don't go breaking my heart ♦ ANDRESTAN

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MessageSujet: don't go breaking my heart ♦ ANDRESTAN   Mar 17 Avr - 0:29

Il n’est pas rentré. Aucun signe de vie, aucun appel manqué, pas un seul sms. Rien. Le néant, voilà où nous en sommes arrivés. De l’amour fou au néant qui fait mal, tellement tellement mal. Je suis autant en colère que désespéré, je me noie dans une foule de sentiments qui m’entraine dans des vapeurs bizarres. Je suis dans les vaps, complètement. Mon cerveau tourne à mille à l’heure, tandis que je dépose Grace à l’école en me forçant à lui faire la conversation. J’embrasse ses cheveux et la regarde s’éloigner vers les grilles de la cour, puis remonte dans ma voiture et m’empare de mon téléphone. « Maman ? C’est moi ». Ma voix tremble mais il faut que je me maitrise. « J’ai besoin que tu me rendes un service ». Elle tousse un peu, visiblement, mon ton n’est pas assez discret. « Il y a un problème ? » Je secoue la tête en jetant un œil à mon reflet dans le rétro. « Non, aucun. Mais est-ce que tu peux récupérer Grace à la sortie de l’école ce soir, s’il te plait ? » Mon ton est pressant, presque suppliant. « Oui, bien sûr, mais… » « Merci. Emmène Papa avec toi, ça serait bien qu’elle le rencontre. J'aimerai qu'elle ait une vraie famille. ». Je raccroche avant qu’elle ne pose d’avantage de question, et compose le secrétariat de Tris. « Bureau de M. Faure ? » Je souffle, heureusement, Sophie n’a pas répondu. « Est-ce que M. Faure est arrivé ? » « Non, pas encore, je lui laisse un message ? » Je secoue la tête, raccroche de nouveau, mal élevé, mais incapable de patienter. Je prends la direction du Claridge’s immédiatement, roulant vite, sans faire attention. La détresse, l’agacement, l’anxiété, tout se mêle et je ne sais pas où ça va m’emmener.

Je suis devant sa porte, incapable de savoir ce que je dois dire ou non. La conversation me semble inévitable, mais l’issue est terrorisante. J’insère la clé dans la porte, effrayé par ce que je vais trouver. « Tristan, t’es là ? » Je claque la porte derrière moi et me fige, dans l’expectative. Il est en train de ranger son ordinateur quand je pénètre le bureau. Il se retourne vivement. « Tu ne devrais pas être à l’école pour chercher ta fille ? » L’agression, évidemment. J’aurais du m’en douter, me préparer, la somme de nos détresses face à une situation qui nous dépasse donnera toujours un mélange explosif. Si seulement il me parlait, si seulement… « Je viens de la déposer ». Je croise les bras, secoue la tête. « Tu aurais du me prévenir que tu ne rentrerais pas ». Mon cœur bat la chamade et mes yeux me piquent, il ne faut pas, pourtant. « J’avais du travail, de toute façon tu sais ou je suis, ce n’est pas comme si je faisais preuve d’une grande originalité dans le choix de mes soirées depuis qu’on est ensemble. » Il pousse un soupir qui m’arrache le cœur et regroupe ses affaires. « Je vais être en retard. Toi aussi d’ailleurs, il te reste à peine une heure vingt pour être à l’heure à ton cours de droit pénal si je ne m’abuse. Tu conduis vite mais quand même, je n’aimerai pas qu’il t’arrive quelque chose. » Comme c’est intelligent. Je lui bloque le passage et attrape son bras pour le forcer à me faire face. Il faut qu’il me parle, il faut que je sache. Je refuse de le voir dépérir ainsi par ma faute, la solution se dessine très clairement à l’horizon. « Arrête de jouer au con avec moi ». Je secoue la tête. « Si tu ne me parles pas, comment veux-tu que je devine ce qu’il se passe dans ta tête ? » Je soupire à mon tour et le lâche, fermant les yeux un instant. « Tu me manques, Tristan, le lieu où tu te trouves ne changera jamais ça. Je sais pas ce que je dois faire pour que tu ailles mieux. Aide-moi ». Il ricane, et je retrouve le Tristan arrogant de nos jeunes années, celui qu’il m’était difficile de supporter. Pourquoi, c’est mon mari que j’ai en face de moi, toujours là. « C’est marrant que t’en ai aucune idée, car tu es de loin l’intellectuel de mon entourage, mais la plupart des gens n’ont pas eu besoin de se poser la question, même Evan, c’est pour dire. » Il me pousse et trace sa route pour s’extirper vers le couloir. Mon cœur se brise et je baisse les yeux vers le sol de la chambre de luxe. « Pourquoi est-ce que tu abandonnes Tris ? D’habitude tu te bats plus que ça ». Ma vue se brouille et mes réflexes s’affolent. Je me lance à sa poursuite et l’arrête de nouveau. « Je sais que c’est difficile mais ensemble on peut y arriver. Evan ne t’aidera pas à devenir un père. Moi, je peux le faire. S’il te plait ». Il referme la porte derrière nous et le regard qu’il me lance n’annonce rien de bon. « Je n’ai pas envie d’être un père Andrea, c’est sans doute la raison pour laquelle je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de me battre pour ça. Il est juste tant que je réalise, que tu réalises que c’est trop. T’as peut être envie de jouer aux cartes, aller au parc et promener le chien, te taper les réunions parents prof et les concerts de l’école, mais moi non. Ce dont j’ai envie c’est coucher avec toi, boire avec mes amis et lancer ma carrière, désolé de briser tes rêves mais ca devenait nécessaire. » Je recule de quelques pas, et me fige. J’avais raison. Il m’aime, mais il ne veut pas de la vie que je suis en mesure de lui offrir. Tristan est resté le même qu’il y a six mois, moi j’ai pris dix ans au fil des épreuves. Je suis père parce qu’il le faut mais aussi parce que j’aime Grace, lui ne veut pas renoncer à ce qu’il trouve être bon pour lui sous prétexte qu’il se voit forcé à élever une gamine qui n’est pas et ne sera jamais la sienne. Les pièces s’assemblent et le raisonnement abouti. Je sais tout ça, depuis combien de temps ? Suffisamment longtemps pour avoir peur. Je serre les poings, baisse les yeux. « D’accord ». Oui, d’accord. Je laisse ma main atterrir sur sa joue dans un geste tendre. Mon rythme cardiaque se calme de lui-même alors que la résignation prend le pas sur tout le reste. La seule chose qui m’importe, c’est qu’il soit bien. « Je ne pourrais jamais te rendre heureux, parce que te laisser t’enfermer dans cette vie que tu ne veux pas reviendrait à te prendre ta liberté ». Mes yeux sont humides, il ne faut pas, pas maintenant dans ce couloir de luxe. « Tu as besoin de cette liberté pour vivre, Tris ». Je retire ma main, recule de nouveau pour me détacher de lui. « Alors je te la rends ». Je relève les yeux vers lui. « Je t’ai demandé trop de choses trop vite, mais c’est terminé maintenant. Tu es libre ». Je détourne les yeux pour cacher mes larmes, je l’aime tellement, pourquoi fallait-il que le destin soit aussi cruel ? « Tu m’as promis de rester avec moi pour le meilleur et pour le pire espèce d’immonde connard alors ravale tes larmes et n’essayes pas de me larguer à nouveau. » Il s’agace, ses mots me giflent mais je lui fais face sans brancher. « Tu ne comptes sérieusement pas remettre en cause ton mariage pour cette gosse si ? Andrea je suis pas le seul qui risque de gâcher sa vie crois moi. Si tu envisages sérieusement de me quitter plutôt que de réfléchir à cette adoption, alors je crois que nous avons un sérieux problème. Grace n’est pas ta fille, tu ne la connais que depuis un mois et demi. Que tu l’aimes comme si c’était la tienne est tout à ton honneur ce que j’essaye de t’expliquer ce que moi je n’y arrive pas. C’est trop brusque, la plupart des gens ont au moins neuf mois pour penser à tout ça. » Il secoue la tête, me coupe la parole. Mais le problème va au-delà, il faut qu’il le reconnaisse. « Ce que je te demande c’est de comprendre que j’ai besoin de temps. L’entendre m’appeler Papa, t’appeler Papa me rend dingue. Comment veut tu que je me fasse à ça en une semaine ? Je préférerai qu’elle m’appelle Tristan tant que moi je n’ai rien signé. » C’est à mon tour de lâcher un ricanement, cette fois, désabusé. Sérieusement ? La prendre, la laisser, la reprendre ? « Je t’ai dis que je te soutiendrais Andrea, mais je te demande du temps pour me faire à une idée que j’exècre, ce n’est pas trop demandé je pense. » Je secoue la tête et m’empare de son col pour le plaquer contre le mur, derrière lui. « Quel âge t’as, Tristan ? » Je m’énerve à mon tour. « Je ne remets pas notre mariage en cause, je t’aime et ça n’est pas prêt de changer. Mais la mère de Grace est en train de crever au fond d’un lit d’hôpital dans une misère sans nom. Si je réfléchis comme toi, demain elle sera sans la moindre famille, ou élevée par des grands-parents je m’en foutiste qui la laisseront crever elle aussi dans un coin parce qu’elle est pas assez bien pour eux ». Je le lâche et m’écarte. « Je sais ce que c’est de pas être assez bien pour ses parents. T’as pas le droit de décider quand t’aurais envie ou pas de la sortir de là. » Je secoue la tête, inspire, il faut que je me calme. L’énervement balaye toute la détresse, tout le reste, la rage se déverse aussi violemment qu’elle a été contenue, tous ces jours de fuite. « Tu veux du temps, je t’en donne, mais tu le prendras loin de nous. C’est mieux pour tout le monde et tu le sais très bien ». Je baisse les yeux et lutte contre ma respiration.

« C’est cette gosse et toi « nous » maintenant ? Très bien. » Il me pousse et s’écarte, prêt à quitter les lieux. « Je crois que j’en ai assez entendu pour aujourd’hui. » Je secoue la tête, grimace, tous mes muscles me font mal et l’horreur se fraye un chemin jusqu’à la case réalisation de mon cerveau. Qu’est-ce que… ? « Ne fuis pas… » Je me mords la lèvre, serre les poings, m’appuie contre le mur derrière moi. « J’ai besoin de savoir où on en est ». Est-ce que c’est terminé ? Est-ce qu’il veut rester malgré tout ? Est-ce que j’ai envie de le quitter, est-ce là la vraie solution au problème ? Tout est tellement confus, tellement vague, j’ignore ce que je dois faire ou non, j’ignore quelle est la meilleure solution. Je veux balayer la souffrance dans ses yeux, je veux qu’il aille mieux et qu’il ne regrette jamais plus d’être à mes côtés. Je veux comprendre ce qu’il se passe, je veux savoir. Il ricane, sa froideur achève mon cœur. « Je confirme, tu as besoin de savoir ou tu en es. Tu t’enfermes dans un truc pas sain si tu voulais un bébé Andrea, fallait m’en parler. » Je baisse les yeux, je n’aurais pas de précisions, pas aujourd’hui. Je tourne la tête vers lui et lui lance un regard. Si je voulais un bébé ? Est-ce vraiment le sujet ? De la vouloir ou non ? Le choix me semble globalement réduit. Je me redresse et me décolle du mur pour me diriger vers l’ascenseur avant lui. Je m’arrête à sa hauteur, embrasse ses lèvres furtivement. « Quoi qu’il arrive, je t’aime ». J’inspire et continue ma route dans le couloir pour appuyer avec insistance sur l’interrupteur de l’ascenseur. Il faut que je sorte d’ici.


Dernière édition par Andrea S. Leroy-Duchesne le Mar 17 Avr - 15:10, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: don't go breaking my heart ♦ ANDRESTAN   Mar 17 Avr - 1:27

Je suis resté dormir ici, l’acte est idiot, tellement égoïste et pourtant je sens qu’une force extérieure me pousse à agir ainsi. A la maison rien ne va, et sourire à cet enfant devient de plus en plus pénible, assis devant mon ordinateur, j’envoie un dernier mail avant de sortir. Les journées sont longues et épuisantes et je dois dire que lorsqu’elles ne le sont pas je m’arrange moi même pour les surcharger. Est-ce que je suis prêt à croiser de nouveau le regard de mon mari, non sans doute pas. Ma gorge se serre de temps à autres et me rappelle que je contribue à foutre en l’air mon mariage pourtant si jeune. Je pensais y arriver, sérieusement, même mieux que les autres et pourtant tout part en fumée avec une facilité déconcertante. Alors que je referme mon ordinateur la porte s’ouvre débouchant sur mon mari, seul. « Tristan, t’es là ? » Je me retourne vivement. « Tu ne devrais pas être à l’école pour chercher ta fille ? » Il reste calme, je détourne les yeux. « Je viens de la déposer » Bien, le devoir paternel est réalisé, aucune organisation n’ira nous tomber dessus pour ça. « Tu aurais du me prévenir que tu ne rentrerais pas » Je hausse les épaules retourne à mon rangement pour ne pas avoir à faire face à son regard. « J’avais du travail, de toute façon tu sais ou je suis, ce n’est pas comme si je faisais preuve d’une grande originalité dans le choix de mes soirées depuis qu’on est ensemble. » Je soupire et prends mes affaires. « Je vais être en retard. Toi aussi d’ailleurs, il te reste à peine une heure vingt pour être à l’heure à ton cours de droit pénal si je ne m’abuse. Tu conduis vite mais quand même, je n’aimerai pas qu’il t’arrive quelque chose. » Je fais un pas vers la sortie mais il se met en travers de mon chemin et se saisit de mon bras, tentant de me forcer à le regarder. « Arrête de jouer au con avec moi ». Ma spécialité. « Si tu ne me parles pas, comment veux-tu que je devine ce qu’il se passe dans ta tête ? » Cette fois je laisse échapper un rire méprisant, même Evan sait ce qu’il se passe dans ma tête, ils le savent tout, est ce seulement possible de faire preuve d’autant de déni ? « Tu me manques, Tristan, le lieu où tu te trouves ne changera jamais ça. Je sais pas ce que je dois faire pour que tu ailles mieux. Aide-moi » Je relève les yeux vers lui et les plante dans les siens. « C’est marrant que t’en ai aucune idée, car tu es de loin l’intellectuel de mon entourage, mais la plupart des gens n’ont pas eu besoin de se poser la question, même Evan, c’est pour dire. » Je hausse les épaules et le pousse un peu pour sortir dans le couloir.

Je hausse les épaules et le pousse un peu pour sortir dans le couloir. « Pourquoi est-ce que tu abandonnes Tris ? D’habitude tu te bats plus que ça » Ses propos pourraient être tellement drôles si ils ne prenaient pas place dans un contexte aussi dramatique. Qui aurait envie de se battre pour quelque chose qu’il ne veut pas ? Andrea vit avec des œillères. « Je sais que c’est difficile mais ensemble on peut y arriver. Evan ne t’aidera pas à devenir un père. Moi, je peux le faire. S’il te plait » Sa voix est implorante, me remue le cœur mais il est temps de cesser de lui faire croire que tout va s’arranger que j’ai très envie d’être le père de sa gamine. « Je n’ai pas envie d’être un père Andrea, c’est sans doute la raison pour laquelle je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de me battre pour ça. » Je le laisse me suivre et ferme la porte. « Il est juste tant que je réalise, que tu réalises que c’est trop. T’as peut être envie de jouer aux cartes, aller au parc et promener le chien, te taper les réunions parents prof et les concerts de l’école, mais moi non. Ce dont j’ai envie c’est coucher avec toi, boire avec mes amis et lancer ma carrière, désolé de briser tes rêves mais ca devenait nécéssaire. »

Je respire, dire tout ça me fait me sentir anormalement mieux. Andrea lui impose un silence avant de prendre une inspiration « D’accord » D’accord ? c’est tout ce qu’il trouve à dire ? Même mon psychologue est plus loquace. Sa main se pose sur ma joue tandis qu’il m’offre une drôle d’expression. La situation s’est sans doute envenimée plus qu’on ne pourrait le croire. « Je ne pourrais jamais te rendre heureux, parce que te laisser t’enfermer dans cette vie que tu ne veux pas reviendrait à te prendre ta liberté » Je me fige, de quoi est il seulement en train de parler ? « Tu as besoin de cette liberté pour vivre, Tris ». Ce n’est que maintenant qu’il s’en rend compte ? La prochaine étape c’est quoi réaliser que lui aussi est en train de gâcher sa vie ? « Alors je te la rends ». Pardon ? « Je t’ai demandé trop de choses trop vite, mais c’est terminé maintenant. Tu es libre » Et il se met à pleurer comme si j’allais sérieusement le laisser rompre avec moi sans demander mon reste. Rire dans cette situation serait très malvenu mais j’empoigne fermement son bras. « Tu m’as promis de rester avec moi pour le meilleur et pour le pire espèce d’immonde connard alors ravale tes larmes et n’essayes pas de me larguer à nouveau. » Je m’énerve, ces dramaqueenages ne sont franchement pas à propos. « Tu ne comptes sérieusement pas remettre en cause ton mariage pour cette gosse si ? » Je recule un peu prends appui sur le mur. Je ne reviens pas de ce que j’entends. « Andrea je suis pas le seul qui risque de gâcher sa vie crois moi. Si tu envisages sérieusement de me quitter plutôt que de réfléchir à cette adoption, alors je crois que nous avons un sérieux problème. Grace n’est pas ta fille, tu ne la connais que depuis un mois et demi.» Je crois que je n’arrive tout simplement pas à croire ce que j’entends. « Que tu l’aimes comme si c’était la tienne est tout à ton honneur ce que j’essaye de t’expliquer ce que moi je n’y arrive pas. C’est trop brusque, la plupart des gens ont au moins neuf mois pour penser à tout ça. » Je secoue la tête et l’empêche d’en placer une. « Ce que je te demande c’est de comprendre que j’ai besoin de temps. L’entendre m’appeler Papa, t’appeler Papa me rend dingue. Comment veut tu que je me fasse à ça en une semaine ? » Je ferme les yeux. « Je préférerai qu’elle m’appelle Tristan tant que moi je n’ai rien signé. » Je ne suis pas prêt. « Je t’ai dis que je te soutiendrais Andrea, mais je te demande du temps pour me faire à une idée que j’exècre, ce n’est pas trop demandé je pense. »

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