EWA ♝ Build God, then we'll talk.

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MessageSujet: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 20:55


Ezekiel Window Applegate. w/ brendon boyd urie.
the characterthe person
→ habite à oxford.
→ âgé(e) de 25 ans.
→ né(e) le 4 décembre 1986 à Manchester.
→ est Pigiste.
→ un t-shirt likes boys, likes girls ou bicurious ? likes boys.
→ est actuellement célibataire.
→ pseudo : Brookie. / Maële
→ âge : 14 ans. (née le 26.10, on retient s'il vous plait)
→ comment avez-vous connu le forum ? BàO.
→ code : validationné par leah
→ crédits : indiquez ici la source des créations graphiques utilisées dans votre fiche.
→ de quelle couleur sont les petits pois ? blabla.
vert, du moins je crois (c'est la bonne réponse ?)


it's my life, it's now or never
Suite d'anecdotes, extraits de journal intime ou autre, choisissez la manière qui vous convient et vous plaît de nous faire connaître votre personnage. On veut tout savoir! Des moments marquants de sa vie à son caractère, passant par ses goûts ou même manies, tout est bon à être connu. Après tout, ce sont les détails qui font le tout. (Un minimum de 40 lignes complètes est demandé.)
ps: Pensez à vérifier votre texte (ortho, grammaire, fautes d'inattention, cohérence, etc...) avant de déclarer que votre fiche est terminée.

What a wonderful caricature of intimacy.


Introduction.


Ezekiel Window Applegate. Personnellement, je trouve que c’est le plus beau nom du monde. Normal, c’est le mien. Ezekiel vient évidemment du prophète Ezechiel mais mes parents en ont changé l’orthographe, pour faire moins religieux. Window, Window est un prénom qui sonne plutôt féminin je l’avoue. Je ne sais pas exactement pourquoi ma mère a choisi ce second prénom mais il me plait, il change de l’ordinaire. Applegate, c’est mon nom de famille hors du commun. Fascinant n'est-ce pas ? Evidemment, ça m’aura valu bon nombre de petites plaisanteries immatures car quand on s’appelle «Window» et «Apple» les «Alors, Mac ou PC?» ou autres vannes débiles dans ce genre sont quotidiennes. Pourtant, Applegate est un beau nom, qui sonne frais et printanier, un peu comme moi. Sauf en fin de soirée. Ezekiel Window Applegate, un nom bien étrange, un nom qui bien en accord avec ma personnalité. Mais appelez-moi Ez. De toute façon, la vie n’est rien d’autre qu’une merveilleuse caricature de l’intimité.


I.

Naissance. Le début de la fin. Je serais bien resté dans ma petite bulle mais il a bien fallu que j’en sorte un jour. Ce jour c’était en 1986, le 4 décembre pour être précis. Un jour pas très important hormis le fait que je suis né. Ceci dit, je ne vois pas qui ça intéresse. A part peu être mes parents, mes grands-parents et deux trois vieilles tantes. Ouais, personne en gros. J’épargnerais les détails sanglants de l’accouchement qui a failli couter la vie à ma mère, c’est pas vraiment mon sujet de conversation préféré. Où suis-je né, bonne question…Du côté de Manchester si ma carte d’identité di vrai. Enfance heureuse, du moins je crois, notes excellentes, parents aimants. Je ne sais pas exactement ce qui c’est passé mais il y a eu comme un moment où j’ai basculé du côté obscur. Juste avant l’adolescence, quand les premières questions se posent, quand on commence le long chemin qui nous fera devenir un homme. Il y avait eu un traumatisme, un traumatisme qui n’était pourtant pas si grave que ça mais qui a marqué mes pensées à jamais. Un traumatisme psychologique, quand on se rend compte que tout n’est pas tout beau tout rose. Ce traumatisme que chacun connait mais que personne n’interprète de la même façon. La manière dont je l’ai interprété à été violente et m’a changé pour toujours. Je ne serais plus ce petit garçon joyeux, doux, gentil, attentionné. Je ne l’avais jamais été. Merveilleuse caricature de l’intimité, juste une merveilleuse caricature de l’intimité.


II.

L’hypocrisie. Voilà ce que j’avais découvert. L’hypocrisie du monde. Tout était mensonges. Quelle merveilleuse caricature de l’intimité ! Tout ces gens respectables qui ne l’étaient pas. La petite femme au foyer discrète qui s’envoyait en l’air avec des inconnus dès que son mari avait le dos tourné, l’avocat honnête qui magouillaient avec le juge pour obtenir un acquittement. Tout ces gens que l’on croyait sans histoire. Traumatisé d’apprendre la vérité sur le monde. J’ai accepté difficilement de voir que la planète était remplie de menteurs, menteurs dont je faisais parti. Cette situation ne m’a jamais plu. J’ai pris la décision d’arrêter la mascarade à l’âge de quinze ans. Deux années déjà que je cachais cette petite chose à tout le monde. Deux années que je me murais à mentir, mais quelle magnifique caricature de l’intimité ! Quinze ans, seulement quinze ans. Je m’en souviendrais toujours, c’était une belle manière de l’avouer, une manière qui fait mal, celle qui met tout le monde mal à l'aise. Repas de Noël. Toute la petite famille avait pris place dans notre grande salle à manger et nous dégustions joyeusement les mets que ma mère et ma tante avait passé la journée à préparer. Au fond de moi, j'étais en train de craquer, je comptais dans ma tête. Combien de temps allais-je encore tenir ? Quand tout à coup, tout est devenu clair. Sans attendre, je me suis levé de ma chaise, comme si j'avais une annonce à faire. Je l'ai dit, sans fioritures et je me suis rassis tranquillement pour finir de manger. Je patientais, j'allais gouter au retour de flammes, retour de flammes qui n'a pas tardé d'ailleurs. En un instant, j'étais soulevé de ma chaise et tiré par le col. Mon père n'était pas content, pas du tout. Je me souviens vaguement de ce qu'il s'est passé ensuite. Je l'ai regardé me balancer les pires insultes homophobes, j'ai senti ses mains se poser sur mes joues à maintes reprises mais pendant tout ce temps, je gardais mon sourire. Je l'avais dit. Le mensonge ne me souillait plus et c'était tout ce qui importait.


III.

Après avoir fait par à mes parents de cette petite différence, mon adolescence est devenue plus sombre, je m’éclipsais, seul, au fond de l’obscurité. Peu d’amis, voir pas du tout, pas de loisirs, pas de sourire. J’étais le cliché même de l’adolescent énervé contre tout le monde et différent des autres. C’était sans compter mon petit penchant pour l’interdit. Frapper mes camarades de classe était une de mes activités favorites. Même quand ceux-ci n’avait rien fait du tout. Détériorer le lycée était également un de mes passe-temps, spécialement briser des vitres. A l’opposée même du stéréotype, chacun savait pourtant que mon genre n’était ni les blondes, ni les brunes, ni les rousses…ni les filles en général d’ailleurs. Mes petits écarts de comportement m’auront valu beaucoup de problèmes, des retenues et des exclusions. Toutes ces sanctions me donnaient l’envie de recommencer, encore et encore. De plus, malgré les conneries, je conservais un niveau scolaire excellent. Allez savoir. Je me prenais littéralement pour le maître du monde, intelligent, violent, sans limite. Il y’avait néanmoins une question à laquelle je ne savais pas répondre. «Pourquoi faites-vous ça?», je ne le sais toujours pas. Tout ce que je sais, c’est que ce n’était pas de ma faute, j’étais comme possédé. Les gens ne sont pas toujours ce que l’on croit. Merveilleuse caricature de l’intimité, toujours présente en ce bas monde. M’enfermer dans ce monde où je me parais de tout les vices, ne plus rentrer, passer mon temps avec des gens sans grand intêret dont je ne connaissais absolument rien, pas même le nom. C’était un peu avant ma majorité. Avant que je décide d’arrêter, de partir, de prendre l’air.


IV.

Je venais d’avoir dix-huit ans, et je parlais déjà couramment le français après avoir consacré toute ma dernière année de lycée à l’étudier plus sérieusement, j’entends par là que je suis partie en voyage durant neuf mois. Je m’en souviens très bien, je suis parti ce dimanche de juin. Parti pour m’aérer la tête, découvrir ce pays dont on parlait tant. Là-bas, les gens étaient surpris d’entendre mon nom un peu spécial, de voir mon look un peu spécial, ma façon d’être un peu spéciale mais «j’étais anglais» après tout. J’ai étudié la langue pendant les trois premiers mois, transformant mes rudiments en bases solides et je me suis intéressé de près à la littérature. Classique, tout d’abord. Passant d’Hugo à Camus, tout en lisant quelques pièces de Molière ainsi qu’une ou deux thèses de Descartes. Puis, un jour, alors que j’étais dans le métro, j’ai aperçu mon plus beau souvenir de ce voyage, ça je ne le savais pas encore, certes, c’était pour le moment seulement un beau brun qui lisait un livre. Beau brun, qui me tapa instantanément dans l’œil. Les jambes croisées, renfermé sur lui-même, comme s’il voulait que personne ne le remarque. Pourtant moi je l’ai remarqué tout de suite. Son bouquin aussi. Titre intéressant, «l’élégance du hérisson». Je me suis assis en face de lui et commençai à observer le moindre clignement de paupière. Ne pouvant m’empêcher de me mordre les lèvres quand il lécha son doigt pour tourner la page. Le bel inconnu décrochait de temps à autres le regard de son livre pour voir si le maniaque qui le fixait était toujours là. Quatre stations plus tard, je le vis s’apprêter à descendre. Je ne me souvenais même plus où j’allais et ainsi, me leva à mon tour. Je l’ai suivi, jusqu’à la sortie. Quand enfin il s’est retourné, l’air excédé, et m’a détaillé de haut en bas, avec ce regard qui disait «C’est quoi ce mec ?» . Il y avait de quoi, je portais un slim rouge, une chemise à carreau, des bretelles et un nœud papillon. Je n’ai pas compris ce qu’il m’a dit, mais ça m’avait l’air plutôt vulgaire, vu le ton qu’il a pris. Lui qui paraissait si doux, les gens ne sont pas toujours ce que l’on croit. Merveilleuse caricature de l’intimité encore et encore à me suivre à la trace.


V.

Je ne parle pas encore très bien le français. Voilà ce que j’ai répondu. Ou plus exactement «Je parle mauvais français». Dans ma tête je me disais «merveilleuse caricature de l’intimité, merveilleuse caricature de l’intimité, merveilleuse caricature de l’intimité» jusqu’à chuchoter, puis au final, c’est devenu clairement audible. Aujourd’hui je me dis, que mon inconnu du métro parlait surement bien l’anglais. Pourquoi ? Parce qu’après m’avoir entendu répéter ça des dizaines de fois, il m’a tendu son livre, avant de dire que j’avais parfaitement raison et qu’il s’appelait Léo. J’ai à peine eu le temps de dire mon prénom que Léo s’éloignait en riant. Je suis resté là, comme un con. Qu’est-ce qu’il venait de se passer ? J’avais rencontré mon âme sœur ? Je venais de me payer la plus grosse honte de mon existence ? Regardant le bouquin, j’ai senti la couverture. Elle avait encore l’odeur du parfum de son propriétaire. Fahrenheit, sans aucun doute. Très bon choix, un de mes préférés. Je feuilletais l’ouvrage avant de m’assoir sur le banc le plus proche et de m’y plonger. Je suis rentré dans le petit studio que je louais seulement à la nuit tombée. Quand il faisait trop noir pour lire. J’ai continué, jusqu’à terminer ce chef d’œuvre. Caricature de l’intimité, voilà quelqu’un d’autre qui comprenait ce qu’était cette merveilleuse caricature de l’intimité. Cette personne s’appelait Paloma. C’était l’héroïne du livre. Elle avait trouvé la solution pour ne plus avoir à vivre dans son monde faussé. La vraie question était « être ou ne pas être » j’ai choisi de ne pas être, de ne plus être. Je n’avais qu’une chose à faire. Une seule et je serais libre, pour toujours.


VI.

J’avais déjà vécu dix-huit ans. C’était pas mal. J’avais goûté à toutes les choses interdites qu’on se promet de faire une fois dans sa vie. J’avais connu l’amour, brièvement certes, et pas l’amour partagé mais c’était déjà ça. Je me demandais ce que je foutais encore là à vrai dire. Ouvrant la fenêtre puis m’asseyant sur le rebord, je réfléchissais. Une seconde et tout serait terminé. Trop facile n’est-ce pas ? Je me retournai puis me dirigeai vers le canapé avant de m’y laisser tomber et de regarder le petit sachet que j’avais dans la poche, quelques pilules, de celles pas très légales. J’en mettais trois ou quatre dans ma bouche puis attrapa la bouteille de whisky à mes pieds. Mes cigarettes étaient posées devant moi, comme un appel. Le temps d’en allumer une et de l’appuyer avec force contre mon bras gauche en me retenant de crier. Quelques secondes plus tard et j’étais orné d’une belle brûlure. Un sourire satisfait sur mon visage qui me donna envie d’aller plus loin. Encore une gorgée, puis je suis allé prendre un couteau dans la cuisine. C’était enfin le moment où j’allais enfin me sentir entier. Le bon moment. Les pilules que j’avais avalées plus tôt commençaient à faire effet et je n’y voyais plus bien clair. Pris d’un coup de folie, j’appuyais avec force le couteau contre mon bras de façon à m’entailler les veines assez profondément pour perdre le sang nécessaire à m’envoyer à l’hosto, au moins. Personne ne viendrait me voir maintenant. Je serais seul. Ma renaissance m’attendait. Une entaille, deux entailles, trois entailles. Encore du whisky, encore une pilule et encore du whisky. Une douleur effroyable, je ne put me retenir de crier. Puis tout est devenu noir. C’est peut être cliché, mais c’est vrai. Le sommeil éternel, le repos éternel, je soufflais enfin et pour souffler, il avait fallut que j’arrête de respirer.


VII.

Lumière. Paradis ? Je n’arrivais cependant ni à voir clairement, ni à bouger et j’avais mal partout. J’étais allongé, ça c’était sur. Pour le reste, je me demandais si c’était à ça que ressemblais la mort. Avant de comprendre qu’à mon plus grand damne, mon cœur battait encore. Tout est soudain devenu plus net et je me suis assis rapidement. J’étais dans un hôpital, dans un putain d’hôpital. Au fond, il y avait un type assis sur une chaise, il dormait. Je n’arrivais pas à mettre un nom sur son visage mais je le connaissais. C’était sur. Une infirmière entra dans la chambre en trombe, en criant des trucs incompréhensibles. J’ai vaguement entendu « couche-toi », « c’est pas possible » et « les jeunes ». Le temps que je comprenne que j’avais échoué et je me suis mis à hurler. Je ne pouvais pas être encore là. Moi qui réussissais tout ce que j’entreprenais, voilà que je connaissais l’échec, c’était douloureux, très douloureux. Pourquoi étais-je encore là ? Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça ? Arrachant la perfusion attachée à mon bras, je me levais…trop vite. Mon corps fragile, passé à deux doigts du voyage sans retour ne supporta pas tant de mouvements d’un coup et je m’écrasais sur le carrelage. Encore du noir, puis les cris lointains de la même infirmière, toujours aussi énervée. Je suppose que tout ce raffut avait réveillé l’inconnu assis plus loin car il releva la tête. C’est là que je l’ai reconnu et que mon cœur s’est mit à battre méchamment. J’suis sur que ce n’est pas dur à deviner…c’était l’inconnu du métro, celui que j’avais maté, suivi, effrayé et finalement amusé. Léo. J’ai cru à un rêve, c’était trop beau. Et puis d’abord, qu’est-ce qu’il était venu foutre chez moi ? Un rêve, surement un rêve et comme dans un rêve on peut faire tout ce qu’on veut…Je me suis aidé du lit pour me relever, j’avançais difficilement avant de tomber pratiquement allongé sur lui et de l’embrasser, comme je n’avais jamais embrassé personne. Le genre de baiser qu’on oubli jamais, celui qu’on offre seulement à une personne spéciale.


VIII.

Je me délectais de la bouche de mon sauveur, mordant ses lèvres, m’amusant avec sa langue. Je ne sais pas s’il m’a rendu mon baiser, je crois que je ne le saurais jamais d’ailleurs. De plus il y avait trente pourcent de chances pour qu’il ne soit pas intéressé par les mecs mais…. Je ne me suis pas pris de vent. Il m’a enlacé, je ne sais pas si c’était pour m’empêcher de tomber ou par simple envie, ça non plus je ne le saurais jamais. Pourquoi ? Parce que à peine ai-je mis fin au baiser que Léo s’est sauvé. Je ne l’ai jamais revu depuis. Plus tard, j’ai appris qu’il habitait l’appartement à côté du mien ,qu’il m’avait entendu hurler et avait accouru. Après ce ratage total, je n’ai jamais réessayé de mettre fin à mes jours, me contentant de m’amuser avec des lames en tout genre en décorant mes poignets. J’aurais dû rentrer à Cambridge, chez mes parents après cet incident mais j’étais majeur, la décision m’appartenait. Je suis resté à Paris. J’ai cherché Léo, encore et encore mais il n’était jamais à son appartement, n’a jamais repris le métro où nous nous étions rencontrés –du moins je ne l’y ai plus recroisé- et tout ce qui me reste de lui, encore aujourd’hui, c’est ce bouquin que j’ai lu tant de fois, ce bouquin qui après sept ans, sent toujours à plein nez les effluves de mon parfum favori. Surement parce que je porte désormais ce parfum, mais j’aime à penser qu’il s’agit encore de l’odeur de mon inconnu du métro. Cet amour qui a heurté mon cœur au premier regard brûle encore au plus profond de moi.


IX.

Je suis rentré quelques mois après ma tentative raté. Mes parents n’en on jamais rien su. Ils étaient tellement fiers de voir que je parlais désormais couramment la langue de Molière que je n’ai pas voulu leur gâcher le plaisir. Une fois de retour, je n’ai plus jamais vu le monde de la même manière. Cette merveilleuse caricature de l’intimité qui m’avait toujours suivie partout où j’allais avait arrêté de guider ma vie. J’ai décidé de faire ce qui me plaisait, peu importe le mensonge qu’étais la vie. L’avantage quand on habite à Cambridge, c’est bien évidemment d’être au cœur même d’une des universités les plus prestigieuses au monde. Je n’ai pas eu grand mal à y entrer. Là-bas, j’ai approfondi mon étude du français ainsi que de la littérature. Evidemment, j’ai fais des rencontres, j’ai eu plusieurs histoires d’amour mais avec toujours ce pincement au cœur qui m’empêchait de m’investir totalement dans une relation. Ce pincement au cœur qui commençait sérieusement à me pourrir l’existence. Pourquoi n’avais-je pas le droit à l’amour moi aussi ? Pourquoi la flamme d’une passion brève continuait toujours d’illuminer mon intérieur ? M’abandonnant aux études, m’étouffant dans le quotidien. Sans vouloir me l’avouer, je sombrais dans cette caricature de l’intimité. J’ai eu un diplôme en lettres classiques, je n’en avais absolument rien à foutre. J’avais vingt-quatre ans, des capacités intellectuelles hors du commun, une confiance totale en moi-même mais que sont toutes ces choses si la joie de vivre n’y est pas ? C’est pour ça que j’ai décidé de partir. Quitter cette ville où j’avais passé toute ma vie. Quitter cet univers qui commençait à m’étouffer. Partir.


X.

Non, je n’ai pas fait une deuxième tentative de suicide. Je suis simplement parti dans la ville qui abrite une des deux universités les plus cotées d'Angleterre, j'habitais à Cambridge, j'ai déménagé à Oxford. Là bas, je me suis enfermé dans mon quotidien, écrivant des articles que j'envoie à différent quotidien, à qui l'aura le premier. On appelle ça un pigiste. Je ne me suis pas vendu à une entreprise, je travaille quand je veux et pour moi même. Malgré les années, mon amour parisien me hante encore et je crois qu'il me hantera pour le restant de mes jours même si jour après jours, ma mémoire et mon cœur se lasse et les souvenirs s'effacent.

truth or (almost) dare
Parce que c'est fun, que ça vous donne un aperçu du genre de situations dans lesquelles votre personnage pourrait se retrouver un de ces jours sur TTR et que ça nous donne, nous lecteurs, un aperçu des quelques réactions que votre perso' pourrait avoir, voici un mini Truth or (almost) Dare. Enjoy !

→ Ton heure de gloire est enfin arrivée, un producteur de cinéma vient de te remarquer dans la rue et te propose de devenir la star de son nouveau film. Que lui dis-tu ? Je passe ma route sans même lui répondre. Ce genre de choses ne m'interesse pas, mais alors pas du tout.

→ Une pauvre fille en pleurs chante All by myself avec son cornet de glace à la vanille en plein de milieu de la rue retournant tous les regards sur son passage, y compris le tien. Ta réaction ? Je la regarde fixement en me demandant pourquoi certaines personnes s'obstinent à attirer l'attention même quand ils sont en souffrance.

→ Ton(ta) cousin(e) t'avoue sous l'emprise de l'alcool son attirance pour toi, et tente de t'embrasser. Premières impressions à chaud ? Réactions à froid ? En cruel manque d'affection, je ne le repousserais pas. Après coup, je réaliserais que mon unique cousin est gay et couperait tout contact avec lui pour éviter toute ambiguité.

→ Ton idée du parfait samedi soir : une soirée arrosée au Carling à Oxford, une nuit de folie au Fez Club de Cambridge, une sortie au théâtre de Londres ou une soirée geek avec plat commandé et partie de jeux vidéos avec tes meilleurs potes ? Une sortie au théâtre de Londres.

→ T'es au confessionnal, tu peux avouer ta pire faute, ou encore un secret particulièrement pesant que tu n'aimerais pas voir révélé. Que dis-tu au père Patrick pour te soulager la conscience ? Avoir fait une tentative de suicide, vivre dans l'espoir de revoir un jour un vieil amour déchu. Je n'en sais trop rien.

→ Le père Patrick était en fait un vrai sociopathe fan de Pretty Little Liars, et t'envoie un sms anonyme où il vous demande de choisir entre un secret révélé qui pourrait anéantir ta réputation ou briser ta famille, et de voler la bague de fiançailles Cartier d'un de vos amis. Après mûre réflexion, qu'est-ce que tu choisis ? Le secret révélé, ma famille ne relevera même pas et qui en a quelque chose à faire de ma réputation ?

→ C'est le mec (la fille) de tes rêves, tu en es persuadé(e) et pourtant, celui(celle)-ci est en couple avec quelqu'un d'autre. Tu te la joues résigné(e), stratégique, ou éploré(e) ? On veut les détails ! Stratégique, si je veux me faire quelqu'un je peux y arriver très facilement. Je pense que je la jouerais vraiment violent dans le genre le faire boire et me l'envoyer dans un coin. En général ça marche très bien, et il suffit de disparaitre quelques heures après.

→ Dans dix ans, je me vois bien ouvrir un resto spécialité moules frites avec Camille Jules Martin, marié, six gosses et à l'origine d'une toute nouvelle sauce roquefort-épinards et toi, des projets pour l'avenir ? Mourir avant 40 ans me semble être une bonne idée.

→ Et enfin, honnêtement, entre truth ou dare, qu'est-ce que tu préfères ? (oui ça rime !) dare, toujours dare.

they don't really care about us
De vous à nous, dîtes-nous. Votre personnage a-t-il déjà entendu parler des Trouble Makers ? Si oui, qu'en pense-t-il ? Désapprouve-t-il de leurs actions ou bien serait-il prêt à tout faire pour qu'ils le remarquent ? Rêverait-il même d'en faire partie? Ou serait-il prêt à rejoindre le premier anti-fanclub de ces chers TM?
Et le Judging Cambridge Club alors, le connaît-il? Si oui, l'audace dont fait preuve ce groupe l'impressionne-t-il ou le révulse-t-il ? Et leurs critiques alors, les prend-t-il en compte ou pense-t-il plutôt qu'elles ne vous servent à rien ? Votre personnage serait-il du genre à vouloir impressionner cette élite et voire même la rejoindre ou aimerez-t-il au contraire la voir disparaître ?

Ayant fait ses études à Cambridge, le JCC il connait et n'a jamais franchement prêté attention à eux, ce n'était qu'une bande de bouffons futiles pour lui et de toute façon, la vie universitaire ne l'interessait absolument pas. Quant aux TM, Ez les trouvent plutôt marrants mais passe le plus clair de son temps à se foutre de leur gueules plus qu'à les admirer. Honnêtement, il se croit bien meilleur qu'eux.
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 20:59

ça c'est du rapide tongue
bienvenue sur ttr
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 21:04

Eh bien merci beaucoup mais je triche, ce perso est sff (sans forum fixe) depuis presque un an haha
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 21:39

ouuuuhsme, tu triches maiiiiiis il est superbe ce personnage bienvenuuuuue parmi nous (a)
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 21:44

Je te valide c'est parfait
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    Dim 22 Avr - 21:48

Welcooooooooooome
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MessageSujet: Re: EWA ♝ Build God, then we'll talk.    

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EWA ♝ Build God, then we'll talk.
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