There's someone out there who's in love with you w/ Sophie

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MessageSujet: There's someone out there who's in love with you w/ Sophie   Mer 4 Juil - 0:34

Bon. Tout commence à être plus ou moins clair dans ma tête. Tout est à peu près régulier, réussi, bien tracé, bien monté. Pas comme recevoir un nouveau contrat, non. Plutôt comme vivre une vie normale et routinière. Apprendre les noms des fleurs au lieu du nom des armes est réellement reposant pour l’esprit, et nettement moins affolant aussi. Je me lève tôt tous les matins pour gagner les marchés aux fleurs, ramener les plus beaux spécimens. Je ne crois pas avoir encore fait de profit mais étant donné la somme qui existe actuellement sur mon compte en banque, ça n’est pas franchement préoccupant. J’ai embauché deux personnes qui se relaient pour me seconder, et je suis bien content que Tamara soit là quand je fais le bilan des livraisons : j’en ai sans doute pour un moment. Je fronce un peu le nez en regardant un bouquet de roses rouges, cinquante plus précisément, et secoue la tête. Un type commande chaque jour le même bouquet qu’il faut déposer dans une société de Soho, pour une jeune femme nommée Sophie. Plus je la livre, et plus elle semble agacée de l’attention qui lui est portée. Je grimpe en voiture et effectue mon tour en une grosse heure, pour terminer garé devant la société. Je prends le dernier bouquet qu’il reste et pénètre le hall, lâchant un sourire pour la demoiselle qui est là. « Toujours rouges, toujours cinquante, toujours une signature sur le bon », je lâche en lui tendant un papier qu’elle doit signer, déposant les fleurs sur son bureau. « Sérieusement ? Vous allez venir me livrer tous les jours comme ça ou ça va finir par s’arrêter ? » Je roule des yeux, son agacement est presque palpable de là où je me trouve, ce ne sont pourtant que des fleurs. « Le but du jeu c’est de récolter les pourboires c’est ça ? » Je ris un peu sans aucune méchanceté et secoue la tête. « Pas du tout, je n’attends aucun pourboire de votre part, vous pouvez garder votre argent ». Je lui tends le bon avec insistance. « Quelqu’un passe commande chez moi tous les matins de cinquante roses rouges qui lui coûtent systématiquement plus de quarante livres et je sais que je ne devrais pas vous le dire mais quand même… Bref, ne pas vous les livrez serait lui faire perdre son argent et donc relativement cruel ». Je croise les bras et attends qu’elle signe en regardant les fleurs. « Cruel ?! Vous croyez qu'en plus je vais le plaindre ? Ca fait déjà une semaine, et je n'ai plus de places pour ranger ces bouquets, alors le coup de l'admirateur secret c'est vraiment romantique mais niveau pratique, c'est pas encore ça. » Elle me pique le bon qu’elle signe à la hâte, emprunte d’une rage difficile à cacher. « Vous savez quoi ? Le prochain bouquet, livrez-le à Melanie de la compta, elle vient de se faire larguer, ça lui fera plaisir.. ». Je ricane un peu et secoue la tête de désapprobation. « Vous êtes vraiment aigrie, hein ? » Je croise les bras, tout ça ne me regarde pas vraiment, mais c’est plus fort que moi. « Ca ne vous fait même pas un peu plaisir de penser que quelqu’un pense à vous ici ? » Mais visiblement, non. « Premièrement, j'vous emmerde. Deuxièmement, si quelqu'un pense à moi, qu'il n'hésite pas à se manifester autrement que par des roses, c'est très joli certes mais pas très causant, et quand je suis toute seule chez moi ça n'm'aide pas franchement. » Je grimace un peu, cette réflexion là n’est pas exactement fausse. Je prends un peu appui sur le bureau en faisant la moue. « Imaginez qu'ce soit un pervers. Ou un meurtrier, un fou, j'en sais rien. » Je me retiens de rire parce qu’une telle réaction serait clairement hors de propos, et clairement incomprise aussi, mais l’ironie est réelle. Si elle savait qui est le vrai meurtrier de l’histoire… Je penche un peu la tête et fronce le nez. « Ca se tient. Mais quand même, imaginez que c’est un grand timide et que c’est l’homme de votre vie ». Mais elle réfute, tout de suite. « Si c'est véritablement le cas alors il s'est trompé de technique, je préfère les hommes qui savent ce qu'ils veulent. Les timides romantiques et fleurs bleues ne m'intéressent pas. ». Je souris un peu, haussant un sourcil curieux. « Vous préférez les lourds qui vous réclament votre numéro de téléphone en baissant la vitre de leur deux chevaux ? » Je souris un peu, plus amusé qu’autre chose désormais.

Elle conteste cependant et me donne une explication qui est sans doute censée m’éclairer sur la profondeur de la gravité de la livraison de fleurs par un inconnu. « Je préfère les hommes qui livrent eux-mêmes leurs bouquets de fleurs. J’hausse un sourcil amusé et retiens un rire discret. « Et puis franchement, une deux chevaux.. Je vaux mieux que ça quand même. » J’hausse une épaule. « Vous m’avez l’air bien exigeante. Je vous aurais bien offert des fleurs mais je roule en deux chevaux, j’ai grillé mes chances en achetant ça… » Je roule des yeux et secoue un peu la tête. « En plus je suis fleuriste, c’est très cliché ». Je ne roule évidemment pas en deux chevaux, notons le. Elle sous-entend que même au volant d’une Porsche je n’aurais pas eu ma chance et je ne peux m’empêcher de ricaner gentiment. « Vous auriez été pompier, gendarme ou militaire, peut-être que vous auriez eu une chance. Je ne suis pas fan des grands romantiques qui écrivent des poèmes et offrent des fleurs à leur dulcinée. » C’est sans doute le moment où je sors ma voix la plus grave, plante mon regard dans le sien et lui montre mon arme dissimulée entre mon veston et mon sac à dos en lui lâchant, d’un air totalement stone : je suis un ex tueur à gages, tu trouves ça romantique ? Mais je n’ai d’arme dissimulée où que ce soit et c’est précisément l’information que j’aimerai éviter de divulguer. J’hausse une épaule et lance, ironique : « Dommage, quelques vers me venaient déjà rien qu’à vous observer ». Elle s’agite presque, m’offrant un amusement certain dont je profite discrètement. « Vous avez vraiment pensé que ça fonctionnerait ? » Elle se tourne et s’empare de papiers divers comme si elle ressentait le besoin urgent de travailler. Je ris un peu et secoue la tête. « Vous avez vraiment cru que j’allais vous faire de la poésie ? » Je lui jette un clin d’œil amusé et pianote sur son bureau. « Je suis fleuriste, ça ne fait pas de moi un Roméo au pied de votre balcon ou un gay ou je ne sais quoi ». J’inspire et m’étire un peu. « Je suis un vrai macho, parfois je me bats avec les rosiers ». Elle déblatère à propos d’un ami à elle qu’elle aurait pu me présenter et je fronce le nez, hésitant à faire remarquer que je ne sais absolument pas de quoi elle parle. J’hausse une épaule et lui offre un sourire amusé mais elle réplique bien rapidement par une nouvelle remarque bien sentie. « Pauvres rosiers. Quoique vu votre carrure, je suis presque sûre que ce sont eux qui gagnent à chaque fois pas vrai ? » Je ricane, si elle savait ; mais c’est là tout le charme de la chose. Le fait qu’on puisse me considérer comme un garçon innocent et charmant sous tous rapports alors qu’il y a à peine quelques semaines, quelques mois au plus, j’étais un tueur à gages très couru. J’aurais pu tuer n’importe qui dans cette salle sans qu’on ne me remarque, en continuant à discuter avec elle et en feintant ensuite l’étonnement, la panique. Je suis un pro, j’étais un pro. Je roule des yeux et acquiesce tristement. « Ca a plein de ressources un rosiers, vous n’imaginez pas le travail pour vous fournir d’aussi belles roses innocentes à tout point de vue ».

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Dernière édition par Théodore Z. Stravos le Dim 8 Juil - 1:16, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: There's someone out there who's in love with you w/ Sophie   Mer 4 Juil - 0:46

Je suis quelqu’un qui s’est toujours bien accommodée de l’anonymat, et je me contente largement des responsabilités qui m’incombent sans jamais vouloir être au centre de l’attention comme le sont tous nos acteurs. Bien sûr, personne ne sait ce que je fais ni comment je le fais mais mon travail est toujours récompensé à sa juste valeur et Tristan me connaît, il sait que je n’aime pas me faire remarquer. Aussi, ce job me convient à merveille. Je reste tapie dans l’ombre à écrire pour la série, à inventer des scénarios tous plus ou moins tordus mais qui plaisent toujours. Même si cela me laisse assez peu de temps libre, au final, j’y trouve largement mon compte pour un salaire peu négligeable. Je n’ose imaginer le quotidien de ces stars de la télévision qui sont traqués par les paparazzis sitôt ont-ils mis un pied dehors. Ma petite vie routinière me convient très bien.
Ce matin je suis arrivée en avance, il reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir tourner le prochain épisode et j’ai la sensation que rien n’est prêt. Je m’enferme alors dans mon bureau pour retravailler le script et y inscrire quelques annotations que le boss lira plus tard. Ce sont quelques suggestions qui ont leur importance malgré tout. Et cela fait bien deux heures que je suis cloîtrée dans mon monde quand on vient frapper à ma porte, m’annonçant qu’il y a quelqu’un pour moi. Je soupire, détestant être dérangée dans ces moments-là et marche jusque dans le hall d’un pas pressé. J’aperçois le livreur de fleurs et sens déjà une tension s’insinuer en moi. Je l’observe de bas en haut, il pose le bouquet de cinquante roses rouges sur le bureau. « Toujours rouges, toujours cinquante, toujours une signature sur le bon » « Sérieusement ? Vous allez venir me livrer tous les jours comme ça ou ça va finir par s’arrêter ? » Mon agacement est palpable et je peux voir le jeune homme gêné, mais ne m’arrête pas pour autant. « Le but du jeu c’est de récolter les pourboires c’est ça ? » Je dois bien reconnaître que ce pauvre garçon n'y est pour rien mais j'ai cruellement besoin de passer mes nerfs sur quelqu'un. « Pas du tout, je n’attends aucun pourboire de votre part, vous pouvez garder votre argent ». Parfait, car je n'ai aucune intention de laisser un quelconque pourboire, je ne suis définitivement pas suffisamment de bonne humeur pour cela, d'autant que si cet admirateur se décide à me faire livrer ce même bouquet pendant un mois, je finirais ruinée. « Quelqu’un passe commande chez moi tous les matins de cinquante roses rouges qui lui coûtent systématiquement plus de quarante livres et je sais que je ne devrais pas vous le dire mais quand même… Bref, ne pas vous les livrez serait lui faire perdre son argent et donc relativement cruel ». « Cruel ?! Vous croyez qu'en plus je vais le plaindre ? Ca fait déjà une semaine, et je n'ai plus de places pour ranger ces bouquets, alors le coup de l'admirateur secret c'est vraiment romantique mais niveau pratique, c'est pas encore ça. » J'attrape sèchement le bon de livraison que je signe et le lui redonne, mécontente. « Vous savez quoi ? Le prochain bouquet, livrez-le à Melanie de la compta, elle vient de se faire larguer, ça lui fera plaisir.. ». J'ai toujours eu pitié de Melanie, elle me fait vraiment de la peine, et je suis persuadée qu'un petit bouquet de rose dans ce style lui remonterait définitivement le moral. Quelle altruiste je suis. « Vous êtes vraiment aigrie, hein ? » Surprise, je relève la tête et lui lance un regard noir. Pour qui se prend-il pour me parler de cette manière ? Je reconnais n'avoir pas été des plus sympathiques avec lui mais je ne mérite en aucun cas un tel jugement. « Ca ne vous fait même pas un peu plaisir de penser que quelqu’un pense à vous ici ? » « Premièrement, j'vous emmerde. Deuxièmement, si quelqu'un pense à moi, qu'il n'hésite pas à se manifester autrement que par des roses, c'est très joli certes mais pas très causant, et quand je suis toute seule chez moi ça n'm'aide pas franchement. » J'n'ai aucun problème avec la solitude, en fait, j'ai plus ou moins été élevée comme ça et je m'y habitue facilement, mais j'dois avouer que l'attitude de cet admirateur est plus angoissante que plaisante, chacun a en tête des exemples de malades mentaux qui agissaient de la sorte. « Imaginez qu'ce soit un pervers. Ou un meurtrier, un fou, j'en sais rien. » Je suis peut-être paranoïaque, j'en conviens, mais les stars de cinéma sont toujours les cibles de personnages bizarres, et bien que je me sois toujours protégée de ce genre de problèmes, bien que je ne sois clairement pas une des étoiles du show, je suis bien obligée d'envisager cette hypothèse. Le ton est redescendu, et le livreur va s'appuyer contre le bureau. « Ca se tient. Mais quand même, imaginez que c’est un grand timide et que c’est l’homme de votre vie » Je lui adresse un sourire, sans doute comprendra-t-il que je ne suis pas un monstre. « Si c'est véritablement le cas alors il s'est trompé de technique, je préfère les hommes qui savent ce qu'ils veulent. Les timides romantiques et fleurs bleues ne m'intéressent pas. ». La conversation prend une tournure que j'n'aurais pas imaginée mais c'est nettement plus agréable. « Vous préférez les lourds qui vous réclament votre numéro de téléphone en baissant la vitre de leur deux chevaux ? » Ce jeune homme a de la répartie, il parvient même à me décrocher un rire discret. « Je préfère les hommes qui livrent eux-mêmes leurs bouquets de fleurs. » Bien sûr, je me rends compte que ma phrase peut porter à confusion mais amusée, je ne fais rien pour réfuter mon propos. « Et puis franchement, une deux chevaux.. Je vaux mieux que ça quand même. » Il est vrai que parfois, j'éprouve une certaine estime de moi-même. Il faut bien avouer que je ne me vois guère me marier avec un homme qui m'emmènera à l'église en deux chevaux.. « Vous m’avez l’air bien exigeante. Je vous aurais bien offert des fleurs mais je roule en deux chevaux, j’ai grillé mes chances en achetant ça… » « Qui vous dit que vous auriez eu vos chances en porsche ? » lui dis-je en haussant un sourcil. L'assurance de ce garçon me laisse perplexe mais jetrouve cela plutôt divertissant, et une petite pause ne me fera pas de mal. « En plus je suis fleuriste, c’est très cliché » « Vous auriez été pompier, gendarme ou militaire, peut-être que vous auriez eu une chance. Je ne suis pas fan des grands romantiques qui écrivent des poèmes et offrent des fleurs à leur dulcinée. » Et c’est vraiment peu dire, chaque fois qu’un homme un peu trop fleur bleue s’éprend de moi, je lui fais comprendre avec tout le tact du monde que je ne suis guère intéressée. Et ce fleuriste n’échappe pas à la règle, ma seule hantise étant de tomber dans le cliché pur et simple. « Dommage, quelques vers me venaient déjà rien qu’à vous observer » Si j’étais une minette effarouchée et vierge, sans doute ces quelques mots me feraient sourire. Là, je me contente d’hausser un sourcil. « Vous avez vraiment pensé que ça fonctionnerait ? » Alors je me retourne et vais attraper quelques papiers sur le bureau que je feuillette rapidement, plus pour me donner un peu de contenance que pour travailler réellement. « Vous avez vraiment cru que j’allais vous faire de la poésie ? » Un peu surprise, je me tourne de nouveau vers lui et le détaille plus activement, sans chercher à être particulièrement discrète. J’ai toujours été très franche et ne connaissant pas ce jeune homme, je n’éprouve pas la moindre gêne. « Je suis fleuriste, ça ne fait pas de moi un Roméo au pied de votre balcon ou un gay ou je ne sais quoi » « Oh.. C’est dommage, pendant un instant je songeais à vous présenter Andrea, un ami à moi. Je suis sûre qu’il vous aurait plu. » Je lui lance un grand sourire, songeant que j’apprécie assez la conversation qui me permet de décompresser un peu. « Je suis un vrai macho, parfois je me bats avec les rosiers » Je finis par croiser mes bras et m’asseoir sur mon bureau après avoir reposé toute la paperasse. « Pauvres rosiers. Quoique vu votre carrure, je suis presque sûre que ce sont eux qui gagnent à chaque fois pas vrai ? »

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