jimmy-le-mec-sur-lequel-a-craqué-Mélusine ? Damn. « Leah » articula-t-elle, encore tremblante. Ce n’était pas le moment idéal pour faire un brin de causette, en fait. « Ouais, ouais, je sais » Wuuuut ? Elle fronça les sourcils. « Mélusine m’a parlé de toi et de votre fête. Bon anniversaire au fait » Ah. Oui. Un sourire nerveux passa sur ses lèvres. « Tiens, ça devrait te faire du bien » Il prit sa main droite dans la sienne pour y coller.. un verre. Sweet. « M-merci » murmura-t-elle avant d’en engloutir le contenu d’une traite. Elle hoqueta légèrement, vaguement surprise par la brûlure de l’alcool. Ce n’était pas ça qui allait effacer la terreur qui l’avait secouée. Une seule pensée l’habitait désormais : elle détestait Oxford. For good.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Jeu 26 Juil - 3:33

« Je pense qu’on devrait laisser cette jeune femme choisir, rétorqua l'autre, avec, sembla-t-il à Jason, une certaine suffisance. Et puisque j’ai déjà assez bu…d’alcool, une limonade me suffira amplement pour faire la conversation » Bon, cette fois, il commençait gravement à le faire chier. Inspirant profondément, Jason s'exhorta mentalement au calme. Lui coller son poing dans la gueule lui ferait, certes, grand plaisir mais lui attirerait des ennuis avec les flics. Sans compter que Foster pointerait du doigt son comportement de macho primitif. Mauvaise, mauvaise idée donc. « Vous pourriez terminer votre verre, reprit le type à l'intention de Rose, ou même l’abandonner si vous aussi vous avez assez bu pour ce soir puis me rejoindre autour d’un verre de limonade. Ca risque d’être une très loooonnnngue nuit » Longue nuit, my ass. Même lui, Jason, du haut de son mètre quatre-vingt-trois de conneries yankees, savait être plus subtile. Alors sa limonade, il pouvait se la mettre— « Je ne le finirais pas » lança l'autre, pour lui cette fois, en glissant son verre encore à moitié plein sur le bar. Jason baissa les yeux une seconde avant de lui lancer un regard noir. Okay, c'était son boulot. Il était payé pour servir des abrutis dans ce genre-là mais.. non. « Consommation commencée, consommation dûe » marmonna-t-il. Et puis quoi encore ? Il n’espérait quand même pas offrir un verre à sa.. à sa quoi ? D’accord, Foster n’était pas sa copine — pas encore, aurait dit Rachel si elle avait été là — mais il n’irait certainement pas lui servir quoi que ce soit, même une limonade, offert par un autre type. Il ne fallait pas pousser.

D’ailleurs, en parlant de pousser, c’est avec étonnement que Jason vit l’un des policiers forcer violemment une jeune fille à s’asseoir, à côté du crétin qui s’imaginait sans doute finir la soirée avec Foster (sic). Elle se rattrapa in extremis au tabouret derrière elle. Pas besoin de sortir de Columbia pour comprendre qu’elle n’était pas juste stressée mais réellement terrorisée. L’Américain fronça les sourcils en reconnaissant l’une des copines de Mélusine. D’habitude, il y avait toujours quelqu’un avec elle, on ne la laissait jamais seule. Sans doute pour éviter ce genre de situations. « Mais vous êtes dingue ou quoi ? » lança-t-il au flic qui se tenait là, observant la jeune fille avec un mépris non dissimulé. De toute évidence, il ignorait tout du handicap de la demoiselle, ce qui ne jouait résolument pas en sa faveur. Et quand bien même elle aurait été parfaitement normale, on ne traitait pas une femme de cette façon. Quel genre de personnes pensait-il qu’elle était, une droguée ou quoi ? « Un problème jeune homme ? » Relevant les yeux, Jason croisa le regard du policier. Un peu ouais, qu’il y avait un problème. « Merde quoi, vous pourriez être un peu plus délicat, elle est aveugle ! » A la mine surprise puis honteuse du flic, oui, il était certain qu’il avait ignoré jusque là la cécité de la jeune fille. C’était quoi son nom déjà ? Mélu le lui avait dit lorsqu’elle l’avait invité à la soirée qu’elle organisait pour l’anniversaire de Dark Vador, sa chèvre — mieux valait éviter de poser des questions, après tout, ce genre de fantaisies faisait partie de Mélusine Whitaker et c’était plutôt mignon — et de.. ah, oui, Leah, Leah Murray. « Navré, j’ai pensé que vous étiez.. enfin.. bref » Ah, il avait l’air fin, le poulet, maintenant. Retenant difficilement un sourire narquois, Jason le suivit des yeux quelques secondes alors qu’il s’éloignait, avant de reporter son attention sur la fille. Elle avait pris place sur le tabouret, les deux mains posées à plat sur le bar comme à son habitude. Seulement ce soir, elle tremblait, elle ne se tenait pas droite, elle ne souriait pas. « Ça va ? » demanda-t-il doucement, effleurant ses doigts fins. Elle hocha la tête, non sans une grande inspiration. Même si elle ne pouvait pas le voir, l’Américain esquissa un sourire devant la façade pleine de courage qu’elle cherchait à afficher. Ce n’était pas la première fois qu’il la voyait ici. Généralement, elle était plutôt gaie, riait beaucoup, parlait haut et fort. Elle n’était rien d’autre qu’une fille comme les autres. Seuls les petits pas mal assurés et l’appui qu’elle prenait sur le bras que lui offrait ses amis trahissaient son handicap. « J’m’appelle Jason au fait » reprit-il, dans l’espoir de la distraire mais aussi d’effacer lentement mais sûrement de sa tête l’idée que l’imbécile assis juste à côté avait plus de chances que lui de rentrer avec Rose ce soir. « Leah » couina-t-elle. Il ne put réprimer un nouveau sourire. Elle lui faisait un peu penser à Rachel. « Ouais, ouais, je sais » indiqua-t-il puisqu’il savait qui elle était. Ce que, à en juger par son léger froncement de sourcils, elle trouvait étrange. « Mélusine m’a parlé de toi et de votre fête, expliqua rapidement Jason, passant sur les détails concernant la chèvre. Bon anniversaire au fait » C’était sans doute un peu tard mais c’eut au moins le mérite de la faire sourire. Parfait. Peut-être avait-elle besoin d’un remontant ? Vu les tremblements qui l’agitaient encore et ses joues où des larmes avaient laissés des sillons noirâtres, elle était dans un piteux état. « Tiens, ça devrait te faire du bien » marmotta-t-il en lui passant le verre que n’avait pas fini mister Fancy Pants. Jason évita soigneusement de le regarder, ne désirant pas s’attarder plus que ça sur son cas. « M-merci » souffla la jeune fille. Il écarquilla les yeux lorsqu’elle descendit cul sec l’alcool. Ce qu’il avait de sûr, c’est qu’au moins, elle avait une bonne descente, malgré le petit hoquet qu’elle laissa échapper ensuite. Une fille normale, en somme.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Ven 27 Juil - 0:44

La maison est vide, comme tous les soirs. Je reblogue les derniers posts intéressants que je trouve sur tumblr et rit devant les têtes des garçons du groupe One Direction tout en hurlant la dernière chanson de Biebs. Il suffirait qu’une personne autre que Brian ou Thomas entre dans cette chambre pour ma réputation soit anéantie à jamais. Même mon papa n’est pas au courant. Il faut dire que vu le temps qu’il passe à la maison c’est un peu compliqué pour lui de se tenir au courant des dernières choses qui pimentent ma vie. Ce n’est pas qu’il s’en foute. Non. C’est juste qu’il a mieux à faire… Je hausse les épaules et ouvre twitter. Mon compte directioner, @louanorftw, et mon compte belieber, @moveslikebieber, comptent tous les deux autour de 1500 followers ce qui m’énerve assez fortement. J’essaie pendant un quart d’heure de me faire de la pub à moi-même mais je ne trouve aucune personne pour appuyer sur ce joli bouton « follow ». Je ferme l’ordinateur d’un coup, brusquement, et me rue vers mon dressing. J’attrape une jolie robe, une paire d’escarpins et me maquille assez lourdement. On m’a toujours dit que je faisais 20 ans sans problèmes, c’est d’ailleurs l’âge que me donne ma fausse carte d’identité. Je mets cette dernière dans mon sac à main avec un paquet de cigarettes, mes clés, mon porte monnaie et mon portable. J’hésite un instant à textoter pour trouver quelques amis à rameuter mais j’abandonne l’idée. J’ai la flemme de voir ces gens qui font semblant de m’apprécier pour un statut social, et Brian déteste sortir dans des boites hétéros. On peut le comprendre. Je sors de chez moi et monte dans un taxi. « Bonjour, je voudrais me rendre au Carling s’il vous plait » Le chauffeur acquiesce sans faire un bruit et me conduit à destination. Je paie et descends de la voiture. J’entre sans me faire carder par le videur et me dirige directement vers le bar. Je commande un cosmopolitain, présente ma carte et m’assoit sur un de ces hauts tabourets en attendant mon cocktail. J’ai beau regarder autour de moi, je ne vois personne de ma connaissance, tant mieux. Le charmant barman m’apporte mon verre, je le remercie d’un sourire. Une demoiselle que je ne connais pas monte sur scène pour chanter Baby. Je chantonne discrètement, faisant en sorte que personne ne remarque que je connais cette chanson, comme toutes celle de Justin d’ailleurs, absolument par cœur. Je sirote tranquillement mon cosmo et m’apprête à en commander un autre lorsque j’entends les sirènes des voitures de police. Je me lève très rapidement, paie et me dirige vers l’entrée. Inutile de me faire coffrer pour usurpation d’identité alors que mon père vend se cornichons à l’autre bout du monde. Un flic m’arrête cependant. « Vous ne sortez pas mademoiselle, on cherche quelque chose et personne ne partira tant qu’on ne l’aura pas trouvé. » Je soupire et me mords la lèvre. « Ecoutez, je suis vraiment embêtée de vous dire ça, vraiment, mais je viens d’avoir mes règles, je n’ai pas de tampons et là il faut que je coure jusque chez moi. Vous pouvez me fouillez si vous voulez mais je vous promets que je n’ai rien. » Les menstruations où le sujet qui met les hommes le plus mal à l’aise possible en un temps record. Les meilleurs hommes de scotland yard n’y font pas exception. Mon interlocuteur balbutie un instant, vérifie très superficiellement le contenu de mon sac et me laisse sortir. Je n’ai passé qu’une demi-heure dans le bar mais je suis assez traumatisée pour ne plus jamais y retourner toute seule. Je n’ai cependant aucune envie de rentrer chez moi. Je sors mon portable et appelle Elisa, une des filles les plus hypocrites que je connaisse. Elle me parle d’une soirée où elle n’a jamais été invitée mais qui a l’air sympa. J’accepte sa proposition sachant que je rentre toujours là où je veux rentrer. Sans compter que tous les policiers de la ville sont tous très occupés apparemment. J’interpelle un taxi et monte dedans. La deuxième partie de soirée a intérêt à être plus drôle que la première.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Ven 27 Juil - 16:06

En entendant les sirènes de police, je me dirige vers la sortie du Carling. Non pas que j’ai fait quelque chose de mal mais on m’a toujours appris à éviter ces petits messieurs en bleu après un certain palier d’alcoolisation. Je me dirige donc vers la porte en jouant avec mon joli collier. « Merci pour la dédicace, Thompson. » Je me retourne et adresse un grand sourire à Drew Hastings. « De rien mon coeuuuuuuuuur » Je ris un peu et m’éloigne en chantant la dernière chanson de Biebs, Boyfriend. J’entends vaguement Tristan hurler tout et n’importe quoi dans un micro et m’apprête à courir vers lui pour hurler mon amour inconditionnel pour Andrestan lorsque je me souviens que je suis censée jouer la fille sobre devant la police. Je suis assez mal barrée. Je marche tant bien que mal vers la sortie, peinant à poser un pied devant l’autre. Le problème n’est pas tellement de marcher (quoique ce n’est pas si facile) mais plutôt d’avancer plus ou moins droit et non pas comme si j’essayais d’imiter Jack Sparrow dans une mauvaise parodie de Pirates des Caraïbes. Je m’approche d’un policier et lui adresse un sourire mal assuré. Il m’empêche de partir d’une main et regarde ma poitrine avec un intérêt à peine dissimulé. « Excusez moi monsieur, mais mes yeux sont ici ! Pourrais-je partir ? » Il rougit d’un coup, puis reprend son air sans expression. « Je ne regarde pas votre poitrine mais le collier que vous avez autour du coup mademoiselle, il s’agit des bijoux de la reine, vous êtes en état d’arrestation. Vous allez partir en effet, mais avec les menottes dans une voiture de police. » Je secoue la tête sans comprendre pendant qu’il hurle qu’il a trouvé la voleuse. La voleuse ? Je me sens d’un seul coup très sobre. « Monsieur, écoutez, il y a erreur sur la personne, je n’ai rien volé, ce collier m’a été offert il y a vingt minutes par un mec un peu bizarre certes mais qui m’a semblé très sympa sur le moment, je n’y suis pour rien… » Il m’ignore totalement, ses nombreux collègues qui m’entourent aussi. Je sens une main sur mon épaule. « Je sais que tu es innocente mon amour, je ne t’abandonnerai pas » Je reconnais tout de suite cette voix et tente de me dégager. Trop tard. Eliott m’embrasse avant de se faire pousser de là par un petit mec en bleu. Je lui jette un regard haineux à distance pendant qu’on me passe les menottes et qu’on m’embarque. Une fois dans la voiture de police, j’essaie d’expliquer la situation aux agents qui m’accompagnent sans qu’aucun d’entre eux ne m’écoute. La nuit promet d’être longue.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : ENQUÊTE AU CARLING   Dim 29 Juil - 17:23

    Alors que je suis dans cet endroit, empli de fumée, de personnes qui sont tellement différentes de moi, la musique résonnant à fond dans mes oreilles. Autant dire le genre d’endroit que j’évite depuis ma mauvaise passe et pourtant ce soir je me trouve là, dans la foule Oxfordienne. J’essaie tant bien que mal de traverser la foule pour aller m’échouer au comptoir. Je commande un verre de vodka avec de la fraise. Je remarque sur ma droite, à l’autre bout du bar Bonnie. Elle commande un verre avec une autre fille. Celle-ci ne semble pas dans son assiette. Ma tête se détourne vers Lucy, sur la scène. Elle raconte une histoire sur elle et un certain Drew. De toute façon ce n’est pas un secret que Lucy est une croqueuse d’homme, je préfère détourner les yeux pour éviter le spectacle d’une fille totalement éméchée qui se confie à une salle entière sur ses histoires de cœur. Malgré tout même si j’avoue que nos personnalités sont totalement différentes, j’ai tout de même de l’affection pour elle, la voir ainsi sur scène, les yeux braqués sur elle me dérange pour elle. Si j’avais été quelqu’un de courageux, je serais bien allé la chercher pour lui éviter d’en entendre parler pendant des heures. Seulement je sais que je n’en suis pas capable, heureusement pour elle, elle se met à chanter. Mon dieu elle chante la chanson du petit blond des pré-adolescentes. Je ne savais pas que Lucy bourrée pouvait tomber aussi bas, même pour un pari. Enfin chacun son style musical, mais là, tout de même Lucy, tu baisses dans mon estime. Elle quitte la scène dès la chanson finit. Je me tourne vers le bar, décidé obtenir le même taux d’alcoolémie que les autres présents. Mon verre entre les mains, qui n’a pas baissé d’un centimètre, et pour cause cela fait des années que je ne bois plus pour ne pas tomber dans mes vieux démons. Je ne supporte que peu cette musique forte. Je suis pris de quelques vertiges du au mal de tête, la musique résonne, ma tête va exploser. Je laisse le bar pour me précipiter vers les toilettes. Je veux juste me mettre de l’eau froide sur le visage. Alors que j’arrive à la porte des toilettes pour homme, un grand mec costaud me barre le passage, je grogne une insulte et essaie de le pousser. Celui-ci me bloque avec force. Je relève la tête et comprend alors que je suis bloqué par un flic. Voilà décidément je n’aurais jamais dû venir ici. D’ailleurs en cet instant, la raison de ma venue me parait tellement idiote. J’aurais dû rester chez moi, un bon livre et un café avec un fond musical décent pour mon ouïe.

    Tout ça juste parce que cette blonde est totalement bizarre et que je suis totalement incapable de la comprendre. Enfin soyons clairs je ne comprends personne, surtout pas les filles. J’ai déjà du mal à me comprendre mais Lucy est en quelque sorte différente des autres filles. Elle est fascinante, comme une héroïne d’un roman, bourrée de stéréotype mais en même temps authentique. Depuis que je la connais je ne peux m’empêcher de l’observer, elle m’inspire énormément. Je veux la comprendre, pouvoir m’en inspirer pour un roman. Elle ressemble tant à ses héroïnes cachant un vice derrière une apparence parfaitement travaillée. Seulement là je ne peux pas lui parler, elle a filé hors de la scène et en cet instant je souhaite juste rentrer dans les toilettes. Le policier ne semble pas savoir quoi faire, il est évident que je ne vais pas bien, il pourrait me secourir mais je vois qu’il n’est pas là pour m’aider, qu’il ne m’a pas arrêté pour m’aider mais pour une autre raison. Je me retourne, suivant son regard, il regarde son supérieur ou un collègue. La salle est infestée de policiers. Je regrettais d’être ici ? Plus tellement, on se croirait dans un roman policier ! A cette pensée mon mal de tête semble s’être évaporé, je cherche des yeux la raison de l’agitation qui secoue le Carling. Je ne trouve pas la cause. Les jeunes se sont tous plus ou moins stoppés, hésitant entre fuir ou faire les innocents. Enfin il semble que personne ne puisse sortir, je vois que toutes les portes sont bloquées par les officiers. Je m’adresse au policier : « Que se passe-t-il ? » Celui-ci ne semble pas trop savoir ce qu’il est autorisé à me divulguer, alors il me répond : « Monsieur, allez-vous asseoir, vous allez être interrogé. » Celui-ci d’un signe de tête m’indique une banquette ou m’asseoir, je me retourne, et m’affale sur la banquette. Je vois que nombreux sont ceux qui commencent à être interrogé, je remarque le badge de Scotland Yard. Ce n’est pas possible, c’est une blague, on se croirait dans un bon Agatha Christie. Ou est Hercule Poirot ? Bon d’accord Elias inspire, expire. Ca ne semble pas être une blague, et c’est bien là le problème. Tu ne veux aucun problème, alors ne t’en attire pas. Tu es sobre, mais tu es non accompagné, ce qui risque peut être d’être un problème. Qui plus est tu as un casier, en Norvège certes mais de nos jours avec la technologie, ils n’auront aucun problème à savoir qui tu es. Tu ne veux pas perdre ton visa, ton avenir ici alors Elias, aucun faux pas ce soir.
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