WORST PARTY EVER

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MessageSujet: WORST PARTY EVER    Dim 1 Avr - 2:19


INTRIGUE OXFORD
are you ready for the worst party ever ?!

Chers Oxfordiens, c’est avec tristesse et frustration que nous vous annonçons que le Carling va fermer ses portes pour une durée d’une semaine à quinze jours. Effectivement le bar prévoit de refaire intégralement sa déco et a donc besoin d’un peu de temps pour faire peau neuve. C’est donc infiniment dépitée que la population Oxfordienne va se diriger en masse vers le King’s arms qui offre à peu près les même services et qui tente (sans y parvenir) d’égaler notre bar préféré. Cela étant ce n’est pas du goût des TroubleMakers qui veulent donner une petite leçon au bar plagieur pour le premier avril. La soirée risque d’être mémorable et nous vous invitons à venir apprécier le résultat bien que vous n’aurez malheureusement pas droit a votre bien aimé concert de Jumping Cucumbers, ceux-ci s’étant fait injustement chasser de la scène du King’s arms pour manque de standing imminent.

NB : Les troublemakers on prévenu qu’ils interviendraient, mais vos persos qui veulent sans doute profiter du spectacle, ne doivent pas s’attendre au fait que les bouteilles d’alcool blanc seront par exemple vidées et remplies de nouveau avec du vinaigre blanc, et le martini remplacé par du viandox. (sans oublier l’indémodable laxatif) La fête partira progressivement en cacahuètes et les interventions du sergent pepper, vous aiguilleront quant aux détails pendant la progression de l’intrigue.


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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 7 Avr - 19:33

Une robe, des talons, je passe une main dans mes cheveux pour les ébouriffer un peu. J’avale rapidement les nouilles chinoises que j’ai achetées 1h avant. Je file à la salle de bain, pour me brosser les dents, je me parfume et ajuste mon maquillage. Je suis prête pour aller voir ce nouveau bar qui remplace le Carling, le temps d’une semaine ou plus. Je laisse un mot à Gemma pour lui dire où je vais et lui proposer de me rejoindre là-bas.
Ca fait une heure que je suis arrivée. L’ambiance est la même, ou presque. Les serveurs se ressemblent tous, enfin Gemma n’y travaille pas et Dénys ne se trouve pas derrière le comptoir. On pourrait vraiment se croire au Carling mais il manque un truc, ça se voit. Malgré tout, les clients, les mêmes qu’au Carling, sont tous présents au rdv. Il faut bien trouver un nouvel endroit pour faire la fête pendant les travaux de rénovation du Carling. Ils choisissent vraiment leur semaine. Je bois une gorgée de ma bière. Je n’avais pas vraiment envie d’essayer leurs cocktails, apparemment tout aussi semblables qu’au Carling. Il y a du monde ce soir. Les TMs sont de retour et ils ont prévu quelque chose. J'ai vraiment hâte de savoir ce qu'ils ont préparé et en même temps, je redoute ce moment. Heureusement que c'est vendredi soir et qu'on a le week-end devant nous. Je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi on tient tant à assister au spectacle qu’on va regretter un bon moment de notre vie. Je bois une nouvelle gorgée et reste bien assise à ma place. Je ne partirai pas. Et oui, je suis suicidaire. Je n'avais pas envie de passer ma soirée devant la télé ou à travailler. Je veux faire la fête, boire et peut-être passer une bonne nuit avec un étranger ou une étrangère. J’espère que je ne vais pas passer la soirée seule malgré le monde. Pour l'instant, personne ne m'a tapé dans l'oeil. Je remarque au loin DS, qui a déjà beaucoup de verre devant elle. Je devrais aller la voir mais j’aperçois Gemma qui vient d’entrer. Je quitte ma place et me plante devant elle. « Gemmaaa ! Je suis contente que tu sois là. Chandler te rejoint plus tard ? C’est vraiment dommage qu’il ne puisse pas chanter. » Je finis ma bière et l’entraine ver le bar. « Tu veux quoi ? Je n’ai pas osé commander un de leur cocktail, même s’ils ressemblent trait pour trait à ceux du Carling. » Je passe notre commande et nous nous faisons rapidement servir. C’est déjà ça. Je me retourne vers l’entrée pour vérifier qui arrive. Ce n’est pas que la perspective de passer la soirée avec Gemma me gêne, c’est juste que je ne veux pas tenir la chandelle entre elle et Chandler. Ils sont mignons mais je me sens vraiment stupide à rester à côté d’eux.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 7 Avr - 20:25

Je n'arrive pas à croire que je m'apprête à aller au King's Arms. J'ai vraiment la sensation de trahir ma patrie. Dans tout ce que cette expression peut avoir de terrible et de grotesque. Je trouve scandaleux la façon dont ce pub de pacotille a tenté de signer le Carling, notre véritable terre, le lieu hype pour la faune étudiante de la ville, the place to be quand on a moins de 30 ans et le sens de la fête, ou simplement une bonne descente. Je me remémore les soirées que nous avons pu passer dans notre deuxième maison, la performance des Cambridgiens, notre inoubliable partie de truth or dare, ma première rencontre avec Gemma, les concerts improvisés des Jumping Cucumbers ou l'extinction de voix bénie de Lucy Thompson. Jamais cette pâle réplique ne pourra nous apporter tant de choses. Si j'avais la fibre mélodramatique d'une Carolyn Stowe, je ferais le pied de grue devant le bar en travaux et je pleurerais toutes les larmes de mon corps au son de I will always love you. Et je n"aurai pas mis les pieds au King's Arms, si on ne m'avait pas promis une soirée pleine de rebondissements.

J'enfile donc une paire de talons, boutonne mon chemisier, m'assure que je n'ai pas tâché mon short puis mets finalement ma veste avant de monter dans le taxi, qui m'attend depuis déjà un quart d'heure. Je grogne un peu en réglant la course, ce fichu bar est un peu plus loin que le Carling et sort en soupirant. Il est atrocement tôt, mais je veux faire un peu de repérages et voir à quoi ressemble cette mascarade. L'affiche annonçant leur large panoplie de boissons me hérissent le poil, elle est copiée de celle de notre antre. Les noms sont à peine changés, c'est honteux. La décoration me fait ouvertement éclaté de rire et j'attire les regards curieux ou réprobateurs de l'assistance. Vous parlez d'une concurrence. J'apostrophe une serveuse d'un ton froid et condescendant « Un mojito je vous prie ! » Je crains d'avance le résultat... J'avise alors Gemma et Bonnie un peu plus loin et me dit que je ne vais pas complètement perdre ma soirée.

« Heyyy ! » dis-je en surgissant de nulle part, avant de claquer deux bises sur les joues de mes amies « Ugh, cet endroit est hideux, c'est tellement mal imité que je me demande si le propriétaire du Carling ne nous fait pas une blague. » Je ris sèchement, ne prenant pas la peine de baisser la voix. Mon cocktail est servi dans un délai raisonnable et j'échange un regard avec mes deux compagnes « L'heure de vérité... » J'avale une gorgée et grimace avec ostentation. Ca aurait pu être pire certes, mais on ne peut pas dire que ce soit réussi. On peut encore moins dire que ça vaut l'art de Denys. Je soupire, fais un nouveau signe à la serveuse, qui n'a pas l'air aussi avenante que mon ancienne colocataire « Oui, en fait, je ne vais pas boire ça. C'est proprement infect. Donnez-moi quelque chose en bouteille, que votre incompétent de barman n'aura pas à toucher. Un West Coast Cooler tiens. » Boisson de midinettes au pourcentage d'alcool ridiculement bas, mais je préfère jouer la carte de la sécurité. Entre les idiots qui semblent travailler ici et tous les petites farces qui ont été préparées, mieux vaut boire moins mais être sûre de son coup.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Dim 8 Avr - 10:34

Après avoir flâné dans les rues d'Oxford une bonne partie de l'après-midi histoire de profiter un peu du retour du soleil, je décide de rentrer à l'appartement. Il est vide et un mot de Bonnie laissé en évidence sur la table m'apprend qu'elle se trouve au King's Arms, bar de remplacement durant la fermeture à durée indéterminée du Carling. Je soupire et repose le papier sur la table. « King's Arms vraiment ? Traitresse ! » Bonnie me propose évidemment de la rejoindre mais je décide de prendre mon temps et de peser le pour et le contre de la situation tout en me préparant pour sortir. Evidemment que je vais y aller, j'ai envie de tout sauf de passer une soirée toute seule à me lamenter sur mon pauvre sort et sur la condition déplorable des serveuses. Mais pour le coup je ne me presse pas et encore en sous vêtement j'entrebâille la fenêtre de ma chambre pour fumer une cigarette. King's Arms... King's Arms... Pourquoi n'y suis-je jamais allé ? La réponse est évidente mais j'aime beaucoup drama queener dans ma tête et lancer des débat philosophiques pour moi seul. Depuis mon arrivée à Oxford personne n'a pris la peine de me présenter ce bar adjacent du Carling et à un humble avis c'est qu'il y a des raisons. Rose, Dénys, Lucy, Bonnie, Chandler, tout ce petit monde va de pair avec le célèbre bar. Même si cela ne fait que trop peu de temps que je suis en ville, je l'ai vite adopté et dans un sens il me le rend plutôt bien. Où étions-nous Bonnie et moi lorsqu'elle m'a proposé de venir m'installer chez elle ? Où ai-je rencontré Chandler ? Qu'est ce qui me verse un salaire fixe tous les mois me permettant de vivre seule comme une grande. Le Carling ! Phase de lamentation terminée, je décide tout de même d'accélérer un peu le mouvement et de rejoindre Bonnie. Ne partons pas avec un jugement trop négatif, tout le monde a droit à sa chance. Et sur place je suis sûre et certaine de trouver une Rose exaspérée et j’ai bien l’intention de me plaindre avec elle. J’enfile une robe et une paire de talon, me coiffe de façon approximative et retouche quelque peu mon maquillage avant de quitter l’appartement.

J’ouvre la porte du King’s Arms et me retrouve à l’intérieur. Première chose que je fais presque inconsciemment : lancer un regard noir à la jeune serveuse qui passe juste devant moi. Elle est payée elle ! Parce qu’en plus de perdre un endroit absolument fabuleux, cette fermeture du temporaire du Carling m’empêche de toucher mon salaire, ce qui est absolument catastrophique eu vu de ma situation financière. J’aperçois Bonnie qui s’avance vers moi. « Gemmaaa ! Je suis contente que tu sois là. Chandler te rejoint plus tard ? C’est vraiment dommage qu’il ne puisse pas chanter. » Pas de Jumping Cucumbers, pas de Lucy Thompson, pas de Leila Fernandez sur scène ce soir… Quelle soirée ! « Il se tâte je crois, mais je compte bien le forcer à venir ! » Et puis quelle idée de refuser qu'ils montent sur la scène du King's Arms! Une raison de plus d'en vouloir à cet endroit! Nous nous dirigeons vers le bar et Bonnie me demande : « Tu veux quoi ? Je n’ai pas osé commander un de leur cocktail, même s’ils ressemblent trait pour trait à ceux du Carling. » Je me tourne vers le jeune homme derrière le comptoir, qui est, soit dit en passant, beaucoup moins séduisant que mon cher cousin Dénys. Rien que pour ça le bar perd des points. « Votre meilleur cocktail s’il vous plait ! » Rose arrive comme une fleur près de nous et dit tout haut ce que nous pension toutes les deux dans nos tête sans vraiment oser faire la réflexion. « Ugh, cet endroit est hideux, c'est tellement mal imité que je me demande si le propriétaire du Carling ne nous fait pas une blague. » « J’ai bien peur que non, il avait l’air franchement désolé mais on ne peut plus sérieux en l’annonçant aux employés la semaine dernière. » Rose boit une gorgée de sa boisson et s’exclame : « Oui, en fait, je ne vais pas boire ça. C'est proprement infect. Donnez-moi quelque chose en bouteille, que votre incompétent de barman n'aura pas à toucher. Un West Coast Cooler tiens. » J’explose de rire en louchant sur mon propre verre que je n’ai plus du tout envie de boire. « Je continue à penser que plus vite on aura ingurgité une dose raisonnable d’alcool mieux la soirée se déroulera. » Je bois mon verre pratiquement d’un trait, grimace et fait signe au barman de m’en servir un autre.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Lun 9 Avr - 22:54

Avais-je vraiment le choix? Non ! Le seul endroit où je passais mes soirées de libre c’était au Carling, et ce, depuis presque cinq années. Seulement, le Carling avait fermé ses portes un certain temps pour s’offrir un brin de fraîcheur, une nouvelle décoration qui allait nous en mettre pleins les yeux ! Mais… nous devions donc nous cantonner à passer nos soirées au King’s Arms, en attendant la réouverture. C’était le seul établissement d’Oxford se rapprochant de près ou de loin au Carling. Je n’y avais jamais mis les pieds, et c’était avec anxiété que je devais m’y rendre. La plupart de mes amis et de mes connaissances allaient passer la soirée au King’s Arms. Passage obligatoire dans la salle de bain, je passe un coup de main avec du gel dans les cheveux, un peu ébouriffé, effet non coiffé, pour donner plus de style. Les fameuses Docs aux pieds, chemise blanche à moitié ouverte –petit plus pour faire apparaître mes tatouages de revolver sur le torse– et les manches remontées –pour toujours faire voir les tatouages sur mes avants bras-. Le paquet de cigarettes et le briquet dans la poche gauche, le portable dans l’autre poche ; je sors de la salle de bain pour rejoindre Carolyn dans sa chambre. « Tu es sûre, tu ne m’accompagnes pas? » Peut-être plus tard… Je peux comprendre que l’envie de trahir le Carling ne lui plaisait guère, mais, si nous allions retrouver tous les habitués du Carling, cela allait peut-être être pareil, non ?

Tout comme le Carling, le King’s Arms se trouvait dans le quartier Redbridge, là où Carolyn et moi habitions. Je pouvais donc me rendre à pied et ne pas payer une fortune pour un taxi. J’étais face à l’établissement, et pour la première fois depuis des années, je faisais la queue pour rentrer dans la boîte. Je n'avais fais la queue au Carling qu'à mon arrivée à Oxford, mais depuis, je pouvais entrer par la grande porte, sans attendre. Mais là… je faisais la queue ! Enfin arrivé à l’entrée, un des videurs me demande ma carte d’identité. « PARDON ? » J’émis un léger rire, jaune pour le coup ! Je sais que je fais jeune, mais de là à faire un jeune mineur pré-pubère… « Carte d’identité ! Sinon, vous ne pouvez pas entrer ! » Je me racle la gorge… Merde mec, je viens d’avoir vingt-cinq ans ! L’envie de faire demi-tour pour rentrer me traversa l’esprit… Mais j’avais reçu un message d’une amie déjà présente à l’intérieur du King’s Arms qui m’attendait ! Très bien, heureusement, j’avais mon portefeuille ; je mets ma carte d’identité à deux centimètres des yeux du videur, « C’est bon ?! Ca vous va ? J’ai 25 ans, je pense que j’ai la putain d’autorisation d’entrer ! » Le videur me laisse la place pour entrer enfin dans l’établissement. Calme ! Je pense que la meilleure chose pour passer une bonne soirée c’est de retrouver des amis et d’engloutir le plus rapidement possible de l’alcool. Arrivé au bar, je commande un whisky sec… comme toujours lorsque j’entre au Carling. En attendant ma boisson, je balaye du regard l’établissement… Les mêmes habitués du Carling qui commencent à me saluer, mais il n’y avait que ça de ressemblant au Carling ! Pas de Lucy, ni les Jumping Cucumbers sur scène –même si je n’aime pas spécialement leur musique– ni les barmaids habituels comme Denys & Gemma… Ma boisson enfin arrivée, je la bois cul sec comme d’habitude, seulement, ma bière n’est pas là… Ah oui ! Je ne suis pas au Carling ! La plupart des barmaids savent que lorsque je demande un whisky sec je prends une bière en même temps, et que j’oublie toujours de la demander ! Je commande donc de nouveau une bière, et après avoir attendu de nouveau je me faufile dans la foule pour trouver des personnes que je connais ! Je vois au loin Rose, Gemma et une jeune femme que je connais de vue. Je m’approche d’elles et fais la bise aux jeunes femmes. « Bonsoir les filles ! Je choisis l’injection létale! Et vous chambre à gaz ou l'injection létale? Non mais très clairement, ça craint ! Ils ont même osés me demander ma carte d’identité à l’entrée ! »

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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Mar 10 Avr - 17:56

Assise à genoux sur une bache étalée le sol de ma chambre, simplement vêtue d'un vieux jean déchiré et du T-shirt d'un garçon X, les bras couverts de tâches, un pinceau dans les cheveux pour les retenir dans un chignon approximatif, je recouvre une toile de peinture noire à grands coups de rouleau. « Rose ? Jaune ? » J'hésite, regardant tour à tour les deux tubes de couleur. «Boah, les deux.  » Je vide les tubes à grands jets et ajoute quelques touches de doré. Heureuse du résultat, je m'éponge le front avec le revers de ma main, laissant une grande trace de peinture sur mon visage. Kael passe sa tête dans l'entrebaillement de ma porte pour me demander si je compte l'accompagner. J'avais totalement oublié ça... « Je... dois me doucher. Je te rejoins après. Peut être. » Il hoche la tête, compréhensif, et me laisse seule. Je me lève et file à la douche, pensive. Je me doute bien que je dois faire un saut à cette soirée, ne serait-ce que pour me montrer, moi qui ne suis pas sortie depuis si longtemps, mais faire une telle infidélité au Carling me coute. Je me frictionne avec ardeur, débarassant ma peau de la peinture dont elle est couverte. J'enfile ensuite un pantalon noir et un pull gris. Hors de question que je porte des couleurs vives ce soir, on pourrait penser que je suis heureuse de me rendre au King's Arms. Je me coiffe et me maquille tout aussi sobrement et enfile une paire de bottes. Veste de cuir, je suis prête à partir.

Je débarque devant le bar vingt minutes après. La tête d'enterrement est de circonstance, c'est donc la mine sombre que je me présente au videur qui me fait l'affront de me demander ma carte d'identité. Je hausse un sourcil et le regarde de haut en bas. « Vous ne savez pas qui je suis ? Sérieusement... » Je lui ris au nez et passe la porte après l'avoir poussé sur le côté du dos de ma main. L'intérieur est plus que banal. Je pousse un soupir exaspéré et repère rapidement mes amis. Je m'approche d'eux et m'appuie à la table. « Bonjour vous ! Désolée d'être en retard, je suis allée déposer un cierge à l'église pour que le Carling ouvre au plus vite. Il m'ont aussi demandé ma carte. A moi. Carolyn Stowe. A croire qu'ils vivent dans une grotte la journée. » Je n'ai évidemment pas baissé la voix, ayant même plutôt tendance à l'élever. Un serveur passe à côté de moi en me lançant un regard courroucé. Je lui rends son coup d'oeil et le hèle sans aucune délicatesse. « Hep, amenez-moi donc un whisky sec. Sans glaçon. » Je me détourne de lui et baisse les yeux vers le verre de Rose. « Je peux savoir ce que tu bois Rosie ? Ca a l'air bien trop clair pour être goûteux. » Je plisse les yeux, essayant de décrypter le liquide étrange. « Enfin bref. Quelle folie ce soir, quelle ambiance, c'est fou hein, on regretterait presque le calme du Carling. » L'ironie est bien perceptible, il est clair que je désapprouve totalement notre présence ici. Je regretterais presque l'absence de Lucy. Avec elle au moins, je sais que je serais totalement apte à détruire ce bar. Je me tourne vers Gemma. « Ta cousine doit venir ce soir ? »
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Mer 11 Avr - 18:31

Cette soirée sera strictement professionnelle même si bien évidemment je me dois d’y être pour des raisons sociales de grande instance. Le Carling est notre patrimoine culturel à tous et puisque qu’il faut manifestement manifester contre cet endroit et admirer le carnage annoncé par les TroubleMakers, ma qualité de personnalité oxfordienne m’oblige à faire une apparition. Ce soir cependant je tiens à montrer à Sophie l’étendue du phénomène Oxfordien et cette soirée devrait en être la parfaite illustration. Je ne sais pas vraiment si je dois avoir confiance en ce bar moi même, mais il n’est de toute façon pas question de boire comme un trou pendant que je bosse, c’est une des règles d’or à laquelle je ne devrais pas faillir. Nous arrivons donc en plein milieu de la fête et nous pouvons d’ores et déjà remarquer qu’ils demandent la carte d’identité à l’entrée ce qui me déclenche un ricanement méprisant. Je sors la mienne agacé et leur agite sous le nez sans qu’ils ne puissent vraiment lire le contenu. « Je me présente Tristan Warren Faure, et voici ma collaboratrice Natalia Sophie Howard et en admettant que nous fassions moins de dix huit ans, nous sommes en pleine réunion professionnelle et nous aimerions passer. » Je hausse un sourcil et ils nous laissent finalement entrer, voici un lieu que je rayerai volontairement de mes lieux de tournages, et un vague coup d’oeil à Sophie m’indique qu’elle partage l’idée. « Voici le pire bar du tout Oxford. Le célèbre Carling dont je t’ai parlé effectue des travaux, donc cette copie de mauvais goût tente de profiter de la chose en servant des cocktails presque identiques, affront auquel les TroubleMakers ont décidé de répliquer en promettant une soirée riche en rebondissements sur leur blog, pour faire un résumé bref. » Et nous allons bien vite découvrir ce qu’ils ont préparé. « Hé bien j’espère qu’ils feront bouger les choses rapidement, les gens ne resteront pas pour l’ambiance géniale qui règne ici. »

Nous nous glissons à l’intérieur, et je nous dirige vers les têtes connues qui grimacent déjà en pestant. Perdre la boat race et le carling, coup dur pour Oxford. Je m’approche de Carolyn et l’embrasse sur les lèvres pour lui dire bonjour la première. Sophie devrait facilement voir se dessiner le personnage de Freija Lowe dans notre drama queen nationale. « Les filles je vous présente Sophie ma collaboratrice, je viens lui faire découvrir les joies des soirées oxfordiennes et l’essence même du concept de troublemakers. » Je remarque alors la présence de Kael parmi mes comparses féminines. « Excuse moi Helgeland. Je ne t’avais pas vu. » Je lui tapote l’épaule et me tourne vers le bar ou je commande un gin tonic qu’on me sert assez rapidement. « Bonsoir à tous. Très honnêtement Tristan, quand je vois le bar dans lequel tu me traînes, je ne peux m’empêcher de regretter mes soirées cambridgiennes ! La même chose pour moi merci. » Je plonge mes lèvres dedans et en avale une gorgée avant de tout recracher sur le bar sans la moindre classe, ça ça n’était pas du gin tonic. Je jette un regard noir au barman et claque le verre sur le bar. « Débouchez moi une bouteille de champagne, servez une coupe gratuite à tous mes amis, et je veux vous voir la déboucher devant moi. » Eh bien la soirée commence bien, c’est le moins qu’on puisse dire. Vinaigre blanc à la place du gin, il fallait y penser. « Champagne ! Dis moi, tu es généreux ce soir. On dirait que tu attends beaucoup de cette soirée. » Je me tourne vers Sophie une fois remis de mes émotions. « Parler de Cambridge ici c’est pêché, et je suis français, pour moi le champagne est tout à fait de rigueur en apéritif. » Le bouchon saute par miracle et je ne doute pas cette fois qu’on ait pu y glisser une quelconque substance illicite. Il faut se rincer la gueule maintenant.

« Dans ce cas j'étais probablement russe dans une vie antérieure ! Tiens au fait.. Andrea n'est pas là ce soir ? » Bonne question. Je jette un regard bref à mon portable avant de répondre. « Il garde la gamine, il devrait nous rejoindre un peu plus tard, quand elle dormira. » Et ensuite nous irons faire des folies ce qui me fera passablement oublier cette soirée de merde et ce que je viens de boire. Je me saisis de le coup de champagne qu’on vient de me servir et l’avale presque d’une traite. Je pourrais elle aussi la cracher sur le bar mais me contente d’un petit commentaire à l’adresse du serveur. « Vous vous dîtes élitistes, mais ce champagne est franchement mauvais, heureusement que les anglais ne sont pas les meilleurs en matière de goût et de gastronomie, parce qu’en France on vous aurait lancé cette piquette au visage. » Sophie s’amuse de ma réaction et il est vrai qu’on ne peut pas blâmer les anglais pour des siècles et des siècles de manque de goût, ils sont comme ça et on y peut rien.  « Tristan.. Détends toi un peu. Si tu commences à vouloir balancer tout ce qu'on te propose parce que c'est mauvais, tu n'as pas fini ici.. Bienvenue en Angleterre. » Elle dit vrai. « Il faudra tout de même que tu fasses la connaissance du Carling, je ne peux décemment pas te laisser sur cette impression. » Ce bar vaut le coup parole de frenchie.


Dernière édition par Tristan W. Faure le Jeu 12 Avr - 2:36, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Mer 11 Avr - 20:23

Encore une soirée qui s’annonce des plus intéressantes. Une soirée professionnelle, certes, mais Tristan m’a promis qu’elle serait à mon goût, car pleine de rebondissements. Il dit que ça m’aidera probablement à me faire une idée plus précise de l’ambiance oxfordienne. Ca me semble plutôt intelligent à vrai dire. Jusqu’à il y a quelques mois, j’imaginais les TroubleMakers comme des gamins qui s’ennuyaient pas mal dans leur vie et qui trouvaient à s’occuper en pourrissant celle des autres. Je n’étais pas si loin de la vérité en fait, mais je suppose que je les avais sous-estimés. Pour l’occasion, j’ai enfilé une robe noire d’une sobriété qui me met mal à l’aise. Bien que je ne sois pas vraiment excentrique, la rigueur de mes obligations envers la série est parfois pesante. A l’entrée du bar, qui me paraît sans grand intérêt, on nous demande nos cartes d’identité et mon associé et moi essuyons la même réaction. Pour qui se prennent-ils ceux-là ? Allons, une fois nos orgueils regonflés, nous les leur présentons et Tristan ne manque pas de rappeler au videur qu’il ne referait pas la même erreur deux fois. « Voici le pire bar du tout Oxford. Le célèbre Carling dont je t’ai parlé effectue des travaux, donc cette copie de mauvais goût tente de profiter de la chose en servant des cocktails presque identiques, affront auquel les TroubleMakers ont décidé de répliquer en promettant une soirée riche en rebondissements sur leur blog, pour faire un résumé bref. » Etrangement, je n’ai aucun doute sur le fait que ce bar soit le pire de la ville, j’ose au moins espérer que leurs cocktails soient meilleurs que l’accueil qu’ils nous ont réservé. « Hé bien j’espère qu’ils feront bouger les choses rapidement, les gens ne resteront pas pour l’ambiance géniale qui règne ici. »

Lorsqu’enfin on nous autorise l’accès, Tristan s’approche d’un groupe de personnes qui semblent d’une humeur peu encline aux nouvelles rencontres. Qu’à cela ne tienne, il me faut être un peu aimable pour me faire une place ici. « Les filles je vous présente Sophie ma collaboratrice, je viens lui faire découvrir les joies des soirées oxfordiennes et l’essence même du concept de troublemakers. » « Bonsoir à tous. Très honnêtement Tristan, quand je vois le bar dans lequel tu me traînes, je ne peux m’empêcher de regretter mes soirées cambridgiennes ! » je lui lance en souriant. Nous nous tournons alors vers le comptoir, il commande un gin tonic ce qui me rappelle que nous sommes ici pour affaire, et que donc l’alcool devra couler modérément ce soir. « La même chose, merci. » Mais la réaction de mon collaborateur me refroidit et je repose mon verre immédiatement, préférant profiter de la bouteille de champagne qu’il commande finalement. « Champagne ! Dis moi, tu es généreux ce soir. On dirait que tu attends beaucoup de cette soirée. » Il ne tarde pas à couler, le champagne et j'attrape ma coupe peut-être trop rapidement pour faire sérieuse. « Parler de Cambridge ici c’est pêché, et je suis français, pour moi le champagne est tout à fait de rigueur en apéritif. » Tristan m'arrache un sourire, j'ai trop souvent tendance à oublier qu'il est un petit frenchie, une culture que j'apprécie énormément. Gastronomie, monuments magnifiques et raffinés, baisers à tomber.. « Dans ce cas j'étais probablement russe dans une vie antérieure ! Tiens au fait.. Andrea n'est pas là ce soir ? » « Il garde la gamine, il devrait nous rejoindre un peu plus tard, quand elle dormira. » Je ne peux empêcher ce sourire satisfait. Voilà qui promet finalement une soirée intéressante, tout pour le rendre dingue, ça saura m'occuper un moment. C'est incroyable de penser qu'après tout ce temps je sois encore si imaginative quand il s'agit de lui pourrir la vie.
Mon collègue ne semble pas satisfait, et après avoir goûté le champagne, je ne peux que l'appuyer. Mais tout de même. « Vous vous dîtes élitistes, mais ce champagne est franchement mauvais, heureusement que les anglais ne sont pas les meilleurs en matière de goût et de gastronomie, parce qu’en France on vous aurait lancé cette piquette au visage. » « Tristan.. Détends toi un peu. Si tu commences à vouloir balancer tout ce qu'on te propose parce que c'est mauvais, tu n'as pas fini ici.. Bienvenue en Angleterre. » Il ne sait que râler, mais je dois bien lui reconnaître une chose. Ce bar n'est qu'une pâle copie des lieux branchés que l'on trouve un peu partout, et leurs cocktails ne nous aideront guère à oublier l'ambiance qui règne sur l'endroit. « Il faudra tout de même que tu fasses la connaissance du Carling, je ne peux décemment pas te laisser sur cette impression. » « J'espère pour toi qu'il vaut vraiment le déplacement, sinon tu n'es pas prêt de me ramener où que ce soit. »
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Jeu 12 Avr - 21:54

Après avoir passé la journée à travailler sur le spectacle que la compagnie dans laquelle je dansais allait prochainement donner, je rentrais à la maison partiellement exténuée. Mes membres répondant à peine aux ordres que leur donnait mon cerveau tant je les avais malmenés, j'avais peine à me diriger jusqu'à la salle de bain afin d'y prendre une douche. Une fois chose faite, je me sentis pourtant renaître. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cette activité m'avait remis les idées en place. Non. Je n'allais certainement pas rester chez moi à me morfondre ce soir, alors que j'avais bossé comme une forcenée toute la journée. J'avais plutôt besoin de me détendre, de rencontrer des gens et qui sait, peut-être même de finir la nuit avec un jeune homme si j'avais de la chance. Enfin, disons plutôt s'il y avait du choix. Parce que j'étais assez difficile, au final. Considérant que je n'étais pas de garde ce soir et que d'une manière ou d'une autre je n'aurai pas à me lever à l'aube demain matin, je quittai l'appartement avec empressement, bel et bien décidée à passer une bonne soirée. Empruntant un taxi, je m'apprêtais donc à me diriger vers le Carling (lieu de prédilection de toute la jeunesse Oxfordienne) lorsque je me souvins que ce dernier était fermé pour cause de travaux.
« Et merde! » lâchai-je presque qu'inconsciemment. Où aller? Que faire? Je ne me sentais pas la force de passer des heures en voiture, ce pourquoi j'excluais d'emblée de me rendre à Cambridge ou à Londres. Pourtant, Dieu sait que j'aurai trouvé quelque chose à y faire. Ce qui n'était pas le cas ici. Hormis le Carling franchement je ne voyais pas ce qu'il... A moins que ? Farfouillant dans mon sac, j'en ressortais une sorte d'affiche miniature qui faisait la promotion d'un autre bar en ville: le King's Arms. Je ne savais absolument pas ce que cet endroit valait étant donné que je n'y avais encore jamais mis les pieds, toutefois je n'avais nulle part ailleurs où aller. Aussi demandais-je au chauffeur de m'y conduire, plus ou moins résignée. Au pire si cet endroit craignait de trop, je n'aurais qu'à m'en aller, pensais-je tandis que je froissais la petite affiche et la jetais dans mon sac. [...]

Quelques minutes plus tard, j'étais arrivée à destination. Payant la course, je m'empressai ensuite de me glisser à l'intérieur du bar. Première constatation? Premières impressions ? Cet établissement n'était rien d'autre qu'une pâle copie du Carling et, honnêtement ce dernier n'avait rien à lui envier. A y regarder de plus près, l'imitation était bien mauvaise. La décoration était terne, l'éclairage n'était pas génial quant au mobilier, je n'en parlerai même pas. C'était d'un terne, d'un commun. Ce lieu manquait clairement d'âme et, les serveuses faisaient bien pâles figures à côté de Gemma et ses collègues. Tiens en parlant de la demoiselle je l'apercevais déjà au loin et, lui faisait signe. Sachant pertinemment qu'elle refusait de mettre les pieds dans un bar autre que celui où ou l'avait engagé, j'étais plutôt surprise de la trouver ici. Voyant pourtant qu'elle avait de la compagnie, je me dirigeai vers le bar et, commandai une tequila sunrise, ma boisson favorite. Si l'envie m'en prenais, je lui poserai la question plus tard, pensais-je, amusée. D'accord, le service était rapide. Je me devais de leur concéder ça. Par contre, leur cocktail, bon sang ! A peine avais-je trempé mes lèvres dans la préparation que j'esquissai une mimique de dégoût. « Un problème mademoiselle ? » me demanda alors le serveur, tout sourire. « Non. Absolument aucun. C'est... c'est juste » immonde ! « parfait » lâchai-je, faussement satisfaite. C'était parfaitement dégoûtant, oui. Il y avait bien trop de téquila et, wow ! A cette allure là, j'allais vite être pompette moi ! Bon sang, cette soirée promettait. Et en plus de ça, il n'y avait pas de fond sonore. Juste un brouhaha insupportable. Étant donné qu'il n'y avait aucune scène, j'imaginais qu' aucun groupe n'était supposé se produire ce soir.
« Génial... » soupirai-je en tournant le dos au barman, tandis qu'un charmant jeune homme m'abordait. Au moins, la clientèle n'y était pas si mauvaise.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Ven 13 Avr - 21:22

Rien de mieux que d’être sur les lieux pour admirer le spectacle, nous sommes plusieurs et nous passons parfaitement inaperçus. L’avantage de ce groupe c’est bien l’anonymat. Le Carling doit avoir sa vengeance ce soir, alors qu’il en soit ainsi. Puisque tout le monde veut profiter du spectacle, alors laissons les participer, rien de tel que des clients mécontents pour accroître le scandale, nous sommes Oxfordiens, nous n’avons peur de rien, et puis il est bon parfois de se battre pour des causes justes comme celles-ci. Je m’approche du bar, et remarque que tout est pafaitement en marche. Faure vient de cracher son gin tonic, et Fernandez vient d’avaler une boisson contentant un laxatif. Voilà qui devrait faciliter son transit intestinal pour ne pas dire qu’elle devrait passer le reste de la soirée sur les toilettes. C’est une bonne chose, les toilettes dégueu ca n’a pas bonne presse non plus. Le barman finit par déboucher une bouteille de champagne que nous n’avons malheureusement pas pu corser. C’est parfait. Rassurés, ils ne lanceront pas de regards insistants à leurs verres ce qui me laisse d’ailleurs le temps d’ajouter un somnifère dilué dans la coupe de Stowe. Une soirée sans cette drama queen, ils devraient s’ennuyer ferme.

Je m’éloigne de ce groupe, j’ai à faire, effectivement le DJ a des goûts un peu trop sûrs et il n’y a rien d’amusant dans cela. Le secret d’une fête ratée c’est vraiment la musique de merde quand tout le monde est sobre. Je débranche le fil qui relie les enceintes à l’ordinateur du DJ et le branche sur un ipod lançant la « danse des canards » ce qui devrait anéantir pour de bon l’ambiance. Effectivement le DJ est aux toilettes. Il n’avait qu’à pas commencer à consommer avant tout le monde. De plus le temps qu’il trouve ou les enceintes ont été branchées, nous risquons d’avoir une bonne marge de manœuvre, la playlist est super de toute façon qui n’aime pas la chenille ? Je retourne près du bar commandant la seule boissons non contaminée servie dans ce bar ce soir.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Jeu 19 Avr - 15:57

Je regarde avec dégout le deuxième verre que j'ai à la main et me demande si je vais avoir assez de courage pour le finir... Et même le commencer. Kael m'interrompt dans ma réflexion intense en arrivant près de nous. « Bonsoir les filles ! Je choisis l'injection létale! Et vous chambre à gaz ou l'injection létale? Non mais très clairement, ça craint ! Ils ont même osés me demander ma carte d'identité à l'entrée ! » J'arrête de fixer mon verre et relève la tête vers lui en rigolant. « Oh les mufles ! Je ne sais pas si on va sortir vivant d'ici... Je ne savais pas qu'on pouvait rater des cocktails à ce point... » Je m'apprête courageusement à porter le verre à mes lèvres avec l'espoir qu'il soit meilleur et surtout que deux verres me suffisent à être suffisamment joyeuse pour la soirée à venir, quand Carolyn arrivent à son tour. « Ta cousine doit venir ce soir ? » Je soupire. « Elle est en deuil... Je crois bien qu'elle passe la soirée seule avec une bouteille de vodka à pleurer toutes les larmes de son corps. Cette mort passagère du Carling lui a foutu un coup. » Je jette un coup d'oeil à mon portable, pas de réponse de Chandler. Lui aussi boude la fermeture du Carling et il boycott également le King's Arms qui a refusé que les Jumping Cucumbers montent sur scène... Même vexé il aurait pu m'accompagner cet andouille, je vais devoir me moquer toute seule de ce pauvre DJ qui semble avoir vraiment très mauvais gout. « Rose chériiiiiiiie ? » L'intéressée se retourne automatiquement vers moi. « Tu ne peux pas demander à Jason de motiver Chand pour qu'ils ramènent tous les deux leurs jolies petites fesses ici ? » Avant qu’elle ait le temps de me répondre quoi que ce soit, Tristan arrive en compagnie d’une jeune femme tout à fait charmante qu’il présente comme sa collaboratrice. « Les filles je vous présente Sophie ma collaboratrice, je viens lui faire découvrir les joies des soirées oxfordiennes et l’essence même du concept de troublemakers. » Sans y penser je bois une gorgée de moi boisson et grimaçe aussitôt, manquant de recracher le tout. « On les attend cela tiens… Pour une fois ça ne devrait pas nous retomber dessus. Il y a plus de chance pour qu’ils tentent de faire couler ce « bar » sans s’en prendre aux fidèles clients du Carling non ? » Oui je suis bien naïve et alors ? Mais la soirée commence déjà très très mal, ils ne peuvent pas nous infliger leurs blagounettes en plus ! En théorie bien sûr qu’ils peuvent. C’est bien leur genre même…

Tristan commande une bouteille de champagne et je suis bien heureuse de pouvoir laisser mon verre à peine entamé de côté pour l’instant. Tristan râle sur la qualité et je souris avec une hypocrisie trop visible à la pauvre serveuse qui en plus de me piquer MON job nous écoute nous plaindre depuis un petit moment. Bon ou mauvais champagne, je m’en fiche et je fini rapidement ma coupe juste au moment où le DJ est pris d’une folie. J’explose de rire en reconnaissant la danse des canards et me lève brusquement du haut tabouret où j’étais assise. La tête me tourne un peu. Diantre, leurs cocktails sont proprement immondes mais ils ont chargé sur la dose d’alcool. « QUI M’AIME ME SUIVE » dis-je en m’éloignant précipitamment du petit groupe pour aller me déhancher sur la piste de danse et au passage dire quelques mots au DJ sur son choix de playlist.


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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 21 Avr - 2:47

Ici, c’est la débandade. D’une étrange façon, d’ailleurs. J’ai laissé Grace à ma mère pour la nuit, pour une grande première entre elles deux, incapable de trop savoir ce que je suis censé faire de la petite quand je vis ma vie de jeune étudiant franchement marié et débauché. Je cherche Tris des yeux en inspectant les alentours avec prudence, la musique résonne à fond au son de la danse des canards, et l’ensemble de la salle me semble être en proie à une belle pagaille. Qu’est-ce qu’il se passe, au juste ? Je fronce le nez et pénètre tout de même l’endroit, me frayant un passage entre les gens pour retrouver mon amant et mari près du bar… en charmante compagnie. Je roule des yeux et tique, agacé d’avance par la présence de Sophie, son assistante et ancienne de mes conquêtes parisiennes qui aurait bien aimé que je lui passe la bague au doigt après une nuit de sexe sans intérêt et passablement identique à toutes les autres, bien loin de ce que je recherchais à l’époque. Bien loin de ce que je n’ai pu trouver qu’ici. « Bonsoir mon amour ». Je m’accroche à la taille de Tristan et dépose mes lèvres dans son cou avec un sourire provocateur. « Sophie, quelle joie de te compter parmi nous ». Je lui assène un clin d’œil ridiculement provocateur et roule des yeux, Tristan ne connaît pas le passif entre moi et son assistante et il vaut mieux que ça continue comme ça. Sophie pourrait être innocente voire même charmante si elle ne s’était pas mis en tête de me faire payer cher mon départ précipité après notre partie de jambes en l’air. En réalité, elle semble considérer depuis que nos vies se croisent à un rythme bien trop régulier pour être agréable, que le fait que je sois marié à un homme l’autorise à s’amuser de moi. Je crois qu’elle fait fausse route ; ses gamineries sont loin d’être aussi déplaisantes qu’elle ne veut bien le penser et il m’est franchement facile de ne pas me formaliser d’une jeune fille qui me trouve méchant parce que je l’ai abandonné sans autre forme de procès.

Je réalise au bout de quelques secondes que nous ne sommes pas seuls, en réalité, tout le monde est ici. « Bonsoir tout le monde ». Je soupire et lève les yeux. « Vous buvez ? » Je fronce le nez. « Ca a l’air d’être légèrement le bordel, par ici ». Je grimace un peu, ce bar ne vaut franchement pas le Carling où il m’aurait été bien plus agréable de passer la soirée. « T’as une idée de ce qu’il se passe ? » J’ignore Sophie pour l’instant et me contente de parler à mon mari, attrape une coupe de Champagne qu’il semble avoir payée en observant un groupe de gens qui se sont visiblement motivés à aller danser… la danse des canards. « Qu’est-ce que… » J’avale une gorgée de Champagne et grimace, ce truc est imbuvable. Vraiment, cette soirée a l’air simplement parfaite.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Mar 24 Avr - 23:34

Alors que je m'apprête à ricaner des propos incisifs et moqueurs de mes amis, Kael fait une entrée des plus dramatiques « Bonsoir les filles ! Je choisis l’injection létale! Et vous chambre à gaz ou l'injection létale? Non mais très clairement, ça craint ! Ils ont même osés me demander ma carte d’identité à l’entrée ! » Je ris franchement ce coup-ci, m'attirant le regard réprobateur du serveur. Visiblement ils ne sont pas si contents de récupérer les habitués prétentieux et exclusifs du Carling. Tout comme Kael avait visiblement hérité de la touche drama queen de Caro à force de vivre avec elle. Enfin, le chemin était encore long avant que le flegmatique garçon atteigne le niveau de notre tornade nationale. Mais il fallait le surveiller pour qu'il ne sombre pas, une drama queen de plus, mon coeur ne le supporterait sans doute pas. En parlant du loup, elle ne manque pas de faire une entrée tapageuse. Enfin tapageuse pour le commun des mortels, ordinaire pour Carolyn. Elle commande, puis me regarde avec dédain « Je peux savoir ce que tu bois Rosie ? Ca a l'air bien trop clair pour être goûteux. » Je hèle le serveur pour qu'il me serve la même chose qu'elle et ajoute « Certes, mais ils ont ruiné mon mojito, je crains que ces gens soient un sacré lot d'incapables. » A la mention de Lucy, je grimace ostensiblement, me détourne pour bavarder d'un sujet quelconque et inintéressant avec Kael. Après tout l'absence de la rouquine nymphomane est sans doute le seul point fort de ce bar minable, qu'on ne vienne pas me l'ôter. « Rose chériiiiiiiie ? » La voix de Gemma, qui a visiblement quelque chose à me demander et qui sait que je ne vais pas apprécier, me tire de mon semblant de conversation. « Tu ne peux pas demander à Jason de motiver Chand pour qu'ils ramènent tous les deux leurs jolies petites fesses ici ? » Je fronce les sourcils et rétorque, dans un haussement d'épaules blasé « Je suis pas sa mère hein, je ne peux pas motiver ses décisions. Par contre, Chandler c'est quand même ton copain, m'est avis que tu as des moyens de persuasion efficace à portée de main. » Je lui souris avec candeur, dissimulant ma moquerie cordiale sous mon amitié. Je les adore tous les deux, mais ils virent quand même sérieusement à la niaiserie des fois.

On commencerait presque à s'ennuyer, mais Tristan arrive, en charmante compagnie d'ailleurs. Ce n'est pas sa femme officielle ça; Sa tête me dit vaguement quelque chose, je ne fais toutefois pas l'effort de retenir son prénom et hoche la tête en avalant mon wisky cul sec en guise de salutations. Voir Faure recracher son gin tonic avec ostentation m'arrache un rire cristallin et je ne peux pas m'empêcher d'apprécier le coup d'éclat. Et j'apprécie encore plus le dédommagement que le français nous offre. « Quelle bonté Seigneur Faure ! » Je raille, mais me sert quelques coupes avec enthousiasme. Je demande une teq paf, histoire de relever un peu l'ambiance. A cet instant précis, la danse des canards résonne dans tout le bar et j'hausse un sourcil, dubitative. C'est quoi ce délire? Gemma, probablement éméchée s'élance avec enthousiasme sur la piste de danse et un regard à Bonnie me fait comprendre que nous ne pouvons décemment pas la laisser seule. J'avale ma tequila, salement dosée et avec un goût franchement dégueulasse, prends la main de mon amie et me lève, non sans me tourner vers nos amis « Le premier qui prend une photo ou une video, je le tue. Et Tristan, Kael, tâchez d'être civilisés. » Sans leur laisser le temps de répliquer, j'entraîne Bonnie à ma suite dans la foule compacte et retrouvons Gemma, aux côtés du DJ. Nous lançons de rudes négociations, mais le pauvre homme prétend n'y être pour rien. Décidément, des incapables.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Ven 27 Avr - 23:13

Gemma arrive, suivie de très près par Rose. Lorsqu’elles commandent un cocktail et qu’elles le recrachent, j’ai bien fait de m’en tenir à la bière. Certes ce n’est pas la boisson la plus distinguée ou féminine que je connaisse mais si c’est pour payer un cocktail que je vais recracher, ce n’est pas la peine. J’observe les gens qui nous entourent. La population n’est pas la même qu’au Carling. Même s’ils demandent les cartes d’identité à l’entrée, d’après Kael et Carolyn, qui viennent d’arriver, les gens sont différents et l’ambiance n’est pas la même. Je soupire. Je n’aurai jamais pensé dire ça mais le Carling me manque. D’autres personnes arrivent et s’intègrent au groupe soudé, pro Carling, que nous formons. Je n’écoute pas les conversations, je ne vérifie pas si je connais les visages. Je me demande vraiment pourquoi je suis venue ici, ce soir. C’était peut-être une mauvaise idée. Je me tourne vers le comptoir où je pose ma bière vide, et j’avale le premier cocktail que je trouve. Encore une mauvaise idée. Je grimace et je fais signe au barman, que j’en veux un autre. Le gentil jeune homme à côté de moi se fera un plaisir de me l’offrir. La voix de Gemma me tire de mes pensées. « Tu ne peux pas demander à Jason de motiver Chand pour qu'ils ramènent tous les deux leurs jolies petites fesses ici ? » J’hausse un sourcil en attendant la réponse de Rose. Gemma adore évoquer ce sujet mais ce n’est pas du tout le cas de Rose, qui ne peux s’empêcher de sortir une remarque acerbe à chaque fois. Et elle ne fera pas d’exception ce soir. « Je suis pas sa mère hein, je ne peux pas motiver ses décisions. Par contre, Chandler c'est quand même ton copain, m'est avis que tu as des moyens de persuasion efficace à portée de main. » J’éclate de rire, plus ou moins discrètement. En attendant de me faire servir, j’attrape la coupe de champagne que l’on me tend. Je lève la tête et le verre en direction de Tristan Faure, qui nous a payé la bouteille. J’avale ma coupe rapidement et attrape le nouveau cocktail que l’on me tend. Je suis étrangement silencieuse. La danse des canards arrive en fond sonore. Je bois une gorgée de mon cocktail, qui a une couleur affreuse et regarde autour de moi. Je n’imagine rien ? C’est bien ce que je pense ? Apparemment oui et nous perdons Gemma qui se lance sur la piste de danse. J’avale la fin de mon verre. Je ne peux vraiment pas la laisser faire ça. Je veux bien qu’on ait tous dansé un jour, sur cette chanson mais elle est affreuse et on est assez grand pour se maitriser lorsqu’on l’entend. Un regard échangé avec Rose et nous nous comprenons. Nous devons agir avant que Gemma ne fasse une bêtise. Rose attrape ma main et se retourne vers notre groupe. « Le premier qui prend une photo ou une video, je le tue. Et Tristan, Kael, tâchez d'être civilisés. » J’acquiesce vivement et on se dirige vers notre amie, en pleine chorégraphie, à côté du Dj. On se faufile à travers la foule qui, malgré la musique, a envahie la piste de danse. On se renseigne pour savoir d’où il sort cette chanson et surtout pourquoi l’écoute-t-on en ce moment. Les discussions ne mènent à rien et je commence ç me sentir mal. Très mal. Gemma nous échappe, s’introduit dans la foule pour danser et Rose se dispute avec le DJ. Je soupire et file lâche la main de Rose pour aller chercher ma colocataire. « Je reviens ! » Je me faufile derrière Gemma, prête à attraper son bras pour la sortir d’ici. Sauf que je me retrouve embarquée dans une nouvelle chorégraphie, par des mains inconnues. Elles m’entrainent, ma guident, me montrent les pas. Je les repousse sans cesse, tout en gardant un œil sur mon amie. Rose est invisible et les autres ne semblent plus concernés par ce qu’il nous arrive. J’ai un haut le cœur et je repousse une nouvelle fois ces mains, qui me font tourner sur moi-même. Je n’aurai jamais du boire ces cocktails. Grave erreur. Je me retourne pour faire face à la personne à qui appartiennent ces mains collantes. Je souris au mec qui me fait un clin d’œil pervers. J’ai de nouveau un haut le cœur et m’accroche à lui. J’ai l’impression que je vais tomber. J’ai la tête qui tourne. Il me fait tourner sur moi-même et colle son bassin au mien. Je le repousse et me penche pour recracher tous les breuvages avalés jusque-là. J’entends des exclamations de dégoûts autour de moi. Je me relève un sourire aux lèvres. « Merci pour la danse ! » Je me retourne et repère Gemma. Difficilement, un gout atroce dans la bouche, j’avance vers elle. J’arrive à choper sa main que je ne lâche plus. « Je crois que je suis malade. » Elle m’observe et semble comprendre que je ne vais pas bien. Nous sortons de la foule, accrochées l’une à l’autre. On arrive au bar et j’ai de nouveau un haut le cœur. Je me penche pour vomir une nouvelle fois, sur les chaussures de quelqu’un. Je relève la tête, avec le peu de dignité qu’il me reste et croise le regard assassin d’une serveuse. « Non mais franchement, vous vous croyez où ? Vous ne pouviez pas aller aux toilettes pour ça ? Si vous ne savez pas boire, vous ne buvez pas. Vous êtes dégoutantes ! J’en ai partout et je ne peux même pas me changer. Ce sont des chaussures neuves que vous venez de détruire ! » J'ouvre la bouche pour m'excuser mais quelqu'un parle à ma place.
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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 28 Avr - 2:40

Adossée au bar et toujours en charmante compagnie, je prêtai pourtant une oreille bien distraite aux dires du bellâtre qui depuis un quart déjà me tenait compagnie. Bien qu'il soit doté d'un charme certain, il était tout aussi ennuyeux. D'ailleurs, j'étais bien trop occupée à observer le déroulement chaotique de cette soirée ridicule pour m'intéresser ne serait-ce qu'une seule seconde, à ce qu'il me disait. Par politesse toutefois, j'acquiesçai et souriais de temps à autre, faussement intéressée. Sait-on jamais, si faute de mieux, je me décidais à le ramener chez moi, mieux valait éviter de le froisser. Quoi qu'il en soit, je balayai régulièrement la salle du regard et fus plutôt surprise de remarquer que la clientèle attitrée du Carling s'était pressée à cette petite sauterie. Je reconnus d'ailleurs quelques visages qui m'étaient familiers. Pas des personnes que j'avais pris l'habitude de fréquenter, non. A dire vrai, je ne les connaissais que de vue pour la plupart et pour être tout à fait honnête: ça me convenait tout à fait. Ils formaient déjà un beau petit groupe et de toute manière, quelque chose me disait que cela n'aurait pas collé entre eux et moi. Suffisait de voir la manière dont certains se comportaient et puis ils jetaient de ces regards. Enfin, peut-être que je me trompais après tout? Gemma et Bonnie passaient un temps considérable avec eux et pourtant elles étaient adorables. « Alors, t'en penses quoi? » demanda mon compagnon de soirée, attirant mon attention dans la foulée. « De quoi donc? » bafouillai-je, distraite. « Du club dont je viens de te parler. Sur Cambr... » il s'interrompit un instant, tandis que mon visage se tordait dans une grimace disgracieuse « t'es sûre que ça va? ». NON! Bien sûr que non ça n'allait pas. Cet abruti croyait-il vraiment que je grimaçais juste comme ça? D'un coup et parce que ça me faisait plaisir? Une foutue douleur dans le bas du ventre m'y contraignait ouais! D'ailleurs, je me sentais affreusement mal tout à coup. Comme une envie pressante d'aller aux toilettes. C'était bien ma veine. « Euh... » repris-je quelques secondes plus tard en lui tendant mon verre « tu peux m'attendre quelques minutes s'il te plaît, il faut que je... je reviens » concluais-je en m'enfuyant à l'autre bout de la pièce.

Bon sang ce que ça pouvait être douloureux! vociférais-je mentalement, tandis que je poussais la porte des cabinets. Et en plus c'était dégueulasse là-dedans! Non mais dites, ils n'y avaient pas fait le ménage depuis combien de temps? D'or et déjà écœurée, je m'aventurai pourtant à pousser l'une des portes et ne pus alors m'empêcher de laisser échapper un cri de dégoût tandis qu'un haut de cœur me gagnait. « Hors de question que je m'assois là-dessus » décrétai-je en ressortant. Une fois chose faite et étant donné que j'avais VRAIMENT besoin d'aller aux toilettes (auquel cas j'allais finir par avoir un léger accident), je décidais qu'il était temps pour moi de tirer ma révérence. C'est donc au pas de course que je traversai la boîte sous le regard interloqué d'une Gemma qui se demandait ce que je fabriquai. Me bornant à aller la saluer (grossière erreur puisque mes intestins se tordaient chaque minute un peu plus), je les rejoignais donc et fis alors face à une Bonnie sacrément éméchée. J'eus ainsi le déplaisir de la voir ruiner les chaussures de la serveuse, ce qui me rendit presque malade à mon tour. Pourtant, ce n'était vraiment pas le moment, je souffrais déjà bien assez. Me tortillant sur place j'observais donc la scène et lançais un rapide sourire à Gemma, lui expliquant que je n'étais pas en forme (oui, je lui avais épargné les détails) tandis que sa charmante colocataire se faisait crier dessus par l'autre hystérique incompétente: « Non mais franchement, vous vous croyez où ? Vous ne pouviez pas aller aux toilettes pour ça ? Si vous ne savez pas boire, vous ne buvez pas. Vous êtes dégoutantes ! J'en ai partout et je ne peux même pas me changer. Ce sont des chaussures neuves que vous venez de détruire ! ». Confuse la brunette ouvrit alors la bouche, prête à lui présenter ses plus plates excuses quand je pris les devants. « Tiens parlons-en de vos toilettes justement! Vous savez quand même que ce genre d'endroit demande un minimum d'entretien, n'est-ce pas? Si je ne m'abuse, elles devraient même être l'endroit le plus propre de l'établissement. Or, elles sont absolument répugnantes! Alors, au lieu de vous préoccuper de vos souliers bas de gamme et de crier sur vos RARES clients vous feriez mieux de veiller à la propreté de votre établissement. Ne comptez pas sur moi pour vous faire de la bonne publicité! D'autant plus que vos boissons sont absolument... infectes! Et votre jus de fruits, il date de l'avant-guerre?! Vous faites une belle bande de bras cassés, tous autant que vous êtes! » Elle me regarda alors, la mine interloquée. Bien évidemment je ne pouvais pas sciemment lui dire que le jus qu'ils avaient mis dans ma téquila avait provoqué chez moi un certain désordre gastrique. Mais honnêtement, si ce n'était pas le jus de fruit, je ne vois pas d'où ça pouvait venir. Quoi qu'il en soit je quittais le King's Arms malade, contrariée et en hurlant que je n'y remettrai plus jamais les pieds. « TAXI! » hélai-je une fois dehors, au bord des larmes. Je n'avais plus qu'à espérer que ce chauffeur se dépêche de me raccompagner. Cela urgeait, comme qui dirait.


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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 28 Avr - 5:26

Cela faisait deux semaines, deux semaines seulement qu'Ezekiel avait quitté Cambridge pour venir s'installer à Oxford. Après avoir obtenu avec succès un diplôme en lettres classiques, il ne savait pas vraiment que faire d'autre dans cette ville et comme pour défier son ancienne fac, le jeune homme était parti dans la ville qui abritait la plus ancienne université d'Angleterre. Il écrivait désormais des articles sur des sujets qui lui plaisaient et les envoyaient à plusieurs journaux suivant la règle du 'premier arrivé premier servi'. Évidemment, Ez croyait en son talent et il savait que ce n'était plus qu'une question de temps avant que sa renommée n'atteigne des sommets, enfin ça c'était surtout son ego qui lui disait. Malheureusement changer de ville n’entraînait pas forcément un changement de vie et malgré un nouvel appartement et un nouveau travail, Ezekiel n'était toujours pas heureux et comme d'habitude quand il n'était pas heureux, le jeune anglais s'enfonçait dans un tourbillon d'auto-destruction qui ne finissait jamais bien. Cependant, ce soir là il avait décidé de prendre sur lui et pour éviter de broyer du noir, Ez s'était mis dans l'idée d'aller faire un petit tour au King's Arms. Pourquoi le King's Arms ? Lui qui haïssait ce genre d'endroit tendance plein d'étudiants fêtards. Tout simplement parce que comme chacun le savait à Oxford, le bar branché de la ville répondant au doux nom de Carling était fermé pour cause de rénovation ou quoi que ce soit et tout le gratin avait donc décidé de se retrouver dans le bar d'en face. Bar d'en face qui, sans se mentir, depuis son ouverture, réutilisait toutes les vieilles recettes marketing du Carling pour attirer la clientèle qui s'avérait d'ailleurs peu nombreuses. Bien que les potins ne soient absolument pas son domaine, ce genre d'histoire intéressait le journaliste qui décida ainsi de s'infiltrer au King's Arms histoire d'écrire un papier sur l'établissement et comment bon nombre d'autres débits de boissons 'à la mode Carling' avaient ouverts depuis que ce dernier soit devenu 'the place to be' . Malgré l'excitation que lui procurait l'écriture d'un autre article imbuvable et un peu trop engagé, Ezekiel rechignait quand même à mettre les biens là bas.

C'est donc en rechignant quelque peu que le jeune homme boutonna sa chemise, enfila un gilet ainsi qu'un de ses nombreux nœuds papillons fantaisies. Bien qu'il n'ai que vingt-cinq ans, sa garde robe lui faisait paraître dix ans de plus, ainsi, histoire de se fondre dans la masse, Ez troqua ses éternels derbies pour une de baskets vintage qu'il possédait en des dizaines d'exemplaires. Une de celles qu'il avait beaucoup porté pendant son voyage à Paris, mais ce n'était pas le moment de penser à Paris. Après avoir glissé son carnet dans sa sacoche, Ezekiel sortit de son immeuble et fit tranquillement son chemin vers une soirée qui s'annonçait pleine de rebondissement. Quand il fut arrivé à une trentaine de mètres de sa destination, le jeune homme pouvait déjà entendre la musique affreuse et répétitive qu'il allait devoir supporter toute la soirée et fuma une cigarette avant de faire enfin son entrée dans des terres inconnues. Tout en pénétrant dans le bar, Ez poussa quelques jurons, oublia pourquoi il était là et finalement, il lui suffit d'une minute pour trouver son chemin vers le comptoir et s'y asseoir pour ne pas bouger de la nuit. Sa boisson habituelle commandée, le journaliste se retourna et observa un à un les quelques clients présents. Après avoir vu une jeune femme cracher son verre à la gueule de son amie, une autre courir au toilettes et...oui, une troisième venait effectivement de s'endormir sans crier gare. Il était environ 21h30, personne n'est assez bourré à 21h30 pour s'endormir comme ça, peut être que les gens d'Oxford font la fête très tôt ceci dit. Néanmoins, Ezekiel compris que quelque chose de bizarre était en train de se passer quand subitement, le DJ changea sa soupe commerciale pour une chanson qu'il lui avait souvent été donné d'entendre quand il sortait à Paris. Le genre de chanson qu'on entend pas avant 1h ou 2h du matin car chacun sait qu'avant ces heures là, elles deviennent des armes de destructions massives d'ambiance. Le journaliste étouffa un petit rire et sortit son carnet de son sac, cet article s'avérait intéressant. Il avala cul-sec son verre de whisky -qui n'avait d'ailleurs pas du tout le goût de whisky-et se mit à écrire sans relâche avant de s'arrêter quelques instants pour continuer à observer les dégâts. Seulement, quelques minutes après, Ezekiel commençait à avoir des doutes, ou ce qu'on appelle en général un mauvais pressentiment. Prenant sur lui, il s'avança vers un groupe de personne et leur posa une question, de sa voix hautaine et pleine d'assurance.«Vous m'excuserez, on ne se connaît pas, mais il y a toujours des incidents...douteux comme ça ?»

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MessageSujet: Re: WORST PARTY EVER    Sam 28 Avr - 10:33

En filant vers la piste de danse je jette un dernier regard amusé au groupe qui est en partie resté près du bar mais je souris en remarquant que Bonnie et Rose me rejoignent avec un peu moins d'enthousiasme. L'alcool ne me permet pas d'avoir les idées très claires et je cherche désespérément le DJ des yeux en me dandinant sur la danse des canards. Quand je l'aperçois enfin, je me dirige vers lui et demande en parlant un peu trop fort pour tenter de couvrir la musique : « C'est original hein ! » Le pauvre homme ne semble rien comprendre et ne me porte pas grande attention. Il bidouille des boutons avec acharnement et je me demande maintenant si cette playlist n'est pas une grosse erreur de sa part. « Baaaaaah vous inquiétez pas, ça met une ambiance sympathique. » J'explose de rire toute seule en me rendant compte des bêtises que je suis en train de dire. Mais je suis lancée, rien ne peut m'arrêter. « On se croirait à un gouter d'anniversaire, c'est rigolo... » Le mauvais DJ ne sait pas quoi me répondre et me lance des regards pas très accueillant, me demandant sans doute d'aller voir ailleurs si il y est. Bonnie et Rose arrivent ensuite et je tente des présentations rapides et floues quand la chanson son termine... Je soupire un long « Ohhhhhh » dramatique en faisant un clin d'oeil au DJ qui semble au bord du désespoir. Mais la chanson suivante est de toute beauté et je pars dans un grand fou rire en laissant là mes amis pour me diriger vers le centre de la piste de danse. « La Macarena YEAHHHHH » Les quelques danseurs sont hésitants, mais cette chanson me fait trop penser aux bons souvenirs mes jeunes années pour que je l'écoute assise au bar sur un tabouret. Je bafouille un espagnol approximatif tout en suivant de très prêt et avec beaucoup d'application la chorégraphie de la trop célèbre chanson. Je maîtrise beaucoup mieux les paroles en anglais et je chante à tue-tête au milieu d'une foule amusée qui me fait passer à peu près inaperçue. Du coin de l’œil j’aperçois Bonnie qui vient à ma rencontre mais les pas de danse m’obligent à lui tourner le dos. Certaines personnes arrêtent soudainement de danser et un murmure de dégout se propage sur la piste de danse. Je me retourne pour voir ce qui se passe et découvre, à ma grande surprise, Bonnie, le dos courbée, les mains sur le ventre, qui vient apparemment de vomir tripe et boyaux sur les belles pompes cirées d’un dragueur malchanceux. Il y a des moments, quand la situation dégénère, où nous avons la capacité incroyable de dessaouler en un temps record. Je m’approche de Bonnie plus sobre que jamais et pose une main sur son épaule. « Je crois que je suis malade. » me dit-elle d’une petite voix. Je ne réponds rien, je n’ai pas fait médecine mais il me semble bien à moi aussi qu’elle est malade, ou en tout cas pas très en forme. Je la relève doucement et l’attrape par la taille pour la soutenir et l’aider à se diriger vers la sortie. Je regarde l’homme qui, encore perplexe, ne semble pas s’être totalement remis de la situation et murmure : « Elle n’est pas très intéressée !! » Je marche avec elle, doucement et la tiens fermement, mon instinct maternel pourtant inexistant la plupart du temps semble s'emparer tout à coup de moi. Je caresse son épaule et lui dit à l'oreille : « Au moins tu l'as pas raté celui-là ! » Nous sommes au niveau du bar, la sortie n'est qu'à quelques mètres de nous et Bonnie semble aller un petit peu mieux. Je vois Leila, non loin de nous et lui fais un petit signe sympathique de la main quand tout à coup, sans que je m'y attende Bonnie se courbe à nouveau et vomit une nouvelle fois. Hébétée, je regarde le sol mais mon regard remonte vite vers le visage de la nouvelle victime. Je reconnais la serveuse qui écoutais notre conversation tout à l'heure au bar et je sais déjà qu'elle ne nous porte pas dans son coeur. « Non mais franchement, vous vous croyez où ? Vous ne pouviez pas aller aux toilettes pour ça ? Si vous ne savez pas boire, vous ne buvez pas. Vous êtes dégoutantes ! J'en ai partout et je ne peux même pas me changer. Ce sont des chaussures neuves que vous venez de détruire ! » J'ouvre la bouche, prête à répondre très violemment pour défendre ma colocataire et mon job de serveuse volée, mais la voix de Leila me devance. « Tiens parlons-en de vos toilettes justement! Vous savez quand même que ce genre d'endroit demande un minimum d'entretien, n'est-ce pas? Si je ne m'abuse, elles devraient même être l'endroit le plus propre de l'établissement. Or, elles sont absolument répugnantes! Alors, au lieu de vous préoccuper de vos souliers bas de gamme et de crier sur vos RARES clients vous feriez mieux de veiller à la propreté de votre établissement. Ne comptez pas sur moi pour vous faire de la bonne publicité! D'autant plus que vos boissons sont absolument... infectes! Et votre jus de fruits, il date de l'avant-guerre?! Vous faites une belle bande de bras cassés, tous autant que vous êtes! » Je reste perplexe un instant et regarde Leila tourner les talons avant de rajouter mon grain de sel. Je me racle la gorge, amusée pour que la serveuse reporte son attention sur moi. « Tout est dit je crois. » Je lâche Bonnie pour me rapprocher de la jeune femme, l'air tout à fait menaçante. Si j'étais sobre il y a seulement quelques instants, je sens que le peu d'alcool qui me reste dans le sang fait encore effet. « Vous. Etes. Dégoutante. » dis-je en l'imitant et en continuant à m'approcher d'elle. « Non-assistance à personne en danger, je crois qu'on peut appeler ça comme ça. » Mon Dieu, il vaudrait mieux que je me taise, mon argumentation est lamentable. « Vous êtes fière de vous ? VOUS ETES FIERE DE VOUS ? Vous volez le travail de gens honnêtes pour attirer tout le monde dans ce lieu répugnant, de la porte d'entrée jusqu'aux toilettes. Je vais vous dire, je meurs d'envie de vous vomir dessus à mon tour !!!!!! » Un barman s'approche de moi et coupe la serveuse qui était prête à me répondre sur le même ton. « Mademoiselle, un scandale ne sert à rien, allez-vous occuper de votre amie dehors... » « Vous ne me dite certainement pas ce que je dois faire, je pars de mon plein gré, C'EST MON CHOIX ! » Quelques personnes se sont regroupées pour voir la scène de plus près et j'essaye de rester un minimum digne pour ne pas passer pour l'hystérique de service. « Mesdames et Messieurs, le Carling va bientôt rouvrir ses portes et je serais heureuse de vous y retrouver... Au revoir. » Et je me dirige vers la sortie en tenant fermement la main de Bonnie. J'ai honte, trop honte de m'être emportée et ridiculisée devant une grande partie des clients du King's Arms... Je hèle rapidement un taxi et monte dedans avec Bonnie. « Tu as bien fait, elles étaient moches ses chaussures ! »
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