Maybe i need you, after all [DANY]

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MessageSujet: Maybe i need you, after all [DANY]   Mer 20 Juin - 6:25

"Maybe I need you, after all..."






&
© Never-Utopia

Elle déambulait dans les rues, incertaine. Elle ne savait pas où aller et se sentait perdu. Bien entendu, elle pouvait rentrer chez elle. Mais chez elle, eh bien... elle ne se sentait pas tout à fait ''chez elle'' justement. Pas depuis que son père était mort. Pas depuis que la maison appartenait à Diane-Sophie et que c'était elle qui avait la jeune adolescente à sa charge. Non... depuis tout avait changé et la jeune femme ne savait plus où c'était ''chez elle''. Nul part elle ne se sentait à sa place, sauf peut-être avec cette bande de délinquant qu'elle affectionnait tant. Enfin... ''affectionner'' était un grand mot, ils n'étaient pas une grande famille, ou quoi que ce soit. Mais ils se serraient les coudes, au moins. Sauf qu'admettons-le. ils avaient tous une très mauvaise influence sur l'adolescente. À cause de qui elle était accro à la nicotine ? À cause de qui elle avait commencé à fumer des joints ? À boire ? Bah voilà. Mais elle aimait ce mode de vie, du moins elle croyait, qu'elle l'aimait,sans trop en être certaine, parfois. La vie n'était pas plus belle parce qu'elle pouvait se fumer une clope ou boire une bouteille de vodka. Quoi que parfois, c'était vraiment efficace, elle en avait apprit les vertus, en tout cas. Bien sûr, elle connaissait aussi ses limites, mais ce n'est pas comme si elle avait toujours envie de les respecter. Depuis la mort de son père... les ''règles'' étaient devenues une drôle de chose pour elle. Seulement des mots sans buts et dénués de sens. Oui parce que, la règle normal des choses, c'était que sa mère ne meurt pas en la mettant au monde... Mais surtout, la rège que le ciel aurait du respecter, c'était qu'il aurait dû lui laisser son père, étant donné que sa mère n'était plus là. Il aurait dû lui laisser un parent, de la famille. Quelqu'un qui partage le même sang. Mais non. Le ciel, il avait été trop égoïste et lui avait prit son père aussi. Donc la voilà seule. Elle était entourée, toujours de plus en plus entourée, mais il y avait toujours cette douleur, cette solitude qui persistait au fond d'elle et qu'elle n’admettrait pourtant pour rien au monde.

Elle sortit son paquet de cigarette et s'en alluma une, en continuant à marcher. Elle avait une bouteille de whisky à la main. Elle n'était pas saoul, ou tout du moins, elle marchait toujours en ligne droite. Non... non elle n'était pas saoul. Mais elle aimerait l'être, pour oublier cette solitude qui lui déchirait le cœur. Elle prit une gorgé du liquide ambre, qu'elle laissa lentement couler dans sa gorge. Elle grimaça ensuite, parce qu'en fait, elle n'aimait pas particulièrement le whisky. L'alcool réchauffa un peu son corps qui avait froid et ça lui faisait du bien. Donc elle en prit une autre gorgé. Il y avait tellement de monde, autour d'elle. Certains la regardait avec dégoût, d'autre avec pitié. Alors elle les dévisageait à son tour. Elle ne faisait pas pitié. Elle regarda autour d'elle. Les lumières illuminait la ville, le soleil s'étant couché il y avait quelques heures, déjà. Il faisait nuit et pourtant, il y avait encore de l'action ! Comment la terre pouvait-elle continuer à tourner alors que son monde à elle avait changé du tout au tout ? Non mais... comment ? Son monde était presque effondré, il n'y avait presque plus rien. Dans sa tête, ce n'était qu'un vaste désert, avec trop de mots écrient sur le sable. Des mots qu'elle devait remettre ensemble, pour former des phrases, des pensées. Mais c'était un véritable casse-tête. Il y en avait beaucoup trop.

En fait, elle savait que dans ce monde, celui qu'elle partageait avec d'autre, elle n'était qu'une fourmi insignifiante C'était ce qu'elle se disait. Un fourmi insignifiante au milieu de millions d'autres fourmis. Certaines étaient des reines, d'autre était celles qui se faisaient piétiner dès le début. Oui, c'était là l'image qu'elle avait du monde. Enfin, aujourd'hui c'était sa vision du monde. Elle continua donc d'avancer. Peut-être qu'après tout, elle cherchait ? Peut-être qu'elle cherchait quelqu'un ? Quelqu'un qui pourrait la comprendre, au moins un peu ? C'est alors qu'elle la vit, cette personne. Celle qu'il lui fallait, celle dont elle avait besoin, aujourd'hui. Elle était là, tout près. Assise sur le banc d'un parc. Les chances de la croiser ici ? Pratiquement nul... mais c'était arrivé. Elle termina sa cigarette, l'écrasa du bout de son pied et alla s'asseoir sur le même banc. Elle ramena ses genoux contre elle et les entoura de ses bras, toujours la bouteille de whisky dans la main. Elle en prit d'ailleurs une gorgé, avant de la tendre à la femme qui était à côté d'elle. À Dany. Dany... Dany c'était elle, au fond. C'était comme elle se voyait plus tard. Une version futur d'elle-même. Avec une maladie, y paraît. Mais elle s'en fichait comme de l'an 2000... Elle se voyait tout de même en elle. Elle ne dit rien et lui tandis la bouteille d'alcool, avant de laisser tomber sa tête un peu inconsciemment sur l'épaule de Dany. Si ça allait déranger à celle-ci ? Peut-être. Et alors ? Il était rare qu'Annabelle se montre affectueuse, enfin, sauf avec qui et si c'était dans un lit ou pas, mais c'était une autre histoire. Annabelle n'était pas affectueuse. Mais là... on aurait dit que sa tête était trop lourde pour son coup, qu'il y avait trop de chose, pour qu'elle puisse la supporter toute seule.

« Dany... le Whisky c'est de la merde. »

Lâcha-t-elle finalement. Juste parce qu'il fallait bien qu'elle dise quelque chose.. .
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MessageSujet: Re: Maybe i need you, after all [DANY]   Ven 22 Juin - 21:00


"Dany ne t'énerve pas." Je jette un regard furieux au docteur Blake. Furieuse moi ? Alors que je lui ai dit une fois, une seule que je ne voulais pas entendre parler d'Aaron ni même mentionner sa mort ? Et qu'il essaye systématiquement de m'en faire parler ? Allons, pourquoi m'énerver ? "J'ai envie de vous coller ma main dans la figure, vous le savez ça ?" Il hoche la tête avec un petit sourire. Il sait très bien que je ne le ferais pas. Sûrement qu'il pense que j'ai trop de respect pour lui. La raison est la suivante : je vois mal comment je pourrais le convaincre d'oublier les convenances en lui collant une baffe. Ou en lui pétant le nez. "J'en ai marre, à la semaine prochaine." Il hoche la tête. "Au revoir Dany." Je pars sans lui jeter un regard et claque la porte derrière moi. S'il n'était pas aussi séduisant je lui aurais dit au revoir depuis longtemps. Je sais parfaitement que la semaine prochaine je serais à nouveau dans ce fauteuil à lui parler de tout et de rien. Parce que ma séance chez le psy est devenue aussi indispensable qu'une tasse de thé et c'est une tasse de thé si délicieuse que je m'en voudrais de m'en priver. C'est une sale habitude que j'ai prise et dont je ne veux surtout pas me défaire. Un jour je vais lui arracher sa chemise avant qu'il n'ai le temps de piger la situation.

Je marche d'un pas rapide et nerveux, sans savoir réellement où je vais. Peu importe, je veux m'éloigner d'ici, m'occuper l'esprit ou l'anesthésier, peu importe. Je n'oublie jamais, même si je le prétends parfois. Je me souviens de tout avec un luxe de détail dont je me passerais bien parfois. Je me souviens de son corps pendu au lustre du plafond. Je me souviens de ses yeux encore ouverts. Je me souviens l'avoir descendu moi-même, l'avoir allongé sur le tapis et avoir fermé ses yeux. Je sais parfaitement pourquoi il a fait ça. Je n'en ai rien dit aux flics. Il est mort parce qu'il était rongé par la culpabilité. Parce qu'il a couché avec celle dont il avait la responsabilité. Je l'ai poussé à le faire. J'ai provoqué sa mort. Je ne veux plus jamais en entendre parler. Si je le disais au docteur Blake, qu'en dirait-il ? Entre la pitié et la méfiance j'ignore ce qui serait le pire. Je ne veux pas y penser. Mes pas me conduisent vers un banc et je m'y effondre comme une poupée de chiffon. J'ai envie d'appeler Adonis. Je ne dois pas. Pas tant que les bleus de la dernière fois n'auront pas disparu.

Mon regard se fixe sur une feuille d'arbre. Plus rien n'existe. Ceci est l'un des avantages à cette maladie. Je me concentre parfois sur des petites choses et plus rien n'a d'importance. Le temps passe si vite. Si lentement. Je n'en sais rien. Je vois juste cette petite feuille qui danse avec le vent. "Dany, le whisky c'est de la merde." Je sors doucement de ma torpeur et attrape la bouteille que me tend Annabelle. Je ne réponds pas. Pas besoin. Je bois quelques gorgées et repose la bouteille par terre. J'attrape Annabelle par les épaules et la serre contre moi. Comme si je me serrais moi-même dans mes bras. C'est bizarre. "Anna, la vie c'est vraiment de la merde." Nous nous comprenons parfaitement. "Qu'est ce que tu fais là ?" je demande en la relâchant.


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