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 ANOTHER ONE BITES THE DUST

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MessageSujet: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mar 1 Mai - 2:51


ANOTHER ONE BITES THE DUST
paintball party

Le Judging Cambridge Club n’aura pas profité longtemps de l’accalmie provoquée par la victoire de Cambridge à la boat race. Effectivement le groupe est de plus en plus critiqué. Entre fêtes avortées et moqueries publiques, le club a semble t-il perdu de son standing. Bien décidés à donner une leçon au JCC certains élèves se sont mis en tête de prendre Tara Dayris en embuscade afin de lui faire vivre une humiliation publique de grande instance. Armés de pots de peinture de diverses couleurs, une partie de paintball improvisée semble être au programme des réjouissances. La cible ? La reine de la mode bien entendu ! Voilà qui devrait lui apprendre à se moquer de ceux qui récurent les toilettes.

NB : c'est Emile qui aura lancé l'idée on s'est mis d'accord par MP Smile



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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mar 1 Mai - 14:54


Bon, okay, certes. Je n'ai pas assisté à la punition exemplaire donnée par Landsbury et à laquelle tous mes amis résistants ont été soumis. Certes, j'aurais pu aller les soutenir quand même. Mais rien que l'idée de passer plus de dix minutes dans les toilettes de l'université me donne des hauts le coeur. En plus, j'ai revêti mon costume de garde malade ce jour-là. Si l'état de Larry s'était amélioré, il a tout de même fallu qu'il reste couché une bonne partie de la matinée. Il a donc fallu que je me contente d'envoyer des ondes encourageantes aux autres pendant que je préparais une soupe poireaux-pommes de terre. Quand j'ai su par la suite que Tara Dayris avait poussé le vice jusquà aller les narguer, mon sang n'a fait qu'un tour. Alors comme ça cette pétasse s'imaginait qu'elle pouvait non seulement gâcher notre soirée mais aussi en rajouter une couche en nous provoquant. La garce se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au poignet. C'est donc naturellement que j'ai approuvé le projet d'Emile de nous venger.
Négligemment appuyé contre le mur de l'amphi où se déroule le cours de Dayris, j'attends patiemment qu'elle sorte, les mains enfoncées dans les poches de mon pantalon. Tee-shirt blanc et vieux jean composent mon uniforme pour la journée. Rien de précieux, ma future activité promet d'être salissante. Une crinière blonde apparaît dans mon champ de vision, un sourire malsain étire mes lèvres. Parfait, juste à l'heure. Je passe un rapide coup de téléphone à Lia. « Elle arrive. » J'emboite le pas de l'ennemi à quelques mètres de distance. Comme prévu elle se dirige vers un coin presque désert à cette heure, en route vers son prochain cours. Elle risque d'être en retard. Du coin de l'oeil, j'aperçois mes amis éparpillés un peu partout dans le patio, discutant assis sur des bancs ou fumant l'air de rien. C'est le moment.
« Hey, Dayris. Tu as une minute ? » Comme si elle avait le choix. J'accélère un peu pour me retrouver à sa hauteur. Les mouvements de tête vers nous m'indiquent qu'ils n'attendent qu'un signal. « Elle est jolie cette robe Dayris, mais tu trouves pas que le blanc est un peu tristounet ? Qu'est-ce que tu penserais d'une customisation maison, rapide et gratuite ? » Sans me départir de mon sourire, je me tourne vers Lia et hoche la tête avant de m'éloigner de quelques pas. « T'inquiète pas, on va s'appliquer. » Un cercle se forme autour de la blonde qui doit commencer à se douter qu'un truc se trame -ou peut être pas, comme je viens de le dire, elle est blonde après tout. « Mes amis n'ont pas été ravis-ravis que tu viennes stopper notre sauterie l'autre jour, et le récurage des toilettes a un peu été la goutte d'eau si tu vois ce que je veux dire. » Je hausse la voix, décidément très à l'aise dans ce rôle. « Allez, allez, cette robe manque vraiment de gaieté. Laissez votre imagination et votre sens créatif s'exprimer ! »
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mar 1 Mai - 16:07

Méphisto marchant d'un pas royal à côté de moi, j'avance dans les couloirs de la fac, fringuée comme si je revenais du Texas et que j'avais passé la journée avec Jimmy à le regarder bricoler sa bécane. Autant dire qu'avec mon jean rentré dans mes rangers, mon vieux teeshirt Black Sabbath et mes cheveux relevé en une queue de cheval haute, ainsi que mes lunettes de soleil, j'ai l'impression de partir au front. Notez également la présence d'un vieux sac en bandoulière. Très important. Pour cacher mes armes de destruction massive. Je souris d'un air machiavélique, étant pour une fois parfaitement assorti à mon diabolique animal de compagnie. Nous allons faire le mal, nous allons venger notre honneur bafoué (enfin surtout le mien, Méphisto n'a absolument rien à voir là-dedans en réalité) car aujourd'hui... C'EST LA GUERRE ! Cette peste de Dayris va payer. Emile a lancé la merveilleuse idée d'une séance déco et relooking avec la blonde en invité d'honneur. Moi je lui aurais volontiers offert un baptême de plongée dans les toilettes que nous avons nettoyés grâce à elle, mais les autres n'ont pas voté pour mon idée. Certes, j'aurais été la seule à m'amuser en lui tenant la tête sous l'eau. Je rejoins mes compatriotes dans le patio et Méphisto saute sur le rebord d'une fenêtre, prêt à intervenir si ma vie devait être en danger. J'ai bien essayé de le laisser à la maison, mais bon, rien à faire, il a décidé de me suivre. Bah, il fera le guet et nous préviendra si un prof débarque. Et l'arrêtera j'espère. Je vois Basile arriver en compagnie de cette #@**^%ùùù de blonde et je souris d'un air innocent. « Elle est jolie cette robe Dayris, mais tu trouves pas que le blanc est un peu tristounet ? Qu'est-ce que tu penserais d'une customisation maison, rapide et gratuite ? » Oh mon petit Basile a toujours eu le sens de la formule, je suis tellement fière de lui ! Je hoche la tête. « T'inquiète pas, on va s'appliquer. » On m'a toujours dit que j'avais un goût très sûr, je suis persuadée qu'elle sera ravie de son relooking ! « Mes amis n'ont pas été ravis-ravis que tu viennes stopper notre sauterie l'autre jour, et le récurage des toilettes a un peu été la goutte d'eau si tu vois ce que je veux dire. Allez, allez, cette robe manque vraiment de gaieté. Laissez votre imagination et votre sens créatif s'exprimer ! » Je m'avance, dans son dos car après tout je suis vicieuse et je le vaux bien, et lui balance un ballon de baudruche rempli de peinture verte. SPLASHHHHH ! Ohlala ! J'adore, ce vert est tellement tendaaaance ! « Ça c'est pour m'avoir fait récurer les chiottes Dayris ! Et crois-moi ce n'est que le début ! » je lance avec un air ironique. « A vous de jouer, y'en aura pour tout le monde ! » je fais à ma camarades avec un grand sourire.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mar 1 Mai - 16:59

Affublée de vieilles superpositions de t-shirt, d'un short en jean déchiqueté et absolument hors de saison, ainsi qu'une paire de Ben Simons usée par les ans, la poussière, la boue et, douce ironie, la peinture, je me planque derrière ma poubelle, aux aguets. Je reçois le coup de téléphone de notre éclaireur, Basile, qui m'informe de l'arrivée éminente de notre cible. J'envoie un texto, soigneusement préparé à l'avance, à nos camarades de guerre. Nous sommes nombreux, chacun a ses raisons de vouloir s'en prendre au JCC en général ou à cette petite garce de Dayris en particulier. C'est notre grand coup d'éclat. L'idée d'Emile est génial, c'est donc elle qui aura l'honneur de donner le signal du coup d'envoi, une fois que Basile aura leurré la blondinette dans ce coin relativement désert. Je frétille d'impatience, mes vieux pistolets de paintball à la main. Dieu bénisse les mises en scènes farfelues que mon père a pu concocter au fil des années et sa manie de tout garder. J'observe avec le plus de discrétion possible, ce qui me demande un effort considérable et me retient surtout de rire au speech de mon ami. Sacré Basile. Et elle a mis du blanc en plus cette pintade. Les dieux sont avec nous pour une fois !

Le signal d'Emile lance la guerilla et nous surgissons, armés jusqu'aux dents et prêts à en découdre. Kin, qui n'a pas digéré l'intervention de Blondie lors de notre punition - et moi non plus d'ailleurs - lance le premier assaut « Ça c'est pour m'avoir fait récurer les chiottes Dayris ! Et crois-moi ce n'est que le début ! » Une folle envie de lancer un rire diabolique tonitruant dans un genre méchant de James Bond me prend, mais je me retiens. « A vous de jouer, y'en aura pour tout le monde ! » Je bondis avec brusquerie face à la sale garce et lui assène un sourire vicieux « Contente de nous revoir, chérie? » Je ne lui laisse pas le temps de répondre et vide mes chargeurs sur elle, bientôt rejointe par le reste de la joyeuse troupe. Le rose et le bleu de mes armes rejoint le vert lancé par Kin et bientôt, Tara Dayris, prêtresse de la mode et juge du bon goût entre ces murs ressemblent à un mauvais tableau d'art abstrait ou à un dessin d'enfant. Je commence à me dire que je ressemble effectivement beaucoup à mon père. Nous avons un certain sens de la mise en scène et de la tyrannie, nous les Logan. Mais la justice et la vengeance, ça n'a franchement pas de prix.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mar 1 Mai - 18:47

Agent Coffee, au rapport ! Mon écureuil se perche sur mon épaule, l'air volontaire et prêt à en découdre. Agent Fluffy ! Gaaaaarde à vous ! Ma chienne me jette un regard blasé et pose son royal arrière-train par terre. Bon. On va prendre ça pour un salut militaire hein. J'ajuste ma casquette sur ma tête, regarde le vieux teeshirt gris et le jean déchiré que j'ai enfilé, ainsi que les vieilles Converse violettes qui complètent ce look pour le moins... ahem. Un look que n'approuverait pas Granny si elle me voyait. M'enfin c'est pas comme si elle se doutait de ce que j'allais faire hein ! Mon soda à la main, je jette un coup d'oeil à mon portable et frémis en voyant le sms tant attendu arriver. Vite ! Pas un instant à perdre ! Je galope jusqu'au patio et me cache dans un coin, chose ardue avec un écureuil surexcité qui sautille sur votre tête. Tiens ? Un chat ? Coffee saute sur le rebord de la fenêtre, queue en panache, prêt à attaquer. MAIS QUEL CON ! C'EST LA BLONDE L'ENNEMI, PAS CE PAUVRE MATOU ! Ledit matou regarde Coffee et s'en va se percher sur une autre fenêtre, l'air aussi blasé que Fluffy. L'écureuil revient se percher sur ma tête et tente de plonger dans mon soda violet. Pas touche !

Un sourire entendu à mes condisciples et nous écoutons le petit laïus de Basile avec ravissement. Oh joie ! Je pense que ça doit lui faire bizarre de se retrouver dans cette situation. Je prends ça comme une vengeance personnelle. Après tout le JCC n'est pas des plus tendres avec moi. J'hésite. Est-ce à cause de mes tatouages, de ma narcolepsie ou bien de mes animaux ? Ou même de mon cruel sens du ridicule ? Quoi qu'il en soit, aujourd'hui VENGEAAAAANCE ! Je ne vais pas me prendre du soda en pleine tronche mais elle oui ! C'est Kin qui ouvre les hostilités et je pouffe de rire. J'avoue la punition était terrible et j'étais franchement contente de ne pas avoir bu autre chose qu'un seul verre d'alcool. J'éclate franchement de rire en voyant Lia vider ses chargeurs sur Miss Dayris et l'espace d'un instant, j'ai quelques scrupules. Puis je me souviens de l'état des toilettes et c'est sans état d'âme que je sautille vers elle et lui verse mon soda à la myrtille sur la tête en criant "RETOUR DE KARMAAAAAA !". Puis je recule et offre un sourire un peu gêné à mes camarades "Ben quoi ? Pour une fois que c'est pas moi qui me ramasse du soda dans la figure... en plus c'est joli violet hein ? Rooooh bon d'accooooord !" Je sors un pistolet à eau turquoise préalablement rempli de peinture rose bonbon et en asperge joyeusement la blonde. "Voilàààààà ! Et ça t'apprendra à juger les autres, mademoiselle je me moque de ceux qui récurent les toilettes ! Ah par contre, tes cheveux vont un peu coller, m'enfin t'en fais pas, on prend vite l'habitude !"
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Jeu 3 Mai - 17:36

Sur ordre de ce cher Peter, qui avait exigé ma présence à l'un de ces affreux dîners, histoire de me faire parader devant ses copains friqués, je n'avais malheureusement pas pu assister à l'énorme soirée que Lia avait organisée. Toutefois, j'en avais eu depuis de nombreux échos et qui plus est, la fâcheuse manière dont elle s'était terminée était au centre de toutes les conversations. A l'évidence, Dayris était fière de son coup puisqu'après avoir dénoncé les joyeux fêtards, elle s'était empressée d'aller les narguer. Eux qui avaient déjà écopés d'une punition des plus ingrates, avaient dû aussi subir ses moqueries insupportables. Me mettant à leur place, j'imaginais parfaitement bien la haine qu'ils pouvaient désormais nourrir à son égard; raison pour laquelle je n'avais pas été surprise d'apprendre qu'ils comptaient lui faire payer cet affront. D'ailleurs, je serai au premier rang pour assister à son humiliation. Étant donné qu'elle ne m'avait pas attaquée personnellement, y participer vivement n'aurait eu aucun sens et puis très franchement j'étais plutôt mauvaise lorsqu'il s'agissait de viser, qui plus est une cible mouvante. Non. Le plus jouissif pour moi, qui détestait son organisation ridicule, était de la regarder se faire écraser ou en l'occurrence peinturlurer. Je sais j'étais mauvaise, mais je ne tenais plus en place depuis que j'avais appris la nouvelle. Elle qui se donnait des airs de princesse absolument parfaite, cela n'allait pas lui faire de mal de descendre un peu de son piédestal. Si encore elle était sympathique et se contentait de promouvoir son petit groupe, mais non il fallait en plus qu'elle ridiculise les gens et prenne des airs supérieurs en permanence. Vous me direz, je n'étais pas beaucoup plus sympathique, mais ce qui me différenciait de Tara était que tant qu'on ne me cherchait pas de problème, je n'attaquai pas. De toute manière, là n'était pas la question puisque nous n'étions pas là pour faire mon procès. C'est donc confortablement installée sur un banc que je m'apprêtai à assister à cette scène mémorable. L'idéale aurait été selon moi, qu'elle fonde en larmes. Mais comme qui dirait: qui vivra, verra.

Feignant être plongée dans un de mes bouquins de médecine, je la vis bientôt arriver. Elle fut interpellée d'emblée par un jeune homme frisé, que l'on appelait Basile je crois. D'ailleurs et à mesure qu'il avançait dans son discours, je me voyais forcée de constater qu'il était véritablement la personne idéale pour ça. Ce rôle? Ce rôle lui allait comme un gant et ses traits traduisaient parfaitement sa joie. L'espace de quelques instants, je le jalousai même un peu, moi la reine de la provocation. Je manquais presque d'applaudir lorsqu'il fit signe à ses troupes. Armée de pistolets à peinture, Lia et quelques autres se montrèrent alors à son signal. Puis et à mesure qu'ils déversaient sur elle leurs réservoirs, ils se plurent à lui balancer leur rage au visage. Du spectacle à l'état pur. La jolie robe de notre Tara nationale se transforma bientôt en un bel arc-en-ciel de couleurs. Elle faisait pâle figure. Ne sachant trop quoi dire, elle ouvrit d'abord la bouche, mais elle la referma bien vite. Choix judicieux de sa part, car quelque chose me disait que tout ceci n'était que le début. Elle n'avait pas fini d'en prendre pour son grade. Si j'allais la plaindre un peu? Absolument pas. Qui sème le vent récolte la tempête après tout. Et puis, j'étais bien trop occupée à me tordre de rire pour faire quoi que ce soit d'autre. Certains pourraient considérer cela comme une perte de temps, réserver son après-midi pour jouer les spectatrices clandestines, j'entends? Mais ce n'était pas mon cas. Je ne regrettais même pas une seule seconde d'avoir fait ce choix. Non. Tout ce qui me manquait c'était quelque chose à grignoter en regardant tout ça. Si en plus quelqu'un pouvait venir s'asseoir à mes côtés et commenter l'action avec moi, ce serait génial.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 6 Mai - 20:15

La séance de nettoyage de toilettes, un lendemain de fête est une très mauvaise idée. J’ai quelques haut-le-cœur en y repensant. Ca n’a pas été une partie de plaisir et j’y réfléchirai à deux fois, avant de rejoindre Lia dans ses projets de fête clandestine à la fac. Je regarde ma montre : normalement, elle ne devrait pas tarder. J’ai encore du mal à croire que l’on va faire ça. Bon d’accord, elle n’avait pas à venir nous narguer mais est-ce une raison pour la considérer comme l’ennemi numéro un ? Je soupire. Malgré tout, j’ai un pistolet chargé de peinture dans mon sac. Je ne veux pas me mettre à dos tout le monde mais en même temps, participer à cette bataille ne ferait qu’aggraver les relations déjà tendues entre nous et le JCC. J’aperçois la silhouette de Siobhan. Je pousse quelques personnes pour me frayer un chemin jusqu'à elle. « Siobhan ! Attends ! » J’arrive à me faufiler afin d’arriver à sa hauteur. Je cale mes pas sur les siens. « Tu veux vraiment participer à ça ? » Elle lève la tête et me sourit. « Timothy, ca fait plaisir de te voir. Bien sur que je vais y participer et activement. On nous donne notre chance et je la saisis. » Je grimace. C'est vrai que c'est une chance inouï qui nous est offerte, pourtant j'ai du mal à me réjouir de ce qu'on va faire. Dans Community, le paintball, c'est génial. Mais ça vaut vraiment le coup de partir en guerre ? « Nous allons former un duo de choc, je compte sur toi pour montrer la force de convictions des anti JCC. » me dit-elle en jetant un coup d'oeil à mon sac. Je le regarde à mon tour et bafouille. « Je... C'est euh... En fait, c'est Heather et Heaven, mes voisines, qui me l'ont donné, au cas où. Mais je ne vais pas m'en servir. » Elle hausse un sourcil et semble m'inciter à continuer. « Je suis anti-jcc, tu le sais bien. Mais tirer de la peinture sur Tara Dayris, je ne suis pas sûr que ça soit une très bonne idée. Tout le monde saura que c'est nous. On a déjà assez fait de connerie comme ça. » Je pense que j'aurai mieux fait de ne rien dire. Une moue boudeuse apparaît sur son visage. « Tu ne vas pas jouer les mauviettes tout de même ? Est ce que tu regrettes de faire partie des anti ? » Ouch, ça fait mal. Alors voilà ce qu'on va penser de moi si je ne participe pas à cette partie de paintball. Je soupire et baisse d'un ton, moi aussi. « Je ne joue pas les mauviettes Siobhan. Seulement, si on se fait prendre, on risque gros. Coller des affiches anonymement, ok. Aujourd'hui, on sera au grand jour. Et non, je ne regrette pas de faire parti des anti, au contraire ! Mais là, c'est un autre terrain de jeu. » Elle regarde autour de nous et finit par soupirer. J'hausse un sourcil en attendant sa réponse. « Si tu ne te sens pas capable d'y participer comme membre actif, tu pourras observer de loin. J'aimerais avoir un soutient parmi tous ces cambridgien dont je ne connais que quelques visages » Elle ne me laisse pas le temps de dire un mot, qu'elle disparaît à travers la foule d'élèves.

Je soupire pour la énième fois de la journée. Ma conversation avec Siobhan n'a pas été concluante. Ça l'a même encore plus convaincue de participer à cette partie de paintball. Je refuse d'y participer mais je me dirige quand même vers le lieu de l'attaque. Comme elle l'a dit plus tôt, je serai un soutien parmi cette équipe de choc qui s'est formée après un nettoyage abominable. Je m'installe dans un coin. Je remarque beaucoup de visages connus. Je souris à certains et attends l'arrivée de l'ennemi.Quelques minutes plus tard, je remarque une tête blonde, accompagnée d'une autre tête que je connais bien: Basile. Ils s'arrêtent et Lia, Kin, Moon, Flore - qu'est-ce qu'elle faisait là ? - Siobhan et plein d'autres se rapprochent. La bataille commence. Les premiers jets de peinture sont lancés et la robe immaculée de cette chère Tara Dayris, arbore une toute nouvelle couleur arc-en-ciel. mes camarades semblent s'éclater.J'hésite à prendre le pistolet qui est dans mon sac. Mais je reste sage et je profite du spectacle que l'on m'offre. Heather me rejoint avec un paquet de pop-corn et s'installe à mes côtés. « T'en veux Timmy ? » Je lui souris. « Avec plaisir Heather ! Tu ne participes pas au spectacle ? » Je plonge ma main dans le paquet et ressors une poignée de pop-con que j'avale rapidement.


Dernière édition par Timothy E. Scott le Jeu 17 Mai - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 6 Mai - 22:02

La vie étudiante pouvait se montrer bien cruelle parfois. Le JCC ne gagnait certainement pas une place d'or dans son cœur au vu de leurs récents agissements allant à l'encontre de la bienséance, poussant ainsi une jeune étudiante introvertie, dans les basfond du sadisme publique. Elle n'éprouverait aucun remord à donner une leçon à l'un d'entre eux juste pour faire passer un message sensible que nul n'était à l'abri d'un rébellion. A force de tirer sur la corde, celle ci lâcherait en laissant des dégâts sur son passage. En apprenant l'idée de ses confrères anti JCC, Siobhan choisit de les suivre, un sac sombre tenu par deux hances. Ce dernier contenait des ballons de peintures fait mains - quelques vestiges des préparatifs se remarquaient sur ses doigts - dans le but d'en faire voir de toutes les couleurs à Tara. Il ne fallait pas compter sur elle pour éprouver le moindre remord à son égard. C'était sa faute, l'esclavage était aboli depuis le dix-huitième siècle. Une remise en mémoire s'imposait. Les silhouettes qui l'accompagnaient dans cette œuvre d'art, lui étaient presque toutes inconnus, de quoi se faire de nouveaux alliés. Ce fut l'objet de ses pensées jusqu'à ce qu'une voix ne l'interpelle, obligeant à arrêter ses pas et à tourner légèrement son visage en direction du son. « Siobhan ! Attends ! » Au moins, elle s'exécuta sans attendre. « Tu veux vraiment participer à ça ? »  Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune fille en reconnaissant Timothy. En voici un qu'elle connaissait et qui lui serait d'un bon soutient. "Timothy, ca fait plaisir de te voir. Bien sur que je vais y participer et activement. On nous donne notre chance et je la saisis." Ses yeux semblèrent s'être arrêter sur le sac de son ami, voyant qu'il était lui aussi équipé pour la petite "fête". "Nous allons former un duo de choc, je compte sur toi pour montrer la force de convictions des anti JCC" Entre temps, elle reprit sa marche, suivant le même rythme que les autres Cambridgiens ayant répondu positivement à l'appel.Ce qui ne l'empêchait pas d'écouter attentivement les paroles de son ami. « Je... C'est euh... En fait, c'est Heather et Heaven, mes voisines, qui me l'ont donné, au cas où. Mais je ne vais pas m'en servir. Je suis anti-jcc, tu le sais bien. Mais tirer de la peinture sur Tara Dayris, je ne suis pas sûr que ça soit une très bonne idée. Tout le monde saura que c'est nous. On a déjà assez fait de connerie comme ça » Mauvaise pioche ... s'il pensait un seul instant qu'elle reculerait devant l'adversité, il se trompait lourdement. Est ce si mal de donner une bonne leçon à l'un de ses représentant ? Certes ce serait d'avantage amusant s'il s'agissait du groupe au complet mais une portion lui suffirait. "Tu ne vas pas jouer les mauviettes tout de même ? Est ce que tu regrettes de faire partie des anti ?" Une petite moue apparue sur son visage après tout, bien qu'elle lui disait souvent le contraire, il avait toute sa confiance. Bien sur, elle lui chuchota les dernières paroles pour qu'aucun regard indiscrets aux alentours ne se tournent dans leur direction. Ce n'était pas une conversation publique, enfin c'était ce qu'elle espérait.« Je ne joue pas les mauviettes Siobhan. Seulement, si on se fait prendre, on risque gros. Coller des affiches anonymement, ok. Aujourd'hui, on sera au grand jour. Et non, je ne regrette pas de faire parti des anti, au contraire ! Mais là, c'est un autre terrain de jeu. » Siobhan n'était pas vraiment convaincue par ses paroles. En effet, ils risquaient gros en dévoilant leur visage au grand jour, sans même le dissuler par une cagoule ou autre accessoire qui aurait la même fonction. Ca n'avait pas grande importance car pour Sisi il était temps de frapper un grand coup et d'assumer son choix. Un soufflement de lassitude s'échappa de ses lèvres. "Si tu ne te sens pas capable d'y participer comme membre actif, tu pourras observer de loin. J'aimerais avoir un soutient parmi tous ces cambridgien dont je ne connais que quelques visages." A la fin de ses paroles, la miss finit par accélérer la cadence, choisissant ainsi de semaer son ami pour réfléchir à sa future manière d'agir. Il était temps pour elle de montrer ce dont elle était capable sans se retourner ni même regretter ses choix. Une fois aux mêmes niveau que Flore, Moon ou encore Kin, elle lança sa première boule de peinture qui finit sa course sur le vêtement hors de prix de Tara, lui donnant un nouveau sens artistique. La vengeance débutait.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Ven 11 Mai - 19:21

Six noms. Une personne. Heaven Emile Leah Meadow Tennessee-Westfield, meilleure amie de moi-même de son état, et grande instigatrice de ce qui est sur le point d'arriver. Franchement, n'allez pas demander pourquoi je l'aime, après. Cette fille est folle. On est faite l'une pour l'autre. C'est une honte qu'on se soit pas connu plus tôt. Rien que de penser à tout à l'heure, je souris déjà. Si, je vous jure, j'ai un sourire béat collé sur mon visage depuis ce matin, et même si je ne prendrais part d'aucune façon à ce qui va arriver – j'ai été claire avec Emile, je ne touche pas à un pistolet de paintball, ce genre de truc me fous la frousse depuis que j'ai failli me faire crever l'œil en y jouant quand j'avais douze ans – je ne peux pas m'empêcher d'être impatiente. Ça va être énorme. Je n'avais rien contre le JCC avant, du moment qu'ils me laissaient en paix ça m'allait, mais cette Tara m'a mis les nerfs en feu. Mon cœur crie revanche avec toute sa force, et même si je ne toucherais pas les armes, ça ne m'empêchera pas de profiter du spectacle. Chaque petit millième de seconde. J'ai tout prévu, même le popcorn, c'est dire.
Je sors de cours, me dépêche, cherchant curly du regard. Très vite, j'aperçois ses boucles brunes dans la foule et mon sourire s'agrandit quand je vois qu'il est déjà avec Tara. Un éclaire de malice traverse mon regard. Oh Basile, Basile, qu'est-ce que tu vas nous sortir cette fois, mon grand ? « Mes amis n'ont pas été ravis-ravis que tu viennes stopper notre sauterie l'autre jour, et le récurage des toilettes a un peu été la goutte d'eau si tu vois ce que je veux dire. » J'arrive juste à temps pour l'entendre dire ça, alors que déjà, un cercle se forme autour de la blonde qui affiche une tête de deux pieds de long. Je ricane bruyamment et m'éloigne pour trouver un bon angle, afin de me délecter le plus possible de la scène. Je repère Timothy, et me dirige automatiquement vers lui. Le temps que j'arrive à sa hauteur, la vengeance des anti-JCC a commencé, et j'ai sorti le popcorn. « T'en veux Timmy ? » je lui demande d'un ton neutre, comme si ce qu'il se passe actuellement est une situation tout à fait normal dans notre belle et réputée université de Cambridge. Il me sourit, je lui sourit automatiquement. J'ai le sourire facile, de toute façon. « Avec plaisir Heather ! Tu ne participes pas au spectacle ? » me demande t-il tout en se servant. « Nope. J'ai peur des armes de paintball. Longue histoire. » je lui réponds en prenant une nouvelle poignée de popcorn, comme si le fait d'avoir une peur aussi ridicule n'avait rien de dérangeant. M'enfin bon, je connais bien un certain chanteur de boys band qui a la phobie des cuillères, alors hein.
Je détourne quelques instants mon regard de la scène qui se joue devant moi pour remarquer dans la foule une jolie blonde, assise, qui feint de réviser mais se tord de rire. Je souris et attrape la main de Tim, le délogeant de sa place. « Viens » je lui lance en le tirant derrière moi, sans lui laisser le temps de protester. Je m'assoie bruyamment à côté de la jolie blonde et lui fait un grand sourire. « Flore c'est ça ? T'en veux ? » je lui demande en lui tendant mes popcorn. « On profite toujours mieux du spectacle avec une petite friandise » je lui dit avec un clin d'œil complice.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 13 Mai - 2:04

Encore. Encore en retard. Pour pas changer. Pas de ma faute si je suis une vraie loque et que j'ai pas capté que ça avait sonné depuis cinq bonnes minutes. Ces cours sont tellement passionnants que je réalise même pas quand ils se terminent... A moins que j'étais trop en transe pour capter ce qui se passait autour de moi, c'est plus plausible. Au fond, on en a rien à battre, n'est-ce pas ? C'est bien ce que je me disais.
Mon sac à moitié ouvert pendant à l'épaule, je me dégage de l'amphithéâtre en baillant sans m'en cacher. J’ébouriffe mes cheveux - bruns, oui, y'a du changement depuis la dernière fois - sans savoir vraiment où je dois aller. Pourquoi pas me reposer une petite heure, tiens ? Je le mérite, je me tue tellement au travail. Ou peut-être pas. J'avais été trop absent, ces derniers mois, trop occupé à faire la bringue avec des inconnus. Je voyais moins Tery. Et ça, c'était pas cool. Je voyais moins tout le monde. Je m'en rendais compte, au fil des jours, que je perdais mon temps, que ça menait à rien, que j'étais idiot. Je voulais voir autre chose, bah ça m'avait pas satisfait. Je devais revenir. C'est ce que j'ai fais. Et la première personne que j'avais appelé, c'était Tara. J'en avais appris beaucoup, en me décidant à reprendre mon rang tant mérité en haut de l'échelle alimentaire - enfin, sociale. Comme le coup de la fête clandestine interrompue, elle n'étant pas hors de l'affaire. Puis le fait qu'elle les avait emmerder gentiment lors de leurs travaux d'intérêt. Rien que d'y repenser, je souris, tout en arpentant les couloirs. C'est bien ma Tara, ça. Qui d'autre pour agir de la sorte ? Mais elle le vaut bien. Ce sont eux les incapables de l'histoire, ils devraient savoir qu'on fait pas de petite party comme ça, comme bon nous semble, y'a des règles à ne pas enfreindre. S'ils ne le comprennent pas, c'est pas notre problème. Enfin si, justement, ça l'est. On est là pour leur montrer ce que c'est la perfection. J'en rajoute, un peu, je dois l'avouer.

Tiens, c'est bizarre, je pensais pas qu'il y avait rassemblement ici. Plusieurs personnes, aux têtes plus ou moins familières, sont littéralement rassemblées à quelques mètres de moi et je peux les entendre se marrer comme des cons d'ici. Y'en a même avec des popcorns. Je me demande quand même ce qui peut bien se dérouler dans ce petit coin, entre deux cours qui plus est. Je maintiens ma cadence, les mains dans les poches de mon jean. Si je suis pas au courant de cette petite entrevue secrète, c'est que c'est pas net. Le JCC est toujours au courant de tout. On nous cache des choses maintenant ? January pourrait peut-être m'éclairer au sujet des changements ayant eu lieu pendant ma période de "je-m'en-foutisme" extrême.
Oh. En effet. Que fait donc ma jolie blonde engluée dans cette tonne de couleur ? Je m'avance parmi le groupe, genre j'en fais parti, vous voyez, la méthode de l'intégration du camp ennemi - parce que s'ils s'en prennent à ma princesse, ils sont l'ennemi. « On profite toujours mieux du spectacle avec une petite friandise. » Je tourne la tête, haussant un sourcil à cette réplique, lorsque ça fait tilt dans ma tête. Une vengeance. Ou un truc du genre. Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? C'était loin d'être un genre de comédie musicale improvisée ou une répétition de pièce de théâtre. L'actrice principale était bien Miss Dayris mais ils ne comptaient pas la mettre à son avantage. On pouvait déjà le remarquer au vert, rose, bleu et j'en passe, ornant sa belle robe blanche d'origine - si je ne me trompais pas, c'était dur de savoir. Sans oublier sa chevelure blonde qui avait été salie par de la boisson... violette. Pas très appétissant, ainsi présenté. Quelle bande d'artistes, dis donc.

Je lance un regard circulaire, reconnaissant certaines personnes, seulement de nom, parce que je me dois de connaître tout le monde. Mais ils peuvent être sûr que maintenant, leurs visages sont bien intégrés dans mon petit cerveau et qu'ils me reverront bientôt. « Vous avez l'air de vous éclater, je peux participer ? » Je leur offre un sourire radieux, balançant mon sac d'un côté sans me soucier de l'état dans lequel il va finir. Je m'approche alors de Tara, en lui offrant un clin d’œil complice. Elle sait que je suis là, maintenant. Totalement indifférent aux jeunes filles qui l'encercle - que des pestes dans cette gente féminine, je vous le dis - je vais me placer à côté d'elle, passant ma main sur son visage pour la nettoyer du soda qui la recouvre. « T'es très sexy comme ça ! Tu vas lancer une nouvelle mode, chérie. » Je ne prends pas la peine de murmurer, j'en ai rien à foutre qu'ils m'entendent. C'est vrai, même s'ils la mettent dans un état pas croyable, elle voudra toujours mieux qu'eux. Peu importe ce qu'ils pensent. Elle les a peut-être bien fait chier, mais jamais elle n'a été jusqu'à les affronter de la sorte, non ? Ils peuvent prendre ça pour du courage, aller face à face s'en prendre à l'adversaire, mais c'est sûrement super lâche, étant donné le déséquilibre des effectifs. Je me retourne, restant toujours près d'elle. Mon ton se fait amusé, joueur. Au fond, je veux juste les écraser et faire d'eux ma nouvelle tapisserie de chambre, mais ce serait m'abaisser à leur niveau primaire. « Personne aurait du rouge ? J'aime bien cette couleur. La passion, tout ça. Ca convient aux circonstances, non ? » Je me dis que finalement, si je ne suis pas arrivé à temps pour lui épargner l'horreur de la texture collante de la peinture, je peux au moins la soutenir maintenant, et je lui dois bien ça après l'avoir laissé seule tout ce temps.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 13 Mai - 14:36

J'ai assisté au massacre depuis son commencement. Debout sous une alcove, un livre de biologie à la main, je peux même dire que j'avais anticipé le spectacle qui allait de sérouler sous mes yeux avant même que Tara Dayris n'arrive. Le pourcentage d'étudiants anti-JCC présents dans le patio alors qu'aucun d'entre eux n'a cours dans cette partie de l'université a suffit à me mettre la puce à l'oreille. Je les ai observés, caché dans l'ombre, feignant de parcourir les pages de mon manuel, pour tenter de deviner leurs plans. J'ai rapidement remarqué les différentes bombes et les pots de peintures qui dépassaient de leurs sacs sans aucune discrétion. La conclusion était logique. Dayris passait par là aux mêmes heures les mêmes jours et j'étais bien sûr au courant de ses frasques avec les individus éparpillés dans le patio.
Comme pour me donner raison, la jeune blonde a pénétré dans l'enceinte du jardin, Basile Cabret sur les talons. Bien que je fus trop loin pour entendre ce qu'il disait, il était aisé d'en prédire le sens rien qu'à l'air satisfait de ses amis qui les regardaient, un air de profonde excitation sur le visage. Kin Eastwood a été la première à attaquer, vite suivie par Lia Logan et les autres. J'aurais certes pu l'aider, bien que je ne vois pas comment. Intervenir m'aurait immédiatement placé en position de cible potentielle, tandis qu'aller chercher un professeur m'aurait promis une embuscade de ce genre plus tard. Je me suis donc contenté de m'appuyer au mur de pierre pour ne rien rater, mémorisant les noms des partisans de cette mutinerie.
La pauvre Tara s'est vite retrouvée éclatante de couleur, me tirant malgré moi un petit sourire moqueur. Bien que je désapprouve un tel manque de classe de la part de nos ennemis -de la peinture, franchement, c'est si gentillet- je dois bien admettre que la Dayris a mérité son chatiment. Déclarer la guerre de façon si ostentatoire à une majorité était très idiot de sa part. Je suis le premier à apercevoir Arsène Hepburn qui approche à grands pas. On dirait que Dayris va finalement avoir une main secourable à son service. Il se faufile au milieu de la foule jusqu'à elle et essuie son visage. Ce geste m'arrache un rictus. Je ne doutais pas du courage de ce jeune homme, mais il arrive toujours un moment où le courage se transforme en idiotie n'est-ce pas ? Je l'entends adresser quelques mots à Tara, probablement des paroles d'encouragement, qui me conforte dans l'idée que le pauvre garçon va également en prendre pour son grade.
Mon regard cherche une chevelure rousse dans l'assemblée. Même s'il n'était pas présent à la soirée clandestine organisée par Logan et Cabret, je pensais que Charlie Reid ne perdrait pas une occasion de participer à un coup d'état contre notre précieux club. Pourtant je ne parviens pas à le repérer, j'en suis presque déçu. Trouvant que la pause imposée par Hepburn s'attarde un peu trop, je replonge mon attention dans mon bouquin, me désintéressant totalement de la fusillade qui se déroulait jusqu'alors devant moi. Jusqu'au prochain bombardement tout du moins.
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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 20 Mai - 18:10

La présence d’Heather me fait du bien après ma dispute avec Siobhan. Elle respire la joie à l’état pur et je suis étonné de ne pas la voir participer à la bataille. Après tout, ça serait bien son genre. Tandis que Moon s’acharne sur Tara avec de la peinture turquoise, j’ai enfin la réponse à ma question. « Nope. J'ai peur des armes de paintball. Longue histoire. » Je retiens un ricanement. Comment peut-on avoir peur des armes de paintball ? Je ne dis rien et profite de notre petite pause spectacle. Je grimace quelques fois en voyant toute cette peinture. Je plains la fille qui se trouve au milieu de tout ça et prie pour ne jamais être à sa place. Ma prière achevée, Heather attrape ma main et m’entraine un peu plus loin. « Viens ! »Je ne lâche pas le spectacle des yeux tandis qu’elle me tire et qu’elle s’installe à une nouvelle place. « Flore c'est ça ? T'en veux ? » J’écarquille les yeux de surprise. Oh non ! Ne me dites pas qu’Heather m’a amené à côté de Flore. Je pose mon regard sur la blonde qui n’a pas encore remarqué ma présence, ce qui est plutôt extraordinaire vu que je suis planté devant elles, debout, comme un imbécile. Je ne passe pas vraiment inaperçu. J’hésite entre prendre la fuite ou m’asseoir tranquillement et me faire très, très discret. « On profite toujours mieux du spectacle avec une petite friandise » Heather lui tend le paquet de pop-corn et je tourne la tête, pour ne pas que Flore voit mon visage. J’aurai du prendre la fuite. Heather m’aurait posé 50 millions de questions mais au moins, elle ne serait pas là à fraterniser avec l’ennemi. Je ferme les yeux en attendant les réflexions de Flore qui vont sans doute arriver très rapidement. Je plonge ma main dans mon sac et attrape le pistolet. Peut-être que je devrais y participer ? Au moins, Flore arrêtera de me prendre pour une petite victime sans défense qu’elle peut attaquer comme elle veut. Je lâche l’arme, en soupirant. Ce n’est vraiment pas mon genre, puis ça remettrait en cause tout ce que j'ai dit à Siobhan plus tôt. Et je refuse de revenir sur mes propos. Je reporte mon regard sur le groupe et découvre qu’une personne s’est incrustée dans le jeu. Qui oserait faire ça ? Nouveau fait très intéressant. Un garçon aux cheveux bruns, qui semblent faire parti du JCC lui aussi, il faut vraiment que je fasse une liste des membres de ce club, s’interpose et surtout s’extasie devant toutes les couleurs qui fleurissent sur la robe de Tara. « Personne aurait du rouge ? J'aime bien cette couleur. La passion, tout ça. Ca convient aux circonstances, non ? » Cette intervention a le don de calmer tout le monde. Je ne sais pas si c’est le fait que quelqu’un intervienne ou s’ils se sont rendu compte que des membres du JCC pouvaient arriver à tout moment. Je regarde autour de moi à la recherche de d’autres étudiants ou pire de profs pro-JCC. Cette intervention n'enchante guère et je me demande si ça va les arrêter, eux qui étaient aussi bien organisés.

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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Mer 23 Mai - 23:51

Etudier, étudier, étudier, je ne fais que ça depuis une semaine car c’est la période des examens et il faut vraiment que je me rattrape, mes notes n’étant pas au meilleur niveau ces derniers temps. Il s’est passé tellement de choses aussi. Heureusement qu’il y a eu la victoire de Cambridge pour la course de bateaux, sinon je crois que j’aurais eu le moral à zéro. J’ai été assez négligent ces derniers temps, et ça s’est ressenti dans mon travail mais aussi au sein du JCC, où il y a eu quelques tensions. En tout cas la librairie est devenue comme ma deuxième maison en ces temps de révisions, surtout que l'année prochaine j'ai postulé pour un Master et qu'ils ne veulent pas n'importe qui. Ils ne rigolent pas à Cambridge. Mais là j’ai surtout besoin de manger quelque chose et je décide alors de prendre un peu l’air et de m’acheter un sandwich, sauf qu’en allant dehors je remarque qu’il y a une agitation assez inhabituelle. Tout le monde semble vouloir se diriger au même endroit dans un coin du campus, ce qui est assez étrange. Je décide d’aller y faire un tour moi aussi, histoire de comprendre ce qui se passe. Et telle n’est pas ma surprise quand je vois quelques étudiants s’en prendre à Tara, notre Tara ! Mais c’est quoi ce délire ? Ils sont tous en train de se moquer d'elle, de la couvrir de peinture. Et voilà qu'Arsène - tiens mon cher frère a décidé de montrer le bout de son nez - viens aussi participer à la petite "fête", heureusement pour aller voir si Tara va bien. Mais que faire de mon côté ? J'ai quelques idées mais rien qui semble pouvoir être d'un grand secours pour la jolie blonde.

Je trouve alors un pistolet encore chargé de peinture abandonné par terre, ce qui est très étonnant. Quelqu’un aurait-il décidé de rendre les armes avant la fin ? Peu importe, je le ramasse, profitant des quelques minutes d’accalmie qui règnent depuis l'arrivée d'Arsène et me dirige vers la foule qui les encercle tous les deux. J’ai besoin d’un plan d’action et vite. Il faut que j’agisse en attendant que d’autres membres du JCC arrivent (s’ils arrivent). Il me faut une cible, que je trouve facilement avec sa chevelure en bataille et son air de minet. En voilà un qui mérite bien de se recevoir un pot entier sur la tête.

« Hé Basile, un problème peut-être ? » Je n’attends pas qu’il me réponde et actionne le pistolet, ce qui le couvre d’une jolie peinture orange sur la chemise. Je profite du chaos qui commence à s’installer pour me diriger rapidement vers Tara, tout en balançant un peu de peinture autour de moins, visant ceux qui l’entourent elle et Arsène. Je me mets en mode protecteur, un peu comme un chevalier sur son blanc destrier, le cheval en moins. De toute façon à Cambridge, je n’aurais eu droit qu’à un poney, ça l’aurait tout de suite moins fait, restant bien devant elle comme pour lui servir de bouclier.

« Est-ce que ça va ? » Oui bon la question est stupide mais je ne peux m'empêcher de la lui poser. Et si Arsène n'avait pas été là, j'aurais surement tenter une approche, bien qu'elle me résiste toujours. On est amis après tout, je ne vais pas la laisser tomber même si elle préférerait la douce compagnie d'un Oxfordien. Et pour le moment, on est un peu en infériorité numérique et que je sens qu’on va passer un sale quart d’heure. Oh et puis de toute façon ils l'ont bien cherché eux aussi, on ne s'en prend pas à Tara comme ça. Peu importe ce qu'elle leur a fait, elle ne mérite surement pas qu'on s'acharne sur elle comme ça.

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MessageSujet: Re: ANOTHER ONE BITES THE DUST   Dim 27 Mai - 23:17

Je sais bien que les idiots qui ont organisé la fête clandestine dans les locaux du JCC vont amèrement me faire payer mon entrée triomphale qui a consisté à les admirer récurer des toilettes immondes - et encore, c'est un euphémisme. Je pense alors avoir une longueur d'avance et qu'ils allaient prendre du temps pour organiser la riposte. Je me suis quelque peu reposée sur mes lauriers. En enfilant une robe blanche immaculée, je ne parie pas une seule seconde que je vais rentrer affublée d'une tenue multicolore qui va faire pâlir d'envie un hippie complètement nymphomane et névrotique. Bref une douche froide est tout bonnement impossible. Je sors d'un cours et je file déjà à un autre. Un type interpelle alors mon nom. A croire que je n'avais que ça à faire. Je ne me retourne même pas, bien décidée à ne pas arriver en retard à mon prochain cours. J'ai une réputation à entretenir, et ce n'est pas celle de touriste. J'ai autre chose à faire dans la vie que de papoter dans le vide. Tout a un but. Je ne prends même pas la peine de lancer un regard en arrière. Il vient à ma rencontre et il semble se délecter d'une situation dont je n'ai aucune idée. Basil, voilà son prénom. Mes sourcils se froncent d'instinct parce que mon sixième sens annonce quelque chose de louche. D'autres se sont alors joint à une fête qui se prépare sans que je sois encore au courant. Je me suis alors dit que je suis le fil conducteur de ce rassemblement au moment où je réalise où il veut en venir par ses paroles. L'avalanche de peinture engloutit alors ma robe de créateur qui m'a justement coûtée une petite fortune. Pour le coup, je suis complètement été prise de court. Par qui ? Les fêtards de seconde zone qui ont eu le culot de saccager le QG du JCC ! C'est à partir de cet instant que je perds le fil. J'ai juste eu quelques noms d'abrutis qui se gravent dans mon esprit. Kin. Lia. Moon et j'en passe. Il n'y a pas que ma robe qui y passe et ma chevelure fait aussi les frais de la peinture.

A cet instant, je me fiche qui sont vraiment impliqués dans cette contre attaque. Je pense à ma vengeance si terrible que dès qu'il me verrait, ils chercheraient bien vite un moyen pour tenter de protéger leurs fesses fragiles. Pour le moment, je fais bien pâle figure au milieu de cette humiliation publique. Aucun membre du JCC pour venir à mon secours. Qui aurait pensé que j'aurais bien apprécié de l'aide ? Je me sors ordinairement toute seule de situations inextricables mais j'avoue qu'il était impossible de faire face à une horde de sauvages armés de pistolets chargés à bloc de peinture... Je me rends alors compte que j'avais la bouche ouverte et la referme bien vite. Rien ne me vient à la bouche. Je suis dégoulinante de peinture mais peut importe, je me tais. S'ils attendent que je regrette de m'être moquée d'eux, eh bien ils ne sont pas sortis de l'auberge. Je ne regrette pas un instant de les avoir contemplés nettoyer des sanitaires immondes où même les rats n'auraient pas établi un terrier. Une victoire qui vaut tout l'or du monde.

Contre toute attente, Arsène arrive alors à la rescousse. Je sais que je peux compter sur lui désormais. Du moins, la situation ne peut pas être pire qu'elle ne l'est maintenant. Cette attaque surprise a eu le don de me mettre la tête sans dessus dessous. « T'es très sexy comme ça ! Tu vas lancer une nouvelle mode, chérie. » Je crois avoir eu un léger sourire. Il n'y a que lui pour sortir une réplique de ce genre au milieu d'une foule d'abrutis. « Personne aurait du rouge ? J'aime bien cette couleur. La passion, tout ça. Ca convient aux circonstances, non ? » A nouveau des mots qui lui ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Une provocation comme j'aime tant et qui a le don de clouer le bec de tout le monde. Il faut croire que l'arrivée d'un membre du JCC fait déjà peur ? Je suis même tentée d'en rire alors que je suis dans un état pitoyable. Je remarque alors une tête blonde familière. Terence fait aussi son entrée. « Hé Basile, un problème peut-être ? » Sans attendre de réponse, il asperge l'intéressé. Oh oui, c'est bon ! D'autres en font également les frais et la foule commence légèrement à se disperser pour tenter d'échapper au massacre. La riposte n'allait pas tarder à répliquer mais à cet instant, je savoure cette petite trêve. Je ne porte évidemment pas un regard sur ma robe ce qui serait comme une défaite publiquement avouée. « Est-ce que ça va ? » Je hausse alors les épaules puis je tiens à montrer que je ne suis jamais vaincue. « Ce n'est pas de la peinture qui fait bien mal. » Je cherche volontairement à me faire bien entendre. Un peu culotté ? Oui et alors, je ne m'appelle pas Tara M. Dayris pour rien. Le rôle que j'ai du endosser par la contrainte n'est pas du tout reluisant mais je l'assume. J'ajoute alors d'un ton plus bas, de façon à ce que seuls mes deux alliés inattendus m'entendent. « Merci à vous deux. » Je viens de les entraîner dans une situation rocambolesque du fait de ma provocation mais je me dis que dans ce jour de malchance, je ne suis plus la seule. Je me rends alors compte que je ne peux pas toujours affronter tout toute seule. Je pense surtout à ma vengeance qui allait faire des étincelles. On ne se moque pas de moi sans de terribles conséquences et les accros du paintball du dimanche sont pourtant bien placés pour le savoir. J'allais bien leur faire comprendre la leçon désormais.

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