ralex ❈ just leave me alone !

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MessageSujet: ralex ❈ just leave me alone !   Sam 9 Juin - 10:38

ralex, season one, first episode

Je soupirai avec énervement. Il ne restait plus que quelques minutes avant que la sonnerie retentisse. Et pourtant, j'aurais tout donné pour rester des heures de plus dans cette salle d'histoire-géographie. L'heure qui m'attendait était définitivement la pire de la journée et je n'arrivais pas à me faire à l'idée que je ne pourrais y échapper qu'en séchant les cours ce qui était littéralement impossible. Jason le saurait immédiatement étant donné que le lycée était assez strict pour appeler directement chez les élèves qui ne se montraient pas en cours, et en plus, je n'aurais pas de quoi m'occuper ce soir si je n'y allais pas. Voyez-vous, les devoirs étaient devenus ma seule et unique activité de la journée, et pour pousser le bouchon plus loin, je dirais aussi mon seul amusement. Je n'avais rien à faire d'autre ici, à Oxford. Internet plantait à longueur de temps, ce qui m'empêchait d'aller traîner des heures comme les pauvres geeks que je passais mon temps à critiquer à new-york, j'étais assez fauchée pour n'avoir même pas de quoi acheter un bon bouquin dans lequel me plonger. Je n'avais toujours pas rencontré une seule personne qui veuille bien passer son temps avec moi ici. Certes, il y avait bien alden, mon meilleur ami, mais il avait une vie, et il ne pouvait pas passer tout son temps avec moi. Je ne faisais pas de peinture, pas de dessin, pas de photographie.. Je n'avais pas assez de dvds pour occuper mon temps. Mes amis de l'autre côté de l'atlantique avaient des horaires différents qui nous séparaient pendant des heures et des heures et qui faisaient que j'étais en cours ou dormais quand eux pouvaient aller sur l'ordinateur. Du coup, après avoir flâné pendant des heures et avoir dépensé tous mes sous, il ne me restait plus qu'une chose à faire : mes devoirs. En l'espace de quelques mois, j'étais devenue une vraie intello. Je connaissais l'histoire de l'angleterre par coeur, la vie de la reine sur le bout des doigts. J'étais devenue une matheuse accomplie, une physicienne parfaite, je maniais les langues sans souci, écrivais des dissertations complètes sur les œuvres d'Orwell.. Autant dire que j'avais coiffé au poteau tous les bons élèves du lycée habitués à la première place. Auparavant, je ne croyais pas les professeurs qui me disaient qu'un peu de volonté et de vrai travail était la clé de tout, aujourd'hui, je leurs vouais un culte, puisqu'ils avaient raison. Mais contre toute attente, mes bons résultats ne suffisaient pas à mettre les professeurs anglais dans ma poche, et je commençais sérieusement à me demander si un complot ne s'était pas monté contre les américaines, et en particulier contre moi.

Je fermai les yeux très fort en entendant la sonnerie si familière. Je mis tout le temps que je pouvais à ramasser mes affaires, mais du laisser place aux élèves du cours d'après à contre coeur. Alors que la majorité de mes camarades étaient déjà rendus au troisième étage pour le cours de biologie, je traînais les pieds au rez-de-chaussée. J'entendis quelques rires moqueurs derrières moi, une nana murmura à son acolyte que si j'étais aussi lente, c'était sûrement parce que je ne pouvais pas marcher avec mes talons et que je voulais que personne ne le vois. Je levai les yeux au ciel en grimpant les premières marches. Mais n'en avaient-ils pas ras-le-bol ? À leur place je me serais déjà lassée. D'ailleurs, les quelques personnes que j'avais pu prendre comme bouc émissaires à lincoln high school m'avaient ennuyés au bout de quelques semaines. Ici, malgré les mois qui passaient, je restais la cible préférée de tous, malgré que quelques nouveaux hauts en couleurs aient débarqué au cours du trimestre. Je mis cinq bonnes minutes à monter les escaliers, contente qu'ils nous laissent dix bonnes minutes de battements et qu'en plus de cela, le prof de biologie soit toujours en retard. Lorsque j'arrivai au troisième étage, je traînai davantage les pieds pour retarder le moment fatidique, quand bien même je savais que je n'y échapperais pas. Je pouvais toujours espérer qu'il se passe quelque chose entre temps pour que je sois tranquille. Lorsque je m'installai à la table, la place à côté de moi était encore vide, et finalement, je me dis que ce n'était pas plus mal. Si j'étais arrivée en second, j'aurais eu droit à un petit regard mesquin. Là au moins, je pourrais feindre être plongée dans mon chapitre sur les changements climatiques. La classe se remplit petit à petit, et lorsque le prof arriva, signant la fin de l'intercours, je fus surprise de constater que mon voisin si détesté n'était pas là. Quelques questions me traversèrent l'esprit : était-il malade ? Séchait-il les cours, lui ? C'était bien son genre, même si je n'étais pas sûre que sa famille de bourgeois soit très fière s'il faisait quelque chose comme ça. J'étalai finalement mon bouquin et mon trieur sur la table habituelle du fitzmartin. Il n'était pas là, c'était deux heures de torture en moins, deux heures de calme, et cela me promettait une soirée plus agréable, pendant laquelle je ne ressasserais pas toutes les conneries qu'il m'aurait sorties pendant le cours. J'appuyai ma tête sur ma main, un crayon de bois entre les deux en écoutant attentivement le professeur, comme à mon habitude. Soulagée.

Les deux coups frappés à la porte de la salle réveillèrent la moitié des élèves, comateux. Même Candace Brynon se tut, alors qu'elle racontait sa soirée avec son petit ami (dont j'avais capté tous les détails malgré moi) à sa meilleure ami Isobel. La porte s'ouvrit sur le visage d'alex, qui s'excusa de son retard en déposant un mot d'explication -comme le règlement le demandait- sur le bureau du prof. Mon coeur eut un raté. Décidément, il ne pouvait pas me laisser tranquille une journée, hein ? Il fallait toujours qu'il débarque alors que je pensais en être débarrassée. Ce mec me tapait tellement sur les nerfs qu'avant qu'il ai dit quoi que ce soit, j'envisageai déjà de prendre les ciseaux en face de moi pour lui planter dans la main. Il fit un grand sourire au reste de la classe en se dirigeant vers notre table. Pour le punir, je ne bougeai même pas mes affaires, étalées sur son espace vital.
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MessageSujet: Re: ralex ❈ just leave me alone !   Sam 9 Juin - 16:12

beauty queen of only seventeen, she had some problem with herself, he was always to help her, she always belonged to someone else Ҩ ralex, 01x01


On ne pouvait jamais dire qu’Alex se réveillait du mauvais pied. En fait, il ne pouvait que s’éveiller comme une tierce princesse dans un film des Disneys. S’il considérait sa vie comme l’un des plus lourds fardeaux du monde, il n’en était rien. Il semblait né avec une cuillère en or dans la bouche, le reste du corps glissé entre des draps en soie doublés platine. Donc non, sa vie n’était pas un lourd fardeau. Le lycée, si. Même s’il s’avérait qu’il était un élève plutôt débrouillard, fonçant plus volontairement à ses oraux avec un post-it plutôt qu’un diaporama, il avait assez de bases pour ne pas avoir à travailler le soir afin d’assurer le lendemain. Du coup, il sortait. Et, apparemment, la sortie d’hier était de trop car, en ouvrant les yeux à sept heures du matin, il eut l’impression de n’avoir dormi qu’une dizaine de minutes (ce qui aurait presque pu être le cas, avec un esprit très imaginatif). Toutefois, il était monté dans la voiture d’Elijah en rechignant à peine, plongé dans ses pensées, ivre de sommeil. Et quand il avait aperçu le bâtiment, son lycée, son calvaire, son fardeau, bref, l’école, il avait cru mourir. Et, en consultant son emploi du temps, son second cours lui fit l’effet d’une dizaine de poignards plongés avec acharnement dans son dos : il avait biologie. Biologie. Autant dire deux heures à se taper miss freak et Dieu seul savait à quel point Alex détestait miss freak. Il avait rarement croisé pire cas social. Chacun aurait pu avancer que son statut d’étrangère et de tête d’ampoule y était pour quelque chose, que ça passerait dans le courant de la première semaine – mais non, miss freak était seule et, le pire dans tout ça, c’était qu’il était son binôme de bio, lui, le grand Alex Fitzmartin. Au moins avait-il deux heures de français pour se préparer psychologiquement au cas miss freak sans avoir à supporter ses terribles goûts vestimentaires et son statut foncièrement handicapant de pestiférée. Pourtant, au terme des deux heures de miss Martin et ses monologues oraux sur le fromage et la musique de la France (franchement, wtf, ils bouffaient et du fromage puant et des escargots, n’importe quoi ces gens), il finit par se traîner en toussotant vers l’infirmerie, espérant sincèrement qu’il était bon acteur et que la jeune femme, la très très jolie jeune femme, pourrait le faire sortir, pour deux heures ou moins. Lourde erreur. Très lourde erreur. Certainement habituée aux plans bidons du genre, elle lui proposa de lui piquer le bras afin de faire une prise de sang – car, comme chacun le sait, un mal de tête doit être très rapidement dépisté pour empêcher l’inflammation des ligaments croisés (et la réponse est oui, alex n’y vit que du feu et lui fit aveuglément confiance). Et après s’être fait passer un monumental savon par la blonde, il dû se résoudre d’aller à son cours, avec seulement dix minutes de retard, le bras endolori comme pas possible et le moral au fin fond des chaussettes. La journée s’avérait merveilleuse – et les deux prochaines heures cauchemardesques pour sa voisine de paillasse.

Il monta avec lenteur les escaliers et frappa deux fois à la porte, la mort dans l’âme. Toutefois, il revêtit un petit sourire en coin canaille en ouvrant la porte, balayant du regard la salle de classe à moitié endormie et posant négligemment sur le bureau du professeur le mot d’excuse de la part de l’infirmière. Son sourire s’élargit quand son regard croisa celui de sa petite amie du moment, Diane (qui, d’ailleurs, venait de ce pays étrange d’outre-manche), qu’il comptait plaquer dans les jours suivants. En revanche, il s’assombrit légèrement en voyant que rachel baker, elle-même, était assise à leur table. Cette fille l’obsédait. Elle était insupportable. Lui qui se lassait bien vite de torturer les petits nouveaux et de leur faire comprendre qui était le chef, il n’aurait su se passer d’enquiquiner la brune, de la pousser dans ses retranchements et dans les pires tréfonds de la solitude. Il lui adressa un sourire mièvre, voulant certainement dire tu ne paies rien pour attendre. « Un mal de tête, hein ? Vous pensez peut-être que votre illustre personne et que votre tout aussi illustre famille vous permettent de sécher mes cours, Fitzmartin, mais c’est totalement faux. Vous n’êtes qu’un parmi un million, qu’un élève parmi les autres, plus brillants. Maintenant, rejoignez vite votre table et tâchez de vous intéresser à mon cours, cela pourra peut-être combler le vide incommensurable que votre pauvre cou doit supporter constamment. » Ce prof avait dû être prof d’anglais dans une vie précédente. Alex lui adressa un hochement de tête poli en murmurant un « Oui, un mal de tête lancinant, m’sieur. Douloureusement lancinant. » souriant avant de se diriger tranquillement vers sa table, sans plus adresser un regard à ce pauvre professeur dont les nerfs étaient mis à rudes épreuves. Car qu’il l’avoue ou non, le fait qu’il soit lui, le fait que sa famille soit la sienne... ça comptait. Assis à sa chaise, il finit par tourner le visage vers sa voisine. Très vite, leurs yeux s’accrochèrent et le sourire éternel d’Alex s’agrandit, devenant presque sympathique, presque normal – alors qu’il n’était que sarcasme, que mièvrerie. Et, les yeux toujours plongés dans ceux de rachel, il balaya son espace de travail d’un revers de manche et les affaires de la jeune femme tombèrent parterre. Manque de pot, elle semblait sur le point de chercher quelque chose dans son trieur vu qu’il était ouvert – ainsi les feuilles se dispatchées parterre dans un joyeux capharnaüm d’encre et de bordel total. Le bruit, discret, fit retourner la tête de quelques élèves moqueurs moins le prof qui était plongé dans son discours passionnant de sa matière – comme si elle pouvait intéresser quelqu’un, pensa Alex. « Oups. » dit-il d’un ton exagéré, posant son sac sur sa table, sortant son téléphone pour le poser à côté (pile dans l’angle de vue du professeur, cela allait de soit) et n’amorçant aucun geste pour aider baker à ramasser ses affaires. S’il devait supporter sa présence, ce serait dans le silence le plus religieux et avec son téléphone sous les doigts. Sinon, c’était sûr, il allait péter un boulon.
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