future w/ andrestan

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MessageSujet: future w/ andrestan   Mar 22 Mai - 13:38

Les jours passent et la même interrogation subsiste. Depuis l’épisode de Grace, je me demande si je ne suis pas tout simplement en train de gâcher ma vie, dire au revoir à beaucoup de choses pour au final rester ce même enfant qui a besoin de temps. Ma discussion avec Andrea m’a tragiquement amené à prendre une décision délicate au sujet de mon avenir. Il est temps de prendre le temps qu’il me faut pour me construire, et de réduire les situations qui nous mènent comme aujourd’hui a passer des nuits séparés, évitant tant que cela se peut la conversation. Andrea me manque, comme jamais, et je suppose que ce n’est pas le fondement d’un mariage. Je rentre avec une rose que je dépose sur la table, je m’installe près du mini bar et me sers un gin pour me donner du courage. La porte finit par s’ouvrir et Andrea les bras chargés de courses ne prends pas le temps de s’attarder déposant le tout à la cuisine. Lorsqu’il revient il semble surpris de me trouver ici. Ses lèvres atteignent ma joue tandis que sa main glisse dans mon dos une seconde. Il s’installe ensuite près de moi se servant lui aussi un verre. « Je ne pensais pas que tu devais rentrer si tôt » Je lui souris alors qu’il ajoute. « Tu ne devais pas rester au moins jusqu’à mercredi ? » Sans doute, mais les gens savent que je ne peux pas tellement naviguer en cette période d’examens. Je hoche la tête et attrape sa main pour la prendre dans la mienne. « J’ai un mari exceptionnellement charmant, je ne voudrais pas que les gens pensent que je n’en prends pas soin et qu’ils le feraient mieux à ma place. » Je caresse sa joue de ma main libre et ferme les yeux pour capturer doucement ses lèvres. « Tout c’est bien passé, là-bas ? » comme toujours pas mieux, mais rien de pire, c’est ce qui se passe dans ma tête qui ma chagrine, je suis éternellement insatisfait. Les gens peuvent penser que ça mène au perfectionnisme, dans mon cas c’est juste un moyen de plus de ne pas être heureux.

« Quelque chose te tracasse ? » Comment mentir ? J’avale une gorgée de mon verre. « J’essaie de devenir comme mon père. Je crois que ça le ravit, on pourra sans doute se payer une immense villa avec domestiques dans quelques années, une femme t’apportera ton petit déjeûner au lit quand moi je serai parti.... Je n’ai que vingt et un an. » Je fixe mon verre et plante de nouveau mon regard dans celui d’Andrea. Lui aussi suivra les traces de son père, fera une très belle carrière dans le droit, se tapera son assistante pour attirer mon attention. Je ne sais pas pourquoi je suis si pessimiste, ni pourquoi toutes ces questions me viennent maintenant, sans doute parce qu’on a failli rompre en voulant jouer les adultes responsables. Andrea & Tristan avaient tellement de choses à prouver qu’il ne se sont plus accordés la moindre erreur, il fallait avancer maintenant, grandir, justifier ces délires pseudos incestueux, insister sur la réalité de ces sentiments et l’avenir qu’ils auraient confronté à la vie qu’on leur avait tracé. Ah pauvres Andrea & Tristan. « C’est cette vie là que tu veux ? » On dirait que non. « Tu n’es pas obligé de savoir maintenant. Ce qui s’appliquait à Grace s’applique aussi ici, on est peut être trop jeunes pour décider ce qu’on veut faire de notre vie » c’est une évidence, mais il a fallu s’en préoccuper et assez rapidement. « Tris, nos parents nous entretiennent, c’est leur rôle. Je n’ai pas besoin que tu deviennes un homme d’affaire réputé parce que tu veux qu’on soit financièrement stable. Les motivations ne sont pas bonnes » J’avale une nouvelle gorgée de mon verre et lui sourit tristement. « On doit abandonner tellement de choses. Avec toute cette agitation, je ne suis même pas sur d’avoir mon année, j’ai beau plaisanter, je ne suis plus sur de rien. Si on avait pas toutes ces options qui s’offrent à nous, ces opportunité, peut être que tu serais simplement chanteur et moi serveur au carling. » Ma main serre la sienne. « Qu’est ce qu’on est supposés faire ? » c’est la question qui me torture parce que quoi que nous décidions, nous sommes à présent un couple. Il m’attire à lui.« Tu es censé faire des erreurs de jugement et de planter parfois. Faire des choix implique aussi de faire les mauvais, c’est peut être le cas aujourd’hui ». Lorsqu’il me libère de son étreinte sa main atterrit doucement sur ma joue dans un geste volontairement rassurant. « Tu as besoin de temps. Du temps pour réfléchir, et on a besoin de temps pour vivre tout ce qu’on n’a pas pu vivre cette dernière année » Mais alors quoi ? Ca ne réponds que partiellement à ma question. « Poursuis tes études, prends une année sabbatique, je n’en sais rien. Fais ce qui est le mieux pour toi, sans te soucier, pour une fois, du reste » Le reste a cependant une importance, puisqu’il s’agit de lui. « Je ne supporterai pas de rester sans rien faire et quoi que tu en dises le reste à une importance. Tu as de l’importance, et je ne m’inquiète pas seulement pour moi. »

Bien entendu Andrea a toujours su ce qu’il voulait et nous n’avons jamais vraiment parlé d’autres options en ce qui concerne sa carrière et c’est sans doute ce qui le différencie tant de moi, pourtant il pourrait lui aussi être soumis aux doutes et aux questions existentielles. Il y a tellement de choses pour lesquelles il est doué, et tout autant d’autres pour lesquelles il se passionne. « Tu t’es suffisamment inquiété pour moi ces derniers mois. Il est temps que tu penses à toi maintenant ». Je prends une gorgée de mon verre, il ne comprends pas que c’est le moment pour nous de construire un projet cohérent pour notre couple, j’ai besoin moi aussi d’être sur de ses propres projets. « Ne laisse pas mes propres choix influencer ce que tu veux faire pour toi, ou même masquer les envies qui sont les tiennes. Si tu ne veux pas rester sans rien faire, alors peut être qu’il faut que tu gardes Oxford » Je le fixe un peu,lui brodant autour de ce qu’il refuse de me dire. « J’ai juste envie de savoir ou tu seras l’année prochaine, ce que tu feras. Si tu ne fais pas toi aussi une erreur. Si tu es heureux  » Un silence s’installe alors qu’Andrea semble s’interroger pour la première fois sur l’éventualité qu’il puisse y avoir un autre parcours à suivre que celui pour lequel il s’est toujours destiné. Le silence s’épaissit, puis il lance. « Je ne sais pas ».  Je soupire et souris. « Peut être qu’on doit y réfléchir plus sérieusement. »






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Dernière édition par Tristan W. Faure le Mar 22 Mai - 21:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: future w/ andrestan   Mar 22 Mai - 13:59

J’ai la tête encore embrouillée de notre conversation de la veille. Une étrange sensation m’oppresse depuis le début de la journée sans que je n’arrive à comprendre pourquoi. Tris me manque et j’aimerai qu’il soit là, les bousculades entre les gens qui ne vont pas bien et les évènements qui nous arrivent à nous-mêmes commencent à devenir difficiles à gérer et je ne sais pas trop où donner de la tête. Oxford me parait vide et j’ai l’impression d’être arrivé depuis des années. Moi qui n’étais déjà pas très jeune dans ma façon d’être, j’ai l’impression d’avoir pris dix ans en une année. Les responsabilités, les attentes, j’aurais du m’en être détaché en même temps que se faisait la rupture avec mes parents et notre famille. Mais j’ai continué à foncer dans la voie qui m’était indiqué sans trop me poser de questions, et voilà où nous en sommes aujourd’hui. Lui à Londres, moi à Oxford, l’inverse l’an prochain. Les échanges par SMS cinq nuits par semaine, les deux autres dans un hôtel, à attendre que le monde nous tombe sur la tête une nouvelle fois. Je ne suis pas sûr de m’être engagé pour ça, et je ne crois pas que ce soit son cas non plus. Je ressens le doute dans le moindre de ses mots et la situation elle-même devient compliquée à couvrir. Il faudra bien un jour qu’on se pose les bonnes questions et qu’on arrête de se lancer dans des projets sans savoir quelles conséquences concrètes ils auront. J’ignore ce que je veux faire de ma vie, je ne sais que ce qu’on attend de moi. Or, mon mariage avec Tristan m’a offert une liberté que j’aurais du être capable d’utiliser. Loin de moi l’idée de devenir médiocre, de me reposer sur mes lauriers ou de ne pas profiter d’un emploi digne de ce nom dans ma vie future. Mais on peut exceller en combinant ses passions, mon mari devrait en être un exemple probant. Je fronce le nez en sortant de l’ascenseur, des courses de bouffe à la main, et fronce le nez en poussant la porte d’entrée. Il est là ? Je file vers la cuisine et dépose les courses avant de revenir sur mes pas, dans l’entrée. « Tris ? » Je retire ma veste que j’abandonne au passage et entre dans le salon, où il se trouve. J’hausse un sourcil curieux en voyant le verre qu’il tient, et m’approche doucement, glissant une main dans son dos et mes lèvres sur sa joue. « Je ne pensais pas que tu devais rentrer si tôt ». Je m’installe à côté de lui et me sers un verre, une fois n’est pas coutume. « Tu ne devais pas rester au moins jusqu’à mercredi ? » Il attrape ma main au vol, interrompant mon geste, et s’arme d’un sourire léger qui semble masquer bien plus profond. « J’ai un mari exceptionnellement charmant, je ne voudrais pas que les gens pensent que je n’en prends pas soin et qu’ils le feraient mieux à ma place. » Il ferme les yeux et ses lèvres rejoignent les miennes doucement, je me laisse faire sans broncher. Je laisse l’instant s’étirer quelques secondes et caresse le dessus de sa main avec mon pousse. « Tout c’est bien passé, là-bas ? » Je ne fais évidemment pas référence à nos échanges de la nuit passée mais surtout à ce que lui allait chercher à Londres. « Quelque chose te tracasse ? » Je me mords un peu la lèvre, ne cherchant pas à obtenir trop rapidement les aveux de ce que je sais déjà véridique mais néanmoins anxieux des pensées qui lui traversent l’esprit en ce moment. Il avale une gorgée de son verre et débite : « J’essaie de devenir comme mon père. Je crois que ça le ravit, on pourra sans doute se payer une immense villa avec domestiques dans quelques années, une femme t’apportera ton petit déjeuner au lit quand moi je serai parti.... Je n’ai que vingt et un an. » Je fronce le nez tandis que son regard se pose dans le mien de nouveau. Ma main serre un peu la sienne et je l’imite, avalant une gorgée en inspirant un peu. « C’est cette vie là que tu veux ? » De toute évidence, non, ça n’est pas ça qu’il veut, et moi non plus. Je ne veux pas devenir un couple bancal aux entrevues irrégulières. Ce qui pourrait être agaçant ou frustrant pour les autres couples mariés deviendrait insupportable à vivre pour nous ; je le sais. « Tu n’es pas obligé de savoir maintenant. Ce qui s’appliquait à Grace s’applique aussi ici, on est peut être trop jeunes pour décider ce qu’on veut faire de notre vie ». Je fronce le nez et tire un peu sur sa main. « Tris, nos parents nous entretiennent, c’est leur rôle. Je n’ai pas besoin que tu deviennes un homme d’affaire réputé parce que tu veux qu’on soit financièrement stable. Les motivations ne sont pas bonnes ». Il me regarde et sourit tristement, je ne supporte pas la détresse que je lis dans ses yeux et qui m’anime d’une colère sourde. « On doit abandonner tellement de choses. Avec toute cette agitation, je ne suis même pas sur d’avoir mon année, j’ai beau plaisanter, je ne suis plus sur de rien. Si on avait pas toutes ces options qui s’offrent à nous, ces opportunité, peut être que tu serais simplement chanteur et moi serveur au carling. Qu’est ce qu’on est supposés faire ? » Je l’attire vers moi et dépose mes lèvres sur sa tempe un instant, fermant les yeux avant de le libérer pour répondre doucement. « Tu es censé faire des erreurs de jugement et de planter parfois. Faire des choix implique aussi de faire les mauvais, c’est peut être le cas aujourd’hui ». Je soupire un peu et ma main glisse sur sa joue. « Tu as besoin de temps. Du temps pour réfléchir, et on a besoin de temps pour vivre tout ce qu’on n’a pas pu vivre cette dernière année ». Je souris légèrement, hausse une épaule. Poursuis tes études, prends une année sabbatique, je n’en sais rien. Fais ce qui est le mieux pour toi, sans te soucier, pour une fois, du reste ».

Il semble hésitant, en proie à un débat intérieur que je ne peux que m’imaginer. « Je ne supporterai pas de rester sans rien faire et quoi que tu en dises le reste à une importance. Tu as de l’importance, et je ne m’inquiète pas seulement pour moi. » J’inspire un peu et acquiesce, mais réplique avec force. « Tu t’es suffisamment inquiété pour moi ces derniers mois. Il est temps que tu penses à toi maintenant ». Je fronce un peu le nez. « Ne laisse pas mes propres choix influencer ce que tu veux faire pour toi, ou même masquer les envies qui sont les tiennes. Si tu ne veux pas rester sans rien faire, alors peut être qu’il faut que tu gardes Oxford ». Et c’est ce que je lui souhaite si c’est dans cette direction là qu’il veut aller. « J’ai juste envie de savoir ou tu seras l’année prochaine, ce que tu feras. Si tu ne fais pas toi aussi une erreur. Si tu es heureux » Je me renferme un peu et inspire. Je n’ai absolument aucune idée de ce que je veux faire. Avant que je ne quitte Paris pour Oxford, tout était clairement tracé. Devenir avocat voire procureur, prendre les suites de mon père, gagner beaucoup d’argent et rouler en décapotable en donnant des concerts privés et des soirées mondaines à coup de gros chèques. Marié, gosse, chien, maison. Je m’étais fait à l’idée, réduisant à néant toute partie exotique de mes aspirations. Mais maintenant que je suis marié avec mon cousin, rien ne semble réellement impossible, et les opportunités sont effectivement abondantes. Pour autant, ça ne m’éclaire pas sur le meilleur chemin à suivre. « Je ne sais pas ». « Peut être qu’on doit y réfléchir plus sérieusement. » J’acquiesce et caresse son dos du bout des doigts, hésitant. « Je ne veux pas devenir comme mon père ». Je fronce le nez et soupire un peu, je ne suis pas en train de lui parler de carrière professionnelle, mais de l’ensemble. Eloigné de ma famille, violent colérique, obsédé par mon travail, intolérant avec mes enfants et assoiffé de pouvoir sur les gens qui m’entourent. La vérité est là, mon équilibre psychologique est instable et un boulot stressant, prenant, omniprésent ne facilitera pas le fait que je sois à l’aise dans ma tête. Et alors là, quoi ? Si c’est moi le futur Henri Leroy-Duchesne, peu importe sa reconversion miraculeuse, je ne donne pas cher de notre mariage.
uc
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