1ER MAI FÊTE DU MUGUET !

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MessageSujet: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Mar 1 Mai - 3:16


1ER MAI FËTE DU MUGUET !
des concours pour fêter ça

Et oui le jeu débile est de retour pour votre plus grand plaisir, voyons donc si vous êtes aussi bons à la cueillette qu’à la pêche ! Cette fois-ci nous allons tester votre rapidité, puisqu’un brin de muguet (grosse image difficile à louper du style du poisson du mois dernier) est cachée dans le RP, pas vraiment dur donc de le trouver, cependant il n’y en a qu’un alors dépêchez vous. Le premier d’entre vous gagnera 100 points, le second 50 et le 3ème seulement 25. Comme pour le mois précédent, le sergent pepper récoltera vos MPS, et vous tiendra au courant de l’avancée de la cueillette dans ce sujet ! CUEILLEZ BIEEN !

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


C’est peut être pas la meilleure période pour les concours, mais pour ceux qui ont un peu de temps, on va tenter de relancer quelques idées qu’on avait eu en septembre, avec à la clé cette fois ci pas mal de points (avec lesquels vous pourrez acheter un pévario sur la PA, un DC, bref vous l’aurez compris on veut que vous participiez!) Les thèmes de ce mois ci, seront :

L’INTRIGUE LA PLUS ACTIVE
Le principe est simple, la ville dont l’intrigue reçoit à la fin du mois le plus de réponses (si vous postez deux fois ça compte comme deux posts naturellement on vous arnaque pas) se verra attribuer 1000 points ! Les personnes qui auront participé à cette intrigue pourront réclamer 100 points de plus (par personnage présent, soit 200 si vous amenez votre DC) que les points qu’on attribue de base pour la participation à une intrigue !

LA SUGGESTION DU CHEF
Les troublemakers ont de bonnes idées, mais vous pourriez être le cerveau de la prochaine intervention de nos trouble-fêtes (les autres villes peuvent participer au jeu) il vous suffit donc d’envoyer au compte des troublemakers (sur le forum, il est noir c’est un pnj) une idée de blague et de victime, la meilleure blague sera réalisée sur le forum et vous rapportera 100 points. Attention cependant à bien saisir le concept les blagues des troublemakers sont plutôt du genre de la flaque d’huile d’olive devant le bureau de Mark, ou le décolorant dans la bouteille de shampoing.

LA DECLARATION D’AMOUR
Concours le plus libre sur sa forme, ça peut être un rp, instanta ou pas, qui compte dans le rp ou non d’ailleurs, il peut être complètement loufoque et irréaliste (ce rp devra contenir une déclaration d’amour à un autre personnage et ne pas s’éloigner du thème, si le rp se passe dans le futur, dans un univers parallèle, ou autre, spécifiez le dans votre entame de sujet) ou bien une lettre d’amour à un personnage, de la part d’un de vos perso ou même de vous même. (vous pouvez faire ça sérieusement comme avec humour) ou encore une création graphique, un montage, un blend, un gif. Vous pouvez faire un éloge de TTR aussi, c’est vous qui voyez ! Pour ce concours vous pourrez gagner 200 points, les membres éliront le gagnant. Si vous êtes beaucoup à participez nous feront en sorte qu’il y ai plusieurs gagnants. (Les admins peuvent participer pour le plaisir mais leurs points seront uniquement reversés aux villes.) En dehors des rp à deux, vous postez vos concours ici bien sur, les rps, vous nous donnez le lien.

NB : Pas d'inscription, pas d'obligation, vous envoyez au sergent pepper pour le muguet, aux troublemakers pour les blagues, et vous postez dans ce sujet pour les déclarations d'amour. Le flood est autorisé, c'est dans la joie et la bonne humeur !
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 12 Mai - 22:27

TIMOON FTW
VOTEEEEEEEZ POUR NOUS ON EST GENIAUX ET TROP DROLE !
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 12 Mai - 22:39

OUI VOTEZ POUR NOUUUUUS ! on est peut être pas le couple le plus classe de TTR mais on est de sérieux concurrents pour le couple le plus drôle
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 12 Mai - 22:51

XDDDDDD Parce qu'en plus il compte en rp xDDDDD
je vous admire
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 12 Mai - 23:14

MAIS CA PARLE DE MOI EN PLUS ! OK C'EST BON JE VOTE POUR VOUS
/me va lire leur rp maintenant Arrow WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 19 Mai - 17:39

Ok, on m'a dit qu'il fallait que je participe absolument à ce concours, parce que c'est Alden, quoi. Donc je l'ai fait. Sauf qu'au lieu d'écrire tout bêtement une lettre d'amour à Carolyn, je me suis compliqué la vie si bien que je vous ai pondu un texte de 2469 mots, avec mise en abyme et un personnage très très lunatique Arrow Avec beaucoup, beaucoup de HS donc (j'espère que vous m'en voulez pas trop )

Pour permettre une meilleur compréhension du pavé :
- Jonathan est le personnage d'Alden sur TTR de Lemon
- Nathalie est le personnage de Caro sur le TTR de Lemon
- Alden ne sait pas que Caro joue Nathalie

Les textes en italiques sont des textes de RP sur le TTR de Lemon. Voilà, enjoy!
BTW, je suis morte de rire en lisant le TIMOON, donc je vous en voudrais pas si vous votez pour eux xD

_________________________________________________________________________
Il est trois heures du matin passé. Je suis assis par terre, en tailleur, le dos appuyé contre le rebord de mon lit. Tout est éteint dans la maison et seule la lumière qui provient de mon ordi, posé sur mes jambes croisées, éclaire quelque peu ma chambre. On devine plus qu’on ne voit les piles de bouquins, de disques et de fringues (sales pour la plupart, j’en ai peur, que voulez-vous, ma mère n’est plus là pour faire mes lessives) qui recouvrent le moindre centimètre carré de ma chambre. Une guitare prend négligemment la poussière dans un coin, à côté d’une énorme peluche en forme de mouton et d’un fût de bière vidé à l’occasion de ma pendaison crémaillère. Le septième tome d’Harry Potter est en train de sécher sur une corde à linge suite à une malencontreuse rencontre avec un bol de punch (longue, longue histoire). De nombreuses photos sont accrochées sur les murs de ma chambre, j’en distingue quelques-unes malgré la pénombre : Larry déguisé en carotte, Oliver et moi à la dernière St-Patrick, Saoirse assise sur l’herbe, Rachel souriant de toutes ses dents à l’objectif, Leah assise sur le canapé de la colocation avec Garreth juste derrière. Un certain nombre de photos d’Irlande, de ma famille et des animaux sont aussi visibles le long des murs, ainsi que bien entendu toutes les photos de groupe que j’ai eu l’occasion de faire depuis que je suis arrivé en Angleterre : l’équipe d’aviron, un après-midi de révision chez Bonnie, un fou de rire pris sur le vif avec les Cambridgiens. Et juste au-dessus de ma table de nuit, une photo obtenue je-ne-sais-pas-trop-comment, volée peut-être, négociée plus probablement, une photo de Carolyn.

Je détourne les yeux de la photo, pour me re-concentrer sur mon ordinateur. Oui, parce que je ne reste pas debout jusqu’à trois heures du matin sans raison. Surtout quand j’ai cours de littérature étrangère, le lendemain à huit heures. Et qu’il n’y a pas d’alcool impliqué. Non, si je suis encore debout, c’est parce que Jonathan doit déclarer son amour fou à Nathalie. Avant que vous ne me demandiez, non, je ne suis pas fan d’une série quelconque qui ne passe que le jeudi soir à trois heures du matin. Jo, c’est mon personnage. Jo, c’est aussi moi, sans doute, tout ce que je voudrais être et que je ne suis pas. Il suffit de comparer nos vies sentimentales actuelles à vrai dire : alors que Jo a pris son courage à deux mains pour aller déclarer son amour à sa belle, j’en suis encore à rougir quand Carolyn rentre dans la même pièce que moi et nous n’échangerons sans doute jamais plus que le baiser enchanteur qu’elle m’a donné. Jo fait ce que je ne fais pas par peur ou par lâcheté. Jo, ma création est devenue mon modèle.

Parenthèse : Pour que tout ça soit plus clair, il faut sans doute que je vous explique : non, je ne suis pas (complètement) fou, je suis juste un joueur de rpg lambda (fou amoureux aussi, mais il n’y a aucun lien de cause à effet) sur un forum génial, Ticket To Ride. Comme je vois certains membres de l’assistance (oui je vois une assistance dans ma tête et oui, je suis parfaitement sain d’esprit merci !) cligner les yeux d’incompréhension, je m’en vais de ce pas éclaircir les choses. Selon google, RPG est tout simplement l’acronyme de jeu de rôle (et google a toujours raison n’est-ce pas !). Le but est de faire évoluer un personnage que vous avez créé de toutes pièces dans un univers lui aussi imaginaire. Vous créez une histoire, un visage, un nom, vous créez des liens, des amis, des amants, des ennemis et tout ça grâce à l’écriture (et l’outil puissant qu’est internet reconnaissons-le).Fin parenthèse

On met beaucoup de choses dans ses personnages, beaucoup de soi, de ses peurs, de ses doutes et de ses espoirs. Souvent, on rit avec eux, on pleure avec eux (on passe pour des fous à la bibliothèque universitaire). Personnellement, c’est Olivier qui m’a introduit à TTR : jouer deux meilleurs amis vivant dans la même ville, quand on est deux meilleurs amis vivant dans des pays différents, ça veut dire beaucoup de choses (et ça implique encore plus de temps passé sur Skype, vous l’imaginez). Jonathan, l’amoureux, est arrivé plus tard. Quand je suis moi-même tombé amoureux. Jo dont le cœur peut être brisé trop facilement et rien ne brise plus le cœur que de voir le cœur d’un de ses personnages tomber en morceaux. Mais aussi, Jo, le chanceux en amour, le courageux, qui n’a pas hésité à prendre la décision de dévoiler son amour. Moi et mon contraire.

Et ce soir, Jo va tomber aux genoux de sa belle, dans un mouvement romantique, lui tendre une brassée de roses, lui déclarer son amour et attendre désespérément sa réponse (qui sera positive, je me suis déjà mis d’accord avec la joueuse… j’ai déjà suffisamment de quoi pleurer sur ma vie sentimentale, merci bien). J’ouvre une page word. Je ne suis pas très motivé pour écrire cette déclaration d’amour. Je n’ai pas envie que Jo me dépasse. Cependant, je commence tout de même à écrire, les mots coulant presque naturellement.

« J’ai invité Nathalie à dîner ». Quand j’ai annoncé ça à Théo et Dan, tout à l’heure, ils n’en ont pas cru leurs oreilles. Je ne suis pas un garçon timide et ça m’aurait presque surpris qu’ils soient si étonnés, si mon invitée n’était pas Nathalie. La situation avait été si compliquée entre elle et moi, bien loin de l’histoire d’amour simple que j’aurais souhaité. Ce n’était pas un amour simple, mais à vrai dire ce n’était pas non plus un amour difficile : c’était quelque chose d’aussi naturel que de manger, boire, respirer, d’aussi nécessaire que tout cela. J’avais vécu longtemps sans ce sentiment mais je ne pouvais plus vivre sans lui maintenant. C’était quelque chose d’innommable, d’insupportable à imaginer. Vivre sans aimer Nathalie. Vivre sans Nathalie.
Cependant, il m’avait fallu du temps avant de réussir à rassembler assez de courage pour aller la voir, pour cesser de juste la regarder de loin.


Je souris avec peine à ma dernière phrase. Il n’avait pas fallu tant de temps que ça à Jo pour aller voir Nathalie. La situation entre eux avait été très semblable, trop semblable peut être pour mon pauvre esprit à la situation entre Carolyn et moi (pour autant qu’il existe une quelconque « situation » entre nous deux) : une fille superbe, populaire et un jeune étudiant entrant tout juste à l’université. Mais Jo n’était pas moi, même si j’aurais sans doute préféré être Jo, et Nathalie n’était pas Carolyn. Et bien que la situation ait été très compliquée entre eux deux, pour cause de retour impromptu d’ex, de frères, et de nombreux malentendu, il y avait au moins une certitude dans tout ça : un jour, Jonathan et Nathalie formerait le couple le plus en vue de tout le forum et pourrait peut-être même concurrencer en niaiserie le Théolice (Théo et Alice, actuel couple le plus niais jamais vu), ce qui serait sans doute un exploit. Ce qui, à mon humble avis ne risquait pas d’arriver avec Caro et moi (d’ailleurs, qui était le couple le plus niais de la fac ?). Je prends la bouteille d’Ice Tea qui traîne sous ma table de nuit (on a les addictions qu’on peut) avant de me re-concentrer sur mon texte.

Mais je l’avais fait. J’étais allé la voir entre deux cours, alors qu’elle changeait de salle avec ses amis. J’étais loin d’être aussi populaire qu’elle, même si j’étais à présent bien intégré, mais avec les évènements des dernières semaines, qui nous avaient rapprochés d’une curieuse façon, elle ne pouvait pas manquer de me reconnaître. Je l’avais invité à m’accompagner à une soirée, devant deux de ses amis, et je m’étais senti comme si je l’avais demandé en mariage. Elle avait accepté, même si la soirée ne s’était pas forcément très bien terminée et ce, par ma faute (et celle du punch trop corsé). Je n’avais pas osé l’approcher depuis, jusqu’à qu’une de ses bonnes amies « me remette la tête à l’endroit » (dixit) et que sous l’impulsion conjointe de mes deux meilleurs potes, qui n’en pouvaient plus de me voir avec une telle tête de déterré, j’aille m’excuser la tête basse pour les évènements de la soirée et lui propose un dîner pour me faire pardonner, sans grand espoir qu’elle accepte. Et pourtant elle avait accepté.

J’avais été jaloux de mon personnage quand cette occasion s’était présentée à lui. J’avais été jaloux de mon personnage et j’étais toujours jaloux de mon personnage, alors que ce personnage, c’était moi qui le jouait. L’ambivalence de ma réaction entre joie (« mondieu, mondieu, Jo a enfin un rencard avec Nat’ ») et envie m’avait surpris moi-même. Pendant plusieurs jours, je m’étais pris à penser « si j’étais plus comme Jo » « Si Jo était là » et puis Carolyn m’avait embrassée. Et mon monde avait volé en éclat. Le dîner entre Jo et Natalie avait été repoussé à un lointain avenir pour cause d’examens et j’avais ramassé mon cœur explosé de bonheur et j’avais attendu, incapable de faire le premier pas. Et le temps avait passé et Jo organisait un dîner pour sa future petit-amie, pendant que j’attendais encore.

Il est bientôt l’heure du rendez-vous à présent. J’ai tout préparé, pris soin de virer mes colocataire, acheté des roses et des bougies, ressorti les recettes de cuisine que mon père faisait pour ma mère. L’appartement est dans l’ensemble rangé (il suffit d’éviter la chambre de Dan) et la table est mise. Je me sens soudainement stupide après tous ces efforts. Après tout, nous ne sommes pas en couple. Et elle ne voit peut être pas les choses comme moi. Je sens la panique gonfler dans mes veines, nouer ma gorge, quand soudain, on sonne à la porte. Je n’ai plus le temps de réfléchir. Je me précipite pour lui ouvrir. Je suis en jean chemise, sans beaucoup de recherches : je ne veux pas lui faire peur et on m’a déconseillé d’être « trop » au premier rendez-vous (je n’ai pas la moindre idée de ce que ça veut dire). Après tout, je ne vais pas la demander en mariage.
Je l’invite galamment à rentrer dans l’appartement. Elle est magnifique, mais je ne suis pas sur d’être très objectif. Pour moi, elle est toujours magnifique. Je peux à peine parler, tandis qu’elle me fait la bise et enlève son manteau, s’exclamant face à la mise en scène, aux bougies et au seau à champagne. Je suis subjugué, fasciné. Mon cœur bat trop vite dans ma poitrine, mon sang coule trop fort. Nous nous asseyons face à face et je lui sers une coupe de champagne. Elle me sourit à travers les bulles et j’entends le cognement de mon cœur contre ma cage thoracique. Le silence tombe pour un instant avant que je prenne la parole. Intérieurement, je tremble et pourtant ma voix semble ferme. « La première fois que je t’ai vu » J’avale difficilement ma salive, reprenant mon souffle « La première fois que je t’ai vu, tu m’as ébloui. Je ne pouvais pas détacher les yeux de toi. Tu ne t’en rappelles surement pas ; pour toi, c’est un moment à peine différent de temps d’autre. Moi, je m’en rappellerai toute ma vie. C’est le jour de ma deuxième naissance, le jour où j’ai compris que mes poumons ne me servaient à rien, que mon cœur ne me servait à rien, que tout était inutile, sauf toi à mes côtés. Tu es la plus belle chose qui soit jamais arrivé dans ma vie. Chaque fois que je te regarde, j’essaye d'imaginer ce qu’aurait été ma vie si tu n’avais pas été là, si je n’avais jamais su que tu existais. Chaque fois je m’imagine à quel point mon monde aurait perdu de ses couleurs, si tu n’avais pas été là pour l’éclairer. Je suis plus jeune que toi. Je ne suis ni populaire, ni beau, ni puissant, ni quoique ce soit. Je ne peux rien te promettre d’autres que mon cœur pour t’aimer, mon souffle pour te le dire, mon dos pour te porter, mes bras pour t’accueillir, mes jambes pour t’accompagner. Même si tu les refuses, ils seront à toi. Je ne peux pas reprendre ce qui ne m’a jamais appartenu. Tout ça doit te paraître ridiculement pompeux et ça l’est sans aucun doute. Mais tout ça tient en trois mots : je t’aime. »
Au fur et à mesure de mon discours, j’ai baissé les yeux vers les belles assiettes que j’ai sorties. Je lève timidement mes yeux vers Carolyn pour


Soudainement je prends conscience de ce que j’ai marqué. J’ai marqué Carolyn. Carolyn. D’un geste brusque, je ferme brutalement mon ordinateur, le mettant en veille. Je prends ma tête dans mes mains, ferme les yeux et serre les dents. Il ne faut pas que je pleure. Je suis pitoyable, absolument pitoyable. Il est presque quatre heures du matin et je suis tellement stupide, tellement, tellement stupide, que j’ai cru un instant, un instant, que la déclaration d’amour que Jonathan faisait à Nathalie était celle que je faisais à Carolyn. Un sanglot s’échappe de ma gorge. J’ai envie de hurler, c’est tellement injuste, tellement injuste. Mes mains se crispent dans mes cheveux, mes yeux se ferment encore plus fort. J’ai envie de me baffer pour avoir cru, pour être aussi débile et aussi lâche.

Je ne suis pas Jo. Je ne serais jamais Jo. Je me suis laissé porter par un fol espoir. J’ai écrit ce rp en pensant à Carolyn. Et Carolyn ne saura jamais que la déclaration d’amour que j’ai tellement envie de lui faire mais qui ne passe jamais mes lèvres par timidité, elle sera postée juste là, dans la bouche de Jonathan, un de mes personnages de RP. Carolyn ne fait pas de RP. Elle ne le verra jamais.

Une soudaine vague de calme et de courage me traverse. Je me redresse peu à peu, comme une tortue qui sort de sa coquille. Je rouvre mon ordinateur. Le fichier est tel que je l’ai laissé, la mise en veille l’a protégé avant que je ne fasse quelque chose de regrettable. Je copie le discours de Jonathan. J’ouvre ma boîte mail, créé un nouveau message. Dans destinataire, j’entre l’adresse de Carolyn, obtenu grâce au théâtre et que je connais par cœur, vu le nombre de fois où j’ai essayé de lui écrire. Je ne mets pas d’objet, pas de signature, je colle juste le texte brut qui se termine par ces trois mots : je t’aime. Et je clique sur envoyer.
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 19 Mai - 17:56

Nous n'avons reçu aucune blaguuuue, un peu d'imagination les enfaaaants !
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Sam 19 Mai - 22:41

/me te les envoie lundi par ordre alphabétique
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Lun 21 Mai - 15:22

DSTIEL FTW. Votey pour nous parce qu'on est so cute ♥
http://www.youtube.com/watch?v=23EitnPKQt4
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Mer 23 Mai - 0:39

Ça n'entre paaaaaas dans le rp, juste qu'après avoir lu yeah, she's a pain in the ass but she's MY pain in the ass and I love her sur tumblr, j'ai pas mal cogité et je voulais, de toute façon, expérimenter la première personne/présent dooooonc.. voilàsme, c'est niais (oh oui, très niais t_t), c'est long (oui, j'ai mis trois plombes avant d'en arriver à la réelle déclaration) (et encore, c'même pas à rose qu'il la faiiiit, le bougre) (alors j'ai un peu modifié l'interligne, que ça allonge pas trop la page) (oui, j'aurais aussi pu mettre en spoiler) (mais j'avais pas envie), c'est en partie en anglais (juste les dialogues et deux/trois expressions) (et navrée si il y a des erreurs, j'en ai écris une partie la nuit dernière et j'ai terminé là.. et autant dire que j'suis pas très fraîche cérébralement parlant depuis le week-end dernier Arrow ) et j'ai l'impression de lire quelqu'un d'autre que j'me lis, moi, maiiiis bon. c'est fait, c'est fait --» et josefoker ftw, heinsme

———————— ͼҨͽ ————————

Merde, pourquoi faut-il toujours que les gens ― et par là, il fallait comprendre le reste de ma famille se trouvant aux Etats-Unis ― téléphonent toujours trop tôt ? Peut-être faudrait-il que je leur offre un dictionnaire, à Noël prochain, ou en tout cas la page contenant la définition de décalage horaire parce que ça commence à bien faire, ces coups de téléphone à cinq heures du matin. D’autant que puisque je tiens pas à réveiller les trois ourses d’Oxford, Maryanne, Mandy et Rachel, il faut que je réponde. Je décroche donc, sans vérifier l’identité de l’importun, les yeux encore fermés, le dos courbaturé, maudissant d’avance mon interlocuteur. La nuit a été rude et la dernière chose dont j’ai besoin actuellement, c’est d’un coup de fil de ma mère. « Jaaaaaay! It’s you? I woke you up? Crap, what time is it in England right now? Hello? Jason? JASON?! » Oh, non, pitié, n’importe qui mais pas elle. Pas Gillian. Je soupire alors que mon ex-petite-amie s’égosille dans le téléphone. « JASON MICHAEL BAKER, I KNOW YOU’RE THERE SO TALK YOU IDIOT! » Si j’étais totalement réveillé, je rigolerais sûrement de l’entendre beugler comme ça. Gillian est une chouette fille mais elle gueule beaucoup et pas uniquement entre les quatre murs d’une chambre. Je bâille sans pouvoir m’en empêcher, avant de demander : « what d’ya want? » Bizarrement, elle cesse immédiatement de hurler. « Nice to talk to you too Jay » ricane-t-elle, vaguement amère. Contrairement à elle et bien que l’ayant larguée, j’ai du mal à appréhender le concept du restons bons amis. Encore un truc inventé par les nanas et visant à faire culpabiliser la gent masculine en l’obligeant à rester à proximité. Quelle monstrueuse connerie. « And I just wanna know how’s your british life going as you didn’t call me since.. wow, since October. I tought we were supposed to keep in touch » Je lâche un soupir agacé en frottant ma nuque. Si elle m’a cru le jour où je lui ai promis de continuer à donner des nouvelles et à l’appeler, c’est qu’elle est bien plus conne que ce je pensais. Gillian est peut-être une fille adorable et canon, ce n’est pas une lumière et ça, tout le monde sait. Même elle, après quelques bières, finit par avouer qu’elle est un peu nunuche. A bit. Franchement, plutôt, ouais. « Anyway, I was juste thinking that maybe you need to talk to someone and― » Je l’interromps avec mauvaise humeur : « too much thinking Gill, must be painful, right? » Si il y a bien quelqu’un, après une certaine anglaise, à laquelle je n’ai pas envie de parler en ce moment, c’est bien Gillian. Tout n’a pas été très cool entre nous, surtout vers la fin, et si j’ai toujours son numéro aujourd’hui, c’est uniquement parce qu’elle est très amie avec Mary et Rachel. Encore une grosse connerie, tiens. Ne jamais, jamais, jamais fréquenter l’amie d’une frangine. Encore moins se la faire. Ça finit toujours par être le bordel et on est obligé d’être poli avec elle par la suite. Et bien entendu, d’éviter de dire que c’est une traînée qui ouvrirait les cuisses à n’importe quel type pas trop repoussant ni trop ivre. Ça a bien dû faire un an et demi mais disons que cette histoire m’est restée un peu en travers de la gorge. On ne m’en voudra donc pas d’être un rien brusque.

Apparemment, elle, elle n’en avait pas grand-chose à faire. « Don’t be a jerk, Baker! It’s not my fault if you didn’t get laid recently! » Q-quoi ? Oh bordel. Elles se sont toutes données le mot ?.. bien sûr qu’elles se sont données le mot. Gillian n’aurait pas appelé dans le cas contraire. Fucking sisters. Déjà à New York, vivre sous le même toit était un enfer mais ici, c’est pire. Chez nous, je parvenais à garder un minimum d'intimité. Là, c'est presque comme si on vivait tous dans la même pièce. « Which one called you? » Elle ne répond pas tout de suite, comme si elle hésite à apporter une réponse franche ou un mensonge. Il vaut mieux pour elle qu’elle choisisse la première option ou je risque fort de devenir réellement désagréable. « Rach. Last night. She was just.. she said that you were in a mess and I dunno, I was.. ‘must be the whole loved you once, always care thing but I was worried about you. Actually, I am worried about you » Wow. C’est pour ça qu’elle appelle ? Elle se sent seule ou ? « Sounds like you didn’t get laid lately neither » Quoi ? Je ne vais quand même pas lui faire une déclaration, à elle, au beau milieu de la nuit, rectification, de ma nuit ? Ce n’est que deux heures plus tôt que les choses se sont un peu calmées au Carling et que j’ai finalement pu rentrer. Autant dire que je suis passablement exténué et que jouer les mecs romantiques avec une de ses ex se trouvant, qui plus est, à des milliers de kilomètres, ne fait pas précisément partie de mes plans. Surtout avec elle quoi. Encore, Heather, à la limite, pour se marrer, après avoir un peu trop bu, ça pourrait être plausible. Elle est fun et fait plus figure d’amie que d’ancienne copine. Gillian.. Gillian est une chieuse. Et une belle garce, soit-dit en passant. Dans un autre genre que celui que j’ai pu expérimenté récemment. Bref. Tout ça pour dire que ce n’est pas méchant, ce n’est juste pas le moment.

Je l’entends soupirer et l’espace de deux secondes, je me sens coupable. Almost. N’inversons pas les rôles, si j’en arrive à lui sortir pareille phrase aujourd’hui, ce n’est pas uniquement parce qu’elle n’est pas foutue d’apprendre qu’il existe de foutus décalages horaires. « Why d’you feel compelled to ruin every moment we try to have? » demande-t-elle, avec des tremolos dans la voix. Allons bon. Elle est sérieuse ? « Cut the crap, we don’t have some shitty cliché long distance relationship or whatever. Again, what the fuck do you want Gillian? » Ca va bien cinq minutes, son bavardage mais il ne faudrait quand meme pas abuser. J’ai une soirée et une partie de la nuit de boulot dans les pattes et d’ici quelques heures ― approximativement trois, Mandy étant une foutue lève-tôt ― il sera probablement impossible de trouver le sommeil. Les inconvénients de la vie en communauté, j’imagine. Dire qu’en partant pour l’Angleterre avec Chand ― et Maryanne, certes, mais elle n’était pas sensée émigrer à Oxford ― j’étais fin heureux de pouvoir vivre enfin seul. Sans sœur pour investir ma chambre sans prévenir, sans mère pour vouloir vérifier every damn thing I’ve done. Le pied, en somme. Avant qu’on ne m’expédie Rachel, que Maryanne se ramène et que Mandy s’impose. Vive la vie de famille. Si on avait eu une chambre de plus, Jimmy aurait sans doute échoué chez nous aussi. En fait, j’échangerais volontiers les trois filles contre lui mais, évidemment, ça n’est pas très sympa à dire à voix haute, ni très politiquement correct. Les gens tiennent au politiquement correct, par ici.

J’étouffe un nouveau bâillement qui, à coup sûr, n’aurait pas échappé à Gillian qui a l’oreille fine. Elle reprend, comme si de rien n’était : « Rach told me about that rich goofy bitchy girl » Pardon ? Que vient-elle de dire ? Je fronce les sourcils, pas certain d’avoir très bien entendu. « Goofy? je répète, non sans acidité. I’m pretty sure that Rach wouldn’t say something like this about Ro- about that girl » Ne pas dire son prénom est une bonne chose, même si c'est totalement puéril, je le reconnais bien volontiers. Disons que ça la rend moins réelle et, oui, je sais que c’est pathétique but still. « Yeah, yeah, she didn’t but from what she told me, I do, reprend Gillian d’un ton étonnamment sérieux alors que les seuls choses dont elle m’ait jamais parlé sérieusement sont ses louboutins grises et la separation de Justin Timberlake et Jessica Biel ― et si j’en suis réduit à me souvenir des noms, c’est uniquement parce qu’elle les a répété un bon millier de fois, thanksyouverymuche. Rach said that she didn’t treat you very well » Elle croit peut-être me servir un scoop là ? Je le sais, hein, je le sais même très bien, j’étais là, le jour de la Boat Race, quand elle m’a collé une gifle. Ma joue s’en souvient très bien. « And, by the way, I think Rach kinda like her. I dunno why ‘cause, you know, there’s no way that one of your sister could love someone who does things like she did to you » La manière dont elle évoque cette foutue anglaise ne me plait pas des masses mais je garde le silence, principalement parce que l’entendre parler comme ça est étonnant et bizarrement plaisant. « Anyway, you’re a fuckin’ fool » Ah. Oui. Ca, c’est tout de suite moins surprenant. Chassez le naturel, il revient au gallop, comme on dit. Je m’apprête à réclamer des explications lorsqu’elle reprend subitement la parole : « and don’t you dare asking why! » Bon. Je suis habitué à son côté un peu bossy et à ses réflexions parfois sans queue ni tête. Elle semble croire, parfois, que parce qu’elle est née à New York, le monde lui appartient. Oh, wait, ici aussi, les filles sont persuadées d’être le centre de l’univers. Comme quoi, peu importe d’où elles viennent et qui elles sont, elles restent à peu près toutes les mêmes.

Finalement, comme je ne la défie pas et qu’elle s’est tu, le silence s’installe. Être au téléphone avec Gillian et ne rien dire ? Awkward, définitivement. Ça le ferait probablement si on était dans un bouquin niais à soi qui se voudrait romantique et vendrait du rêve à des gamines de treize ou quatorze ans ainsi qu’à des quinquagénaires à la vie sexuelle inexistante. Mais franchement, là, non. Mal à l’aise, je finis par l’ouvrir, ne supportant pas ce blanc monstrueusement cliché mais surtout inadapté : « I don’t know why you say that this time » Ce n’était pas la première fois qu’elle me sert ce genre de gentillesses. Gillian, toute fashion victime obsédée par Prada et Givenchy qu’elle est, a un vocabulaire très imagé et des plus variés. Pour une fille, elle est très, très vulgaire. Elle gagnait toujours nos concours de gros mots quand on était mômes. « Oh pleaaaaase, you know exactly why » A vrai dire, non, pas vraiment. J’ai plusieurs raisons plausibles en tête mais aucune ne la concerne vraiment. Dans sa bouche, ce genre de remarques, en ce moment, est plutôt incongru. « You’re falling for someone who doesn’t even― » Pardon ? Non, pour ma santé mentale et sa sécurité à elle, je ne peux décemment pas la laisser finir cette phrase. « Shut up. Don’t talk about my feeling and shit. You don’t know anything » « You’re wrong, a-t-elle le toupet de répliquer, Rach told me everything ‘bout you and that girl. And, really, she’s a pain in the ass. I don’t understand why you’re chasing her » Un sourire m’échappe, presque malgré moi. C’est elle qui dit ça ? Elle, la chieuse capable de réveiller toute une classe entière le jour des soldes rien que pour porter ses sacs ? Reste qu’elle a raison. « Yeah, she’s a pain in the ass but.. » « But? » but she’s MY pain in the ass. Je garde le silence et passe une main sur ma crête, par réflexe. « But she was yours and you liked it, right? » Bordel. Cette fille a des dons de télépathie qui me dépasse. « It’s so silly.. you’re so silly » Je retire ce que je viens de penser à son sujet. « Listen Gill, I’m fucking tired and I don’t need to talk about my lo― sex life with you, je soupire, agacé, so it was cool to― » Elle m’interrompt, à nouveau sérieuse. « You have to stop being a moron with your sisters. And Mandy. It sucks and that’s coming from me Jay. You can’t be mad at them because of your bitchy girlfriend » Cette fois, ça suffit. Non seulement je n’ai pas envie de l’entendre mais elle n’a pas à se mêler de cette histoire. Ni à parler de Foster comme ça. « Stop calling her that! And it’s none of your fuckin’ business for fuck’s sake! » Je n’ai pas besoin d’une conseillère matrimoniale, avec toutes les idées foireuses qui traversent l’esprit des charmants amis de.. bref. Passons. J’ai encore moins envie d’entendre Gillian qui, bien entendu, est une grande spécialiste en matière de relations amoureuses, hein, me faire un sermon. Ca ne la regarde pas, ça ne la concerne pas. Elle peut aller se faire foutre.

Ce n’est qu’au bout d’une bonne minute, alors que je pensais qu’elle avait raccroché, qu’elle reprend la parole, avec une affirmation qui me laisse perplexe. « You’re in love with her. If you weren’t, you wouldn’t be like that with your sisters. I know you love your family more than anything else, you can’t be a dick with them without a good reason and that reason is you’re in love with a girl who doesn’t even know it. Am I wrong? » Manifestement, passer son temps à courir les magasins permet de développer une certaine activité cérébrale. Je soupire, définitivement réveillé cette fois. « Am I wrong? » qu’elle répète, tenant visiblement à ce que j’admette qu’elle ne s’est pas trompée. Comme si son ego a besoin de ça. Je suis certain qu’un jour, sa jolie tête blonde ne passera plus les portes. Je réponds dans un souffle : « no » Elle jubile dans son portable, je l’entends rire et je suis quasiment sûr qu’elle saute convulsivement sur place. C’est vraiment flippant à voir, comme spectacle mais il faut y avoir assister au moins une fois dans sa vie. « Say it » réclame-t-elle. Peut-être me lâchera-t-elle ensuite et ça ne va pas m’écorcher la langue, hein. Encore que. « You’re right » En fait, si, les mots passent difficilement. Ou c’est la fatigue. Peu importe. « Not that ,you silly. Say that you’reinlovewiththesexylittlebritishbiiiiitch » Bordel, j’ai l’impression d’être revenu au lycée là. Tout y est : le vocabulaire, le ton trop aigu et chantant, les gloussements. Sans compter qu’il y a à peine deux minutes, elle disait du mal de Foster et qu'elle a l'air d'apprécier plus ou moins la situation maintenant. « Come on, you’ve already admitted that I’m right about your feelings, just say it. It won’t hurt, I promise » Elle ricane à nouveau et je ne peux m’empêcher de penser que cette idiote a tout bonnement abusé de mon actuelle faiblesse physique et mentale pour m’extorquer un aveu que je n’avais pas spécialement envie de faire. Comme si c’était important anyway. C’est fini, pourquoi revenir là-dessus ? « I won’t, it’s juste.. it’s useless. She doesn’t care of how I feel and I can safely say that’s not reciprocal. I’m kinda not good enough for her little majesty. Anyway, I still don’t know why we’re having this conversation. Again, Gill, it’s none of your business » Elle ne répond pas et, l’espace d’une seconde, je me dis qu’elle a peut-être raccroché ou qu’elle s’est endormie. Sauf que ça ne lui ressemblerait pas. Gillian est un peu comme un chien avec son os. Quand elle l’a, elle ne le lâche plus. Et là, c’est moi qui fait office d’os dans sa mâchoire d’american bitch. La sensation n’est pas très agréable. Pas du tout même. Ça me rappelle vaguement quelqu’un, le côté excitant en moins. Bref.

Malheureusement, elle est toujours là. La journée est déjà bien avancée chez nous de toute façon et c’est une vraie pile électrique du matin au soir. Je doute qu’elle ait changé depuis que je suis parti et qu’elle se soit mise aux siestes ou même qu’elle ait été diagnostiquée narcoleptique. « What? crie-t-elle presque, surprise. How can you know that? Did you already declare your eternal and undying love for her? Did she already turn you down? I don’t think so. You can’t know how she feels about you and, please, give me a favor, don’t claim the opposite. Boys and men are stupid when the whole L-word subject shows up. And I don’t mean lesbians, I mean love of course » C’est moi ou elle est clairement en train de défendre la position de Foster ? « And maybe she didn’t treat you well ‘cause she kinda shares your feelings and she doesn't how handle it. Anyway, have you always been a gentleman with her? » Okay, là, c’est très clair, que ce soit par solidarité feminine ou une autre connerie du genre, elle est clairement en train de m’accuser. Hé, ho, Gillian, je n’ai rien fait de mal. Je me suis juste défendu. La plupart du temps en tout cas. « Perhaps she thinks that you think that she’s not what you need or want or whatever then she’s a bit bitchy with you ‘cause.. you know » En fait, non. Je ne vois pas, ni pourquoi elle rallie subitement le camp de Foster alors que a) elle ne la connaît pas, b) elle me connaît moi et c) elle sait parfaitement ce qui s’est passé ou, en tout cas, ce que j’ai cru bon de confier à Rachel ― ce qui fait pas mal de choses, en fin de compte ― ni pourquoi elle m’emmène sur ce terrain-là. Je navigue un peu dans le flou là. « You should probably talk to her. Or why don’t you write a song for her? I like Friday, even if it’s totally stupid but.. I’m sure you can do something better for someone you love » Argh. Elle peut arrêter de répéter ça chaque fois qu’elle ouvre la bouche ? C’est désagréable et gênant. Dire qu’elle réussit à me mettre mal à l’aise dans mon propre appartement alors qu’elle se trouve à des milliers de kilomètres d’Oxford confirme ce que je pensais. Gillian est une chieuse. « Or maybe not. Maybe it would be good to stay away from her for a while. You know, let her misses you and all. Perhaps you should try to make her jealous. I can help, you know. It’s been a while since I’ve seen Mary and Rach, I can come for the summer break » Damn, ça, c’est digne des séries largement romancées don’t Abbey et Rachel se gavaient à New York. Je ne peux m’empêcher de ricaner. Et en plus, c’est plutôt mauvais. « Hey! Stop laughing you moron! I just try to help! » C’est ça. Comme si j’avais besoin qu’elle, entre toutes les personnes que je connais, vienne mettre son sale petit nez dans mes affaires. Qu’elle reste loin, je n’ai pas besoin d’elle. « Like I need you » C’est à son tour de se marrer. « Oh, yeah, you don’t need anybody, your life is sooooo amazing, you love a girl who is a pain in the ass and don’t even know if she’s in love with you ‘cause you’ve not the balls to say that you love her ! » Son ton supérieur est profondément agaçant. Je vois de là son petit rictus satisfait. « I do love her! Yes, YES, she’s a pain in the ass but she’s my pain in the ass and I love her! Stop bitching Gillian and go fuck yourself! » Très élégant. Je suis au courant, oui, mais cette fille est insupportable et ça ne date pas d’aujourd’hui. On ne lui dit probablement pas assez souvent.

Au lieu de la tonalité m’indiquant qu’elle m’a raccroché au nez que j’attendais, je l’entends éclater de rire. « You said it! You said it Jason! You’re in loooooove and you said it! Your sisters gonna be soooo happy! » Hein ? Attendez. Oh. Merde. Effectivement. « I beg your pardon? » Et elle continue de se marrer cette petite dinde. Actuellement, la seule chose qui m’empêche de lui hurler dessus est la finesse, digne d’un papier à lettre, des murs de l’appartement. Ils tremblent déjà chaque fois que le portable de Rachel crache son immonde sonnerie ― j’ai beau remplacer régulièrement sa chanson de Lady Gaga par un titre des JC, elle s’entête à garder ce morceau ― alors quand quelqu’un hausse un peu la voix..

Très vite, elle reprend, visiblement ravie d’en être parvenue là : « they were sure that if I called you, you’d end up confessing your feelings for Rose Foster » Je crois n’avoir jamais autant détesté ce nom. Probablement parce qu’il vient de tomber de la bouche de Gillian et qu’en cet instant précis, elle figure en tête des personnes dont j’aimerais voir hors de mon existence. Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec elle, d’ailleurs. « Will you tell her? » ose-t-elle demander. Je lève les yeux au ciel en secouant la tête. Qu’est-ce que ça peut lui foutre, sérieusement ? Ça ne risque pas de changer sa vie, hein. Pourtant je réponds, histoire de lui montrer que sa petite intervention et le complot fomenté dans mon dos avec mes traîtresses de frangines étaient d’une inutilité effarante : « no, I won’t and nobody, even my sisters or you, especially you, would force me to tell Foster that she drives me crazy and, oh, by the way, we’re done, so, again, it's useless » Le dire n’est pas agréable mais ça reste la vérité. Et si ça peut agacer Gillian, c’est parfait, je suis capable d’encaisser. « So thanks for the call and your clever advices but it was totally useless. Anyway, I need to go back to sleep. It was a pleasure to hear that you’re still a bitch Gill. Bye! » Je raccroche avant qu’elle ait pu ajouter quoi que ce soit. L’espace de deux secondes, je suis tenté d’effacer son numéro de mon répertoire. La dernière chose dont j’avais besoin en ce moment, c’est de finir par lâcher ces trois foutus mots.

Comme si ça n’était pas déjà suffisamment le bordel.


———————— ͼҨͽ ————————

et je précise que j'ai hautement honte d'avoir écrit ça Arrow ET ENCORE UNE FOIS, CA N'ENTRE PAS DANS LE RP, dieu merci, uh.


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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Mer 23 Mai - 8:39

HIIIIIIIII ! JASON VIENS A LA MAISON ON BOIRA ON FERA UNE SOIREE MOUSSE ET ON FINIRA COMPLETEMENT DECHIRES *neferapasdedéclarationàRowanàencoreunpeudedignité*
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Mer 23 Mai - 18:19

Petit montage, j'ai un peu galeréééé avec le peu de photo de cameron qu'il y a, je réessayerai la version avec les cheveux courts Ahlem


Dernière édition par Tristan W. Faure le Mer 23 Mai - 18:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Mer 23 Mai - 18:24

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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    Ven 1 Juin - 0:57

determiner les gagnants asap
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MessageSujet: Re: 1ER MAI FÊTE DU MUGUET !    

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