Please tell your boyfriend to fuck off?

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MessageSujet: Please tell your boyfriend to fuck off?    Mer 16 Mai - 19:35

Donner rendez-vous à Andrea Leroy-Duchesne, voilà quelque chose que je ne me serais pas imaginée faire de si tôt. Mais à situation extrême, solution extrême. Et puis, même si ça a pris du temps, je pense que madame Faure et moi avons trouvé un terrain d'entente. Je ne m'entendrais jamais avec lui comme avec Tristan, bien sûr, nous sommes trop différents. Mais nous avons des points et des intérêts communs, il sait se montrer aimable une fois passée la carapace hautaine et élitiste. Un monsieur Darcy des temps modernes. Et pas sans rappeler ma délicieuse attitude également, même s'il est moins abrupt que moi. Je grimace en repensant à la dernière personne m'ayant reproché mes manières peu délicates de sale gosse de riches et m'installe confortablement dans un des luxueux fauteuils de ce bistrot très chic. Quel meilleur lieu de rencontre pour les deux riches garces que nous sommes? Je me vois mal me repointer dans son appartement après le piège de la dernière fois et le mien est dans un état de délabrement avancé qui ne permet pas un tel visiteur. Je pousse un soupir bienheureux, satisfaite de pouvoir tenir une discussion sérieuse, mais je l'espère agréable, dans un endroit aussi charmant. C'est un changement appréciable, en comparaison avec le MacDo par exemple. Je grimace à nouveau mais me contient rapidement, retrouvant un sourire poli pour demander un chocolat viennois à la serveuse.

Notre bouclé international ne tarde pas à faire son entrée et d'un discret signe de la main je lui indique ma position. Je me lève pour le saluer de deux bises franches et lance « Bonjour Andy ! » Je me rassois avec un sourire détendu et glisse « Merci d'être venu, je sais que c'est un peu... bizarre. » Et c'est le moins qu'on puisse dire. « J’avoue que j’ai un peu craint pour ma vie, et puis j’ai réalisé que le lieu choisi abritait bien trop de témoins. » Je lui fait un sourire bref, qu'il se rassure, j'ai bien d'autres meurtres à planifier avant le sien, à commencer par son mari et ma soit disant meilleure amie. « Est-ce que tout va bien ? Je peux faire quelque chose pour toi ? » Il est bien entendu étrange que je vienne vers lui pour de l'aide, nous le savons tous les deux pertinemment. « Oui, ça va, ça va. Mais hum... » Je cherche mes mots une seconde puis me lance sans plus attendre « Disons que je n'ai que très moyennement apprécié le petit numéro de la dernière fois et je sais très bien que c'est une idée de Tristan. Mais je me demandais si tu consentirai à... disons, veiller que ça ne se reproduise pas. » Je lui souris, me veut cordiale. Je ne cherche pas à l'accuser et j'aimerai qu'il ne se braque pas. Je laisse la serveuse repasser près de notre table pour déposer de petites viennoiseries d'accompagnement puis ajoute « Je sais que tu peux comprendre à quel point ce genre d'intrusion est agaçant, d'ailleurs je m'excuse pour notre petit numéro avec Carolyn l'été dernier, même si je maintiens que les contextes étaient très différents. Tu vois, je comprends les blagues et les piques, je les accepte, mais là, ça a été un peu loin. » Je suis prête à accepter pas mal de choses pour le fun, je suis par exemple beaucoup moins collée montée que mon interlocuteur du moment. Mais il est de notoriété publique que j'aime garder ma vie personnelle la plus secrète possible, et que je ne suis pas sans fierté. Et inutile de dire que la mascarade de la dernière fois a dépassé mes limites.

« Tristan s’investit dans la vie des gens, non pas parce que ça l’amuse, mais parce qu’il veut faire au mieux pour eux. Il l’a fait parce qu’il pense sincèrement que tes… sentiments pour ce type méritent d’être… approfondis. Il a une vision assez juste des relations, ne discrédite pas trop vite son interprétation. Mais je comprends, c’est ta vie, pas la sienne, ni même la notre. Je ferai mon possible pour limiter les interventions… » J'avale quelques gorgées de chocolat et en profite pour ravaler mes sarcasmes. Parce que je sais bien qu'il a raison. Tristan va me tuer quand il saura que j'ai été me plaindre à sa femme en plus. Je me permets toutefois un sourire en coin en reposant ma tasse et glisse sous le couvert de l'humour « Oh et je compte bien sûr sur toi pour être le premier à réfréner tes ardeurs. » Qu'il ne croit pas que j'ai oublié le nom et l'implication de chacun des protagonistes de leur petite manigance. Mais parler à Kin reviendrait à tenter de convertir un mur au bouddhisme et je sais d'avance ce que Tristan va me dire, j'en ai eu un aperçu sur Facebook. Andy est donc étrangement la personne idéale pour avoir cette conversation. Même si la justesse et la délicatesse de ses propos rend la répartie difficile. Au moins avec Tris, on peut être grossier et jurer, je me vois sur ce coup obligée de fournir une véritable argumentation. « Cela dit, je ne doute pas que Tristan se soit beaucoup amusé... Même si je sais que ça partait d'une bonne intention. Tout comme Carolyn et moi l'an passé, à la différence près que Tris et toi étiez en effet un couple. J'admets volontiers que nos méthodes étaient douteuses mais on avait raison sur le fond... Bref, je sais bien qu'il croit faire ça pour mon bien et je comprends sa démarche. Mais parfois mes amis croient trop bien me connaître. » Je réfrène un soupir en songeant à toutes ces choses que je prends soin de garder pour moi et qui viendront sans doute m'éclater à la figure un jour et poursuis « Oh, et je ne veux pas non plus que tu entres dans une de vos discussions sans fin avec Tris, je voulais juste... hum, entendre ton avis et assurer mes arrières je suppose. » Je lui fais un petit sourire, étrangement complice. C'est vraiment bizarre de bavarder ainsi avec Andrea. mais pas désagréable au fond... Je crois.

En l'entendant dire qu'eux aussi avaient raison dans le fond, j'hésite entre le sourire et la grimace. Andrea est soit beaucoup plus drôle qu'il ne le laisse croire, soit beaucoup plus naïf. Je vais opter pour drôle, histoire de sauver l'honneur du légendaire Andrestan. J'avale quelques gorgées de ma boisson à la mention de la résolution de l'affaire Jason. Oui, on peut considérer que rompre tout contact et maugréer à chaque apparition de son nom dans la conversation ou sur mon mur facebook est une forme de résolution. La meilleure. Rayer les gens de son existence alors qu'ils font partie intégrante de votre cercle de relations. Brillante idée à n'en pas douter. « Je ne compte pas lui faire la morale de toute façon. On rencontre des périodes difficiles nous aussi en ce moment, je me ferai l’économie d’une énième dispute en me contentant de réfréner nos prochaines idées salvatrices » La voix d'Andy me tire de mes pensées et je prends le temps de recomposer le fil de la discussion avant de répondre « Et là, en bonne amie qui n'interfère pas dans la vie d'autrui, je ne m'inquiète pas du sujet de vos disputes et vous laisse régler vos problèmes tout seuls comme des grands, tout en vous assurant de mon soutien et de ma pleine attention si vous avez besoin de parler. » Je lui adresse un sourire éclatant d'ironie et pioche une nouvelle douceur dans le panier devant nous, amusée par la tournure de cette discussion. Il éclate d'un rire franc qui en viendrait presque à me surprendre. Ravie de voir que ma plaisanterie parvient à atteindre sieur Leroy-Duchesne.

« Je comprends pourquoi vous êtes amis, Tristan et toi » dit-il dans un ricanement. Je mords dans mon croissant et fronce légèrement les sourcils, curieuse de savoir ce qui l'amène à cette conclusion. « Non pas que ce soit une interrogation existentielle que je me pose depuis que je suis arrivé, mais vous vous ressemblez plus qu’on ne pourrait le croire » Je souris doucement, il est vrai que Tristan et moi pouvons paraître très différents de l'extérieur. J'ai une tendance naturelle à la discrétion, voire au secret, alors qu'il est l'exubérance incarnée. Mais au final, oui, notre vision du monde est plus ou moins la même sur de nombreux points et nous partageons un sens de l'humour aussi douteux que décapant. Malicieuse, je réplique « Et moi je commence à vraiment comprendre ce qui te lie à Tristan. Et crois moi, c'est une interrogation existentielle pour moi depuis ton arrivée. » Le moment semble approprié pour présenter des excuses. Mais je déteste ça. D'autant que j'avais mes raisons de me méfier de lui, non? Bipolaire, revanchard tout ça. Je retiens maladroitement un soupir et finis par lâcher du bout des lèvres. « Je suis... désolée pour la façon dont je t'ai traité Andrea. Je t'ai sans doute mal jugé. » Ugh. Je n'aurais pas pu faire mieux. Et j'ai déjà la meilleure volonté du monde, là, maintenant, tout de suite. « Hm, il est tant que je m’en aille, on va devenir sentimentaux ? » Je joins mon rire bref au sien, satisfaite de voir que les choses ne prennent pas une tournure trop mielleuse. Je maîtrise beaucoup mieux l'ironie que les bons sentiments. « Mon père m’a fait interner, mon seuil d’acceptation est devenu sans limite depuis que je suis arrivé. Une chance, ça n'avait jamais vraiment été le cas avant... Tu t’es méfiée, je l’aurais fait à ta place. » Bon ça c'est pas drôle, certes. Mais on ne peut plus juste. Je hoche la tête doucement et souris. Je l'apprécie franchement de plus en plus. Voilà qui devrait faire plaisir à Tristan. « Tris te faisait confiance et moi pas, j'aurais dû l'écouter. Mais bon, l'important c'est qu'on en soit là aujourd'hui, qu'on ai trouvé... un équilibre. » Je ne sais pas si le terme est bien choisi, mais il transcrit plutôt bien ce que je ressens. Andy ne sera jamais mon meilleur pote, mais nous pouvons tout à fait bien nous entendre. Ô joie ! « Effectivement, c’est le plus important. C’est pas comme si tu n’avais pas désormais tout le loisir d’apprécier mon invasive présence dans ta vie » Je ris un peu et hoche la tête, avant de reprendre une gorgée de mon chocolat. Effectivement, les joies de la bonne entente ont un prix.

Mais ont aussi leurs indéniables avantages. « Au fait, je compte organiser l’anniversaire de Tristan. Dans son dos. Et je pense que tu es la mieux placée pour faire dans la discrétion, sans parler de tes extraordinaires capacité d’événementiel. » Mon sourire s'élargit, joyeux. Voilà une brillante idée. « Là, on cause Leroy-Duchesne. » dis-je avec une mine faussement sérieuse qui me donne un air de mafieux de série B. « Tu avais quelque chose en tête? » Nul doute que la fête surprise de Tristan Faure se doit d'être mémorable. Et que son cher mari y veillera. Cette discussion prend une tournure des plus intéressantes. J'attends une seconde, sachant fort bien que l'esprit ingénieux d'Andy a dû réfléchir à la question « Plus ou moins. Je veux faire les choses en grand, je vais donc vraisemblablement louer quelque chose. Et il nous faudrait un thème, aussi. Il faut également que j’appelle Léandre, étant donné que l’anniversaire de Tristan et celui de Laureline ne sont pas vraiment détachables l’un de l’autre… Je pense qu’il faut faire les choses bien. Tristan voudra une soirée de jeunes avec de l’alcool mais Laureline préfèrerait sans doute un truc plus classieux. A nous revient la dure tâche de trouver un compromis entre les deux – notre aide reposant dans mon gigantesque compte en banque » Laureline. Oui bien sûr. Je ne connais pas vraiment la soeur de Tristan, mais je sais à quel point ils tiennent l'un à l'autre. Et je sais qu'ils ont tout le deux un certain sens de la mise en scène, même s'il diffère un peu. Je réfléchis un instant puis finis par répondre « On peut être classe et boire de l'alcool, ce n'est pas incompatible... Regarde-moi ! » Prétention et sens de l'humour, quel charmante combinaison. « Plus sérieusement, il suffit de trouver un thème assez chic pour nécessiter de belles robes et une décoration à couper le souffle, tout en ayant la touche de décadence suffisante pour se permettre deux, trois fantaisies et beaucoup d'alcool. » Mon cerveau d'étudiante d'histoire en plein partiel prend le dessus et je lance au hasard. « Quelque chose du genre Renaissance, bal masqué ou... Louis XIV. C'est français en plus. » L'idée est peut-être un peu foireuse, mais il faut bien se lancer, sinon ce brainstorming impromptu ne mènera nulle part.

« Effectivement, tout ça m’a l’air fortement satisfaisant. J’aime beaucoup l’idée du bal masqué et c’est sans doute plus facile de prévoir un masque pour Tris sur place qu’un costume de Louis XIV… même si on mérite la fête des Rois, je te l’accorde » J'hausse un sourcil, à peu près certaine qu'en y mettant du sien, Andrea peut convaincre son cher mari de beaucoup de choses. Mais je ne suis pas encore certaine d'avoir atteint un tel degré d'affinité avec le frisé et je m'abstiens prudemment. « Certes, certes, de toute façon bal masqué c'est connoté Versailles, carnaval de Venise tout ça, il faudra donc bien définir les termes. Puis on ne veut pas voir un rigolo se pointer en costume de Zorro hein. » D'ailleurs le rigolo en question pourrait tout à fait être Tristan. Ce serait parfaitement notre genre, nous pointer à une soirée masquée en Zorro et Catwoman ou quelque chose dans ce goût là. Mieux vaut prévenir que guérir. « Effectivement, oui. Je suis prêt à engager des videurs s’il le faut pour que tout se passe correctement » Je hoche la tête en signe d'approbation, vu les connaissances de Tristan, c'est sans doute une sage décision. Je n'aurais pas dit non à une fête imprévue et pleine de rebondissements farfelus, mais ce n'est pas au programme et c'est aussi l'anniversaire de Laureline. Il faut savoir être raisonnable. « C’est la fin de l’année, la fin des examens, et il faut absolument que tout soit parfait du début à la fin » Je ne vois que moyennement le rapport entre examens et fête d'anniversaire, mais soit. Je préfère me taire et de toute façon, il est lancé. « J’appellerai Léandre pour savoir s’il a des invités particuliers en tête pour Laureline mais ça le mettra sans doute plus à l’aise de t’appeler pour le signaler, si ça ne t’ennuie pas. Les Hastings-Bass fourniront l’alcool de luxe, sans vouloir pousser le vice on pourrait aller goûter les vins de Bart, j’ai cru comprendre que vous étiez plutôt amis » Je ris doucement, il est vrai que même si Blair et moi ne sommes pas les meilleures amies du monde, les brèves discussions online que j'ai pu avoir avec son père ont été des plus drôles. Je souris et avec un vague geste de la main rétorque « Je m'occupe de Léandre et il se penchera sur le côté Laureline de l'affaire. De toute façon j'ai besoin de lui pour ma tenue. » Mon esprit pratique et mon égocentrisme ne risquent pas de me lâcher de si tôt. « Et oui, Bart m'a promis une dégustation, je pense que tu peux en être, tu as tes entrées chez les Hastings-Bass d'après ce que j'ai compris. » Je lui adresse un bref sourire en coin et ajoute « De toute façon, l'alcool est rarement un problème dans les soirées que j'organise. Et pour le buffet, je me contenterai d'ajouter quelques denrées comestibles au milieu de votre gastronomie française pour que les gens de mon espèce puisse survivre. Le vrai casse-tête va sans doute être la liste des invités. » C'est toujours la grande question, qui inviter, qui oublier. Et c'est encore pire quand il s'agit d'une surprise. On est pas au bout de nos peines mais on va faire une bonne équipe.

« Va pour les quelques denrées comestibles, mais je te jure que nous mangeons des choses délicieuses et pas forcément extravagantes, je suis prêt à le prouver » Je fronce le nez, peu convaincue mais soit, peut-être la France a-t-elle des spécialités moins rustiques - pour ne pas dire barbares - que la grenouille et l'escargot. Très franchement, d'où vient une tradition pareille? Pour avoir l'idée de manger ça, ces plats ont forcément dû être inventés pendant une période de famine et maintenant ils prétendent que c'est le summum de leur gastronomie. Ugh. Je secoue la tête et me recentre sur le sujet, pour ce que je mange de toute façon, je ne vais pas pinailler sur le buffet. « Ensuite, oui, la fameuse liste. Là aussi, la tâche est dure, sans mauvais jeu de mots il s’agit de réunir Laureline et les anciens collègues du porno » Sa grimace en dit long sur son avis, mais il paraît inévitable d'inviter la vieille bande d'amis de Tristan. S'il assume parfaitement sa carrière passée, autant en faire de même. « Mon esprit très peu objectif a juste envie de censurer des tonnes de personnes, il va falloir que tu fasses contrepoids sur ce coup là » Je hoche la tête, compréhensive. Inviter des gens qui ont passé du temps à travailler en tête à tête avec les parties intimes de son mari, c'est faire preuve de déjà beaucoup d'abnégation sans doute. « Ne t'en fais pas, déjà je n'ai pas à te convaincre de les inviter, ça aurait pu être pire. Et puis, un mélange des genres parmi la guest list peut donner une fête des plus sympathiques. Qui sait, les copines de fac de Laureline apprécieront peut-être cette petite touche de fantaisie. » Je lui assène un sourire ironique, ne pouvant m'empêcher d'être amusée par la situation, mais reprends tout de même avec une pointe de sérieux. « Cela dit je suis certaine que tout le monde consentira à faire un effort de bonne tenue et de bonne entente pour faire plaisir au brithday people. » Du moins, je l'espère fortement. « Je pense aussi. Il faut juste que je trouve un lieu maintenant, la maison de l’an dernier c’est trop banal et mon appartement n’est pas assez grand » Je me gratte le coin du sourcil, pensive, puis fini par lancer « Déjà on ferait ça à Oxford? Et sinon, je pense qu'on peut toujours louer un endroit, une jolie maison, un peu ancienne pour aller avec le thème peut-être. » Il semble approuver, tandis que le serveur rapplique avec l'addition « Oxford, oui... Et oui, très bonne idée. On peut visiter des lieux… Sinon je le ferai seul. C’est pour moi » Il s'étire et je souris, ne pouvant contenir une remarque « Quel gentleman tu fais ! » Et derrière cette épaisse couche d'ironie, je sais qu'il y a une part de vrai d'ailleurs. Il a de bonnes manières, on peut lui accorder ça. « On reparlera de toute ça, de toute façon. En toute discrétion évidemment, mais ça ne devrait pas trop poser de problème » Je joins mon rire au sien, il est vrai que nous sommes le parfait exemple du type mystérieux. « Aucun problème bien sûr, compte sur moi. » J'enfile ma veste avec un léger soupir et d'un commun accord nous nous levons puis prenons le chemin de la sortie, où nous nous séparons avec une bise. Ce petit entretien a pris une tournure inattendue mais des plus agréables et c'est la tête pleine d'idées et le coeur plus léger que je regagner mon appartement.


Dernière édition par Rose M. Foster le Mer 16 Mai - 23:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Please tell your boyfriend to fuck off?    Mer 16 Mai - 19:49

Un rendez-vous avec Rose. Je fronce le nez en glissant mon téléphone portable dans la poche intérieure de ma veste, incapable de m’empêcher de me demander ce qu’elle me veut. Est-ce que je vais mourir assassiné dans d’atroces souffrances pour avoir seulement participé au piège grandement tendu par Tristan afin de rabibocher sa relation avec un certain américain livreur de pizza ? Je ne pense pas qu’elle aille jusqu’au meurtre, mais si je me souviens bien, avant que nous ne trouvions des points sur lesquels nous accorder Rose n’était pas ma plus grande fan. Elle m’a donné rendez vous dans un lieu hautement appréciable ceci dit et vraiment chic, ce qui me laisse à penser que la conversation est au goût du jour plus qu’un quelconque affrontement aux armes. Je quitte l’appartement avec suffisamment d’avance pour ne pas être en retard et m’engouffre dans ma voiture qui, sans doute par snobisme avancé, m’emmène partout même aux endroits les plus proches. Je ne suis pas exactement fan des transports en commun et je sais assez bien conduire moi-même pour me faire conduire par un taxi.

Je me gare quelques minutes après et entre rapidement dans le bistrot, retrouvant Rose sans aucune difficulté lorsqu’elle m’adresse un signe de la main, elle déjà installée à sa table. Une serveuse dépose un chocolat viennois devant elle et je m’approche avec un sourire légèrement sceptique, tandis qu’elle se lève pour me saluer. Je lui fais la bise et retire mon manteau que je laisse tomber sur le dossier de la chaise. « Bonjour Andy ! » Elle se rassoit et je l’imite, approchant ma chaise de la table et commandant un café à la serveuse toujours là. « Merci d'être venu, je sais que c'est un peu... bizarre. » J’hausse une épaule en lui offrant un sourire un peu plus décontracté. « J’avoue que j’ai un peu craint pour ma vie, et puis j’ai réalisé que le lieu choisi abritait bien trop de témoins ». Je lui assène un clin d’œil et remercie la serveuse qui m’a apporté mon café. « Est-ce que tout va bien ? » J’hausse un sourcil, je me doute que je ne suis pas la première personne qu’elle viendrait voir le cas échéant. « Je peux faire quelque chose pour toi ? »
« Oui, ça va, ça va. Mais hum... » Elle hésite un instant mais pas suffisamment longtemps pour que j’intervienne de nouveau. « Disons que je n'ai que très moyennement apprécié le petit numéro de la dernière fois et je sais très bien que c'est une idée de Tristan. Mais je me demandais si tu consentirai à... disons, veiller que ça ne se reproduise pas. » Elle sourit un peu et j’hausse un sourcil sceptique. Sérieusement, empêcher Tristan de s’investir dans la vie de ses amis ? Je pensais pourtant qu’ils étaient faits de la même veine, elle Tristan et Caro. « Je sais que tu peux comprendre à quel point ce genre d'intrusion est agaçant, d'ailleurs je m'excuse pour notre petit numéro avec Carolyn l'été dernier, même si je maintiens que les contextes étaient très différents. Tu vois, je comprends les blagues et les piques, je les accepte, mais là, ça a été un peu loin. » Les contextes étaient différents ? Je souris légèrement, amusé. Sa demande est compréhensible, je déteste que les gens s’occupent de ma vie privée à ma place, particulièrement quand je suis hésitant. Quand Tristan et moi commencions à assumer notre histoire, que la révélation auprès de mes parents était hasardeuse et qu’il fallait encore tenir le secret, que tout ça était hautement instable, j’aurais aimé qu’on me laisse le temps de me poser cinq minutes avant de m’entrainer dans les engagements, aussi inofficieux soient-ils. J’inspire et avale une gorgée de café. « Tristan s’investit dans la vie des gens, non pas parce que ça l’amuse, mais parce qu’il veut faire au mieux pour eux. » Je me mords la lèvre et acquiesce. « Il l’a fait parce qu’il pense sincèrement que tes… sentiments pour ce type méritent d’être… approfondis ». Je grimace, je ne suis pas la personne la mieux placée pour parler sentiments je crois. « Il a une vision assez juste des relations, ne discrédite pas trop vite son interprétation ». C’est juste un conseil, mon but n’est pas de l’insulter ou de la fâcher. « Mais je comprends, c’est ta vie, pas la sienne, ni même la notre. Je ferai mon possible pour limiter les interventions… ».

« Oh et je compte bien sûr sur toi pour être le premier à réfréner tes ardeurs. » Nice shot Rosie, je souris un peu, amusé et légèrement ironique. Ceci dit, passée toute forme d’humeur un peu vaseux qui pourrait être tenté de s’installer entre nous, et même si j’ai sans doute les allures du vieux moralisateur dans l’histoire, je pense ce que je dis à propos de Tristan et sa capacité à connaître et à reconnaître l’amour quand il arrive aux autres, aussi. « Cela dit, je ne doute pas que Tristan se soit beaucoup amusé... Même si je sais que ça partait d'une bonne intention. Tout comme Carolyn et moi l'an passé, à la différence près que Tris et toi étiez en effet un couple. J'admets volontiers que nos méthodes étaient douteuses mais on avait raison sur le fond... Bref, je sais bien qu'il croit faire ça pour mon bien et je comprends sa démarche. Mais parfois mes amis croient trop bien me connaître. » Je ricane un peu, elles avaient raison sur le contenu des valeurs qu’elles avaient envie de mettre en avant, pas sur le reste. Je le maintiens et suis relativement content de ne pas avoir cédé aux pressions cette fois-là. « Et sans vouloir reprendre dans les ardeurs et grands mouvements de réflexion, je pense que tout comme toi et Carolyn l’an passé, Tristan et moi avions également raison sur le fond ». Je lui assène un clin d’œil et avale une nouvelle gorgée de café. « Mais peu importe. Ce qui s’est passé l’an dernier a déjà trouvé une résolution, et l’épisode avec Jason aussi, sans doute. Plus d’interférences ». Je monte mon index jusqu’à ma tempe pour lui indiquer que c’est noté et souris un peu plus. « Oh, et je ne veux pas non plus que tu entres dans une de vos discussions sans fin avec Tris, je voulais juste... hum, entendre ton avis et assurer mes arrières je suppose. » J’acquiesce en reposant ma tasse et tousse légèrement. « Je ne compte pas lui faire la morale de toute façon. On rencontre des périodes difficiles nous aussi en ce moment, je me ferai l’économie d’une énième dispute en me contentant de réfréner nos prochaines idées salvatrices ».

« Et là, en bonne amie qui n'interfère pas dans la vie d'autrui, je ne m'inquiète pas du sujet de vos disputes et vous laisse régler vos problèmes tout seuls comme des grands, tout en vous assurant de mon soutien et de ma pleine attention si vous avez besoin de parler. » Elle m’offre un sourire fortement ironique et j’éclate de rire sans aucune forme de ménagement. Je termine finalement mon café et commente, vieux jeu sans doute. « Je comprends pourquoi vous êtes amis, Tristan et toi ». Je ricane un peu, inspirant pour retrouver contenance. Je l’imite en attrapant quelque chose au hasard dans le panier et soupire un peu. « Non pas que ce soit une interrogation existentielle que je me pose depuis que je suis arrivé, mais vous vous ressemblez plus qu’on ne pourrait le croire ». Je souris un peu en avalant le gâteau et inspire. Ca n’était pas franchement gagné, Rose et moi assis à la terrasse d’un café dans une discussion animée et même parfois ponctuée de rires.Elle reste songeuse un instant avant de répliquer à son tour. « Et moi je commence à vraiment comprendre ce qui te lie à Tristan. Et crois moi, c'est une interrogation existentielle pour moi depuis ton arrivée. » J’hausse les sourcils, ma curiosité naturelle attisée par la confession. Même si la tolérance est devenue mot d’ordre de mes relations avec les autres depuis que les gens ont compris que je ne voulais pas que m’envoyer mon cousin entre deux cours, souvent, ils ont du mal à comprendre le ressenti qui existe et les émotions engendrées. C’est compliqué, probablement inexplicable et terriblement désagréable de l’extérieur, et je n’ai pas franchement l’abondance des qualités sociales pour moi. Je ne suis pas hypocrite, je n’aime pas la surpopulation et je préfère de loin rester en retrait. Je venais à Oxford pour faire tomber Tristan, moi, malade, cinglé, amoureux, plein de désirs et de haine. Et finalement… « Je suis... désolée pour la façon dont je t'ai traité Andrea. Je t'ai sans doute mal jugé. » Woh, voilà qui est presque perturbant. « Hm, il est tant que je m’en aille, on va devenir sentimentaux ? » Je ris un peu et hausse une épaule. « Mon père m’a fait interner, mon seuil d’acceptation est devenu sans limite depuis que je suis arrivé. Une chance, ça n'avait jamais vraiment été le cas avant... Tu t’es méfiée, je l’aurais fait à ta place ». Je ne vais pas m’étaler sur le danger potentiel que j’aurais pu représenter si Tristan ne m’avait pas rejoint cette nuit là, inutile de redevenir le psychopathe.

« Tris te faisait confiance et moi pas, j'aurais dû l'écouter. Mais bon, l'important c'est qu'on en soit là aujourd'hui, qu'on ai trouvé... un équilibre. » Je souris un peu, garderai sur ce point mon scepticisme sur moi. Effectivement, il me faisait confiance, et il avait toutes les raisons de ne surtout pas le faire en réalité. Je voulais sa chute bien plus que son amour quand je suis arrivé ici, et celle de tous ses amis aussi. Rose est sans doute la seule à avoir vu vraiment juste de tous les autres, et ce n’était pourtant pas sans avoir lancé des signes évidents de méchanceté. Quoi qu’en y réfléchissant, Carolyn voyait d’un très mauvais œil ma présence ici, mais nous mettrons plutôt ça sur sa jalousie anticipée plutôt que sur une quelconque faille dans mon système de protection et de dissimulation. A bien y réfléchir finalement, le plus censé de l’histoire était peut être mon père. Je ricane un peu, pour moi, et hoche la tête avec force. « Effectivement, c’est le plus important. C’est pas comme si tu n’avais pas désormais tout le loisir d’apprécier mon invasive présence dans ta vie ». J’esquisse un sourire et change de sujet, tant que je l’ai sous la main. « Au fait, je compte organiser l’anniversaire de Tristan. Dans son dos. Et je pense que tu es la mieux placée pour faire dans la discrétion, sans parler de tes extraordinaires capacité d’événementiel ». Son sourire s’élargit, visiblement, l’idée prend. « Là, on cause Leroy-Duchesne. » Je ris un peu devant son air de tueuse en série en train de se faire recruter et inspire pour retrouver mon sérieux. « Tu avais quelque chose en tête? » J’hausse une épaule. « Plus ou moins. Je veux faire les choses en grand, je vais donc vraisemblablement louer quelque chose. Et il nous faudrait un thème, aussi. Il faut également que j’appelle Léandre, étant donné que l’anniversaire de Tristan et celui de Laureline ne sont pas vraiment détachables l’un de l’autre… Je pense qu’il faut faire les choses bien. Tristan voudra une soirée de jeunes avec de l’alcool mais Laureline préfèrerait sans doute un truc plus classieux. A nous revient la dure tâche de trouver un compromis entre les deux – notre aide reposant dans mon gigantesque compte en banque ». Je souris un peu, évidemment, la prétention ne fait pas partie des traits de caractère que je ne possède pas.

« On peut être classe et boire de l'alcool, ce n'est pas incompatible... Regarde-moi ! » Je ris un peu, rassuré par mes débordements de prétention, visiblement largement équilibrés par Rose. Cette entrevue prend une tournure réellement inespérée, ce qui est loin, vraiment très loin de me déplaire. « Plus sérieusement, il suffit de trouver un thème assez chic pour nécessiter de belles robes et une décoration à couper le souffle, tout en ayant la touche de décadence suffisante pour se permettre deux, trois fantaisies et beaucoup d'alcool. Quelque chose du genre Renaissance, bal masqué ou... Louis XIV. C'est français en plus. » Je souris un peu, sa réponse m’indique que j’ai effectivement choisi la meilleure personne pour me seconder dans la tâche entreprise. « Effectivement, tout ça m’a l’air fortement satisfaisant. J’aime beaucoup l’idée du bal masqué et c’est sans doute plus facile de prévoir un masque pour Tris sur place qu’un costume de Louis XIV… même si on mérite la fête des Rois, je te l’accorde ». Je souris un peu, amusé. « Certes, certes, de toute façon bal masqué c'est connoté Versailles, carnaval de Venise tout ça, il faudra donc bien définir les termes. Puis on ne veut pas voir un rigolo se pointer en costume de Zorro hein. » J’acquiesce lentement. « Effectivement, oui. Je suis prêt à engager des videurs s’il le faut pour que tout se passe correctement », j’ajoute, un peu songeur. « C’est la fin de l’année, la fin des examens, et il faut absolument que tout soit parfait du début à la fin ». Je crois les bras, déterminé. « J’appellerai Léandre pour savoir s’il a des invités particuliers en tête pour Laureline mais ça le mettra sans doute plus à l’aise de t’appeler pour le signaler, si ça ne t’ennuie pas ». Mon presque beau-frère ou que sais-je encore et moi ne sommes pas exactement les meilleurs amis du monde, même s’il tolère à présent ma présence et appuie son ami dans ses choix. J’hausse une épaule. « Les Hastings-Bass fourniront l’alcool de luxe, sans vouloir pousser le vice on pourrait aller goûter les vins de Bart, j’ai cru comprendre que vous étiez plutôt amis », je la taquine, un peu amusé. « Je m'occupe de Léandre et il se penchera sur le côté Laureline de l'affaire. De toute façon j'ai besoin de lui pour ma tenue. » Je ris un peu, mais apprécie franchement l’ordre de ses priorités. Je ne ferai pas appel à Léandre pour ma part, non pas parce que je remets en doute ses dons de créateur, simplement pour les raisons déjà précédemment évoquées. « Et oui, Bart m'a promis une dégustation, je pense que tu peux en être, tu as tes entrées chez les Hastings-Bass d'après ce que j'ai compris. » Effectivement, plutôt de manière régulière, Blair et Bart ayant été les premières personnes averties de manière officielle de ma relation avec Tristan et ma mère ayant fréquenté le père de Blair pendant une courte mais mémorable durée, on peut presque dire qu’ils font tous deux parties de la famille. J’acquiesce, amusé, et l’écoute poursuivre. « De toute façon, l'alcool est rarement un problème dans les soirées que j'organise. Et pour le buffet, je me contenterai d'ajouter quelques denrées comestibles au milieu de votre gastronomie française pour que les gens de mon espèce puissent survivre. Le vrai casse-tête va sans doute être la liste des invités. » J’éclate de rire de nouveau et acquiesce. « Va pour les quelques denrées comestibles, mais je te jure que nous mangeons des choses délicieuses et pas forcément extravagantes, je suis prêt à le prouver ». Je ris et inspire. « Ensuite, oui, la fameuse liste. Là aussi, la tâche est dure, sans mauvais jeu de mots il s’agit de réunir Laureline et les anciens collègues du porno ». Je grimace un peu, si je pouvais zapper Evan je ne m’en priverai pas mais ça n’est pas possible. « Mon esprit très peu objectif a juste envie de censurer des tonnes de personnes, il va falloir que tu fasses contrepoids sur ce coup là ». Je soupire un peu et m’amuse de moi-même. Elle hoche la tête, semble cependant compréhensive. « Ne t'en fais pas, déjà je n'ai pas à te convaincre de les inviter, ça aurait pu être pire. Et puis, un mélange des genres parmi la guest list peut donner une fête des plus sympathiques. Qui sait, les copines de fac de Laureline apprécieront peut-être cette petite touche de fantaisie. » Je ris un peu en imaginant Laureline et Evan dans leurs mondes respectifs se rencontrer tels quels. Mon Dieu, ça n’est franchement pas demain la veille. Fort heureusement, Evan sera habillé, Laureline détendue et tout se passera bien. Sans quoi je risquerai de commettre un meurtre, rien de grave donc. « Cela dit je suis certaine que tout le monde consentira à faire un effort de bonne tenue et de bonne entente pour faire plaisir au brithday people. » J’acquiesce, un peu rassuré par son assurance. « Je pense aussi. Il faut juste que je trouve un lieu maintenant, la maison de l’an dernier c’est trop banal et mon appartement n’est pas assez grand ». Hors de question de réquisitionner le Claridge, il faut faire une fête à la fois grandiose et intime, loin de nos soucis d’adultes qui nous prennent bien trop la tête en ce moment. « Déjà on ferait ça à Oxford? Et sinon, je pense qu'on peut toujours louer un endroit, une jolie maison, un peu ancienne pour aller avec le thème peut-être. » Je hoche la tête, décidé. « Oxford, oui... Et oui, très bonne idée. On peut visiter des lieux… Sinon je le ferai seul ». J’inspire et attrape l’addition que le serveur amène. « C’est pour moi ». Je m’étire de nouveau. « On reparlera de toute ça, de toute façon. En toute discrétion évidemment, mais ça ne devrait pas trop poser de problème ». Je ris un peu, je suis assez sûr de moi sur ce coup là. Je paye, riant de ses boutades, et acquiesce une dernière remarque. « Aucun problème bien sûr, compte sur moi. », la remerciant au passage, sincèrement. Je remets ma veste et nous sortons, nous séparant sur une bise après ma foi une entrevue inespérément productive.
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