devil in disguise ♦ SOPHIE

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MessageSujet: devil in disguise ♦ SOPHIE   Mar 17 Avr - 15:44

J’ai laissé passer une nuit entre nous, après ma conversation avec Caro. J’espère sincèrement trouver Tristan dans son bureau mais en doute, il est travailleur tardif et il est encore trop tôt. J’ai laissé Grace à l’école et une fois de plus, ma mère se chargera de faire le lien. Je suis ici sous un faux prétexte ; rapporter un dossier qu’il a laissé. Je sais pertinemment qu’il n’en a pas besoin, mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression d’avoir fait une connerie assez énorme pour ne pas être pardonné. J’entre dans les bureaux et inspire, regardant ma montre avec inquiétude. J’ai un examen dans deux heures à Oxford que je ne peux pas rater, ce qui signifie que j’ai une demi-heure devant moi pour l’attendre dans l’espoir qu’il rentre. Sans quoi il faudra que je retourne de là où je viens et que je reporte notre entrevue d’autant qu’imposé. Je soupire, parcours les couloirs et salue les quelques personnes présentes qui me connaissent déjà. Evidemment, je retrouve ma bonne vieille amie Sophie, fidèle au poste, à l’entrée de son bureau. Je ne suis absolument pas d’humeur à recevoir ses provocations. « Sophie ». J’hoche la tête comme unique forme de salue et claque le dossier sur son bureau pour lui montrer la raison de ma venue. « Tristan est là ? Il a oublié ça. » J’inspire, croise les bras et lutte pour conserver mon calme. « Non, je n’l’ai pas vu. Ca n’a pas l’air d’aller dis-moi, que se passe-t-il ? Des tensions entre les deux tourtereaux ? » Je soupire, secoue vivement la tête et que s’ouvrent les hostilités. « Je ne pense pas que cela te regarde de quelque manière que ce soit ». Je lui offre un sourire satisfait. « Même si je ne doute pas une seule seconde que tu sauras trouver toi-même les réponses à tes questions et que tu seras par la suite parfaitement apte à t’en réjouir comme il faut ». J’hausse une épaule. « Certains sont doués pour se réjouir au mauvais moment ». Je siffle, fortement agacé. « D’ailleurs, certains ont tout simplement un mauvais timing perpétuel ». Elle fait la moue, comme attristée. « Tu as une bien piètre opinion de moi Andrea, je suis terriblement blessée. ». On se demande vraiment pourquoi. « Alors raconte, que lui as-tu fait de si terrible ? Adultère ? Mensonges ? Adultère ? ». Je ricane un peu et agite le dossier sous son nez. « Je l’ai trompé avec ma secrétaire, tu aurais sans doute préféré que ce soit lui non ? » Je lui adresse un clin d’œil compatissant. « Ce sont les papiers du divorce ». « Ta secrétaire ? Franchement ? Quel cliché. ». Elle attrape une cigarette qu’elle glisse entre ses lèvres. Je secoue la tête de désapprobation. « J'suis pas sa secrétaire, mais c'est vrai que je n'aurai pas dit non. Enfin, ça ne saurait tarder si la séparation est proche. » Je ricane, bien entendu ma chérie, compte donc là-dessus. « Le divorce, carrément.. Finalement, c'est bien la preuve que Tristan peut prendre de bonnes décisions ! » De nouveau, je laisse m’échapper un rire conquis. « C’était de l’ironie, ça n’est pas donné à tout le monde de maitriser la chose » J’hausse une épaule, l’air vraiment désolé. « Par contre en ce qui concerne une éventuelle possibilité entre toi et Tristan, sache que même dans l’hypothèse hautement invraisemblable où nous divorcerions, il te manque certains attributs évidents pour le satisfaire pleinement ». Je lui souris, insolent. « Sans rancune ». Elle ne semble pas vouloir en rester là cependant. Quelle incroyable insolence. « Ne me sous-estime pas, tu serais surpris. Quand je veux quelque chose, je l’obtiens. ». Je ricane, sceptique. Elle ne sait pas à quoi elle s’attaque. Si, en admettant que Tristan et moi en venions à nous séparer de manière sérieuse, il en venait à se tourner vers quelqu’un d’autre, je m’arrangerai personnellement pour qu’elle ne goûte jamais sa peau. Jamais. « Enfin. Je respecte les caprices de Tristan, si ça lui fait plaisir. Mais ça me désole de savoir que tu traîneras dans nos pattes encore un moment. ». Je lui adresse un clin d’œil amusé. « Je ne vous traine pas dans les pattes, Sophie. Je m’envoie en l’air avec mon mari en lui donnant des conseils avisés sur l’avenir de sa série. Je ne suis pas là pour un moment, ça n’est pas un caprice. Je lui ai juré de l’aimer jusqu’à la fin de mes jours, ce que je vais m’attacher à faire. » Je rigole doucement, plus triste qu’autre chose en réalité. « Dans ce cas, j'ose espérer que la fin de tes jours arrivera relativement rapidement. Que dirais-tu d'un verre ? Arsenic ? Mort-au-rat ? » J’écarquille un peu les yeux, cette fille n’a donc aucune limite morale ? Je tremble légèrement et inspire. « Tu crois qu’il cessera de m’aimer le jour ou tu m’auras tué ? Le seul moyen pour que l’amour entre Tristan et moi s’éteigne de manière définitive et réciproque, c’est que l’on soit tous les deux morts ». « Comme quoi, le romantisme n'est pas totalement mort. Mais je crois que j'me demanderai toujours ce qu'il peut bien te trouver. » Je lui adresse un sourire las et inspire. « Plutôt que de dire des conneries, dis-moi plutôt quand il sera là ». Mais évidemment, même une information aussi mineure ne me sera pas lâchée. « Quoi, t'es sérieux ? Tu n'veux pas l'attendre ici avec moi ? Tu m'rends malheureuse là. » Je ricane de nouveau et baisse les yeux, inspirant légèrement, las. « Tant pis, je l’attendrais ailleurs. Lui et moi on vit ensemble après tout ». Je n’y crois que moyennement en réalité, étant donné qu’il ne rentre plus et que j’habite plus seul qu’autre chose pour le moment. « A en juger par ton apparente mauvaise humeur qui je pense n'est pas due à ma seule présence, ça ne devrait pas durer très longtemps. ». Je laisse m’échapper un gloussement sceptique, elle l’espère sans doute. Par je ne sais quel calculateur mouvement, elle s’approche de moi pour jouer dans une autre cour. « Ah, Andrea, mon cher Andrea. Je ne comprends pas. Comment peux-tu me détester autant alors qu'il y a quelques années tu me faisais l'amour dans une belle chambre d'hôtel parisienne ? ». J’éclate littéralement de rire cette fois, hautement amusé par la situation. « Sophie… » Comment le prendre autrement qu’en riant, sincèrement ? Je m’approche à mon tour et baisse d’un ton. « Je ne t’ai jamais fait l’amour, à toi ». Je ricane et plante mon regard dans le sien, amer. « Je t’ai baisée dans une chambre d’hôtel avec un coup dans le nez ». Je m’écarte et croise les bras. « Tu me dis quand il arrive maintenant ? » Elle se tourne vers son bureau, visiblement, j’ai heurté une corde sensible. Elle semble avoir besoin de quelques secondes pour s’en remettre, et je secoue la tête avec un amusement certain. Quand elle se retourne, c’est pour me foutre une gifle qui me fait tourner la tête. Je plisse le front et l’avise avec une froideur que je ne maitrise pas. Sérieusement ? Une gifle ? Je laisse un sourire apparaître sur mes lèvres. « Casse-toi. Dégage d'ici. Vraiment. Tire-toi. » Bien entendu. « Sophie quand on essaye de jouer dans la cour des grands, on récolte ce que l’on sème ». Je lui adresse un clin d’œil et recule de quelques pas. « Je m’en vais, de toute façon, je suis attendu. Mais tu sais à quoi t’en tenir à partir de maintenant. Si tu joues, tu tombes, alors fous moi la paix à l’avenir ». Je me retourne pour me diriger vers la porte, et lance, avant de sortir. « Offre ce moment de répit à ton égo et à ton job ». Je claque la porte derrière moi et cours retrouver ma voiture.


Dernière édition par Andrea S. Leroy-Duchesne le Mer 18 Avr - 0:20, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: devil in disguise ♦ SOPHIE   Mar 17 Avr - 17:55

J’ai reçu un coup de téléphone d’Alex aujourd’hui. Sa mère veut que je les accompagne au cimetière, parce que ça fait six ans maintenant. Encore une fois, je n’ai pas répondu. Encore une fois, je ne les accompagnerai pas, trop occupée par toute cette paperasse qui m’ensevelit chaque jour depuis le début de mon contrat. Je ne m’en plains pas, j’aime ce job et tout ce qui va avec mais les responsabilités qui m’incombent sont aussi des contraintes qui me prennent un peu trop de temps. Tristan est absent, il faut donc en plus que je m’occupe de son bureau. Je ne sais pas ce qu’il a en ce moment mais il semble tendu en permanence, j’imagine qu’il y a de l’eau dans le gaz avec Andrea. Même si leur vie privée ne me concerne en rien, je ne peux m’empêcher d’être ravie par une telle supposition. Il serait grand temps qu’il dégage celui-là et qu’il laisse travailler les professionnels. Bon, il me reste encore des photocopies à faire. Et tout un tas de papiers à signer. Mais naturellement, je suis interrompue par mon cher ami de toujours. « Sophie ». « Andrea ! ». Son ton ferme et sec me laisse à penser que je ne m’étais pas trompée. « Tristan est là ? Il a oublié ça. » me dit-il en déposant un dossier sur le bureau. Je souris malgré moi, un sourire carnassier. « Non, je n’l’ai pas vu. Ca n’a pas l’air d’aller dis-moi, que se passe-t-il ? Des tensions entre les deux tourtereaux ? ». J’ai touché la corde sensible et je suis terriblement fière de moi. Je sais qu’on ne frappe pas un homme à terre, mais je suis du genre trop rancunière. « Je ne pense pas que cela te regarde de quelque manière que ce soit ». Je ne me démonte pas et conserve mon sourire qui je sais l'agace au plus haut point. « Même si je ne doute pas une seule seconde que tu sauras trouver toi-même les réponses à tes questions et que tu seras par la suite parfaitement apte à t’en réjouir comme il faut ». C'est qu'il va me vexer ! « Certains sont doués pour se réjouir au mauvais moment ». Je m'appuie contre le bureau, un air satisfait affiché sur le visage. « D’ailleurs, certains ont tout simplement un mauvais timing perpétuel ». « Tu as une bien piètre opinion de moi Andrea, je suis terriblement blessée. ». Je hausse les épaules et feins une mine triste, déçue. « Alors raconte, que lui as-tu fait de si terrible ? Adultère ? Mensonges ? Adultère ? ». Il me montre le dossier et j'hausse un sourcil interrogateur. « Je l’ai trompé avec ma secrétaire, tu aurais sans doute préféré que ce soit lui non ? » Même si j'essaie de ne rien en montrer, je ne m'attendais pas à une telle révélation.. J'étais trop près de la vérité finalement et j'en soupire de gêne. « Ce sont les papiers du divorce ». Nouveau coup. Divorce, sérieusement ? Finalement Tristan a peut-être enfin compris qu'il n'a rien à faire avec un mec pareil. « Ta secrétaire ? Franchement ? Quel cliché. ». Je fais le tour du bureau pour attraper mon paquet de cigarette, et je glisse cette délicieuse drogue entre mes lèvres. « J'suis pas sa secrétaire, mais c'est vrai que je n'aurai pas dit non. Enfin, ça ne saurait tarder si la séparation est proche. » lui dis-je en lui adressant un clin d'oeil. J'allume ma cigarette et en tire une latte, que j'expire dans un souffle de satisfaction. « Le divorce, carrément.. Finalement, c'est bien la preuve que Tristan peut prendre de bonnes décisions ! ». « C’était de l’ironie, ça n’est pas donné à tout le monde de maitriser la chose » J’aurai essayé, mais je n’ai pas réussi à cacher ma déception. Ainsi, ils ne divorceront pas. Quel dommage. « Par contre en ce qui concerne une éventuelle possibilité entre toi et Tristan, sache que même dans l’hypothèse hautement invraisemblable où nous divorcerions, il te manque certains attributs évidents pour le satisfaire pleinement ». Je laisse m’échapper un rire, le petit ne me connaît pas assez. « Sans rancune ». J’allume ma cigarette en levant les yeux au ciel. « Ne me sous-estime pas, tu serais surpris. Quand je veux quelque chose, je l’obtiens. ». Andrea a juste été l’exception à la règle et c’est bien pour ça qu’il m’insupporte tant. « Enfin.. Je respecte les caprices de Tristan, si ça lui fait plaisir. Mais ça me désole de savoir que tu traîneras dans nos pattes encore un moment. ». « Je ne vous traine pas dans les pattes, Sophie. Je m’envoie en l’air avec mon mari en lui donnant des conseils avisés sur l’avenir de sa série. Je ne suis pas là pour un moment, ça n’est pas un caprice. Je lui ai juré de l’aimer jusqu’à la fin de mes jours, ce que je vais m’attacher à faire. ». Je crois que je n'avais jamais vu Andrea aussi sérieux qu'à l'instant même. Au fond, je suis plutôt désolée d'apprendre que ces deux-là ont des problèmes de couple suffisamment graves pour l'empêcher de m'envoyer balader, mais mon sourire narquois ne quitte pas mon visage. Ce mec est salaud, il n'a que ce qu'il mérite. « Dans ce cas, j'ose espérer que la fin de tes jours arrivera relativement rapidement. Que dirais-tu d'un verre ? Arsenic ? Mort-au-rat ? » Bien sûr, je plaisante, même si l'envie de mettre fin à ce petit sourire agaçant est bien présente. Je m'efforcerai de ne commettre aucun meurtre pour le moment. « Tu crois qu’il cessera de m’aimer le jour ou tu m’auras tué ? Le seul moyen pour que l’amour entre Tristan et moi s’éteigne de manière définitive et réciproque, c’est que l’on soit tous les deux morts ». Ah, comme c'est beau. Ca me donnerait presque envie de pleurer. Presque. « Comme quoi, le romantisme n'est pas totalement mort. Mais je crois que j'me demanderai toujours ce qu'il peut bien te trouver. » dis-je en le toisant des pieds à la tête. « Plutôt que de dire des conneries, dis moi plutôt quand il sera là ».« Quoi, t'es sérieux ? Tu n'veux pas l'attendre ici avec moi ? Tu m'rends malheureuse là. ». Je suis fatiguée et las de ce combat perpétuel, peut-être n'est-ce qu'une passade mais ce soir, je ne suis pas franchement au meilleur de ma forme. Malgré tout, je continue à le chercher, bien consciente qu'il ne me laisserait gagner d'aucune façon. « Tant pis, je l’attendrais ailleurs. Lui et moi on vit ensemble après tout ». J'inspire une grande bouffée de ma cigarette et tapote doucement le bout de celle-ci pour que les cendres aillent s'écraser dans le cendrier. « A en juger par ton apparente mauvaise humeur qui je pense n'est pas due à ma seule présence, ça ne devrait pas durer très longtemps. ». Tout du moins je l'espère de tout mon coeur. Je m'avance vers lui, l'allure provocante. « Ah, Andrea, mon cher Andrea. Je ne comprends pas. Comment peux-tu me détester autant alors qu'il y a quelques années tu me faisais l'amour dans une belle chambre d'hôtel parisienne ? ». Il se met à rire, et j'aurais bien dû me douter que l'entraîner sur ce sujet me causerait plus de peine qu'autre chose. « Sophie… » Il s'approche, et je ne peux m'empêcher de me remémorer cette nuit. Nuit que j'ai eu tant de mal à oublier par la suite.. « Je ne t’ai jamais fait l’amour, à toi ». Je sens arriver le coup bas, je me prépare à l'encaisser. « Je t’ai baisée dans une chambre d’hôtel avec un coup dans le nez ». La guillotine est tombée, et je tente de ne rien laisser paraître de la brèche qu'il vient d'entrouvrir. Une blessure encore fraîche, et comme une envie de lui balancer son dossier en travers de la tronche. Je reste silencieuse, me tourne vers le bureau et prend appui dessus. « Tu me dis quand il arrive maintenant ? ». Espèce de connard. Tu n'aurais jamais dû. Je souffle, repose ma cigarette dans le cendrier. Je souffle encore. Et quand je me retourne, c'est pour lui coller une gifle bien sentie, une claque qui retentit comme une déclaration de guerre. « Casse-toi. Dégage d'ici. Vraiment. Tire-toi. »


uc.
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