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 Sexual healing

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MessageSujet: Sexual healing    Jeu 17 Mai - 0:54

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Je souris en voyant le dernier message de Dante, y réponds rapidement en ajoutant ma propre touche d'ironie puis donne au chauffeur de taxi l'adresse du Claridge. Il me fait un signe de tête respectueux, mais son sourire en coin trahit l'opinion qu'il se fait de moi. Bah, il ne sera pas le premier à se faire ce genre d'idées. Je prends soin de ne pas penser à mes détracteurs - et à un en particulier - d'autant que ce n'est absolument pas le moment. Dante est peut être le Dom Juan ultime, ça ne l'empêche pas d'avoir des instincts protecteurs et un brin jaloux. La voiture file à vive allure et j'arrive devant l'hôtel dans le quart d'heure prévu. Je lisse la courte robe noire que je porte pour l'occasion, retouche mon maquillage dans le rétroviseur intérieur de la voiture, paie avec générosité puis me dirige vers la réception. Non sans un soupir amusé, j'interpelle la jeune femme du bureau d'accueil « Pouvez-vous dire à Monsieur Black que mademoiselle Foster est arrivée je vous prie. » Elle transmet, me fait signe que je suis attendue avec un tendre sourire. Suite nuptiale, forcément, on se fait des idées. Mais il doit y avoir un grand lit. Et beaucoup de pièces à explorer. J'arrive finalement devant la porte et frappe doucement en claironnant « C'est Rose ! Et j'espère que le room service est passé avant moi ! » Je n'ai guère envie d'être interrompue. « Eh bien on est pas pressée à ce que je vois » lance-t-il en me faisant entrer. J'hausse les épaules, je ne suis pas connue pour ma légendaire patience et mon tact sans pareil.

Il ne tarde pas à nous servir du très bon champagne et en remarquant les fraises et le fond musical qui l'accompagne, je ne peux m'empêcher de sourire. « A ta santé ma chère. » dit-il en me tendant une coupe avec un sourire de prédateur en chasse. Je réplique par une esquisse taquine et prends le temps d'ôter lentement mon trench coat et de l'abandonner avec désinvolture sur une chaise. Je m'approche et m'empare du breuvage que je goûte avec plaisir après avoir répliqué « A la tienne Black. » Je m'assois au bord du lit, jambes croisées et ne peux retenir une remarque « Quelle playlist de choix dis donc. Et une suite nuptiale, des fraises, en plus tu es aimable, essaierais-tu de me séduire? » Il vide sa coupe sans attendre, donnant clairement le ton des évènements à venir. « Tu me connais, je suis le romantisme et la subtilité incarnés » ajoute-t-il en passant une main apparemment innocente dans mes cheveux. Je me contente de siroter tranquillement mon champagne, tandis qu'il se met à l'aise sur le lit. « Mais si tu préfère je peux cesser d'être aimable et devenir très méchant, je sais que tu adore ça » Hum. Je ne saurais le contredire. Méchant dans la bouche de Dante prend une saveur particulière. Je coule un regard vers lui, ne me privant pas d'admirer sa musculature fine qui se dessine sous ses vêtements bien taillés. Ce rendez-vous est une excellente idée, vraiment. « Si tôt dans la conversation? Où sont donc passées tes manières de gentleman tout d'un coup? » Qu'il me laisse le temps de finir mon champagne en paix quand même.

Je sais toutefois qu'il n'appréciera pas mon petit numéro de jeune fille de bonne famille, il n'est pas du type patient ou du type à aimer se laisser conduire. C'est d'ailleurs ce que j'apprécie chez lui, il manie très bien les rênes. Et ses petites humeurs sont des plus amusantes. Je vide tranquillement ma coupe en le regardant grignoter une fraise avec une moue de gamin mécontent et manque de rire. Cependant, la suite du spectacle n'a rien d'enfantin et je jette un oeil appréciateur à ses abdos impeccables. Bien vite, il me débarrasse de mon verre vide et prend ma main avec une tranquille assurance « Une petite danse mademoiselle Foster ? Tu n'as pas le choix. » Présenté comme ça. Il m'attire contre lui et je me laisse faire, glissant mes bras menus autour de son cou. Je me serre tout contre son corps et niche ma tête contre son torse puissant, tandis que nous faisons quelques pas au rythme sensuel de la musique. Mes mains descendent rapidement de sa nuque néanmoins et font tomber au sol sa belle chemise. « Oups... » dis-je en levant vers lui un regard faussement innocent. « Quelle maladroite... » dit-il avec un air amusé, avant de m'embrasser avec force. Les baisers de Dante ne sont pas doux, ils durent longtemps et mettent chaque centimètre carré de mon corps en émoi. Je réponds avec fièvre à l'étreinte, laissant ma main se glisser fermement dans ses cheveux tandis que la sienne défait la fermeture de ma robe d'une main experte. Essouflés, nous nous séparons et Dante va s'affaler sur le lit comme un pacha. « C'est donnant-donnant ma chère. Je n'ai pas envie d'être le seul à faire des efforts. »

J'hausse un sourcil amusé et, avec une lenteur et une minutie calculée, je me défais de ma petite robe. Je déteste me balader avec un vêtement à moitié mis. Nonchalante, je me ressers un verre de champagne que j'avale d'un trait cette fois-ci. Lui ayant offert une vision agréable, je me retourne pour pouvoir le contempler à mon tour. Et Dieu, c'est sans doute illégal d'être aussi aguicheur. D'un pas lent qui contient fort bien la chaleur que je ressens à l'intérieur, je m'approche du lit pour m'étendre tout près de lui. Je coule un regard vers lui et lui offre un sourire avant de poser mes lèvres sur les siennes avec toute la retenue dont je suis capable. J'approfondis le baiser peu à peu, prenant mon temps. On a toute la nuit. Les délicates caresses de Dante me ravissent, d'autant que je sais qu'elles ne sont pas amenées à durer. Autant j'aime beaucoup faire durer le plaisir, monter la chaleur, autant mon compagnon préfère quand les choses sont un peu plus... mouvementées. Bientôt, les baisers s'accélèrent, ses mains sont plus pressantes, il se place alors à califourchon sur moi et je me retrouve les poignets pris au piège. Je ferme les yeux un instant, tendant le cou pour un nouveau baiser mais il prend soin de se tenir hors de portée. Je le regarde droit dans les yeux avec une moue carnassière et chuchote « Uh... Vicieux. » Me torturer de la sorte, c'est purement diabolique.

« Tu ne serais pas là si tu n'aimais pas ça » Certes. Je ne réponds pas, contenant du mieux que je peux les gémissements qui manquent de m'échapper alors qu'il embrasse et mordille ma nuque. Il me connait par coeur, il sait exactement comment obtenir ce qu'il veut de moi. En d'autres mains, pareille pensée me semblerait effrayante, dans les siennes, c'est la promesse d'un excellent moment. Alors que je commence à me laisser aller, n'y tenant plus, il abandonne son manège et se redresse de toute sa hauteur, se demandant sans doute où aller ensuite. La pression de son corps contre le mien m'arrache le premier soupir de la soirée, que je tentais jusqu'alors de restreindre. Mais avec Dante, je suis incapable de garder le contrôle de mes pulsions bien longtemps. « Dis moi donc ce que tu aimerais pour la suite du menu » me chuchote-t-il avec un immense sourire, qui en dit long sur ce qu'il a en tête. Le sentant esquisser un geste sur le côté, je me contente de murmurer « Hum, j'ai comme l'impression que tu as une petite idée en tête. » Ce qui ne m'empêche pas d'enrouler mes jambes autour de son bassin, avec un sourire en coin. Il semblerait que nous soyons à peu près sur la même longueur d'ondes.

Et ni une, ni deux, me voilà attachée au lit avec sa cravate. Les noeuds sont fermes mais je pourrais m'en défaire si je le voulais. Ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'on m'attachait quelque part. Ou qu'il m'attache en l'occurrence. Et pour l'heure, je n'ai l'intention d'aller nulle part. Je le regarde s'amuser, tandis qu'il pioche dans le bac à glaces du champagne. Oh... Je vois où il veut en venir. Hum, simple mais efficace. Il titille d'abord mon bras avec le petit cube, me procurant des frissons au contact du froid. Mais alors qu'il s'attaque à ma poitrine, ce n'est plus tant la température qui provoque ces tremblements en moi. Ma respiration se saccade et alors que le glaçon vient se loger contre mon ventre, je ne peux que me tortiller sans pouvoir rien y faire, sous le contact de la glace et sous la proximité de mon bourreau de ce soir. Je plonge mes yeux dans les siens, occultant soigneusement la lueur de folie qui y scintille. Je sais bien que ce type est un psychopathe sur les bords. Mais personne ne sait faire ce qu'il me fait. Personne n'allume cette chaleur intense dans chacun de mes organes comme il le fait. Même pas l'autre. Auquel je prends soin de ne pas penser. Je ne voudrais surtout pas avoir l'esprit distrait, surtout par si peu. Et cela déplairait fortement à Dante. Je lui souris donc à nouveau, joueuse, tandis que mon pied vient glisser le long de sa jambe, avant de finir sa course contre sa cuisse... « Tu n'es qu'une allumeuse » C'est une qualification à la mode me concernant on dirait. Mais dans ce contexte, avec ses mains légères qui courent habilement sur mes jambes, le terme a une sonorité bien différente. « Et le pire, c'est que tu es au moins aussi vicieuse que moi. » chuchote-t-il avant de m'embrasser à nouveau, tout en laissant ses mains effleurer ma peau. Mes jambes se resserrent autour de lui et la fougue avec laquelle ma langue explore sa bouche laisse voir mon ardeur. Je lui mordille la lèvre dans un soupir, avant de m'attaquer à son cou, puis au lobe de son oreille, où je susurre d'une voix rauque « J'ai été à bonne école. »

Et visiblement, j'ai bien appris mes leçons, mon manège semble avoir son petit effet, son ronronnement félin ne laisse d'ailleurs place à aucun doute là dessus. L'intensité de ce baiser me coupe le souffle, me rend faible l'espace de quelques instants et c'est avec la mollesse d'une poupée de chiffons que je me laisse détacher dans un léger cri, causé à la fois par la brûlure du tissu sur mes poignets et l'intense chaleur qui m'envahit. Je retrouve possession de mes moyens, enfonce mes ongles dans la peau de son dos tandis qu'il maltraite ma nuque avec ferveur. « Tu es encore trop habillée à mon goût » lâche-t-il d'un ton sourd. Pour toute réponse, mes mains glissent dans son dos, sur la courbe de ses fesses puis rejoignent la fermeture de son pantalon « Et toi alors » dis-je dans un souffle, en détachant avec le moins de précipitation possible les boutons. Il ne s'embarrasse pas de temps de formalité et m'arrache plus qu'il ne m'enlève mon soutien-gorge et laisse ses baisers et ses caresses s'étendre à de nouveaux horizons. J'interromps mon entreprise, incapable de résister et me laisse retomber sur les draps dans un gémissement extatique. Ma respiration et mon rythme cardiaque s'accélèrent dangereusement et la voix de Dante peine à me tirer de mon plaisir « Tu n'as qu'à y remédier alors. Pour une fois que je te laisse le champ libre, tu devrais en profiter » Je rouvre les yeux et me redresse dans un mouvement brusque, inversant nos positions. Je lui sers un sourire satisfait puis laisse courir ma langue sur son torse déjà dénudé, avant que mes mains ne prennent le relais pour tirer sur son encombrant pantalon et le lui ôter une bonne fois pour toute. Je reviens me placer au dessus de lui et nos lèvre s'entrechoquent avec une certaine violence. je sens le désir monter en nous et, bientôt, je n'y tiendrai plus. « Et si on en restait là pour les préliminaires ? » Je hoche la tête dans un mouvement presque imperceptible et je me retrouve de nouveau allongée sous lui. Alors que le peu de tissu couvrant mon intimité s'envole il murmure « Tu me rends dingue Rose » J'esquisse un sourire, laissant un râle m'échapper au contact de ses mains expertes. La réciproque est plus que vraie. Même si je sais que venant de lui, ça n'est pas qu'une façon de parler. Mais les sensations qu'il me procure sont tout aussi dingues. C'est dans ses bras fous, dans nos étreintes torrides que je me sens plus vivante, plus alerte que jamais. Tout mon corps est en éveil et n'attend plus que lui. « Tu n'as pas honte de me faire craquer comme ça ? » Je plante un baiser délicat dans la base de son cou, tandis que mes mains s'activent pour nous mettre à égalité question vêtements. D'un geste du pied, j'envoie valser pour de bon son sous-vêtement, puis m'allonge, les bras étirés au dessus de ma tête, les yeux rivés dans les siens. « Absolument pas. » ma voix a légèrement regagné en assurance et en force, mais je sais bien que la riposte ne tardera pas. Et je l'attends avec délice.

Ses prunelles étincellent d'une lueur malsaine, dangereuse. Mais je n'ai aucune crainte, ou alors l'adrénaline qui parcourt mes veines se mue en désir ardent. Il en joue amplement, chacun de ses gestes a une précision et une efficacité redoutables et m'arrachent une foule de soupirs et de gémissements, tandis que je rejette la tête en arrière et ferme les yeux, appréciant chaque caresse un peu plus que la précédente. Mais ce jeu a assez duré, je ne peux pas continuer comme ça plus longtemps. Il va finir par m'achever. Il croise mon regard, brûlant, presque suppliant et lance l'assaut, entre mes jambes, contre mon ventre. Je crie et tout mon corps se tend et se relâche en un grand frisson. « Alors tant pis pour toi. » Si telle est ma punition, je l'accepte sans rechigner. Il s'approche, son baiser se fait clairement dominateur « Maintenant. Je te veux maintenant. » Mes bras entourent sa nuque, mes jambes s'ouvrent de nouveau tandis que je l'attire contre moi, incapable de souffler plus qu'un simple « Oui... » dans une expiration difficile. Mais ce n'est là que le début de ce tourment divin et nos corps se rapprochent inexorablement, nos peaux brûlantes se frôlent et s'entrechoquent avant de finalement s'unir, encore et encore. Nos échanges se font plus rudes et alors que nous atteignons ensemble le firmament des plaisirs, un long cri étranglé m'échappe et il plante ses dents dans la chair de mon épaule, dans une veine tentative de se contenir. Brusquement épuisée et essoufflée par l'intensité de nos ébats, je retrouve doucement mes esprits sous la tendresse de ses gestes. Mais blottie tout contre lui, sentant encore le brûlant appel de sa peau contre la mienne, ma folie fiévreuse est loin de s'éteindre. Je cherche ses lèvres encore une fois, de petits gémissements m'échappent et mes mains s'affolent sur son dos. Je ne contrôle plus rien, n'entend plus rien et je suis habitée par le seul désir de le sentir toujours plus près. Et une nouvelle fois, il entend mon appel et nous succombons à nouveau. Et encore, et encore. C'est une nuit agitée qui se profile, nous mettons à sac cette superbe suite et à mesure que nous redécouvrons chaque centimètre de nos corps respectifs, nous explorons chaque recoin de la chambre. Le bain nocturne provoque de sacrés remous, sans mauvais jeux de mots et finit par nous épuiser.

***


A demi réveillée par la lumière du jour qui inonde la chambre à travers les minces rideaux, je sens les doigts légers de Dante sur ma peau mais ne peut me résoudre à m'extirper du sommeil. Il contemple sans doute l'oeuvre de la nuit dernière. Mon épaule est encore endolorie et je sens encore les petites plaies sur mon abdomen, mais au final je suis surtout exténuée. Dans un geste tendre et amusé, il me tend une fraise que je grignote sans trop de conviction, plus accablée de fatigue que de faim. Il dépose un baiser sur mon front et son ton rieur me force à ouvrir plus franchement les yeux « Réveille-toi marmotte » Je grommelle, adossée contre la tête de lit et frotte mon visage encore empâté par le sommeil. « Je t'ai pas ratée » commente-t-il. Je suis son regard jusqu'à mon épaule et il est vrai que la marque est franche. Je ne manque pas son sourire carnassier, insatiable et mon envie de dormir s'évapore comme par magie. « Oh, j'en ai vu d'autres. » dis-je avec désinvolture, piochant dans le petit panier de fraises posé près de nous, tout sourire. Je ne nierai pas que mon épaule me fait un mal de chien cela dit et il le sait. Il ne tardera pas à s'en occuper d'ailleurs. Le voilà levé, m'offrant un spectacle matinal des plus appréciables et il revient bientôt muni de crème et de pansements. A chaque fois que nos ébats se font un peu rudes - et ils le sont toujours ou presque - Dante prend soin de me requinquer le lendemain matin, avec une patience et une douceur dont on ne le soupçonnerait pas de prime abord. « Ne tente pas le diable » prévient-il en s'attaque à ma plaie à l'épaule. « Tu n'es pas en cristal, certes, mais tu n'es pas non plus en acier. Et je m'en voudrais de te faire du mal » J'hausse un sourcil et esquisse un sourire narquois devant cette métaphore digne d'une réplique de Yoda mais me contente de hocher la tête avec gentillesse. Il le pense vraiment. Enfin, évidemment, les "blessures" liées au sexe n'entrent pas en ligne de compte. Mais, à sa manière un peu tordue, il tient à moi. Comme moi à lui d'ailleurs, pour une obscure raison. J'avais entrepris de me détacher de toutes les frasques et toutes les horreurs que j'ai pu faire durant mes années un peu sombres, mais je porte en moi cette part plus obscure et plus secrète, que Dante connaît aussi bien que le reste. On ne bazarde pas son passé d'un bloc. Surtout que celui-là, je consens volontiers à le garder.

« Tu m'as manquée. On se voit moins souvent qu'avant. » Je me love contre lui, appréciant la simplicité de ce contact après nos extravagances de la nuit. Je préfère toutefois ne pas commenter, il n'appréciera pas d'entendre évoquer la raison de mon absence. Fort heureusement il se charge d'ajouter « Mais j'avoue que cet éloignement n'a rendu les choses que plus excitantes » Je ris légèrement, déposer un baiser léger sur son torse et glisse, taquine « Les bonnes choses se méritent » Il rit puis enchaîne rapidement « Quoi qu'il en soit, je sais que je me répète, appelle-moi si tu t'ennuie. Et si on se commandait un petit déjeuner avant que je ne te dévore sur place ? » Pas de sentimentalisme de bas étage. On ne fait pas ça bien de toute façon. Et ce serait des plus risibles au vu de notre situation. « Avec plaisir, je suis affamée. Et j'ai envie de pancakes. » Je me dégage de ses bras presque à regrets, je me serais volontiers rendormie, puis m'extirpe du lit pour enfiler une des légères robes de chambre suspendues là, avant d'appeler le room service. « Petit déjeuner continental complet pour la suite nuptiale s'il vous plaît. Avec des pancakes. Et un assortiment de confitures. » Je lance un regard en coin à Dante et ajoute « Et du miel aussi s'il vous plaît. » Le message est apparemment bien passé et alors que je raccroche tout juste le combiné, je sens sa présence tout contre moi et ses baisers légers sur ma nuque. Ce serait presque chaste si ses mains baladeuses ne s'aventuraient pas avec plaisir sur ma poitrine. Je ferme les yeux et vais pour me retourner quand on frappe soudain à la porte. Evidemment. Le petit déjeuner au lit à un prix. Je vais me blottir dans les draps, avec un regard aguicheur qui déconcerte quelque peu le pauvre garçon d'étage. « Tu ferais mieux de venir manger avant que je ne finisse tout Rose. » lance Dante en se jetant sur le chariot. Je ne manque pas de suivre son conseil et dévore les pancakes, apaisant la faim qui me tiraillait l'estomac. Il faut dire que je n'ai rien avalé depuis... hier midi. Quand même. Un jour j'apprendrai à manger normalement et j'aurais un rythme de vie sain. « Et de prendre des forces. Je t'avais dit de ne pas tenter le diable » Oui, bon, pas aujourd'hui. Je tartine un nouveau pancake avec de la confiture de fraise, dont une partie coule sur mes mains alors que je mange. Avec un sourire en coin, je lèche lentement la confiture, avec un air de petit chat joueur. Quitte à tenter le diable... Il ne manque rien de mon petit jeu et s'empare d'une grappe de raison et se prélasse dans les premières lueurs du matin, pareil à Néron. « Fais attention à toi Rose. Je ne suis pas certain de pouvoir me contenir bien longtemps » dit-il avec une gravité feinte qui ne fait rien de plus que m'arracher un nouveau sourire. J'avale encore un pancake, nature cette fois et en profite pour m'essuyer plus soigneusement les mains avec une serviette et me servir une goutte de thé. Indispensable au réveil.

« Tu ne veux pas t'occuper un peu de moi ? » se plaint alors Dante en tendant le bras vers moi. Je lève les yeux au ciel d'un air faussement exaspéré, termine ma tasse puis consent à m'emparer de sa main. Je m'approche de lui, puis passe une jambe par dessus lui pour m'installer dans une position banale mais bien connue. Je pose tranquillement mes mains contre son torse et penche innocemment la tête sur le côté. « Et qu'est-ce qui te ferais plaisir dis moi? » Il semble songeur un moment, soupesant sans doute les avantages de ma question puis capture délicatement mes lèvres. « Je ne sais pas. Surprends moi. » Uh. Voilà qui risque d'être difficile. Surprendre Dante Black revient plus ou moins à essayer de choquer le diable. Je serais bien incapable de songer à quelque chose que cet homme n'a pas déjà fait. Non pas que j'ai l'esprit pur et angélique, mais je suis loin d'avoir son imagination dans ce genre de situations. Je le regarde d'un air songeur, laissant mes mains caresser doucement son torse en attendant l'inspiration. Le chariot de nourriture à mes côtés m'offrent des solutions faciles mais qui ne sont pas sans plaisir. Je m'empare d'un petit pot empli de crème chantilly et y plonge le doigt, avant de déguster avec langueur, me tenant soigneusement hors de sa portée. Je dépose ensuite un peu de crème dans ma nuque, puis entre mes seins, dessinant des motifs abstraits avec une moue coquine. Finalement, je place le reste de la nourriture sur mes lèvres et vient embrasser les siennes avec tendresse. Je ne sais pas si c'est assez surprenant, mais c'est tout à fait délicieux. Et c'est en tout cas assez efficace pour qu'il goûte mes lèvres, puis en vienne à suivre le reste du chemin de crème fouettée de sa bouche avide. Il poursuit son chemin jusqu'à ma gorge déjà marquée et ne peut s'empêcher de la titiller de nouveau de ses dents, avec le peu de douceur qu'il lui reste en cet instant. Puis soudain, nos peignoirs s'envolent rapidement et dans un grognement animal il s'unit de nouveau à moi, dans un mouvement brusque, précipité. Nécessaire. Plus le temps de jouer à je ne sais quels préliminaires délectables. Le besoin de sa chair contre la mienne se fait urgent et je lance un long cri, qui s'étrangle dans un gémissement alors que nous atteignons à nouveau le paroxysme.

Nous retombons sur les draps de soie avec un sourire bienheureux. Je me colle contre lui dans une tendre étreinte et écoute son coeur battre la chamade en écho au mien une seconde. Encore un peu essoufflée je chuchote « On peut rester comme ça une minute? » Juste là, allongée dans ses bras. Juste quelques instants. Juste le temps de pleinement savourer sa présence et d'oublier toutes les raisons qui m'ont fait courir dans ses bras d'illuminé. Juste une minute. « Bien sûr. » murmure-t-il en m'embrassant doucement sur la tête, sans poser de questions. Ma requête est suffisamment inhabituelle pour qu'il obtempère sans râler. Et puis tel que je le connais, il est au moins aussi au courant que moi sur ce qui se passe dans ma vie. Je ne suis pas stupide, il a des instincts protecteurs parfois un brin inquiétants et sans doute un peu pervers au vu de nos activités nocturnes et en plus il est détective privé. Si quelqu'un connaît ma vie de A à Z, c'est bien lui. Il suffirait d'une conversation avec Lemon ou Kin pour parfaire les détails sur mon enfance et mon passé et il pourrait écrire ma biographie. Je pose mes lèvres sur son torse avec délicatesse et chuchote un « Merci » imperceptible, me laissant lentement happée par le sommeil. Il est affreusement tôt j'en suis certaine et je n'ai guère eu l'occasion de dormir la nuit dernière. Je m'endors tout à fait, sentant à peine ses lèvres sur les miennes, apaisée et étrangement satisfaite.



Dernière édition par Rose M. Foster le Sam 19 Mai - 16:35, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Sexual healing    Jeu 17 Mai - 1:08

Le client enfin parti, je m'écroule sur le lit en regardant le joli chèque qu'il vient de me faire. De l'argent de poche. Tout ça pour lui apprendre que non, sa femme ne le trompe pas, mais qu'elle s'est réellement mise au yoga et qu'en cachette elle prend des cours de strip tease burlesque. Mouais, les photos n'étaient pas trop moches pour une fois. Mais cette affaire n'était pas amusante, je me suis ennuyé comme un rat mort et ne parlons pas de Caïn. Il n'a pas cessé de se plaindre et j'étais prêt à le rejoindre dans la complainte des jumeaux maléfiques. Sauf que le moyen de le faire taire pendant la filature était finalement très simple et que j'en ai usé et abusé avec plaisir et délectation. Oh croyez-moi, on peut faire quantité de choses dans une voiture. Comme de compter les petites vieilles qui promènent leur horrible chien. Ou bien de se dire qu'on est définitivement fait pour l'inceste. Ma main pianote rapidement sur mon portable et j'envoie un sms à Rose. Ce serait vraiment stupide que cette suite réservée juste pour rencontrer un client soit perdue. Bon j'avoue, j'aurais pu réserver une chambre normale. Mais c'est tout de même mieux décoré ici. Je suis persuadé que Rose appréciera l'attention. La réponse ne tarde pas et je ne peux m'empêcher de sourire. Elle a toujours eu un sens de l'humour décapant. Je commande gentiment du champagne et quelques fraises au room service qui me les apporte dans les cinq minutes qui suivent (effet suite nuptiale !). Et je m'ennuie encore en attendant Rose. Soit disant mademoiselle arrive. J'allume la radio et tombe sur Sexual Healing de Marvin Gaye. C'est un signe ! Aujourd'hui tu vas prendre ma petite Rose. « C'est Rose ! Et j'espère que le room service est passé avant moi ! » Je souris et vais ouvrir la porte. « Eh bien on est pas pressée à ce que je vois » je fais en la laissant entrer puis en refermant soigneusement derrière elle. Ne pas oublier le verrou. Je me dirige vers la table et nous sers deux coupes de champagne. Je lui en tends une et trinque avec elle, un sourire carnassier aux lèvres. « A ta santé ma chère. » Je suis impatient d'ouvrir les hostilités mais rien ne sert de courir. Je sais d'expérience que plus j'attends, plus cela est bon avec elle. Disons que pour Rose Foster, la frustration a du bon.

Mon regard glisse sur ses jambes et remonte lentement sur son visage non sans un arrêt - non pas sur la poitrine, je ne suis pas si prévisible ! - mais sur son cou, que je vais très certainement maltraiter dans peu de temps. Un petit cours d'anatomie s'impose. Le saviez-vous ? Rose Foster pousse de petits cris absolument indécents quand on lui mordille la nuque. « A la tienne Black. » Je viens la rejoindre et je vide ma coupe d'un trait. La journée a mal commencé mais s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices. « Quelle playlist de choix dis donc. Et une suite nuptiale, des fraises, en plus tu es aimable, essaierais-tu de me séduire? » Je souris et ébouriffe ses cheveux. « Tu me connais, je suis le romantisme et la subtilité incarnés » je fais d'un ton sérieux avant de m'affaler sur le lit. « Mais si tu préfère je peux cesser d'être aimable et devenir très méchant, je sais que tu adore ça » j'ajoute avec un sourire ironique. Oh que oui elle aime ça. Bon forcément, elle râle toujours un peu mais on ne peut pas attendre autre chose de Rose, c'est dans son caractère et moi je trouve ça plutôt drôle. Et si certains n'arrivent pas à s'en satisfaire, tant mieux pour moi. Parce que ça veut dire qu'elle est à moi plus souvent. « Si tôt dans la conversation? Où sont donc passées tes manières de gentleman tout d'un coup? » Je hausse les épaules. Quoi, c'est bien pour ça qu'elle est venue, pas pour ma superbe conversation. Et elle sait parfaitement que je ne suis pas un gentleman. Un gentleman n'agit pas comme je le fais et si elle voulait un gentil garçon, elle ne serait pas ici. Je me redresse et marche jusqu'à la table, attrape une fraise et la croque d'un air presque boudeur. Tu vas me le payer Foster. Elle sait très bien que je n'aime pas attendre. Je retire ma veste et la plie soigneusement. C'est le tour de ma chemise que je défais lentement, puisque mademoiselle veut prendre son temps. Enfin ouverte, je ne la quitte pourtant pas, je ne vais pas lui mâcher le travail non plus. Je vois qu'elle a terminé sa coupe. Je la lui prends des mains et la pose délicatement sur la table avant de la faire se lever et de m'incliner exagérément.« Une petite danse mademoiselle Foster ? » je fais d'un air moqueur. Elle voulait du gentleman ? Eh bien allons-y. « Tu n'as pas le choix. » Ou pas. Je l'attire vivement contre moi et plonge mon regard dans le sien. Il me semble qu'elle a deviné que je n'apprécie que moyennement qu'elle me fasse languir. Et que je me vengerai.

Elle se blottit contre moi et l'espace d'un instant, j'apprécie tout simplement sa présence de son corps près du mien, de la chaleur qui émane de nous. J'apprécie le fait qu'elle m'appartienne alors totalement, qu'elle soit à moi et que personne ne puisse me l'enlever. J'ai parfois tendance à être sentimental et possessif, rien de bien grave. « Oups... » Ah la petite allumeuse. Ma chemise vient de choir sur le sol et pas par l'opération du Saint-Esprit. Je hausse un sourcil amusé et attrape délicatement son menton. « Quelle maladroite... » je fais avant de m'emparer de ses lèvres. Le baiser est profond et je me fais clairement dominateur. Rose a un caractère aussi fort que le mien et c'est d'autant plus jouissif de savoir qu'elle me laisse mener la danse si j'ose dire. Je ne veux pas la laisser prendre le dessus et l'une de mes mains glisse sournoisement dans son dos pour baisser la fermeture éclair de sa robe tandis que l'autre maintien doucement mais fermement sa nuque. Je m'écarte d'elle et nous sommes à bout de souffle. Un sourire amusé glisse sur mes lèvres et c'est sans rien dire que je pars m'allonger sur le lit, le regard fixé sur le plafond. « C'est donnant-donnant ma chère. Je n'ai pas envie d'être le seul à faire des efforts. » je lance d'un ton paresseux. Malgré moi, mon regard ne reste pas bien longtemps collé au plafond. Pas quand j'ai Rose presque à portée de la main. Je la regarde se débarrasser de sa robe -excellente initiative - et se resservir une coupe de champagne, ce qui me fait froncer les sourcils. Je n'ai aucune envie qu'elle soit éméchée ou quelque chose dans le genre. Une coupe d'accord, deux c'est déjà trop. Je préfère qu'elle soit en pleine possession de ses moyens quand je... bref. Elle revient vers moi après l'avoir vidée et cette fois c'est avec un sourire franc que je la regarde approcher, lentement, alors qu'elle meurt d'envie de courir me rejoindre, je le sais. Elle se glisse à côté de moi et je surprends son sourire à peine une seconde avant qu'elle ne m'embrasse, presque sagement. Je me laisse faire, lui laissant les rênes pour une fois. Ma main glisse dans le creux de son dos et dessine de tendres arabesques alors que l'autre glisse sur sa joue. Un peu de tendresse n'a jamais tué personne. Surtout que si je veux ne pas l'épuiser trop vite, j'ai intérêt à y aller petit à petit, chose qui m'agace légèrement. Si Rose et frustration vont bien ensemble, ce n'est pas le cas avec Dante. Tout ceci ne m'amuse qu'un moment et bien vite, je passe au-dessus d'elle et saisis ses poignets pour les bloquer au-dessus de sa tête. Elle commence à avoir l'habitude à force, elle sait que je suis intenable. Je souris d'un air suffisant et la fixe en me tenant hors de portée de ses lèvres, pas assez près pour qu'elle m'embrasse, mais suffisamment pour qu'elle puisse sentir la chaleur de mon souffle sur sa bouche. Qui a dit "sadique" ?

Nos regards se croisent et sa moue me fait rire doucement. A croire qu'elle oublie la position dans laquelle elle se trouve. Elle est la proie. Et moi je vais me régaler. « Uh... Vicieux. » Je ris à nouveau et me rapproche doucement. Au dernier moment, je fonds sur son cou que je mordille avec insistance. Peu m'importe qu'elle ressorte de cette chambre en étant complètement marquée. Rectification, je trouve ça terriblement plaisant. « Tu ne serais pas là si tu n'aimais pas ça » je fais alors que ma langue vient cajoler les morsures sur sa peau. Enfin je me redresse et la fixe d'un air que je veux songeur, comme si je ne savais pas quoi faire d'elle. Alors que si, j'ai une idée très précise de tout ce que je veux lui faire, la question est : dans quel ordre ? Je la vois s'impatienter légèrement et, joueur, je fais s'entrechoquer nos bassins dans un brusque mais léger coup de rein. Histoire de lui rappeler que je suis prêt, mais que quand il s'agit de la torturer, je peux faire durer ça très longtemps. Mon regard glisse un instant sur ma cravate posée sur la table de nuit, puis revient à Rose et je souris davantage. « Dis moi donc ce que tu aimerais pour la suite du menu » je susurre à son oreille alors que d'une main je la garde toujours prisonnière tandis que l'autre attrape le bout de tissu. « Hum, j'ai comme l'impression que tu as une petite idée en tête. » Je hoche la tête et me penche vers elle, glissant ma langue entre ses lèvres sans la moindre pudeur tandis qu'avec l'habileté que confère l'habitude, j'attache ses mains à la tête du lit grâce à ma cravate. Enfin je m'écarte et observe mon oeuvre d'un regard brûlant. Rose est une arme de séduction massive. Rien qu'en la fixant dans les yeux, je sais déjà que si je voulais lui résister, la tâche serait ardue, voir même presque impossible. A moins que je ne sois de mauvaise humeur. Et encore, j'ai tendance à considérer le sexe comme un merveilleux moyen de régler tous mes problèmes. Il est légèrement plus violent dans ces cas-là, voilà tout. Je descends du lit et vais chercher les quelques glaçons dans le seau à champagne. Oui cela fait cliché. Mais ça marche. J'en attrape un et le fais lentement glisser le long de l'un de ses bras, puis sur sa poitrine encore trop couverte à mon goût. Mais ne brûlons pas les étapes. Fasciné, je regarde le petit bout de glace fondre à vitesse grand V. J'imagine que l'option "essayons la salle de bain" sera obligatoire. Je fais glisser ensuite le cube gelé sur son ventre et le dépose dans son nombril. Oui j'aime prendre mon temps pour ce genre de chose. Et aujourd'hui encore plus. Puisque cela fait trop longtemps qu'elle n'est pas venue me voir.

Je la regarde se tortiller, retenir ses soupirs et ses gémissements avec une joie presque malsaine. Je n'ai jamais prétendu être sain d'esprit. Certains -certaines- me qualifient même de dangereux psychopathe. Caïn m'a dit un jour "cela les rend dingue de se retrouver au lit avec un type dangereux. D'avoir un fauve à portée de main ; ça les excite de se taper un type capable de les tuer." Concrètement, elles et ils acceptent de passer une nuit ou deux, mais impossible de construire une relation durable. Ce qui me convient parfaitement. Après avec Rose c'est différent. Je ne suis pas amoureux d'elle, et l'inverse est vrai également ; mais nous partageons une complicité suffisamment forte pour que je puisse admettre que je tiens à elle. Allez savoir, ça doit être une version un peu malsaine de son foutu complexe d'Electre et je dois être une représentation paternelle pervertie. Peu importe puisque cette gamine est présentement occupée à m'allumer, je n'ai pas le temps de partir dans des considérations philosophiques. Je la laisse faire, un peu amusé c'est vrai, avant de laisser mes doigts courir sur ses jambes. « Tu n'es qu'une allumeuse » je murmure en m'approchant d'elle, tel un félin prêt à bondir sur sa proie. Somme toute, elle est ma version féminine. C'est sûrement pour ça que je m'entends aussi bien avec elle. « Et le pire, c'est que tu es au moins aussi vicieuse que moi. » Enfin je me décide à déposer un léger baiser sur ses lèvres tandis que les paumes de mes mains effleurent ses cuisses, courent sur son épiderme déjà brûlant et je pense qu'un seau de glaçon ne sera pas suffisant pour la refroidir. Comme si j'en avais envie. Elle m'embrasse fiévreusement et je sens quelques pans de ma résistance s'effondrer. Sa langue va et vient dans ma bouche, si impudique que je me retiens de la prendre sur le champ. Dire que je voulais faire durer les choses. « J'ai été à bonne école. » Oh que oui. Et plus les années passent, plus elle s'améliore. Ses dents s'attaquent à mon cou, mon oreille, et je me laisse faire avec un grognement appréciateur. Un peu comme si j'étais un gros chat, un lion ou quelque chose dans le genre. Sa voix insolente me rend fou et je ne tiens plus, je colle mon corps au sien, l'embarque dans un baiser presque rageur dont je ressors haletant. D'un geste peut être trop brusque je la détache et la serre contre moi, mordillant, léchant son cou, insatiable. « Tu es encore trop habillée à mon goût » je parviens à dire d'une voix rauque. Ce qui signifie, passons aux choses sérieuses chérie, je sais qu'on a toute la nuit mais je ne suis pas certain de tenir jusque là. Sous ses caresses, j'ai l'impression d'être un félin. Le moindre contact me fait ronronner de plaisir et même ses ongles qui s'enfoncent dans ma peau m'envoient de petites décharges absolument délicieuses. « Et toi alors » Je ris. Elle s'emploie à défaire mon pantalon et je la laisse faire, ravi en réalité de la voir prendre ce genre d'initiative. De mon côté, je ne m'embarrasse pas davantage de délicatesse, je lui ôte son soutien-gorge d'un geste vif et enfoui mon visage dans sa poitrine. Enfin les choses sérieuses commencent. Mes doigts, mes paumes courent sur ses seins et bientôt, je ne peux résister à la tentation d'y goûter. Le plaisir n'en est plus grand que lorsqu'elle se laisse aller et ne retient plus soupirs et gémissements. Et c'est précisément là que je veux en arriver. Je veux qu'elle s'abandonne totalement à moi comme elle l'a toujours fait à chaque fois que nous nous voyons. Ma bouche glisse alors sur sa poitrine et tandis que j'écoute son coeur battre plus vite, je souris. « Tu n'as qu'à y remédier alors. Pour une fois que je te laisse le champ libre, tu devrais en profiter » je ronronne. Je pourrais toujours l'attacher à nouveau quand elle sera complètement nue.

Elle me fait basculer sur le côté d'un subtil mouvement de hanche et je me laisse faire, curieux de voir la suite. Un râle de plaisir m'échappe alors que sa langue parcourt mon torse et je remarque à peine qu'elle vient de me retirer mon pantalon. Son baiser achève de m'enflammer et tandis que mes mains caressent ses cuisses, mon bassin vient se ruer contre le sien. Futiles mais encombrants remparts de tissus, ultimes défenses (et bien inutile) contre ce qu'il va se passer. Il n'y a plus aucun contrôle et c'est justement cet instinct quasi animal qui nous possède qui me plaît tant. Nous ne sommes qu'instinct, que désir, qu'envie. Plus rien n'a d'importance. « Et si on en restait là pour les préliminaires ? » je fais à bout de souffle.« Tu me rends dingue Rose » j'ajoute en la faisant repasser sous moi pour retirer son délicat sous-vêtement. « Tu n'as pas honte de me faire craquer comme ça ? » Il est clair que de faire voler ainsi mon beau contrôle et ma superbe maîtrise de moi-même devrait être puni. Mais je vais lui laisser encore une chance de mener la danse. Ensuite, je ne répondrais plus de moi. « Absolument pas. » Allongée sous moi, son regard me brûlant jusqu'aux tréfonds de mes entrailles, Rose me nargue visiblement. Après m'avoir débarrassé de mon caleçon, voilà que mademoiselle préfère me défier plutôt que de saisir la chance qui lui était offerte. Je sais que je suis... plutôt instable. Que j'ai tendance à me comporter en véritable animal dans ce genre de situation. Que je suis flippant. Mais je ne sais pas résister à un défi et Rose le sait mieux que personne. Pourtant je me contiens, je me contrôle. Doucement, j'effleure chaque courbe de son corps, je redécouvre chaque centimètre carré de peau. J'embrasse délicatement ses chevilles et remonte lentement sur ses jambes. Je surprends son regard et brusquement, je décide que c'est assez. Ma main se glisse fermement entre ses cuisses et je mords son ventre sans grande douceur. « Alors tant pis pour toi. » Mes lèvres rejoignent les siennes et cette fois, je lui montre clairement que c'est moi qui mènerait le jeu jusqu'à la fin. Elle sait que plus elle me résistera, plus je serais intenable. « Maintenant. Je te veux maintenant. » je grogne. Si à présent je sais que j'ai gagné, la victoire a été acquise chèrement. Rose capitule et heureusement, car je n'en étais pas loin non plus. J'arrache son consentement, presque un murmure et n'attends plus. Je n'oublie pas les précautions d'usage et bientôt nous ne formons plus qu'un. Je perds alors complètement l'esprit, je ne suis plus qu'instinct cherchant le plaisir et les gémissements de ma compagne. Je veux l'entendre crier encore et encore, voir tout son beau contrôle voler en éclat. Sa peau me brûle et pourtant je reste collé à elle. J'ai du mal à respirer et pourtant rien ne pourrait m'arracher à ses lèvres. Je la plaque contre le lit presque violemment, incapable de formuler la moindre phrase cohérente. Seul un grognement sourd s'échappe de ma gorge, presque un feulement. Je suis brûlant et je n'attends qu'une chose : la délivrance. Elle arrive portée par des vagues de plaisir de plus en plus forte et lorsqu'elle me frappe et m'emporte dans ses spasmes de jouissance, je mords l'épaule de Rose pour étouffer mon cri. Je repose à présent contre elle, reprenant mon souffle avec plus ou moins de difficulté et cette fois, me montre tendre et doux. J'embrasse délicatement chaque morsure, chaque marque que j'ai pu lui faire, sachant pertinemment que ce n'est pas au bout d'un seul round que je vais m'arrêter. Je la serre doucement contre moi, glisse mes doigts dans ses cheveux sans rien dire. Les mots n'ont aucune raison d'être en cet instant. Car sa peau brûlante qui rencontre la mienne à nouveau veut tout dire. Ses lèvres qui cherchent ma bouche, sa langue qui vient taquiner la mienne et ses gémissements luxurieux ont à nouveau raison de ma santé mentale. Je me perds à nouveau dans le désir

***

Rose blottie contre moi, je regarde les volutes de fumée grimper jusqu'au plafond. La cigarette après le sexe est toujours la meilleure m'a-t-elle dit un jour. En effet. Après quatre round et une salle de bain inondée nous sommes tombés d'accord sur le fait que nous étions épuisés. Avec un sourire, je trace le contour des marques que je lui ai laissé. Des morsures, dans le cou surtout. Mais aussi sur le ventre, les cuisses, la poitrine et une, absolument superbe, qui orne son épaule. Elle n'a pas été en reste, je suis certain de ressembler à un zèbre tant elle griffé mon dos, allant même parfois jusqu'au sang. Sacrée Rose. Je la regarde, blottie contre moi et dans un état semi-comateux, puis je lui tends une fraise qu'elle croque du bout des dents, yeux mi-clôts, ayant apparemment du mal à émerger. Je ris doucement et l'aide à s'asseoir, lui enjoignant d'une voix basse et caressante de manger un peu alors que je lui tends une autre fraise. « Réveille-toi marmotte » je fais en l'embrassant sur le front. « Je t'ai pas ratée » j'ajoute en examinant la morsure à son épaule de plus près. Bizarrement cette vision... me donne faim.

« Oh, j'en ai vu d'autres. »
fait-elle avec un sourire qui me fait fondre. J'embrasse à nouveau son front et me lève, lui offrant très certainement une vision délicieuse (j'ai la même quand Caïn sort du lit) et disparais une minute dans la salle de bain. Je reviens avec des compresses, de la crème et du désinfectant, puis je m'installe à nouveau près de Rose et entreprends de réparer un peu les dégâts. Comme toujours. C'est un rituel que je ne sacrifierai pour rien au monde. Doucement, comme pour me faire pardonner de la "violence" de nos ébats, je désinfecte les plaies, passe une crème cicatrisante et pour les plus profondes, pose une compresse stérile. Après cette nuit, je suis presque apaisé. J'ai dit presque. Il me suffit d'un rien pour avoir envie de ravager à nouveau son corps, de le marquer jusqu'à la prochaine fois. « Ne tente pas le diable » je fais en m'occupant de son épaule. « Tu n'es pas en cristal, certes, mais tu n'es pas non plus en acier. Et je m'en voudrais de te faire du mal » Oui enfin, sauf dans le cadre d'une folie sexuelle. Et pas trop mal. Enfin rien d'irréversible. Je sais parfaitement que si je vais trop loin elle partira. Je suis d'ailleurs assez étonné qu'elle accepte de me voir aussi souvent. Encore qu'en ce moment je me suis senti assez délaissé... « Tu m'as manquée. On se voit moins souvent qu'avant. » J'entoure son corps de mes bras et niche mon visage dans le creux de son cou. « Mais j'avoue que cet éloignement n'a rendu les choses que plus excitantes » j'ajoute dans un petit rire. « Quoi qu'il en soit, je sais que je me répète, appelle-moi si tu t'ennuie. Et si on se commandait un petit déjeuner avant que je ne te dévore sur place ? » je propose un peu pour changer de sujet. Je n'aime pas m'embarrasser de sentiments. J'apprécie Rose, ok. Je suis amoureux, certainement pas. Elle comprend parfaitement et c'est pourquoi nous entretenons des relations si cordiales. Je veux bien avouer que j'ai de l'affection pour elle, que mon instinct de protection fait des siennes en sa présence et que si quelqu'un venait à lui faire du mal, je lui ferais regretter d'être venu au monde. Rose est à la fois une amie et, ah comment dire sans paraître encore plus tordu... Je me sens parfois comme un grand-frère, oui non, mauvaise idée, mauvaise image. Celle de l'oncle est même pire. Comme un ami proche, plus vieux, qui ne veut pas que sa petite Rose souffre ou qu'il lui arrive malheur. J'ai faim. Pour tout dire un petit déjeuner devient vraiment nécessaire. Et puis quand je serais repu je pourrais toujours la couvrir de miel ou de confiture pour terminer en beauté. Qui a dit "obsédé insatiable" ?

« Avec plaisir, je suis affamée. Et j'ai envie de pancakes. » Rose me sort de mes réflexions plus ou moins philosophiques et je louche un instant sur sa splendide chute de reins marquées par mes ongles. « Petit déjeuner continental complet pour la suite nuptiale s'il vous plaît. Avec des pancakes. Et un assortiment de confitures. Et du miel aussi s'il vous plaît. » Je lève les yeux au ciel avant de sourire et enfile à mon tour un peignoir histoire de ne pas trop choquer le pauvre type qui va venir nous apporter de quoi nous restaurer. Je n'aimerais pas lui donner des complexes. Je suis aussi beau que mon frère et la nature nous a créés à l'identique. Et nous a généreusement pourvus également. Autant dire que nous prenons garde à ne pas trop complexer le commun des mortels, c'est également pour ça que nous nous complaisons dans l'inceste. Et aussi parce que je l'aime et qu'il m'aime. Je viens enlacer Rose et colle mon torse à son dos, picorant son cou de menus baisers, me faisant tendre et doux. Romantique. Ou presque puisque mes mains ont curieusement fait leur chemin jusqu'à ses seins que j'emprisonne dans mes paumes avec un ronronnement ravi. Je m'apprête à aller plus loin quand on frappe à la porte. Putain de room service de mes deux. Je lâche un juron contrarié et vais ouvrir la porte avec un sourire carnassier. Le pauvre type pousse un chariot et je le mets poliment à la porte non sans avoir glissé un gros billet dans sa main. Je pousse ledit chariot jusqu'au lit et m'y installe comme un pacha, attrapant un pancake et le tartinant allègrement de confiture. « Tu ferais mieux de venir manger avant que je ne finisse tout Rose. » je fais d'un ton joyeux. « Et de prendre des forces. Je t'avais dit de ne pas tenter le diable » j'ajoute avec un sourire qui n'augure rien de sage. Je la regarde manger tout en songeant que vraiment, Rose est un trésor. Une fille qui a passé la nuit à subir mes assauts et qui en redemande une fois le soleil levé, malgré les preuves évidentes de mon incapacité à être doux ? Je ne relève pas la provocation et fais mine de ne pas voir sa langue glisser sur ses mains, jouer avec ses phalanges tandis que son regard se fait mutin. J'attrape une grappe de raisin et m'amuse à la dévorer, tel un empereur romain. « Fais attention à toi Rose. Je ne suis pas certain de pouvoir me contenir bien longtemps » je la préviens d'un air faussement sévère. Cela dit je suis sérieux. Je n'ai qu'une résistance très modérée à la tentation. Je tends la main vers elle et lui fais signe d'approcher. « Tu ne veux pas t'occuper un peu de moi ? » Mon sourire se fait innocent. Je suis un ange. Elle me chevauche à nouveau, comme une redoutable amazone et je souris. « Et qu'est-ce qui te ferais plaisir dis moi ? » Je souris davantage et caresse sa joue du bout des doigts. Je sais que dans peu de temps nous allons tous deux retourner à nos vies respectives, l'un comme l'autre ignorant ce qu'il se passera pour son partenaire. Enfin presque. En ce qui me concerne j'ai la fâcheuse manie de vouloir tout savoir sur les gens que j'apprécie. Et Rose ignore que j'ai discrètement fouillé dans sa vie, sachant pertinemment qu'elle fréquente un américain depuis quelques temps et qu'apparemment leur relation n'est pas au beau fixe en ce moment. Je n'en ai rien dit, je suppose que si elle a accepté de me voir ce n'est surtout pas pour penser à lui. Je sors de mes pensées et m'empare de ses lèvres avec douceur avant de retomber sur les oreillers. « Je ne sais pas. Surprends moi. » Je suis le diable. Je la vois songeuse. Il est vrai que je lui demande l'impossible, me surprendre tiendrait un peu du miracle, tant je suis digne des enfers de plaisirs où je jette mes victimes. Pourtant Rose ne se laisse pas abattre. Elle attrape un pot de crème chantilly et entreprend de me rendre aussi dur qu'un roc. Sa manière de lécher son doigt est hypnotique et je ne peux que suivre des yeux sa langue terriblement impudique, puis les arabesques qu'elle trace sur sa poitrine aguicheuse, mais une chose est sûre, elle a parfaitement réussi à me faire repartir pour de nombreux rounds. Elle se penche vers moi et m'embrasse. Avec gourmandise, je goûte la crème restée sur ses lèvres et fais glisser ma bouche jusqu'à ses seins que je lèche avec application. Voilà le genre de petit déjeuner que j'apprécie ! Je remonte jusqu'à sa nuque et la nettoie avec autant de minutie, puis, ne résistant pas à la tentation, la mordille brusquement. Mes mains saisissent ses hanches et mon bassin se rue contre le sien, m'arrachant un cri à mi-chemin entre le gémissement et le grognement. Je la désire à un point presque insupportable. Je la veux et je la veux maintenant. D'un geste vif je nous débarrasse de nos peignoirs et sans attendre, me voilà à nouveau en elle, incapable de réfréner cette luxure qui court dans mes veines, qui me pousse à me comporter en animal. Je m'attaque voracement à ses lèvres, ivre de ses baisers, ivre d'elle. La jouissance nous surprend, fulgurante, d'une puissance que nous laisse épuisés après que nous nous soyons effondrés dans un cri commun.

Lorsque nous retombons sur les draps, elle se blottit contre moi et je la serre délicatement contre mon torse, encore essoufflé de cette brève et intense union. « On peut rester comme ça une minute? » Je hausse un sourcil surpris mais ne dis rien, me contentant de la serrer plus étroitement encore dans mes bras tandis que ma main s'égare dans ses cheveux. Ce n'est pas le genre de Rose Foster de demander ce genre de chose. Je ne vais pourtant pas lui poser de question, je me doute déjà que ça a un rapport plus ou moins grand avec cet américain... Jason Baker je crois. « Bien sûr. » je murmure en embrassant sa tempe. J'ai la désagréable impression que ma petite Rose a eu le coeur brisé. Chose que je ne puis permettre. J'aimerais lui dire qu'elle peut compter sur moi n'importe quand. A toute heure du jour et de la nuit. Ce qui est vrai, elle est l'une des rares personnes à compter pour moi. Mais non, je ne peux pas avouer ce genre de chose. Et le coup de "t'en fais pas je vais aller casser la gueule de ce salaud" fait un peu trop grand-frère surprotecteur à mon goût. Alors je me contente de la garder entre mes bras, doux et tendre pour une fois, comme un fauve apprivoisé. Mais au fond de moi je sais bien que la bête ne dormira pas bien longtemps.Et que lorsqu'elle se réveillera et hurlera, je vais devoir mobiliser tout mon self control pour ne pas massacrer celui qui la rend si mélancolique. « Merci. » Je reste silencieux et me contente de la serrer un peu plus fort. C'est décidé. Je vais massacrer ce type à coups de Pléiade dans la gueule. Ou pas. Je suppose qu'elle m'en voudra de me mêler de sa vie à ce point et j'ai toujours fait en sorte de ne pas envahir son espace privé, comme elle le fait pour moi. Je ne sais pas. Pour l'instant peu importe. Je la regarde se rendormir et je dépose un léger baiser sur ses lèvres, me promettant de dorénavant garder un oeil sur elle, sans qu'elle le sache.
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