L'art et la manière de se faire remarquer

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MessageSujet: L'art et la manière de se faire remarquer   Ven 8 Juin - 1:52


Encore et toujours ces maudites répétitions. Le final de saison arrivait bientôt et on devait bientôt ranger nos tutus et nos chaussons pour partir aux Bahamas ou autre lieu de vacances. Pour ma part, je ne restai pas à Londres, j’irai sans doute en France ou à Moscou pour étudier avec leur compagnie le temps de quelques mois histoire de perfectionner ma technique. Bien que j’étais très douée ayant été l’étoile de nombreuses fois, je n’aimais pas particulièrement rester inactive jusqu’en octobre et faute d’amis et de petits amis, je devais bien me rendre à l’évidence que la vie en solitaire peut avoir ses inconvénients comme ne pas avoir d’amis par exemple. Ou trouver son lit désespérément vide. Au moins, on peut être certain que je n’aurai pas de MST et puis je me protège toujours. Certaines idées préconçues disent que les ballerines sont des grosses coincées. HAHA. Laisse-moi rire, je suis dans une compagnie depuis longtemps puisque j’ai toujours fait ça comme métier (je pourrais accessoirement me reconvertir en actrice porno mais pour le moment, cette voie me convient) eh bien, il y autant de prudes que je suis blonde. En plus, les filles, on est encore plus trash que les mecs donc on peut dire que… Comme ça s’appelle nous sommes une bande de belles salopes. Enfin, suite à mon statut d’étoile, je n’avais pas trop le temps d’en être une. Avec huit de danse par jour, je n’avais pas trop envie de réitérer l’expérience le soir venu. Donc, c’est pour ça que je suis devenue associable. Et aussi parce que je suis rousse mais ce n’est qu’un détail. C’est vrai que les gens n’aiment pas trop les différences. Alors imaginez une rousse qui essaie de se frayer un passage dans le monde du ballet et vous tomber sur moi qui tape tout le monde.

Je ne suis pas violente. Loin de là. Mais il y a un juste milieu. Je veux dire quand un homme vous aborde en vous regardant comme si vous étiez un pavé de rumsteck et que vous la seule chose que vous voulez c’est juste boire un verre et rentrer ronfler sous la couette, y’a un milieu. Et le pire c’est quand il insiste. C’est pour ça qu’après les répétions je n’étais pas chaude à aller faire la fête avec une partie de la troupe. Soit disant qu’on devait se faire voir pour ramener du monde etc. Et pourquoi pas coucher avec des gros magnats histoire de s’assurer que les sièges seraient pris ? Ou j’ai encore mieux, on leur laisse croire qu’on couchera avec eux. Quoiqu’il en soit, nous étions tous assis sur des sièges en écoutant les directives de notre metteur en scène – cent pour cent gay of course – tandis que je me demandais encore combien de temps tout ce cinéma allait pouvoir durer. Non pas que je sois fatiguée (énormément) mais plus vite, on aurait commencé plus vite on aurait fini. Une fois son discours achevé, je me relève pour aller me changer. La journée était finie et on pouvait tous rentrer chez nous histoire de nous préparer pour cette soirée. Mon appartement me semblerait bien vide une fois de plus. Je laissais donc cette bande de pimbêche avant de me diriger dans les bas-fonds de Londres. J’ai l’impression de revivre un épisode de Sherlock Holmes mais je m’en fiche. Je n’aime pas étaler mon argent comme ça et on croit qu’une danseuse ça roule sur l’or mais seulement si tu es étoile et je ne le suis pas depuis longtemps. J’ai eu de la chance que cette nana se foule la cheville. Et pour une fois que je n’y suis pour rien.

Quand j’entrais dans mon appartement, je pris le soin d’allumer la lumière avant d’aller me changer en vitesse (après une longue douche bien chaude) pour enfiler une espèce de robe noire qui m’empêchait de respirer mais mettait mes jambes en valeur. En même temps, avec ma taille, ce n’est pas trop difficile. Une paire d’escarpins, un petit sac pour mettre mon portable et ma bombe lacrymo et j’étais prête. Mes collègues passaient me chercher pour directement aller au théâtre. Pourquoi diable faisait-il une soirée là ? Je n’en avais aucune idée. Regardant le paysage, je me redressais tandis que nous arrivions. L’endroit était déjà blindé et je descendis en prenant garde à ne pas me prendre les pieds dans la robe. Un faux sourire vissé sur les lèvres, je partis en quête d’un bar une fois le pas de la porte passée. J’avais besoin d’un verre. De la bouteille limite et ce n’est que quand je me retournais que je le vis. Immense, blond, athlétique, des yeux bleus à vous faire avoir une crise cardiaque, je peinais à détourner le regard de Sacha. « Merde, soufflais-je comme pour moi-même, priant pour qu’il ne m’ait pas vu. » Je tentais de me glisser entre les personnes présentes en me faisant le moins remarquer possible, ce qui est énorme selon moi. Mais disons que je ne suis pas mère délicatesse et donc que c’est tout normal qu’au bout d’un moment, je finisse par péter une pile parce que tout le monde ne voulait pas me laisser passer. « Bon, vous allez vous écarter que j’puisse passer. Mais c’est pire que la circulation un vendredi soir ma parole. BOUGEZ-VOUS ! » Kiara, la classe et la politesse incarnée.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Ven 8 Juin - 21:45

« STOP ! » C'était la voix de Sacha qui retentissait dans les grands locaux de production de son nouveau film. Les deux mains croisées sur sa tête, comme s'il pouvait écraser celle-ci jusqu'à s'en faire exploser la cervelle. Il ferma les yeux et souffla longuement. Qu'allait-il faire de ce bordel ? Il n'en pouvait plus. On ne peut pas dire que les gens qu'il contrôlait depuis des semaines soient des flèches. En coopération avec un écrivain sur ce film, il n'avait pas eu trop le choix de ses acteurs, la direction lui imposant une blonde sans cervelle et le stéréotype de Ken qui pétait un peu trop haut au dessus de son cul au goût du jeune réalisateur. Laissant ses bras balancer, il s'approcha de la blonde qui semblait ailleurs, comme d'habitude de toute manière. Du vent… elle devait avoir du vent entre les oreilles, et ça, c'est si quelque chose pouvait y passer, j'veux dire, entre ses oreilles. « Ecoute la pimbêche, si tu me re-péte une crise de la sorte, je t'arrache ta fausse permanente de blonde et j'la carre bien profond dans l'fion de Ken ! Oh non tiens, j'vais plutôt empoisonné ton chiwaaawaaa avec ! » Il souffla longuement, regardant tour à tour les visage déconfit des gens autour de lui, surtout celui de la demoiselle en face. « Tu vois, j'ai pas choisi de bosser avec une incapable comme toi, sérieusement, même ma grand-mère centenaire aurait plus d'élocution que toi, sans blague, sors toi les cachets de la bouche, de toute façon, c'pour t'faire vomir sale camée alors vas-y ! » Elle déglutit et des larmes semblaient monter à ses yeux bleus, enfin.. à ses lentilles. « Bon.. j'veux pas y passer ma décennie, alors soit tu te démerde pour être une vrai actrice, soit… j'en sais rien à vrai dire, j'sais pas… Allez on recommence. » Et voilà, la scène était reparti. Retournant s'asseoir à son fauteuil, le jeune homme désespérait. Il entendit des rires et quant à la demoiselle, elle ne savait plus ou se mettre. D'habitude, Sacha était le réalisateur cool, avec qui on aime prendre du temps, seulement là… ce n'était pas son équipe, et il avait l'impression d'être un réalisateur de vulgaire soap, ce qui avait le don de l'agacer, lui et son incroyable don pour le cinéma. Jouant avec ses doigts, il ne regardait même plus ses acteurs qui se perdaient dans leurs faux rôle. A peine connue, et déjà refaite, voilà le genre de fille que haïssait l'homme, et malheureusement, le casting de ce pseudo film en était remplit. O'Connor regardait encore et encore sa montre, les minutes étant interminable. Et c'est alors que l'heure sonna, et c'est ni une ni deux qu'il plia bagage, plantant tout le monde sur le plateau. Il en avait marre, et ça se voyait. Le peu de personne qui avait été acceptées sur le tournage, je veux dire de sa "vraie équipe", son équipe habituelle, sentait son désespoir et… elles étaient dans le même état que lui. C'est pour cela que un des caméraman lui proposa une soirée posée au théâtre. Réfléchissant quelques minutes, l'homme accepta finalement, et c'est ainsi qu'il se dirigea vers l'endroit qui allait… encore plus bouleverser sa journée.

N'ayant pas son bolide sous la main, il demanda à un chauffeur de l'amener, lui et ses collègues à l'endroit proposé il y a quelques minutes. Quelques paroles furent échangées mais tout le monde manqua ensuite de dialogue à cause du lacement du tournage. Sacha, lui, succomba à la fatigue de ses insomnie habituelles et dormi pendant tout le trajet qui ne fut pas bien long. Il se fit réveiller par son assistante qui lui souriait tendrement, étant un peu plus vielle qu'elle, déjà mariée et ayant deux enfants adorable, elle considérait l'homme un peu comme son frère, contrairement à l'autre assistante qui… n'avait qu'une envie : mettre Sacha dans son lit, ou être dans le lit de Sacha, c'est du pareil au même au final. Sortant de la limousine, le blond frotta légèrement son costume. Un simple pantalon noir bien taillé, et une chemise blanche accompagnée d'une veste de costard. Il aurait donné n'importe quoi pour porter marcel et jean troué avec son blouson de cuir. L'homme se dirigea automatiquement vers le bar avec son groupe de collègue et commanda un scotch en s'asseyant sur un tabouret. Main sur le verre, yeux rivés sur l'alcool, il plongea dans ses pensées lorsque soudain… un « BOUGE ! » se fit entendre. L'homme tourna alors la tête vers la direction d'où émanait le son et son visage se décomposa lorsqu'il aperçut une longue chevelure rousse. Il hésite un instant en se disant que… non, ce n'était pas possible. Pourtant, Sacha succomba à sa folle de pensée et fini son verre, se dirigeant ensuite rapidement vers la silhouette bloquée par un groupe de gens. Il lui attrapa délicatement le bras de sa main froide et attendu qu'elle se retourne. Kiara… il n'en revenait pas… Il était incapable de parler. Son regard ne pouvait se détacher de son visage si doux et si rare…
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Sam 9 Juin - 1:05

Ma solitude me bouffera un jour. Je n’ai jamais été quelqu’un de pleinement sociable. Je ne sais pas si c’est dû à un traumatisme de mon enfance – merci mes nombreux psys – ou au fait que je n’ai toujours été quelqu’un de plus ou moins sauvage. Mais je sais que je suis désespérément seule depuis un an et demi. Rupture difficile ? J’ai dû prendre la décision la plus difficile mais je savais que c’était mieux pour tout le monde. Vouée à l’échec. Et je détestais l’échec. J’avais trop souvent failli dans ma vie pour commencer maintenant. Mais avais-je réellement fait le bon choix en l’envoyant boulé ? Depuis quelques mois, je commençais à regretter mon geste. Mon anniversaire passé, je me rendis compte que je vieillissais et même si certaines personnes disaient que vingt-sept ans, ce n’était rien mais dans ma profession, l’heure de la retraite sonnait à grands pas. Je me disais qu’il serait peut-être temps de songer à une reconversion mais dans quoi ? J’avais exclue la comédie, j’avais exclue la chanson, le mannequinat et je songeais plutôt à autre chose. Fonder une vie de famille était désormais impossible étant donné que je ne pourrais jamais aimer autant que je l’avais fait. J’ai toujours été quelqu’un de passionné et j’avais tout donné. Mais je n’avais pas hésité à tout lui reprendre sans un mot, sans une once de regret. Ma vie ne se résumait donc qu’à ça, reprendre aux autres ce que je leur avais donné ultérieurement. Je ne suis qu’une lâche qui avait peur de l’engagement. Ouais et c’est pour ça que je fuyais toute relation sérieuse avec une personne du sexe opposé depuis. La solitude était devenue ma meilleure amie et en voyant ce qu’était devenu mon ex, je n’eus plus une once de remords.

Je savais que nous étions dans la même ville. Depuis le début, j’étais au courant mais cela me semblait inconcevable que je reprenne contact avec lui. Ashamed. J’ai honte de ma conduite envers Sacha et j’ai honte de la sienne après notre séparation. Nous avions été les chouchous des médias pendant tout le long de notre relation mais j’avais été surprise de voir à quelle vitesse, il passait à autre chose. Surprise et blessée en mon fort intérieur parce que même après un an, je n’ai toujours pas fait le deuil alors que c’est moi qui y aie mis fin. Pathétique. Et c’est aussi parce que je savais qu’il était de toutes les soirées que je ne voulais pas y aller. « Tu ne vas pas rester enterrée chez toi cent mille ans Kiara. Move your ass. » Mais dégages putain ! Je suis bien toute seule avec mon chat et mes chaussons. Merde, on est dans une compagnie pas dans une foire. Alors qu’est-ce qui m’a convaincue de sortir ? « Kiara, tu es l’étoile, montre l’exemple et vends la compagnie. » Ouais mais seulement s tu m’achètes une robe honey. Va savoir, je ne suis pas quelqu’un qui sort gratuitement. Mais mon statut d’étoile – à savoir le plus haut dans la hiérarchie d’une troupe – je me devais de faire quelques apparitions avec une partie de la troupe pour montrer qu’on avait beau être des ballerines on existait toujours. Franchement, qu’est-ce que je m’intéressais à l’actu moi ? Le seul truc qui comptait est le machin de la Reine et qu’elle allait venir à l’Opéra fin juin. Tout le monde est en alerte apocalypse depuis et les journalistes ne cessaient d’affluer pour nous poser des questions sur quel opéra nous allions jouer ? Casse-noisette bande de gros nazes ! On l’a dit cent fois mais personne ne comprenait et il était absolument hors de question que je fasse la princesse. Non merci. En plus, je devais me planquer parce que ma relation avec Sacha avait fait la une des tabloïdes pendant les longs mois où nous étions ensembles et que je ne voulais pas qu’il apprenne que j’étais de retour ici depuis… sept mois. Soit trois mois après avoir mis fin à notre relation. That bitch que je suis.

Debout dans cette salle bondée de monde, j’étais en radar people alert. C’est simple, je suis associable. Je déteste les gens. Je les hais du plus profond de mon petit cœur d’Australienne et je me mets à jouer à qui « je veux tuer en premier. » Coupe de champagne à la main, je ressemble à une statut tellement je n’ose bouger. Evidemment, y’a trois cents soirées dans la ville et faut que je me retrouve dans la même pièce que mon ex. Il ne me voit pas mais moi si. Donc là, je me fous en mode « jemecasseparlaporteavecdiscrétion » Mais ça marche pas parce que les gens font barrage alors je commence à m’exciter dessus tandis qu’une femelle – très laide d’ailleurs – se tourne vers moi pour me toiser de haut en bas. « Ecoutes meuf si t’es pas contente, passe par un autre chemin. » Oh putain, elle m’énerve elle. Je m’approchais elle en feulant quand soudain, je sentis une main sur mo bras avant de me retourner pour m’apprêter à engueuler celui qui osait interrompre cette confrontation visuelle. Je voulais du sa… en fait, non là en posant les yeux sur le mec en face de moi, je voulais du sexe. Sacha. Merde. Je me sens comme un animal pris au piège. Je regarde à droite à gauche avant de me rendre compte qu’il est aussi gêné que moi. J’allais dire quelque chose tandis que la meuf derrière moi commence à piaffer d’impatience. Je souffle un bon coup pour montrer mon énervement avant de me tourner vers elle. « MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE ! » Oui, je suis une succube et j’assume. Je reporte mon attention sur mon ex avant de déglutir péniblement. « Sacha… Comment vas-tu ? ça fait longtemps… » Ouais, un an et demie. La dernière fois qu’on s’est vus, je t’ai largué alors que t’étais content de me revoir. Quelle salope, je suis !
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Lun 11 Juin - 11:05

L’amour n’a jamais été le fort de Sacha. Plus jeune déjà, il préférait enchaîner les femmes plutôt que d’en laisser une prendre son cœur. Le Russe est certes… Russe soit, d’après les stéréotypes fou et sans cœur, cependant… Il ne faut pas croire tout ce que l’on dit. Sacha n’avait pas connu d’histoires sérieuses, tout le long de sa vie, sauf une, il y avait bien une exception. Et oui, aussi choquant que cela puisse paraître, le blond avait connu l’amour, et avec une belle demoiselle à la crinière de feux. Ils sont restés pas mal de temps ensemble, mais comme à chaque fin d’histoire, ça fini mal. Encore quelque chose de choquant, ce n’était pas l’homme qui avait mis fin à cette relation mais bien la demoiselle.
Depuis « toujours » Sacha était connu pour enchaîner les plus belles femmes du monde. Une à chaque bras, déroulant le tapis rouge, on lui inventait souvent des histoires pour faire mousser la célébrité, et faire rêver les petites gamines de 8 ans qui pensent toujours que le prince charmant existe, enfin… le prince charmant moderne. O’Connor a toujours été mis sur un piédestal il faut dire : mis dans la catégorie des « étranger venu sur la petite île pour réaliser son rêve », l’homme a été tout de suite suivi partout, c’était LA personne dont il fallait tout savoir. Dans sa bulle faîte de cinéma, réalisant de bons films qui étaient en vogue en ce moment, il n’était plus question pour qui que ce soit d’effacer le prénom de Sacha de leurs lèvres, et à vrai dire, il aimait ça. Avant d’être célèbre, il avait sa petite vie peinard, cependant… il n’avait pas vraiment d’argent pour succomber aux moindres de ses désirs, sa mère étant une pauvre ménagère et son père un entrepreneur raté. Il faut dire que c’est le seul de ses frères et sœurs qui aient « bien réussi » dans la vie, le seul qui a connu strass & paillettes. Et ça lui convient parfaitement ; ayant coupé les ponts avec sa famille de toute manière. Bref, j’étais en train d’annoncer la multitude d’histoire qu’avait eu l’homme, relations d’une nuit ou plusieurs soirs, relation soit disant secrète, mise au goût du jour pour les paparazzi, une sorte de « fausse relation » que l’on crée juste pour vendre un peu plus rapidement les films, comme ces couples où les deux acteurs principaux sont ensemble à la vie et dans le film. Franchement, il y a tellement de personnes sur Terre, alors combien de chance il y a que les deux personnages principaux sortent ensemble et vivent une grande romance ? Pour Sacha qui connaît le milieu, et même sans le connaître, aucune.

Le dernier potin paru dans les journaux était une relation qu’il entretiendrait avec Blair, demoiselle charmante avec qui il avait travaillé. La semaine précédente, c’était avec Cynthia, une jeune serveuse dans un bar qu’il aurait rencontré on ne sait où. Sacha souriait toujours de ses histoires, il aimait en apprendre sur sa vie. Mais récemment, il n’avait plus trop le temps de se plonger dans les journaux roses destinés aux jeunes femmes, et pourquoi ? C’est une bonne question, disons que… son entourage était un peu suspect en ce moment, et l’homme venait de comprendre pourquoi. O’Connor s’était levé précipitamment de son siège, attiré par une chevelure couleur flamme, puis c’était dirigé d’un pas déterminé, pourtant fou vers elle. C’était bien elle… Kiara, la seule femme à qui il avait confié son cœur, et la dernière car celle-ci l’avait lâché d’une drôle de façon. Une main sur son bras, son regard froid posé dans le sien il ne bougea pas d’un cil. Il était choqué, pétrifié, à la fois heureux de la revoir, voir qu’elle était toujours somptueuse et tout ce qui allait avec. Il était dérouté, et il n’était pas habitué à cette sensation. L’homme senti son cœur se serrer lorsqu’elle chercha à le fuir du regard pendant que lui sentait les regards de la salle se rejoindre sur eux, comme si la scène s’était figée. Dans le brouhaha de la salle remplie, l’homme semblait entendre un « Oh merde » d’une voix familière, son caméraman principal justement. Qu’est-ce que cela signifiait ? Depuis combien de temps était-elle là ? Pourquoi n’était-il pas au courant ? Les questions fusaient dans son esprit et en quelques secondes, il put tout remettre en place. « MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE ! » cette phrase de grande gueule le fit sortir de son espèce de transe et il fixa tour à tour ses collègues qui semblaient gênés, désolés. C’était donc ça… elle devait être ici depuis quelques temps, et ce ballet… c’est pour ça que Sacha n’avait pu avoir soit disant aucune place. Il se mit à bouillonner sur place, s’il y avait bien quelque chose qu’il détestait, c’était qu’on lui cache des choses, et tout son entourage c’était mêlé contre lui, peut-être même Kiara en personne. Ne la lâchant pas, son visage se refroidis d’un coup, sans pourtant paraître agressif. « Sacha… Comment vas-tu ? ça fait longtemps… » Il ferma les yeux et inspira un bon coup, bloquant sa respiration. Puis il expira et se racla la gorge pour enfin pouvoir parler. « Kiara, qu’est-ce que tu fou ici ? » Il attendait une réponse ferme et rapide, alors que la femme, enfin si on peut appeler cela car sur son visage trônait une moustache, bref, cette femme semblait vouloir se mêler de la discussion. Lorsqu’elle ouvrit la bouche, l’homme tendu juste la main vers elle et secoua la tête pour lui dire de la fermer, puis, il attrapa la rousse en lui disant « Viens par ici toi, on a des choses à ce dire. » Puis, il l’emmena vers un coin reclus de la salle et la planta sur une banquette. « Depuis combien de temps tu es ici ? Et puis merde pourquoi tu m’as rien dis ! J’les retiens ses… » Sa dernière phrase avait été prononcée assez fort pour que ses collègues qui étaient près entendent, et apparemment cela avait marché puisqu’ils décampèrent très rapidement.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Mar 12 Juin - 1:23

Devoir quitter la personne qu’on aime n’est pas une mince affaire. Et pour quelles raisons en plus ? Des futilités de la vie mais je n’étais pas aussi forte que je le croyais. Durant mon enfance et suite de ce qui s’est passé avec ma famille, je n’ai aucune intention de m’attacher à autrui, véritable chat noir. J’ignore encore le pourquoi du comment je me suis attachée à Sacha. C’est vrai, nous n’avions rien en commun mise à part mon goût très développé pour les films américains et très vieux. Je ne disais jamais non devant un Alfred Hitchcock et s’intéresser à un réalisateur, quelle aubaine. Je suis tombée sous son charme petit à petit et je mentirai si je n’avais pas pris peur dès sa première déclaration. J’étais même plutôt en mode « what’s the fuck ? » mais je ne suis pas partie pour autant. A quoi bon ? C’était réciproque. Sauf que la notoriété du jeune russe m’a fait peur. Tous les tabloïds le suivaient à la trace et je fus vite ‘la fille qu’il faut suivre’ une rareté rousse. Tout le monde venait voir mes ballets par curiosité. Mais qui était donc la personne qui avait réussi à mettre le grappin sur monsieur Célibataire ? Une rousse d’1m78 avec un tempérament de feu. Et qui a tabassé des paparazzis aussi. Je n’aime pas qu’on me mitraille de photos. Bien entendu, au début, cela me mettait très mal à l’aise mais Sacha a su me convaincre que ce n’était rien et que seul nous comptait. Il était tellement différent devant tout le monde que j’en perdais mes moyens. Difficile à cerner, froid, tandis qu’avec moi c’était carrément l’inverse. L’eau et le feu. Tandis que moi, j’étais incapable de jouer double jeu. Je déteste les gens, je les hais pour tout ce que j’ai subi et je ne m’en cache pas. « Quel secret votre plus grand rêve ? » Mise à part dominer le monde et assujettir les humains ? Rien du tout si ce n’est coucher à nouveau avec le grand blond. Je crois que hormis le fait que je me suis brisée le cœur toute seule comme une conne, c’est ce qui m’a le plus manqué dans notre relation, le sexe.

Je ne suis pas une nymphomane. Etant d’un naturel froid et méprisant, je ne couche avec pratiquement personne. Déjà, je n’ai pas le temps. Ayant été promu étoile de l’opéra de Londres dernièrement mes heures avaient été doublé et je devais toujours faire bonne figure ; ensuite, regardons la tête des mecs présents ce soir, aucun ne serait capable de retenir mon attention. Je suis difficile et je devais admettre que Sacha avait tous mes critères. Il était presque parfait. Alors pourquoi le quitter ? L’ennui ? La distance ? J’officiais à l’opéra de Sydney à l’époque et je ne venais que très rarement ici. C’est pour cette raison que j’ai rompu. J’avais besoin de sa chaleur et de sa présence et pas d’un fantôme. Je suis très lâche certes mais je n’assumais pas. Je n’assumais pas d’être amoureuse, je n’assumais pas la distance et je ne sais même pas capable si je l’assumerai de nos jours. Beaucoup de filles se posent la question du pourquoi des causes de mon célibat. Parce qu’on a mal. Je ne voulais plus subir ça. J’en avais assez. J’ai dit stop. Certes quand les pulsions prennent le dessus, je me dégote quelqu’un de pas trop mal, on s’envoie en l’air et hop, suivant. Je ne donne pas dans le sentiment. Merci mais j’ai eu le cœur assez brisé comme ça. Et là, ma conscience – cette grosse salope qui était en mode OFF quand je l’ai quitté – me dit que c’est mal de coucher avec de pauvres garçons innocents – ouais innocents mon cul – et que je ne devrais pas jouer avec leurs cœurs ainsi. Dans la presse, je suis décrite comme une succube. Plutôt flatteur quand on y pense. Enfin si ce n’est que je sucre l’essence vitale des gens. Ça c’est pas cool.

Bref, il faut que j’arrête de penser à n’importe quoi surtout quand je suis en train d’engueuler des gens. Ceci est mon passe-temps favori. C’est vrai qu’à l’Opéra, je suis devenue une grosse chieuse parce que ce n’est jamais assez bien. Sauf que je ne fais pas de caprices. Donnez-moi des pommes et je suis contente. Depuis que je suis célibataire, je mange moins bien mais je n’ai pas le temps. Je me nourris donc exclusivement de pommes et mes potes – bien que ce mot soit vaste – m’appellent le poney. J’ai une tête de poney ? La fille en face de moi à une tête de mexicain. Bon dieu qu’elle est moche. Je pourrais lui dire mais je pense qu’elle doit le savoir bien que cette robe soit une abomination pour mes pauvres yeux. MON DIEU JE SUIS AVEUGLE. Quoiqu’il en soit, contact sur mon bras… Me touches pas toi ! Mon ex, great. Pas d’échappatoires et des questions, toujours des questions. Relax mon gars, je ne vais pas te bouffer. Déjà quand j’ai croisé jesaisplussonom, bref le caméraman là, il m’a supplié de ne pas reprendre contact avec Sacha. « Il a eu du mal à se remettre de votre relation. » Ah bon ? Pourtant les magazines de filles disaient le contraire. « Beh en fait jusqu’à temps que tu m’interrompes, je m’apprêtais à tabasser ce mexicain, enfin, cette fille-mexicain… T’as vu cette moustache ? Elle est plus poilue que toi-même après quinze jours sans rasage. » Ok, Kiara, ta gueule. C’est toujours comme ça quand je suis nerveuse, je parle trop. Je deviens une calamité. Donc, je me tais. Je me tais et j’essaie de m’en aller. Je glisse donc vers la droite avant de le voir faire taire la nana d’une seule main. Putain, qu’est-ce que c’est hot, on se ressaisit. Et me tirer dans un coin. Oh wi, prends-moi violemment contre le mur. Hum. Je me retrouve balancer sur un espèce de sofa comme une poupée de chiffons. « Hé ho, on se calme ou j’te promets que j’t’en colle une, hurlais-je à son intention avant de croiser les bras sur ma poitrine, en feulant comme un chat. » Je lui lance une œillade noire avant d’interpeller le serveur et de prendre un verre d’alcool. Je ne bois jamais, mais alors jamais, je ne supporte même pas l’alcool mais c’est l’occasion. Je vide le verre de champagne d’un trait avant de prendre une profonde inspiration. « Je suis ici depuis un an. Et franchement pourquoi j’aurai repris contact avec toi hein ? Tu dois plus avoir de place dans ton agenda avec toutes les nanas que tu t’envoies ? » Pic bien saignant. Et bim dans ta face mais je passe une main dans mes cheveux. « Et tu peux les retenir, je n’y suis pour rien moi si on t’as rien dit. C’est pas faute de ne pas avoir été discrète. Ma nomination en tant qu’étoile de l’Opéra de Londres a fait la une des journaux. » Je lissai toujours mes cheveux, les yeux perdus dans le vague comme je le faisais souvent quand j’étais gênée ou que je cherchai quoi dire pour ne pas le blesser. Mais visiblement, le mal était déjà fait. Alors, je me contentai de m’enfoncer dans le sofa en croisant mes jambes et en regardant le contenu de mon nouveau verre. « Bref, tu avais des choses à me dire ? »
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Mar 12 Juin - 17:59

Se faire plaquer n’est pas une chose, généralement, à laquelle on s’attend, ni une chose que l’on apprécie d’ailleurs. Dans le cas de Sacha… c’était comment dire… perturbant. Tout d’abord, car, souvent - pour ne pas dire tout le temps – c’est lui qui plaquait les personnes qui l’entourait, cela allait de la fille d’un soir à une relation, qui ne dépassait généralement pas le mois… et se voyant, souvent, pour le sexe. Dans son histoire avec Kiara, c’est elle qui avait mis fin à leur relation. Se faire plaquer pour la première fois, et par la femme qu’on aime, ça laisse un très mauvais goût en bouche, et c’est certainement pour ne pas prendre ce risque que l’homme n’avait et ne confie plus son cœur à quelqu’un. Bon il avait confié son cœur une autre fois il est vrai, mais a un animal, non non ce n’était pas un poisson mais un vieux chien qu’on lui avait demandé de recueillir, pour son image de « parfait gentleman », cependant… le pauvre chien n’avait pas fait long feux. Elle lui manque la petite bête… faudrait sérieusement penser à reprendre un animal un jour, enfin, s’il a le temps de s’en occuper. Bref, le blond n’appréciait pas se faire plaquer, et n’avait su quoi dire sur le moment. Kiara était en déplacement pour un ballet depuis un petit moment, et Sacha avait du boulot à en revendre, les retrouvailles approchaient, et lui pensait… passer un stade, lui confier… réellement son cœur, vous voyez ce que je veux dire ? Alors, se faire plaquer juste avant de faire une annonce, ça la fou mal. Mais la rousse n’était en rien au courant, alors on ne pouvait pas lui en vouloir. O’Connor n’était pas un homme qui s'engage facilement dans quelque chose, alors dans une union… imaginez la catastrophe, pourtant, il avait trouvé la femme qui en valait le coup, une femme qu’il aimait, et il ne voulait pas qu’elle lui file entre les doigts, ce qu’elle a fini par faire finalement. Cette rupture fut un choc car Kiara l’avait étonné, elle n’y était pas passée par quatre chemin, n’avait pas cherché d’excuse, ne lui avait même pas laissé une chance de se rattraper, c’était fini, un point c’est tout, il n’avait plus qu’à prendre ses affaires et se barrer. A ses mots, Sacha ne savait comment réagir, être furieux, être triste, il imagina toutes les situations possibles, se demandant bien pourquoi elle faisait ça ? Était-ce à cause de lui ? De sa popularité, ou avait-elle simplement profité de lui un moment histoire de se faire connaître pour le lâcher ensuite ? A vrai dire, l’homme ne savait plus du tout quoi penser de cette situation qui semblait le faire souffrir, lui qui en avait connu pourtant d’autres. Et encore aujourd’hui, il ne sait quoi penser de Kiara.
Pourtant.. le couple était parfait. Les médias étaient tous attirés par eux, bien sûr cela faisait chier les deux jeunes qui détestaient être épiés, mais au final, cela les amusaient. Sacha faisait comme aujourd’hui, il s’amuse à les tromper pour que la presse se ridiculise elle-même, et Kiara adorait également ce petit jeu, enfin, quand elle ne pétait pas de câble en détruisant une caméra ou un appareil photo d’un mec se collant un peu trop près d’elle. Sacha comprenait qu’elle n’aimait pas être le sujet de toute attention, mais que voulez-vous, ce couple faisait tellement rêvé, qu’il fallait faire rêver encore plus de gens en faisant partager leurs quotidien. Quand la rupture paru dans les journaux, ce fut pire du côté de Sacha, on faisait attention à ses moindres faits et gestes, dès qu’une fille lui tournait autour, c’était tout de suite pour se vider les bijoux de famille et ensuite pleurer sur son épaule en pensant à son ex, ce qui était tout à fait faux. Pendant un moment, Sacha, qui était lassé de ce manège laissa tout tomber et parti prendre des vacances, pour oublier, et surtout pour revenir frais, et enchaîner sur un gros budget qui fut un grand succès. Kiara ? Il l’avait oublié –mensonge-, il était passé à autre chose. Ou était-elle ? Aucune idée, et alors ? Après tout, il s’en foutait –ou pas-.

Lorsqu’il l’aperçut l’homme était pire que déstabilisé, et entendant les mots qui émanait de ses collègues, il ne lui fallut pas grand-chose pour que tout se mette en place dans son crâne, qu’il pige toute la scène. C’était sûrement pour le protéger, car même s’il n’avait pas semblé si triste et abattu par cette rupture, tout le monde savait qu’il avait pris un énorme coup, c’est juste que ce n’est pas le genre d’homme à montrer ses émotions, à les extérioriser, surtout dans ce cas-là. Bref, Sacha ne lâcha pas la demoiselle qui parlait de la femme… pénible, derrière elle. « Beh en fait jusqu’à temps que tu m’interrompes, je m’apprêtais à tabasser ce mexicain, enfin, cette fille-mexicain… T’as vu cette moustache ? Elle est plus poilue que toi-même après quinze jours sans rasage. » Son visage commença à esquisser un sourire, cependant il se reprit et reprit son air froid. Il aurait ri en temps normal, et aurait participé à la vanne, mais pas là, oh non. L’homme attira la rousse dans un coin tranquille, guettant tous les regards, et tour à tour les fusillant, histoire que les personnes dégagent et les laissent tranquilles. « Hé ho, on se calme ou j’te promets que j’t’en colle une. » Il souffla simplement d’exaspération et ne répondu rien. La jeune femme bu une coupe pleine d’une traite, ce qui surpris légèrement Sacha étant donné qu’avant… elle ne buvait pas. Il croisa alors les bras, restant planté devant elle et l’écouta attentivement « Je suis ici depuis un an. Et franchement pourquoi j’aurai repris contact avec toi hein ? Tu dois plus avoir de place dans ton agenda avec toutes les nanas que tu t’envoies ? ». Un an ? Il n’avait pas entendu le reste de la phrase, il était resté bloqué sur le un an… Tout ce temps et elle ne l’avait pas prévenu ? « Et tu peux les retenir, je n’y suis pour rien moi si on t’as rien dit. C’est pas faute de ne pas avoir été discrète. Ma nomination en tant qu’étoile de l’Opéra de Londres a fait la une des journaux. » Il était scié sur place, il ne savait pas quoi répondre à vrai dire. Il avait déjà passé une journée de merde, mais là… c’était la pire journée du moment. « Bref, tu avais des choses à me dire ? » Elle n’avait pas changé au niveau caractère en tout cas… Il souffla longuement et passa une main dans ses cheveux blonds pour la laisser tomber sur son visage. Puis il décida de l’ouvrir « Un an… et tu m’as rien dit. Mais bordel, il te passe quoi par la tête de venir ici et… Étoile ? C’est nouveau ça maintenant. Et non, excuse-moi mais je n’ai pas le temps de lire les bouquins concernant l’opérette. » A vrai dire, il ne savait pas quoi dire, d’habitude si franc du collier, il ne trouvait pas les mots. Le silence s’installa un moment, le temps suffisant pour qu’O’Connor se décide à lâcher l’affaire. « Tu sais quoi… laisse tomber. » Il fit claquer ses bras le long de son corps et tourna les talons, tout simplement, attendant juste de se réveiller de ce mauvais rêve.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Mer 13 Juin - 0:02

C’est toujours difficile de prendre la décision de quitter quelqu’un. On passe forcément pour le méchant mais l’équation gentil/gentil ne marche jamais. J’ai bien réfléchi au fait de mettre un terme à notre idylle et tant de fois j’ai failli revenir sur ma décision. Surtout quand je l’ai vu mais je ne pouvais plus vivre comme ça. J’ai préféré choisir ma carrière plutôt que notre amour. Devenir une étoile, cela a toujours été mon rêve et à si peu d’années de de la retraite, je ne pouvais pas me permettre d’échouer. C’est égoïste mais je l’ai toujours été. Depuis que ma mère était ‘morte’ enfermée dans son hôpital psychiatre et que mon père mangeait les arbres par la racine, j’ai toujours été seule. Le fait de rencontrer Sacha, de tomber sous son charme, de vouloir construire quelque chose avec lui n’a rien changé. Ses baisers, ses caresses, tout me rendait un peu plus folle et m’éloignait de mon objectif. Tous les deux, ensembles, nous étions dans notre bulle mais je n’aurai jamais due m’éloigner car de mon côté, elle a éclaté.

Comment expliquer ? C’est assez méchant quand on y pense. Je suis retournée dans mon pays d’origine, j’ai repris mon ancien train de vie et j’ai découvert que ce que je voulais hormis lui… C’était la réussite. Je suis donc partie en lui lançant des atrocités dont je ne me souviens que très partiellement du contenu comme « Je ne t’aime plus… Tu croyais quoi ? » Très méchante, très sournoise, j’ai appuyé là où ça faisait mal. « Je me servais de toi pour ma carrière. Et maintenant, tu ne me sers plus à rien. » Puis, j’ai tourné les talons sans lui donner plus d’explications avant de rentrer chez moi pour me laisser tomber sur le lit et pleurer toutes les larmes de mon corps. Mon chagrin n’a pas duré. Je me suis vite ressaisie, je suis partie et j’ai travaillé d’arrache-pied. Ce n’est que six mois après notre rupture que je reçus le coup de fil qui changea ma vie. J’étais engagée ailleurs. Moi qui rêvais de quitter Sidney, je partais pour Londres. J’ai d’abord eu peur parce que Londres… signifiait Sacha aussi. Mais finalement, j’ai pensé que la ville était assez grande pour nous deux. De plus l’opéra n’a jamais été son truc donc j’avais peu de chances de l’y croiser. A peine, je fus là-bas, qu’on monta l’un des ballets les plus difficiles nommé le Lac Des Cygnes. Ce bon vieux Tchaïkovski fut mon tremplin pour la célébrité et je n’eus presque plus de vie. Seul mon vieux chat avait de mes nouvelles. Mes collègues tentèrent de me sociabiliser mais rien n’y faisait.

Je me souviens encore d’une discussion que j’ai eue avec un membre de ma troupe alors que nous étudions pour passer le niveau du dessus. « Tu devrais te trouver un copain. » Une évidence, un souvenir, un coup de poignard en plein cœur. Moi qui doutais de ma capacité à aimer, j’avais repoussé la seule personne qui m’avait fait ressentir des sentiments par peur. Jamais, je ne lui ai fait part de ce que je ressentais. Il ne m’aurait pas cru. Certes, je suis plutôt jolie mais je ne suis pas des plus aimables malheureusement. Le fait que je sois sauvage n’arrange rien mais lui, il me complétait. Il faisait ressortir la meilleure partie de moi. Ce n’était même pas une question, une hypothèse, mais une évidence. La peur peut nous faire faire des conneries. J’avais voulu à maintes reprises reprendre contact avec lui. Lui avouer que oui, j’avais bel et bien des sentiments pour lui. J’avais la réussite professionnelle et j’avais besoin de lui dans ma vie. Mais quand je suis tombée sur lui au bras d’une femme différente à chaque fois, j’ai compris que j’avais tué notre histoire. J’ai eu mal. Je fus même jalouse. Le peu de sorties mondaines que je faisais, furent annulées. Mon asociabilité a repris le dessus. Je restais terrée à l’opéra pour faire mes gammes, mes arabesques, je sortais uniquement à l’épicerie du coin ou alors pour aller dans les bars, draguer d’autres inconnus que je ramenais chez moi quand les envies se faisaient trop pressantes. Mais je n’arrivais pas à me sortir son image de ma tête. Certains diraient que c’est le destin le fait que je le retrouve ici mais je penserai plutôt à la culpabilité. Revoir ses yeux gris, ses cheveux blonds, cette bouille qui me faisait fondre, tout me poussait à aller de nouveau vers lui. Alors pourquoi étais-je agressive ? La réponse était simple. La douceur et mes sentiments me faisaient toujours autant peur.

Je reste assise sur le sofa à lui débiter les grands traits de ma vie, je prends conscience que je m’emballe, que je ne sais plus rien. Mes défenses sont abaissées, je me prends des attaques de tous les côtés et me retrouvent blessée. Mais je pleurerai chez moi, je dois garder la tête haute, je dois rester à mon niveau et ne pas me mettre à pleurer. Je ne pleure jamais en public. Je ne l’ai fait qu’une fois et c’était à l’enterrement de mon père. C’est donc pétrifiée que je le regardai partir avant de me lever. « Sacha, attends, dis-je alors à son intention. » Impulsion. Merde. Je fais quoi maintenant ? Je me dirige vers lui avant de lui prendre le poignet et de le tourner vers moi pour rencontrer son regard. Il semble en colère, je vois les éclairs dans ses yeux. Avant, j’aurai pu l’apaiser mais je n’y arrivais plus, j’étais comme dictée par une autre conduite. « Pourquoi je te l’aurais dit ? Tu m’as oublié merde ! J’ai voulu reprendre contact, plusieurs fois mais… » Ma voix se brisa et je sentis les larmes affluer. Putain de merde, attendez deux minutes que je finisse ma tirade enfin. « … Je t’ai vu avec toutes ces nanas, ces pétasses (jalousie, dégages !) et en quoi cela t’aurais intéressé ? Si je t’ai quitté c’est pour la distance et parce que…, alors je me suis sentie bien conne sur le coup. » Je finis par lâcher son poignet et m’éloigner de lui. « Une étoile, c’est la danseuse phare de l’Opéra. Un salaire plus élevé mais je dois faire des apparitions publiques comme ce soir. Crois-moi, je ne te courrais pas après, lançais-je en relevant mon regard douloureux pour rencontrer le sien, nous deux c’est fini. Alors amuse-toi bien. Je ne t’embêterai plus. » Peinant à refouler mes sanglots, je passais à côté de lui avant de passer devant une de mes collègues pour la choper par le bras et l’emmener dehors. L’air frais me fit du bien et je m’adossais contre le mur tandis qu’elle tentait vainement de me consoler. L’alcool a toujours eu le don de faire ressortir mes émotions. Et celles de ce soir étaient limpides…
J’avais le cœur brisé.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de se faire remarquer   Mer 13 Juin - 18:04

Kiaria l’avait scié sur place. Il ne bougeait plus, il était simplement face à elle, planté dans le sol, bien droit alors qu’il se décomposait de l’intérieur. Il venait à peine d’entrer dans la pièce, la jeune femme se tenait dos à lui, regardant par la fenêtre et lorsqu’il se dirigea vers elle pour l’enlacer tendrement elle lui lâcha un simple « Attends » pour qu’il ne fasse pas un pas de plus. Son ton était froid, il crut alors apercevoir la Kiara froide qu’il connaissait dans les mauvais jours, les très mauvais… Le blond ne bougeait donc pas, prêt à recevoir son châtiment, sa sentence, et la rousse ne tarda pas à lui lancer. « Pars, dégage j’te dis, je t’aime pas, j’ai fait ça pour la célébrité, tu n’es qu’un jouet pauvre abruti ! J’te croyais pas aussi facile à berner … » et j’en passe. Non, cela ne lui ressemblait pas, pas ce genre de réflexion, elles ne pouvaient pas venir de l’esprit de son interlocutrice, en tout cas pas envers Sacha. Essayant de se rapprocher en l’appelant par son prénom, elle le stoppa une nouvelle fois et il comprit que c’était la fin. Réfléchissant quelques secondes, sans dire un mot, il ne savait quoi penser. Son cerveau allait exploser, ses mains tremblaient de colère, et de peur de la perdre, même si c’était déjà trop tard. Il bouillonnait sur place, en se disant que tout cela était faux. La femme qu’il avait connu pendant tout ce temps ne pouvait pas être si fausse, et se révéler une vrai traitresse aujourd’hui. Ses caresses, ses baisers, ses heures à rire pour rien… Non, c’était tout à fait impossible, il n’y croyait pas. Sacha fronça les sourcils, bien décidé à la secouer s’il fallait, pas pour la brusquer, simplement pour la garder près de lui. Il l’aimait… oh oui il l’aimait, bien plus que ce n’était permis. Ouvrant la bouche, et essayant de prononcer quelque chose, elle le stoppa une nouvelle fois par un cinglant « Dégage ». Il baissa la tête, se taisant, n’ayant pas la force de continuer, sentant sa poitrine se déchirer en des milliers de morceaux. Une boule se forma au sein de son ventre lorsque ses mâchoires c’étaient serrées. Sa main passa dans la poche de veston, et il y tritura une petite boite qu’il serra un moment, juste le temps de se retourner. Il attrapa alors son sac de cette main, laissant la boite dans la poche d’un air nostalgique et se dirigea vers la porte qu’il ouvrit. Il donna un dernier regard en la direction de la jeune femme qui ne daigna même pas se retourner vers lui. Sacha passa la porte qu’il claqua. S’en était fini de leur histoire.
O’Connor rentra directement chez lui, sans un mot. Il coupa son portable, ce qui inquiéta ses collègues, et il resta chez lui pendant quelques jours, à boire, dans son canapé, n’ouvrant pas lorsqu’on sonna, qui que cela pouvait être : ses amis qui venaient le réconforter, les groupies qui venaient faire de même, les journalistes ou autres vautours, personne. Il n’allumait pas la télé, n’écoutait pas la radio, car il savait que tôt ou tard, sa rupture serait annoncée suivit d’un tas de commentaires dont il pouvait se passer. Restant dans le noir, verre à la main, ses cheveux blonds totalement décoiffés, sa barbe de plusieurs jours commençant à le gratter, il se décomposait littéralement. Puis d’un coup, un soir, il se leva, jeta son verre par terre, monta dans sa luxueuse chambre puis prépara quelques affaires, une vulgaire valise, rien de bien fringuant. Il enfourna son passeport dans sa poche lorsque son portable retentit une dernière fois, une dernière fois avant qu’il ne l’attrape et l’explose contre le mur. L’homme descendit alors les escaliers avec sa valise, son espèce de sac de sport à la main et il se planta devant la porte. Il enfila des lunettes de soleil noires et posa sa main sur la poignée. Il était déterminé, plus que jamais. Il ouvrit celle-ci, et se dispersa ensuite dans la foule qui le flashait à tout moment, direction l’aéroport. Russie, Amérique du Nord, du Sud, France, Japon… il enchaîna les destinations, se faisant discret, et ayant laissé tout son boulot en plan. Pour les journalistes, il était fini.

Ce n’est que quelques semaines après qu’il refit son apparition, beau, fringuant, en pleine santé. Il s’était vidé la tête – et les journalistes ignoraient comment étant donné qu’ils avaient perdu sa trace – et revenait pour de plus belles. Il avait soit disant tiré un trait, et cela paraissait en étonner plus d’un qui pensait qu’il n’allait pas se relever de cette rupture, et c’est à la tête des personnes choquées lorsque, par exemple, il se pointa sur le plateau de tournage qu’il remarque cela. Il s’en foutait, après tout, tout cela était du passé non ? Ce n’était, ce qu’on appelle « une mauvaise passe » et elle était finie. C’est à partir de ce moment qu’on avait commencé à lui inventer des aventures à droite, à gauche, allant même jusqu’à dire qu’il était père, ou qu’il aurait tué quelqu’un durant son voyage, de rage. Foutaises !
Sacha repensait à tout cela en étant planté devant la jeune femme. Il avait un peu l’impression de revivre le moment de rupture, sauf qu’aujourd’hui c’est lui qui voulait mener les rênes, et puis… Kiara ne lui tournait pas le dos. Il était exaspéré, peut-être un peu blessé qu’elle ne lui ait rien dit, que personne ne lui ait rien dit. Il tenta de dire quelque chose mais il s’énervait tout seul en voulant parler, il abandonna alors très vite, ce qui est bizarre il faut l’avouer car Sacha est souvent coriace dans ce genre de situation. Il tourna alors les talons mais une main délicate venu se poser sur son poignet. L’homme ne se tourna pas complétement, il se contenta de regarder la rousse par-dessus son épaule d’un regard… méprisant et emplis de rage. « Pourquoi je te l’aurais dit ? Tu m’as oublié merde ! J’ai voulu reprendre contact, plusieurs fois mais… » Il ne répondu rien, laissant la demoiselle trouver encore des excuses. « … Je t’ai vu avec toutes ces nanas, ces pétasses et en quoi cela t’aurais intéressé ? Si je t’ai quitté c’est pour la distance et parce que…, alors je me suis sentie bien conne sur le coup. » Elle le sidérait… vraiment… il n’en revenait pas. « Une étoile, c’est la danseuse phare de l’Opéra. Un salaire plus élevé mais je dois faire des apparitions publiques comme ce soir. Crois-moi, je ne te courrais pas après, lançais-je en relevant mon regard douloureux pour rencontrer le sien, nous deux c’est fini. Alors amuse-toi bien. Je ne t’embêterai plus. » Elle avait fini, et maintenant, elle se dirigeait aux bras d’une amie dehors, à la vue de personne. Sacha resta quant à lui planté, restant de marbre, n’affichant aucune expression sur son visage. Le caméraman qui est censé lui faire office d’ami se dirigea vers lui, ne sachant pas trop quoi dire, et se faisant tout petit. Ne lui lançant même pas un regard alors que ceux de toutes les personnes de la pièce étaient tournés vers lui, il attrapa le verre de son collègue qu’il descendit d’une traite. Il avait besoin de réfléchir, rien d’autre, alors, il s’installa au bar et y resta un moment.
Malheureusement, le jeune O’Connor n’allait pas pouvoir rester ici éternellement. L’équipe, qui s’inquiétait en restant toutefois à distance commençait à fatiguer, et l’assistante de l’homme se dirigea vers lui, peureuse, pour lui demander de rentrer, car c’était lui qui faisait le chauffeur. Bon, il n’était pas en état de conduire, mais son chauffeur si. Il resta de marbre, encore, ce qui apeura la demoiselle qui avait peur de se faire trucider sur place. Cependant, Sacha se leva et se dirigea vers la sortie, entouré par ses collègues. A sa grande surprise, lorsqu’il franchit la porte, il aperçut la chevelure rousse de la jeune femme qui était toujours en compagnie de son amie. Il désigna la voiture à ses collègues en leur ordonnant de partir sans lui, qu’il allait renter à pied, et après un brève « t’es sur ? » de ami, ils mirent les voiles. Et c’est les mains dans les poches que Sacha s’approcha près de la rousse, donnant l’ordre à son amie de les laisser quelques secondes seuls, et elle n’avait pas intérêt à discuter. « Ecoute moi bien Kiara, qui te dit que j’ai oublié ? Comment veux-tu que j’oublie quoi que ce soit te concernant ? C’est tout bonnement impossible. Et te fou pas de moi en parlant des filles qui m’entourent, j’te signale que c’est toi qui est partie, que c’est toi qui m’a brisé le cœur, qui s’est servi de moi ! Alors ne viens pas pleurer que je finisse dans les bras d’une autre. Et tu sais comment sont les journalistes n’est-ce pas ? Tu en as bien profité, d’après ce que tu m’avais dit le jour de notre rupture, alors n’exagère pas. » Sa voix était calme, presque trop. Le froid commençait à se faire ressentir dans les rues, et les lumières n’éclairaient que le visage blanc de son interlocutrice. Il enchaîna « Je suis content que tu ais enfin réalisé ton rêve, faut croire que je t’ai quand même servi à quelque chose. Profite bien, c’est tout ce que je te souhaite, car il te reste certainement plus que ça. » Il resta un moment silencieux, à la regarder, et cette fois-ci c’était à son tour de ne pas la laisser parler. La toisant du regard, il tourna les talons, remis son col de veste et parti sans dire un mot, et sans laisser à la jeune femme l’occasion de se défendre. Il s’enfonça dans la pénombre pour disparaître, et sûrement rentrer chez lui, à moins que l’idée de se souler l’emporte… Ce qui risque bien d’arriver.

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