MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple

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MessageSujet: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Dim 1 Juil - 20:37


MARWAN R. GONSALEZ AND LEÏLA I. FERNANDEZ
Let's pretend we're the perfect couple
10 h 30. Dans moins de deux heures, ils seront là. Ça fait presque une demi-heure que je m'active en cuisine et je n'arrive toujours pas à croire que je me suis laissé embarquer dans cette histoire. Pourquoi? Pour quelle sombre raison j'ai accepté de me prêter à ce petit jeu ridicule? Pourquoi j'ai dit amen à cette foutue histoire de mariage?! Je ne suis pas prête à m'engager. Définitivement pas et surtout pas avec Marwan. La simple perspective de lier ma vie à la sienne me file la nausée et je donnerai tout pour qu'il n'ait jamais existé. Honnêtement? Ce type est une plaie. Il ne respecte rien ni personne, il considère les choses comme acquises et il ne fait guère mieux que de briller par son arrogance. Je le déteste. D'ailleurs, il est tout juste bon à faire des galipettes. Et encore, j'accepte de faire mu-muse avec lui seulement quand je n'ai rien de meilleur à me mettre sous la dent. Ou quand nous nous sommes violemment disputés. Nos prises de bec ont tendance à me stimuler c'est vrai, mais là n'était pas le sujet. Un repas de famille? Sérieusement? Jésus, Marie, Joseph: je ne vais pas en sortir indemne. Si encore il n'y avait eu que mes parents, mais non la famille de Marwan a tenu à faire le déplacement. Le pire dans toute cette histoire, c'est que je respecte trop les Gonsalez pour me montrer grossière ou désagréable devant eux, raison pour laquelle je vais devoir me résoudre à jouer la comédie et à faire comme si nous formions un couple heureux et épanoui. Tu parles d'une connerie. D'ailleurs, où est cet abruti?! « MARWAAAAAAAAN ! » je hurle de façon à ce qu'il comprenne bien que je suis contrariée. « GONSALEZ! JE TE JURE QUE T'AS PLUTÔT INTÉRÊT A RAPPLIQUER ET SUR-LE-CHAMP! ». Toujours pas de réponse. Je vais l'étriper! Parce que c'est plus prudent, je décide de poser le couteau que j'avais dans les mains et je rejoins le salon où je ne suis pas surprise de retrouver mon fiancé avachi devant la télévision. « Tu te fous de ma gueule? » je demande plus ou moins agacée. La question est purement rhétorique, Marwan est suffisamment intelligent pour le comprendre, ce pourquoi il ne rétorque rien et se contente d'arquer un sourcil. « Ça fait trois heures que je t'appelle, tu pourrais au moins me répondre ! BREF! J'ai besoin que tu ailles à la boulangerie ». Pour toute réponse, Marwan se contente de me lancer un sourire narquois et fixe son attention sur le poste de télévision. S'en est trop, définitivement trop. Véritablement en colère maintenant, je me poste devant l'écran, l'éteins et ajoute en le prenant entre quatre yeux. « Alors, écoute-moi bien, cette connerie de déjeuner familiale, c'était TON idée ! Alors, tu vas me faire le plaisir de bouger ton cul et de me donner un coup de main, c'est clair?! Parce que vu que tu ne sais rien faire de tes dix doigts, je n'ai pas d'autre choix que de faire à manger ». Il ouvre la bouche, prêt à répliquer, quand ma main se colle devant celle-ci. Nous sommes à deux doigts de nous disputer - à nouveau - or, je n'ai vraiment pas le temps pour ces enfantillages.
« BOULANGERIE! DESSERT ! TOUT DE SUITE! » je déclare autoritaire en lui fourrant un billet dans le creux de la main. « Et tu me feras le plaisir de me ramener la monnaie » j'ajoute en le tirant du canapé. Il est plus que temps que cet ermite sorte de l'appartement. Alors que je l'entraîne vers le hall, il continue de me regarder incrédule. Quelques protestations fusent, mais je fais comme si de rien n'était et me contente de lâcher après l'avoir mis dehors. « C'est ça à plus tard ! ».

12 h 35. On sonne à la porte. Me précipitant dans l'entrée, je fais entrer nos invités, tout sourire. Il s'agit de mes parents. Bien que cette idée de réunion familiale me contrarie, je suis contente de les voir. Occupée, je n'ai pas eu l'occasion de leur rendre visite récemment et ça me fait plaisir de pouvoir passer du temps avec eux.
« Au fait ma puce » me dit mon père après m'avoir serré dans ses bras. « Ta sœur s'excuse, mais elle ne pourra pas être là. Ils ont eu un petit problème de plomberie ou je ne sais quoi. Tout ça pour dire qu'ils sont obligés de rester chez eux jusqu'à ce qu'un spécialiste ne daigne se déplacer. Ça risque de prendre du temps, mais elle essaiera de passer pour le dessert ou le café ». Je cache difficilement ma déception. Manquait plus que ça. Manuela est probablement ma seule alliée dans cette histoire et ça me chagrine qu'elle ne puisse pas être là. Maintenant, elle passera peut-être pour le dessert alors j'imagine que c'est déjà ça. C'est une maigre consolation, certes, mais ce n'est pas comme si je pouvais y faire quoi que ce soit. Retrouvant mes esprits je finis par débarrasser mes parents - qui commencent à s'impatienter dans le hall - et les suis dans le salon où je leur somme de s'installer. « Vous prendrez bien un petit apéritif? » je demande poliment quand une deuxième sonnerie retenti. « Une minute, j'arrive! » je m'exclame en rejoignant - à nouveau - l'entrée. Histoire de faire bonne impression, j'aborde une mine ravie de circonstances et c'est en bonne maîtresse de maison que je salue nos invités. Madame Gonsalez me demande alors ce que son fils est en train de fabriquer.
« Cela fait plus d'une heure que monsieur est enfermé dans la salle de bain » je réplique avec un agacement non dissimulé. Échangeant un regard furtif avec mon paternel, je remarque qu'il me fusille du regard, ce pourquoi j'ajoute, d'une voix plus douce cette fois. « Il ne devrait pas tarder. Marwan? Mon amour » Qu'est-ce qui ne faut pas faire, je vous jure. Si j'échoue en tant que photographe, je pourrais toujours me recycler dans la comédie. « Nos invités sont là alors, dépêches toi un peu s'il te plaît ». Dieu m'en soit témoin, s'il a encore vidé le ballon d'eau chaude, je m'en vais lui faire la tête au carré à ce crétin! « Marwan! » je répète, impatiente en commençant à servir l'apéritif. Contre toute attente, la porte de la salle de bain s'ouvre et Marwan se décide enfin à sortir. Histoire d'éviter de lui crever les deux yeux, je préfère concentrer mon attention sur ses parents. Mais que monsieur le fiancé ne la ramène pas trop, parce que ça n'est pas le moment. « Le voyage n'a pas été trop éprouvant? ». D'un signe de la tête, ils me font savoir que non et la mère de Marwan se lance alors dans une tirade interminable à propos de la mauvaise qualité du personnel dans les avions. Je souris poliment à sa remarque, tandis que monsieur se décide ENFIN à faire son apparition. « C'est pas trop tôt! » je lance sarcastique. C'est plus fort que moi, il est insupportable ! « Je veux dire, tu aurais pu te dépêcher un peu chaton! » je conclus en lui adressant un sourire tout ce qu'il y a de plus faux.
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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Mar 3 Juil - 19:13



✖ Leïla & Marwan ✖
« Let's pretend we're the perfect couple »

Je venais de me faire jeter. Rectification, elle venait de me jeter de l’appartement comme un moins que rien… comme d’habitude en réalité. La seule chose qui différait cette fois-ci, c’est que j’avais le droit de revenir plus rapidement. Cette femme aurait ma perte sur la conscience et j’étais à peu près certain, qu’elle s’en moquait éperdument. Dieu est si cruel avec moi ! Est-ce une épreuve divine pour avoir fait de moi cet être parfait ?! Un couple de personnes âgées, surement des voisins de ma douce me regardaient avec l’air perplexe. « Mauvaise période du mois, elle est un peu sur les nerfs » confiais-je tandis que le papi me lançait une œillade complice et compatissante. « Dites-moi, où puis-je trouver une boulangerie dans le coin ? » . Information prise, j’allais à mon rythme au dit commerce, sifflotant par ce beau matin. Quoi de mieux qu’une Leïla obligée de simuler l’amour fou avec moi ? Certes, elle simulerait mais dans mon cœur, j’étais content. Stupidement content. Durant une après-midi, j’allais enfin pouvoir jouir des habitudes qu’ont les couples transis d’amour. Une petite voix me souffla qu’avec ma douce, c’était du suicide mais j’étais trop heureux pour réellement l’écouter. C’est alors que le drame me frappa de plein fouet. Un sentiment horrible, une injustice monstrueuse, la pire expérience de ma vie tout ça par sa faute : ELLE ! La boulangère. « Vous désirez une tarte aux pommes, un fraisier,[…] ? » m’énuméra-t-elle alors que pour la première fois de ma vie, le vide sidéral prenait mon cerveau. J’étais sensé répondre quoi ?! Leïla m’avait demandé de ramener un dessert, elle n’avait pas donné les caractéristiques !! Quel horrible sentiment qu’est l’ignorance. Non, foi de Gonsalez, cette mégère ne gagnerait pas. Aussi, crâneusement, je lui tins tête : « Faites-moi un assortiment bien sûr ! » . La femme me regarda l’air ahurie comme si je venais de dire la plus grosse connerie du siècle. Un quart d’heures plus tard, je pouvais le dire : J’AVAIS DIT UNE CONNERIE !! Mes bras chargés de sac en tout genre, je marchais sans trop voir où j’allais mais je réussis à arriver à destination devant une Leïla toute aussi ahurie que la boulangère. « Pour que madame ne râle pas parce que Môssieur n’a pas pris le dessert lui convenant, j’ai pris le tout !! Ainsi, tu ne pourras pas me reprocher cela » lançais-je l’air de rien tout en me décidant à prendre une bonne douche. Au moins, en prenant les devants, j’évitais une question gênante car à coups sûrs, j’en aurais entendu parler durant les lustres : Marwan Gonsalez, resté con devant une boulangère. « Et en prime, tu ne m’avais même pas donné assez !! » gueulais-je pour avoir le dernier mot.

Ahh. La douche, quel moment délicieux. Moi, moi et moi ! Quoi de mieux ?! Ah si, ma fiancée, le regard énamouré, perdue aux creux de mes bras après un ébat des plus passionnés. Allez, autant arrêter de fantasmer et de finir de me préparer. Aïe, selon ma montre, il ne me restait pas beaucoup de temps. Quarante-cinq minutes, cela allait être juste mais je pouvais y arriver. Je m’activais donc le plus rapidement possible –m’admirant au passage car une beauté dans mon genre ne peut qu’être admirée, et cinquante minutes plus tard, j’étais fin prêt. Record battu lançais-je à mon reflet du miroir tout en lui dédiant un clin d’œil complice et victorieux. En avant la musique, Marwan allait entrer en scène. Faites place à l’invité d’honneur. « Père, Mère… Belle maman, toujours en beauté. Vous rajeunissez de jour en jour que bientôt, je risque de vous confondre avec votre si douce fille » m’amusais-je à complimenter ma future belle-mère tout en lui faisant un baisemain avant de serrer la main à mon futur beau-père et d’éteindre rapidement mes parents. C’est là que mon sourcil eu un tic désagréable à l’entente de ce surnom : chaton. Avait-elle osé m’appeler chaton ?! Tout en conservant mon sourire charmeur, je vins l’enlacer par derrière et déposer un baiser dans son cou : « Excuse-moi de t’avoir fait attendre ma chère gazelle. Excusez là, elle est un peu sur les nerfs. Elle veut tellement que tout soit parfait en toute circonstance. N’est-ce pas ma chérie ? C’est un amour que vous avez là. » Terminais-je en m’adressant à mes futurs beaux-parents. Je me détachais doucement de Leïla pour éviter le moindre coup bas et invitais nos invités à passer dans le salon pour prendre un apéritif. Tout en ayant un sourire narquois aux lèvres, j’attirais ma fiancée sur le canapé près de moi et passais un bras autour de sa taille. L’air amoureux ? Pas besoin de le simuler. Je pouvais enfin être moi-même en présence de cette tigresse. Dommage qu’elle prenne tout cela pour de la comédie. Bien dommage. « Mon hirondelle de printemps, et si tu racontais à nos parents comment tu as trouvé ma demande en mariage romantique. La pauvre petite fleur, elle en a pleuré tellement, elle était émue » mentis-je tout en la couvant d’un regard tendre et protecteur, tel le fiancé fou d’amour pour sa belle. Vengeance ? Bien sûr ! Elle avait osé m’appeler chaton. Qu’elle garde les surnoms affectueux pour les gars comme William. Quoique, lui, je le verrais plus en fouine, en rat, en putois, en.. bref.

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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Sam 7 Juil - 19:36

MARWAN R. GONSALEZ AND LEÏLA I. FERNANDEZ
Let's pretend we're the perfect couple
Fidèle à lui-même, Marwan ne peut s'empêcher de sortir le grand jeu. Comme si se faire désirer n'avait pas suffi, il faut en plus que monsieur se donne en spectacle et nous serve son baratin. Un baise main par-ci, un petit compliment par là, il en fait des tonnes, c'est limite insupportable. Mais mes parents se laissent immédiatement berner par son charme. Pour le coup, je dois bien avouer qu'ils me déçoivent. Je les aurais crus un peu plus malins que ça. D'un autre côté, ils sont à l'origine de toute cette mascarade alors, j'imagine que cela fait belle lurette qu'ils se sont entichés de leur futur gendre. Et puisque monsieur n'est autre que la progéniture de son meilleur ami, mon paternel (d'ordinaire méfiant et inquisiteur) lui décrocherait probablement la lune si seulement il en avait le pouvoir. C'est tout juste s'il ne lui mange pas dans la main, c'est pas croyable! Maintenant, s'il y a une chose que je dois reconnaître, c'est que Marwan sait y faire avec les gens de la haute société, les bonnes convenances et toutes ces choses que j'ai longtemps voulu oublier. Contrairement à moi, mon fiancé n'a jamais véritablement quitté ce monde. Il a continué d'y évoluer, il a hérité de l'arrogance liée à son rang social et il profite avidement des privilèges que cela lui permet de s'octroyer. Si je généralise? J'aimerais bien. Mais la vérité est que Marwan est le prototype même du fils à papa, arrogant et détestable. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il ne s'en cache même pas. Alors, je pense que je suis dans mon bon droit quand je dis que je suis furieuse à l'idée de finir ma vie à ses côtés. Malheureusement, je n'ai pas le choix. A dire vrai, je n'ai même pas eu mon mot à dire. Le choix a été simple: soit j'acceptais de me plier à leur volonté en épousant Marwan, soit mes parents me reniaient, point final. Si leur vision des choses est un peu étriquée? Probablement oui, mais mes parents savaient qu'en me posant cet ultimatum, ils me tiendraient à leur merci. J'ai tellement souffert d'être séparée de ma famille lorsqu'ils m'ont expatrié en Espagne pour mener ma grossesse à terme que la simple idée de couper les ponts avec eux me terrorise et, c'est sans doute pour ça que j'ai cédé et accepté de faire ce qu'ils m'ont demandé. Pour eux, il était plus que temps que je cesse de papillonner, surtout que cela ne convenait pas à une fille de ma classe et de mon rang! Mais quand comprendront-ils qu'ici, je suis juste Leïla et rien d'autre? Nous ne sommes plus en Égypte bon sang! Le plus ironique dans tout ça, c'est sans doute que c'est mon père qui a insisté pour que je m'unisse à Marwan, mais quand on jette un œil sur son passé et la manière dont il a abandonné la mère de Manuela, je crois qu'il est plutôt mal placée pour me donner des leçons de morales. Bien sûr, je ne pourrais jamais lui envoyer cela au visage. Je le respecte bien trop pour ça.

Marwan passe subitement ses bras autour de ma taille et je réprime difficilement un soupir de protestation lorsqu'il entreprend de m'embrasser dans le cou. Déjà que je ne suis pas très câline en temps normal, mais le laisser se comporter de cette manière me demande un effort considérable. Effort que je fournis malgré tout, parce qu'encore une fois, je n'ai pas le choix. Il en profite pour l'instant, mais une fois les festivités terminées, cet abruti entendra parler du pays, croyez-moi. Esquissant un sourire, je me laisse conduire dans le canapé et retrouve progressivement mes esprits. Marwan est d'humeur taquine? Marwan a envie de jouer? Qu'il en soit ainsi! « Ta demande en mariage » je répète en lui serrant vivement le genou. « Voyons chaton, inutile de les ennuyer avec de pareilles broutilles. Et puis, je n'ai aucune envie de me ridiculiser davantage. J'ai suffisamment pleuré ce jour-là. Or, en parler équivaudrait à me replonger dans ce merveilleux souvenir et je refuse de me laisser aller devant nos invités. Surtout que mon mascara n'est pas waterproof! » Ma petite boutade a au moins le mérite de détendre l'atmosphère et tout le monde y sourit. Tout le monde excepté mon cher et tendre promis qui se tord de douleur sous la pression de ma main. Il faut dire que je sais parfaitement où et comment appuyer pour rendre la chose douloureuse. Il a voulu me provoquer et bien il est plus que temps qu'il en paye les pots cassés. Il n'aurait jamais dû me sous-estimer. « Que tu ne veuilles pas nous raconter ce moment privilégié, je peux comprendre, c'est personnel. Mais tu pourrais au moins nous montrer la bague ». Euh... pardon? « La bague?! » nous nous exclamons à l'unissons. De toute évidence, Marwan a aussi omit ce détail. « Oui, la bague que Marwan t'a offert lorsqu'il t'a demandé ta main, voyons! » poursuit ma mère tout sourire. « Ah, cette bague là! Euh... à dire vrai, elle est encore chez le joaillier. Enfin, nous avons dû la renvoyer ». Réfléchit Leïla, réfléchit. « Oui parce que vous connaissez Marwan, il est tellement impulsif et spontané qu'il n'a pas pris la peine de se renseigner sur ma taille avant de l'acheter. Mais c'est une pierre magnifique vraiment ! Je regrette que vous ne puissiez pas la voir ». Je marque une courte pause, plutôt fière de moi. Je crois que j'ai plutôt bien rattrapé le coup et Marwan me doit une fière chandelle. « Je vous laisse profitez de l'apéritif » dis-je en me levant précipitamment. « Je suis certaine que vous avez des tonnes de choses à vous raconter depuis le temps. En attendant, je vais aller voir où en est le déjeuner. Chéri? Tu m'accompagnes? ». Ce n'est pas une question et le regard que je viens de lui adresser en dit long, raison pour laquelle il me suit sans aucune protestation. Une fois dans la cuisine, je m'assure que personne ne nous a suivi et j'ajoute à voix basse « On l'a échappé belle cette fois ! Heureusement que j'ai eu la présence d'esprit d'inventer cette histoire, parce que c'est bien joli tes idées de réunion de familles, mais on est loin d'être au point je te signale! Alors, si j'étais toi, j'arrêterais un peu de me la raconter et je me concentrerais sur les détails! Et puis, arrête un peu ton cinéma. Parce que la prochaine fois que tu pauses tes sales pattes sur moi, je te plante ma fourchette dans le bras. C'est clair, mon chat? » je conclus à peine sarcastique.
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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Lun 9 Juil - 12:51



✖ Leïla & Marwan ✖
« Let's pretend we're the perfect couple »

Ce n’était pas juste, elle ne tombait pas dans le piège. Quoi de plus normal pour cette femme que de me contrarier. Depuis notre prime jeunesse, elle ne faisait que ça, à croire qu’elle y prenait un plaisir incommensurable. Dès fois, j’avais l’impression d’avoir à faire à deux Leïla différentes : celle-ci, infatigable guerrière qui faisait de ma vie un enfer et la Leïla que je retrouvais fugacement dans nos étreintes. Pourtant, l’une et l’autre ne faisait qu’une et j’avais appris à aimer toutes ses facettes. Malheureusement, elle ne me laissait pas rentrer dans sa vie plus que nécessaire. Ce n’est pas faute de multiplier les tentatives. Comment vouliez-vous jouer au preux chevalier quand la demoiselle en détresse s’occupe des méchants elle-même ? Désespérant. Cette femme était désespérante et je crevais de pouvoir lui dire simplement que je l’aimais. Imaginez sa tête si à cet instant précis, je lui faisais une déclaration d’amour en bonne et due forme. Le résultat ? Vous pourrez inscrire sur ma pierre tombale : Marwan Rehan Gonsalez, l’homme suicidaire. Peut-être pourrais-je le faire par l’intermédiaire de mon second roman. Oui, c’était une très bonne idée mais avait-elle au moins lu le premier ? Bonne question. C’était dans des moments comme cela que je lui en voulais le plus. Elle était la seule à me résister, à me refuser enfin quelque chose que je désirais construire par moi-même. Certes, nos pères étaient à l’origine de ce traquenard mais je voulais prendre mon destin que dis-je nos destins pour en faire un commun. Si elle avait daigné simplement me regarder avec un regard neuf, elle aurait vu mes efforts. Mais non, madame est trop concentré sur le cul de ce William de pacotille pour voir que Dieu Marwan l’aime ! Désespérant je vous l’ai déjà dit. Toutefois, j’aurais aimé qu’elle conte ma fausse demande en mariage, qu’elle dise à quel point, elle avait été émue, à quel point elle m’aimait. Seulement, là encore elle, elle me refusait ce bonheur. Espèce de casse-couille !

C’est alors que THE question fut posée. La bague ? Quelle bague ? Oh merde LA bague. Un détail pratique dont je n’avais pas accordé grande importance. Après la boulangère, voilà que mon intelligence de génie me faisait encore défaut. Cette femme avait le déclin de l’humanité sur la conscience !! Si Marwan Gonsalez 1er du nom commençait à avoir des lacunes intellectuelles, où allait le monde ? Dîtes moi !! « L’amour me rend tête en l’air, que voulez-vous » ajoutais-je suite aux paroles de ma douce qui ne l’était pas car j’avais plutôt croassé mes paroles. Je voudrais bien vous y voir, elle me brouillait la main depuis cinq minutes. Leïla alias Hulk m’invita très gentiment à la suivre –à savoir, elle me fusilla du regard en me promettant mille et un supplices si je ne venais pas derechef avec elle dans la cuisine. Que quelqu’un appelle SOS Marwan battu !! Là encore, je me prie un sernom comme elle savait si bien les faires. Avait-elle des tendances dominatrices ? Non car chat, chaton et pourquoi pas poussin pendant qu’elle y était ? Elle voulait peut-être que j’aboie en remuant la queue. « Excuse-moi de ne pas être aussi bon acteur que ce merdeux qui te sert de sextoy ! » répliquais-je acerbe. Je n’aimais pas ce type et ne me gênait jamais pour le faire comprendre à ma fiancée. « Mes sales pattes te répugnent pas en temps normal au passage. Je me souviens qu’il y a très peu de temps, tu en redemandais ma petite colombe ! » Ajoutais-je tout en m’adossant à un plan de travail, les bras croisés sur mon torse, boudeur. Je n’aimais pas quand elle me rejetait. Savait-elle la douleur qu’elle me causait à chaque fois ? Non bien sûr que non. Même si c’était le cas, elle serait du genre à danser sur ma tombe. « Et puis, pendant que nous y sommes dans les reproches, si tu pouvais arrêter de te raidir dès que je t’approche, on dirait une vierge effarouchée. On est loin de l’amoureuse fiancée impatiente de se marier alors dans le genre, tu peux aussi te regarder dans la glace ma tourte. Trêve de compliments. La question de la bague est réglée. Je pense qu’ils vont finir par nous poser la question de la date du mariage, de la cérémonie que nous désirons etc. » commençais-je à débiter tout en faisant les cent pas dans la cuisine. Finalement, mon plan diabolique de déjeuner en famille se retournait contre moi. Dire que je pensais passer un moment romantique avec elle… La vie est cruelle !

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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Dim 15 Juil - 16:58

MARWAN R. GONSALEZ AND LEÏLA I. FERNANDEZ
Let's pretend we're the perfect couple
Je pers progressivement mon calme, je suis au bord de la crise de nerfs, ça ne va pas du tout. Il faut que je me calme. Mais comment faire pour rester sereine quand rien ne se passe comme prévu?! Non seulement ce repas de famille est un véritable cauchemar, mais comme si ça n'était pas suffisant, il faut que monsieur me fasse une scène. Comme toujours, il choisit mal son moment. Otez-moi d'un doute, je nage en plein délire, n'est-ce pas? Non parce que cette comédie ridicule ne peut être qu'un mauvais rêve! Par pitié, que quelqu'un me dise que je vais bientôt me réveiller et retrouver ma petite vie tranquille. Mon quotidien apaisant. Ma vie d'avant. Lorsque j'étais encore en droit de m'envoyer en l'air avec qui je voulais, lorsque j'étais libre comme l'air. Cette nouvelle vie m'ennuie, elle m'effraie. Mais qu'on me sorte de là pour l'amour du ciel ! « Ah non, tu ne vas pas recommencer » je râle en le fusillant du regard. « Pour l'heure, j'ai autre chose à faire que de t'écouter démonter William en flêche. D'ailleurs, je ne vois pas ce qu'il vient faire là-dedans! Je t'en pose moi des questions sur les pétasses que tu t'envoies? » j'ajoute en croisant les bras. « Je ne crois pas! Alors, t'es mignon, mais t'arrêtes avec ça. En plus, je ne vois pas en quoi ça te regarde! Au cas où tu l'aurais oublié ce mariage n'est ni plus ni moins qu'un arrangement. Par conséquent, tu n'as aucun droit de regard sur ma vie! ». Il s'adosse au plan de travail, l'air renfrogné. Marwan n'a jamais supporté qu'on lui résiste et c'est sans doute pour ça qu'il a l'air si contrarié. Mais en toute franchise, ses états d'âmes m'importent peu pour l'instant. C'est même le cadet de mes soucis. Si je vais trop loin? Il commence à avoir l'habitude, il s'en remettra. Et puis, nos relations n'ont jamais été au beau fixe alors je crois qu'il s'est fait une raison. Qui plus est, ça lui apprendra à me renvoyer nos parties de jambes en l'air en pleine figure. C'est déjà suffisamment frustrant d'être incapable de lui résister, il n'a nul besoin d'en rajouter. « Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire et tu le sais très bien Marwan. Mais en parlant de ça, saches que c'était la dernière fois ». A partir d'aujourd'hui, je refrénerais mes pulsions bestiales. Nous avons passé de bons moments et à ma plus grande surprise j'en garde de bons souvenirs, maintenant je refuse que cela se reproduise. Après tout, qui sait ce qui peut bien se passer dans son esprit torturé? Je n'ai aucune envie qu'il utilise nos ébats contre moi ou pire encore, qu'il se fasse des idées. Je n'ai jamais pu supporter Marwan Gonsalez et ça ne changera jamais.

Je me demande bien ce que l'avenir nous réserve. Les probabilités pour qu'on finisse par s'entretuer sont énormes, quant à nos perspectives d'avenirs, elles m'apparaissent bien sombres. Avec du recul, je ne comprends pas ce qui nous a pris d'accepter de nous fiancer. Quel est l'intérêt de s'enfermer dans un mariage sans amour? Nos parents vont peut-être arrêter de nous poser des questions, mais en attendant nous ne serons jamais heureux ensemble alors, à quoi bon? Sommes-nous destinés à mentir pour le restant de nos jours? A sourire devant nos proches, à jouer au petit couple parfait pour mieux nous disputer une fois rentrés à la maison? Je ne suis pas certaine d'en être capable, mais ce n'est pas comme si je pouvais faire machine arrière, n'est-ce pas?

Marwan vient de marquer un point. Je pourrais me montrer un peu plus démonstrative, maintenant je n'y peux rien, j'ai de plus en plus de mal à supporter cette mascarade! « Je vais faire des efforts » je bougonne après quelques minutes, agacée à l'idée de devoir reconnaître mes torts. « Mais de ton côté, penses à te limiter, parce que tu en fais beaucoup trop. Tous ces regards langoureux et ces manières d'amoureux transis, ça ne te ressemble pas Marwan. Il y a quelques mois encore tu étais le plus grand coureur que le Caire ait connu ». Et j'exagère à peine.
« Tes parents le savent, les miens ont probablement eu vent de ta réputation. Or, la transformation est trop flagrante. Tu ne peux pas avoir changé du tout au tout, tu comprends? ». Il se contente de hausser les épaules. Je sais qu'il veut bien faire, mais il faut qu'il comprenne qu'en faire des tonnes n'arrangera en rien nos affaires.
« Tout ce que je veux dire c'est qu'il faut qu'on ait l'air naturel alors... on va d'abord commencer par se détendre ». Ah! Elle est bonne celle-là! Et c'est moi qui dit ça?
« Pour la date fatidique, je te propose qu'on essaie de la repousser au maximum. Partons sur quelque chose comme... juillet 2013 par exemple. Ça nous laisse le temps de nous retourner, de tout organiser et puis soyons honnêtes il peut s'en passer des choses en un an ». Par exemple, Marwan pourrait décéder. Moi? Dépasser les bornes?! « Quant à la cérémonie, la simplicité sera de mise. Je n’ai aucune envie que tout Oxford croit que c'est de mon plein gré que j'ai décidé d'épouser un type dans ton genre. D'ailleurs ça m'arrangerait si on pouvait s'en tenir au cercle familial. Puisque Heather est au courant, je lui demanderai de jouer les demoiselles d'honneurs. Manuela sera mon témoin et basta! ». Terminant mon monologue, je jette un regard interrogateur à Marwan qui continue de marmonner dans son coin. «QUOI? Tu as une réclamation à faire peut-être? ».


Dernière édition par Leila I. Fernandez le Sam 28 Juil - 10:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Jeu 19 Juil - 19:27



✖ Leïla & Marwan ✖
« Let's pretend we're the perfect couple »

Elle m’agaçait prodigieusement ! Non mais l’amour est aveugle, c’était dans les premiers temps ça ! oui, j’aimais cette chieuse impertinente incapable de voir que moi, je me morfonds d’amour. Pourtant, elle aurait dû se sentir flattée, honorée, qu’en sais-je mais non, elle, elle serait outrée, choquée, répugnée. Des fois, je me demandais pourquoi mon cœur avait succombé pour cette reine des glaces au tempérament volcanique. Le problème, c’est que je savais qu’elle pouvait être tout autrement et c’était bien là le problème. Leïla était une écorchée vive, un animal sauvage qui blessé, se refuse à approcher les êtres humains. Du moins, c’est ainsi que je la voyais mais j’avais beau être patient, la voir flirter avec cet acteur de pacotille qui tenait plus de l’acteur porno que de l’oscarisé me tuait à petit feu. Alors, oui, n’en déplaise à mademoiselle, je lui ressortais fréquemment. C’était maladif chez moi ! Je ne pouvais pas le voir en peinture et c’était réciproque. « J’ai un regard sur ta vie du moment où ma réputation est en jeu Leïla. Je te signale que nous sommes fiancés et que c’est de nature plus ou moins publique. Or, je ne tiens pas à faire la une des tabloïds parce que ma future femme s’envoie en l’air avec un acteur raté. Je tiens à ce que mes actionnaires conservent une image de moi autre que celle du cocu de service. » Répondis-je froidement, le regard noir. Si c’était le seul argument à lui opposer alors je jouerais cet argument puisqu’elle n’était pas en état encore d’accepter de voir cette foutue vérité en face. Rien à foutre de la réputation Gonsalez si elle me regardait avec amour. Or, ce n’était pas le cas donc, je ferais ce que j’ai toujours fait dans ma vie : rendre fier mes parents et porter haut et fort mon nom. « Donc, je te prierai d’être discrète quand tu te fais baiser par ce connard et tu lui feras passer le mot dans un même temps » ajoutais-je en me dégoutant d’employer un tel langage châtié mais je savais qu’en lui parlant sur ce ton, elle arrêterait de considérer mes paroles que comme celles d’un gamin attardé. Des fois, je me demandais si elle me considérait autrement que comme un sex toy et un gamin. J’étais un homme et il serait tant qu’elle me respecte au moins pour cela.

La tension était donc à son paroxysme dans la cuisine quand d’un commun accord, nous changions de sujet. Toutefois, je ne pus m’empêcher de faire une dernière référence à nos ébats. A ça, elle me retourna que c’était la dernière fois. J’eu l’impression de me prendre un coup de poignard dans le ventre. Non, elle n’avait pas le droit de m’enlever ça ! Je ne pouvais pas avoir son cœur mais je pouvais au moins le toucher, tenté de l’exprimer par l’intermédiaire de nos brefs moments intimes. Je refusais qu’elle m’ôte cela. Je rejetais totalement cette idée. Impensable ! Je ne voulais pas la perdre… j’étais comme désespéré que je lui tournais le dos pour qu’elle ne voit pas le florilège d’émotions transparaitre sur mon visage. Mes poings se serrèrent de frustration et de tristesse. Foi de Marwan, elle ne m’échapperait pas. « Nous verrons bien » murmurais-je à la fois comme une menace que comme une promesse. Cette femme serait mienne qu’elle le veuille ou non. Je lui apprendrais à m’aimer, je lui apprendrais à me faire confiance. Je la rendrais heureuse coûte que coûte. Cette tête de mule ne le savait pas encore mais elle était tout ce qui m’était cher dans ce monde. Elle ne pouvait pas me faire tomber amoureux d’elle pour m’abandonner lâchement ensuite. Je refusais net ! Je la laissais donc me déblatérait ses exigences et autres recommandations, perdus dans ma douleur. Puis, une fois qu’elle eut fini, je dardais sur elle un regard déterminé. Elle voulait le petit ami parfait alors j’allais lui en donner un. Elle voulait un acteur ? J’allais lui en donner un. Méfie-toi Fernandez, tu allais être prise à ton propre jeu.

« Bien. Déjà évitons les surnoms idiots. Nous ne sommes pas de cette trempe donc les chatons, je pense que nous pouvons oublier tout comme les colombes et les tourtes. Maintenant que tu as tout dit, je crois qu’il serait temps pour nous de passer au salon sinon ils vont se poser des questions. Passe-moi le plat des amuses gueule.. S’il te plait. » Lui demandais-je tout en me composant un masque neutre. Elle ne devait pas savoir à quel point elle m’avait blessé ni même à quel point je la haïssais autant que je l’aimais. J’allais lui montrer comme je l’aime tant pis si pour elle, ce n’était qu’une comédie. Attrapant le plat d’une main, je me saisis de son autre et entrelaça doucement nos doigts avant de laisser un sourire à la fois doux et moqueur fleurir sur mes lèvres. « Excusez-nous pour ce contre temps, nous sommes partis sur un débat concernant notre dernier travail. Mes chers beaux-parents, saviez-vous à quel point votre fille est douée dans ce quel fait ? Ses photos sont magnifiques que j’espère que vous les avez-vu. Après notre mariage, je compte bien l’encourager du mieux que je peux pour qu’elle puisse s’épanouir artistiquement. » Soufflais-je tout en lâchant sa main pour poser le plat sur la table basse, souriant toujours cet air qui me caractérisait tant. Sans plus me préoccuper d’elle, je commençais l’opération : charmons les beaux-parents. Ma réputation de coureur me précédait ? Et bien j’allais changer cela !


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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Sam 28 Juil - 12:21

MARWAN R. GONSALEZ AND LEÏLA I. FERNANDEZ
Let's pretend we're the perfect couple
Heureusement, nous finissons par changer de sujet. De toute évidence, Marwan n’a que moyennement apprécié mon discours et c’est sans doute pour cette raison qu’il a décidé de passer à autre chose. En nous penchant sur la question, nous aurions fini par élever la voix et nos petits désaccords se seraient bientôt mu en dispute interminable. Comment je peux en être sûre? Je le sais c’est tout. Ayant tous deux un tempérament de feu, il nous arrive fréquemment de nous prendre le bec et quand c’est le cas, les choses ont tendance à dégénérer. Si nous en sommes déjà venus aux mains? Pas encore, mais ça ne saurait tarder. Or, ce n’est pas la meilleure chose à faire lorsque l’on reçoit des invités. Le problème c’est qu’il n’en restera pas là. Pour l’heure, il a décidé de la jouer raisonnable, mais je sais pertinemment qu’il remettra ça sur le tapis à un moment ou à un autre. Et une nouvelle querelle éclatera. Marwan n’a jamais supporté qu’on puisse le rejeter et, en mettant un terme à nos ébats, c’est exactement ce que j’ai fait. Il a été blessé dans son orgueil et il ne l'accepte pas. Ma décision l’a tellement contrarié qu’il a même fini par évoquer sa réputation et l’image qu’il renvoyait, chose qu’il ne fait que lorsqu’il n’a rien de mieux à répliquer. Il croit peut-être que je ne m’en suis pas rendu compte, mais je ne suis pas dupe et à force de vivre à ses côtés, je commence à le cerner. Après, le fait qu’il utilise un vocabulaire aussi cru pour décrire ma relation (pardon, mes parties de jambes en l’air) avec William m’a quand même fait sourciller. C’était un chouilla vulgaire, même pour lui, mais j’ai préféré ne pas relever. Enfin, le principal c’est qu’il ne trouve rien à redire sur mes conditions concernant le mariage, n’est-ce pas? Non parce que de toute façon, je camperais sur mes positions quoi qu’il en soit. D’accord ou pas, ce sera comme ça et pas autrement. Point final. J’ai toujours détesté les grands évènements et je ne suis pas très fan des églises, des belles fleurs et de la robe immaculée. C’est déjà suffisamment difficile d’envisager le mariage, mais tant qu’à faire, j’apprécierai qu’on en fasse pas toute une histoire. Surtout que je n’ai pas vraiment envie que ça se sache. J’ai déjà l’impression d’être prisonnière alors, je compte bien profiter de ma dernière année de liberté. Surtout que je vais devoir jurer fidélité à un homme dont je ne suis même pas amoureuse. Mais bon, ce qui est fait est fait. L’engrenage est en route et il n’y a rien que je puisse faire pour l‘arrêter. Ou plutôt si. Mais revenir sur ma décision impliquerait de me fâcher à mort avec mes parents et je refuse d’en arriver là. Je vais donc jouer les petites-filles dociles et raisonnables et puis, j’ai toujours été une femme de paroles, n’est-ce pas?

Je lui tends finalement le plat et nous rejoignons nos invités dans le salon. Je ne trouve rien à répliquer lorsqu’il me prend la main. Je regarde nos doigts s’entrelacer, parfaitement impassible et je m’efforce de sourire. Tout ce que j’espère c’est que j’ai l’air naturel et que mes talents de comédienne vont donner le change. Vous êtes un couple heureux et épanoui. Tu es amoureuse de lui. Tu nages dans le bonheur. Allez souris, souris. Ces phrases résonnent dans ma tête et j’essaie de me convaincre mentalement que c’est la meilleure chose à faire. Les Gonzales ont fait beaucoup de kilomètres et je ne peux décemment pas me permettre de tout foutre en l’air. Surtout que Marwan n’est pas si désagréable que ça en fait! Je sais qu’il fait tout ça pour se mettre mes parents dans la poche, mais il n’empêche que comédie ou pas, je n’en demeure pas moins flattée qu’il vante mes photographies. Mon père a toujours pris ça comme une lubie alors, le fait que Marwan essaie de m’aider à le convaincre du contraire, ça me fait plaisir. A mon tour de jouer la carte de la sincérité. Il y a un moment pour tout et je crois qu’il est plus que temps que l’on enterre la hache de guerre, tout du moins pour l’instant. « Merci » je réplique en lui souriant franchement. « Mais tu sais, je doute que mes clichés les intéressent réellement ». Je lance un regard dépité à ma mère et je sais qu’elle comprend. Mon père est quelqu’un de foncièrement gentil, mais il avait de grands projets pour moi. A un moment donné il pensait même nous confier l‘affaire familiale à ma sœur et moi, mais nous avons choisi d‘emprunter des chemins différents et je crois qu‘il ne l‘a pas digéré. A dire vrai, il a toujours quelque chose à redire sur mes choix professionnels. La danse et la photographie ne sont que des passe-temps à ses yeux quant à mon poste de pompier réserviste, il pense que c‘est trop dangereux. Mais je préfère changer de sujet. Je ne veux pas me disputer avec lui, pas aujourd’hui. « Par contre, ton roman… » j’ajoute quelques secondes plus tard en lui souriant franchement. « Ça c’est vraiment quelque chose. J’espère que tu songes sérieusement à en écrire un second ». A la surprise générale, j’ai lu son bouquin et force est de constater que j’ai beaucoup aimé, surtout la fin. « Marwan est très mystérieux, lorsqu’il s’agit de ses histoires », j'explique en posant ma tête sur son épaule. Nous échangeons encore quelques instants sur les exploits de monsieur et sa mère finit par poser la question fatidique. « Vous vous êtes mis d’accord sur une date? Non parce qu’un mariage demande beaucoup d’organisation! Vous pensez le faire ici ou rentrer au pays pour l’occasion? ». Pour le coup, je n’avais pas pensé à ça. Marwan par pitié, aide moi! Je supplie mentalement en lui lançant un regard de désarroi.
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MessageSujet: Re: MARWAN&LEÏLA - Let's pretend we're the perfect couple   Lun 30 Juil - 13:08



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Finalement, Marwan, tu es le pire des crétins que la terre ait porté mais le plus beau et le plus intelligent. Bref, j’en étais là dans mes réflexions car mon cœur oscillait entre espoir et désespoir. Dès fois, je me disais que j’avais toutes mes chances avec cette femme et des fois, où c’était tout le contraire. Honnêtement, quand j’avais eu l’idée de rassembler nos parents dans une même pièce pour pouvoir avoir Leila en femme amoureuse et prête à se marier, je n’avais pas une seule fois imaginer, qu’elle me balancerait que nos parties de jambe en l’air ne se renouvelleraient pas. Non, je ne pouvais décidément pas rabaisser cela à de vulgaires parties de jambes en l’air. Leïla n’était pas une de mes maitresses, elle était la femme que j’aimais par-dessus tout et surtout envers et contre.. Elle-même. Il fallait le faire quand même ! Tomber amoureux de la seule femme qui ne voudrait jamais de moi. Certes, elle était destinée à devenir mienne mais je ne voulais pas d’un oiseau en cage. Je la voulais fière et libre, indomptable et surtout amoureuse. C’est très con car dans un sens, je savais que je l’aurais.. Seulement, cela serait uniquement sur le papier. Toutefois, je ne baisserai pas les bras, je livrerais bataille sur bataille mais au final, je lui prouverai par A+B que nous avions une chance de construire quelque chose si elle abattait sa muraille de Chine qui servait de défense autour de son cœur. A moi tout simplement de museler mon impatience ! Je pouvais le faire, je devais le faire. C’est pourquoi, une fois mon plan de bataille en tête, je lui proposais de retourner dans le salon. Pour elle, c’était la fosse aux lions, pour moi, ce n’était simplement que l’arène de son cœur. Je savais qu’aujourd’hui était non pas l’occasion unique de la voir me regarder avec amour, mais bel et bien celle de marquer des points, d’attirer son attention sur moi. Elle connaissait Gonsalez mais connaissait-elle Marwan ?! J’en doutais fort. Bon ok, il n’y avait pas beaucoup de différence entre les deux : J’étais un génie au sex-appeal le plus hot de ma génération mais mon univers était tout autre. Comme elle, je voulais vivre ma vie comme je l’entendais, comme elle, mon père jugeait ma passion comme une simple passion et non un choix de carrière. En réalité, nous avions bon nombre de points communs et j’espérais qu’un jour mon père me remarque autrement que comme le digne héritier. Pour dire vrai, j’aimerai qu’un jour quelqu’un remarque Marwan et non Gonsalez junior. Peut-être que ce jour-là, Leïla me verrait autrement et apercevrait mes qualités. J’avais du boulot sur la planche mais le combat ne m’effrayait pas. Loin de là, j’étais un homme de challenge.


Quelle ne fut pas ma surprise quand elle parla de mon bouquin. D’ailleurs, je devais la regarder d’une drôle de façon à moitié surpris, à moitié méfiant car j’avais peur de me faire des illusions. Leila pouvait m’attaquer sur tous les fronts mais je la laisserai pas me faire des fleurs pour une foutue comédie. Pas sur mon roman. Surtout pas sur mon roman. C’était quelque chose qui me tenait trop à cœur pour pouvoir jouer là-dessus, c’était ma réalisation, mon paradis. Cependant, quand nos regards se croisèrent, je pus réellement voir de la sincérité dans ses yeux, si bien que les miens se teintèrent d’une douceur peu commune mêlée à une gratitude sans fioriture. Dans mon regard, je lui faisais passer le message suivant : merci. Simple et sincère. Je notais toutefois qu’elle avait lu le premier donc… mon idée de tout à l’heure d’exprimer mes sentiments grâce à mon second roman ne pouvait qu’être une bonne idée. Pour cela, je devrais la jouer fine, très fine. Pas de souci, si j’avais un défaut qui pour moi était une qualité, c’était bien mon art de la manipulation. « D’ailleurs, je suis en train de rédiger mon second roman. Le premier a été un tel succès que mon éditeur m’a supplié de lui en écrire un deuxième. » Annonçais-je tout en vrillant mon regard à celui de mon père comme pour le défier de me dire quelque chose. Sentir Leïla tout contre moi m’emplissait d’une force telle que j’étais prêt à m’affirmer tel que j’étais mais pas de suite. Non, patience était de rigueur. C’est alors que belle maman me donna une nouvelle chance de marquer des points auprès de Leïla. Pour rassurer cette dernière, je posais ma main sur sa cuisse et d’un sourire des plus charmants, je répondis à ma future belle-mère. « Avec votre fille, nous ne voulons rien presser afin de pouvoir nous dire oui avec assurance. J’aime votre fille et je veux prendre le temps d’apprendre à la connaître mais aussi de lui donner confiance en moi. Je sais que j’ai fait beaucoup d’erreur, mère me l’a souvent répété et je connais ma réputation également. Alors, d’un commun accord, nous voulons attendre la fin de nos études avant d’envisager le mariage…après tout, c’est un investissement sur le long terme. » Annonçais-je sans la quitter du regard puis, je reportais mon attention sur Leïla. Oui ma belle, je te laisse du temps, je te laisse ta liberté. Toutefois, en mon âme et conscience, ce n’était que le début d’un plan que je savais infaillible. « Et sinon, saviez-vous que Leïla a beaucoup de mal à trouver sa robe de mariée ? Je suis sûr qu’elle aimerait beaucoup que vous l’aidiez dans son choix ! N’est-ce pas ma chérie ?» Fis-je en m’adressant à ma mère et celle de la future mariée. Un coup bas ? nonnn du tout ! Bon ok, j’adorais voir cette flamme de colère dans son regard chocolat. Maso ? Totalement !


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