our time is running out w/ lux

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MessageSujet: our time is running out w/ lux   Sam 5 Mai - 18:57

Je sors du bureau du doyen avec qui j’ai pu m’entretenir au sujet du tournage de ma série. Bien entendu je me doutais du fait qu’il serait atrocement difficile de le convaincre de me laisser tourner ici avec l’équipe, mais je n’étais pas à cours d’arguments en précisant que moderniser l’image de l’université pourrait en autre nuancer un peu l’image trop vieillissante et religieuse d’Oxford, quand à côté on donnait une image plus accessible de Cambridge. Après avoir rappelé que le tournage d’Harry Potter avait requis les locaux et fait grimper en flèche les visites de l’université par les touristes de tout pays, j’avais fini par conclure sur le fait que ma série se voulait clairement dans l’esprit d’acceptation et de tolérance qui faisait la richesse de la culture britannique. Et le coup de maître avait été réalisé sans que je n’ai besoin de coucher pour ça.

La maturité et moi ça fait vraiment un million, d’ailleurs il suffit que je foule les allée de mon université pour me rendre compte que finalement je n’ai pas changé tant que ça. Il m’est arrivé des tas de choses cette année, des choses qui m’ont en autre permis d’arriver à une triste conclusion. Je suis une immonde garce et les gens ici ont fini par l’oublier. Alors que je flâne un café à la main avant de rejoindre mon groupe d’amis, un élève me percute me faisant renverser ma collation. J’ouvre la bouche en remarquant qu’il ne prends pas même le temps de présenter des excuses. Je rêve. Je jette un coup d’œil à mon café à moitié vide, et décide de poursuivre l’impudent. « Excuse moi ?» Je lui offre un sourire parfaitement carnassier et je lui lance le fond de mon café au visage. « Je ne sais pas si tu es arrivé en cours de semestre ou si tu es venu passer un test de langue pour l’année prochaine, mais sache qu’on ne bouscule pas Tristan Faure et encore moins sans se confondre en excuses si d’aventure ça devait arriver. Oxford est la ville parfaite pour apprendre les bonnes manières. » Je lui fais dos et jette mon gobelet dans une poubelle.

Je poursuis ma ronde avec nostalgie, notre groupe n’a jamais été aussi éclaté. On peux me blâmer pour avoir préféré prendre un peu de temps pour moi, mais force est de constater que tout cela manque à tout le monde. On veut grandir trop vite et en fin de compte on se rend compte que quoi qu’il arrive tout ça prendra le temps qu’il faudra. Lemon est persuadée qu’on ne se rend pas compte de son plongeon radical dans la troisième dimension. Ceux qui ne savent pas qu’elle geeke, doivent au moins se douter de quelque chose. Prétendre être la blonde populaire de notre groupe ne l’intéresse plus tant que ça maintenant qu’elle sort avec cet extra terrestre de Jayden Lynch. En tant qu’ami exemplaire et ex faux petit ami qui ne veut que son bien, je suppose que je peux tolérer ce garçon, en tant que Tristan Faure et ami jaloux, la chose devient difficile, ne serais-ce qu’à cause de son style vestimentaire. Si ça ne tenait qu’à moi, il aurait tout à fait le profil de personne à martyriser pour le plaisir et pour entretenir l’aura de crainte que je suis censé inspirer et qui n’est plus du tout au goût du jour si on se fie à ce garçon qui vient -je n’irais pas jusqu’à dire impunément- de me foncer dessus. Ouais Lemon se fiche de tout ça maintenant, je me demande même pourquoi ce n’est pas arrivé avant. J’ai découvert sans trop de difficulté qu’elle avait crée un second profil facebook pour ses « vrais » amis. Elle peut justifier ça comme elle veut, j’ai l’impression qu’elle a fait un choix. Des gens comme Rose ou Carolyn ne s’en rendent peut être pas compte, mais moi qui suis juste le garçon populaire qui lui servait de couverture, je ne lui suis plus d’une grande utilité maintenant. Je laisse échapper un sourire et souris, je ne vais tout de même pas jalouser un geek, tout le monde fait des choix, et il se trouve que le mien s’est toujours porté sur les garces snob et élitistes, on ne se refait pas.

En parlant de garces, Lux n’est pas accompagnée d’Elise pour une fois. Je m’avance vers elle avec un sourire. Nous avons eu l’occasion de parler durant une soirée mouvementée au kings arms, avant cela nous n’avions jamais vraiment discuté. « Oh tiens Lux, tu n’es pas accompagnée de Mercier la sorcière ? » Voilà un adorable petit surnom qui sied parfaitement à Elise. « Ton sujet d’exam était truqué lui aussi ? » Je lance distraitement, m’étant particulièrement amusé sur ma dissertation de philosophie avant qu’on interrompe le massacre et qu’on reporte cet exam un samedi après midi.
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MessageSujet: Re: our time is running out w/ lux   Mer 9 Mai - 17:10

« Vous deviez me livrer sous 48h. J’ai passé commande lundi, nous sommes mercredi, j’aurais dû recevoir mon colis ce matin. Or, en ouvrant ma boite aux lettres ce matin, devinez ce que j’y ai trouvé : rien ! » De la main, je saluais Chandler, qui sortait de la salle à son tour et me fit une grimace amusée. Le cours venait de se terminer, et à peine le pied dans le couloir je m’étais jeté sur mon téléphone pour composer le numéro du magasin de chaussures auprès duquel j’avais commandé une sublime paire de bottes. « Je me fiche complètement que votre mère soit malade et que vous deviez rester auprès d’elle ! » Seulement voilà, la livraison n’avait pas été faite, me poussant à m’adonner à une de mes activités favorites : faire pleurer le petit personnel. « Savez-vous seulement qui je suis ? » menaçais-je en esquissant un méchant petit sourire.
Les minutes qui suivirent furent ponctuées de diverses menaces, toutes incluant une action en justice que l’un ou l’autre de mes parents, tous deux avocats réputés, pourraient mener à l’encontre du magasin. Satisfaite, et avec l’écho des sanglots qui résonnaient dans mon téléphone, je raccrochais enfin. Ces bottes, je n’en avais même pas besoin, j’aurais très bien pu attendre quelques jours de plus. En prenant conscience à quel point j’avais changé depuis que j’avais intégré Oxford, je fronçais les sourcils. D’accord, j’avais toujours été un peu peste, mais ce côté de ma personnalité semblait s’être exacerbé par toute la rancœur que j’éprouvais à être coincée ici. Est-ce que j’allais finir par devenir une vieille fille aigrie et tellement pleine de ressentiment que plus aucun sentiment n’aurait de place en moi ? Comme il me tardait de pouvoir quitter cette université pour retourner à Cambridge, où j’appartenais vraiment.

Avec un soupir, je fourrais mon téléphone au fond de mon sac, et remontais le couloir, direction la salle informatique à côté de la bibliothèque principale. Parce que je passais un temps fou à colporter des rumeurs sur Internet, et à guetter chaque nouvelle facétie des Trouble Makers, je pouvais dire sans me vanter que je savais me servir d’un ordinateur. Malheureusement, cette matière était obligatoire pour les élèves de première année, aussi d’ici une demi-heure je serais assise devant un ordinateur, à écouter le discours assommant d’un professeur certes jeune, mais persuadé d’être le seul à savoir envoyer un fichier joint à un mail. En faisant un arrêt devant le panneau d’affichage constellé de petites annonces, j’entendis quelques éclats de voix auxquels je ne pris pas garde, avant de comprendre qu’on s’adressait à moi, et je me tournais à demi pour reconnaitre le profil de Tristant.
En temps normal, Tristan et moi n’aurions jamais dû faire connaissance. Si ma mémoire ne me faisait pas défaut, il était étudiant en philosophie, alors que j’étudiais –ô joie- le droit. Nous ne fréquentions par les mêmes cercles d’amis, mais si nous nous connaissions de vue, c’est parce que j’étais la meilleure amie d’Elise, qui semblait entretenir avec Tristan une relation exclusivement consacrée à la haine de l’autre. Ils se méprisaient, se détestaient et ne manquaient jamais une occasion de s’envoyer quelques remarques bien senties à la figure. Enfin, aux dernières nouvelles, parce qu’il me semblait que la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés en face, Tristan avait adopté une autre attitude, usant d’un ton mielleux qui avait fait enragé Elise. Elle n’avait de cesse de cracher les pires horreurs concernant le jeune homme, et peut-être celui-ci faisait-il la même chose de son côté. Mais je ne le connaissais pas, je n’avais rien à lui reproché, je réservais donc mon avis le concernant. Quand bien même nous ne nous étions jamais adressé la parole, je n’éprouvais rien à son égard. En fait, il m’était complètement indifférent.
Pourtant, quelques jours auparavant, nous nous étions retrouvés une nouvelle fois à la même soirée, sauf que cette fois-ci, Elise était absente, et au lieu de simplement nous ignorer, comme nous l’avions toujours fait, Tristan était venu me voir. A la question « comment peux-tu être amie avec une garce comme Elise ? » je n’avais pu m’empêcher de lui demander s’il était vraiment un salaud comme on me le répète sans cesse. Il l’avait plutôt bien pris, et au final, nous avions pu nous parler. Bon, nous n’avions pas grand-chose en commun, c’est vrai, et mon amitié avec Elise ne saurait être mise à mal pour un garçon que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, mais curieusement, j’avais passé un excellent moment. Ensemble, nous avions contemplé les dégâts causés, une nouvelle fois, par les Trouble Makers, et il avait eu l’extrême amabilité de m’offrir une coupe de champagne pour compenser le manque d’alcool. Je n’avais pas eu trop de mal à passer outre les nombreuses fois où Elise m’avait assuré qu’il n’était pas fréquentable, que ce n’était qu’un odieux personnage, etc, etc… pour me faire, enfin, ma propre opinion. Je n’avais pas été déçue, puisque je m’étais vraiment bien amusée, et même si depuis nous n’étions certes pas devenus les meilleurs amis du monde, je gardais un bon souvenir de cette soirée.

Je lui jetais un bref regard d’avertissement : je l’aimais bien, mais Elise était mon amie, alors il valait mieux qu’il ne se permette pas trop de familiarités la concernant. Je ne pus cependant m’empêcher d’adoucir ce coup d’œil par un sourire en coin, et dédaignait sa première question, pour répondre à la seconde. « J’ai dû analyser une obscure chanson, d’un obscur chanteur français. Aucun rapport avec mes cours, si ce n’est le titre de cette foutue chanson : Qui a le droit. Tu vois un peu le genre. » expliquais-je rapidement en secouant doucement la tête de droite à gauche, partagée entre l’amusement et la consternation face à ce souvenir. Je m’étais pliée aux règles et avais fait mon analyse de texte, tout en sachant que cela ne servirait à rien. Et évidemment, l’examen avait finalement été annulé et reporté à samedi. Je me consolais en disant que je connaissais suffisamment mes cours pour ne pas trop m’inquiéter, mais j’étais assez furieuse de devoir passer mon samedi le nez penché sur une copie au lieu de pouvoir aller m’amuser. « J’aurais préféré avoir votre sujet sur les canards en plastique. Tes parents aussi ont reçus la lettre d’excuse du doyen ? Les miens étaient scandalisés, et voulaient intenter un procès aux coupables. » me moquais-je. « N’empêche qu’avec tout ça, je perds mon samedi. » soupirais-je avec mauvaise humeur.
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