a force j'ai plus d'idée de titre w/andrestan

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MessageSujet: a force j'ai plus d'idée de titre w/andrestan   Lun 19 Mar - 0:05

Les allez retour se multiplient, nous n’avons pas encore trouvé l’appartement idéal. Je descend du train, passe à l’université avant de finir par rentrer à la maison. Je lâche mes affaires dans l’entrée et entends alors un pu de bruit dans le salon. Je dépose les clés sur la table et appelle. « Andrea ? » Je fais un pas vers le salon et le trouve alors avec la petite Grace. Je la détaille, sans trop savoir comment me comporter avec elle. « Bonjour... » Andrea prend la main de Grace et s’approche de moi  « Bonjour » nos lèvres se rejoignent et je ferme les yeux un instant. Lorsque je les ouvre, la petite est dans ses bras. « C’est toi mon deuxième Papa ? » Je la fixe, puis jette un regard à Andrea. « Je... » les mots me manquent, la situation me semble tellement irréaliste. Je reste un moment interdit et Andrea lui donne la réponse qu’elle attend. « Oui. C’est lui » Je frissonne un peu, pas certain d’être totalement prêt à enregistrer l’information. Il y a de cela quelques mois j’étais cet étudiant insouciant qui n’hésitait pas à verser de la drogue dans le verre du petit ami de Calliope. Je ne lâche pas Grace du regard qui déjà me questionne. « Toi aussi tu fais du piano ? » Je souris et réplique intimidé. « Pas aussi bien qu’An...ton..père ? » Je suis perdu, réellement. « Comme moi alors ? » Je ris un peu, il est vrai qu’elle est mignonne. Je dévisage Andrea qui semble bien plus à l’aise que moi avec cette idée de paternité, sans doute parce qu’il l’a avant tout promis à Megan. Je n’ai jamais pensé pouvoir devenir un bon père, j’ai beau faire en sorte de gérer la situation et l’envisager financièrement, en parler même à mon père, je suis désarmé face à cette gamine qui voudrait m’appeler papa. Les choses sont bien différentes quand on y fait face. « Non, il joue bien lui aussi » Andrea sourit, je reste cependant fasciné par Grace. « Je peux avoir à manger ? » Je hoche la tête avant de me demander si un bon père la laisserait manger à cette heure ? « Euh...oui ? » « Je reviens » lance Andrea rejoignant la cuisine, nous laissant tous les deux. Grace est minuscule, mais vive et apparemment mieux préparée à l’idée d’être élevée par deux gays que moi. « Votre mariage c’était le plus beau ! » Je laisse un sourire s’esquisser sur le coin de mes lèvres tandis qu’elle enchaîne. « Maman était contente parce que c’est moi qui ai apporté les alliances » Je frissonne à l’évocation de Megan, que j’évite depuis que je sais. La situation me met très mal à l’aise et je dois dire, que mon rapport à la mort a toujours été  volontairement distant. « Dans les histoires que me raconte Maman et parfois Lucas ça existe pas deux Princes qui se marient ». Que répondre à ça ? Pas que je surnomme Andrea princesse en tout cas. « Parce que les garçons tombent amoureux des filles la plupart du temps. Mais le plus important c’est sans doute que deux personnes s’aiment très fort, et j’aime ton...je l’aime très fort. »

Andrea finit par réapparaître et l’entrevue avec Grace est écourtée par la venue de Megan. Une nouvelle fois je fais en sorte de ne pas trop prendre part à la conversation. Les deux filles finissent par disparaître, et je me retrouve près d’Andrea qui dépose ses lèvres sur mon épaule. « Ca va ? » « Non. » Je réponds instinctivement, plantant mon regard dans le sien. « Je ne suis pas capable Andrea, c’est trop, je suis trop jeune, et je ne veux pas jouer au chimiste avec cette gosse. Je ne suis pas prêt..Je. » Je m’arrête soupire, l’angoisse me noue les tripes. « Je sais que c’est dur » c’est cependant pire que dur, la situation est désespérée. Nous sommes des gamins qui tentent de sortir la tête de l’eau, pas des adultes suffisamment expérimentés ou même stables pour tenter l’expérience. La vie de cette gosse est désormais entre nos mains alors que nous ne vivons même pas ensemble. Tout est tellement compliqué. Andrea tente de me rassurer, mais rien ne prends, lui se voit lié par sa promesse, j’ai l’impression pour ma part de gâcher l’avenir de Grace. « Tu seras un excellent père, Tris, si j’avais douté une seule seconde je n’aurais jamais signé les papiers » Je laisse échapper un rire, moi un excellent père, quelle utopie. « Je suis désolé d’avoir accepté comme ça. J’aurais du t’attendre et on aurait du avoir cette conversation avant. Mais Megan, je ne peux pas lui faire ça » Bien sur, et je ne remet pas en cause ce qui l’a poussé à accepter, puisque c’est parfaitement légitime. « Elle m’a aidé à m’en sortir et on ne peut pas laisser sa fille se faire adopter par les premiers venus… » Je me tourne vers lui, ne sait pas par où commencer. « La famille pourrait s’en occuper tellement mieux que nous... Andrea, notre mode de vie n’est pas compatible... » Je voudrais qu’il comprenne mais il n’est pas franchement décidé. « Non. Ne dis pas ça. C’est notre chance d’avoir une famille» Je secoue la tête, ne peux pas l’imaginer de cette manière. « Notre vie sera stable dans quelques temps, et puis elle aura suffisamment d’amour pour nous pardonner nos erreurs de jeunes parents. » « Ce n’est pas une chance Andrea, c’est une tragédie. » Je me lève, je ne suis sans doute pas prêt à avoir cette conversation. « Je vais boire un verre au Carling, avec les filles sans doute. » Fuite en avant, j’attrape mes clés et quitte l’appartement.



Dernière édition par Tristan W. Faure le Lun 19 Mar - 15:17, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: a force j'ai plus d'idée de titre w/andrestan   Lun 19 Mar - 0:13

La petite ne se lasse pas, et je l’aide à placer ses doigts en tentant de lui faire assimiler quelques notions de solfège. « C’est dur quand même… » Elle fronce le nez, adorable, et je me mords la lèvre. « Mais ça viendra tu verras ». Je prends sa main et la guide sur les notes qu’elle doit enfoncer. « A toi maintenant ». Elle s’écarte du fauteuil et claque sa main sur la place vide qu’elle vient de me laisser. Je fronce un peu les sourcils et m’installe, posant mes mains sur le piano pour jouer un morceau pas trop long et lui montrer ce que je sais faire. Elle rit et applaudit quand la musique s’achève. « Je veux jouer pareil ! » Mon rire se joint au sien et j’entends la porte claquer. La présence de Grace n’apaise pas mon cœur qui s’emballe légèrement, comme d’habitude lorsqu’il est dans les parages. Je lui laisse le temps d’arriver, aide Grace a descendre du fauteuil et me redresse. « Andrea ? » Je souris tandis que lui passe la porte, un peu crispé. « Bonjour... » Je m’approche de lui en m’emparant de la main de la petite. « Bonjour ». Je l’embrasse furtivement et soulève Grace pour l’amener à sa hauteur, encourageant, je suis vraiment content qu'il soit là. Elle lui fait un signe de la main et sourit un peu, légèrement rouge. « C’est toi mon deuxième Papa ? » Tris se crispe légèrement, je sais qu’il n’est pas encore franchement familier de la situation. « Je... » J’embrasse la joue de Grace et glisse ma main dans celle de Tris, enlaçant nos doigts et resserrant légèrement la pression. J’acquiesce vivement. « Oui. C’est lui ». Je souris, un peu plus encourageant, et dépose ma… fille, par terre, lâchant la main de mon mari. Tout ça est définitivement étrange, mais il va bien falloir que l’on s’habitue. Je suis conscient de lui avoir imposé la décision, et j’aimerai que les choses soient simples ; malheureusement elles ne le seront pas. « Toi aussi tu fais du piano ? » Il sourit, mais visiblement il n’est pas à l’aise. J’aimerai pouvoir le rassurer et le prendre contre moi, je doute cependant que le moment soit opportun. Je peux presque lire ce qui lui passe par l’esprit en ce moment même ; et je ne peux pas sérieusement prétendre que je ne doute pas moi-même. « Pas aussi bien qu’An...ton..père ? » J’inspire, frissonne légèrement tandis que Grace elle, hoche la tête. « Comme moi alors ? » Je secoue la tête et glisse ma main dans ses cheveux. « Non, il joue bien lui aussi ». Je lui fais un clin d’œil et elle escalade le canapé où elle retourne s’asseoir, s'armant d'une moue et d'un sourire adorable. « Je peux avoir à manger ? »Tris acquiesce, visiblement captivé par la petite fille. « Euh...oui ? » J’hoche la tête à mon tour et m’éclipse. « Je reviens ». Je me dirige vers la cuisine à pas rapides, tendant l’oreille vers le salon où Grace s’adresse directement à Tristan. « Votre mariage c’était le plus beau ! » Elle applaudit. « Maman était contente parce que c’est moi qui ai apporté les alliances ». Je souris en attrapant un paquet de gâteaux qui traine. « Dans les histoires que me raconte Maman et parfois Lucas ça existe pas deux Princes qui se marient ». Je reviens dans le salon pour l’entendre lui répondre. « Parce que les garçons tombent amoureux des filles la plupart du temps. Mais le plus important c’est sans doute que deux personnes s’aiment très fort, et j’aime ton...je l’aime très fort. » J’inspire, souris, et tends ses biscuits à Grace en m’installant à côté d’elle.

Megan est passée récupérer Grace et je referme la porte sur ma cousine et… notre fille, poussant un léger soupire. Je ne sais trop que penser de la situation qui même si elle est réglée d’avance me semble bien compliquée à saisir. Quoi qu’on en dise je ne suis pas persuadé que l’on soit prêts tous les deux à être parents, et c’est la vie d’une petite fille que nous aurons dans les mains dans quelques temps. J’inspire un peu et rejoins Tris dans le salon, me laissant tomber dans le canapé où il s’est installé. Je sais que la situation est encore plus délicate pour lui, parce que j’ai imposé le choix en acceptant d’adopter Grace et qu’il aurait sans doute été préférable que l’on prenne le temps de la réflexion ensemble, vraiment ensemble. Je dépose mes lèvres sur son épaule et prends sa main. « Ca va ? » « Non. » Son regard se plante dans le mien et mon cœur me joue des tours étranges. « Je ne suis pas capable Andrea, c’est trop, je suis trop jeune, et je ne veux pas jouer au chimiste avec cette gosse. Je ne suis pas prêt… Je. » J’inspire, ma main saisit la sienne et j’approche mon visage du sien, collant nos fronts, fermant les yeux. « Je sais que c’est dur ». Je me mords la lèvre, j’ai peur moi aussi, peur parce que si je me sais capable de prendre la petite en charge au nom de la promesse adressée à Megan, je suis incapable de déterminer quels seront les effets de la paternité sur mon jeune couple. Je rouvre les yeux, glisse ma main sur sa joue. « Tu seras un excellent père, Tris, si j’avais douté une seule seconde je n’aurais jamais signé les papiers ». Je laisse filer ma main jusqu’à son cœur. « Je suis désolé d’avoir accepté comme ça. J’aurais du t’attendre et on aurait du avoir cette conversation avant. Mais Megan, je ne peux pas lui faire ça ». Ma gorge se serre au souvenir de Megan qui a été là pour moi à Paris, Megan qui savait avant tous les autres. « Elle m’a aidé à m’en sortir et on ne peut pas laisser sa fille se faire adopter par les premiers venus… » Il se semble pas rassuré par mes mots cependant et je me demande comment je vais parvenir à lui faire changer d’avis. « La famille pourrait s’en occuper tellement mieux que nous... Andrea, notre mode de vie n’est pas compatible... » Mon cœur me fait mal et je secoue la tête. « Non. » J’inspire, me mords la lèvre et serre sa main. « Ne dis pas ça ». Je secoue la tête, est-ce que je pense que Laureline & Léandre seraient de meilleurs parents ? Non. Est-ce que je pense que ça serait plus facile pour eux ? Evidemment. Mais la vie sera toujours plus simple pour eux. « C’est notre chance d’avoir une famille ». J’hausse les yeux, ne sachant trouver les mots pour apaiser ses craintes. Mais je sais, je sens au fond de moi que c’est la bonne chose à faire. « Notre vie sera stable dans quelques temps, et puis elle aura suffisamment d’amour pour nous pardonner nos erreurs de jeunes parents. » « Ce n’est pas une chance Andrea, c’est une tragédie. » Il se lève, refuse visiblement le dialogue. « Je vais boire un verre au Carling, avec les filles sans doute. » Je soupire, ne m’y oppose pas, de toute façon le forcer à parler n’arrangera pas les choses. Il prend ses affaires et la porte claque, je sursaute un peu, fermant les yeux. L’appartement est vide de lui, et mon cœur me fait atrocement mal. Je me lève, décroche mon téléphone pour composer le numéro de mon père – il est temps.
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