Comment on dit déjà ? Ah oui, je suis royalement dans la merde.

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MessageSujet: Comment on dit déjà ? Ah oui, je suis royalement dans la merde.   Lun 2 Avr - 18:44

« Et donc si vous voulez plus de détails sur les sacrifices, je vous laisse vous rapporter au mythe de Prométhée. D'ailleurs, vous me ferez une explication approfondie et vous me développerez comment ce mythe à révolutionné la civilisation gréco-romaine. » Je ponctuais mon cours avant de fermer ma sacoche, remettant mon fedora sur la tête et sortir de la salle sans me presser. J'étais heureuse. On peut dire ça. Avec Castiel, tout ce passait plutôt bien même si de temps en temps, il paraissait d'humeur maussade mais je ne pouvais pas m'attendre à ce qu'il oublie aussi facilement Louhan. Mes amis avaient raison, on devait prendre notre temps. Quoique bon, dans la chambre... pensons à autre chose. Comme où ai-je garé ma voiture ? On avait beau bosser dans la même fac, monsieur voulait garder le secret. Ce qui ne l'empêchait pas de draguer ouvertement la secrétaire de Lettres sous mes yeux. Connard. Il allait être privé de galipettes pendant trois jours rien que pour ça. Si je tenais. Je ne mis pas longtemps avant de revenir chez moi et fus heureuse de voir que personne n'était présent. J'avais la maison pour moi toute seule. Prise d'une flemme aigue, je montais à l'étage pour retirer mes vêtements et passer mon pyjama rose à cœur en pilou pilou, descendre me servir un bol de glace et me mettre devant Titanic. J'allais hurler à Rose de ne pas sauter quand j'entendis la porte claquer. Attentive, je lançais d'une voix éraillée. « Castiel, c'est toi ? » En espérant que cela ne soit pas un cambrioleur. Un petit silence se fit entendre et je pris le coussin comme pour me défendre d'un quelconque agresseur avant d'entendre des pas de l'autre côté et de voir Castiel en émerger. Aussitôt un sourire niais se dessina sur mon visage. « Sexy... ouais, c'est moi. » Ah, il parlait de mon pyjama en pilou. Je fis une mine boudeuse, resserrant mon emprise sur le coussin. « Ah mais tu savais à quoi t'en tenir mon cher. Je ne suis pas une mannequin et j'adore ce pyjama rose avec des cœurs rouge. » Je laissais échapper un petit gloussement quand je sentis ses bras autour de mes épaules et ses lèvres dans mon cou. « Titanic... encore ? » Je fronçais le nez. « Oui mais je ne savais pas ce que tu voudrais regarder. » Je finis par me tourner vers lui et poser mes lèvres sur les siennes. « Bonjour mon amoureux, comment c'est passé ta journée ? » Il semblait hésité et je me sentis me crisper. Allait-il m'annoncer qu'il retournait avec sa blondasse ? Peut être que la phase kleenex était passé. « J'ai démissionné. » Sage décision, je n'aurai plus à craindre qu'il ne couche avec cette salope de secrétaire. « Mais ne t'inquiètes pas... je gère... » Sans dire un mot, je me levai avant de partir à la cuisine.

Une fois dans la pièce, je pris une bouteille de rhum, un deuxième pot de glace et une cuillère avant de revenir. Puis, je postai devant lui avant d'ouvrir son encas et de verser l'alcool dedans avant de faire de même avec le mien en me remettant contre lui, déposant un baiser dans son cou. « Trinquons mon fils. Tu deviens un homme. Alors monsieur Wheeler, dis-je en français, que vas-tu faire de ta vie, poursuivais-je en anglais. » J'étais inquiète parce qu'il semblait maussade et que je ne sais pas si c'est la musique du film ou le fait que j'avais peur qu'il ne file en mauvais coton mais j'avais un mauvais pressentiment. « Hum... bah... si je ne veux pas retourner en centre pour tarés... » What ? Quoi ? Je sentis mon pouls s'affoler tout seul et une nausée monta subitement à ma gorge pour ne pas vouloir redescendre. Je serrais un peu plus fort sa main avant de respirer à grands coups histoire de me calmer. «  Je vais sûrement jouer de la batterie après avoir fait virer mon compte en banque dans le rouge vu que j’suis pas Rothschild et qu’une batterie ce n’est pas donné. Ou peut-être que je vais bosser au Carling, j’en sais rien et tout ce que je veux là c’est oublier » Je ris légèrement à sa remarque, sentant mes forces s'abandonner et les larmes affluer toute seule. Je ne sais pas si c'est l'approche de la mauvaise période du mois ou le fait que je me sentais mal pour lui mais je me sentais mal. « Tu... pourquoi... tu m'as rien dit pour le centre. Pourquoi ? T'as pas confiance en moi ? Je veux dire... c'était quand ? » Je détournai le regard dans la direction opposée. «  C’était quand tu étais au Pérou … Si j’ai confiance en toi DS, mais je ne voulais pas t’affoler… C’est rien je te le promets. » Il embrassa ma main mais je la dégageai vivement. « Et pour ta batterie, on va trouver une solution. Je veux bien t'avancer l'argent et tu me rembourseras au fur et à mesure du temps. » Il finit par embrasser ma joue et je sentis une vague de chaleur affluer dans mon corps. Pas une bonne malheureusement. «  Oui je te rembourserais, j’ai pas envie de vivre à ton crochet. J’veux pas profiter de ton argent. » Je le savais ça. Je le savais. Je finis par me lever comme piquer par un tisonnier et courir aux toilettes avant de m'enfermer et de vomir toute la glace. C'était comme ça depuis le Pérou. Je n'arrivais pas à m'en remettre. Mon bras plâtré pendouillant le long de mon corps, l'évidence ne voulait pas s'imposer à mon esprit tandis que je rendais tout ce que j'avais dans l'estomac.

« DS... ouvres-moi. » Je finis par relever la tête en essuyant la bave du revers de ma manche. « Je m'appelle Diane-Sophie, hurlai-je à son intention, et non je n'ouvrirais pas la porte. Je ressemble à un zombie. Déjà que j'me trouve moche au quotidien, je ne veux pas que tu te casses avec cette connasse. » Je fermais les yeux, ralentissant les battements de mon cœur quand sa question m'interloqua. « Dis moi seulement... depuis combien de temps... tu n'as pas eu tes règles ? » Mais qu'est-ce qu'elles viennent foutre là-dedans celles-là ? Je me mis à compter. Le mois dernier on était en mars, est-ce que je les ai eu ? Normalement, je les ai en mileu de mois. Hors en milieu de mois, je ne les ai pas eu. Mois de février ? Fin février. Oui, juste le lendemain de mon entrevue avec Flynn. Ce qui fait que j'aurai du les avoir aux alentours du 20 mars. « Nonononononononononon, dis-je en me prenant la tête et ramenant mes jambes. » Puis comme pour ne pas chercher à comprendre, je me mis à hurler. C'était impossible. Je l'entendis tambouriner à la porte mais je restais comme figer. On ne pouvait pas avoir d'enfants ensemble. On n'était même pas un couple officiel. Je commençais à me mettre à trembler. « Mon amour... ouvres-moi. » Sa voix était suppliante mais je ne savais pas. Alors, je me levai comme un robot, collant mon front contre le chêne massif de la porte, je soupirai. « Ouvres-moi s'il te plaît... » Je finis par actionner le levier avant de me planter devant lui. Je devais faire peur. « Appelle Alfred. Il va nous falloir un test... Est-ce qu'on... comment... qu'est-ce que ? » J'éclatai en sanglots comme une cruche devant lui. Putain de bordel de merde. Castiel me prit dans ses bras et je m'accrochai à son tee-shirt posant ma tête dans son cou. « Il ne me manque plus que ça. Un enfant. Mais pas en ce moment. Comment on peut faire alors que t'es fou et que j'suis... enfin... et qu'on est ensembles depuis une semaine ? » Je tentais de me calmer mais j'avais mal au bras, son parfum au lieu de m'exciter comme d'habitude, faisait faire à mon cœur des hola et je peinais à respirer. « Je n’suis pas fou. Et on est ensemble depuis une semaine mais ce n’est rien … il n’est peut-être pas désiré cet enfant, mais je m’en fiche. Parce que je l’aimerais. Comme j’aime sa mère. » Il posa ses lèvres sur les miennes et je me dérobai cependant. « Je ne me suis pas brossée les dents. Je t'aime aussi Castiel. Mais es-tu certain que... enfin que tu m'aimes vraiment ? Je... je... enfin, si tu as démissionné ce n'est pas par amour pour moi non ? » Je restai soucieuse. «  Non j’ai démissionné parce que je ne supportais plus de voir Louhan.. traîner avec d’autres mecs. Et oui je t’aime vraiment. Je t’aime depuis plus de vingt ans si tu veux savoir. » Je fermai alors les yeux avant de me détacher de lui et partir à la salle de bains pour me brosser les dents quand je vis un petit sac posé sur le lavabo et l'ouvrir pour trouver... un test. Je mis un moment à comprendre. « Je crois que mon majordome est un devin. On fait quoi s'il est positif ? » J'attrapais ma boite de cachets pour en prendre deux. «  S’il est positif, on le garde DS, et on avisera au fur et à mesure qu’il grandira en toi. » Je m'approchai alors de lui pour capturer ses lèvres dans un baiser de cinéma. J'avais trop regardé Titanic avant de choper la boite pour retourner m'enfermer dans les toilettes. Une fois la chose faite, je sortis le stick à la main. « Allez t'as une minute trente pour me dresser la liste des pour et des contre. OH MON DIEU. » Je mis ma main sur ma bouche. « J'ai pris de l'alcool. Tu crois que c'est grave ? » Il me prit dans ses bras et je sentis une vague de soulagement. « Mais non ce n’est pas grave … Enfin je crois. Quand bien même tu serais enceinte, tu n’as pas bu l’équivalent d’une bouteille. » Un silence s'instaura pendant quatre-vingt dix secondes tandis que je resserrai mon étreinte avant de laisser ma tête dans son cou. Sa précédente phrase m'avait fait mal mais le moment n'était pas le mieux choisi pour lui en faire part. Plus tard. Castiel rompit alors le silence qui s'était instauré. « Alors ? » Je relevai la tête avant de me souvenir de quoi on parlait. Son regard. Ce regard. Il me faisait fondre. « Ha oui. » Je le reportais mon intention sur le petit bâtonnet avant de planter mes griffes dans son bras. « Positif, répondis-je d'une voix criarde qui ne me ressemblait pas. » Il me porta finalement avant de me serrer contre lui. « Mais c'est génial, tu ne trouves pas ? » Je me mis à rire discrètement, lui rendant son baiser avec un peu plus de passion, enroulant mes jambes autour de sa taille. « C'est un peu rapide non ? Un enfant c'est beaucoup de responsabilité et j'ai trois emplois, et tu n'en as pas. Comment est-ce que je vais faire avec mon équipe au Pérou, mes nombreuses conférences et mes cours ? Des fois, je me dis que j'ai envie de tout arrêter et de faire ce que j'aime vraiment... » Je redéposai un baiser sur ses lèvres. J'en étais raide dingue de ce mec et je ne savais même pas s'il s'en rendait compte. Je restai pendue à son cou, le regardant comme s'il était la plus belle chose au monde. « Et qu'est-ce que tu aimes vraiment ? » Je me mordillai la lèvre inférieure. « Toi. » Je finis par secouer la tête afin de reprendre mes esprits. « Écrire. Ou bien me comporter comme mon rang et me retirer dans un bureau pour écrire des ouvrages poussiéreux tandis que les élèves me donneront du Dr Klein... » Ou Wheeler pensais-je intérieurement. Je n'étais pas certaine cependant après le fiasco encouru avec Louhan et Roxanne que Castiel soit prêt à essayer une troisième fois. L'étais-je moi-même ? « Docteur ? » Je me tournai vers lui avant d'éclater de rire.

Castiel finit par me poser à nouveau à terre avant de poser sa main chaude (et immense) sur mon ventre. «  Je vais rebosser DS, je ne sais pas ou … mais je vais rebosser. » Je finis donc par poser ma main sur sa joue et la caresser avec tendresse tandis que je sentis mon plâtre tirer sur mon épaule, m'arrachant une petite grimace bien malgré moi. « Que la force soit avec toi, jeune padawan. » Non, je ne suis pas une geek. Il déposa un baiser dans mon cou avant de se relever et de retirer sa main. Je me mis alors à sourire. « On va finir de regarder Titanic... ? » Là maintenant, j'aurai bien une meilleure idée mais non. « Oui. » Je l’entraînai donc par la main avant de retourner dans le salon pour m'asseoir sur le canapé. « Alors tu ne savais pas que j'avais un doctorat en archéologie et en anthropologie ? » Un petit sourire naquit sur mes lèvres. « Non je ne le savais pas … Mais maintenant je le sais. » J'éclatai de rire tandis qu'il prenait ma main en l'entrelaçant avec ses doigts tandis que je posai ma tête sur son épaule. « Les chiens sont dehors ? Demandai-je doucement en fermant les yeux. Tu peux mettre le film que tu veux si t'aimes pas Titanic. » Je le sentis se contracter avant de me répondre de sa voix grave qui m'arracha un nouveau frisson. « Oui.. Ils sont sortis quand je suis rentré. C’est bon ne t’inquiète pas. » Je finis par relever les yeux et embrasser le long de sa mâchoire pour remonter jusqu'à ses lèvres et déposer un baiser. « Je t'aime Jones. » Je lui fis un sourire timide avant de reposer ma tête et de fermer les yeux. « Moi aussi je t'aime Indie. » J'étais fatiguée, j'allais juste fermer les yeux pendant cinq minutes histoire de me reposer. « Reposes-toi. » Comme s'il avait lu dans mes pensées.

FINI


Dernière édition par Diane-Sophie Klein le Lun 2 Avr - 22:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Comment on dit déjà ? Ah oui, je suis royalement dans la merde.   Lun 2 Avr - 19:53

Je n’arrivais pas à prendre une décision potable quant à mon avenir, je n’arrêtais pas de croiser Louhan dans les couloirs et je m’en mordais à chaque fois les doigts, je regrettais notre relation, mais j’étais heureux avec DSK maintenant. Rangeant mes bouquins, je regardais les derniers élèves partir, avant de me poster devant la fenêtre de ma salle de cours. Démissionner ou non ? Soupirant, je récupérais mon sac et me dirigeais vers le bureau du doyen. J’avais pris une putain de décision, et pour pouvoir tourner pleinement la page, je devais le faire. Arrivant devant le bureau, j’attendais quelques instants avant d’entrer dans le bureau. « Wheeler, qu’est-ce que vous venez faire ici ? » Je suis voir ta sale tête pour la dernière fois. Sortant le papier de mon sac, je lui déposais avec nonchalance ma lettre sur le bureau « Je démissionne. » Pas un mot de plus, une poignée de main et tout était terminé. J’étais sans emploi, la classe. En résumé, je n’ai plus de boulot, plus de batterie, mais j’avais retrouvé ma meilleure amie qui était devenue désormais ma … petite amie. Me hâtant d’aller sur le parking, j’entrais dans ma voiture après avoir remarqué que la voiture de DSK avait disparue, elle était déjà rentrée à la maison. Me hâtant d’arriver, je me garais dans un crissement de pneu, laissant mon sac de « professeur » dans la voiture, j’entrais en déposant mes clés sur le petit meuble de l’entrée. Je n’entendais rien d’autre que le bruit de la télé, et sa voix venait de couvrir le bruit du film qui devait être le Titanic. « Castiel, c'est toi ? » Passant par la cuisine, je buvais un verre de whisky d’un trait avant de la rejoindre. « Sexy.. Oui c’est moi. » « Ah mais tu savais à quoi t'en tenir mon cher. Je ne suis pas une mannequin et j'adore ce pyjama rose avec des cœurs rouge. » Je riais quelques peu puis m’installant derrière elle, je passais mes bras autour de son cou avant que mes lèvres viennent papillonner dans son cou. « Titanic … Encore ? » Je la sentais se crisper avant qu’elle ne me réponde d’une voix légère « Oui mais je ne savais pas ce que tu voudrais regarder. » La sentant se tourner pour poser mes lèvres sur les siennes, je prolongeais avec tendresse tandis que ma main s’attardait sur sa joue pour la caresser lentement. « Bonjour mon amoureux, comment c'est passé ta journée ? » Je ne savais pas quoi dire. Lui dire de but en blanc, ou détourner le sujet en mentant. Je ne devais pas lui mentir, je voulais baser notre relation sur de la confiance. Je voulais qu’elle ait confiance en moi bien que cela soit difficile. « J’ai démissionné. » Détournant le canapé, je venais m’asseoir à côté d’elle pour prendre sa main dans la mienne, entrelaçant nos doigts. « Mais ne t’inquiète pas… Je gère… » Ou pas, mon pote, ou pas.

Je la voyais déserter le canapé, et à cet instant précis, je me sentais seul. C’était con, mais je me sentais délaissé de toute force. Après tout, pourquoi j’avais fait un séjour dans un centre spécialisé ? Parce que je devenais fou. J’allais virer fou et je ne voulais pas lui faire vivre cela, alors j’avais pris « une semaine de repos. » Étant avachi dans le canapé, je me redressais rapidement en la voyant revenir, la voyant mettre du rhum dans ma glace avant de me la tendre. « Merci » dis-je simplement, pas la peine de faire un discours. Se rasseyant à mes côtés, je pouvais ses lèvres sur mon cou, ce qui déclenchait un énième frisson en moi. « Trinquons mon fils. Tu deviens un homme. Alors monsieur Wheeler –je ne comprenais pas grand-chose étant donné qu’elle parlait dans sa langue natale mais je pensais avoir compris tout de même- , que vas-tu faire de ta vie? » Qu’est ce que je pouvais bien faire de ma vie ? A part lézarder comme un pauvre con sur le canapé de ma bien-aimée. « Hum… ba si je ne veux pas retourner en centre pour taré … » Je saisissais sa main pour la rassurer, même si je savais qu’elle n’allait pas laisser passer cette phrase anodine et en sentant qu’elle la serrait comme si c’était un coussin, j’avais eu raison d’avoir tenté de la calmer « Je vais sûrement jouer de la batterie après avoir fait virer mon compte en banque dans le rouge vu que j’suis pas Rothschild et qu’une batterie ce n’est pas donné. Ou peut-être que je vais bosser au Carling, j’en sais rien et tout ce que je veux là c’est oublier. » Son rire détendait l’aspect grave de cette conversation, j’aurais dû lui dire autrement que j’avais été en centre, je n’étais pas vraiment un as pour y aller en douceur. « Tu... pourquoi... tu m'as rien dit pour le centre. Pourquoi ? T'as pas confiance en moi ? Je veux dire... c'était quand ? » Je soupirais, je ne lui en voulais pas d’être aller au Pérou et dans un sens, c’était mieux comme cela parce que comme sa, j’avais pu me « ressourcer » avant son retour. « C’était quand tu étais au Pérou … Si j’ai confiance en toi DS, mais je ne voulais pas t’affoler… C’est rien je te le promets. » Embrassant sa main, je la voyais détourner la tête avant de poursuivre « Et pour ta batterie, on va trouver une solution. Je veux bien t'avancer l'argent et tu me rembourseras au fur et à mesure du temps. » Je soupirais, j’étais pire qu’un congélateur, j’arrivais à refroidir une situation en un rien de temps… « Oui je te rembourserais, j’ai pas envie de vivre à ton crochet. J’veux pas profiter de ton argent. » Mes lèvres venaient doucement sur sa joue, pour tenter de la calmer. Je ne voulais pas que l’on soit en froid. Réellement pas.

Je ne comprenais pas ses réactions, d’abord c’est une main qui se retirait puis un visage qui se détournait. Puis elle venait de partir en courant, m’abandonnant une fois de plus dans ce canapé. Mais putain, je puais ou quoi. Montant sur ressort, je la suivais en courant jusque devant la porte des toilettes pour essayer de l’ouvrir. Frappant comme un sourd, je collais mon oreille à la porte pour l’entendre vomir. « DS… Ouvre moi ! » Je ne m’attendais pas à sa réaction. Aussi violente soit-elle. « Je m'appelle Diane-Sophie, et non je n'ouvrirais pas la porte. Je ressemble à un zombie. Déjà que j'me trouve moche au quotidien, je ne veux pas que tu te casses avec cette connasse. » Mon pouls s’accélérait, je ne savais pas quoi répondre. « Je ne… » Me retenant de ne pas mettre un coup de poing dans la porte –ça fait mal !- je posais mon front contre le mur qui jouxtait la porte. « Dis-moi seulement, depuis combien de temps… tu n’as pas eu tes règles. » Ok ce n’était pas très fin, mais bon je n’allais pas y passer par quatre chemins. « Nonononononononononon » J’écarquillais les yeux et tambourinais à la porte. Il fallait qu’elle ouvre, surtout que le cri qui émanait de l’intérieur, ne me rassurait pas des masses. « Mon amour… Ouvre-moi. » M’installant comme un clanpin, à côté de la porte, je n’arrivais pas à trouver les mots pour la rassurer. J’étais vraiment un gros abruti. « Ouvre s’il te plait… » Au fond c’était peut-être moi le chat noir de toutes mes relations, j’étais peut-être pas fait pour cela tout simplement… Soupirant, je me relevais en entendant la poignée qui s’enclenchait, la voyant apparaître devant moi tel un robot. « Appelle Alfred. Il va nous falloir un test... Est-ce qu'on... comment... qu'est-ce que ? » Elle fondait en larmes, et moi je la prenais dans mes bras, caressant doucement son dos pour l’inciter à se calmer, même si au fond de moi j’étais quasiment dans le même état qu’elle –enfin … psychologiquement parlant- « Je crois bien oui… » Je n’avais pas envie d’aller chercher Alfred pour le moment, pour le moment tout ce que je voulais c’était la calmer.

« Il ne me manque plus que ça. Un enfant. Mais pas en ce moment. Comment on peut faire alors que t'es fou et que j'suis... enfin... et qu'on est ensembles depuis une semaine ? » Machinalement, ma main caressait doucement sa chevelure, tandis que je fermais les yeux. Je n’étais pas fou. Loin de la. « Je n’suis pas fou. Et on est ensemble depuis une semaine mais ce n’est rien … il n’est peut-être pas désiré cet enfant, mais je m’en fiche. Parce que je l’aimerais. Comme j’aime sa mère. » Relevant doucement son visage, je posais délicatement mes lèvres sur les siennes pour la rassurer entièrement. Elle se dérobait encore une fois ce qui me fit fermer les yeux d’instinct. Bon ok ; le baiser goût vomi on avait vu mieux. « Je ne me suis pas brossée les dents. Je t'aime aussi Castiel. Mais es-tu certain que... enfin que tu m'aimes vraiment ? Je... je... enfin, si tu as démissionné ce n'est pas par amour pour moi non ? » Oui je l’aimais réellement. Oui, je l’aimais depuis plus de vingt ans, mais ne plus la voir avait juste contribué au pansage de la blessure qu’avait infligé son départ à mon cœur. « Non j’ai démissionné parce que je ne supportais plus de voir Louhan.. traîner avec d’autres mecs. Et oui je t’aime vraiment. Je t’aime depuis plus de vingt ans si tu veux savoir. » Elle se reculait pour aller dans la salle de bain, et je restais la, accoudé contre le chambranle de la porte, la voyant fixer un sac en plastique, je fronçais les sourcils. « Je crois que mon majordome est un devin. On fait quoi s'il est positif ? » Je voulais garder cet enfant, je le voulais réellement. « S’il est positif, on le garde DS, et on avisera au fur et à mesure qu’il grandira en toi. » Je l’imaginais déjà en maman poule. Elle allait être parfaite dans ce rôle, j’en étais certain. Ses lèvres se déposaient sur les miennes et mes mains venaient doucement caresser ses joues tandis que je prolongeais ce baiser. Putain que je l’aimais. Une fois nos lèvres séparaient, je la regardais aller dans les toilettes et je restais planté comme un imbécile dans le couloir tout en attendant qu’elle sorte. « Allez t'as une minute trente pour me dresser la liste des pour et des contre. OH MON DIEU. » Je commençais déjà à réfléchir quand son « oh mon dieu » me tirait de mes réflexions. « Quoi ?! » Elle me faisait flipper. « J'ai pris de l'alcool. Tu crois que c'est grave ? » J’explosais de rire avant de la prendre dans mes bras. « Mais non ce n’est pas grave … Enfin je crois. Quand bien même tu serais enceinte, tu n’as pas bu l’équivalent d’une bouteille. » Je comptais les secondes dans ma tête, au fond, j’espérais qu’elle soit enceinte. Réellement. Une fois arrivé à 90 mentalement, je la regardais avec ce regard tendre que j’avais appris à adopter à ses côtés. « Alors … ? » Son regard bleu azur se plongeait dans le mien, à la vue de ce regard je me doutais qu’elle ne savait plus de quoi nous parlions. « Ha oui. » Elle avait donc oublié. Ses griffes venaient de se planter dans mon bras, et je serrais les dents tout en grognant. « Positif » Je souriais avant de la porter dans mes bras, souriant un peu plus alors qu’elle nouait ses jambes autour de ma taille. « Mais c’est génial tu ne trouve pas ?! » Mes lèvres se posaient sur les siennes, alors que je l’embrassais avec tendresse, la tenant toujours dans mes bras. J’étais … heureux. « C'est un peu rapide non ? Un enfant c'est beaucoup de responsabilité et j'ai trois emplois, et tu n'en as pas. Comment est-ce que je vais faire avec mon équipe au Pérou, mes nombreuses conférences et mes cours ? Des fois, je me dis que j'ai envie de tout arrêter et de faire ce que j'aime vraiment... » J’allais reprendre le boulot bientôt, je ne savais pas quand mais je sentais que j’allais reprendre bientôt. « Et qu’est-ce que tu aimes vraiment … ? » Je la redéposais doucement sur le sol après que ses lèvres se soit encore posé sur les miennes, mes mains se posant sur son ventre. J’allais être … papa. Jamais je n’avais pensé pouvoir l’être un jour. « Je vais rebosser DS, je ne sais pas ou … mais je vais rebosser. » Sa main caressait ma joue, et je la vis grimacer. Connard de lama. « Que la force soit avec toi, jeune padawan. » Mes lèvres s’attardaient sur son cou, alors que je retirais ma main de son ventre. « On va finir de regarder Titanic … ? » Sa main dans la mienne, elle m’entraînait dans le salon après m’avoir répondu par la positive. « Alors tu ne savais pas que j'avais un doctorat en archéologie et en anthropologie ? » Non je n’en savais rien, je ne connaissais pas grand-chose sur elle, sur ce qu’elle avait vécu pendant toutes ses années de silence. « Non je ne le savais pas … Mais maintenant je le sais. » J’entrelaçais doucement nos mains –enfin sa main libre- et je posais nos mains entrelacées sur son ventre. Elle riait avant de se blottir contre moi « Les chiens sont dehors ? Tu peux mettre le film que tu veux si t'aimes pas Titanic. » Je réfléchissais à ce que j’avais fait, et je me souvenais que les chiens étaient sortis quand j’étais rentré. « Oui.. Ils sont sortis quand je suis rentré. » Je n’appréciais pas vraiment Titanic, mais je voulais lui faire plaisir. « C’est bon ne t’inquiète pas. » Je fermais les yeux tandis qu’elle embrassait ma mâchoire avant de finir par poser ses lèvres sur les miennes, ce baiser que je me contentais de prolonger. « Je t’aime Jones. » Un sourire en coin se dressait sur mes lèvres « Moi aussi je t’aime Indie. » Je la laissais se blottir une nouvelle fois contre moi, avant de la bercer pour qu’elle se repose. « Repose toi … »


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