Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer

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MessageSujet: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Ven 27 Avr - 23:55

Une fois de plus, je laisse mon cabriolet au voiturier du Vendome Bar. Avec un signe de tête, il m’ouvre la porte et prend ma place au volant de la voiture dont l’odeur de cuir nouveau fait tourner la tête. J’arrange les manches de mon pull et entre dans le bar branché de Londres. La lumière tamisée m’oblige à plisser les sourcils pour y voir quelque chose à travers les rayons stroboscopiques qui apparaissent grâce à la fausse fumée projetée par un appareil introuvable. Déjà, la piste de dance est bondée et des gens se déhanchent de toutes parts. La musique, bien que beaucoup trop forte et légèrement décalé par rapport à mes goûts, est trop entraînante pour rester planter à l’entrée, auréolé de la lumière blanche des réverbères de la rue. Cependant, il est aussi impensable de courir me jeter parmi cette foule alors que je n’ai pas encore posé mes lèvres sur un verre au bar. Je me faufile et prend place sur l’un des tabourets ridiculement hauts qui longent le bar noir encore propre et lustré. Derrière s’alignent des barmans et des barmaids en uniformes bien repassés devant des kilomètres de bouteilles pleines rangées selon un ordre qui m’échappe. Je tape sur le comptoir et voit apparaître devant moi l’un des serveurs. Je lui commande un cocktail pas trop fort et m’adosse au comptoir boisé pour voir les danseurs. Ils suent déjà alors que l’aiguille oscille encore entre dix heures et demi et onze heures du soir. Dehors, les rues sont relativement calmes mais ici, il est difficile de faire la conversation au voisin de table.



Je prends le verre que me tend le serveur et le vide d’une traite, mordant dans le quartier d’orange avant de commander quelque chose de plus stimulant. Je sens déjà la chaleur de l’alcool qui se propage dans mon corps, cette douce euphorie qui prend place en moi et qui chasse la morne lassitude habituelle. Je deviens plus conscient de ce qui m’entoure. Je bois mon deuxième verre et finis par enlever ma veste et déboutonner mon pull. C’était vraiment trop chaud mais un homme qui se respecte et qui se distingue sait et se doit de s’habiller avec classe en toutes circonstances. La chaise à côté de moi se remplit de mes couches de vêtements au fur et à mesure que j’aligne les shoots d’alcool. Petit à petit, je me détends, me relâche, oublie tout. La musique fait son chemin vers mon cerveau avec plus de force, ébranlant tout sur son passage, me faisant oublier jusqu’à mon propre prénom. Il est difficile de se concentrer avec ses rythmes enchaînés et ses battements qui font pulser mon torse. Je me retrouve vite sur la piste de danse, les bras levés, les yeux fermés à me laisser aller à la musique techno. Je ne suis pas encore saoul, loin de là, je suis juste un peu perdu, il fallait juste que j’ai le temps de digérer ce trop plein d’alcool. Au fur et à mesure du temps qui passe, je prends conscience des personnes qui me bouscule de tous les côtés. Quelques visages ressortent de la foule, plus harmonieux, plus beaux que d’autres, tous happés par l’ombre comme les proies d’un oiseau de chasse, possessive avec ses visages qui pouvaient être doux. Fatigué de bouger, je me traine jusqu’au comptoir où je commande quelque chose de frais pour retrouver mes esprits. Je m’assois en attendant et sort mon smartphone qui vibre à cause de notifications puériles. En tâtonnant, je prends mon verre et le bois sans même faire attention à ce qu’il contient …


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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Dim 29 Avr - 3:12

Ez & Aaron

i've got more wit, a better kiss, a hotter touch, a better fuck.


Londres, Ezekiel ne savait pas vraiment ce qu'il était venu foutre à Londres. Vivant à Oxford, le jeune homme passait habituellement ses soirées dans le pub irlandais du coin à boire Guinness sur Guinness sans se soucier du temps qui passe. Or, en bon journaliste, il se devait d'en apprendre plus sur les us des personnes de son âge et se décida donc à faire une petite escapade dans un bar branché de la capitale. Ces endroits lui donnait envie de vomir, que ce soit la musique ridiculement forte, les filles qui se baladaient à moitié nues ou encore le trop plein de monde. Pourtant, même s'il devait y laisser des plumes, après avoir jeté un coup d’œil aux endroits hype du coin, Ez se décida pour le dénommé 'Vendome Bar'. Paré de son plus beau nœud papillon rouge, d'un blazer noir et d'une chemise blanche, le jeune anglais arrangeait ses cheveux, utilisant la vitrine d'un magasin comme miroir. Comme à chaque fois -ou presque- qu'il sortait, il ne prévoyait en aucun cas de repartir avec un beau gosse sous le bras, ce n'était ni le moment ni l'endroit. A vrai dire, ce n'était jamais vraiment le moment mais ce soir là, c'était encore plus exclu. Le genre de mec qu'on rencontre dans ces bars sont soit des gosses de riches à la recherche d'expériences, soit le genre de vrai catin trop exigent et qui n'en vaut jamais pas la peine. En somme, une fois arrivé à destination, Ezekiel était déjà d'une humeur massacrante. Il soupira et alluma une clope en s'installant au bar, son whisky commandé, le jeune homme continua à râler en broyant du noir. N'importe qui qui ne le connaissait pas aurait put le prendre pour un pauvre trentenaire -voir quarantenaire- seul et déprimé qui noie son désespoir dans l'alcool. Bon, à part pour l'âge c'était plus ou moins vrai. C'était dans les moments comme ça qu'Ez repensait à Paris. Paris et Leo, Paris et ce funeste soir où il avait voulu se donner la mort, ce baiser et sa vie qui avait commencer à partir n'importe comment, violence et auto-destruction. Comme une pulsion le jeune homme frappa son verre sur le comptoir, un peu trop fort et le brisa, il jeta un coup d'oeil à sa main et vit l'entaille profonde qui ornait sa paume. En grommelant un juron, Ezekiel jeta un billet sur le comptoir, but une gorgée de son nouveau verre et s'en alla vers précipitamment vers les toilettes pour nettoyer sa blessure.

Arrivé là-bas, le jeune homme pesta devant l'état de l'endroit mais fut heureux de s'y trouver seul. De plus en plus, il ouvrit le robinet et le laissa couler en se regardant dans le miroir. Sa respiration s'accélérait, ressasser ses vieux souvenirs n'était jamais une bonne idée quand on avait les nerfs à fleur de peau. Ez passa sa main sous l'eau, ne ressentant aucune douleur. A force, on s'habitue au mal que provoque une coupure. Il resta un moment là, à donner des coups dans les portes en poussant des cris hystériques jusqu'à ce qu'un couple apparemment occupé se présente à l'entrer. Comme si rien ne s'était passé, le journaliste s'arrêta et sortit en trombe, bousculant les deux jeunes gens au passage. Il les entendit l'insulter mais ne releva pas, même si ses poings tremblaient. En revenant à sa place, Ezekiel aperçu qu'il n'était plus seul, un jeune homme qui paraissait un peu plus jeune que lui était installé à côté et semblait très intéressé par son téléphone. Un peu trop d'ailleurs car l'inconnu se trompa malencontreusement de verre et bu une gorgée dans celui qu'il avait laissé à l'abandon pendant son escapade aux toilettes. Pauvre garçon, c'était exactement le genre de connerie qui mettait Ez dans un état pas possible, encore plus quand il était déjà irrité. D'ailleurs, ce dernier venait de voir son voisin de tabouret taper inconsciemment dans son verre et s'approcha précipitamment de lui. Tout se fit en quelques secondes, il attrapa le mec et le plaqua contre le comptoir avant de lui murmurer à l'oreille.«T'es bien sur qu'il est à toi ce verre petit con ?» Évidemment, le barman ne tarda pas à intervenir et lui ordonna de se dégager avant qu'un videur ne vienne l'expulser à coups de pieds au cul. Ezekiel lâcha précipitamment son nouveau punching-ball mais pas pour longtemps car quelques secondes après, il le tira par le col pour le forcer à se lever «Allez viens on va danser». Naturellement, ils n'allaient pas du tout danser, Ez entraîna le jeune homme jusqu'au fond du bar, dans un endroit tranquille à l'abri des regards et le plaqua contre un mur. Bien que très en colère, il était également plutôt satisfait d'avoir trouvé quelqu'un sur qui passer ses nerfs.«J'aime pas qu'on m'emmerde, t'as de la chance j'suis vraiment en forme ce soir». Ezekiel le regardait droit dans les yeux, un sourire presque inquiétant fixé sur le visage. Quelques secondes plus tard et il leva son poing qui s'abattit sur la pommette de l'inconnu dans un bruit sinistre qui lui donna instantanément envie de recommencer. Ce qu'il fit à trois reprises. Cependant Ez savait qu'il ne tapait sur une poupée et qu'il allait finir par s'en prendre une belle aussi, à moins que ce bonhomme soit une vraie loque pitoyable. Tout ce qu'il avait à faire pour garder l'avantage, c'était l'intimider, le perturber et qu'est-ce qui perturbe plus un type qu'un autre type commence à le tripoter ? Sans même penser à l'orientation sexuelle du jeune homme, Ezekiel commença tranquillement à défaire un à un les boutons de sa chemise en commençant par le bas tandis que son autre main serrait son cou. Il commença ensuite à caresser ses hanches dans un mouvement circulaire, très sensuel en total contradiction à l'égard de la violence avec laquelle il étranglait presque son martyr. Depuis toujours, le journaliste prenait du plaisir à faire souffrir les gens, de quelques manières que ce soit sachant aussi bien faire mal physiquement que mentalement. Déstabiliser l'adversaire, faire monter son stress, le voir endurer la douleur. Mieux que la drogue, il se défonçait aux gens.

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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Dim 29 Avr - 14:05

A peine avais-je posé les lèvres sur la surface lisse et froide du verre qui se trouvait à côté de moi que j’entendis des pas précipités se rapprocher de moi. Je n’eus pas le temps de lever les yeux que déjà, de grandes mains douces et chaudes se posèrent sur mon cou et me plaquèrent sur le bar. L’inconnu s’approcha de mon oreille et me susurra doucement « T’es bien sur qu’il est à toi ce verre petit con ? ». Qu’elle douceur ! Peu de temps après, la voix du barman s’était fait entendre, nous avertissant qu’on ne resterait pas longtemps ici si nous continuions à nous battre comme ça, au nez de tous. Je croyais bien que tout était fini quand il lâcha mon cou mais ce n’était que pour mieux attraper mon col. « Allez viens on va danser ». Et qu’est ce qui disait à ce vieux croûton que j’avais envie de danser avec ? Je posai mon téléphone sur le tabouret et me retournait pour le dévisager bien comme il fallait. Les yeux dans les yeux, je luis dis « Très peu pour moi, si je suis ici c’est bien que j’en ai marre vois-tu ». Cependant, il n’avait pas l’air de prendre en considération mon refus et me tira jusqu’à un coin sombre de la grande pièce. Ce n’était pas difficile à trouver dès que l’on s’éloignait un peu du centre sur-illuminé qui couvait les danseurs. « J’aime pas qu’on m’emmerde, t’as de la chance j’suis vraiment en forme ce soir ». Son sourire satisfait était en totale contradiction avec son ton colérique. Ce sourire qui était inquiétant mais qui s’expliqua quelques secondes plus tard lorsqu’il leva son poing et qu’il l’abattit sur ma mâchoire. Chacun des quatre coups qu’il m’asséna me sortit un petit plus de ma torpeur. Je sentais une légère douleur sur mon visage et je levai ma main à ma joue. Je sentis un liquide chaud poisser mes doigts et je les levai à mon visage ; mais je n’avais pas besoin de regarder ce que c’était pour savoir que c’était du sang. Surement fatigué d’essayer de me frapper, le jeune homme devant moi mit une main à mon cou pour essayer de me garder plaqué contre le mur et entreprit de déboutonner ma chemise.



J’avais vraiment gagné le gros lot en venant ici ; qui aurait cru que j’aurai eu la chance de me faire tripoter par un détraqué sexuel alcoolique qui avait l’air d’avoir noyer son chagrin dans la vodka où j’avais piqué une tête pendant pas mal de temps avant d’aller je ne sais où pour passer ses nerfs sur moi. Comme c’est charmant le « Vendome Bar ». Il semblait perdu dans sa tâche, ses yeux concentrés sur ma hanche qu’il caressait avec sensualité et douceur alors que son autre main relâchait peu à peu son emprise sur mon cou. J’attrapai ses deux bras à la fois et me retournai pour les tenir tous les deux au dessus de sa tête qui se trouvait à l’endroit de la mienne quelques instants plus tôt. Nos visages étaient à une distance risible maintenant et je ressentais son haleine sucrée sur ma bouche alors que ses yeux semblaient enflammés plus que jamais. J’approchai petit à petit mes lèvres de son oreille et me mis à lui mordiller son lobe alors que je laissai échapper quelques mots à travers mes dents. « Je n’aime pas vraiment que ce soit d’autres qui mènent la danse vois tu. » Je descendis la courbe de son cou que j’embrassai et que je titillais. Je revins au niveau de ses yeux et lui dis « Chez moi c’est plus … Comment dire, bestial et instinctif ». J’approchai ma tête encore plus et lui assenai un coup avec mon front avant de plonger vers sa bouche que j’embrassai avec fougue…


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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Lun 7 Mai - 20:44

Ez & Aaron

i've got more wit, a better kiss, a hotter touch, a better fuck.


Pris au dépourvu, voilà bien une chose qu'Ezekiel détestait. En décidant de sortir de cet endroit à l'opposé total de ses habitudes, il aurait dû se douter qu'il allait tomber sur ce genre de mec. Le genre un peu comme lui, de ceux qui n'ont rien à perdre. Depuis combien de temps le jeune journaliste n'avait-il pas ? Bientôt deux semaines, un mois et deux semaines qu'il n'avait pas caressé une peau soyeuse, goûté à de belles lèvres charnues avant de s'abandonner totalement aux plaisirs de la chair. Sans s'en rendre vraiment compte, Ez relachait de plus en plus l'emprise qu'il avait sur l'inconnu. Sa hanche lui faisait ressentir quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Le désir brûlant, celui qui brouille la vue, donne chaud, accélère les battements du cœur. C'était douloureux et délicieux à la fois. Ezekiel ferma un instant les yeuxmais la voix du type jusqu'ici muet comme une carpe se fit entendre. « Je n’aime pas vraiment que ce soit d’autres qui mènent la danse vois tu. » Il ouvrit de grands yeux en entendant ça. Cela ne lui était jamais arrivé, quelqu'un qui avait -presque- autant de confiance que lui. Ez voulut rire mais son rire se transforma en petit gémissement quand il sentit un coup de dent dans son lobe, puis quelques baisers aussi douloureux qu'agréables dans son cou. Cela allait sans aucun doutes laisser de belles marques. Bizarrement, le journaliste s'en trouva satisfait et le fut encore plus quand il entendit ces quelques mots. «Chez moi c’est plus … Comment dire, bestial et instinctif ». Voulant dire quelque chose pour ne pas perdre complètement la face, il ouvrit la bouche mais le dénommé petit con fut plus rapide et lui viola littéralement les lèvres. Ce baiser dépassa toutes ses espérances. Sa langue avait été ôtée de toute ses forces et cela ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Ezekiel fronça les sourcils et mordit violemment celle de son 'nouvel ami'. Cette action mit immédiatement fin au baiser et le jeune homme profita de l'instant pour reprendre le dessus en poussant brusquement l'inconnu de façon à se retrouver en dessous de lui et à l'attirer un peu plus près.

Oh il le détestait déjà, l'arrogance et l'intimidation c'était son truc à lui. Personne avait le droit de le perturber comme ça. Le p'tit brun voulait du bestial ? Il allait être plus que servi. Ezekiel finit prestement de déboutonner la chemise de sa nouvelle victime et commença à lui griffer le torse. L'autre avait voulu lui laisser des marques, et bien lui aussi allait en laisser, de belles et bien douloureuses. Son cerveau ne fonctionnait plus très bien, il laissa retomber ses bretelles sur ses hanches et défit son nœud papillon d'un geste très viril -hum-. Le jeune journaliste ne savait plus très bien ce qu'il faisait, peut-être parce qu'il avait un sacré coup dans le nez. En effet, aussi étrange que cela puisse paraître, Ezekiel ne tenait absolument pas l'alcool et c'était une des raisons pour lesquelles il buvait autant. Se rendant soudainement compte que qu'une de ses mains était passée en dessous de la ceinture, Ez repoussa vivement l'inconnu et sortit son paquet de cigarettes de sa poche. Il en alluma une tout en toisant le type avec un regard plus que menaçant. [color=indianred]«Ez.» dit-il sans ajouter un mot. Ah oui, ça ça lui plaisait, jouer au con ou comme on dirait dans un roman à l'eau de rose 'jouer la carter du mystère'. Le jeune homme esquissa un petit rire presque sadique et entreprit de s'éloigner vers le bar. Il avait assez joué, c'était même plus amusant. S'installant au comptoir, Ezekiel commanda un verre, les mains tremblantes. Pourquoi ne pouvait-il pas prendre du bon temps comme n'importe quel jeune homme de son âge ? Être hanté par un souvenir depuis plus de six ans l'empêchait littéralement de vivre et cela commençait à bien faire. Pour une fois depuis ses dix-huit ans, Ez avait envie d'être instinctif, spontané, fun...Non pas fun. Sans avoir bu ne serait-ce qu'une gorgée, il jeta sa cigarette dans son verre et donna un coup de pieds dans le tabouret avant de revenir vers le coin sombre, sans beaucoup d'espoir d'y trouver le jeune homme. Pourtant il était bel et bien toujours là, en train de rattacher sa chemise. Le journaliste devait agir vite, une fois arrivé à sa hauteur, la haine reprit le dessus, faisant au passage sauter deux ou trois boutons du vêtement, il ne se posa plus aucune question, passer ses nerfs, tout ce dont il avait envie c'était passé ses nerfs quelque part. Et quoi de mieux que quelques instants intimes avec un inconnu contre le mur d'un bar branché à vomir ? Ezekiel déboutonna sa propre chemise et alluma une nouvelle clope, sautant à pieds joints dans le bain de la provocation. «Et maintenant ?»
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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Dim 13 Mai - 12:23

Je sentis des dents entailler ma langue. Je mis immédiatement mes mains à ma bouche et posai mes doigts sur mes lèvres. Comme si c’était pour confirmer mes pensées, mes doigts se tintèrent de rouge et un goût métallique explosa dans ma bouche. A peine avais je été surpris que déjà, mon opposant pris le dessus. Alors comme ça il voulait la guerre … Il l’aurait. Mais en attendant, il déboutonna ma chemise et se mit à planter ses ongles dans ma peau. Je sentis la trace enflammée se dessiner sur ma peau derrière ses doigts. Je le vis perdre petit à petit ses vêtements. Je le regardai, de plus en plus déboussolé… Qu’était-il vraiment en train de faire ? Peut être que c’était tout à fait son intention, de me faire perdre la boule, mais je ne me laisserai pas faire. J’entrepris de déboutonner son pantalon mais, aussitôt qu’il s’en aperçut, il se leva et alluma une cigarette. « Ez » . Je compris qu’il avait murmuré son prénom quand il était déjà un peu trop loin. Et ce petit rire sadique, pour qui se prenait-il à cet Ez là ? Peut être était il vraiment fou, ou alors il avait trop abusé de l’alcool. Je pris le parti de la deuxième hypothèse et tournai les talons. Je n’étais pas du genre à laisser tomber, non, bien au contraire. Je pris simplement la route des toilettes en repensant à tout ce qu’il s’était passé dans un laps de temps si court et dans un quasi-silence. Personne n’avait remarqué cela, pas même le barman qui avait menacé de nous jeter dehors. Je souris presque à l’idée de cette intimité volée dans ce lieu si bondé. En arrivant dans cet endroit encore plus sale, j’entendis une porte grincer et des halètements. Décidément, tout était là pour me faire grimper.

Une fois arrivé au lavabo, je remarquai un petit filet de sang à l’embrasure de ma bouche et entrepris de le laver. Je me rinçai la bouche et remis en place mes cheveux en pétard. Je continuai de faire couler l’eau pour le simple plaisir de la regarder avant de m’en aspergeai sur le torse pour calmer l’élancement de mes cicatrices. A présent, j’avais un peu de ce salaud avec moi pour toujours. Je me pris à regarder à travers l’embrasure de la porte avec impatience et quittai bientôt la lumière presque aveuglante des spots blancs pas chers comparée à la noirceur de la nuit qui nous enveloppait dans la grande salle. Je savais qu’il reviendrait, ce n’était qu’une question de temps et je n’attendis pas longtemps avant de revoir sa silhouette se faufiler vers moi alors que je reboutonnai ma chemise, une énième fois et surement pas la dernière. Je compris cela à l’expression de son visage lorsqu’il s’approcha de moi. Des deux mains, il agrippa ma chemise et fis sauter quelques boutons. Il avait l’air déterminé et commença même à se remettre tout nu. Une fois qu’il laissa voir son torse, il alluma une cigarette. «Et maintenant ?» .

Quel drôle celui là. Et maintenant, et maintenant… Je n’arrivai même plus à penser correctement. Je m’approchai de son visage et je mis la cigarette qu’il portait déjà aux lèvres dans ma bouche. J’inspirai un grand coup et revint à ma place. J’expirai doucement la fumée qui me lécha le visage en formant des arabesques avant de se mêler au nuage bleuâtre qui flottait à quelques centimètres du plafond pleins de moulures. « Je crois que c’est le moment où je suis sensé me présenter c’est ça ? » . Un petit sourire à cette réplique complètement débile. Quelle idée de jouer au tombeur avec un gars comme ça. Je ne pouvais que perdre du temps pour essayer de prévoir son prochain coup et peut être agir avant lui. Je lui tendis ma paume. « Moi c’est Aaron … Et au fait, je crois qu’on n’a pas encore eu le temps de se dire salut » . Je lui jetai un regard digne d’un ange alors qu’au fond, le démon séjournait dans mes tripes et troublait mes pensées. Je n’avais qu’envie de lui sauter dessus mais ce ne serait pas assez drôle. Tout arrive à point à qui sait attendre…

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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Sam 2 Juin - 2:23

Ez & Aaron

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Ezekiel bouillonnait littéralement de l'intérieur, ses mains tremblaient et son cœur battait beaucoup trop vite. Il n'était pas du tout habitué à ce genre d'émotions et sentait également le stress monter en lui. Cela lui déplaisait mais d'un autre côté, c'était plutôt excitant. A vrai dire, le jeune homme ne releva même pas quand l'inconnu lui piqua sa cigarette et tira dessus comme s'il n'avait pas fumé depuis des mois, se contentant d'hausser un sourcil. Je crois que c’est le moment où je suis sensé me présenter c’est ça ? » Ez ne prit même pas le temps de répondre, il ne regardait même plus le type, plus occupé à toucher ses abdominaux pour voir s'il était toujours aussi musclé. Il releva cependant la tête en entendant son prénom.« Moi c’est Aaron … Et au fait, je crois qu’on n’a pas encore eu le temps de se dire salut » Aaron, c'était bien un prénom à la con ça. Le dénommé Aaron tendit sa paume espérant visiblement que le journaliste lui serre la pince, bien tenté, mais il ne fit que regarder sa main avec dédain avant de continuer à s'admirer les abdos. Ezekiel passa une main dans ses cheveux et frotta nerveusement son crâne de façon à se retrouver avec une tignasse sauvage, signe qu'il voulait passer aux choses sérieuses le plus vite possible. Cependant, ce n'était même pas minuit, encore trop tôt pour se laisser aller complètement. Le jeune anglais s'arracha à la contemplation de son corps -sois disant- parfait, chopa Aaron par la ceinture et l'attira contre lui. Leurs corps s'entrechoquèrent et Ezekiel eu un bref sourire narquois au contact du jeune homme, il pouvait même sentir son cœur battre contre sa poitrine et se mit à respirer de plus en plus fort. Les lumières tamisés de la boîte de nuit l'empêchait de voir correctement l'expression de sa future victime et le journaliste décida donc de faire en sorte d'entendre le plus possible le son de sa voix. Il laissa tomber la chemise d'Aaron sur le sol et fit de même avec la sienne puis resserra son étreinte, la chaleur était déjà insoutenable mais accroché au corps de Reid comme cela, les joues d'Ez commençaient à se teinter de rouge.

Pendant quelques instants, Ezekiel oublia qui il était et où il était et se mit à caresser le cou et les clavicules de Aaron avec ses lèvres. Le journaliste avait déjà oublié le prénom du jeune homme qu'il était en train d'embrasser avec une tendresse qui ne lui ressemblait pas. Les mains dans les poches arrières d'Aaron, Ez n'ouvrait plus les yeux et se laissait totalement aller, vivant pour une fois au rythme de son cœur, faisant ce qu'il avait vraiment envie de faire. La spontanéité n'était pas une mauvaise chose mais le jeune anglais avait toujours considéré cela comme un défaut, l'incapacité de réfléchir avant d'agir ou de monter quelque plan que ce soit. Il voyait toujours tout d'un point de vue intéressé, la générosité n'était pas son fort, ni la sympathie. En réalité, les amis n'était pas ce qu' Ezekiel avait en plus grand nombres. La plupart des gens le considéraient comme un salaud et les autres ne savaient tout simplement pas comment l'apprivoiser, lui qui ne daignait parler qu'aux rares personnes qu'il considérait comme un peu plus intéressantes que le commun des mortels. Résultat, Ez le cachait bien mais il se trouvait souvent dans des situations peu convenables, telles que celle où il se trouvait maintenant. Bon...Il y a pire comme situation peu convenable mais cette aventure là ne flattait pas son ego et ainsi, cela ne l'intéressait absolument pas. D'un point de vue intellectuel. Du côté physique, le jeune homme se portait plus que bien. Il arrêta quelques instants de réfléchir aux conséquences de ce pétage de plomb total et se mit dans la tête de continuer à faire plaisir à Aaron pour virer cette pensée de son esprit quelques secondes plus tard. C'était une expression qu'Ezekiel n'employait que rarement 'faire plaisir', lui qui était si égoïste ne donnait rien du tout en temps normal, se contentant du strict minimum. Cette passivité totale semblait plaire, jamais un mec ne s'était plaint. Vite fait bien fait, dans le genre 'emballé c'est pesé'.

Ez respirait très fort, comme s'il était en train de crever. Le mélange alcool, cigarette, adrénaline ne lui réussissait pas, sans compter la chaleur assommante. Le jeune journaliste voyait un peu trouble et n'arrivait plus à voir ni à savoir où il posait ses mains, quelle partie du corps d'Aaron il embrassait...Dans ce noir quasi-total, on ne distinguait que leurs silhouettes entrelacés, bien que l'arrière de du Vendome Bar soit relativement calme, Ezekiel sentait de temps en temps quelques regards se poser sur lui mais personne ne semblait s'en soucier. Après tout, c'est comme ça qu'on fait dans ce genre de bar ? Enfin c'est ce qu'il supposait du moins. Tout en mordillant le téton droit de son partenaire, Ez se demanda soudainement ce qu'il foutait. Y'a pas une demi-heure, il était en train de lui latter la gueule et voilà qu'en quelques minutes, lui et ce type se retrouvaient contre un mur à moitié à poil. Londres n'avait jamais été sa tasse de thé, on oublie qui on est dans cette ville, souvent pour une nuit, parfois pour la vie. Le jeune homme ne voulait pas changer, il aimait être détestable et c'est pour cela qu'il se promis de ne jamais revenir dans cet endroit maudit qui allait être le théâtre de sa perte d'esprit. Ezekiel sourit légèrement, de ce sourire unique, ironique et triste à la fois, froid mais presque aguicheur. Comme lui finalement. Malgré la musique tonitruante qui résonnait dans l'endroit, le jeune homme ne percevait que des souffles haletants et quelques murmures. Le tintement métallique d'une boucle de ceinture se fit entendre, bientôt suivi du bruit atypique d'une fermeture éclair. Ez se mordit la lèvre inférieur jusqu'à sentir le goût acre du sang dans sa bouche puis il s'amusa un instant à tirer puis relâcher l'élastique du caleçon d'Aaron comme un adolescent gêné. «J'ai jamais fait ça en publique, j'ai l'impression d'être une pute. fit le jeune journaliste d'une voix grave avant de se mettre à rire silencieusement. Pour dire ce genre de conneries, il devait vraiment être dans un état second.

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MessageSujet: Re: Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer   Mer 6 Juin - 14:23

J’essayai de marmonner mon prénom et de faire ami-ami avec le gars qui m’avait littéralement arraché la moitié du torse et qui avait essayé de me violer et lui, tout ce qu’il trouvait d’intéressant à faire s’était de contempler ses abdominaux presque inexistants, des petites dunes de muscle dans un océan de chair en sueur qui l’attirait plus qu’il ne le laissait paraître. L’espace d’un instant, je cru qu’il avait été foudroyé surplace, qu’il avait eu une crise cardiaque ; même sa respiration saccadée s’était arrêtée. Il mit ses mains à ses cheveux et les ébouriffa avec un regard joueur et affamé. Puis il m’avait pris par la ceinture et m’avait plaqué contre lui. Nos corps étaient collés et je pouvais presque respirer l’air qu’il rejetait. Contre lui, je pouvais sentir mon cœur battre à fleur de peau, je sentais mon souffle s’affoler ; j’étais définitivement foutu pour ce soir. Je voyais à peine son visage et ne savais ce qu’il pensait ni ce qu’il voulait me faire penser. Je pris ses cheveux entre mes doigts et rapprochai ma bouche de la sienne. Je pris ses lèvres entre mes dents et bus avidement à la source chaude et mielleuse qu’il m’offrait. Je sentis ses doigts courir le long de mon torse pour déboutonner ma chemise et j’entendis le bruit sourd qu’elle fit lorsqu’elle tomba de mes épaules sur le sol. Il fit de même avec sa chemise et je me retrouvai collé à Ez avec ses mains contre mes fesses, dans mes poches arrières, qui me faisaient presque entrer en lui. La chaleur grimpait et je sentis une goutte de sueur suinter sur mon front. Elle glissa le long de mon visage, lécha la courbe de mon cou et me fit frissonner en caressant mes épaules. Puis je la sentis cascader le long de mon dos. A ce moment je me retrouvai la bouche à l’air, avec ses lèvres contre mon cou. Je n’y tins plus et laissais aller un soupir de contentement. Je le sentis frotter ses lèvres tout le long de mon cou et de ma clavicule, mordiller mes tétons, caresser mon dos et mon torse de ses longs doigts si habiles.

Je mis mes mains à ses cheveux et me laissais aller à ses caresses distraites. Il avait l’air perdu. Sa respiration se fit encore plus saccadée, plus difficile. Ses lèvres se firent plus passionnées, plus perdues. J’attrapai sa tête à mon tour et le rapprochai de moi. C’est là que je vis ce qu’il y avait aux alentours, ou plutôt ce qu’il n’y avait pas. Il n’y avait personne dans cette pénombre à part nous, les deux corps en sueur près à se dévorer l’un et l’autre. Même avec des clignotants, nous n’aurions pas été plus visibles à ses yeux qui nous volaient notre intimité, ses petits regards amusés, jaloux. Je le plaquais contre le mur, faisant rempart de mon corps à toutes ses âmes ouvertes devant nous. Elles ne faisaient que me rendre plus fou, puis je finis par les oublier, grisé par le goût de ses lèvres à nouveau. Je le sentis sourire, je ne savais pas pourquoi, il était si mystérieux. Je ne relevai que pour enlever la boucle de mon pantalon. Elle se fit à peine entendre avec cette musique tonitruante et envoutante, mais elle fit l’effet d’une bombe entre nos soupirs mêlés. Je dé-zippai mon pantalon et laissai glisser le tissu doux le long de mes jambes. La musique semblait s’être faite plus intime, plus sensuelle et je ressentais chaque vibration contre mon torse, contre nos torses. Je plantais mes yeux dans les siens et le vis mordre sa lèvre. Elle se mit à saigner et tout ce que je trouvais à faire était de m’approcher et de la lécher avidement, faisant goutter le sang tout autour de ma bouche et de son menton. Il me regarda quelque peu gêné alors qu’il triturait l’élastique de mon boxer. «J'ai jamais fait ça en public, j'ai l'impression d'être une pute.» . Je laissais échapper un petit rire amusé. Je ne pouvais m’empêcher de répliquer à ses paroles.

« Il n’y a même pas une demi-heure, tu t’amusais à me casser la gueule, là tu me fais gémir et monter aux rideaux comme une bête et tu soucies encore de passer pour une pute ? Quelle ironie du sort. » . Je me rapprochai encore un peu de lui et mis ma jambe autour de sa taille. Mes bras étaient écartés au dessus de moi. Mes ongles griffaient le mur, laissant échapper le surplus de passion qui m’habitait. Je me mis alors à embrasser la ligne de son torse jusqu’à son ventre. J’étais accroupi et lui jetai un regard joueur. Je déboutonnai alors son pantalon avec mes dents et le fis tomber au sol comme le mien … Mais je m’arrêtais là. Je remontai à son cou et l’embrassai avidement alors que je murmurai d’une voix rendue rauque par le désir à son oreille « Crois moi, bientôt tu ne les verras même plus ; et même si ils sont encore là dans tes pensées, ils ne feront que te motiver » .

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Ezeron ∫ enattendantletitrequivagérer
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