When its strange to take a walk downstairs - Olivia

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MessageSujet: When its strange to take a walk downstairs - Olivia    Sam 14 Avr - 12:53

Je sors de la salle de réunion, soulagé que cette mise au point essentiellement tournée vers le budget de nos dernières campagnes de pub ai enfin pris fin. Depuis environ une demi-heure je rêvais de pouvoir enfin sortir de cette salle, sortir même du bâtiment et aller fumer une cigarette en profitant un instant du soleil timide qui éclairait la rue en ce début de mois d’avril. Globalement je n’ai pas à me plaindre de mon boulot. L’agence marche bien, sans être vraiment prospère mais il n’y a pas de quoi paniquer. Les deux derniers contrats qui viennent tout juste d’être signés promettent une petite hausse de salaire non négligeable et même s’il va bientôt falloir mettre les bouchées doubles pour lutter contre d’éventuels concurrents, mes journées sont plutôt agréables. Tout en fumant j’essaye de prévoir ma soirée, à l’approche du week-end, je suis un peu crevé par cette semaine qui fut mine de rien assez intense et si je veux être en forme demain soir –Saturday night baby- il vaut mieux ne pas faire trop folie aujourd’hui. Avec un peu de chance Alex sera à la maison et je pourrai me glisser discrètement dans sa chambre et me faufiler jusqu’à son lit. Ce plan me plait bien, ce n’est pas très innovant mais ça a le mérite de promettre un moment agréable et pas prise de tête.

Je tire sur ma cigarette et m’apprête à sortir mon portable de la poche de ma veste pour expliquer mon projet à Alex qui devrait être intéressé par une telle proposition quand mon patron sors lui aussi du bâtiment, son paquet de clope dans une main, en pleine conversation téléphonique mouvementée avec apparemment un de nos associés. Je n’ai vraiment pas envie de parler boulot maintenant et surtout pas avec lui. Je m’éloigne donc de l’entrée et m’engage dans une rue adjacente que je décide de suivre un petit moment. SMS envoyé, réponse immédiate : « Comme si tu avais besoin de demander » Je souris en passant la main dans mes cheveux ; oui, ça va être une bonne soirée. Bon, au point où j’en suis, j’ai très moyennement envie de retourner bosser maintenant. Il est à peine midi, autant commencer maintenant une longue pause déjeuné bien méritée. Et même si je n’ai pour le moment pas très très faim, je décide de me diriger vers le Starbucks le plus proche, à environ dix minutes d’ici pour prendre un café et peut-être un petit quelque chose à manger.

A un feu rouge, je me rallume une cigarette et me surprend à examiner une jeune fille qui attend, elle aussi de pouvoir traverser sur le trottoir d'en face. Pour que je fasse attention à une fille, c'est forcément que je la connais et en effet, cette demoiselle me dit quelque chose. Je la dévisage et réfléchi un instant en essayant de me concentrer un maximum sur ses traits quand l'évidence me tombe dessus : je suis en face de Olivia Foster-Graham. Je me pince nerveusement les lèvres et détourne mon regard d'elle. La célébrissime Oliva. Je murmure un « Merde » à peine audible et espère sincèrement qu'elle ne m'a pas encore vu, qu'elle ne posera pas les yeux sur moi et surtout, S-U-R-T-O-U-T, qu'elle ne me reconnaisse pas.
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MessageSujet: Re: When its strange to take a walk downstairs - Olivia    Jeu 19 Avr - 15:47

En quittant l’interview qui n’aura duré qu’une heure, je ne peux m’empêcher de soupirer de soulagement. Plus une torture qu’autre chose, le journaliste semblait avoir eu un plaisir certain à voir mon visage se décomposer à chaque nouvelle question qu’il m’avait posé. Choisies minutieusement, elles avaient très certainement eu pour but de me déstabiliser. Objectif réussi puisque j’avais fini par demander une pause, prétextant un soudain besoin de me rafraichir. Le sourire qu’avait arboré son visage n’avait fait que confirmer mes doutes. Il ne me portait décidément pas dans son cœur et cette entrevue n’avait fait qu’agrandir ce fossé entre nous. Lorsque j’étais revenue, après avoir repris ce calme apparent, le journaliste s’était empressé de reprendre son interrogatoire. Il avait cependant détourné ses questions vers un sujet plus professionnel, probablement dû aux quelques remarques que mon équipe avait fini par lui faire, lors de mon absence. Une heure qui m’avait paru une éternité. J’étais restée professionnelle jusqu’au bout, continuant à lui infliger mon sourire presque crispé, qui leur était réservé. Cette confrontation n’aura fait que renforcer l’idée qu’il a sur ma personne. Ce ne sera qu’un de plus dans cette longue liste.

Accompagnée de mon agent, qui fait office de garde du corps, malgré son petit gabarit, nous quittons les lieux avec un sourire sur les lèvres. Il me connait assez pour savoir que je n’ai qu’une envie, rentrer chez moi et ne plus y bouger de la journée. Pourtant, la journée ne fait que commencer et je sais que je possède encore une grande marge avant de pouvoir me laisser tomber sur mon lit. Je lui demande distraitement la suite des événements, qu’il me cite comme un automate. Au deuxième rendez-vous, je ne l’écoute déjà plus. Il connait mon emploi du temps par cœur, il n’y a aucun doute là-dessus. Je lui fais assez confiance pour savoir qu’il fera les bons choix pour moi. Il le remarque aussitôt et me lance un sourire encourageant, me connaissant assez bien pour savoir que tout ceci me lasse plus qu’autre chose. Je le fais, parce qu’il le faut, mais si je pouvais, j’arrêterais tout. Ses encouragements, ressemblant à ceux des lycéennes pom poms girls me redonnent étrangement le sourire. Lorsqu’il m’ouvre la portière de la voiture dans un geste professionnel, je lui propose de faire le chemin à pied. Et comme si le monde s’était arrêté, il accepte et me félicite au passage de cette initiative. Moi qui déteste me balader à la vue de tous, je décide de changer mes plans pour me mélanger aux autres. Bien, Olivia, tu progresses. Peut-être que la prochaine fois, tu réussiras à sortir de chez toi, seule… et qui sait, jusqu’à la boulangerie ! On verra ça plus tard…

Je ne suis pourtant pas très rassurée, même avec mon agent à mes côtés. Au feu rouge, je tente de rester discrète, tête baissée vers mon téléphone portable. Pas de message mais l’illusion est parfaite. Lorsque je lève les yeux, mon attention se porte sur un jeune homme, à l’autre bout de la rue. Grand, à la tignasse blonde et aux yeux marron chocolat, il me semble terriblement familier. Je continue de l’observer, alors qu’il ne semble pas faire attention à moi. Moore, je crois. Evan Moore. « Ce serait pas Evan Moore ? » Je murmure doucement à celui qui m’accompagne, qui finit par acquiescer vivement. L’acteur porno qu’il m’a lui-même présenté. Demandant quelques minutes à mon collègue, je m’empresse de traverser la route pour rejoindre le blondinet au feu vert. « Evan Moore ? » Demandé-je, d'un ton hésitant. « On s'était rencontré pour un projet... » De film pornographique qui n'a finalement jamais abouti. Je laisse ma phrase en suspens, plus gênée qu'autre chose de rappeler ce rendez-vous très étrange.

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MessageSujet: Re: When its strange to take a walk downstairs - Olivia    Ven 20 Avr - 12:10

Je me fais tout petit, j’évite de regarder dans sa direction et je croise les doigts pour que ce feu change très vite de couleur et que je puisse passer à toute vitesse à ses côtés. Je risque tout de même un coup d’œil vers la célèbre actrice et remarque à mon grand regret que le grand homme qui lui tient compagnie n’est autre que son agent. Le même qu’il y a deux ans. Si par chance elle ne m’a pas reconnu, lui n’y manquerait pas. Du coin de l’œil –vive la vision périphérique- je le vois hocher vigoureusement la tête. J’essaye de me persuader que je suis simplement paranoïaque mais il me semble bien qu’il vient tout juste de lui confirmer mon identité. Je tente de garder un peu de fierté et décide de les ignorer royalement en attendant que le feu passe au vert. Même si elle m’a reconnu, elle ne va pas peut-être pas prendre le risque d’engager la conversation. Olivia Foster-Graham a dû en voir passer des gens comme moi depuis deux ans. Au fond je n’ai pas dû être le pire et se je ne me rappelle pas entièrement de tous les détails de notre conversation, j’ose espérer ne pas avoir fait trop tâche.

Les voitures se sont à peine arrêter et je n’ai pas le temps de faire un pas que la voilà déjà presque mes côtés. « Evan Moore ? » demande-t-elle en s’avançant vers moi. Même si elle parait hésitante pour la forme, je sais très bien que sa question est purement rhétorique. L’idée de mentir et de continuer mon chemin me traverse l’esprit un instant mais cela ne servirait à rien, je n’ai pas à me sentir plus mal à l’aise qu’elle avec cette situation. Je souris timidement et murmure un « oui… » pas très convaincu. Je suis surtout surpris qu’en plus de m’avoir reconnu, elle arrive à mettre un nom sur mon visage. Cela ne fait plus aucun doute, elle se rappelle parfaitement de moi et de notre entretien. En quelques secondes tout me revient et après réflexion on ne doit pas lui présenter des acteurs de films X tous les jours, au même titre que l'on ne me présente pas des stars comme elle à des gens comme moi. Nous étions très différents, trop différents pour que cela passe inaperçu. Je me pince les lèvres en regrettant intérieurement d'avoir un jour, il y a deux ans, accepté de rencontrer Olivia pour la convaincre d'accepter un contrat un peu inhabituel et « innovant » selon les dires de la direction artistique.

Elle continue sur sa lancée avec le même air innocent qui fait son charme « On s'était rencontré pour un projet... » mais s'arrête au milieu de sa phrase. Je reste perplexe mais décide d'abandonner le rôle d'empoté que je me suis imposé moi-même depuis le début de cette conversation. Je rigole gentiment, un peu nerveux et répond : « Oui, c'est ça, un projet... Un petit peu atypique non ? » Je suis mignon, ces tournages atypiques m'ont tout de même permis de gagner convenablement ma vie pendant deux ans. Une part de moi refuse d'en être fier mais je ne regrette en rien ce que j'ai fait. Cette fille est plutôt agréable, il n'y a ni reproche ni moquerie dans sa voix. Je me détends donc un peu et reprend « Je suis un peu gêné d'avoir tenté de tirer la célébrissime, magnifique et talentueuse Olivia Foster-Graham vers les bas fond du 7ème art ! »
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MessageSujet: Re: When its strange to take a walk downstairs - Olivia    Ven 27 Avr - 1:30

La situation est presque comique. Je suis en face de l’homme qui a tenté, durant quelques heures, de me convaincre d’accepter de tourner dans un film X. Et pourtant, il ne semble pas très à l’aise et c’est un léger « oui » qu’il prononce suite à son interpellation. Un timide sourire est dessiné sur son visage, mais le malaise est présent. Il ne pensait sans doute pas me rencontrer en dehors de ce rendez-vous qui avait réussi à marquer mon esprit. Après tout, même s’il n’avait pas été le premier à vanter les mérites d’un projet pornographique, il avait été le plus subtil de tous. J’avais rencontré de multiples acteurs dans ce milieu et la plupart m’avait paru très égocentrique. En plus de penser qu’ils faisaient partie des mieux bâtis et tout ce cliché qui m’avait fait doucement rire, j’avais réalisé qu’ils étaient surtout présents pour me convaincre de jouer avec eux. Evan n’avait pas le moins du monde été intéressé. Il m’avait simplement expliqué les raisons pour lesquelles il avait choisi une telle carrière. Rien de plus. D’une certaine manière, même s’il n’avait pas réussi à changer mon opinion, j’avais pu avoir une toute nouvelle approche de ce milieu, qui m’avait toujours semblé douteux. Certains de mes aprioris avaient disparus.

Je suis mal à l’aise et mon comportement le fait rire. Tant mieux. « Oui, c'est ça, un projet... Un petit peu atypique non ? » Pour être un atypique, il l’avait été ! Après l’avoir connu dans quelques films que certaines de mes amies avaient visionné durant une soirée, pour le plaisir de pouvoir se moquer des scénarios qui étaient très rarement exploités, j’avais eu l’occasion de passer une entrevue avec lui. En dehors de cela, je n’avais jamais réellement rencontré l’homme. Le véritable. Celui qui se cachait derrière les rôles aux mœurs libérés. J’acquiesce doucement, un léger sourire niché sur les lèvres. « Je suis un peu gêné d'avoir tenté de tirer la célébrissime, magnifique et talentueuse Olivia Foster-Graham vers les bas fond du 7ème art ! » Il me semble tout de suite plus détendu mais je demande si son compliment est plus sincère qu’ironique. Je n’aime pas les compliments. J’ai toujours l’impression que l’on se moque de moi. Même la personne la plus sincère peut me faire douter lorsque celui-ci décide à me complimenter. Cela me met très souvent mal à l’aise. Je ne sais pas quoi répondre et cette situation finit bien vite par plomber l’ambiance. A chaque fois, cela se termine en véritable fiasco. Néanmoins, ce jeune homme n’a pas l’air bien méchant. Son ton est calme, un peu nerveux, aucune moquerie n’est détectable.

« Célibrissime, magnifique et talentueuse… ? Je crois que c’est un peu exagéré… » Ma main passe nerveusement dans ma chevelure. Je ne me considère pas non plus comme la célébrité du moment. Je ne suis pas plus douée qu’une autre actrice et il n’est pas très difficile non plus de réaliser de meilleures prestations que moi. Je fais simplement ce que l'on me demande. « Mais, c’est gentil. » Je le remercie tout de même de le penser. Et même si ce n’était très certainement que par politesse. J’hésite un instant à continuer, ne sachant pas si le tutoyer est plus convenable que le vouvoyer. On ne se connait pas. Pas assez. « Tu n’as pas à être gêné… je veux dire, c’est un métier comme un autre, je ne me permettrais pas de juger. » Du moins, pas assez fort pour qu’il puisse l’entendre. Je n’ai pas d’avis à donner là-dessus, ne me sentant absolument pas concernée par sa carrière. Si cette situation le convient, tant mieux. Certains s’y plaisent très bien et pensent que cela peut apporter beaucoup de choses dans une vie. « Et c'était plutôt bien tenté. » Un rendez-vous qui n'avait pas servi grand chose, mais cela avait été amusant.
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MessageSujet: Re: When its strange to take a walk downstairs - Olivia    Mer 16 Mai - 21:18

Elle a beau m’avoir abordé, je la sens aussi nerveuse et mal à l’aise que moi. Elle passe machinalement une main dans ses cheveux avant de me répondre : « Célébrissime, magnifique et talentueuse… ? Je crois que c’est un peu exagéré… » Son ton est un peu froid et méfiant et je reconnais parfaitement la jeune fille que j’ai essayé de convaincre quelque années plus tôt. Parce que derrière son adorable frimousse et sa chevelure blonde se cache quelqu’un qui ne se laisse pas faire, mais alors la pas du tout. Elle a beaucoup plus de caractère que ce que l’on pourrait croire. Je n’avais pas eu le temps de l’apprécier pendant notre rapide, ce n’était d’ailleurs pas le but, mais je me rappelle m’être dit que pour une actrice avec sa renommée, elle n’était pas désagréable. Je m’étais attendu à une fille bien trop sûre d’elle et fière de sa petite personne. Mais Olivia Foster-Graham n’est pas comme ça. Modeste, réservée et surtout autocritique sont des mots qui la définissent plus et elle ne manque pas de me le faire encore remarquer aujourd’hui. J’essaye de ne pas trop perdre la face mais au fond de moi c’est la panique. Je ne sais pas ce qu’elle pense de moi, je n’ai aucune idée du souvenir qu’elle a de notre conversation ni de sa réaction face à une telle proposition. Si mes souvenirs sont bons je n’ai pas été trop insistants, sûrement parce que j’ai très vite vu qu’elle n’était pas intéressé et que je ne serais pas la personne qui la ferait changer d’avis. Pourquoi vouloir pervertir une aussi charmante jeune fille, à la carrière déjà bien entamée ? Les producteurs sont des requins, la voilà la raison. Elle n’a pas sa place dans l’industrie pornographique, tout autant que je n’ai pas la mienne dans le cinéma d’art et essai. Cette pensée me fait rire intérieurement. Nous avions été présentés comme « deux acteurs de milieux ou registres différents » mais cette formule ne m’a jamais convenu. Elle est actrice, une très bonne actrice même, moi c’est différent, je n’ai pas joué dans des films pour la gloire de l’art ou même la gloire tout court. J’ai seulement eu l’occasion de gagner pas mal d’argent sans trop m’achever à une tâche désagréable. Mais il y a une différence notable entre simuler un rapport sexuel intense derrière une caméra de plus ou moins bonne qualité et interpréter un personnage avec une intensité digne des plus grosses productions et avec qui plus est, beaucoup de talent.

« Mais, c’est gentil. » murmure-t-elle tout de même en réponse à mes compliments pourtant sincères. « Tu n’as pas à être gêné… je veux dire, c’est un métier comme un autre, je ne me permettrais pas de juger. Et c'était plutôt bien tenté. » J’explose de rire immédiatement avant de me reprendre. Je ne veux certainement pas qu’elle pense que je me moque d’elle. C’est tout le contraire, depuis que j’ai arrêté le porno l’autodérision est devenue ma spécialité. « Pffff tu peux juger, t’en fais pas, ce n’était pas… L’ultime but de ma vie cette carrière, j’ai arrêté il y a à peu près six mois. Et je suis plus content d’avoir échoué à te convertir, tu vaux mieux que ça quand même ! » Le pire c’est que je suis sincère, le porno n’est pas quelque chose que je souhaite à tout le monde. J’hésite un peu. Je ne sais pas trop comment continuer cette conversation. Après tout je ne la connais pas, je ne peux pas lui demander comme si c’était tout à fait naturel : « Au fait tu deviens quoi depuis la dernière fois ? » Un silence s’installe mais je décide de briser la glace. « Et puis entre nous tu t’en sors très bien comme ça ! Ton dernier film marche à merveille, tu dois en être très fière ! »
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