murray Ҩ we are familyyyyy

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MessageSujet: murray Ҩ we are familyyyyy   Jeu 17 Mai - 15:28

Depuis que la chorale de Cambridge avait débarqué à Oxford, Leah ne décolérait pas. En fait, non. Ça n'avait rien à voir avec Cambridge. En d'autres circonstances, elle aurait été même plutôt contente qu'ils ne viennent leur donner une petite leçon, histoire de secouer cette bande de pseudo-passionnés de musique qui se contentaient d'écouter les ordres de leur capitaine en essayant de la suivre. Quelle sale bande de moutons. Pas étonnant que Cambridge les écrase chaque année. D'autant qu'à Cambridge, ils avaient Landsbury, leur coach psychorigide, sans compter Lysander. Lys. Quel sale petit traître. Il s'était contenté de laisser un message vocal sur son imbécile de portable pour aveugles qu'elle ne consultait presque jamais. Il avait le numéro de Garreth non ? Il aurait pu téléphoner avant au lieu de se pointer comme une fleur. Et encore, si il n'y avait eu que ça. Mais non, il avait, en plus, fallu qu'il choisisse Stowe comme partenaire. Comme si cette petite dinde ne lui avait pas apporté assez de problèmes comme ça.

C'était pour cette raison qu'elle avait, dans un premier temps, refusé de rentrer chez ses parents ce week-end là. Elle savait pertinemment qu'il s'y trouverait à moment donné et tel qu'elle connaissait leur mère, ils finiraient forcément par être assis l'un à côté de l'autre pour un stupide repas de famille. Hors de question qu'elle joue les braves petites filles et se taise. Elle avait beau aimé profondément son frère, il avait merdé sur ce coup-là. Et elle refusait de devoir assister aux conséquences, elle refusait qu'il souffre encore. Toutefois, sa mère avait insisté. Pour une fois qu'ils pouvaient être réunis tous les quatre, avait-elle dit. Tu parles. Mais elle avait cédé. Avec un peu de chance, leur mère ne lâcherait pas Lys et elle serait dispensée de lui sortir tout ce qu'elle avait sur le cœur.

Fatalement, son amour pour le shopping avait rattrapé Anastasia Murray. Pas très adepte du concept, Leah avait préféré rester chez ses parents lorsque sa mère lui avait proposé de sortir. Ce n'était qu'en entendant une seule série de pas, ceux de sa mère, quitter l'appartement qu'elle avait compris que son frère, lui, était toujours là. Damn. Il allait forcément finir par venir la voir. Nul besoin d'être Newton pour comprendre que quelque chose clochait. Elle l'évitait volontairement depuis qu'il était arrivé à Oxford. Or, ce n'était pas dans ses habitudes. Pas du tout. Bien au contraire. Elle ne voulait pas se disputer avec lui, c'est tout. L'éviter était la seule solution qu'elle avait trouvé pour ne pas lui hurler dessus. Pourtant, ça semblait inévitable. Elle s'enfonça un peu plus dans le large fauteuil dans lequel elle s'était installée pour lire, priant mentalement pour qu'il ne soit pas formalisé sur sa froideur inhabituelle et décide d'aller voir ailleurs. « Leah... » Raté. Bien sûr. Qu'avait-elle cru ? Il savait forcément que quelque chose merdait. Elle soupira, gardant les mains sur son livre bien qu'elle fut bien en peine, à présent, de se concentrer sur ce dont il y était question. « Il y a un problème, non parce que je doute que tu sois fâchée par le fait que j’ai choisi Moulin rouge, pour ma performance à la chorale. C’était un peu osé certes... » Un peu osé ? Sérieusement ? Il s'inquiétait de savoir si ça l'avait choquée, elle, d'entendre pareille chanson dans la bouche de son frère. Un ricanement sec lui échappa. « Tu aurais pu tout aussi bien choisir I Wanna Sex You Up Lys » lâcha-t-elle avec hauteur en refermant son livre. Bien, puisqu'ils étaient là tous les deux, autant crever l’abcès, ça lui permettrait de passer rapidement à autre chose. « Encore que je ne suis pas certaine que ça aurait plu à sa majesté Stowe » Il n'approuverait peut-être pas qu'elle exprime clairement le peu d'estime qu'elle avait de Carolyn mais tant pis. Ce n'était pas comme si il l'ignorait d'ailleurs. « Tu n’as pas à t’inquiéter, c’est elle qui a tenu absolument à ce qu’on danse ensemble et tu ne peux pas me reprocher d’avoir choisi une partenaire qui techniquement était capable de me suivre. Je voulais gagner, rien d’autre » Bien entendu. Elle n'était pas idiote, elle le savait ça mais elle persistait à croire qu'il aurait très bien pu se passer de Stowe pour réussir. N'importe quelle fille aurait fait l'affaire. Avec un partenaire comme Lysander, toutes les nanas de la chorale d'Oxford auraient pu décrocher le solo féminin.

C'est sans broncher qu'elle sentit sa main effleurer puis serrer doucement son bras. Elle n'avait pas envie d'être en colère après lui, simplement.. simplement, il ne lui était pas difficile d'imaginer le pire dans le cas présent, pour l'avoir déjà vécu. Et comme si il lisait dans ses pensées, son frère ajouta : « t’as pas à t’en faire Leah vraiment, je sais ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas maintenant » Un sourire étira brièvement ses zygomatiques. Ce n'était pas qu'elle ne lui faisait pas confiance. Lys était un grand garçon après tout mais.. mais il s'agissait de son frère, merde, il avait toujours été là pour elle, surtout durant les heures les plus difficiles de sa vie. Elle était incapable de ne pas s’inquiéter pour lui, d'autant qu'ils vivaient loin l'un de l'autre.

Délicatement, elle posa sa main sur la sienne, serrant ses doigts. « Je sais seulement.. je te jure que si elle― je ne veux pas que― » Il fallait qu'elle reste calme. S'énerver ne servait à rien. « Je refuse que tu souffres encore une fois, lâcha-t-elle, la gorge serrée, avant d'ajouter, pour détendre l'atmosphère, avec un rire qui sonna plutôt faux : parce qu'elle ne se contentera pas de trébucher malencontreusement sur ma canne la prochaine fois » Malencontreusement tu parles. Ce qui était malheureux, c'était surtout que Stowe s'en soit sortie sans même être véritablement tombée ce jour là. Elle soupira avant de sentir la légère pression des doigts de son frère mêlés au siens. « Tu es la seule femme de ma vie, fit-il en riant, enfin presque » Leah ne put s'empêcher de sourire. La dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés ensemble, juste tous les deux, lui paraissait remonter à des siècles. Elle avait pensé qu'il serait simple de vivre sans lui à ses côtés, sans pouvoir quêter son appui à tout instant, sans entendre son rire, sans sa présence rassurante mais ça s'était avéré plus compliqué que prévu. Bien sûr, elle n'était pas seule mais.. personne ne remplacerait Lys. « Pardon ? Presque ? répéta-t-elle, feignant l'indignation. Rassure-moi, tu ne t'es pas marié dans notre dos ? Si c'est le cas, maman piquera une crise et t'accusera de l'avoir privée du bonheur de pouvoir enfin jouer à la poupée avec moi » Elle grimaça à l'idée d'être contrainte et forcée de s'abandonner aux mains de sa mère pour ce genre d'occasions. La légère bourrade de son frère la ragaillardie cependant et elle laissa échapper un léger rire. « January m’a dit qu’on se marierait si on trouvait vraiment personne avant 40ans, mais je pense qu’elle plaisantait » Excellente idée, faillit-elle lancer tout de go. Leah aimait bien January. Les mauvaises langues avaient beau la dire hautaine et mesquine, elle continuait à l'apprécier. De toute façon, les gens d'Oxford n'aimaient pas les gens de Cambridge et n'avaient pas besoin de réelle raison pour les dénigrer, c'était bien connu. « Ne dis surtout pas ça à maman, tu vas lui donner des idées » railla-t-elle. Levant une main, elle tâtonna un instant dans le vide avant de trouver l'épaule de son frère, sur laquelle elle posa sa tête. Un soupir lui échappa, presque malgré elle. « Attendez d'avoir quarante ans, oui, murmura-t-elle, d'ici là, j'aurai peut-être miraculeusement retrouvé mes yeux » ne put-elle s'empêcher d'ajouter. Leah ne se plaignait jamais. Elle avait eu de la chance, au final, dans cet accident. Elijah lui avait peut-être pris ses yeux en conduisant malgré les nombreux verres qu'il avait bu cet mais il lui avait laissé la vie sauve. Elle avait eu de la chance, vraiment. C'était, du moins, ce qu'elle s'était longuement répétée, à l'institut. Mais en imaginant ce genre de moments, ce genre d'évènements qu'on ne vit que très rarement, elle ne pouvait empêcher la tristesse et les regrets de s'installer. Elle ne les vivrait pas comme les autres, elle ne les vivrait pas du tout. Elle ne ferait qu'entendre les rires, les voix, elle devrait supporter les descriptions que lui feraient les bonnes âmes toujours prêtes à venir en aide à la charmante petite handicapée qu'elle était. Dieu qu'elle détestait devoir dépendre de ces gens-là.


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Dernière édition par Leah Rachel Murray le Mar 3 Juil - 22:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: murray Ҩ we are familyyyyy   Ven 29 Juin - 21:34

Repas de famille oblige, c’est le grand rassemblement, Leah a cependant une attitude des plus étranges depuis mon séjour à Oxford et plus particulièrement depuis que ma chorale a fait irruption dans leur salle d’entraînement. Effectivement, alors que nous avions l’habitude de chanter après le déjeuner près du piano, pour le plus grand plaisir de nos parents, je me suis retrouvé bien seul à pratiquer une activité qui nous a pourtant toujours rapproché. Nul doute que cette ville finira par avoir raison de nous. Une fois seul, je change de fauteuil et m’assois près d’elle. Si il y a quelque chose qui peut bien m’atteindre, c’est bien la distance entre nous. « Leah... » Je commence. « Il y a un problème, non parce que je doute que tu sois fâchée par le fait que j’ai choisi Moulin rouge, pour ma performance à la chorale. C’était un peu osé certes... » Titiller le sujet que je pense sensible m’aidera sans doute à savoir le fin mot de l’histoire, Leah n’est pas du genre à ne pas l’ouvrir quand il le faut, c’est une qualité à lui reconnaître. « Tu aurais pu tout aussi bien choisir I Wanna Sex You Up Lys » Je secoue la tête sans trop comprendre ou elle veut en venir. Carolyn et moi c’est terminé depuis un moment et je compte pas à ce que ça se reproduise. Être masochiste à ce point relèverait de l’acte suicidaire, ou quelque chose de pire encore. « Encore que je ne suis pas certaine que ça aurait plu à sa majesté Stowe » Je tique, lui offre un regard réprobateur que bien entendu elle ne peut pas voir. « Tu n’as pas à t’inquiéter, c’est elle qui a tenu absolument à ce qu’on danse ensemble et tu ne peux pas me reprocher d’avoir choisi une partenaire qui techniquement était capable de me suivre. Je voulais gagner, rien d’autre. » Et Stowe n’a qu’un très infime rapport dans l’équation. Je pose ma main sur son bras que je presse doucement. « T’as pas à t’en faire Leah vraiment, je sais ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas maintenant. » Après mes quelques mois de vagabondages et de perdition, je me suis promis de ne plus m’engager là dedans.

Bien entendu elle s’inquiète, qui ne s’inquiéterait pas ? Elle pose sa main sur la mienne et prends une voix plus douce. « Je sais seulement.. je te jure que si elle― je ne veux pas que― » Je lâche un soupir, je la connais tellement bien que je pourrais prédire sa phrase avec une certaine facilité. « Je refuse que tu souffres encore une fois, parce qu'elle ne se contentera pas de trébucher malencontreusement sur ma canne la prochaine fois » Je lui offre un sourire qu’elle ne peut pas voir mais qu’elle devine sans doute, je l’accompagne d’un petit rire et serre sa main. Si elle savait. « Tu es la seule femme de ma vie. Enfin presque. » Je secoue la tête et m’étire. Elle fait mime de s’indigner. « Pardon ? Presque ? Rassure-moi, tu ne t'es pas marié dans notre dos ? Si c'est le cas, maman piquera une crise et t'accusera de l'avoir privée du bonheur de pouvoir enfin jouer à la poupée avec moi » Je hoche la tête amusé et pousse un peu son épaule dans un geste fraternel d’affection. Ma pauvre mère a bien failli être grand mère avant de voir son fils se marier, ce qui est un peu triste quand on y pense. « January m’a dit qu’on se marierait si on trouvait vraiment personne avant 40ans, mais je pense qu’elle plaisantait. » Je souris, l’idée me fait rire bien qu’on aurait pu penser à une époque que mon destin était tout tracé, que je ferais de grandes études à cambridge et que j’épouserai Juliet à l’issue de celles-ci. « Ne dis surtout pas ça à maman, tu vas lui donner des idées » Pour sur. Ma mère aurait sans doute donné n’importe quoi pour nous marier et le plus vite possible, cette femme coquette se serait amusé d’un tel événement et s’en serait donné à cœur joie à n’en pas douter. Leah soupire et pose sa tête sur mon épaule. « Attendez d'avoir quarante ans, oui, d'ici là, j'aurai peut-être miraculeusement retrouvé mes yeux » Finit elle par lâcher. Mon soupir se joint au sien, je sais ce qu’elle pense, je sais aussi qu’on ne peut rien y changer, ce qui lui est arrivé est une tragédie et son seul espoir repose sur l’avancée de la science ou encore l’acceptation. Mais comment pourrait on seulement accepter ça ? « Oh t’en fait pas ça risque pas d’arriver, le fait même qu’elle en plaisante montre qu’elle ne l’envisage pas du tout. » Je lui fait un clin d’oeil oubliant parfois qu’elle ne pas voir.

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