TOO MANY SHOTS

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MessageSujet: TOO MANY SHOTS    Dim 1 Avr - 2:21


INTRIGUE CAMBRIDGE
yes we took too many shots

Alertée par Tara Dayris, Trinity Landsbury est venue sadiquement interrompre la petite sauterie de Lia Logan. Et Malheureusement pour les participants qui ne se souviendront pas de la soirée pour avoir goûté au punch corsé de Murray, être convoqués dès le lendemain pour un dimanche de travaux d’intérêt général devrait leur rafraîchir la mémoire. Haleines fétides et manque de sommeil au programme, les joyeux lurons ont a présent une journée pour faire resplendir la magnifique université de Cambridge. Récurer les toilettes avec un mal de crâne et une envie de vomir lancinante, croyez moi qu’ils vont s’en souvenir.

NB : Pour ceux qui n’ont pas pu participer à l’intrigue précédente, mais qui souhaitent participer à celle-ci vous pouvez toujours faire comme si vous aviez participé à la soirée. Pour ceux qui voudraient faire l’inverse les autres feront comme si vous étiez là mais un peu trop morts pour vous montrer sociables.





Dernière édition par Sergent Pepper le Ven 1 Juin - 0:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Lun 2 Avr - 20:36

Ma tête. Ma têêêêêêêêêêêêêête ! AAAAAAAARGH ! MAIS POURQUOI EST-CE QUE J'AI AUSSI MAL A LA TÊTE ?! Qu'est-ce qu'il s'est passé dans cette fichue soirée bon sang ? Je ne me souviens de rien ! De rien du tout ! Mais c'est pas possible ! Jamais ça n'arrive, jamais ! Je fais toujours attention, je ne perds jamais le contrôle ! J'ai déjà été bourré, mais pas au point de n'avoir aucun souvenir des évènements de la veille !
Je passe mes mains sur mon visage et me frotte les yeux. Il n'y a pas de mots pour décrire la tête que j'ai. Je ressemble à un zombie... Ouais, non, même un zombie a meilleure mine que moi actuellement. Et Landsbury qui crie, qui crie... Mais elle le fait exprès ou quoi ?! Faites qu'elle arrête de crier... C'est tout ce que je demande. S'il vous plait. Qu'elle arrête de hurler. Je n'arrive même pas à comprendre ce qu'elle dit. Quelque chose comme 'travaux d’intérêt général'. Bon, ce qui est sûr, c'est qu'on a été pris sur le fait en plein milieux de la fête hier soir. Ça fait déjà au moins une pièce du puzzle. Me reste plus qu'à trouver les 375 mille autre. Et ça, ça va pas être de la tarte. Beurk... Note à moi-même, pour mon propre bien et celui de mon entourage, ne pas penser à de la tarte ou à toute forme de nourriture. Vraiment.
Sans trop savoir comment ou pourquoi, je me retrouve affublée d'une horrible paire de gants en caoutchouc au colorie hésitant entre le jaune pétant et le vert dégueulasse – comprenez kaki – ainsi que d'une éponge et d'un seau. Je les fixe quelques instants sans savoir trop quoi faire avec. Ouh là là, je sens que mes neurones et moi allons être impressionnants aujourd'hui. Sérieux, j'ai l'impression que mon cerveau en dedans de mon crâne n'est plus qu'un vague truc lent ressemblant à du caramel – mou et collant – et que réfléchir est un peu comme nager dans une piscine remplie de cette délicieuse sucrerie – à savoir impossible (ah, oui, arrêter de parler de bouffe, c'est vrai). Du coup je ne sais pas trop quoi faire là maintenant tout de suite. Je n'ai qu'une envie : arrêter ce mal de tête. J'hésite entre m'allonger à même le sol pour dormir ou me taper la tête contre un mur, mais aucune de ces solution ne sera efficace, je pense, car j'aurai, au choix 1) mal au dos parce que le sol de la fac à l'air tout sauf confortable, et 2) encore plus mal à la tête avec un bleu au front en prime.
J'arrête de fixer les gants et tout le bordel pour me tourner vers mes compagnons d'infortune. Nous sommes plus nombreux que j'aurai pu le croire, et je dois avouer que je ne reconnais pas tout le monde parmi les élèves, même si la plupart des têtes me sont familières. Je cligne des yeux dans une tentative inutile pour me réveiller. Ça ne marche pas du tout. En même temps, même moi je n'y croyais pas trop. Je veux dire, en général, ce n'est pas en clignant des yeux qu'une gueule de bois disparaît, ça serait bien trop facile. J'observe les cambridgiens présents. Ils n'ont pas meilleure mine que moi, certains sont même dans un état pire que le mien, ce qui me pousse à me demander encore plus ce qu'il s'est passé hier. « Heu... Qu'est-ce qu'on fait ? J'ai pas trop compris ce que Landsbury a dit... On doit nettoyer quoi ? » je finis par demander sans trop hausser le ton – elle est déjà suffisant forte pour me casser les oreilles. Ma voix est rauque, ma bouche pâteuse, c'est insupportable.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Lun 2 Avr - 21:39

J'avais envisagé cette possibilité... Celle de se faire prendre. Vraiment. C'est pour ça que j'ai pris des précautions, que j'ai demandé des noms, que j'ai vérifié la majorité de tout le monde, que j'ai banni les appareils photos et autres téléphones. Tout ça pour quoi? Et bien pour qu'une idiote aille arpenter les rues de la ville, tombe sur Tara Dayris, lui raconte tout avec arrogance et que cette dernière dénonce la fête clandestine. Et pas à n'importe qui. A Trinity Landsbury. Perséphone en personne. Je suis certaine que si Dayris était venue en personne, j'aurais pu la convaincre de venir avec nous plutôt que de jouer les délatrices. Mais il a fallu que le sort s'acharne. Et nous voilà alignés en rang d'oignons contre un mur, plus proches du condamné à mort que de l'étudiant pris en faute. Il faut dire que Landsbury a été très inventive dans sa punition. Plutôt que de nous faire renvoyer, mettre un blâme sur notre dossier ou autre sanction administrativement terrifiante, mais qui n'aurait guère d'impact sur la bande de gosses de riches sacrément futés que nous sommes, elle nous convoque en pleine gueule de bois. Et elle prend soin de vociférer ses ordres de sa voix la plus tonitruante. Démon. Nous voilà donc tous avec un seau d'eau savonneuse, des éponges, des brosses et des gants en caoutchouc. Elle a au moins eu cette délicatesse.

Cela dit, vu la fragilité présente de mon estomac et les odeurs qui me parviennent avec une violence fort peu naturelle, je ne suis pas certaine de pouvoir remplir ma mission. Loin de mon enthousiasme habituelle et souffrant intérieurement le martyr - chacun de mes gestes alourdit mon corps et me procure une douleur sourde dans le ventre et la poitrine - je tâche tout de même de faire bonne figure. C'est tout de même un peu ma faute si on en est là. Enfin non en fait, absolument pas, mais j'ai accepté en organisant cette fête de m'en porter garante. J'ai essayé de prendre la responsabilité des évènements, mais la diablesse ne pas laissé être héroïque. Tant mieux au final, je n'aurais pas apprécié plus que ça de devoir récurer les toilettes de la fac toute seule. Mais bon, je pourrais me targuer d'un rien d'honneur. La voix de Heather me tire finalement de mes pensées vagabondes - malgré l'apathie de mon corps, mon cerveau continuer à tourner à mille à l'heure - et je redresse la tête avec autant de vivacité que possible. A savoir peu. Je jette un oeil au reste de l'assemblée, qui a bien mauvaise mine. Et l'air assez confus. Je prends donc les devants, estimant que mon rôle d'organisatrice motivée - mon dieu, je suis un GO façon Club Med - me poursuit jusque dans les tréfonds de la gueule de bois, je m'avance de quelques pas et m'adresse à la cantonade pour répondre à mi-voix « Votre mission, si vous l'acceptez - et même si vous ne l'acceptez pas en fait - est de nettoyer les toilettes du département d'arts. Ou nous nous trouvons actuellement. Et on aura le droit de partir qu'après l'inspection de Landsbury en fin de journée. On est dans la merde en sommes. Dans tous les sens du terme. Et je m'en excuse d'ailleurs. »

Je me dirige vers la droite - la direction dans laquelle pointait la sadique avant de partir - à pas lents, tâchant d'économiser ma force mentale et mon énergie pour la tâche à venir. Car mon estomac nauséeux va avoir beaucoup de mal à supporter la vue. Cette punition atteint un degré de perversité qui, j'en suis certaine, doit violer quelques articles de la Convention de Genève. Mais je marche bravement vers mon destin, ma cervelle encore embrumée prenant des tours on ne peut plus mélodramatique. La musique de Braveheart se joue dans ma tête, tandis que je m'avance fièrement en tenant ma brosse à chiottes et mon seau d'eau. Je me retourne et constate que le brave écossais était un tantinet plus suivi que moi « Je veux bien que ce soit un petit peu ma faute, même si c'est surtout la faute de cette petite cruche de L1 de droit, une blonde, Suzanne je crois, bref, je disais quoi? » Je reprends le fil de mon discours embrouillé et parviens à continuer « Ah oui, je suis navrée qu'on se soit fait pincer, mais je vais pas tout faire toute seule. » Faut pas pousser hein, Mel Gibson il avait toute une armée avec lui.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Mer 4 Avr - 11:34

Parfois on pense qu'on a un karma de merde. Parfois. Prenez... eh bien moi par exemple. Narcoleptique, dotée d'un sens de l'équilibre plus que douteux et affublée d'une chienne blasée et d'un écureuil hystérique. N'oublions pas ma grand-mère qui est, avouons-le, complètement folle. Hier il y avait une fête, organisée par Lia et de manière très officieuse et pas très légale. Fête où j'ai bu un punch douteux qui m'a fait faire des choses bizarres comme tenter d'étouffer le DJ et un concours de Air Guitar. Et m'endormir dans un coin après avoir ingurgité des litres d'eau parce que Lia s'inquiétait pour moi.

Je n'ai jamais aussi bien dormi de ma vie. Et me voilà fraîche et dispo alors que mes petits camarades traînent tous des têtes de zombie et ont l'air prêts à rendre le contenu de leur estomac à chaque instant. Certes notre situation est catastrophique, nettoyer les toilettes de la fac parce qu'à cause d'une saleté de membre du JCC (qu'ils aillent tous cramer en enfer !), Landsbury nous a surpris (enfin moi je dormais donc je ne raconte que ce qu'on m'a rapporté) et collé comme punition ledit nettoyage desdits toilettes. Horrible. Eh bien vous savez quoi ? Le fait d'être sûrement la seule personne à être sobre et en forme me donne une pêche du feu de dieu et me donne à penser que ma situation n'est pas si merdique que ça ! Eh on ne peut pas avoir un karma pourri en permanence à moins d'être un tueur sans foi ni loi, il faut bien que des fois la chance vienne à moi !

J'enfile mes gants d'un jaune poussin assez déconcertant, attrape seau et éponge et me dirige d'un pas tranquille vers Lia.

"Bon beeeen... au boulot non ? Plus vite on en aura fini, plus vite on pourra prendre une douche à la Javel et vous pourrez cuver dans un coin pendant que j'essayerais de commettre un attentat au JCC", je déclare d'un ton joyeux. "On a qu'à prendre une cabine chacun, ça ira plus vite comme ça."

Lia Logan hyperactive de son état me semble bien moins active que moi pour le coup. Je la comprends. C'est immonde. Et je n'ose pas imaginer ce que ça donnerait si j'avais bu autre chose qu'un seul verre de punch.

"Ah au fait, si quelqu'un connaît le nom de la personne qui a corsé le punch... j'hésite franchement entre la remercier ou la faire périr par noyade là-dedans", j'ajoute en montrant les toilettes.

Au boulot non ? C'est bien ce que j'ai dit ? J'attrape courageusement mon seau, ma brosse et ma bouteille d'eau de Javel et ouvre une cabine. DEGUEULASSE ! Bon si je m'en sors ce sera une mort par noyade !!!!!
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Sam 7 Avr - 18:41

« middle of adventure, such a perfect place to start, i'm going back to 505, if its a 7 hour flight or a 45 minute drive, in my imagination you're waiting lying on your side, with your hands between your thighs » Je balance ma main, à la recherche de mon téléphone. Je m’amène devant mes yeux, encore clos. Il est trop tôt, je le sens bien. Malgré tout, je fais l’effort de les ouvrir pour lire un message de Basile, qui me donne rdv 30 min plus tard. J’hausse un sourcil. Il est 7h et il croit que je vais le retrouver dans 30 min. Deux minutes plus tard, je reçois un autre message, d’Heather, cette fois-ci qui me demande pourquoi elle doit me rejoindre aussi tôt. Je n’ai aucuns souvenirs de la soirée d’hier et j’ai l’impression que j’ai envoyé des textos à tout le monde. J’ai peur de savoir ce que je leur ai dit et surtout pourquoi je dois me lever maintenant. Je balance mon oreiller à travers ma chambre et me lève difficilement. Je file directement sous la douche, qui me fait un bien et un mal fou. Je sors plus réveillé qu’avant mais j’avance toujours difficilement. Je n’arrive pas à déterminer qui a finit la bouteille de Téquila et ce que j’ai bu après ce concours débile auquel Kin m’a forcé à participer. Il faut vraiment que j’apprenne à refuser. Je prépare deux thermos de café et avale une aspirine. Je mets le reste de la boite dans mon sac, on ne sait jamais. J’attrape un paquet de gâteau que je grignote le temps d’arriver à la Fac. Je retrouve tout le monde et personne n’a vraiment l’air de se rappeler pourquoi on est là aussi tôt, un dimanche matin. Quand Landsbury arrive, je crains le pire. Cette femme est un tyran. Je ne l’ai pas en cours mais je suis sûr que toutes les rumeurs sur elle sont vraies. Nous nous retrouvons dans une pièce avec beaucoup de monde. Je ne connais pas toutes les têtes mais j’ai de vagues souvenirs de certaines d’entre elles. Je me concentre sur ce qu’elle dit avec difficulté. Hier soir, ça s’est très mal finit et nous avons été découvert. Je grimace, quand je vois Landsbury se moquer de nous. J’ai l’impression que nous allons passer une dimanche horrible. Elle continue de crier et je remarque de nombreux seaux et balai derrière elle. J’hausse un sourcil interrogateur. Qu’est-ce qu’elle nous a préparé ? J’ai vraiment hâte qu’elle finisse son speech pour pouvoir enfin boire mon café. J’ai tellement peur de le sortir devant elle et qu’elle me le confisque. J’ai enfin la réponse à mes questions quand elle nous explique que nous allons devoir nettoyer la pagaille que nous avons mise hier soir. Cette femme est vraiment horrible et je déteste la personne qui nous a dénoncés. Je me retrouve tout à coup avec un seau, une éponge et de la javel dans les mains et je suis le groupe, comme un zombie. Je n’ai vraiment pas la tête à réfléchir. Les autres non plus, puisqu’Heather est incapable de savoir ce qu’on doit faire. Je regarde les objets qui encombrent mes mains. Je ne m’étais aps engagé là-dedans en venant hier soir. Enfin, je savais qu’il y avait des risques. Une fête clandestine dans la fac, là même ou le JCC règne, ne pouvait pas bien se terminer. Lia explique à la cantonade, le but de cette journée. J’ai bien l’impression qu’on la maudit en ce moment-même. C’est drôle de voir comment les gens adorent ceux qui organisent de super fêtes mais dès qu’il s’agit de faire face à ses responsabilités, les gens blâment toujours les organisateurs. Comme si on les avait obligés à venir hier soir. Moon, que je n’avais pas remarqué jusque là, et il ne fallait pas qu’elle me voit ou que je lui parle, sinon on allait perdre un soldat dans la bataille, nous fait part d’un plan d’action. Une cabine chacun ? D’accord. Je m’éloigne le plus possible, mais avant je lance une annonce à cette équipe de nettoyage improvisée. « Ceux qui veulent du café ou des aspirines, j’en ai ! » J’ouvre la porte de la cabine que je me suis appropriée, en me demandant comment on peut être aussi irrespectueux. Je grimace et les gâteaux que j’ai mangés précédemment ont l’air de faire le grand huit dans mon ventre. Ce n’était pas une si bonne idée de manger ou boire finalement. Il ne faut absolument pas que je sois malade sinon, on n’y arrivera jamais. Je sors de la cabine, balance toute la javelle que j’ai dans mon seau, rajoute de l’eau et plonge m’éponge dedans. A l’attaque !


Dernière édition par Timothy E. Scott le Jeu 17 Mai - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Sam 14 Avr - 16:28

« Votre mission, si vous l'acceptez - et même si vous ne l'acceptez pas en fait - est de nettoyer les toilettes du département d'arts. Ou nous nous trouvons actuellement. Et on aura le droit de partir qu'après l'inspection de Landsbury en fin de journée. On est dans la merde en sommes. Dans tous les sens du terme. Et je m'en excuse d'ailleurs. » Le temps que l'information parvienne à mon cerveau, Lia s'est déjà tournée vers ce que j'ai décidé de renommer 'l'Enfer sur Terre', à savoir les toilettes sales que nous devons nettoyer maintenant tout de suite. J'hésite un petit moment. Si c'était mon genre, je sortirais la vieille excuse du 'c'est toi qui nous a mis dans cette merde, débrouille-toi'. Mais je sais bien que ce n'est pas vrai, que cet argument est tout sauf valable. J'étais consciente des risques en me rendant à la Secret Party de la jeune femme, je savais que ça pouvait arriver, j'assume. Alors avec un grand soupire et un grognement de profond dégout, je les suis vaillamment, elle, Moon et Timothy, dans les toilettes de l'horreur. Je m'engouffre dans une cabine et manque de tourner de l'oeil. Oh mon Dieu, je ne me sens pas bien... Mais pourquooooooooooi ???? Landsburry, je te hais ! Quand à cette fille qui nous a balancé, là, qui qu'elle soit, j'espère qu'elle recevra la punition qu'elle mérite ! Qui c'est, d'ailleurs, cette Suzanne ? Cette débile profonde qui a osé nous dénoncer ? Rhaa mais quelle imbécile alors !
Je ne suis pas anti-JCC. En fait, dans l'immédiat, je me fous complètement de ce groupe, cette organisation, appelez ça comme vous voulez. Du moment qu'ils m'oublient, qu'ils se contentent de me mettre quelque part au milieu de leur liste sans chercher plus loin, moi ça me va. Évidemment, je trouve cette idée de vouloir absolument atteindre la perfection légèrement utopique et stupide mais ils ne me gênent pas plus que ça, puisqu'ils ne m'embêtent pas. Je me suis rendu à la fête seulement pour soutenir Lia dans son entreprise. Est-ce que ça va changer quelque chose maintenant ? Est-ce que je vais me retrouver en bas du classement ? J'imagine que oui. Même si je ne serais sûrement pas au fin fond parce que certains, comme les frères Stylinson par exemple, sont imbattables, mais je ne serais sûrement plus cette petite étudiante lambda qui se contente de ne pas se faire remarquer. Ou peut-être que si. Oh, je ne sais pas, ça me fatigue d'y penser.
« Ceux qui veulent du café ou des aspirines, j’en ai ! » Oh, Timmy, mais quel ange ce garçon. Sauf que je déteste prendre des médocs, mes parents m'ont toujours appris à en utiliser que quand c'est réellement nécessaire, et je crois de plus qu'actuellement, je ne peux pas avaler quoi que ce soit, pas même du café. « Pas pour le moment chouquette, mais c'est adorable d'y avoir pensé ! » je réponds en passant la tête par la porte de ses toilettes avant de revenir dans les miens. Je me demande même si boire de l'eau ne serait pas synonyme de ma mort. Bon, ok, je fais un peu ma Drama Queen, c'est clair, mais comprenez-moi. Je souffre. Beaucoup. J'ai mal à la tête, au cœur, aux temps, tellement que ça se répercute dans ma mâchoire quand je mâche.
Je prends une grande inspiration. Il ne me faut pas longtemps pour réaliser que c'est une très mauvaise idée, mais genre l'une des pires que j'ai jamais eu de ma vie. Prise de haut de cœur, je ferme les yeux et prends la décision de ne plus respirer que par la bouche. Je commence à frotter mollement le carrelage, sans grande conviction, à peine consciente de mes gestes, ce qui me pousse à me demander à nouveau ce qu'il pouvait bien y avoir dans cette fichue boisson, quand la phrase prononcée par Moon un peu plus tôt m'interpelle. « Est-ce que quelqu'un se souvient de la soirée ? Moon, c'est quoi cette histoire de punch corsé ? » je lance à la cantonade, regrettant immédiatement d'avoir haussé le ton. « Aïe... Désolée... » je murmure, plus mal en point que jamais.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Dim 15 Avr - 0:18

La victoire est vraiment un sentiment enivrant. Je n'ai jamais eu aucun doute à ce sujet et je m'en délecte avec plaisir. Mon souhait le plus cher - faire payer ces abrutis d'avoir organisé cette soirée clandestine au sein même des locaux du JCC - a été exaucé. Je suis donc décidée à les voir transformer en Cendrillons des temps modernes. Rien de tel que des ingrédients de base comme des récurages de toilettes immondes, lavements d'un sol enduit de matières visqueuses pour mettre de bonne humeur. On accompagne le tout d'une gueule de bois monumentale pour compléter le tableau idyllique. Un sourire aux lèvres, je me dirige donc vers la faculté et plus précisément vers l'endroit où commençait les besognes gratifiantes des joyeux lurons. Landsburry avait fait un travail remarquable et m'avait personnellement mise au courant de la façon dont elle allait leur faire payer le goût de la liberté. Je me rends donc sur les lieux pour observer par moi-même ces fêtards stupides en pleine action. Je ne doute d'ailleurs pas un instant qu'en guise d'introduction de cette magnifique journée, ils ont été mis en rang d'oignons et affublés de gants en caoutchouc ridicules en n'ayant aucune conscience de ce qui leur arrivait. Quel dommage d'avoir raté les instructions du commandant Landsburry qui braillait sur ses sous fifres. ce sera pour une prochaine fois. Cependant, pour l'occasion, j'aurais sorti l'appareil photo et les moqueries n'auraient pas manqué au sein du JCC. Après tout, le ridicule ne tue pas...

Une fois dans le bâtiment, j'avance d'une démarche déterminée et ne cherche pas à me faire oublier. Il ne manquerait plus que je me transforme en souris ! J'entends alors quelques jacassements de plusieurs voix rauques. La soirée épique à l'initiative de cette Lia Logan a bien fait son effet dans tous les sens du terme. Ils semblent complètement absorbés par leurs vaines tentatives de comprendre le pourquoi du comment de leur situation pathétique. Je suis bien tentée d'en rire mais je me retiens. « Est-ce que quelqu'un se souvient de la soirée ? Moon, c'est quoi cette histoire de punch corsé ? » Je saisis cette occasion de faire mon entrée en scène et débarque au beau milieu des apprentis ménagères du dimanche. Un sourire moqueur se loge immédiatement aux coins de mes lèvres. Ils se tournent vaguement vers moi en me voyant. Le fantôme de Landsburry hante encore leurs esprits embrumés... « Je m'en souviens parfaitement ! Quand Landsburry a été le bouquet final de votre beuverie, vous aviez des tronches inoubliables - comme maintenant aussi d'ailleurs. » Pendant une seconde, aucune réaction vive. Merci l'alcool de faire encore son effet sur les fêtards ratés. J'en profite pour rajouter une couche. « Les couleurs des gants sont vraiment géniales ! »
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Dim 15 Avr - 10:32

A la vue des toilettes, je posai ma main gantée sur ma bouche. Ahah.
Trois options s’’imposaient à moi. La première qui consistait à dégobiller dans la cuvette qui s’offrait à moi avant de la nettoyer – cela valait toujours mieux que de le faire une fois que le tout propre, et autant dire que je n’éprouverais aucune gène. Seconde option, s’enfuir en courant au risque de se faire virer de Cambridge une bonne fois pour toute, de me ramasser en beauté dans le couloir parce que je suis incapable d’aligner deux pas sans chanceler à cause de mon mal de crâne puissance vingt, et d’abandonner tout le monde. Et enfin la dernière option, ravaler ma bile et mettre mes mains en plein dans la punition collective, attendre d’être chez moi pour succomber aux effets désastreux d’une soirée alcoolisée et me terrer dans mon lit jusqu’à ce que je me sente suffisamment en forme pour affronter du regard la lumière sans avoir un concerto privé de batterie en plein mes oreilles.
Bref. Autant dire que le choix était restreint.
Autour de moi, les autres parlaient. D’une voix lente et tout en chuchotement, mais ils réussissaient à articuler des mots. J’étais incapable d’écouter ce qu’ils disaient, ni même à construire des phrases pour réagir à leurs paroles. J’étais dans un état de confusion extrême, à un tel point que j’en arrivais bientôt au stade où même mes mains ne savaient plus quelles informations interprétées – nettoyer ? Se préparer à vomir dans les toilettes ? Je soupirai, puis fit un rapide inventaire des choses évidentes aux choses plus complexes dans mon esprit, comme si cela allait m’aider à y voir plus clair.
Je m’appelle Heaven Emile Leah Tennessee-Westfield. J’ai vingt ans. Je suis née à Oxford. Mes parents me détestent. Je suis partie deux ans aux Etats-Unis. Mon meilleur ami est mort. Je suis revenue. Mon père m’a fait entrer à Cambridge malgré sa haine envers moi. Je suis en criminologie. J’étais à une fête hier soir. On s’est fait prendre. On doit faire un travail d’intérêt général…
Bon. Visiblement, la méthode de Katniss Everdeen dans Mocking Jay ne marchait pas. Les livres, tous les mêmes ! Les auteurs racontent n’importe quoi, et on se retrouve là comme des imbéciles à faire comme les personnages pour finalement en arriver à la conclusion que cela ne sert à rien, parce que la plus grosse différence qu’il y a entre eux et nous, c’est qu’ils vivent dans une fiction et que nous sommes confrontés à la triste réalité.
En rentrant à l’appartement, je jetterais tous mes livres.
« Est-ce que quelqu'un se souvient de la soirée ? Moon, c'est quoi cette histoire de punch corsé ? »
Ma meilleure amie me tira de mes rêveries – enfin, façon de parler – puis je fronçai les sourcils à ce qu’elle venait de demander.
Une chose à la fois. Mon cerveau avait mal, mon estomac menaçait de tout renvoyer et mes narines étaient littéralement en feu à cause de l’infection des toilettes. J’avais le droit d’être lente aujourd’hui.
Alors que je me préparais à répondre que je n’avais aucun souvenir de la soirée – disons que j’avais besoin de me souvenir dans quel sens se mettait les mots dans une phrase pour qu’elle soit cohérente – qu’une blondie fit son apparition. Je la détaillai du regard.
« Je m'en souviens parfaitement ! Quand Landsburry a été le bouquet final de votre beuverie, vous aviez des tronches inoubliables - comme maintenant aussi d'ailleurs. »
Connasse.
Mon esprit est peut-être assez primaire, mais il résume bien l’essentiel.
« Les couleurs des gants sont vraiment géniales ! »
Connasse².
Mon cerveau protesta quand un flop de paroles assassines me vint à l’esprit. Je secouai légèrement la tête, puis adressa un sourire hypocrite à la blondasse. Je ne la connaissais pas. Mais j’en avais suffisamment entendu pour saisir le genre de personnage que c’était – et ce, même avec la gueule de bois du siècle.
« Tu veux que je te dégobille dessus peut-être ? Je suis persuadée que je peux te repeindre de cette même couleur trop géniale ! »
Bon. Niveau sixième. Je ne pouvais pas faire dans le complexe.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Dim 15 Avr - 15:03

J'aurais pu y échapper. J'en suis persuadée. D'ailleurs j'y ai échappé. Au bout de trois verres j'étais partie, laissant mon adorable petit Tim et mes non moins autres adorables condisciples boire comme des trous. Après avoir vécue la pire gueule de bois de ma vie pendant ma petite escapade, j'ai appris à être prudente. Aussi j'ai préféré filer avant d'être trop éméchée pour le faire. Ma voiture m'attendait, mon chauffeur également. Brave papa qui tient à me protéger. Je suis presque certaine qu'il a fait pirater mon téléphone pour pouvoir me suivre à la trace. C'est un psychopathe. Donc après avoir récupéré manteau, carte d'identité et portable je suis donc rentrée chez moi pour dormir, seule au cas-où ça vous intéresserait. Pourtant mon aventure ne s'arrête pas là. Oh que non. Croyez-le ou non mais je suis quelqu'un dont le sens de l'honneur est suffisamment développé. J'ai appris quelques heures après mon réveil la fâcheuse situation dans laquelle mes condisciples sont (et dans laquelle j'aurais été si je n'avais pas su me montrer raisonnable).

Un jean, une chemise appartenant à Rowan et les Doc Martens achetées cet été et je file à Cambridge avec un thermos de café et mon sac rempli d'aspirine et d'anti-vomitif. Oh je sais très bien dans quel état ils vont tous être. J'ai participé à la fête, j'assume. Et même si je me suis échappée à temps, je ne vais pas les abandonner. Je débarque juste derrière Tara Dayris et la laisse déclamer son petit laïus, bras croisés, sourcils froncés. Et si je lui enfonçais la tête dans les toilettes ? Je serais renvoyée mais qu'importe, j'ai pris de très mauvaises habitudes au Texas, comme de boire, me faire tatouer et apprécier les rixes entre motards. Je me racle la gorge pour la faire se retourner.

"Hors de mon chemin Dayris ou je te noie dans les commodités. Je ne sais pas ce qui me retient de t'étrangler. Ah oui c'est vrai, c'est illégal. Dommage. Maintenant vas-t-en, les autres Cendrillons et moi on va attendre nos princes charmants respectifs pendant que toi la vilaine soeur tu vas aller te gausser là où l'air est plus respirable."

Je la bouscule légèrement et rejoins mes compatriotes.

"Je n'allais pas vous abandonner mes chéris"
, je reprends d'un ton joyeux. "Qui veut un anti-vomitif ? Ah et passez moi des gants, il paraît que le jaune c'est tendance !"

J'attrape une brosse, de la javel, passe les gants et entre dans une cabine tout en lâchant une flopée de jurons à faire pâlir un motard.

"BORDEL DE P*TAIN DE M*RDE ! DAYRIS J'ESPERE QUE TU ES PARTIE PARCE QUE SINON JE VAIS TE TUER !"

C'est immonde. C'est absolument et totalement immonde. Je vais brûler mes fringues en rentrant. Je m'en fiche ce n'est QUE la chemise de Rowan. D'ailleurs tant mieux. Ce salaud ne mérite même pas que je me préoccupe de lui. Mais POURQUOI ai-je toujours cette chemise ?! Pour nettoyer les commodités, oui voilà, excellente excuse. De rage, je vide la moitié de la bouteille de javel dans la cuvette et frotte avec énergie. Nom d'un chien, comme je suis contente d'être sobre. L'odeur est abominable. Je vais tuer Dayris. Et puis réduire le JCC à l'état de cendres. Je suis sûre que je peux trouver la composition pour fabriquer une bombe sur internet. Et j'irais me réfugier à Cuba une fois mon forfait accompli. Ou mieux, à Hong-Kong.

"Mesdames et Messieurs, quand cette horrible épreuve sera passée et que vous aurez retrouvé un semblant de sobriété, qu'on aura retrouvé notre fierté et un semblant d'hygiène corporelle correcte, je crois qu'il faudra qu'on se charge de rendre la monnaie de sa pièce à cette horrible petite blonde sans aucune classe."

C'est vrai. Même les mains dans la saleté, affublée de gants jaunes et habillée comme pour partir au combat, j'ai plus de distinction qu'elle n'en aura jamais. C'est en me concentrant sur cette pensée que je fais vaillamment mon devoir. Est ce que je regrette d'être venue alors que j'aurais pu clairement y échapper ? Non. Ce sont mes amis après tout. Ah je vous jure, c'est terrible d'être aussi sentimentale.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Dim 15 Avr - 16:00

Mauvaise nuit, mauvais plan, les cours du dimanche sont d’habitude mes préférés. Si je ne sais pas vraiment ou j’en suis, je sais qu’il me reste la danse pour évacuer le stress des exams qui arrivent à grand pas, alors qu’il m’a fallu rattraper la moitié de l’année. Je soupire, l’avantage aujourd’hui c’est qu’il fait assez beau. J’enfile mes lunettes de soleil et parcours le parc en solitaire. La solitude est un choix actuel qui me pèse plus que je ne le pensais. Je passe mon temps libre à tenter de me retrouver sans y parvenir. Certes il n’y a plus la pression de toujours avoir à se montrer parfait pour les autres quand on sait pertinemment que le modèle est ébranlé, mais j’ai la sensation de ne plus avoir de but concret si ce n’est obtenir une licence et foutre le camp d’ici sans perspectives d’avenir. Avec le JCC, je me battais pour des idéaux, j’étais fier de faire partie de cette fac, de cette élite, aujourd’hui outre l’architecture, je pourrais aussi bien me trouver à Reims. Penser ainsi est sans doute injuste pour tous ceux qui rêvent d’intégrer une fac d’exception, mais la vérité c’est qu’on s’habitue à tout, et surtout aux privilèges. Le vent tournera sans doute, j’ai toujours été quelqu’un de battant. La fin de l’année approche et c’est sans doute la nostalgie qui parle. Je pénètre à l’intérieur d’un bâtiment et entends des éclats de voix un peu plus loin. J’avance et crois reconnaître une voix moqueuse qui n’appartient qu’à Tara Dayris. Le JCC a bien changé. Je m’avance un peu vers eux tandis que Dayris fait son speech, prenant sans doute un malin plaisir à admirer le résultat. « Je m'en souviens parfaitement ! Quand Landsburry a été le bouquet final de votre beuverie, vous aviez des tronches inoubliables - comme maintenant aussi d'ailleurs. » Elle fanfaronne d’ailleurs parmi eux ajoutant d’une voix fluette. « Les couleurs des gants sont vraiment géniales ! » Le JCC finit par ressembler à la brigade inquisitoriale, et je n’ai même pas le temps d’intervenir que les autres se rebellent déjà. « Tu veux que je te dégobille dessus peut-être ? Je suis persuadée que je peux te repeindre de cette même couleur trop géniale ! »

Kin arrive et bouscule, Tara en pestant. J’en profite pour apostropher la blonde agacé. « Dayris je peux te parler une minute ? » Je ne fais peut être plus partie du JCC, mais il s’avère que je l’ai fondé à la base et que ce n’est pas vraiment sur la bassesse qu’il a été conçu. « Tes remarques sont déplacées et ne font pas vraiment honneur à ta verve habituelle, qui plus est, je ne pense pas que tu rends service au JCC en vous présentant comme un groupe d’emmerdeurs qui viennent fanfaronner après avoir vraisemblablement cafté à l’administration qu’une fête se donnait au sein de l’université. Tu as fait ton travail, c’est bien, personne n’a fait d’overdose, maintenant si tu veux vraiment te rendre utile, prends des gants et va les aider. » Je hausse les épaules, Tara sait très bien que je n’ai rien contre elle, mais j’’espère lui faire réaliser qu’elle fait un peu de zèle sur ce coup, le JCC a assez à faire avec les étudiants qui ne respectent pas l’université, et n’a aucunement besoin de s’occuper de ceux qui payent déjà pour leurs fautes. « Quoi que je ne te conseille pas, je risquerai de devoir te sortir la tête de la cuvette si je prenais le risque de te laisser avec eux après un tel commentaire. Je ne fais peut être plus partie du JCC, mais je peux au moins éviter un scandale, allez viens. » Je lui fais un signe de tête pour l’inviter à me suivre, ailleurs.
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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Lun 16 Avr - 0:21

Une réplique cinglante et hop les réactions ne tardent pas à venir. « Tu veux que je te dégobille dessus peut-être ? Je suis persuadée que je peux te repeindre de cette même couleur trop géniale ! » Les tensions s'échauffent tout à coup et les gueules de bois sont tout à coup oubliés. Je leur ai fait l'honneur d'être bien plus efficace qu'un paquet d'aspirines. "Hors de mon chemin Dayris ou je te noie dans les commodités. Je ne sais pas ce qui me retient de t'étrangler. Ah oui c'est vrai, c'est illégal. Dommage. Maintenant vas-t-en, les autres Cendrillons et moi on va attendre nos princes charmants respectifs pendant que toi la vilaine soeur tu vas aller te gausser là où l'air est plus respirable." Personne ne s'en rend compte évidemment puisque le ton monte crescendo. "BORDEL DE P*TAIN DE M*RDE ! DAYRIS J'ESPERE QUE TU ES PARTIE PARCE QUE SINON JE VAIS TE TUER !" Mon sourire moqueur s'efface pour laisser place à un certain agacement mais je les écoute sans dire un mot. J'ai cherché la provocation mais il n'est évidemment pas question d'y répondre. Je sais parfaitement que je me comporte comme une gamine puérile mais je souhaite profiter encore quelques instants de cette victoire éphémère. La réputation du JCC en prend un coup. Cependant, j'admets que je suis bien difficile à gérer quand une situation échappe à mon contrôle comme elle s'est produite avec cette soirée clandestine. Tout simplement, ma fierté a été touchée. Je ne les porte évidemment pas dans mon coeur d'avoir agi aussi stupidement. Après tout, qui n'aurait pas réagi de cette façon en apprenant que les locaux où l'on passait tous les jours étaient saccagés par des fêtards clandestins?

Lysander se détache alors du lot en ne braillant pas comme une mitraillette. « Dayris je peux te parler une minute ? » Je le connais un minimum du fait de son ancienne appartenance au JCC. « Tes remarques sont déplacées et ne font pas vraiment honneur à ta verve habituelle, qui plus est, je ne pense pas que tu rends service au JCC en vous présentant comme un groupe d’emmerdeurs qui viennent fanfaronner après avoir vraisemblablement cafté à l’administration qu’une fête se donnait au sein de l’université. Tu as fait ton travail, c’est bien, personne n’a fait d’overdose, maintenant si tu veux vraiment te rendre utile, prends des gants et va les aider. » O miracle, son monologue n'a pas été interrompu par de nouvelles paroles sans intérêt ! Je soupire et tente de me calmer. Comme si je ne savais pas que la réputation du JCC n'était plus au beau fixe pour les gens de cette soirée ! D'accord, je suis blonde... Et surtout pour les ordres, merci je m'en passerais. Je n'ai besoin de personne pour me dicter ma conduite. Bref, je me tais intérieurement sinon j'allais exploser et sortir des conneries. « Quoi que je ne te conseille pas, je risquerai de devoir te sortir la tête de la cuvette si je prenais le risque de te laisser avec eux après un tel commentaire. Je ne fais peut être plus partie du JCC, mais je peux au moins éviter un scandale, allez viens. » C'est plus fort que moi, je lève les yeux au ciel. Oui, on me prend vraiment pour une idiote. « Verve habituelle ou pas, j'ai quand même le droit de placer deux répliques cinglantes même si elles emmerdent le monde. De toute façon, j'avais fini mon spectacle vu que oui, je tiens à ma tête même si elle ne plaît pas dans le coin. » Je lance une pique et hop c'est irrémédiable, le discours est rompu... Ils ne connaissent pas mes disputes incessantes avec Oliver où c'est le jeu continuel de celui qui lancera l'ultime phrase cinglante. Bref je suis Lysander en grande partie parce qu'il est un ancien membre du JCC. Cependant, s'il commence à jouer la carte de la moralité, je passerais mon chemin. Dans tous les cas, c'est plus qu'agréable de ne plus supporter le coeur de l'odeur de ces toilettes immondes. Je lui fais alors face « Tu me croyais vraiment capable de déclencher un scandale aussi stupide ?»

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MessageSujet: Re: TOO MANY SHOTS    Mar 1 Mai - 16:23

Finalement, encouragés par la prise de décision de Moon, mes petits camarades me suivent jusque dans notre prison. Nous affrontons notre punition avec courage et honneur. Enfin, disons qu'on fait ce qu'on peut, mais je suis fière de voir que mes compagnons d'infortune ont bien la bravoure de la farouche bande d'écossais. Nul doute que nous lutterons contre l'envahisseur et que nous saurons faire face. Timothy, aussi adorable et attentionné propose café et aspirines mais je ne peux que grimacer et suivre Heather pour le coup « Ce sera non pour moi aussi sucre d'orge, je ne suis pas certaine de pouvoir avaler quoique ce soit sans le renvoyer aussi sec. Et désolée pour l'image. » Pas sûr que parler de mon envie de vomir motive franchement les troupes. Grands Dieux, je ne suis pas certaine de survivre à ça. Mais bon, je me dois de remplir ma mission. Honneur, devoir, intégrité tout ça. Je tâche de me convaincre et récure la cuvette avec la brosse, sans grande conviction et avec la vigueur d'un escargot sous morphine. Si je frotte plus doucement, je crois que je m'arrête. J'essaie de gagner de l'entrain, mais les odeurs, plus le mouvement, ça commence à faire beaucoup. Diable, je n'ai pourtant pas tellement bu, comment se fait-il que je sois dans un état pareil? Je grimace et entends alors la voix d'Heather résonner dans la salle d'eau. « Est-ce que quelqu'un se souvient de la soirée ? Moon, c'est quoi cette histoire de punch corsé ? » Du punch corsé? De quoi? Je me redresse vivement et passe la tête par la porte de la cabine des toilettes, juste à temps pour voir cette saleté de Tara Dayris faire son entrée tapageuse.

« Je m'en souviens parfaitement ! Quand Landsburry a été le bouquet final de votre beuverie, vous aviez des tronches inoubliables - comme maintenant aussi d'ailleurs. » Je grogne tel un ours mal léché, l'observant d'un regard mauvais. Quelle se taise. Ou je ne réponds plus de moi. « Les couleurs des gants sont vraiment géniales ! » Je vais m'énerver. Je commence à brandir ma brosse à chiottes dans sa direction, manquant de l'éclabousser d'eau sale. Dommage. J'aurais adoré tâcher sa jolie tenue. Mais Emile me coupe l'herbe sous le pied question répartie « Tu veux que je te dégobille dessus peut-être ? Je suis persuadée que je peux te repeindre de cette même couleur trop géniale ! » Un peu basique mais efficace. Surtout que ce ne sont pas des menaces en l'air, elle pourrait tout à fait lui vomir dessus, vu l'état dans lequel nous sommes.

Fort heureusement, les dieux sont encore un peu de notre côté et l'arrive triomphale de Kin, véritable héroïne guerrière digne de Mulan cloue le bec de la pimbêche, qui tourne les talons et se fait alpaguer par Murray sur le pas de la porte. Celui-là aussi, il ne paie rien pour attendre, j'en fais une affaire personnelle. Mes neurones sont fatigués mais encore actifs et je sais qu'il n'est pas innocent dans tout ce bordel. Le monologue vengeur de Kin m'arrache un sourire et je rétorque « Plutôt deux fois qu'une chérie, mais on y réfléchira plus tard, là je veux juste en finir et rentrer chez moi. Je prendrais bien l'anti-vomitif par contre. » Je prends le précieux médicament, que j'avale avec difficulté puis retourne à notre tâche ingrate.

***


Voilà. Propre comme un sou neuf. Une nouvelle fois, Landsbury nous a aligné dans le couloir, après avoir fait une inspection minutieuse des lieux. J'ai bien cru qu'elle allait nous refaire récurer les lavabos. Mais elle est satisfaite et nous avons appris notre leçon. Tout le monde est content. Nous sommes libres. Enfin, nous nous traînons comme des miséreux jusqu'à la sortie, abattus, épuisés et malades mais libres. C'est tout ce qui compte après tout. « Je vous proposerai bien de fêter la fin de notre calvaire avec une bouteille de champagne, mais ce sera pour une autre fois mes amours. Rentrez bien et ne vous en faites pas, on trouvera quoi faire pour s'occuper de Dayris ! » Foi de Logan, elle nous le paiera !
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