MAMA JUST KILLED A MAN

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MessageSujet: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 1 Mai - 3:02


MAMA JUST KILLED A MAAAN
prise d'otages au claridge

Qu’on vienne y donner une conférence de presse, ou qu’on y séjourne le temps d’un voyage d’affaire, le Claridge est sans aucun doute l’un des plus beau palaces de Londres et une clientèle richissime en foule les couloirs et les halls chaque jour. Tout ici y était d’ailleurs paisible jusqu’à ce qu’un individu armé débarque au milieu du hall principal menaçant les clients de son arme en hurlant pour qu’on fasse venir le directeur ainsi qu’on lui indique le numéro de la chambre de l’homme avec qui sa femme l’aurait trompé. Désemparé et a bout l’homme sème la terreur au sein du hall, suspectant chaque homme présent d’être l’amant de sa femme voilà qui promet d’être riche en émotions, et en sueurs froides !

NB : Si vous voulez participer à cette intrigue, faites varier les raisons de votre présence dans le Hall. Vous pouvez faire partie du personnel, participer à la cérémonie de mariage de votre cousine ultra friquée, assister à une conférence de presse etc, le tout est d’avoir quelque chose à faire dans l’hôtel.

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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 1 Mai - 16:36

Une dernière retouche face au miroir et je suis prête. Mes cheveux sont relevés en un chignon approximatif mais qu'importe, je sais que je vais le défaire dans peu de temps, j'ai vraiment du mal à garder mes cheveux attachés. Mon tailleur noir, strict au possible et d'une classe folle, comme d'habitude. Un maquillage léger, parfait pour me donner bonne mine, quelques gouttes de parfum derrière mon oreille et j'enfile mes très chères Louboutin avant d'attraper mon sac, d'enfiler mes lunettes de soleil et de sort... Hector m'attend devant la porte et je lâche pour quelques instants l'attitude de Mme Von Drake, froide, dure et sévère, pour totalement fondre devant cette adorable petite bête. Je n'y peux rien, à chacun son point faible. Superman c'est la kryptonite, moi c'est mon chinchilla. Après quelques caresses et m'être assurée que James ou James (impossible de me rappeler des noms de mes assistants) viendra le nourrir dans la journée, je ferme mon appartement, sors et me dépêche de monter dans la voiture qui m'attend devant l'immeuble. Tandis que nous roulons, je vérifie attentivement mon emploi du temps de la journée. Bien, ce n'est pas une journée trop chargée. Je dois juste négocier l'emprunt d'une suite avec ce cher Grégory pour une séance photo. Autant dire que ça va être épique puisque je n'ai pas envie de débourser le moindre centime pour ça et que Monsieur me doit encore un verre. Je suis suffisamment en forme pour me disputer avec lui et lui tenir tête, je sens que ça va être une excellente journée ! J'arrive au Claridge et descends de la voiture, signalant au chauffeur que je l'appellerai quand j'en aurais terminé ici. Je monte les escaliers et me retrouve dans le hall. Je m'apprête à aller à la réception quand je vois Calyspo et je la hèle avec un sourire affable. Je m'approche et la salue poliment, prenant soin de m'enquérir de sa santé, de son travail, bref les règles d'usage. Nous discutons pendant quelques minutes et je me souviens que je dois voir Grégory. « Ah au fait, aurais-tu vu ce cher Grégory ? Je dois m'entretenir avec lui à propos de... » Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'un type bizarre et ayant l'air complètement déchaîné débarque, une arme à la main. Seigneur Dieu ! Mais qui est donc cet enragé ? Je recule doucement vers l'un des piliers, serrant dans la mienne la main de Calypso sans m'en rendre compte. Je ne comprends pas ce qu'il veut, il... Ah. Il veut voir le directeur. Et savoir avec qui sa femme l'a trompé. Note pour plus tard : le business des hôtels est dangereux. Bon, ça tombe bien moi aussi je veux voir le directeur. Je refuse de céder à la panique et encore moins de mourir. Pas dans cet ensemble qui est indécemment cher ! Remarquez, si l'on m'enterrait avec je serais d'une classe folle dans l'au-delà.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 1 Mai - 21:30

Je pianote sur le grand comptoir de l'accueil, souriant de toutes mes dents à la réceptionniste en tâchant de garder mon calme. Je suis zen, je ne m'énerve pas, je respire. Il n'est pas inscrit dans le registre que la salle de réception a été réservée pour un mariage de prestige la semaine prochaine. Je grimace, on me parle d'erreur informatique, tout va bien, je n'ai pas à m'inquiéter, la salle sera libre. Il y a plutôt intérêt oui. Je vais dire quoi sinon moi, à mes deux aristocrates riches comme Crésus? « Désolée, l'hôtel emploie des incompétents, on remet ça une prochaine fois les gars ! » Je fais claquer ma langue avec agacement et décroche mon téléphone pour alerter mon assistante « Jennifer? » Je grimace, ce prénom est franchement ridicule, mais soit, elle fait du bon travail. « Dites à Carole et Stephen de ne pas venir aujourd'hui. Non, un détail à régler, je ne veux pas les inquiéter. Emmenez-les chez le fleuriste et montrez-leur les compositions, bref, faites leur choisir les fleurs... Oui et bien je m'en fiche que ce soit pas prévu comme ça, faites ce que je dis, c'est pour ça qu'on vous paye, vous êtes gentille. » Je raccroche, me masse l'arrête du nez en soupirant. La réceptionniste s'excuse encore et encore, me donnant une furieuse envie de lui coller une bonne baffe. Je souris néanmoins, la rassure gentiment, non sans la sommer de régler ce léger incident dans l'heure.

L'arrivée de Faith, d'excellente humeur, me met un peu de baume au coeur.Nous bavardons aimablement, je lui expose brièvement mon problème, nous déblatérons sur la difficulté de trouver des employés fiables, je lui demande combien de James elle a recruté ce mois-ci, bref, nous bavardons comme nous en avons coutume. J'apprécie beaucoup cette femme de poigne, au look impeccable et à l'humour déroutant. « Ah au fait, aurais-tu vu ce cher Grégory ? Je dois m'entretenir avec lui à propos de... » Je me retourne vivement en entendu un homme parler très fort et une femme hurler. Le forcené demande à voir Greg, hurle, veut un numéro de chambre, parle de sa femme, de l'amant de celle-ci. Grands Dieux, les gens perdent la boule. Par réflexe, Faith s'empare de ma main et nous fait prudemment battre en retraite. Je m'inquiète et tente de prévenir mon petit ami, lui dire de ne pas venir à l'hôtel ou de rester dans son bureau, ou peu importe là où il est. L'homme ne l'entend toutefois pas de cette oreille et braque son arme sur moi « Pose ça toi, tu voulais appeler les flics? Hein? Viens ici et jette ton téléphone. »

J'obéis, dépose mon smartphone au sol et m'approche doucement, mettant mes mains en évidence. Je ne sais pas vraiment ce qu'on est supposés faire dans ces situations, je m'inspire des épisodes des Experts ou de FBI Portés Disparus que j'ai pu voir. La scène est tellement surréaliste que je ne suis pas tout à fait certaine d'en saisir l'ampleur. Quoique. Je sais bien que s'il tire, là maintenant, je suis morte. Je déglutis péniblement et tente de raisonner le pauvre homme « Monsieur calmez... » Il bondit vers moi, m'agrippe avec force et me retient contre lui, braquant son arme sur ma tempe. Bon, pas de négociations alors. Sans trop comprendre pourquoi, mon éducation et les prières de mon enfance ressurgissent et je mets à prier le Seigneur en italien dans ma tête, fermant les paupières et espérant que tout ira bien. Tout doit aller bien.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mer 2 Mai - 0:58

Bon alors, rendez-vous avec Roxann pour du shopping, ensuite j’avais une conférence le lendemain et quelques autres choses à faire. Castiel était resté à Oxford pour je ne sais quelle raison. Je crois que sa mère est venue lui rendre une visite surprise mais je n’en suis pas certaine. « Mais oui, mon amour, on va bien le bébé et moi, reste à Oxford, je rentre dans deux jours je t’aime. » Pire qu’une nana celui-là, je devais constamment le rassurer et bien que je n’aimais pas être loin de lui, je devais quand même faire tourner mes affaires non ? Je soupirai avant de passer une main dans mes cheveux pour sortir du lit et aller m’habiller. Si je ne me dépêchai pas, Roxann allait me tuer, c’est même certain que j’allais finir en smoothie. Je soupirai pour mettre un tee-shirt – qui ne m’appartenait pas mais à Castiel – une veste et un jeans – un des rares qui m’allait encore – avant de me dire que je prendrai un café au Starbucks en passant. Je pris donc l’ascenseur avant de checker mes mails pour voir que j’en avais un d’un des professeurs de l’université de Londres – oh le pauvre – qui souhaitait me parler de mes thèses. C’est vrai que j’avais découvert des vieux trucs miteux au Pérou, pays où je ne retournerai jamais. TROP DE LAMAS. LES LAMAS C’EST LE MAL. Les lamas ça pue et ça tue. J’ai subi une tentative d’assassinat de la part d’un lama. J’y ai laissé mon bras. Je n’ai pas pu masturber mon petit copain pendant trois semaines à cause de cette touffe de poil immonde. Putain, mais la prochaine fois, on le fera en sac, ou en steack. Saletés de bestioles qui crachent. Je voue une haine profonde aux lamas.

Bref, j’efface instantanément l’image de ces suppôts de Satan quand je sortis de l’ascenseur envoyant un énième message à Castiel pour le rassurer quand je vis des silhouettes familières dans le hall. Au moins une. Faith. Une amie. Je me dirigeai donc vers elle quand je vis un homme arriver et il ne semblait pas bien du tout. Pas des masses heureux surtout. C’est là que je le vis sortir une arme et je ne pus retenir un petit cri avant d’aller me cacher derrière une colonne pour tenter de me ressaisir. Ce n’est peut-être qu’une blague ou un canular, ou… Respires Diane-Sophie, respires. J’allais sortir de ma cachette quand je vis le fou sauter sur une jeune fille et mettre son flingue sur la tempe. Je reculai alors le plus vite possible pour me retirer quand je butais sur quelqu’un, finissant au sol avant de me retourner vers une jeune fille. « Fuyez vite. Il y a un fou dans le hall, murmurai-je en oubliant presque de respirer, on va tous finir en smoothie, c’est affreux… » Je sentis les larmes me gagner. PUTAIN DE MERDE mais j’ai vécu pire que ça. Saleté de grossesse !
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Jeu 3 Mai - 16:16

Parce que j'avais plusieurs choses à régler ce matin, j'étais arrivé de bonne heure à l'hôtel. Mon comptable, que je devais recevoir pour régler de vaines histoires de salaires, était arrivé avec plus d'une demi-heure de retard ce qui me mit relativement hors de moi. Si on rajoutait à cela le fait que je n'avais pas eu le temps de petit-déjeuner, ni même de voir ma belle, je n'étais pas à prendre avec des pincettes. Qui plus est, aujourd'hui était également le jour où je devais statuer sur un bon quart du personnel. Quoi qu'on en dise, je n'avais jamais été très à l'aise face à ce genre de tâches et, non je ne prenais aucun plaisir à renvoyer des gens travailleurs et méritants pour la plupart, bien au contraire. Pourtant et bien que ces questions m'ennuyaient véritablement, je n'avais pas le choix. C'est donc après avoir passé plusieurs heures plongé dans mes papiers, à me disputer avec mon comptable et l'un de mes assistants, que je jetais un rapide coup d’œil à ma montre. Réalisant alors que j'avais rendez-vous avec Faith, je me levai de ma chaise et souriais, d'ors et déjà amusé de la tournure que prendraient les choses. Mon amie ayant un caractère bien à elle, nous allions à coup sûr finir par nous disputer. Tout de même ravi à l'idée de la voir, je m'empressai de congédier mes collaborateurs et quittai mon bureau. Croisant l'une des femmes de chambres devant celui-ci, je lui faisais savoir qu'il faudrait que nous parlions du prolongement de son contrat, quand un cri retenti. Faisant signe à mon employée que nous reprendrions cette conversation plus tard, elle s'empressait de retourner à son travail, ne prêtant aucune attention à l'étrange agitation qui se déroulait en bas. Bel et bien décidé à faire régner le calme, je traversai le couloir d'un pas décidé, m'apprêtant à rejoindre le rez-de-chaussée quand je croisai l'un des agents de sécurité. « John? » l'interpellai-je alors.
« Qu'est-ce que c'est que ce remue ménage en bas? ». Haussant les épaules, le trentenaire rétorqua: « Je l'ignore, monsieur Faure. J'étais parti régler une histoire de vol dans l'une des chambres ». « Du vol? Dans mon hôtel?! » m'indignai-je, trouvant cela parfaitement invraisemblable. « Au final non, justement » reprit-il, en souriant.
« Ce n'était qu'une mauvaise blague, faite par des enfants ». A ces mots, je levai les yeux aux ciels, partiellement agacé. Puis je sursautai, interpellé par de nouveaux cris, bien plus forts que ceux que j'avais pu entendre jusqu'alors. A dire vrai, plusieurs personnes hurlaient. Un sentiment étrange me parcourut alors. Où est Calypso? Pensais-je tout en ordonnant à John de descendre.

« Je veux voir le patron! » entendis-je alors. « J'exige qu'on m'appelle le propriétaire des lieux, vous m'entendez?! Qu'il se montre! SUR LE CHAMP! » reprit l'auteur des hurlements, avec une voix qui se faisait de plus en plus chevrotante. Pressant le pas, je devançai bientôt l'agent de sécurité et me retrouvais face au pire scénario auquel j'aurais pu penser. Au cœur du hall se trouvait un homme, visiblement désemparé. Je ne mis pas bien longtemps à réaliser que Cally était en danger et mon sang ne fit qu'un tour lorsque je compris qu'il pointait une arme sur sa tempe. Descendant en vitesse les quelques marches qu'il me restait, je tentais tant bien que mal d'attirer l'attention de ce malade. J'étais terrifié, mais il fallait absolument que je garde mon calme. Le moindre faux-pas et ma douce se prenait une balle. « C'est moi! » finis-je par énoncer, en m'avançant doucement. « Je suis le propriétaire des lieux. Alors, si vous souhaitez parler, allons-y. Mon bureau est à l'étage au-dessus. Quoi que vous ayez à me dire, je vous écouterai. Mais s'il vous plaît, lâchez ma collaboratrice » déclarai-je en jetant un regard inquiet vers Cally. « Je veux juste savoir QUI il est... » reprit subitement l'homme. Je ne comprenais absolument rien à ce qu'il disait. Et bien qu'il semblait avoir recouvré son calme, il se remit à hurler, violentant un peu plus cette pauvre Cally dans la foulée. « TOI! Lâche-ça, lâches ça tout de suite où je lui tire une balle! ». Remarquant que John avait posé une main sur la crosse de son arme, je lui faisais signe de la lâcher et ajoutais en m'avançant un peu plus vers l'homme armé. « Restez où vous êtes! ». « D'accord, d'accord, je ne bouge plus » dis-je en m'arrêtant. « Mais vous devez vous calmer à tout prix. Je suis certain que vous ne voulez blesser personne. N'est-ce pas? Alors, s'il vous plaît ne commettez aucun acte que vous risqueriez de regretter par la suite».
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Sam 5 Mai - 13:53

« Monsieur McAlistair, je vous ai laissé une note sur votre bureau concernant le client que vous devez rencontrer aujourd’hui. » précisa la secrétaire de sa voix nasillarde.

Je me mis à grimacer en songeant qu’il fallait que je change prochainement de larbin, je ne pouvais plus supporter sa voix, sa manière outrageusement provocante de s’habiller. Elle a cru que j’allais lui sauter dessus comme ça peut-être ? La pauvre petite chose. Ne savait-elle pas qu’il en fallait un peu plus pour me séduire, moi, Rowan McAlistair ? Secouant la tête, j’entrais dans mon bureau en poussant un soupir, saisissais la note et repartis aussi sec. Je ne pouvais plus rester ici, surtout avec cette gourdasse qui me fixait intensément. J’allais finir par être désagréable et il fallait que je garde mon calme pour rencontrer mon mystérieux client.

Le nom de l’hôtel, mh pardon, du palace me laissait rêveur : le Claridge. J’aime cet endroit. J’aime le luxe qu’il représente. Si jamais je devais amener une femme quelque part pour passer une nuit parfaite, c’est là-bas que j’irai à coup sûr. John posa une main sur mon épaule me faisant redescendre sur terre.

« Il est temps d’y aller, monsieur. » Ah, ce chauffeur ! Il m’accompagne depuis un sacré bout de temps maintenant. Et il est surtout là quand je n’ai pas envie de sortir la voiture du garage. Les avantages d’avoir un serviteur qui subit toutes vos frasques sans broncher. « Où est le rendez-vous, monsieur ? » Un soupir m’échappa. « Au Claridge. L’homme n’a pas choisi quelque chose de très discret comme lieu de rendez-vous. » fis-je moqueur. Au final, je lui en suis reconnaissant, ma médisance finira par me perdre un de ces jours. John ouvrit la portière et me laissa m’y engouffrer avant de la refermer et de prendre place.

Le trajet se passa sans encombre, tout comme mon entrée dans le hall. J’allais directement à l’accueil pour faire descendre mon client lorsqu’un raffut pas croyable me fit sursauter, en me retournant je vis un homme, flingue à la main… plutôt flingue contre la tempe d’une jeune femme, vociférant des paroles haineuses sur une chambre, un homme et sa femme. Ah ! Encore un mari cocu qui a juste pété un boulon. Je restais au même endroit, sans bouger. Si j’osais faire un pas, je suis certain qu’il n’hésiterait pas à tirer. Pitié, qu’on évite le sang. Non loin, je vis Faith. Grand Dieu, qu’il ne lui arrive rien. L’homme hurlait qu’il voulait voir le directeur et quelques minutes après, choses dites, choses faites. Le propriétaire du Claridge arrivait. Restant dans mon coin, j’observais la scène, attendant le moment pour intervenir sans qu’il n’y ait de mélodrame. Si jamais l’un de nous osait faire un mouvement de trop, la jeune femme pouvait dire adieu à la vie et sa cervelle irait probablement tâcher les piliers. Je me maudis intérieurement lorsque mon téléphone se mit à sonner brisant le silence mortel qui s’était installé dans le hall. L’homme se tourna vers moi « Toi ! Ne touche pas à ton téléphone sinon elle crève, ok ? » Bon sang, les personnes atteintes de folie passagère ont un langage absolument affreux. Je le fixais sans émotion avant de lever mes bras en l’air en signe d’obéissance tout en laissant la musique poursuivre. « DITES-MOI QUI C’EST ! » hurla-t-il lorsque la dernière note mourut. Je retins une remarque cinglante, je ne voulais pas tenter le Diable. « C’est vous ? » me demanda-t-il en fixant sur moi le canon de son flingue, tenant toujours la jeune femme contre lui. « Moi, quoi ? » fis-je en haussant les sourcils. Il tira. À côté. La balle alla se figer près du comptoir. Mon cœur se mit à battre plus rapidement, mais je ne bougeais pas. Il avait toujours la fille avec lui. « VOUS ALLEZ ME REPONDRE, OUI ! » Grand Dieu, mais dans quelle histoire je me suis encore fourré.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Sam 5 Mai - 14:55

Seigneur, ma tête me fait tellement mal. Je suis enroulée dans les couvertures dans une chambre de luxe, un truc à plusieurs milliers de livres la nuit, dans un des plus beaux hôtels de la capitale qui appartient au demeurant au père de Tristan. Pourtant j’aimerai être ailleurs, dans un endroit style chez moi sous la couette. Sauf que après une courte période d’assagissement, le cheminement de la dure réalité de la vie – comme le fait qu’un crétin ait écrit un livre sur moi qui soit adapté au cinéma pour l’Angleterre voire le monde, je n’ai pas encore réfléchi à la question – m’a fait replonger dans un marathon de sexe non stop et destiné exclusivement à faire souffrir l’espèce humaine et particulièrement la gente masculine autant qu’elle me fait souffrir. Je pense très clairement que les gens qui n’ont de base pas de chance ne peuvent jamais être tranquilles, ce qui est formidablement désagréable considérant les évènements qui sont intervenus dans ma vie depuis que je suis majeure. Je râle un peu et me frotte les yeux, vient la phase la plus drôle de toutes : sortir de la chambre sans se faire attraper au passage, pour éviter les longues conversations yeux dans les yeux. J’attrape la chemise de Monsieur qui traine sur son lit et repère mon jean perdu un peu plus loin. Je m’habille en vitesse, lui abandonne mon haut décolleté peu confortable et enfile les seules chaussures que j’ai à ma disposition dans l’immédiat, des cochonneries avec dix centimètres de talon. Je roule des yeux et attrape mon sac, colle des lunettes sur mes yeux fatigués et me dirige lentement vers la porte pour m’échapper en douceur et tranquille.

Mission réussie, j’erre dans les couloirs tranquillement et prends l’ascenseur pour descendre. J’ai piqué un croissant sur un plateau de room service au passage, je meurs de faim et les Faure ne m’en tiendront pas rigueur si jamais je me fais attraper. Je soupire et croise les bras en évitant soigneusement l’énorme vitre qui orne le mur de l’ascenseur. Il est tard, c’est très peu raisonnable de se lever à une heure pareille quand on est sans situation professionnelle fixe et âgée de plus de vingt deux ans. Ce qui me fait penser qu’il faut que je rappelle Evan pour le harceler un peu quant à mon avenir professionnel ; j’en ai assez de m’occuper des autres. Je suis une égoïste de base, et maintenant que j’ai fait le deuil de mon boulot au centre, il est temps de prendre un nouveau départ franc et de faire autre chose. De moins prenant, où je pourrais être efficace. Ding ! L’ascenseur me coupe dans mes pensées et je m’extirpe pour gagner la porte du hall, mais suis interrompue par… quoi ? Un cinglé tient une femme que je crois reconnaître comme étant la fiancée, copine ou femme de Monsieur Faure lui-même – celle qui a aidé l’organisation du mariage si je me souviens bien. Il est armé, et hurle sur un autre type qui lève les bras. Faure père est là, d’ailleurs. Je fronce le nez et m’abstiens de faire une échappée héroïque et lâche jusqu’à la porte, interrompant tout mouvement pour croiser les bras et soupire. Sérieusement ? C’est un signe de Dieu cette fois je crois. « Personne ne bouge, je veux savoir dans quelle chambre ils sont. DANS QUELLE CHAMBRE ? » Il a l’air clairement taré, on est pas sortis moi j’vous l’dis.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Lun 7 Mai - 23:20

Je me lève le premier bien évidemment, le réveil avec son affreuse sonnerie de coq surexcité ayant foutu en l’air toute perspective de grasse matinée niché dans les bras d’un mec un peu trop canon. Andrea grogne un peu mais j’embrasse sa joue avant de me jeter sous la douche. Les partiels et la vie active c’est pas vraiment compatible et il me faut absolument deux heures pour pouvoir revoir la philosophie générale avant de me rendre à mon premier rendez vous. Je noue ma cravate et peigne mes cheveux à la hâte avant de faire un tour en bas pour aller m’occuper du déjeuner de son altesse. Je chope un des employés de l’hôtel, l’air absolument pas pratique l’entraînant dans le hall, vers lequel, manifestement, je me dirige. « J’aimerai que vous apportiez le petit déjeuner dans la 327, et s’il vous plait, et cette connerie d’English Breakfast, réservez ça aux touristes, les gens normalement constitués s’enfilent pas des substance jaune dégoulinante, sur les cheveux de Caro et des saucisses dès le matin, donc apportez lui un café serré et un croissant chaud. Ah et donnez lui ça. » Je sors un petit mots avec quelques niaiseries à propos de ses boucles griffonnée à la hâte. Je réfléchis une minute, et rattrape le salarié qui partait déjà avec la commande. « J’ai pas dit que j’avais terminé. Andrea prend toujours un jus de fruit le matin, abricot d’ailleurs. » Il ouvre la bouche un peu confus. « Nous n’avons plus de jus d’ab... » Je lève la main pour lui faire signe de se taire, mon père possède cet établissement, bien sur qu’ils ont du jus d’abricot. « Bien sur que vous en avez, nous sommes au Claridge’s, les ruptures de stock ça n’arrive que quand on est pas prévoyants ou dans les hôtels d’un standing plus que discutable. Ce n’est pas le cas ici, et si d’aventure ça l’était, monsieur Faure qui se soucie du bien être de sa clientèle comme de celui de son gendre se verrait dans l’obligation de pointer du doigt les failles du système. » Je hausse un sourcil, tandis qu’il reste figé. Un vacarme retentit alors dans le Hall, laissant entrevoir un joyeux bordel de l’autre côté de la porte. Le type s’affole un peu et je pose mon bras sur le sien. « N’y pensez même pas. Je m’occupe de ça, vous en cuisine, fouillez les réserves si vous ne trouvez rien rabattez vous sur le jus d’orange... PRESSEES. » Il me regarde d’un drôle d’air se demande si j’en ai vraiment terminé avec lui. « Vous pouvez disposer j’ai terminé. »

Je secoue la tête, le service est vraiment touché par la crise lui aussi. Maintenant que je me suis assuré qu’Andrea aurait son petit déjeuner coûte que coûte et même en cas d’attaque nucléaire, je pousse la porte pour aller régler un deuxième problème qui menace le nom de la maison. Les hôtel de luxe sont censés être calmes et agréables, et on dirait qu’on organise une foire ici. Fonçant presque dans le tas, je ne vois pas ce type qui menace pourtant ma future belle mère de son flingue. «On peut savoir ce qu’il se passe ici, on ne s’entend même plus baiser. » Je lève les yeux au ciel et croise alors le regard affolé de mon père, j’ai encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas. « C’est sorti tout seul désolé, la faute à mon éducation. » Je fais un pas de plus et percute une masse molle. Les gens se traînent par terre, c’est de mieux en mieux, cet hôtel c’est du high level. « Professeur Klein, je peux savoir ce que vous faites par terre ? Vu la qualité du personnel ici, ce n’est pas quelque chose que je vous conseille. » Je hausse un sourcil, mais très vite un cri perce mes tympan en même temps qu’une balle se loge dans mon corps. Je mets un instant à réaliser ce qui vient d’arriver avant que la douleur et les cris se mêlent dans un ensemble confus. D’autres balles sont tirées mais je m’effondre sur le sol.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 8 Mai - 0:00

Il met fin au vacarme violent qu’émet son insupportable réveil et j’enfonce ma tête dans l’oreiller en grognant légèrement. Je ne veux même pas savoir quelle heure il est, il m’avait averti qu’il devrait se lever tôt et qu’il aurait besoin de plusieurs heures d’avance sur moi. Je n’ai pas bronché, aux vues des dernières semaines, le plus de temps je peux passer près de lui le mieux je me porte. Je le laisse s’en aller, vaguement conscient, et me planque sous les couvertures pour terminer la courte nuit qui m’est offerte.

Une petite vingtaine de minutes plus tard, je suis alerte et habillé, ouvre la porte sur un groom qui m’apporte un petit déjeuner bien éloigné des traditions françaises : un café, un croissant, et un jus de fruit trônent sur un plateau qu’il se propose d’installer dans la chambre. « C’est de l’abricot ? » je demande en me mordant la lèvre. Il hoche la tête, semble étrangement perturbé. « Oui Monsieur ». Je souris, sors mon portefeuille pour lui laisser un pourboire généreux et hoche la tête. « Merci beau-… » Je fronce le nez, tourne la tête vers la porte. L’agitation semble régner un peu anormalement dans les couloirs de l’hôtel, et un vacarme étrange se laisse entendre. Comme des cris, et des bruits sourds. « Qu’est-ce que… » Le type tend l’oreille à son tour, je ne suis visiblement pas le seul à être troublé. « L’hôtel est agité ce matin, Monsieur, j’ignore pourquoi ». Un étrange sentiment de malaise s’empare de moi tandis que je me dirige vers le téléphone mis à la disposition des clients. Je compose le numéro du standard de la réception, en vain. « Personne n’est joignable ». Il s’avance et tend la main pour prendre le téléphone, je lui tends et recule, m’emparant de mon jus d’abricot pour le boire d’un trait. Il compose un tout autre numéro et patiente, mais ne semble pas recevoir de réponse. Quoi que… « Allo ? Oui, c’est Michael. Le mari de Monsieur Faure voudrait joindre la réception et… que… quoi ? » Il devient blanc et mon sentiment de malaise s’accentue avec un peu trop de force, m’empêchant de m’emparer de mon café. Il blablate et je chercher mon portable sans écouter, l’urgence dicte mes gestes d’une façon étrange. Respire, Andrea, tout va bien. Clac ! « Monsieur, il faut que nous restions là ». Je me tourne vers lui, sa ridicule façon de me servir du monsieur à toutes les sauces m’exaspère, j’étouffe. J’ouvre ma veste et secoue la tête. « Quoi ? » j’aboie, agacé par sa lenteur et par la couleur verte qu’a désormais pris son teint. « Il… Il y a un homme armé dans le hall de l’hôtel qui menace les clients ». Non. Respire, Andrea, il est parti il y a plus de vingt minutes, il ne peut plus y être. Il est parti. Il est parti à son rendez vous, ou réviser. Qu’est-ce qu’il devait faire déjà ? Je ne sais plus. D’abord réviser, ensuite le rendez vous, ou l’inverse peut être ? Je cherche mon téléphone, où est mon téléphone. Je ne peux pas rester là, il me faut mon téléphone. Il est là. Respire, Andy, respire. Des tremblements maladifs agitent ma main tandis que je fixe le combiné sur mon oreille. Les sonneries, dans le vide. Une, deux, trois, combien maintenant ? Messagerie. Pourquoi est-ce qu’il ne répond pas ? Il répond toujours. J’enfonce le téléphone dans ma veste et quitte la pièce en ignorant royalement les protestations de l’autre idiot qui crie monsieur monsieur dans mon dos.

Je descends les étages en sautant les marches, croisant des gens qui courent, eux vers les étages. Je cours, accélère, souffle, me perds. La réception est là, au bout du couloir, il ne peut pas y être, il est parti il y a un moment déjà. Je m’approche à la hâte, ne réfléchis pas, pousse les portes à la volée. Tout le vacarme qui occupait mes oreilles jusque là s’évapore en une seconde. Le silence, un silence épais, inquiétant, oppressant, et des gens debout. Ce type, son arme. Des visages connus. Je cherche, il n’est pas là, c’est bon. Peu importe le fait que je sois là, lui n’y est pas, c’était une fausse alerte, c’était… Blair ? Je fronce les sourcils et rencontre son regard paniqué. Elle a les mains sur la tête, comme tous les autres gens ici. Et… Non ? Je lève les mains et fais volte face. « Non ». Une douleur vive m’arrache le cœur, mes yeux s’écarquille, mon rythme cardiaque part en flèche. « C’était lui. LUI QUI SE TAPAIT MA FEMME, JE LE SAIS ». Qu… Quoi ? je me tourne vers l’inconnu et secoue la tête, non, non Andy, reste calme, c’est le seul moyen. Le seul moyen. Respire. « Il ne se tapait pas votre femme, il était dans mon lit ». J’avale ma salive avec difficulté et secoue la tête. « C’est mon mari ». Respire, respire, tout va bien. « Je vais m’approcher de lui maintenant sinon il va mourir alors qu’il n’a rien fait ». Le type semble sceptique, joue avec son arme, visiblement nerveux. Je recule doucement, prenant la mesure de chacun de mes pas pour m’assurer qu’il ne va pas tirer de nouveau dans notre direction. En sécurité, je dois le mettre en sécurité, il est forcément vivant, je l’aime, il est vivant. Je ferme les yeux, j’ai chaud, mon cœur me fait atrocement mal. Je recule de nouveau, me retourne et serre les poings, parcourant les derniers mètres qui me séparent de lui. Je tombe à genoux et soulève sa tête de ma main droite, cherchant la blessure, l’impact. « Tristan, réveille toi ». Je ferme les yeux, secoue la tête, je vois trouble, il faut que je me calme. « Tris, s’il te plait ». Mes mains cherchent, maladroites et je finis par analyser. Du sang, il y a tellement, tellement de sang. « Tristan… » Je pose ma main sur sa blessure et appuie légèrement, me mordant la lèvre pour ne pas le suivre dans les vapeurs profondes. « Tristan, réveille-toi… » Je sens les larmes inonder mes joues. « Il a besoin de secours, s’il vous plait ». Je le serre contre moi, « s’il vous plait… »
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 8 Mai - 0:52

Mon Dieu ! A croire que les rares personnes que j'apprécie et qui me supportent se sont données rendez-vous ici en cette heure tragique. Horreur. Je ne veux pas que les saints de ce monde qui m'apprécient meurent aujourd'hui ! Horrifiée, je vois le forcené attraper Calypso par le bras et je reste figée par... la peur ? MOI J'AI PEUR ? Tout va si vite que je n'ai pas le temps de réagir. Grégory débarque et j'admire (même si le moment est mal choisi) le calme dont il fait preuve. Preuve que je choisis fort bien les personnes dont je m'entoure. Mais hélas, le fou furieux ne semble pas sensible à la classe et à la distinction dont fait preuve Monsieur Faure en de pareilles circonstances. Comme c'est dommage, voilà qui me prouve que nous ne sommes définitivement pas du même monde. Allons, si je voulais tuer quelqu'un j'utiliserais le poison, c'est plus propre et plus raffiné évidemment.

Je repère soudain Rowan et mon coeur rate un battement. IL VA TOUT DE MÊME PAS BUTER MON AVOCAT ! Ah non ! Ah non, non, NON ! NE JOUE PAS LES HEROS ESPECE DE CRETIN DE MCALISTER ! ai-je envie de crier. Mais ma voix reste désespérément coincée dans ma gorge. Je suis lâche par nature. Il est vrai qu'en général je suis celle qui crie le plus fort. Tout simplement pour ne pas laisser les autre me crier dessus en premier. Pourtant, je ne réfléchis plus lorsque je vois ce garçon tomber près de moi. Ni quand je vois cet autre jeune homme se précipiter vers lui, absolument bouleversant (on pourrait faire un film terriblement réussi rien qu'avec cette scène), larmes aux yeux et ayant l'air prêt à s'évanouir. Je pourrais me prendre une balle c'est vrai. Mais pour le moment peu importe, je ne peux PAS rester sans rien faire, allez savoir pourquoi, c'est depuis que ces deux gamins sont apparus.

Je me précipite près du blessé et repousse son compagnon sur le côté, certes de manière un peu brutale mais il ne semble pas vraiment capable d'autre chose que de pleurer et d'avoir l'air bon à enterrer. Je repousse sa veste sur le côté et me mords fortement la lèvre inférieure. Du sang. Beaucoup de sang. Un peu trop pour moi peut être. J'enlève ma veste de tailleur et la presse contre la blessure. Du Chanel mon cher, du Chanel ! Le petit est vraiment pâle et je n'aime pas ça. Je jette un regard furieux au forcené et cette fois, il est clair que Madame Von Drake dite Diamond ne va pas fermer sa légendaire grande gueule.

"Il a besoin de soins ! Vous allez le laisser sortir et vous allez lâcher mon amie également ! Vous pensez vraiment que de tirer sur les gens va arranger votre cas ?! VOUS ALLEZ FINIR EN TAULE ET VOTRE FEMME VA VRAIMENT FINIR PAR ALLER VOIR AILLEURS ALORS LACHEZ CETTE ARME ET COMPORTEZ VOUS EN PERSONNE RESPONSABLE ! ET TOI ARRETE DE PLEURER GAMIN COMPRESSE PLUTOT CETTE PUTAIN DE BLESSURE !"

J'ai tendance à devenir vulgaire quand je suis stressée. Je suis juste légèrement vulgaire là. Je peux faire pire, j'ai fait pire d'ailleurs. Et je n'aurais pas dû hurler sur le détenteur d'une arme même s'il a l'air sous le choc et un peu hébété par son acte (et qu'apparemment il n'a pas entendu la partie où je lui hurlais dessus, MERCI SEIGNEUR !). J'en profite pour saisir la main du gamin et la serrer dans la mienne avant de la poser sur ma veste et lui intimer d'appuyer de toutes ses forces. Je me lève ensuite et avance vers l'homme et Calypso, ne sachant que faire. Bon à part faire rempart de mon corps pour que mon avocat ne prenne pas de balle... et puisse ENFIN m'obtenir cette ordonnance du tribunal afin que Karl ne m'approche plus... Moui. C'est ce que je fais en me plaçant tranquillement devant Rowan et en m'adressant d'une voix douce autrement connue par mes assistants sous le nom de "attention-elle-va-virer-quelqu'un".

"Soyez raisonnable, laissez les gamins partir, vous avez blessé quelqu'un et maintenant il a besoin de soins. Quant à votre problème, je suis persuadée qu'il peut être réglé, mais ce n'est pas une raison pour y mêler des gens qui n'ont rien demandé à personne. Si vous voulez je vous suivrais avec monsieur le directeur dans son bureau, mais ne mêlez pas des innocents à votre histoire, bien qu'elle me paraisse vraiment injuste et que vous avez sans doute raison d'être en colère."

Ouuuh ! Moi diplomate ? Qui l'eut cru ? Je prie juste pour que ce type ai la merveilleuse idée d'être sensible à mon charme, mon discours et lâche son arme sans quoi je vais encore l'ouvrir et très certainement regretter de ne pas savoir me taire.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 8 Mai - 15:39

Ce type est fou, je ne vois que ça à dire. Toujours à terre et n’osant me relever, je vois Gregory arriver pour essayer de parler avec ce malade. D’autres personnes que je connaisse sont présentes dans la pièce mais je ne fais pas attention. Ayant suivie mes instructions, la fille est partie se cacher en courant et en faisant le moins de bruits possibles. De mon côté, je tente avec difficulté de retrouver mes esprits. Après tout, ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce genre de scènes. Etant archéologue, j’ai eu beaucoup d’armes braquées sur moi et j’avais toujours réussi à m’en sortir. Ce n’est pas un mari trompé – visiblement, c’est de ça qu’il est question – qui allait me tuer, tentais-je de me rassurer mais en vain. Il y avait trop de personnes présentes ici et si jamais, il venait à perdre son calme pour commencer à tirer sur tout ce qui bouge, il allait faire un carton. Je regardai mon ami essayer de le calmer mais en vain. L’homme avait complètement perdu ses esprits. Et à cause d’une salope en plus. Franchement, dans ces cas-là, mieux valait régler ses propres comptes avec sa femme plutôt que de verser le sang de pauvres innocents non ?

Tête baissée, je vis rapidement deux chaussures se poster devant moi avant de relever la tête et de croiser le regard du fils de Grégory. C’était quoi son nom déjà ? Je le connaissais de vue puisqu’il trainait avec Rose et Carolyn, étant aussi le fils d’un des meilleurs amis de mon défunt mari. « Professeur Klein, je peux savoir ce que vous faites par terre ? Vu la qualité du personnel ici, ce n’est pas quelque chose que je vous conseille. » Je lui souris avant de me relever et d’épousseter mes vêtements. « Vous avez raison Tristan. » Je n’ai pas le temps de faire un autre mouvement que j’entends le bruit d’une détonation avant de voir Tristan s’écrouler par terre. Oh non, je n’eus pas le temps de me précipiter vers lui que de nouveaux coups de feu fusèrent dans tous les sens, une balle allant se loger dans ma jambe droite. Je tombais à terre avant de me relever difficilement et de serrer les dents. Bon, la dernière fois c’était un lama qui me fonce dessus, maintenant, c’est une balle qui se loge dans ma jambe, j’ai dû être une belle salope dans une ville antérieure pour subir ce genre de choses. Tout le monde trop préoccupé par le blessé, j’en profite pour retirer mon gilet que je noue autour de ma jambe pour faire un garrot et stopper l’hémorragie. Comme quoi partir dans la jungle avec une équipe de bras cassés, ça ne vous donne pas que des maladies infectieuses. Me rapprochant de Tristan en rampant, je ne tarde pas à voir un homme – avec des bouclettes magnifiques – arriver dans le hall pour se mettre à hurler en voyant le jeune français à terre. Le seul truc que j’arrive à assimiler c’est une information comme quoi Tristan était marié à cet homme. Toutes mes félicitations. Je lui jette un regard tandis qu’il se jette sur le corps de Tristan pour tâtonner afin de chercher l’origine de la blessure. Pendant ce temps et avant que je n’eus le temps de réagir, Faith se jette sur le blessé en repoussant Monsieur Faure bis un peu trop violemment pour faire les gestes de premiers secours en tentant de parler avec ce malade. Je tente péniblement d’arriver jusqu’à monsieur bouclettes pour le regarder. « Il va s’en sortir, ne vous inquiétez pas. Tenez lui la main et parlez lui qu’il sache que vous êtes là. » Je soupire avant de fermer doucement les yeux en sentant le sang sortir de ma jambe. « Elle a raison, dis-je en m’adressant à lui, vous devriez appeler les secours plutôt que d’avoir la mort d’un pauvre innocent sur les bras et surement d’une femme enceinte aussi. Vous voyez bien que la plupart des gens présents dans le hall ne savent pas de quoi vous voulez parler. » L’homme me jette un regard avec les yeux injectés de sang et je sais que j’ai dit une connerie. Des fois, j’aurai aimé être née muette, cela m’aurait évité bien des problèmes.
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 8 Mai - 17:32

Je l'avais presque convaincu de revenir à la raison, il était même sur le point de lâcher Cally quand il se retourna et pointa subitement son arme sur un de mes clients. Je ne connaissais par personnellement cet homme, tout ce que je savais c'est qu'il avait plutôt mal choisi son moment. Pourquoi les clients affluaient-ils en si grand nombre ce matin?! Bon sang... « Toi ! Ne touche pas à ton téléphone sinon elle crève, ok ? DITES-MOI QUI C'EST ! C'est vous ? » hurla-t-il en direction du nouvel arrivant qui, tout comme moi, ne comprenait strictement rien à cette histoire. Tout ce que j'espérais en tout cas, c'est que, qui qu'il soit, il ne s'amuse pas à jouer les héros. Nous n'avions pas besoin de ça. « Moi, quoi ? » finit-il par répliquer en haussant les sourcils. Mécontent, l'homme tira alors un premier coup de feu ce qui me fit sursauter. Fort heureusement, il manqua sa cible. La situation devenait de plus en plus dangereuse et je commençais progressivement à perdre mon calme. C'est alors que je vis la jeune Hasting-Bass sortir de l'ascenseur. Priant pour qu'elle ne fasse rien d'inconsidéré, comme prendre ses jambes à son cou et rejoindre l'entrée, à moins qu'elle ne souhaite avoir du plomb incrusté dans la colonne vertébrale, mieux valait éviter; je regrettais pourtant qu'elle soit là. Il y avait déjà suffisamment de personnes impliquées dans cette sombre histoire. Fort heureusement, elle décida d'obtempérer et s'immobilisa comme le reste de l'assemblée. Tous sauf moi-même qui tentai à nouveau de calmer cet homme désemparé. Avançant prudemment vers lui, j'ajoutai alors, dans une dernière tentative: « Monsieur s'il vous plaît, donnez-moi votre arme ». Mêlant le geste à la parole, je lui tendais une main hésitante. « Ce que vous faite ne sert strictement à rien. Ces pauvres gens n'y sont pour rien. Vous vous sentez humilié, trahi, je peux comprendre, mais... cela ne nous concerne en rien. Soyez raisonnable, lâchez-là et donner moi votre arme... ». Considérant ma requête, il relâcha progressivement la pression qu'il exerçait autour du cou de ma petite-amie avant de commencer à faire un pas vers moi. Il était prêt à me confier sa fichue arme, nous allions bientôt en finir avec tout ça. C'est alors qu'une voix raisonna. Tristan. « On peut savoir ce qu'il se passe ici, on ne s'entend même plus baiser. » Pestant intérieurement je me retournais et lui faisais volte face, la main toujours tendue en direction de notre ravisseur, suppliant à ma progéniture de fermer sa grande bouche pour une fois. Mais je connaissais suffisamment bien mon fils pour savoir qu'il ne raterait pas une occasion de se donner en spectacle. Comme toujours, il allait falloir qu'il en rajoute. C'était d'ailleurs dans des moments comme celui-ci que je regrettais de ne pas l'avoir convenablement éduqué. Mais, je n'eus pas l'occasion de tergiverser davantage à ce sujet, puisqu'un second coup de feu raisonna. C'est impuissant que je regardais la balle se loger dans la cage thoracique de mon fils. C'est tout aussi impuissant que je le regardais s'écrouler sur le sol de mon hôtel et, progressivement se vider de son sang. Les choses ensuite s'enchaînèrent très vite. Les gens étouffèrent des cris de stupeur. Andrea qui venait d'arriver dans le hall se précipita vers Tristan. Agenouillé à ses côtés, il était désemparé, il le suppliait de se réveiller. J'aurais dû faire quelque chose. J'aurais du courir à son chevet, mais j'étais pétrifié. Tétanisé. Je sentis bientôt la terre se fendre sous mes pieds. Mes jambes ne me portaient plus, je manquais d'air, j'allais finir par tomber à la renverse moi aussi. On m'avait connu plus courageux, plus autoritaire aussi. Mais bon sang, il s'agissait de mon fils. MON FILS! A défaut de descendre ma petite amie, ce dégénéré s'en était pris à mon fils. J'aurai dû être celui sur lequel on avait tiré. J'aurai dû le protéger, me jeter sur lui et mourir à sa place. Et s'il mourrait? Et s'il partait? NON! Je ne me le pardonnerai jamais. J'avais déjà suffisamment merdé en tant que père, je ne pouvais pas le laisser succomber à sa blessure sans rien faire!

C'est alors que Faith prit subitement la parole. Sa voix coupant court à cette cacophonie mentale, je retrouvai mes esprits. L'écoutant de bout en blanc, je jetais un regard inquiet au corps inanimé de mon fils et à mon amie Diane qui se traînait difficilement vers lui. Elle venait d'enrouler sa veste autour de sa jambe, elle avait été touchée elle aussi. Ce constat me mit d'autant plus en colère et c'est dans une rage sans fin que j'énonçais alors, plus haineux que jamais: « Alors, écoutez moi bien espèce de taré! Je commence à avoir ma claque de vos simagrées! Vous voyez ce jeune homme » dis-je en pointant Tristan du doigt « étendu sur le sol? Ce jeune homme c'est mon fils! Alors, vous savez quoi? J'ignore avec qui votre femme a bien pu vous tromper et d'ailleurs je n'en ai strictement RIEN A FAIRE, vous m'entendez?! Mais je peux vous assurer une chose, c'est que s'il arrive quoi que ce soit à mon fils ou à cette jeune femme, s'il meurt ou si le bébé qu'elle porte souffre par votre faute, alors je vous tuerai de mes propres mains. Alors, maintenant vous allez me faire le plaisir de nous laisser appeler une ambulance qu'on les évacue sur-le-champ. Tirer sur un gamin et une femme enceinte, pauvre imbécile! » rugissais-je, fou de rage.
« D'ailleurs je vais le faire moi-même » décrétai-je en me saisissant de mon téléphone, sous le regard incrédule du type qui nous menaçait toujours. « Tirez- moi une balle en plein cœur si ça vous chante, j'en ai strictement rien à foutre! Vous ne ferez qu'aggraver votre cas de toute façon et vous croupirez en prison, misérable vermine que vous êtes! » concluais-je en le regardant avec mépris. Faith comme Calypso me regardèrent interloquées. L'assemblée c'était tu depuis bien longtemps et dans le hall régnait un silence de mort. Seules les plaintes de ce pauvre Andrea subsistaient. J'avais conscience que ma tactique n'était pas forcément la bonne, mais j'étais à bout et bien trop inquiet pour réfléchir. Composant le numéro de l'hôpital le plus proche, je les priais de venir. Tenant toujours Cally, l'homme ne fit rien tandis que j'arrivais - enfin - au chevet de mon fils. Posant une main sur la joue de celui-ci, je lâchais alors, ému: « T'en fais pas fiston, ça va aller. L'ambulance va arriver et, on va te sortir d'ici. Quoi qu'il m'en coûte, tu vas t'en sortir ». A ces mots, je sentis les larmes me monter aux yeux, raison pour laquelle je pris une grande inspiration et passai ma main sur mon front. « Nom de Dieu » finis-je par soupirer, complètement perdu.

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Dernière édition par Grégory E. Faure le Mer 9 Mai - 1:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mar 8 Mai - 17:58

Tout se passa très vite. Du moment il avait essayé de me tirer dessus, des gens avaient commencé à affluer dans le hall du palace. Un jeune homme un peu trop extraverti. Un coup de feu. Un blessé. Des hurlements. Un autre coup de feu. Un autre blessé. La journée virait littéralement au cauchemar. Dire que j’étais simplement venu ici pour rencontrer un client, j’assistais maintenant à un massacre pur et dur tout ça au nom de l’amour. Vraiment, c’était dévastateur ce sentiment !

Je sortis de mes pensées lorsque Faith se mit à parler, avec justesse et diplomatie. Je ne la savais pas si altruiste. Le directeur enchaîna et d’après ses vociférations, c’était son fils et la personne qu’il maintenait toujours contre lui était sa fiancée. Ce n’était réellement pas sa journée et la jeune femme touchée était enceinte. Apprendre cette nouvelle me mit hors de moi. Jusqu’à présent à l’écart de la petite troupe, je m’avançais à grand pas, arrivé au niveau de l’homme, j’attrapais sa main tenant l’arme et le dissuadais du regard de continuer. « Je suis avocat, mon vieux. Outre le fait que vous avez tenté de me tirer dessus, je vous demande d’arrêter là votre petit cinéma d’homme cocufié. Je sais, ça fait pas plaisir d’apprendre que la femme qu’on aime en voit un autre, mais est-ce une foutue raison pour venir tirer sur des innocents ? » dis-je d'un ton très bas. Je sentis qu’il desserrait sa prise sur la jeune femme. D’un geste de la tête, je lui signifiais qu’il fallait qu’elle s’éloigne, en attendant, je tenais toujours la main armée et baissais lentement son bras pour éviter qu’il ne s’en prenne à d’autre personne. Au pire, un bon coup derrière la nuque et c’était réglé, il n’embêterait plus personne pendant un petit moment.

Autour de nous, les gens s’affairaient, je voyais Faith presser sa veste contre la blessure, le directeur appeler les ambulances et la jeune femme enceinte se traînant tant bien que mal sur le sol. L’homme semblait être encore dans un état de panique avancée et je n’osais pas relâcher la pression sur son bras. Un geste malheureux et il pouvait faire un massacre. Je trouvais que deux blessés c’était déjà trop. Surtout deux innocents. Au fond de moi, j’espérais sincèrement que le jeune homme allait s’en sortir, un père n’avait pas à enterrer son enfant.

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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mer 9 Mai - 0:27

« Ave Maria piena di grazia, il Signore è con te. Tu sei benedetta tra le donne e benedetto è il frutto del tuo seno Gesù. Santa Maria, Madre di Dio, prega per noi peccatori, adesso e nell'ora della nostra morte. » Je chuchote à toute vitesse, yeux clos, la prière de mon enfance avec une ferveur que ma chère mère approuverait sans doute, en d'autres circonstances. J'espère de tout coeur que l'hôtel sera bien heureusement vide et surtout, surtout que Grégory ne viendra pas à l'encontre de ce forcené. Je me sens quelque peu malmenée, l'homme s'agite à mesure que des pas précipités s'approchent. Pitié, non. J'ouvre les yeux et le patron de l'hôtel se trouve devant moi, avec à sa suite un agent de sécurité. Je les regard, tâche d'avoir un air calme et impassible mais nul doute que mon regard et mon visage trahissent la terreur qui m'habite. Que Dieu nous vienne en aide, miséricorde... Greg tente de calmer le pauvre homme, visiblement instable et aussi effrayé que la majorité d'entre nous, mais son attention est détourné par l'arrivée d'un client dont le téléphone sonne bruyamment et sa rage s'éveille de nouveau. Il le menace et finalement, le premier coup part. Un cri se meurt dans ma gorge mais fort heureusement il a raté sa cible. Je redouble de panique, jusqu'ici je ne pensais pas qu'il soit capable de tirer. Mais il est visiblement prêt à aller jusqu'au bout pour venger son honneur. Mon Dieu, quel fou furieux !

L'arrivée désinvolte de Tristan aurait presque pu me faire rire. Si le canon d'un pistolet n'avait pas élu domicile sur ma tempe. Le regard courroucé de Grégory n'y changera rien et ma foi, un peu d'humour est toujours le bienvenue, n'est-ce pas? Mais le jeune homme a mal choisi son moment et, de plus en plus énervé et sachant qu'il ne fait que s'enfoncer, mon ravisseur pointe l'arme vers l'insolent garçon, pensant sans doute que cette grande gueule ne peut être que l'amant de sa douce, ou simplement au bord du gouffre et avant que je n'ai le temps de comprendre, de faire quoique ce soit pour dévier son arme ou l'empêcher de tirer, une balle fend l'air et touche Tristan Faure. Mon cri est rejoint par une multitude d'autres et la panique monte d'un coup. Le malade a néanmoins la présence d'esprit de ne pas me lâcher et je ne peux que laisser mes yeux affolés parcourir l'assemblée. Andrea... Non, oh non... La scène tient de la tragédie grecque et voir Greg s'écrouler dans un coin ne fait que me rendre plus agitée. « Ca suffit ! Lâchez-moi ! » Je me débats un instant mais sa main se resserre sur mon bras et je gémis doucement, puis me tais. Une autre femme a été touchée apparemment, deux coups ont été tirés dans la précipitation. Et elle est enceinte.

Le tireur a l'air sonné, visiblement il n'avait absolument pas prévu que ces gestes prennent une telle portée. Pourtant, on devrait s'y attendre quand on déboule dans un hôtel, arme en main et animé par la vengeance. Faith tente de le raisonner, se montrant étonnamment diplomate pour une femme avec son tempérament. La femme enceinte le rejoint et il semble presque sur le point de se calmer, de poser son pistolet du moins. Mais la fureur soudaine de Grégory l'interpelle et il reprend pied, confus, en colère, pointant vaguement son arme vers lui. La mollesse du geste montre bien qu'il n'est plus du tout aussi déterminé et j'en profite pour glisser une supplique « Ne faites pas ça, je vous en prie... » L'homme qui a échappé au premier coup de feu s'interpose de nouveau, visiblement c'est son jour de chance puisqu'il parvient à poser sa main sur l'arme et que la prise du forcené sur moi se relâche peu à peu. J'échange un regard avec le négociateur improvisé, qui veut visiblement que je tente l'échappée belle. Mais quitte à me prendre une balle, j'aimerai que ce ne soit pas en pleine fuite.

Je commence à me dégager doucement, il ne me retient et semble prêt à me laisser partir. Un bon début. Je m'éloigne avec des gestes lents, montrant bien que je n'ai nullement l'intention de lui nuire. Tandis que l'avocat garde la main sur son arme, ce malade me prend la main et la serre avec force. Je le regarde droit dans les yeux et tente d'y aller de mon petit discours « Vous en avez assez fait pour aujourd'hui. Allons arrêtez tout avant qu'il soit trop tard... Comment vous appelez-vous? » Plus il parlera, moins il fera attention à ce fichu flingue. « Tom... » Je tente de sourire mais le rictus de peur et de colère que je lui sers n'est sans doute pas convaincant « Bien Tom, moi c'est Calypso... Je comprends votre colère. Mais comprenez la mienne maintenant, celle du patron de cet hôtel, Grégory, mon compagnon. Le garçon sur lequel vous avec tiré est son fils, Tristan. Et celui en pleurs, c'est le mari de Tristan, Andrea. Et cette femme qui les aide c'est mon amie Faith. Et tous ces autres gens je ne les connais pas, mais eux aussi ils ont des amis, des frères, des soeurs, des enfants, des parents, des maris... » Je m'abstiens de dire des femmes, craignant d'éveiller de mauvais instincts chez cet énergumène. « S'il vous plaît Tom, lâchez votre arme. Vous avez déjà scellé votre sort, n'empirez pas les choses. S'il vous plaît. » Mon regard noisette reste rivé dans le sien, suppliant, larmoyant. Je n'essaie même pas d'en rajouter en l'amadouant, en essayant de jouer de mon talent de persuasion naturel. Je suis en vérité incapable de répéter ce que je viens de dire. Chaque seconde semble passer puis disparaître et le temps défile étrangement. « Ne faites plus de bêtises Tom, épargnez tous ces gens, d'accord? »

Il semble confus, paniqué, sonné par sa propre folie furieuse. Il finit néanmoins par lâcher ma main, mais j'hésite à m'en aller, je crains de laisser le courageux client aux prises avec ce type. Il semble toutefois avoir la situation bien en main. Je recule de quelques pas, les yeux rivés sur l'avocat, comme pour obtenir son approbation. Il hoche vivement la tête et je le remercie d'un signe, avant de courir vers la petite troupe et de me laisser tomber à genoux près de Grégory, qui s'agite au téléphone. Je lui prends instinctivement la main et alors qu'il raccroche, nous échangeons un rapide baiser de soulagement. J'en profite pour essayer de l'aider à se relever et le soutenir, afin de l'éloigner un peu du spectacle terrible de son enfant gisant dans son sang, mais me doutant que cela est peine perdue, je préfère lui embrasser doucement la joue, avant de m'agenouiller auprès de la femme enceinte. Son garrot de fortune s'imbibe de rouge à une vitesse spectaculaire et je défais mon foulard pour le resserrer un peu. Je lui prends la main, enlève mon blazer pour éponger la sueur qui perle de son front avec et l'interroge d'une voix douce « Ca va aller? Tenez bon, les secours sont en route. » Elle semble endurante et relativement calme au vu des circonstances, d'ailleurs bon nombre d'entre nous font preuve de beaucoup de self contrôle. Les gens s'entre-aident, personne n'a encore rien fait de - trop - stupide. Pourvu que rien ne dérape. Je lance un regard vers l'avocat, que j'ai lâchement abandonné par ailleurs. Je m'en veux un peu pour cette envolée, mais j'étais bien trop inquiète pour Grégory, Tristan, cette pauvre dame blessée... Je respire à fond, me contrôle pour ne pas céder à la panique et échange un regard qui se veut rassurant avec Faith. Nous échouons toutes les deux pour l'aspect confiant de la chose, mais au moins, nous nous soutenons mutuellement. Faites que cette foutue ambulance arrive vite !

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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mer 16 Mai - 23:01

CECI EST UNE INTERVENTION D'UN PNJ (ce compte étant anciennement utilisé à ces fins)


La situation m'a complètement échappé. Je ne sais honnêtement pas ce que je pensais en débarquant dans cet hôtel avec le flingue de mon père mais je n'ai pas pu m'en empêcher. L'idée de la savoir ici avec ce type, ce salop. Je veux tellement lui mettre la main dessus, lui faire payer... Mais je ne sais pas qui il est, je ne sais même pas si ma femme est vraiment ici. Elle a très bien pu me mentir la garce. Et moi je suis là, comme un con, à perdre les pédales. Merde, j'ai tiré sur un gamin et une femme enceinte. Je n'ai plus rien à perdre en même temps, je pourrais tous les descendre jusqu'à ce que je les retrouve et que je m'explique avec eux. Mais ils ont raison, ils n'y sont pour rien. Mais je m'en fous d'eux, je veux trouver l'amant de Judy. Je veux la retrouver. Je veux... Je ne sais plus. Tout est confus. Le patron, ce type qui m'a hurlé dessus est en train d'appeler une ambulance. Et avec elle viendra sans doute la police. Je pourrais m'enfuir. Lâcher mon arme, que ce grand brun charismatique va m'enlever d'ici quelques secondes. Je la lui laisse sans résister, foutu pour foutu, je ne veux pas blesser encore quelqu'un. Je pourrais courir. Pour aller où? On me retrouverait. Judy saura que c'est moi et elle me dénoncera la salope. Elle ne voudra plus jamais de moi maintenant. Elle va retourner avec lui. Elle va l'aimer plus que moi. La salope. Elle a raison. Je ne suis plus bon à rien maintenant. Je ne sais pas quoi faire, quoi dire. J'ai l'air d'un imbécile fini, planté là les bras ballants, sans arme. Je devrais reprendre le contrôle peut-être. Les menacer jusqu'à obtenir ce que je veux. Oui... Je ne peux pas me laisser faire si facilement. Je ne peux pas perdre la face aussi bêtement. D'un autre côté, je n'ai plus d'honneur à sauver. Judy l'a piétiné et je me suis ridiculisé moi-même.

Puis tout d'un coup, le bruit, le mouvement, la foule. Les services de secours fondent à toute vitesse sur le gamin. Il va s'en sortir. Il le faut. Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre avec ce poids sur la conscience. La femme les suit, elle est consciente. La fille dont je me suis servie comme otage me regarde alors que des policiers arrivent vers moi. Je ne saurais dire si c'est de la pitié ou du dégoût dans ses yeux. Les autres sont pleins de colère. Je suppose qu'ils ont raison. Je ne comprends pas grand chose, on me parle, on me menotte, on m'emmène. Et tout ces gens qui me regardent. Oui, de la colère. Et étonnamment aussi beaucoup de compassion. Je fais pitié et on me hait. Dans les films, ce genre de scène se passent au ralenti et le coupable regarde ses victimes droit dans les yeux et les séquences sont pleines d'émotions. Tout se passe très vite en réalité. J'ai à peine le temps de les croiser. Peut-être devrais-je m'excuser? On ne me croirait pas. On ne m'écouterait pas. Et c'est trop tard maintenant. Je monte à l'arrière de la voiture de police et prend brusquement conscience que tout s'est arrêté. Je n'ai eu aucune réponse. Tout ça n'aura servi à rien. Qu'est-ce que je vais devenir? Je vais aller en prison sans doute. Qu'est-ce j'ai fait mon Dieu?


Dernière édition par Tara M. Dayris le Sam 1 Sep - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Mer 23 Mai - 22:49

« Cameron ? Oui, je t'écoute. » Je baisse le son de ma radio et jongle entre mon téléphone et le volant. Je devrais surement m'arrêter mais je suis plutôt pressé. De toute façon, je payerai une amende s'il le faut. « Où ça ? » J'acquiesce et cherche un chemin plus court pour accéder au Claridge’s. Tant pis pour mon rdv ! « Pas de soucis, je suis en chemin. Bye ! » Je raccroche et fonce à travers les rues de Londres pour accéder à hôtel où, apparemment, il y aurait une fusillade. Je frissonne. D’habitude, c’est un truc qu’on voit dans les films, dans les autres pays, pas ici. Je ne sais pas comment Cameron a eu l’info mais c’est un bon scoop pour elle et son journal. Je me gare dans un coin, attrape mes affaires et traverse la foule, bien compacte, ce genre d’évènements attire beaucoup de monde, pour avoir un meilleur angle de vue. J’appelle Faith pour annuler mon rdv. « Allô ? Bonjour euh » Je cherche son nom mais je suis incapable de le retrouver. Je ne sais même pas pourquoi, j’essaye encore de retenir le nom de ses assistants, elle en change toutes les semaines, pratiquement. « C’est Alexander. J’appelle pour annuler mon rdv. Je devais lui montrer des photos d’un modèle, qui pourrait l’intéresser mais on m’a demandé de me rendre au Claridge’s, à cause d’une fusillade dans l’hôtel. » La réponse qui suit est confuse. « Comment ça, elle est elle aussi au Claridge’s ? » Je grogne et apprends qu’elle avait rdv, juste avant moi avec le directeur de l’hôtel. Je raccroche sans rien dire. Dans quoi tu t’es foutue Faith ?

Je soupire et prends quelques photos de l’entrée de l’hôtel. J'envisage que des photos des différents témoins, qui ont pu s’échapper, serait mieux. Je me rapproche et ce que je n'avais pas envisagé c'est que je trouverai de la compagnie. « Applegate, qu'est-ce que tu fous là ? » je grogne. « A ton avis, je bosse. » Même ton, pas de regard, ça commence bien. Je jette un regard inquiet vers la porte d’entrée, entourée de flics. Je fumerai bien une cigarette maintenant mais je dois d’abord faire mon boulot et ensuite m’inquiéter pour mes amis. « Tu sais ce qu’il s’est passé ? » Mon ton est plus doux. Ma seule source convenable se tient devant moi et il serait regrettable de la perdre. Je me rapproche de lui, mon cœur battant plus rapidement que d’habitude. Je le regarde écrire puis il relève les yeux vers moi. «Eh bien, je suppose que le type va pas tarder à sortir et à se faire coffrer, prépare ton appareil, la presse aura sûrement besoin de tes petites photos pour une fois. » « Vraiment ? Tu trouves ça amusant ? » Je le bouscule pour passer devant lui. De toute façon, il n’a pas besoin de voir ce qu’il se passe. J’ai l’air d’être un gamin, à qui on vient de piquer le jouet mais je n’aime pas son attitude. Ce n’est pas vraiment un évènement avec lequel on rigole. Je pointe l’objectif de mon appareil photo devant l’entrée et suis le mouvement des flics. Je prends quelques photos pour l’avant et l’après entrée dans l’hôtel.

Puis les flics se décident enfin d’entrer dans le bâtiment. Je mitraille tout en bougeant l’appareil. Je sélectionnerai avec Cameron les photos, qu’il faut. La scène se passe rapidement et ils ressortent avec le mec responsable de tout ce bordel. J’immortalise la scène. Ils le font rapidement disparaitre et je regarde mes dernières photos, plutôt satisfait du résultat. D’autres voitures de police quittent les lieux mais certains montent encore la garde devant le bâtiment. Les ambulanciers accourent, maintenant que le champ est libre. Je relève mon objectif pour prendre des photos des blessés, en priant pour que mes amis ne soient pas touchés. Quelqu’un me tape sur l’épaule et je me retourne pour faire face à Ezeckiel. « Hey, je veux rentrer la dedans ! » J’hausse un sourcil. « C’est impossible. Ils ne nous laisseront jamais entrer. » J’ai vu un film l’autre jour qui parlait d’une attaque terroriste en deux temps. Une première bombe pour faire des victimes. Les secours et la police arrive pour voir les dégâts et BIM, une deuxième bombe, beaucoup plus puissante, qui fait encore plus de dégâts et qui touche principalement les autorités. Ils ne nous laisseront jamais entrer car on peut représenter cette deuxième bombe. Ezeckiel fronce les sourcils et semble réfléchir. Je l’observe pour savoir ce qu’il a en tête et quand il retrousse ses manches et qu’il s’adresse aux flics postés devant l’entrée, je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel. Il a un vrai problème. Il se retourne vers moi avec un sourire. Je retiens un ricanement. Il ne passera jamais. Il finit par s’attaquer au flic poster devant l’entrée. «Vous connaissez la liberté d'la presse ? McAllister amène toi !» Je fais quelques pas pour calmer Ezeckiel mais d’autres flics interviennent. La scène se passe tellement vite que je n’ai pas le temps de voir ce qu’il s’est réellement passé. Je le retrouve menotté comme le responsable de la prise d’otage et emmené dans une voiture. « Bien joué, Applegate ! Bravo ! » je lui lance en rigolant et applaudissant. Mon rire se calme quand les ambulanciers ressortent avec les blessés. Je découvre une femme, enceinte, blessée à la jambe que j’immortalise. Je tourne mon objectif vers un deuxième brancard où je retrouve Tristan, allongé, entouré par Andrea, son père et Faith. J’abaisse mon appareil et les suis du regard jusqu’à l’ambulance. Je ne la quitte pas des yeux, jusqu’à ce qu’elle disparaisse de mon champ de vision. Je mitraille une dernière fois les lieux et fonce à ma voiture, où j’envois un texto à Faith pour lui demander dans quel hôpital ils ont été amenés.

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MessageSujet: Re: MAMA JUST KILLED A MAN   Sam 2 Juin - 2:35

Ezekiel sortit hâtivement du métro qui l'avait mené à destination et continua sa route à travers les quelques rues qui le séparait du lieu de la prise d'otage. Une prise d'otage, quelle connerie. Evidemment, étant pigiste, il se devait de couvrir l'évènement avec un énième article ironique que de nombreux journaux londoniens s'arracheraient. Enfin, 's'arracheraient' était un bien grand mot. Ez arriva enfin à l'hôtel où s'était déroulé le drame et contourna sans gêne l'énorme amas de gens postés devant la grande porte d'entrée. Il fit glisser ses lunettes sur son nez et tourna une page de son bloc notes avant de griffonner quelques mots sur ce qu'il voyait. Bon, sans aucun témoignages, le jeune homme n'irait pas bien loin et c'est en essayant d'atteindre les employés de l'hôtel visiblement assaillis par bien d'autres journalistes qu'il manqua de rentrer dans un de ses ...bon amis. "Applegate, qu'est-ce que tu fous là" . La conversation commençait déjà très bien "A ton avis, je bosse." répondit-il sur le même ton que son interlocuteur. Se désintéressant d'Alexander, Ez reprit son boulot et continua d'écrire dans son carnet, bon, écrire était un grand mot, il n'avait pas grand chose à dire et cherchait surtout à éviter une éventuelle dispute avec le jeune homme.

Cependant, ce manque total d'action prit vite fin quand une belle flopée de policiers s'attroupa autour de la porte de l'hôtel. Ezekiel avança un peu, histoire de voir de plus près ce qui était en train de se passer et compris bien vite que le criminel n'allait pas tarder à sortir, il regarda sa montre et nota l'heure.« Tu sais ce qu’il s’est passé ? ». Le jeune journaliste soupira d'exaspération en entendant cette voix derrière lui, McAllister ne pouvait décidément pas faire le boulot lui même, quel crétin. Il releva la tête calmement et fixa un instant le photographe droit dans les yeux avant de lui répondre sur le même ton, un peu ironique. «Eh bien, je suppose que le type va pas tarder à sortir et à se faire coffrer, prépare ton appareil, la presse aura sûrement besoin de tes petites photos pour une fois. » «Vraiment tu trouves ça amusant ?» Effectivement, Ezekiel émit un petit rire. Il n'en avait rien à foutre, peu importe le nombre de victime tout ce qui intéressait le jeune homme c'était son boulot et bien que cette insensibilité puisse paraître dérangeante c'était un trait de sa personnalité qui lui plaisait. Ez observa un instant Alexander s'affairer et mitrailler le moindre mouvement quand soudain le coupable sortit de l'hôtel, menottes au poignet et entouré d'une dizaines de personnes plus ou moins officielles. La première chose que le journaliste remarqua c'était la tristesse et le remord présent sur le visage du criminel, chose qu'il s'empressa de noter sur son carnet. En une seconde, la voiture de police avait disparue dans la rue et la foule autour de la porte se dissipait.

Pénétrer dans l'hôtel était presque impossible et Ez regretta de ne pas avoir en sa possession le papier psychique du Docteur. Peut être que lui avait une idée ? Cherchant Alexander du regard, il l'approcha et tapota son épaule. «Hey, je veux rentrer la dedans» «C’est impossible. Ils ne nous laisseront jamais entrer. » Le jeune homme plissa les yeux et réfléchit longuement à une manière de s'introduire dans l'hôtel, l'article qu'il en ressortirait pourrait être aussi précis qu'un rapport de police. Seulement, Ezekiel n'avait aucune idée de ce qui c'était passé à l'intérieur, peut-être y'avait-il des blessés, ou même des morts. Evidemment, cela n'allait pas l'empêcher de trouver une parade pour rentrer, en vérité, cette idée l'excitait même un peu. Braver les interdits était son activité préférée et faute de trouver une idée intelligente, le journaliste décida tout bonnement de foncer dans le tas sans se soucier des conséquences. Il ne bossait pour personne d'autre que lui-même, n'habitait pas à Londres et n'avait rien à perdre. Ainsi, Ez retroussa les manches de sa chemise et avança vers la dizaine d'agents des forces de l'ordre qui barraient l'entrée. «Hey !» fit-il à un des policier avec un sourire sadique avant de se tourner vers Alexander, qui se tenait quelques pas derrière lui. Visiblement, l'homme en uniforme n'avait pas l'air d'être disposé à l'écouter ce qui fit monter la rage en lui. Quelques secondes plus tard et Ezekiel avait déjà poussé violemment le flic, cette histoire allait mal se terminer. «Vous connaissez la liberté d'la presse ? McAllister amène toi !» Tout se passe en une seconde, l'agent le frappe au visage, on lui passes les menottes et le voilà qui se retrouve poussé dans une voiture de police et emmené au poste. Dans son dos, le jeune homme entend la voix d'Alexander qui se moque de lui, encore une fois. « Bien joué, Applegate ! Bravo ! » Son casier judiciaire allait encore en prendre un coup, ce ne serait pas la première fois.
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