snobisme & élitisme w/ Andrestan

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MessageSujet: snobisme & élitisme w/ Andrestan   Mer 2 Mai - 17:01

Un sourire s’étire sur mes lèvres alors que je recoiffe un peu ma mèche pour l’occasion. Mon prétentieux de mari aux boucles l’oréal paris est enfin de retour et j’ai bien du mal à contenir mon impatience. Il faut cependant que les choses soient faites correctement pour son altesse Andrea Leroy Duchesne, surtout quand on sait que je vais devoir lui annoncer le retour de mon ex en ville. Je face une minute la glace avant de sortir pour emprunter le taxi qui me conduit déjà devant chez parents. Mon cœur se met alors à battre un peut plus vite, signe rassurant qu’une semaine sans lui n’a pas franchement changé les sentiments qui m’habitent depuis déjà presque un an. Je lui envoie un message pour lui spécifier que je suis dehors près du taxi. Quelques pauvres minutes s’écoulent d’ailleurs avant qu’une main vienne retracer la courbe de mon dos. Je me retourne et il rejoint assez naturellement mes bras qui l’encadrent précieusement. Dire que ma drama queen m’a manqué serait un euphémisme. « Bonsoir. » Mon sourire s’étire jusqu’à ce que nos lèvres se décident à se joindre pour un baiser mêlant tendresse, langues et passion. Ma main vient ensuite prendre possession de la sienne et nous montons dans le taxi qui a prévu de nous déposer dans un très bon restaurant londonien. Me jeter sur lui comme un désespéré salirait non seulement la table en verre mais aussi ma réputation, je veux faire les choses correctement, avec snobisme et élitisme donc. J’embrasse sa tempe et me concentre de nouveau sur la route. « Je t’emmène dîner, et ne me demande pas en quel honneur, à force de te le répéter tu vas finir par te lasser de l’entendre. » Je ris un peu de la pirouette utilisée pour lui une énième fois à quel point je peux être lamentablement atteint en ce qui concerne l’amour que je lui porte. Le taxi nous dépose devant une magnifique devanture, restaurant français bien sur, je n’allais pas lui imposer le poisson pané et les petits poids pas cuits pour son retour. Il se saisit de mon bras et nous nous dirigeons à l’intérieur ou nous sommes immédiatement placés. « Tu as mis les petits plats dans les grands pour mon retour mon amour ? » Ca me fait toujours rire qu’il m’appelle ainsi, et à chaque fois que je l’entends, je songe à l’Andrea qui m’a toujours détesté et m’amuse du changement de direction radical de notre relation. Je suis l’amour de la vie d’Andrea Leroy Duchesne, et ça en soit c’est très perturbant d’autant plus que je n’ai jamais eu l’occasion de le voir utiliser ces mots là avec une de ses ex petites amies. J’ai toujours eu face à moi un être qui ne parlait pas de ses sentiments et qui se refusait à les exhiber, allant même jusqu’à me reprocher de le faire à une certaine époque, alors le tout ne peut que continuer de me surprendre. Mais c’est ce qui fait la force de notre relation, de se découvrir à chaque fois, de rien considérer comme acquis, surtout pas nos sentiments.

Je m’installe en face de lui. « Pas pour ton retour, uniquement parce que mon mari mérite l’excellence. Je me dois de te faire honneur maintenant que j’ai signé ce registre. » Je laisse un sourire s’esquisser sur mes lèvres et consulte le menu qu’on nous tend déjà. Maintenant que nous avons réussi à imposer notre relation et à lui offrir la légitimité, je m’offre le droit de réaliser des rêves que je me croyais interdits. Le plus important de tous ceux que j’avais pu formuler, c’était bien de traiter la femme de ma vie comme on aurait traité une princesse. Le fait qu’Andrea soit un homme ne change rien à la pratique et je suis aujourd’hui tellement fier qu’il porte ma bague.  « Tu m’as toujours fait honneur, enfin ». Je souris, c’est que j’ai au moins le mérite de faire bien les choses. Nos mains se rejoignent et mon pouce caresse sa paume distraitement dans un geste tendre. Maintenant qu’il est de nouveau près de moi, j’ai l’intime conviction que la vie va pouvoir reprendre son cours normalement. Les dernières semaines n’ont pas été évidentes, et nous savons sans avoir à rappeler ce douloureux souvenir que notre relation a été mise à rude épreuve et que jamais l’échec n’a été aussi proche. Mon regard se pose alors sur lui.  « Je pense que je vais manger des fruits de mer ». Je hoche la tête, sélectionnant un plat à mon tour.  « Alors, comment s’est passée la semaine ? Pas de catastrophe en vue ? » Enchaîne il visiblement décidé à en apprendre davantage sur ma semaine passée en solitaire. « Les catastrophes n’ont pas la même saveur sans toi. » Je lance en accompagnant ma remarque d’un très léger rire. « J’ai juste vu Apollon en ville, si tu considères ça comme une catastrophe. » Autant le dire maintenant pour profiter de la soirée ensuite.

Sa réaction ne se fait pas attendre et si il ne retire pas sa main comme il aurait très bien pu le faire sous le joug de la colère l’ironie est elle nettement perceptible dans ses propos. « Quelle chance, il est de retour parmi nous ». Je tique, sais que ce petit détail va être source de désaccord important, notamment parce que je suis du genre à rester en bon terme avec mes exs. Calliope étant l’exception qui confirme la règle. Apollon et Lexia sont à présent de très bons amis, des amis qui m’ont hébergé à une époque de transition ou je voyageais sans but précis à donner à mon existence. « Il va bien ? » Je hausse les épaules. « Il est très satisfait d’avoir enfin fait carrière. » Je ne vais pas non plus m’attarder sur les détails, Andrea ne peut pas l’encadrer, et ce non seulement parce qu’il connaît notre histoire commune mais également parce qu’il est exactement tout ce qu’il déteste. Les deux garçons que j’ai fréquenté sont d’ailleurs deux personnalités complètement opposées. Il ricane, ce qu’il peut être mauvais quand il s’y met. « Il a fait carrière, vraiment ? » Andrea a toujours été sceptique sur son talent musical, Lexia aussi, moi aussi, seulement moi j’ai suivi les débuts de son groupe en tant que son petit ami et il avait bien fallu que je m’y intéresse un minimum. Disons que ça s’écoute, mais que ça n’a rien avoir avec Mozart ou Beethoven les grands amis d’Andrea. « Je suis ravi pour lui, vraiment » Je hausse les sourcils, si il pouvait m’éviter l’hypocrisie, ce serait avec plaisir. Un serveur vient nous apporter un peu de vin et nous rendons la commande tandis qu’un certain malaise s’installe à la table. « Si c’est la seule catastrophe, je suppose qu’on s’en sort bien » Vu comme ça. C’est sur qu’on a vu pire. « Je ne vais pas vous forcer à dîner ensemble de toute façon. » Sa réponse ne tarde pas, et montre à quel point l’idée lui est désagréable ce qui ne m’étonne même pas. Andrea veut bien faire des efforts avec les pornstars, mais pas avec les ratés que j’ai pu fréquenter, ça non. « J’espère bien » Mais au final ce n’est pas si grave, on ne force pas son mari bien sous tout rapport et bipolaire à fraterniser avec les mecs à emmerdes. Il en a assez d’un dont il porte la bague. Me tenir à l’écart de sa perfection avait de toute façon été presque impossible. Nos plats arrivent et je finis par prendre une bouchée du mien. Une odeur pestilentielle vient alors chatouiller mes narines alors qu’un individu très mal habillé vient se présenter accompagné d’une femme fagotée comme une fille de joie. Je grimace. Andrea lui semble prêt à exploser, et il interpelle le serveur pour s’indigner de la présence de notre couple de très honnêtes travailleurs. Je hausse un sourcil, lui demande explicitement qu’on renvoie ces pauvres gens chez eux. J’avise le serveur moi aussi et ajoute. « Les bas résille pourraient vraiment nuire à la réputation de l’établissement. L’odeur aussi vous me direz, sachez que dans un véritable restaurant français on ne tolérerait pas ça. » Il s’en va renvoyer ces gens et je plante mon regard dans celui d’Andrea. « Et sinon, tes vacances en famille ? »

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Dernière édition par Tristan W. Faure le Sam 5 Mai - 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: snobisme & élitisme w/ Andrestan   Mer 2 Mai - 17:04

Aéroport de Londres, il est presque dix sept heures et mon père me tend ma valise que je récupère avec légèreté. Les dernières vacances dont j’ai profité étaient consacrées à ma lune de miel, mais cette fois-ci je suis parti en famille, tâchant de comprendre tant bien que mal comme mes parents vivaient leur couple plein de renouveau, et tâchant surtout de respirer un peu l’air étranger. La décision a été prise rapidement, mes parents ont proposé de m’emmener prendre l’air à Saint Barthélémy pour une semaine après qu’un collège de mon père ait proposé de lui prêter sa résidence secondaire. La séparation a été difficile, surtout après les moments que nous avons traversés avant mon départ, mais elle n’en était pas moins nécessaire et bénéfique. Lui laisser le temps de récupérer et prendre moi-même le temps de me remettre sur les rails de ma vie ne pouvait nous apporter que des résultats positifs, et je sais ce soir que je rentre en meilleure forme de ces vacances improvisées. J’attrape ma valise que je traine sagement derrière ma mère, cachée derrière des lunettes de soleil dont elle pourrait largement se passer considérant la grisaille de Londres qui remplace pour nous les 35° de l’île française.
Un taxi nous attend qui nous emmène directement à l’appartement Londonien de ma mère, qui je crois ne va pas tarder à devenir celui de mon père également. Je n’ai pas bien saisi si leur objectif était ou non de se remarier, mais ils n’ont jamais autant ressemblé à un couple amoureux qu’en ce moment, et je dois avouer que la transformation opérée par mon père est, par bien des aspects, entièrement positive.

« Tu retrouves Tristan bientôt ? » Ma mère me questionne en déposant une tasse de thé sur la table, devant moi. J’acquiesce en la remerciant. « Il passe me chercher dès qu’il a fini de se préparer ». Elle sourit un peu et inspire, passant sa main dans mes cheveux avec affection. « Je suis contente que les choses aillent mieux ». Je me mords un peu la lèvre et hoche la tête, je ne sais toujours pas exactement où j’en suis mais même cet état de questionnement perpétuel me semble plus naturel que le déni dans lequel je me suis fourré avec talent ces dernières semaines. Je n’ai pas revu Megan mais il faudra que je m’y résolve, ne serait-ce que pour obtenir les réponses à mes questions. Mon téléphone vibre avec un peu plus d’empressement, j’offre un sourire d’excuse à ma mère et termine ma tasse avant de me relever d’un geste rapide. Je m’empare de ma veste et l’embrasse. « Tu remercieras encore Papa pour moi », mon père dort dans sa chambre, inutile de le déranger pour lui expliquer que je vais retrouver mon mari. Je passe la porte et sors de l’immeuble, le cherchant des yeux. Mon rythme cardiaque s’accélère notablement et mes muscles s’impatientent, privé de contact pendant une longue semaine. Je finis par l’apercevoir et m’approche à grands pas, glissant ma main dans son dos pour qu’il se retourne et lui offrant un sourire de soulagement mêlé de bonheur. « Bonsoir ». Mes bras l’entourent, possessifs, et mon cœur signifie sa satisfaction à grand renfort de battements excessifs. Nos lèvres s’emmêlent avec la facilité de l’habitude et sa main s’empare de la mienne tendrement. « Je t’emmène dîner, et ne me demande pas en quel honneur, à force de te le répéter tu vas finir par te lasser de l’entendre. » Je souris un peu, il me connaît décidément trop bien et d’une manière un peu déconcertante, en venant même à anticiper mes questions qui sont sans doute rhétoriques mais pourraient au moins ne pas lui être habituelles. Nous nous insérons dans le taxi et ma main caresse la sienne doucement. Je fixe les rues de Londres qui défilent sous nos yeux, tranquilles, habité par l’impression du retour à la maison et, par la même occasion, à la vraie vie. J’inspire un peu et ne sors de mes pensées que lorsque le taxi s’arrête, devant la devanture classieuse d’un restaurant français plusieurs fois étoilé. Je sors de la voiture avant lui et attend qu’il me rejoigne sur le trottoir pour m’élancer. Je lisse ma veste et prends son bras tandis que nous nous avançons vers l’entrée. « Tu as mis les petits plats dans les grands pour mon retour mon amour ? » Je lui offre un sourire amusé et le laisse guider. Nous entrons et un serveur se précipite presque pour nous installer le plus rapidement possible à notre table. Nous nous installons et je m’empare de la carte que le serveur me tend en m’amusant du fait que ce soit celle dépourvue de prix. « Pas pour ton retour, uniquement parce que mon mari mérite l’excellence. Je me dois de te faire honneur maintenant que j’ai signé ce registre. » Je relève les yeux et souris en soupirant d’aise. Ces vacances se sont bien passées mais le manque qu’il crée dans mon organisme est difficile à gérer sur une période dépassant quelques jours et le retrouver devient souvent une question omniprésente dans mon esprit un peu paumé. Quand j’y réfléchis bien, le fait que nous ayons réussi à arriver jusqu’à ici est presque miraculeux, et tous les obstacles déjà franchis auraient dû nous laisser la possibilité de souffler au moins quelques années. Je fronce un peu le nez, il m’est arrivé régulièrement de penser à ces dernières semaines tout aussi loin de l’Angleterre que je me trouve et force est de constater que si Megan va mieux pour l’instant, le problème se posera à nous de nouveau un jour prochain. Mon cœur ne peut s’empêcher de se demander si les mêmes problèmes amèneront tragiquement les mêmes solutions. J’inspire, plongé avec attention dans la carte, et secoue la tête. Plus tard. Ma main se glisse sur la sienne sur la belle nappe blanche. « Tu m’as toujours fait honneur, enfin ». Je ris un peu et dépose la carte en m’étirant un peu, les effets du décalage horaire sont vifs. « Je pense que je vais manger des fruits de mer ». Je caresse distraitement sa main en observant le décor du restaurant. Ca n’est pas parce que j’ai été guidé toute ma vie par l’excellence et le luxe que je ne m’autorise plus à être admiratif devant les belles choses, et je dois avouer que ce restaurant ne manque pas de classe. « Alors, comment s’est passée la semaine ? Pas de catastrophe en vue ? » Les examens s’annoncent en plus, je profiterai volontiers de quelques semaines de calme. « Les catastrophes n’ont pas la même saveur sans toi. » Il rit légèrement et je me mords la lèvre en secouant la tête. C’est vrai que nous sommes plutôt bons dans le genre catastrophes perpétuellement essuyées, mais il est aussi agréable de nous enfermer dans une routine tranquille. « J’ai juste vu Apollon en ville, si tu considères ça comme une catastrophe. » Je me fige sans pour autant retirer ma main de la sienne et le fixe, étrangement contrarié par la seule entente du prénom. « Quelle chance, il est de retour parmi nous ». Non pas que j’ai jamais été proche de cet atroce connard une seule fois dans ma vie, mais l’ironie transparait dans le ton de ma voix sans que je n’ai besoin de l’éclairer sur le fond de mes pensées. Apollon restera toujours associé à plusieurs points très obscurs et déplaisants de ma vie, commençant par l’annonce du couple qu’il a formé avec Tristan, éloignant mon cousin du chemin que nous suivions côté à côté depuis de nombreuses années, puis par la rupture et la tentative de suicide. Ces souvenirs laissent un goût amer à mon esprit, mais j’inspire, ce soir n’est pas vraiment le moment pour se laisser contrarier. « Il va bien ? » Ma main caresse la sienne de nouveau, ça n’est pas franchement à lui qu’il faut en vouloir et je viens à peine de rentrer. Il hausse une épaule avant de répondre. « Il est très satisfait d’avoir enfin fait carrière. » Je n’arrive pas à maitriser le ricanement qui m’échappe de la gorge, tousse un peu pour masquer l’agacement qui s’empare de moi. « Il a fait carrière, vraiment ? » J’hausse un sourcil sceptique et me maudis d’être si de manière si incontrôlable intolérant sur tous les éléments qui touchent à la vie de Tris avant que je ne le retrouve ici, et sans doute encore plus sur cet idiot. Je sais qu’il est son ami et il n’est pas question que cela change, mais je ne recevrais pas ce type pour dîner en tout cas, c’est certain. « Je suis ravi pour lui, vraiment ». Je fronce le nez, inspire, me concentre sur la positivité des retrouvailles. « Si c’est la seule catastrophe, je suppose qu’on s’en sort bien ». Je lui offre un sourire léger tandis que le serveur revient vers nous avec une bouteille de vin. Il se braque un peu, mais je ne vais pas prétendre que la nouvelle me ravit alors que ça n’est clairement pas le cas. « Je ne vais pas vous forcer à dîner ensemble de toute façon. » J’inspire, hoche la tête, voilà une bonne chose à savoir. « J’espère bien ». Je préfèrerai qu’il reste éloigné de mon appartement et si possible, de ma vie aussi, je ne connais que trop bien l’influence de ce genre de personne sur des gens comme Tristan. Heureusement, elle est bien loin l’époque du lycée où il était susceptible de se laisser entrainer. Nous sommes mariés maintenant et Apollon ne constitue même pas une concurrence digne de ce nom, je n’ai franchement pas de quoi être inquiété, il me suffira donc juste d’entre parler de son insupportable présence. Il ne commente pas, semble lui aussi un peu contrarié. Ca n’est pas franchement comme ça que j’imaginais nos retrouvailles mais après tout, c’est presque logique. Il fallait bien un Apollon pour pimenter un peu notre vie d’ordinaire si calme et routinière. Je roule des yeux tandis que le serveur nous apporte nos plats, et m’empare d’une serviette que je laisse échouer sur mes genoux avant de m’emparer des fruits de mer. Je fronce ceci dit rapidement le nez, me demandant si quelque chose là-dedans est pourri, puis relève les yeux, retenant un hoquet d’effroi. Un homme vient d’entrer habillé comme un clochard et vraisemblablement accompagné… d’une prostituée. Sérieusement ? J’interpelle le serveur qui passe et claque ma serviette sur la nappe, si tous les chieurs du monde ont décidé de foutre en l’air ma soirée ce soir, il est hors de question que je me laisse faire. « Vous allez sérieusement laisser dîner ces gens ici ? » J’écarte ma chaise, prêt à fuir, et secoue la tête de franche désapprobation, véritablement agacé. « Les bas résille pourraient vraiment nuire à la réputation de l’établissement. L’odeur aussi vous me direz, sachez que dans un véritable restaurant français on ne tolérerait pas ça. » J’hausse un sourcil, avise le serveur pour voir ce qu’il compte faire. Il semble hésiter mais se résigne finalement, le client est roi et c’est nous qui paierons, de toute évidence, la plus grosse addition. J’hoche la tête d’appréciation et ravise mon plat en tentant de retrouver une respiration normale et stable. Tristan tourne la tête vers moi et son regard se plonge dans le mien, l’incident a lavé toutes les tensions qui nous animaient il y a encore quelques instants. « Et sinon, tes vacances en famille ? » J’avale un morceau de temps et hausse une épaule. « C’était bien de s’éloigner ». J’inspire, regarde un instant autour de nous avant de me recentrer sur lui. « Je crois qu’ils vont finir par se remarier. Et ma mère a demandé sans arrêt de tes nouvelles, je crois qu’elle commence à se faire à l’idée ».
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