Stop the traffic and let them through • Stylinson's brothers

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MessageSujet: Stop the traffic and let them through • Stylinson's brothers   Jeu 12 Avr - 1:05

Agacé, je tapote du bout des doigts la surface en plastique du distributeur de boissons de l'hôpital, attendant que ce fichu café décide de se faire. Je déteste ces machins. Une fois sur deux, ça bug. Et là, ça m'énerve vraiment. Un soupire m'échappe. Je suis à cran en ce moment, c'est un truc de dingue. Sérieux, je ne me suis jamais vu dans un état pareil, pas une fois dans ma vie. Mais bon, en même temps, j'ai toutes les raisons d'être stressé, d'être angoissé. Mon frère. Il aurait pu mourir. Là. Comme ça. Sans que je puisse l'en empêcher. Et qu'est-ce que j'aurais fait après, hein ? J'aurais fait quoi, sans Larry ? Je ne peux même pas répondre à cette question. C'est trop dur...
Je pousse un dernier soupire d'agacement avant de me détourner et de m'éloigner de cette machine qui ne veut pas marcher. Tant pis pour le café, je ferais sans. Je m'occuperais de mon état d'extrême fatigue plus tard. Pour l'instant, je dois absolument voir si mon frère va bien, c'est pourquoi je me dirige tel un automate vers sa chambre. Ces derniers jours, j'ai tellement fait l'aller-retour entre l'accueil et sa chambre d'hôpital que je pourrais refaire le chemin les yeux fermés. Je ne suis pas sûr que ce soit bon signe.
Quand j'arrive, je ne rentre pas tout de suite. J'aurais dû me douter que Basile serait là. Il n'a pratiquement pas quitté mon frère depuis son retour de Londres. Et là, ils sont tellement proches que s'en est presque indécent. Je préfère d'ailleurs détourner les yeux, quand je m'aperçois que Curly m'a vu à travers la fenêtre de la porte. Il se lève et quitte Larry après des adieux tout en émotion. Quand il franchit la porte et la referme silencieusement derrière lui, je fais mine de n'avoir rien vu. « Ça va Olive ? T'as l'air crevé. » Un sourire crispé apparaît sur mon visage. « T'as pas meilleure mine que moi. » je lui lance, ironique. Un rire nerveux lui échappe. « Ouais... Je crois qu'on est tous un peu à cran. » J'acquiesce d'un geste de la tête. « Bon bah... Je vous laisse entre frères. Je repasserai plus tard. » Il se détourne et commence à s'éloigner. « Basile ! » je m'écrie. Il se retourne, un air interrogateur sur le visage. « Merci... D'être là pour lui, je veux dire. » Il hausse les épaules avec un petit sourire. « Larry est mon meilleur ami. Je serais toujours là pour lui. » Sur ces mots, il disparaît au détour du couloir alors que je pénètre dans la chambre. Mon frère, allongé sur son lit, semble s'ennuyer ferme. Je souris. « Comment tu te sens ? » Il hausse les épaules, comme si son état actuel n'avait rien de bien dramatique. « Officiellement, merveilleusement bien, je ne supporte plus cette chambre, je veux me casser. Officieusement, cette côte me tue à petit feu. » Je grimace et fronce les sourcils, cruellement inquiet. La vérité c'est que je ne me savais pas capable d'être aussi angoissé, et ce continuellement. Je suis plutôt un garçon joyeux et insouciant, d'habitude, mais depuis l'accident de mon frère, je me sens incroyablement responsable de lui et c'est une situation à laquelle je ne suis pas du tout habitué. J'ai beau savoir qu'il s'en remettra, que ça aurait pu être bien pire, ça ne change rien au fait que mon inquiétude quand à son état est présente à chaque instant dans mon esprit. « Tu me diras, j’ai eu de la chance, j’en ai encore pour deux semaines et puis après hop hop hop c’est réglé. » Je lève les yeux au ciel. Je sais même pas comment il fait pour être aussi optimiste, sans rire. « Ça va toi sinon? » Je laisse un petit soupire m'échapper alors que je m'assois sur une chaise à la droite de son lit. « Ouais ouais, ça va... Un peu fatigué mais ça va. » Je me mords la lèvre. « Me refait plus jamais ça, ok Larry ? » Ma voix tremble un peu et je commence à jouer avec mes mains, mal à l'aise. « Entre nous, je ne me suis pas jeté sous cette camionnette et je ne compte pas revivre une expérience aussi horrible pour mes nerfs ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Imagine cette camionnette m’aurait tué. Moi. Larry Jesse Stylinson, tué par une camionnette JAUNE, JAUNE tu te rends compte ? Je déteste cette couleur. » Je ne peux pas m'empêcher de sourire. Y'a que mon frère pour sortir des trucs comme ça. « T'es trop con » je rigole avant de m'arrêter brusquement. Je recommence à jouer avec mes mains, pas sûr que je doive aborder le sujet, mais décide finalement de tenter quelque chose. « Il se passe quoi entre toi et Basile? » je lance finalement sans le regarder, continuant de jouer avec mes mains. Il s'étouffe et recrache la moitié de son verre. Je hausse un sourcil, étonné. Je ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça, mais ça ne fait que renforcer l'idée qu'il se passe bel et bien quelque chose. « Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? » il me demande et je souris avec ironie. « Pour commencer, ta réaction après que je t'ai posé la question. Ensuite, je sais pas, un feeling, comme ça. Je te connais Larry, je sais quand il se passe un truc. » Je hausse les épaules avant de lui lancer un regard qui signifie clairement « j'attends tes explications ». Explications qu'il ne me donne pas, bien évidemment. Ah, il semble bien loin le temps où on se disait tout sans hésiter. « Hum… Je ne suis pas sur que cet hôpital soit un lieu fait pour les révélations… D’autant qu’en soit il se passe rien… En fait je sais pas ce qu’il se passe, si ça t’amuses demande à Baz et dis moi, ça m’intéresse ! » Je fronce les sourcils. « Vous vous êtes disputés c'est ça? Qu'est-ce qu'il a fait? » je lui demande, inquiet.
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Dernière édition par Oliver R. Stylinson le Dim 7 Oct - 14:57, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Stop the traffic and let them through • Stylinson's brothers   Mer 16 Mai - 20:50

« Basile, tu peux me passer un verre d’eau s’il te plait ? » Les murs nus de ma chambre d’hôpital me donnent envie de pleurer. Ils me rappellent à chaque seconde mon état, certes temporaire mais tout de même, d’handicapé moteur. Deux jambes et un bras dans le plâtre, sans compter ma côte cassée. Tout ça parce que j’ai essayé de traverser au feu rouge. Moyen maline, l’idée. Je prends le verre que me tends Basile et l’embrasse doucement. Je me pousse tant bien que mal pour lui faire un peu de place sur mon lit et me blottit contre lui. « T’es cool de rester. » Il sourit vaguement, crispé. Ça fait un bout de temps qu’il n’a pas quitté ma chambre. « Mais dégage. Barre-toi. Tu peux pas rester là toute la journée, c’est pas une situation viable pour toi. Je ne veux pas te revoir avant demain matin. Dors, fais la fête, bosse un peu et reviens après. Je peux pas t’imposer ça. » Il se dirige vers la porte, sans un mot, je bois une gorgée d’eau. « Basile ? » Il se retourne. « Je t’aime. » Il esquisse un vague sourire et pousse la porte de ma chambre. Je finis mon verre d’eau et me penche tant bien que mal pour le reposer sur ma table de nuit. Ma côte cassée me fait souffrir le martyr mais je ne le dis à personne. Plus vite je serai hors de cette chambre, mieux ce sera. Par la porte vitrée, j’aperçois Oliver qui discute quelques instants avec Basile avant d’entrer. « Comment tu te sens ? » Je hausse les épaules. « Officiellement, merveilleusement bien, je ne supporte plus cette chambre, je veux me casser. Officieusement, cette côte me tue à petit feu. » Je me redresse un peu et tapote mon oreiller de mon bras valide. « Tu me diras, j’ai eu de la chance, j’en ai encore pour deux semaines et puis après hop hop hop c’est réglé. » Toujours voir le bon côté des choses. Règle numéro un. Lol. «Ça va toi sinon? » Oliv s’assoit auprès de mon lit. Je soupire légèrement. Je déteste cette sensation de malade incurable que je ne suis absolument pas en plus. « Ouais ouais, ça va... Un peu fatigué mais ça va. » Je lui accorde un petit sourire, comme Basile il ne devrait pas passer des heures dans cette chambre d’hôtel glauque. « Me refais plus jamais ça, ok Larry ? » Je hausse les épaules, mouvement qui m’arrache un petit cri de douleur. « Entre nous, je ne me suis pas jeté sous cette camionnette et je ne compte pas revivre une expérience aussi horrible pour mes nerfs ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Imagine cette camionnette m’aurait tué. Moi. Larry Jesse Stylison, tué par une camionnette JAUNE, JAUNE tu te rends compte ? Je déteste cette couleur. » Et le mieux, quand on est le mec qui souffre, c’est qu’on peut dire une connerie comme celle là sans se faire vanner derrière. Oliver sourit, c’est gagné, la situation est un peu dédramatisée. « T’es trop con. » Je hausse les épaules et accepte l’insulte. J’admets sans problème quand je raconte n’importe quoi. De temps en temps. Pas souvent. Très rarement en fait. J’attrape un nouveau verre d’eau et commence à boire doucement. « Il se passe quoi entre toi et Basile ? » Je m’étouffe et recrache une bonne partie de ce que je viens d’avaler. Je prends un kleenex et entreprends de nettoyer les environs, prenant ainsi un peu de temps pour réfléchir à la réponse. « Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? » ou comment se faire griller par son petit frère. Je continue à passer en revue toutes les choses auxquelles il pourrait penser sans réellement trouver. « Pour commencer, ta réaction après que je t'ai posé la question. Ensuite, je sais pas, un feeling, comme ça. Je te connais Larry, je sais quand il se passe un truc. » Il me lance un regard que je connais par cœur et qui veut dire dis-moi-tout-ou-je-te-bute-tout-de-suite. Je lui adresse un sourire et continue à boire mon verre d’eau qui se révèle très pratique pour gagner du temps. « Hum… Je ne suis pas sur que cet hôpital soit un lieu fait pour les révélations… D’autant qu’en soit il se passe rien… » Je hausse les épaules. « En fait je sais pas ce qu’il se passe, si ça t’amuses demande à Baz et dis moi, ça m’intéresse ! »

uc.
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