UNDER PRESSURE

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MessageSujet: UNDER PRESSURE   Mar 1 Mai - 2:54


UNDER PRESSURE
examens louches

A Oxford les examens terminaux commencent dans la joie et la bonne humeur, tout le monde s’apprête donc a aborder le premier jour d’examen avec le stress inhérent à ce genre de période. Estomac noué et manque de sommeil au rendez vous, les troublemakers n’allaient tout de même pas laisser leur meilleur auditoire mourir sous le poids du stress. Faisant fi des risques, et grâce à leurs relations, les troubles fêtes ont orchestré là un jour de partiel exceptionnel. A la toute dernière minute, les plus téméraires d’entre eux ont remplacé les paquets de sujets par d’autres complètement faux contenant des sujets et des questions elles mêmes complètement ridicules. Ainsi les élèves de philo ont écopé du sujet : Qu’est ce qu’un canard en plastique ? Tandis que les élèves de littérature se débattent avec une analyse de texte d’un RP de Lemon. Les élèves d’histoire eux ont eu droit à une dissertation sur la guerre des étoiles quant aux élèves de droit ils ont eu droit (c’est le cas de le dire) à l’analyse d’une chanson de patrick bruel « quiiii a le droiiiiit qui a le droiiiiiit QUIIII A LE DROIIIIT Arrow)

NB : Comme vous faites tous des études différentes, si vous voulez participer à cette intrigue, il vous suffira de dire que vous passez l'une de ces matière en option. Dans ma fac par exemple en mineure on est obligés de prendre une matière dans une autre UFR, on utilsera ce principe pour que vous puissez tous profiter de l'intrigue !

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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Mer 2 Mai - 14:46

Adossé contre le mur de l'université, je fume une dernière cigarette avant d'entrer dans l'établissement où j'ai été réquisitionné pour surveiller les épreuves d'examens de la matinée. J'observe du coin de l'oeil les étudiants qui arrivent peu à peu et souris, compréhensif en en voyant certains réviser à la dernière minute, la tête plongée dans d'énormes manuels, d'autres dans leurs fiches de révision stabilosée tandis que d'autres encore semblent moins nerveux et plaisantent à propos de révisions apparemment inexistantes. Si il y a bien quelque chose qui ne me manque pas dans ma vie d'étudiant, c'est bien les examens... Pas que j'en garde un mauvais souvenir, mais ce stress est aujourd'hui révolu, pour mon plus grand plaisir. Je jette un coup d'oeil à ma montre et rentre rapidement à l'intérieur pour aller récupérer les copies dans le bureau du proviseur. « Alors, pour l'amphithéâtre A... » Il me tend un énorme tas de copies et me dit en vérifiant une dernière fois que j'ai tous les sujets en mains : « Droit, littérature, histoire et philosophie, tout est là ! » Je quitte donc son bureau et fait un dernier détour par la salle des professeurs pour prendre en plus un tas de copie à corriger, histoire de m'occuper pendant la durée de l'examen et file en direction de l'amphithéâtre A.

Une foule d'élève attend patiemment devant la porte et je leur souris en m'approchant. « Faites pas cette tête d'enterrement jeunes gens tout va bien se passer ! » Je sors les clefs de ma poche et ouvre tant bien que mal la porte malgré mes mains déjà bien prises par le tas de sujet. Quelques élèves passent devant moi et j'entre à mon tour pour pouvoir me libérer enfin du poids que j'ai dans les bras depuis cinq bonnes minutes en posant les copies sur le bureau. Je regarde les élèves s'installer et fais quelques pas entre les rangées en expliquant machinalement les consignes habituelles : « Uniquement vos stylos sur la table s'il vous plait, trousse et compagnie dans vos sacs à côté du bureau, ne gardez rien près de vous, ceci est un examen, on se doit de faire tout dans les règles. » Un élève que je ne connais pas rouspète à ma droite et je réponds en rigolant : « Je n'ai pas instauré ces règles, c'est pénible, je sais, mais dépêchez-vous, plus vite ce sera commencé, plus vite ce sera terminé ! Aucune trousse sur les tables s'il vous plait et ah oui ! N'oubliez pas de prendre votre pièce d'identité, il faut que je vérifie ça aussi, sait-on jamais ! » Une fois tous les élèves en place je retourne vers mon bureau pour prendre les sujets et les distribuer selon la filière ou l'option des élèves. « Comment ça vous passez l'histoire Mlle Hopkins ? » dis-je avec un clin d'oeil mi amusé mi vexé à la jeune fille qui leve la main pour le sujet d'histoire. Une fois toutes les copies -face cachée s'il vous plait- et les brouillons distribués, je retourne au bureau pour chercher une craie dans mon sac. « Bien, vous pouvez retourner les sujets, il est exactement 8h, l'épreuve dure 4 heures comme vous le savez, vous avez donc jusqu'à midi. Bonne chance à tous ! »
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Mer 2 Mai - 15:47

La douce saison des partiels, où enfin les abrutis finis inscrits au hasard se rendent compte qu'ils vont rater leur vie. Je ne m'inquiète pas outre mesure, comptant sur mes quelques révisions plus ou moins sérieuses au cours de l'année, ma chance insolente et surtout, mon immense talent. Je suis faite pour l'Histoire a un jour assené avec fierté mon professeur de terminale. Jusqu'ici, je lui ai plutôt donné raison. Ceci étant, aujourd'hui, c'est les épreuves mineures, donc pour la plupart, on s'en contrefout légèrement. Pour certain, c'est l'occasion d'exploser de nouveaux horizons. Moi c'est Histoire tout du long. Je sais où je suis douée, je ne vais aller m'amuser à apprendre le russe pour faire bien. J'attends, adossée contre un mur, saluant vaguement les gens que je connais plus ou moins, échangeant deux mots avec Bonnie. Finalement, le professeur déboule, avec une pile de papiers dans les bras qui semble en équilibre assez instable. Il se débrouille tout de même pour ouvrir la porte et c'est la ruée vers l'or. C'est à se demander de quoi ils ont peur, nos places sont numérotées de toute façon, ce n'est pas comme si quiconque risquait de se retrouver assis par terre. Bien que cela arrive dans certaines universités de seconde zone, d'après ce qu'on m'a dit. Triste sort. Heureusement, quand on débourse des milliers de livres sterling par an, on peut acheter de bonnes conditions de travail.

Les sujets sont distribués, les voix se taisent, les esprits se concentrent. Petit speech d'usage du professeur chargé de la surveillance, regard sévère des équipes chargées de circuler entre les tables et hop, c'est parti. J'observe les autres retourner leur sujet plus vite que l'éclair, ce qui ne manque pas de m'amuser. Finalement, je lis moi aussi l'intitulé du devoir et ne peut retenir un éclat de rire. Je ne suis pas la seule et nous nous attirons quelques regards sévères. Cela dit, tout l'amphi semble en émoi. Je me retourne et toutes les têtes sont dressées, partagées entre l'amusement, la colère, la panique. Une fille semble au bord des larmes. Ceci sent la bonne grosse plaisanterie, mais ce n'est pas dit que ça passe auprès de tout le monde. Mais j'admire ce coup de maître, franchement, truqué les sujets de toute une session, c'est grandiose. Pour un peu j'applaudirai. Mais je me contente de retenir un rire et alors que tout le monde s'agite, m'empare de ma feuille de brouillon. Après tout, nous avons un sujet, autant composer !

Je ne pensais pas un jour remercier Lemon de m'avoir forcée à regarder l'intégralité des versions longues des deux trilogies de Star Wars, mais finalement si. Je suis même reconnaissante à ses geeks de potes d'avoir des débats enlevés à chaque fois que le thème est soulevé. Ma connaissance du sujet est plutôt bonne, meilleure que certains chapitres étudiés pendant l'année à vrai dire et, avec un sourire en coin, je m'empare de mon crayon de papier et me mets à réfléchir. Qui sait, peut-être que quelqu'un appréciera mon effort et mon sens de l'humour à défriser sa Majesté? Toujours est-il que je fais abstraction du brouhaha grandissant et me plonge dans une étude de la rébellion assez poussée, avec problématique et plan en trois parties, divisé en trois sous parties. Je griffonne les feuilles de brouillon, non sans jeter un coup dernier coup d'oeil aux alentours. Voilà qui va faire jaser pendant les années à venir !
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Jeu 3 Mai - 2:01

Examens, partiels, l’avantage de la philo c’est qu’il y a une grande part de culture apposée à un raisonnement bien rodé. J’ai bien évidemment relu mes cours, mais je dois avouer que mon travail récent a quelque peu diminué mon temps passé à bachoter. C’est le truc qui a le don de défriser Andrea qui est un grand bosseur, mais j’ai tendance à préférer y aller au talent. Un truc de Tristan Faure, d’ailleurs, toute cette histoire de gamine, de mort et de vie active m’a bien fait réaliser une chose, je suis jeune et en vie et il est temps que Tristan Faure redevienne ce qu’il était. Oxford ne saurait se passer de moi de toute façon. Ce qui a été reproché à Andrea doit être également appliqué à moi même et si il doit aller à Londres pour son école d’avocat, je ne renoncerai pas à Oxford. Mon projet professionnel se base sur cette ville que j’aime et qui m’inspire, m’en éloigner pour me donner l’air du fils que mon père aurait aimé avoir ou encore pour suivre l’homme que j’aime serait une erreur regrettable. Andrea et moi nous sommes toujours respectés là dessus, et notre mariage ne dois pas changer les choses. Installer mes locaux à Oxford, c’est ce dont j’ai envie. Rester auprès de mes amis et ajouter un master de philosophie à Oxford à ma future prestigieuse licence, est également une très bonne idée. Quoi de mieux de toute façon que d’être moi même sur le terrain de mes intrigues ? On peut faire des affaires et être immature, j’en suis persuadé. Je fais un dernier sourire à la glace et range ma brosse à dent pour enfin quitter l’appartement de bon matin accompagné de mon canon bouclé.

Il est à présent sept heures et demi et je paye deux cafés, dont un qui pourrait finir dans le visage de Camille pour avoir commis l’immonde affront que d’aller étudier à Cambridge, mais la journée s’annonce bien. Cette matière je la maîtrise totalement, et je fais confiance à mon terrible intellect pour le reste. Je m’arrête et me met face à mon petit ami une expression solennelle collée sur le visage. « Bon courage Leroy Duchesne, fais honneur à notre famille de brillants étudiants. Si tu rates tes partiels, tu vas devoir vivre avec un affreux complexe d’infériorité ce qui conduira irrémédiablement à la fin de notre relation. Tout le monde sait qu’on est ensemble uniquement parce que nous sommes les meilleurs et donc incontestablement les meilleurs l’un pour l’autre.» Je plaisante et m’approche de son oreille dans laquelle je chuchote. « Et ce dans des domaines très variés... » Ma voix se fait plus suave, je crois qu’il a parfaitement saisi l’allusion. Je ris légèrement et reprends mon sérieux avant d'embrasser sa tempe. « Bonne chance ! »

Nous finissons dans un grand amphithéâtre mélangé avec des élèves d’autres sections. Je fais un sourire à Rose, et m’installe à ma place. Les sujets sont vite distribués par le professeur Buckley qui visiblement nous surveille. Retournement de copies à huit heures pile, Oxford est décidément une fac exemplaire. Et là c’est le drame, tout le monde ricane et pas uniquement en se remémorant les galipettes de Buckley de la semaine dernière dans une flague d’huile. Philosophie. Qu’est ce qu’un canard en plastique ? Eh bien bonne question. Les profs de philos sont un peu dingues, mais j’ai quand même quelques doutes sur la validité interne externe et écologique de ce partiel, quand on sait que les élèves de philo ne sont pas les seuls à tirer la tronche. Pour l’instant personne ne hurle au scandale, ce qui veut sans doute dire qu’il vaut mieux composer quoi qu’il arrive. Dans le pire des cas ça fait durer la blague, et c’est presque drôle. Je me rappelle ce que disais mon prof de philo, les moteurs de l’être humain sont le pouvoir, l’argent et le sexe, alors le canard en plastique a très certainement un sens pervers puisque ca fait pas gagner de fric, ca apporte en aucun cas le pouvoir dans ta baignoire, mais en revanche tu peux t’en servir comme sex toy. Mais si on devait trouver du sérieux à la question et faire dans le tordu, je me dirais sans doute qu’un canard en plastique n’existe pas, car la forme de cet objet évoque un canard, mais ce n’est pas un canard, puisque bien évidemment et premièrement un canard n’est pas fait de plastique mais en prime il ne ressemble à canard que parce que l’opinion a décidé de s’accorder sur sa représentation. J’ai deux parties là non ? Il m’en faudrait une troisième dans l’idéal. Si quelqu’un trouve mieux que ça, je largue Andrea et je l’épouse. Je commence à griffonner une ébauche de plan sur mon brouillon.

Spoiler:
 

Je détaillerai à la rédaction, commençons déjà par une intro complète sur ce que les gens pensent être un canard en plastique. (bien évidemment, ils se trompent, l’opinion est conne, et cette dissertation va montrer à quel point je réfléchis plus que la plupart des êtres humains.) Faut bien définir c’est important, ça met en situation, même si dans le cas présent je pense que tout le monde sait ce qu’est un canard en plastique dans l’esprit du peuple, je pourrais ajouter quelques détails pratiques en revanche histoire que mon correcteur en connaisse toutes les fonctions, si on peut faire un peu de culture gé c’est un plus.

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Intro check, et je suis resté soft et élégant. Rédigeons maintenant.
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Jeu 3 Mai - 21:11

Mon réveil sonne et il me faut à peine quelques secondes pour me dégager de ma couverture et rester allonger éveillée un moment dans mon lit. Je m’oblige à ouvrir les yeux et à me lever tout doucement. J’attrape un gilet informe –que je ne me permets de porter qu’à la maison-, l’enfile et traine des pieds, encore endormie jusqu’à la cuisine. J’ai le ventre un peu noué mais je me force a tout de même à manger un bol de céréale. Je me répète en boucle dans ma tête « pas de panique, pas de panique, tout va bien se passer… » Je ne suis pas stressée non ! Enfin peut-être un tout petit peu… Pour être honnête je ne suis pas prête du tout et c’est ce qui me met si mal à l’aise. Ce matin je ne dois passer que mon option mais j’ai justement un peu oublié cette matière de ma liste de révision. J’ai été trop prise par mon dossier de photo ces dernières semaines que j’ai dû boucler et rendre il y a seulement quelques jours. Je m’y suis, certes, un peu prise à la dernière minute mais j’étais tellement investie dans ce projet qu’une fois libérée de ce poids j’ai bien été obligée de faire une pause. Ça n’avait pas été raisonnable… Du coup, les révisions de littérature sont un peu passées à la trappe et je le regrette bien maintenant. Je file à la salle de bain au moment où Bonnie sort à son tour de sa chambre pour éviter les bousculades matinales. J’essaye de ne pas penser à ce que je devrais théoriquement savoir parfaitement pour ne pas m’embrouiller toute seule avec mes faibles acquis. Prise soudain de gros doutes, je retourne dans ma chambre pour aller chercher mes derniers cours, histoire de relire rapidement mes notes. Je m’assois sur le canapé et feuillète une série de texte. Je ne veux vraiment pas passer cet examen.

J’arrive devant l’université, un peu avant l’heure fatidique et rejoins les quelques personnes déjà présentes. J’allume nerveusement une cigarette sous le regard réprobateur de Chandler. D’habitude j’évite de fumer lorsqu’il est dans les parages, je sais qu’il a horreur de ça mais dans certaines situations moins besoin de nicotine est bien trop important. Nous montons tous jusqu’à l’amphithéâtre et je murmure à l’oreille de Chand « Bonne chance » avant d’entrer dans la salle que vient d’ouvrir Mr. Buckley. J’écoute machinalement les consignes, sans y prêter grande attention en sortant de mon sac des stylos, ma pièce d’identité, des gâteaux et bien sûr une Pom'Potes. Tout pour passer l’épreuve dans de bonnes conditions.

Distribution des copies, mon stress s’envole presque, de toute façon je ne maitrise presque rien, je n’ai ni sujet faible ni sujet fort, tout dépendra de la difficulté du texte. « Bien, vous pouvez retourner les sujets, il est exactement 8h, l'épreuve dure 4 heures comme vous le savez, vous avez donc jusqu'à midi. Bonne chance à tous ! » Je retourne la feuille posée sur ma table et commence la lecture du texte, stylo et brouillon sous la main, déjà en train de prendre de minimes notes, tic que j’ai gardé de mes années d’études antérieures. Présent, première personne du singulier. Le texte semble être d’une banalité incroyable et bien trop récent par rapport au sujet d’études des cours de l’année. Je dois retourner la feuille pour découvrir l’ouvrage et le nom de l’auteur en bas de page. Lemon Mitchell in Ticket to Ride. Euh… Deux solutions s’offrent à moi, soit il y a effectivement un auteur du même nom que mon amie ayant écrit un bouquin du même nom que le forum qu’elle gère depuis un petit bout de temps déjà, soit c’est une blague. C’est trop gros pour être une simple erreur. Je louche sur la copie de mon voisin pour vérifier que je ne suis pas la seule à avoir un sujet si particulier. Une agitation se fait sentir dans l’amphi et pas uniquement chez les étudiants de lettres. Je vois Rose rire discrètement quelques rangs devant moi, j’ose à peine imaginer le sujet d’histoire. Que faire ? Je ne vais quand même pas analyser un rp de Lemon. Je ne comprends même pas le contexte. Ça m’apprendra à ne pas prêter attention à leurs histoires de geek. Certains élèves ont déjà commencé à écrire sur leurs feuilles de brouillon, comme si de rien était. D’autres ont l’air paralysé, certains, amusés dans un premier temps, ne savent, comme moi, pas quelle attitude adopter pendant que d’autres paniquent vraiment et commencent à s’énerver. Je me retourne vers Jayden qui a eu la merveilleuse idée de s’asseoir derrière moi. « On fait quoi ? »
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Ven 4 Mai - 23:16

C’est enfin le temps des examens. Ce n’est pas une période que j’apprécie mais je suis confiante et heureuse d’y arriver. La fin des examens signifie le début des vacances et autres réjouissances dont nous faisons semblant de ne pas y accéder pendant notre année scolaire. Depuis quelques jours, l’ambiance est tendue à la maison. Je vois que Gemma est inquiète. Je n’ose aps trop l’embêter avec mes questions et ce soir, nous passerons une soirée au calme, devant un film ou une série pour nous reposer. Je l’emmènerai faire la fête à la fin. Je fais le point sur mes épreuves à venir. Mon article est déjà prêt depuis un moment. Je n’ai plus qu’à rappeler à mon groupe de td, de rendre leurs derniers articles et on pourra imprimer notre journal pour le rendre en temps et en heure. Je remercie mentalement Garance pour sa patience et surtout pour m’avoir montré l’envers du décor du bouclage du journal. Il était important que je vois comment ça marche pour le mettre en pratique. Je soupire et entends Gemma dans la cuisine. Je me lève sereinement et vérifie une dernière fois mon sac. Une vraie maniaque, avait dit Lucy, il y a quelques jours. Elle a intérêt à gérer sa littérature aujourd’hui, sinon je ne sais pas ce que je vais faire d’elle. Les séances de révision devenaient épuisantes. Sérieusement, il faut que je lui apprenne à travailler toute l’année et pas au dernier moment. Je sors de ma chambre et croise Gemma qui fonce à la salle de bain. Je vois qu’elle a préparé de quoi grignoter pendant l’épreuve. Je souris et me prépare un café, plus mon thermos. Je grignote quelques toasts et prends la place de Gemma à la salle de bain. Je me remémore les dates importantes. Ce sont des dates vues et revues tout au long de notre scolarité, des dates que je connais par cœur et pourtant, j’ai toujours cette impression que je vais en oublier une. Peut-être que j’aurai du reprendre littérature comme mineure. Histoire me paraissait une bonne idée. Après trois ans de littérature, j’avais envie de changement et surtout, ça me permettait de varier mon parcours scolaire. Je sors de la douche et j’entends la porte claquer. Chandler a du venir la chercher. Je m’habille rapidement et récupère mes affaires, avant de quitter l’appartement.

« Oui Papa ! Par contre, je ne l’appellerai pas… Tu sais pourquoi ! Elle s’en fout de mes études. Elle n’arrête pas de me prendre la tête avec sa peinture alors que ça ne m’intéresse pas. Je sais à peine dessiner correctement ! » Je soupire et acquiesce. Je ne comprends pas pourquoi, tout à coup ma mère s’intéresse à mes examens. Je remarque que ça s’agite devant l’amphi. Les professeurs viennent d’arriver. « Papa, je dois te laisser. Ils nous font entrer. » Mensonge. Je raccroche brutalement et éteins mon téléphone. Ca m’a fait plaisir de l’entendre mais il n’avait vraiment pas besoin d’évoquer Maman. Je soupire de nouveau et rejoins Rose, avec qui je discute quelques minutes avant de pénétrer dans l’amphi. Je cherche rapidement ma place et je sors ce dont j’ai besoin. Mr Buckley arrive à mon niveau avec les sujets d’histoire. Je lui souris et il me fait un clin d’œil. «Comment ça vous passez l'histoire Mlle Hopkins ? » « Un peu de changement, ça ne peut pas faire de mal. Mais je n’oublie pas la littérature, Mr Buckley. » Je récupère mon sujet et regarde autour de moi. Je fais un clin d’œil à Gemma, qui semble être ailleurs. Je vérifie que Lucy est bien arrivée. Après toutes nos révisions, il serait dommage qu’elle manque l’examen. On nous annonce que l’épreuve peut commencer. Je retourne ma feuille et découvre le sujet. J’hausse un sourcil et regarde autour de moi, encore une fois, à la recherche d’une caméra cachée. C’est une blague ? Je vérifie que c’est la bonne feuille, risque de jeter un coup d’œil sur la copie du mec devant moi, qui a exactement la même dissertation. Alors là, ils se sont surpassés ! Une dissertation sur Star Wars. Je retiens un ricanement, en me demandant si quelqu’un va faire une remarque sur ce drôle de sujet. J’attrape mon brouillon et coupe la feuille en 6. Chaque film aura le droit à son analyse. Je note tous les titres, en essayant de me rappeler l’histoire globale de la saga. J’ai encore du mal à croire ce que je fais. Toutes les dates apprises ne me serviront pas aujourd’hui. Je relève les yeux et remarque qu’une certaine agitation règne dans tout l’amphi. Je me retourne vers ma voisine, qui a le sujet de littérature. « Psst, ton sujet porte sur quoi ? » Elle m’assassine du regard. Je lève les yeux au ciel. « Un rp Lemon Mitchell in Ticket to ride. Je ne sais pas à quoi ça correspond mais c’est très drôle. » me répond un mec derrière moi. J’hausse un sourcil. Lemon Mitchell ? On parle bien de la blonde, très drôle, meilleure amie de Rose ? « Montre ! » Je fais un échange de sujet, pour qu’il comprenne que j’ai eu une surprise moi aussi avec mon sujet, et commence à lire le sien. Au fur et à mesure, ce texte me parait vraiment familier. Je reconnais l’écriture et je sais que je l’ai déjà lu quelque part. Mais la fille qui l’avait écrit n’était pas Lemon.
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Dim 6 Mai - 20:19

Je pouvais bien l’admettre, j’avais fait preuve d’une mauvaise volonté incroyable en ce qui concernait cet examen, le premier en droit depuis que j’avais intégré une filière que je n’aimais pas, avec des gens que je méprisais, dans une université que j’exécrais. Pourtant, je l’avais soigneusement révisé, comme s’il ne s’agissait pas d’une matière qui m’intéressait à peu près autant que mon premier tampon, car je savais que mes parents examineraient scrupuleusement mon bulletin scolaire. Je ne pouvais me permettre d’échouer, même si chaque heure passées à travailler mes cours de droit m’avaient donné une furieuse envie d’aller me jeter du haut du Tower Bridge. Je connaissais les sujets susceptibles de tomber sur le bout des ongles... mais je n’avais pas la plus petite envie d’aller à cet examen. En me levant, j’étais d’une humeur de chien, et même si en toute objectivité, l’univers semblait être prêt à tout pour m’arracher un sourire, rien n’y parvint. Ni le ciel bleu et dégagé, ni le soleil brillant qui faisait étinceler ma montre en diamant, ni la température clémente pour cette période de l’année. Mon père, dans son immense bonté –quelle blague- offrit même de me faire conduire par son chauffeur personnel. J’avoue qu’en temps normal, la perspective d’arriver devant ces culs terreux d’Oxfordiens en Rolls Royce Ghost m’aurait emplie d’une joie féroce. Mais aujourd’hui, cela me laissa de marbre. Devoir passer un examen n’est déjà pas très réjouissante, mais j’éprouvais un dégout si profond pour cette université, je ressentais tellement de rancœur à l’idée d’y être coincée, à étudier des matières qui ne me plaisaient, à travailler pour un avenir qui ne me correspondait pas, que j’étais au bord de l’implosion. C’est plus un rictus qu’un véritable sourire que j’adressais à mes parents ce matin-là. Attribuant cela au stress, ils m’encouragèrent, et je partis affronter un destin dont je ne voulais pas.
Arrivée devant l’amphithéâtre, je ne vis que des visages tendus et blafards, des yeux écarquillés et soulignés de cernes, et des mains tremblantes et fermement agrippés à des fiches de révision. Parfois, j’apercevais quelques élèves nonchalants, soit parce qu’ils étaient totalement confiant dans leur réussite, soit parce qu’ils se fichaient complètement de leur échec. J’étais de bien trop mauvaise humeur pour chercher un visage connu dans la foule, et fonçait droit vers la liste des élèves affichée sur les portes, afin de connaitre le numéro de table qui m’était attribué. Le brouhaha me donnait une méchante envie de hurler et d’insulter tous ceux présents, mais je me contins, affichant une mine d’ennui, et patientant jusqu’à ce qu’on nous permette d’entrer.

Le moment d’attente fébrile qui précède la mise en main des sujets fut suivi par un profond silence. Avant de soulever ma propre feuille, je coule un regard rapide autour de moi. Des étudiants en droit, comme moi, ouvrent de grands yeux, et je retiens un rictus. Apparemment, le sujet choisi en déstabilise plus d’un. Les élèves de philosophie et de littérature froncent les sourcils ou regardent autour d’eux, d’un air perplexe. Mais quand les étudiants d’histoire se mettent à ricaner, je prends mesure de l’étrangeté de la situation, et décide de soulever ma feuille de sujet.


Citation :
Sujet d’examen partiel

Analyse de discours écrit


Chanson de Patrick Bruel, Qui a le droit ?


Heu… hein ? Je relevais à nouveau les yeux, cherchant le signe que tout n’était qu’une vaste blague, mais apparemment, seuls les étudiants assis devant leur table savaient en quoi consistaient les sujets d’examens. Les professeurs chargés de surveiller le partiel se répandirent en réprimandes, menaçant les quelques chahuteurs qui s’étaient permis d’échanger quelques mots, et je baissais vivement la tête pour ne pas attirer l’attention sur moi, et me mit à réfléchir, non pas sur cet examen qui de toute évidence était bidon, mais sur les auteurs de cette vaste blague. Furtivement, je ressentais de la colère d’avoir réviser pour rien –si j’avais su, j’aurais pu utiliser ce temps perdu pour faire autre chose !- mais très vite, l’amusement prit le pas sur le reste. Comprenant que nous étions victime des Trouble Makers, je ne cachais plus mon sourire en coin, et secouait la tête avec amusement. Malade de curiosité, je mourrais d’envie de me pencher vers ma voisine, étudiante en philosophie, pour lui demander la nature de son examen, mais me contint avec difficulté. J’aurais tout le loisir de leur poser la question une fois sortie de l’amphi. En attendant, j’avais une chanson à analyser. Je ne pus m’empêcher d’imaginer la réaction de mes parents lorsqu’ils apprendraient ce qui était en train de se passer, eux tellement attachés à cette stupide université risquaient d’être fortement choqués. Avec un peu de chance, cela les pousserait à me renvoyer à Cambridge ! J’aimais voir les conséquences des actes des Trouble Makers, mais je me passerais fort bien de ce passe-temps si je pouvais retourner à Cambridge. Croisant les doigts, je m’emparais d’un crayon, et me penchais vers la copie de la chanson, prête à prendre cet examen avec tout le sérieux dont j’étais capable vu les circonstances.
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Lun 7 Mai - 19:47

"Ne t'en fais pas Mélu ça va bien se passer.
-Oui, il n'y a pas de raison, je réponds d'un ton faussement tranquille. J'ai bien révisé...
-J'ai confiance ma belle, allez va vite t'installer !"

Je raccroche et soupire. James a bien trop confiance en mes faibles capacités d'analyse. Oui j'ai révisé. Pas assez à mon goût, mais j'ai révisé. Il faut dire que je me suis un peu enfermée à la maison en refusant toute sortie afin de me plonger dans le travail... sauf que j'aurais dû couper ma connexion internet. Problème ? Je me suis retrouvée sur mes forums habituels, à monter des complots avec mes sadiques de personnages. Au lieu de réviser nuit et jour. Bon, j'ai atteint le quota de six longues heures de révisions sauf le weekend. Mais ça me paraît un peu léger. Hein quoi ? J'exagère ? Ah bon. Monsieur Buckley essaye vaguement de nous encourager et de nous motiver et nous donne ses consignes. Je lève les yeux au ciel pour la forme, un peu déçue de ne pas pouvoir garder mon sac avec moi alors que j'y ai cousu un petit porte-bonheur.

Je m'installe à un place libre et laisse mon regard errer dans l'amphithéâtre. Ah ? Rose est là. Son aura est très calme, je suppose qu'elle ne se fait aucun souci pour cette épreuve. Je passe histoire également et comme je n'ai pas son talent, j'ai un peu peur. J'attrape la feuille... et regarde autour de moi avec effarement. Il est génial ce sujet ! Une dissertation sur la guerre des étoiles ! Je suis aux anges. A croire que la fac a enfin décidé de nous donner des sujets intéressants. Immédiatement je me mets au travail, j'attrape mes brouillons et le plan coule de source si je puis dire. Sachant que j'ai regardé tous les films au moins cinq fois chacun avec mon adorable frère James, je suis parée ! Pour une fois je me félicite d'avoir pris histoire en option et déjà, je noircis mon brouillon.

La sainte inspiration est venue à moi !

Alors comment commencer sur un sujet aussi passionnant ? Evidemment il me faut parler des Jedis et des seigneurs Siths, qui à mon humble avis, devaient se sentir très malheureux pour avoir été si méchants. Je commence donc par expliquer les positions de ces différentes organisations, indiquant le rôle indispensable des chevaliers Jedis dans le maintien de la paix et de la démocratie non pas à l'échelle d'une planète mais bien d'une galaxie entière et même plus. Et puis j'enchaîne avec l'histoire d'Anakin et sa transformation en Dark Vador, un personnage finalement très shakespearien. Et puis tout naturellement vient Luke, la princesse Leïla et Chewbacca. Monsieur Solo je me le garde, j'ai toujours eu un faible pour les aventuriers à la morale plus ou moins présente. Finalement, on se rend compte que la résolution de ces conflits ne tient qu'à peu de choses... comme des leaders charismatiques qui font tout le boulot. Et ça me paraît assez peu probable tout ça, on ne gagne pas une guerre avec juste quelques rebelles, si ? Soyons sérieux, on est pas dans Harry Potter là !
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Mer 9 Mai - 22:23

L’heure a sonné. Dans quelques semaines, je serai licencié en philosphie de la faculté d’Oxford et pourrait entamer mon cursus dans une grande école de droit de Londres. Adieu les études et les souvenirs houleux, adieu Andrea jeune et inexpérimenté, la vraie vie va s’ouvrir à moi et ça fait des années que je l’attends. Si tout va bien, je serai pris en stage dans un grand cabinet d’avocat qui me rémunèrera pour les efforts accomplis et me permettra en parallèle de poursuivre mes études pour devenir un grand maitre du barreau. Si tout va bien, évidemment, mais je ne vois pas franchement comment il pourrait en être autrement. Je connais l’intégralité de mon cours presque par cœur et il est difficile de m’imaginer rater quand on connaît mon passif dans les études et les résultats de mon premier semestre à Oxford. C’est donc tout à fait confiant et très largement prétentieux que je me lève en avance pour me préparer comme il se doit. J’ai vérifié nos affaires plusieurs fois, ainsi que nos cartes d’étudiants pour être sûr que tout est en forme et prêt à partir. Nous quittons l’appartement évidemment largement en avance et nous pénétrons les couloirs de la fac, repérant des têtes connues. Nous ne passons pas les mêmes matières ce matin, ma majeure philosophie ayant été reportée pour que je puisse passer le droit en priorité. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Oxford réserve un accueil de Rois aux meilleurs étudiants des environs dont je fais partie. Il n’a pas été bien difficile de demander une dérogation pour la philo. Je laisse Tris se diriger vers la cafétéria pendant que je salue un camarade de ma promo, et j’attrape le café qu’il me tend quand il revient vers moi. « Bon courage Leroy Duchesne, fais honneur à notre famille de brillants étudiants. Si tu rates tes partiels, tu vas devoir vivre avec un affreux complexe d’infériorité ce qui conduira irrémédiablement à la fin de notre relation. Tout le monde sait qu’on est ensemble uniquement parce que nous sommes les meilleurs et donc incontestablement les meilleurs l’un pour l’autre.» Il rit un peu et mon rire se joint au sien, on ne peut déjà pas franchement remettre en cause l’excellence de Tristan Faure, celle d’Andrea Leroy-Duchesne encore moi. Si j’ai bien appris une chose de mon père trop autoritaire et trop psychorigide, c’est qu’on ne plaisante pas avec les études, et qu’en excellant partout on arrive toujours à faire quelque chose. Il s’approche de mon oreille et murmure, visiblement d’excellente humeur et pas angoissé pour un sou. « Et ce dans des domaines très variés... » Sa voix change curieusement de ton et je ris un peu, laissant ma main effleurer sa hanche pour approuver. Il embrasse ma tempe et je serre son bras doucement un instant. « Bonne chance ! » Je souris en m’écartant, nous ne sommes pas au même endroit. « A toi aussi, et n’oublie pas qu’il ne te manque que quelques points pour faire aussi bien que moi », je plaisante de nouveau, amusé. Je lui jette un clin d’œil et le regarde disparaître avant de tourner les talons pour gagner ma propre place.

Je m’assois et m’installe sans dire un mot, tranquille et tout à fait serein. Les examens n’ont donc jamais été un réel sujet d’angoisse pour moi quoi qu’on en dise parce que j’ai toujours réussi. Rares sont les souvenirs de mauvaises notes que j’ai, et encore, mauvaises notes est en l’occurrence relatif aux expectations paternelles plus qu’à autre chose. L’heure finit par venir, les copies par être distribuées. On nous donne enfin les sujets, et après quelques rappels de consigne variés et d’une banalité affligeante, on nous ordonne de découvrir les intitulés. J’inspire, retourne ma feuille et m’arrête presque immédiatement.


« Qui a le droit ? » Patrick Bruel.
Qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Je m’interromps et regarde autour de moi, les gens semblent tout autant interloqués, mais certains ont déjà commencé à composer. Je fixe ma montre et secoue la tête, seigneur, qu’est-ce que c’est que cette plaisanterie ? Je me demande si… Non. J’inspire et sors mon brouillon pour démarrer, de toute façon personne ne semble pressé de mettre fin à cette entourloupe et il est hors de question que je me laisse déstabiliser par un examen peu conventionnel. Je noircis mon brouillon de toutes mes connaissances disponibles sur la capacité juridique, ajoute une touche un peu plus philosophique sur la reconnaissance des vraies droits, une partie sur les droits de l’homme, fondamentaux, et me laisse entrainer par une vague de connaissances que je ne maitrise plus. Sans perdre les pédales, voilà Andy.
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Jeu 10 Mai - 19:46

Pourquoi ai-je décidé de passer droit ? Allez savoir. Si j’en avais la moindre idée je vous le dirais hein. Mais là. Aucune idée. Il parait que ça rapporte des points. J’ai quand même bien révisé, grâce à Bonnie. Je suis au taquet. Réveil difficile ou non (quand on dort avec trois couettes, sortir ne serait ce qu’un doigt de pied le matin est impossible), je suis sur les lieux de pêche (l’université) à 7h45. Je fais un coucou à Bonnie, un coucou à Gemma et un coucou à Andrestan avant d’aller trouver un café infâme. Je retourne dans la salle, fais un graaaaaaaand sourire à Mark qui surveille l’examen et me dirige vers le fond de la salle. Quand on s’appelle Thompson, on est toujours au fond. Je m’assois, range ma trousse et mon portable et sort une armada de twix, de mars et de bonbons en tout genre. Je suis incapable de passer un exam sans manger. Déjà parce que les chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuts de jalousie au moment où j’ouvre mon gâteau me font hurler de rire mais aussi, et surtout, parce que quatre heures sans manger c’est long. Mark distribue les sujets en m’ignorant royalement. Je suis un peu vexée mais ne le montre pas. Je prends un bord de ma feuille et me tiens prête à la retourner à la seconde où j’entendrai le top départ. « Bien, vous pouvez retourner les sujets, il est exactement 8h, l'épreuve dure 4 heures comme vous le savez, vous avez donc jusqu'à midi. Bonne chance à tous ! » Je retourne bien gentiment et garde les yeux écarquillés. « SUJET : Qui a le droit ? Patrick Bruel. » Je retiens un hurlement. Ce jour est à marquer d’une pierre blanche. Jamais je n’ai eu un sujet aussi génial. Je note d’un œil que mes camarades s’interrogent, apparemment toutes les sections ont été victimes du même genre de blague. Mais il est absolument hors de question que je choisisse un autre sujet. J’attrape une feuille de brouillon et y récite les paroles de la chanson que je connais heureusement par cœur. Je mange quatre dragibus et me mets au travail.
« On considère trop souvent Patrick Bruel comme un chanteur de variété française d’intérêt discutable. Cependant, sa chanson ‘Qui a le droit’ mérite que l’on s’attarde dessus, tant d’un point de vue juridique que d’un point de vue littéraire et philosophique.
Tout d’abord, lorsqu’il dit « Et j'ai grandi avec une place à prendre », on note une référence claire et précise au divorce, épreuve douloureuse dans une enfance, notamment lorsque le départ d’un des parents est accompagné de non-dits et d’implicites comme c’est apparemment le cas ici (« Le mien a rien dit, quand il s'est fait la paire »). Le divorce est encadré par les articles 229 à 309 du code civil français (répertoriant les cas de divorces, la procédure du divorce, les conséquences du divorce et la séparation du corps familial). C’est un sujet qui est souvent très délicat dans la mémoire des jeunes enfants, notamment dans celle de Patrick Bruel dont les parents se sont séparés en 1960.
La femme au foyer quadragénaire qui n’entend cette chanson qu’à quatorze heures sur nostalgie en faisant son repassage n’en connait que le refrain : « Qui a le droit, qui a le droit, /Qui a le droit d' faire ça /A un enfant qui croit vraiment /C' que disent les grands ?» Ce passage de la chanson rejoint par certains côtés (en considérant une personne d’intelligence moyenne ou faible) l’instruction donnée aux enfants en bas âge « tu ne parleras pas à des inconnus dans la rue » car ils sont incapables de comprendre que les mensonges des adultes ont des conséquences autrement plus importantes que les leurs à propos d’une barbie volée à une petite sœur ou d’un granola mangé entre deux repas. Alors que cela n’a, je vous l’accorde, pas le moindre rapport avec le sens général de la chanson, il est tout de même important de préciser la prévention contre la pédophilie involontairement faite ici (et punie par les articles 484 à 488 du code pénal français).
»
Je relève la tête et reprends quelques bonbons. Ce sujet est clairement le meilleur que je n’ai jamais eu. Je m’apprête à reprendre l’écriture de ma copie quand j’entends les plaintes de quelques élèves, à voix haute cette fois ci. Je hurle pour couvrir les voix de tous mes camarades. «IL EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION QUE JE PASSE SUR UN AUTRE SUJET, VOUS AVIEZ QU’A APPRENDRE VOS COURS SUR BRUEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Jeu 10 Mai - 20:49

Tranquillement assise sur un banc devant l'amphithéâtre, sur lequel j'ai pris place avec une bonne demi-heure d'avance contrairement à tous ces imbéciles qui arrivent avec une nonchalance et un retard déroutant, je termine le café que j'ai acheté un peu plus tôt. Je regarde mes camarades, concurrents pour certains, s'afféraient et se pressaient dans d'ultimes révisions de la dernière chance. Je ne peux m'empêcher de sourire devant ce ramassis d'incapables. Certes, leur échec m'arrange grandement, mais c'est risible de voir que cette pseudo université d'élite accepte de la vraie racaille. Je soupire et me lève finalement pour vérifier ma place et la gagner au plus vite. Concentrée et déterminée, je m'installe rapidement, sors stylo plume, crayon de papier, effaceur, stabilo, gomme, m'attache les cheveux dans un chignon lâche et épingle mes quelques mèches rebelles, avant de déposer mon sac à l'endroit indiqué. Les professeurs font leur blabla d'usage, je n'écoute même pas, j'attends. Je sais qu'il ne faut pas tricher et se taire, ce n'est pas la première fois que je passe un examen, merci. Je contiens un soupir et finalement, les sujets sont distribués.

Je retourne ma copie parmi les premiers et reste un instant hébétée face à l'intitulé. C'est une farce? Une plaisanterie de mauvais goût? Ma voisine, qui passe une autre épreuve que moi suivant le protocole semble tout aussi perplexe. Mais elle peut être tout bonnement stupide, ce n'est pas une garantie de quoique ce soit. Cependant, tout l'amphi semble vaguement amusée, une prof blonde a l'air franchement amusée en lisant le sujet et la pagaille règne. Agacée, je profite de ma posture dans les premiers rangs pour lever la main avec ostentation. Je ne suis pas la seule mais je suis en plein dans l'axe de mire du surveillant général et je ne compte pas me taire. « Monsieur ? » dis-je d'une voix forte et claire, m'attirant des regards courroucés, mais surtout anxieux et interrogatifs. Je ne suis pas la seule à vouloir me plaindre mais je suis visiblement la seule qui semble prête à mettre les points sur les i. Quelle bande de triple buses. Je tente un sourire poli et me lance avec tout le calme dont je suis capable. « Je pense qu'il y a une erreur dans les sujets de droit. A moins que l'université nous joue une très mauvaise blague, auquel cas permettez-moi de dire que je ne trouve pas cela amusant du tout. » Quelques éclats de voix me rejoignent, on tend des copies aux enseignants en guise de preuve et un grand type dont la voix grave résonne dans toute la salle ajoute « Ouais, pareil en litté, c'est quoi ces conneries m'sieur? » Le ton est un peu familier, mais l'idée est là. Les protestations redoublent, apparemment tous les étudiants, quelque soit la discipline étudiée, ont été victimes de cette mascarade. Vous parlez du prestige d'Oxford, grands dieux, quelle vaste fumisterie !
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Dim 13 Mai - 18:15

Je n'ai jamais été un mauvais élève. Sérieux, intéressé bien que très bavard et parfois dissipé en classe. Voilà comment on peut résumer mon parcours scolaire jusqu'à aujourd'hui. Je suis loin d'être un génie et mon niveau en physique approche de celui d'une cruche en verre (vide la cruche !), mais je bosse volontiers quand le sujet m'intéresse. Je n'ai donc absolument aucune raison de stresser pour ce qui va arriver dans la matinée : mes examens de littérature. En plus, je me suis fait super entraînée par Bonnie, qui était très décidée à nous faire réviser Lucy et moi. Je ne sais pas si ça a marché pour Lucy, vu que Bonnie a pris la sage décision de nous faire exceptionnellement travailler séparément, ce qui a fortement amélioré ma concentration soit dit en passant (avez-vous déjà essayé de bosser sérieusement dans la même salle qu'une Lucy J. Thompson bien décidée à tout faire pour vous faire rougir avant la fin des deux heures de tutorat ? Non ? Et bien n'essayez pas, vous n'y arriverez pas !), mais ça a été efficace pour moi.Assis devant la table du petit-déjeuner, seul, la tête plongé dans mon bol de céréales, réveillé depuis à peine un quart d'heure, je peux déjà réciter par coeur les grands mouvements littéraires étudiés cette année, leurs caractéristiques stylistiques et les principaux auteurs qui en ont fait partis, c'est dire si je suis prêt.

Je suppose que ça ne se voit pas beaucoup, vu que je suis actuellement plongé dans la lecture passionnante du dos du paquet de céréales, qui m'annonce que mon paquet contient une magnifique surprise Dora l'exploratrice (vous serez donc content d'apprendre que je suis devenu adulte, puisque je n'achète les céréales pour les jouets qu'il y a dedans, mais plutôt pour leur goût). Cependant, je ne pouvais que me réjouir d'avance de récupérer un nouveau jouet pour ajouter à la superbe collection familiale. En effet, les familles Stylinson et Andrews se sont longtemps affrontées en collectionnant les surprises des paquets de céréales, avant que Larry et Oliver comprennent qu'ils n'avaient aucune chance face à nous (leur excuse étant que nous étions cinq, qu'ils étaient deux et que donc le match était inégal, mais ils avaient toujours été mauvais joueurs !) mais la collection ne s'était pas arrêté chez nous et mes frères étaient toujours très heureux que je ramène de quoi l'enrichir, quand je rentrais en Irlande. Et ça me permettait de narguer Oliv' en lui envoyant régulièrement de jolies photos de l'étagère remplie (il le faisait bien en m'envoyant les images des Pokémons que je perdais contre lui, je ne voyais pas de raison de me priver).

J'avale ma dernière bouchée de céréale et commence à ranger la table du petit-déjeuner, tout en continuant de lire l'arrière de la boîte, bien que je le connaisse par coeur. Un petit tour sous la douche, quelques minutes pour trouver quelque chose à me mettre (si possible propre...j'avais quelques problèmes à gérer mon flux de fringues depuis que ma mère ne faisait plus mes lessives) et je serais prêt à partir pour affronter une journée d'examen.

Trois quarts d'heures plus tard, je suis devant le grand amphithéâtre, attendant patiemment qu'on nous dise d'entrer. Je suis moins en avance que prévu, car j'ai pris soin de tout re-ranger avant de partir pour éviter de me faire émasculer par Leah sous le regard compatissant de Garreth. Je me doute que c'est important pour elle que tout soit rangée au bon endroit et je fais l'effort de le faire (pas seulement pour garder ma virilité intacte) mais je ne pense pas toujours au fait qu'elle est aveugle. Elle est souvent plus perspicace que moi sur beaucoup de choses, à part sur Caro bien entendu. Je suis tiré de mes pensées, car les portes de l'amphithéâtre s'ouvrent. Je souris en voyant que c'est Monsieur Buckley qui nous surveille. J'apprécie énormément ce professeur dont les cours sont rarement autre chose que passionnant. Je pars à la recherche de ma place souriant aux élèves que je reconnais. Je m'assois et je sors mes affaires, mon stylo porte-bonheur (oui, je suis pire qu'une lycéenne) et attends qu'on me donne les sujets. Je ne suis pas stressé, plutôt confiant, peut être un peu trop détendu. Monsieur Buckley distribue les sujets, un sourire rassurant sur les lèvres. L'intitulé tombe table après table et j'observe curieux les réactions de chacun. Personne ne s'est effondré en larmes pour le moment, mais un murmure commence à gonfler à travers les rangs.

Je reçois enfin le sujet. Je le retourne impatiemment et commence à prendre des notes. Au départ, rien ne me choque, je suis concentré sur le repérage des figures stylistiques. Cependant, quelque chose me saute rapidement aux yeux. Le texte ne peut se raccrocher à aucun courant littéraire que j'ai étudié cette année. Et pourtant je le connais, je suis sûre de l'avoir lu quelque part. Sans me démonter, je continue à prendre des notes. Il est très moderne, écrit dans une langue plutôt familière, il ne fourmille pas des de figures de style, ce qui le rend plutôt agréable à lire. Le point de vue est interne, les pensées du personnage sont détaillées, une place importante est réservé au dialogue. Il me semble très familier, sans que je ne sache pourquoi. Je comprends rapidement quand je retourne enfin la feuille pour voir la fin du texte et que mes yeux tombent sur le nom de l'auteur, Lemon Mitchell et surtout de l'ouvrage dont le texte est censé être tiré, Ticket to Ride. Une lumière s'allume aussitôt dans mon esprit et mes yeux s'écarquillent de surprise. Je sais où j'ai déjà vu ce texte : c'est un des rp de Jaz, la formidable administratrice du non-moins formidable forum rpg où nous sommes Oliv' et moi.

Je retiens un rire, plus nerveux qu'autre chose et relève la tête voir si je suis le seul à qui on a distribué un sujet trafiqué. Vu la tête de la plupart des étudiants, et l'agitation qi règne, cela a l'air d'être un problème plus globale. J'entends distinctement la voix de Lucy qui hurle quelques rangs plus bas : «IL EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION QUE JE PASSE SUR UN AUTRE SUJET, VOUS AVIEZ QU'A APPRENDRE VOS COURS SUR BRUEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Je rigole franchement maintenant, me faisant me remarquer de mes voisins. Apparemment le sujet de droit a l'air d'être aussi quelque chose. Certains commencent à se comporter de manière hystérique, mais je préfère me reconcentrer sur mon devoir. Après tout, un texte est toujours un texte et je n'ai aucune raison de ne pas faire mon analyse comme toujours. J'aurais sans doute du mal à recaser mes connaissances sur les Lakistes, mais il n'en reste pas moins que c'est un des examens les plus amusants que j'ai jamais passés.
Je suis désolé pour le pavé
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Mer 16 Mai - 14:31

Je m’installe au bureau sur l’estrade pendant que les élèves prennent connaissances de leurs sujets. Je souris intérieurement en pensant au magnifique sujet de littérature que mes élèves vont traiter. Un sublime texte, ni trop dur ni trop simple, le sujet parfait en somme. Je sais mes élèves prêts à l’affronter et je reste serein quant aux résultats. Un léger agitement se fait sentir dans la salle mais c’est tout à fait habituel lors de la découverte des sujets. Les autres matières ne doivent pas être aussi gâtées que la littérature. Certains élèves grimacent en se retournant vers leur camarade. Un léger brouhaha envahit la pièce et je tente de vite de remettre un peu d’ordre. « Silence s’il vous plait. Vous avez les sujets sous les yeux, plus aucune parole ne doit être échangée. » Mais le calme est de courte durée et je suis quelque peu désespéré par mon absence d’autorité. « Je ne vais pas vous rappeler continuellement les règles de l’examen ! Aucun dialogue, aucune communication entre vous. Les quatre heures vont passer très rapidement, commencez maintenant ! » Mes paroles semblent malheureusement vaines et la panique subsiste chez quelque élèves tandis que d’autres commencent leur devoir. « Monsieur ? » Je lève les yeux vers la voix qui m’interpelle. « J’ai dit silence Mlle Mercier. » Mais rien ne semble arrêter la jeune fille. « Je pense qu'il y a une erreur dans les sujets de droit. A moins que l'université nous joue une très mauvaise blague, auquel cas permettez-moi de dire que je ne trouve pas cela amusant du tout. » Je me lève et avance dans l’amphi de plus en plus bruyant pour lire le sujet qui ne convient apparemment pas à Elise Mercier. « Ouais, pareil en litté, c'est quoi ces conneries m'sieur? » Je souffle et lance un regard assassin à cette nouvelle tentative de rébellion. « Faite moi voir où est le problème. » Je me penche au-dessus de la copie : « Analyse de discours écrit : Chanson de Patrick Bruel, Qui a le droit ? » Je reste interdit un instant. Je n’y connais strictement rien en droit mais je ne suis pas sûr à 100 % que l’analyse d’une chanson soit réellement au programme. « Qui a le droit ? Ce n’est pas une question idiote si ? Traitez ça, je vais appeler Mr Hazard pour avoir confirmation. » Une vois familière m’interrompt : «IL EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION QUE JE PASSE SUR UN AUTRE SUJET, VOUS AVIEZ QU'A APPRENDRE VOS COURS SUR BRUEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » « Silence Lucy ! Commencez à composer EN SILENCE ! » Je descends quelques marches mais le silence ne se fait toujours pas. « Quoi encore ? Il y a des problèmes sur un autre sujet ? Ah oui la littérature, faite voir ? » J’attrape la feuille qu’un élève me tends et commence une lecture en diagonale de ce qui devrait être un magnifique texte de Stephen Spender. Euh non… Après réflexion il y a effectivement un problème avec ce sujet la aussi. « C’est quoi ce bordel ? Tout le monde à un texte de Lemon Mitchell ? » Pour une fois la réponse est unanime. Je murmure un « merde » et tente de me reprendre comme je peux. « Je suppose que c’est pareil avec les sujets d’histoire et de philo… » Je retourne au bureau où il me reste encore des copies. Impossible que je me sois trompé, j’ai reçu les feuilles directement des mains du proviseur. Les quelques sujets qu’il me reste sont les même sue ceux distribués aux élèves. « Qu’est-ce qu’un canard en plastique » « Sujet d’étude : la guerre des étoiles » Je soupire, les élèves ne peuvent vraiment pas, même avec la meilleure bonne volonté du monde travailler sur ça. Quoi que si en fait, ils ne pourront pas être corrigés et notés par contre… Je sors mon téléphone pour appeler le bureau du proviseur qui n’a même pas du remarquer ce qui est en train de se passer.

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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Dim 20 Mai - 17:40

Je ne m’en remets toujours pas de trouver un rp de TTR comme sujet de littérature. Le pire, c’est que je n’arrive pas à me remettre de savoir que Lemon Mitchell en est l’auteur. Certes, ça peut être un pseudo mais vous en connaissez beaucoup des auteurs qui s’appellent Lemon Mitchell ? Et vous en connaissez beaucoup des personnes qui s’appellent Lemon ? Je commence à imaginer une autre Lemon. Finalement, elle ne doit pas être aussi blonde qu’ele le dit. Enfin, il faudrait confirmer que c’est bien elle l’auteur de ce rp. L’agitation règne et les conversations deviennent de plus en plus fortes autour de nous. La fille qui refusait de me passer son sujet, maudit du regard toutes les personnes qui ouvrent la bouche. Elle croit vraiment que l’on va travailler avec ces sujets ? Tout à coup, je réalise que nous avons 4 sujets différents dans cet amphi. Je regarde autour de moi pour trouver qui passe la philo et le droit. J’arrive à trouver les deux autres sujets, après avoir rendu celui de littérature au mec de derrière, avec un sourire. Apparemment mon sujet l’a fait autant rire que le sien et apparemment, les sujets bizarres ne correspondent pas qu’aux options de littérature et d’histoire. Une dissertation sur Patrick Bruel ? C’est qui lui ? En tout cas, je suppose que ce n’est pas un grand avocat, qui a participé à l’élaboration de lois importantes. Et une dissertation sur les canards en plastique. J’hausse un sourcil sceptique et je regarde autour de moi, encore une fois, pour chercher la caméra cachée. Bientôt on va nous annoncer que les véritables examens sont dans une semaine et que c’est une grosse blague pour nous détendre. Cependant, personne ne vient nous annoncer ça et les sujets ont l’air d’en inspirer certains, plus que d’autres. Mélusine est plongée dans son brouillon, tout comme Alden, Rose ou Andrea. J’hésite à faire pareil. Le temps que je perds à chercher les responsables est du temps en moins pour ma dissertation. Je récupère ma copie, mes brouillons, coupés en plusieurs parties, et mon sujet et le relis encore une fois. « Sujet d’étude : la guerre des étoiles » Je secoue la tête. Je suis étonnée de voir que personne n’est encore manifesté son mécontentement quand une main se lève et une voix s’élève. Une élève du premier rang a l’air assez agacée de son sujet. Voilà qui promet d’être drôle. Malheureusement, je n’entends pas grand-chose de ma place. Je suis l’échange entre Mr Buckley, l’élève en question et un autre, qui s’est incrusté dans la conversation. Par contre, j’entends très bien Lucy qui semble inspirée par son sujet. « IL EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION QUE JE PASSE SUR UN AUTRE SUJET, VOUS AVIEZ QU'A APPRENDRE VOS COURS SUR BRUEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » J’explose de rire. Cette fille n’a vraiment aucune limite. Mr Buckley finit par regarder le sujet de littérature et se rend compte que ce n’est pas ce qu’ils avaient prévus. Je laisse tomber mon stylo pour me concentrer sur ce qui se passe devant. Le spectacle est beaucoup plus intéressant et maintenant que les profs sont au courant, ils ne nous laisseront jamais disserter avec ces sujets. Pourtant la fille d’à côté ne semble pas l’avoir compris. « Tu vas travailler ou observer les gens pendant 4h ? » Je me retourne pour faire face au mec de tout à l’heure. « Le spectacle est meilleur devant. Les autorités suprêmes vont être prévenues du problème et on aura le droit à un autre sujet. » J’hausse les épaules. Dommage Ce sujet était bien meilleur que ceux qu’on avait déjà eus. « J’aurai préféré analyser ce texte, plutôt qu’un autre. » Je souris en coin. « Ca te plait ? » Il acquiesce. « C’est mieux que certains romans que nous avons du lire cette année. » Je déchire un bout de mon brouillon, où je note l’adresse du TTR. « T’as qu’à venir faire un tour là-dessus. » Je me retourne pour me concentrer de nouveau sur Mr Buckley, qui vient de raccrocher avec son interlocuteur. Ca ne nous laisse pas beaucoup de temps avant que les bons sujets arrivent, s’ils existent toujours.
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MessageSujet: Re: UNDER PRESSURE   Dim 20 Mai - 17:45

Partiels. Non pas que je sois d’une anxiété particulière mais… si, en fait. C’est mon premier vrai semestre à la fac d’Oxford – le premier ne comptait pas franchement vu la date des examens et la date de mon arrivée – et même si mes notes aux précédents examens ne sont pas franchement inquiétantes, je m’inquiète quand même du fait de savoir si je réussirai jusqu’au bout l’adaptation à un nouveau pays, à une nouvelle fac, et à une nouvelle vie en fait. Retourner en Irlande en mars était vraiment une très bonne idée et m’a permis de faire un peu le vide en me ressourçant auprès de mes amis, mais Oxford m’a manquée, aussi, ce qui prouve sans doute que je me sens déjà chez moi – si on peut dire déjà pour une ville que j’habite depuis déjà près de six mois. Je suppose donc que les craintes qui m’ont habitées de ne pas pouvoir m’adapter à une nouvelle ville – et quelle ville surtout – avec mes habitudes bizarres et légèrement empruntes de pratiques un peu… geeks. Mais finalement, je crois que quelqu’un m’a envoyé un message le 31 décembre en mettant Lemon sur ma route, et à en croire où nous en sommes aujourd’hui, je pense que c’était réellement une chance. J’en ai parlé à Granny l’autre jour – qui est presque amoureuse de Lemon – qui m’a gentiment répliqué que je lui devais mes amis anglais et ma vie sociale, par extension, son raisonnement étant très simple : si elle ne m’avait pas poussé à aller à cette soirée du 31 décembre plutôt que de rester avec elle, je serai sans doute un simple étudiant solitaire pleurant l’Irlande. Ca l’a beaucoup fait rire.

Je passe une option ce matin, un cours de littérature que j’étudie en plus du reste pour entretenir une forme de… culture générale. Je ne suis pas particulièrement angoissé, plutôt prêt en réalité. Je suis en avance d’au moins trente minutes et déjà installé à ma place, à attendre que les surveillants arrivent et que l’épreuve puisse commencer. Gemma s’installe devant moi un peu avant l’épreuve et je lui adresse un sourire amical en éteignant mon téléphone, le glissant dans ma veste. J’inspire, c’est le début d’une longue série d’épreuves. Je fais tourner mon stylo entre mes doigts, puis inscris les informations requises sur ma copie. Le moment du sujet arrive enfin, j’ai hâte de voir ce qu’on aura choisi de nous faire traiter cette fois-ci. Mr. Buckley dépose une copie devant moi et j’en ouvre le contenu pour me plonger dans sa lecture attentive. Je fronce le nez en découvrant quelque chose que je ne connais ni d’Êve ni d’Adam, et mes yeux se portent en bas de la feuille. Je me fige, écarquille les yeux et inspire. « On fait quoi ? » Gemma se tourne vers moi et mon regard se relève vers elle. Je bafouille, incapable de répondre à la question. Fort heureusement, notre professeur intervient pour donner la réponse à ses interrogations et couper court au doute. Il faut que l’on traite ces sujets. Un brouhaha phénoménal se répand dans la salle et je fronce le nez en réalisant. Ca explique en réalité pas mal de choses, mais c’est bizarre de réaliser à un partiel que la fille avec laquelle vous avez des affinités particulières est en fait… Je relis le paragraphe et acquiesce. Oui. L’administratrice du forum qui est en concurrence avec le votre. C’est plutôt drôle en fait, quand on y pense, et presque même prévisible vu le contexte, mais je m’abstiendrai de rire étant donné que je suis installé dans une salle de partiel. Ma conscience me bouscule un peu, elle ne voudrait sans doute pas que je la lise alors qu’en advient-il d’une analyse de sa plume ? Je grimace, est-ce qu’ils vont vraiment compter les points sur l’analyse d’un rp ? Je grimace. Bon, soit, Lemon ne voudrait sans doute pas que je risque un zéro. Je l’appellerai en sortant. Et je vais tâcher d’avoir une bonne note, aussi. Je soupire et ouvre mon stylo pour commencer à rédiger le brouillon, fortement mal à l’aise.
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