Another one bites the dust. | rp futuriste

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MessageSujet: Another one bites the dust. | rp futuriste   Ven 16 Mar - 21:36


Soirée, encore et toujours. C'était le bordel à la maisoooooooooon. J'avais invité tout le monde. All ze people. Avec une robe un peu trop courte pour moi, un chignon défait, je courais dans tous les sens en agitant les bras et en hurlant « On va tous mourir » avant de partir dans un fou rire et de me rouler par terre. C'était indéniable, j'avais trop bu. Certains de mes amis étaient trop occupés à copuler dans les nombreuses chambres de ma villa tandis que je me démerdais comme une diablesse à lancer le karaoké. Putain mais y'a trop de fiiiiils, je n'y arrive pas. J'allais être royalement dans la merde, je partais dans deux jours au Pérou. POUR NE PLUS JAMAIS REVENIR DANS CE PAYS AVEC LA GELEE VERTE. Non, je plaisante, je devais revenir. Il y avait Anna pas belle. Elle me gave cette gosse sérieusement. Je ne savais pas comment j'allais faire pour me la sortir de mes pattes en attendant septembre mais je devais y parvenir. Je soupirai avant de descendre ma bière et de redresser mes lunettes. Je grognai parce que je m'ennuyais. Je me faisais vraiment chier et j'avais envie de mettre l'ambiance dans cette bande de rats. Alors, je redressais ma robe pour remettre ma robe en place avant de lancer Muse. Muse est la vie. Muse sauve tout le monde. Puis, je partis en moonwalk avec un chapeau pris au passage finissant par une rotation pas calculée du tout et manquant de me casser la gueule. Mais, le porte-manteau est mon ami. Je le pris en m'en servant comme guitare pour entrer dans la pièce principale et casser le cadre de la photo d'Annabelle. Oups, pas désolée. J'allais et venais me servant soudainement de la chaise comme si c'était un mec en danse lascive avant d'entendre la fin de la chanson continuant de chanter Suppermassive Black Hole avec mon accent français avant de rentrer dans quelqu'un et de me remettre correctement debout pour le scruter de la tête aux pieds. « Castiel ? Qu'est-ce que tu fais là ? » EN L'OCCURENCE T'ETAIS PAS INVITE MEC !

Je le fixai, surprise et véritablement gênée qu'il ne me découvre comme ça. Enfin, j'ai toujours été un peu tarée. Je l'assumais complètement. Je plantais mon regard dans le sien avant de me mâchouiller la lèvre inférieure. Tic nerveux. « J'ai besoin d'un verre de toute urgence. » Il baissa son regard vers ses mains et je les regardai, choquée avant de mettre une mèche derrière mon oreille. « Mais pourquoi t'as fait ça ? » Ma voix était plus stridente que je ne l'aurai voulu et je lui fis mine de me suivre au calme avant de prendre une bouteille avec moi, deux gobelets plantés dessus.  « Chagrin d'amour. » Ah c'était donc ça. Je lui demanderai plus de détails une fois, isolés. Je jetai un regard de dédain aux gens qui trouvaient que c'était un endroit visiblement pour faire des choses immondes. Une fois dans la luxueuse cuisine, je fermais la porte en la verrouillant avant de lui désigner le marbre. « Assis. » Je posai la bouteille avant de me baisser pour prendre la boîte de pansements, les désinfectants. Je savais que la cuisinière en gardait à proximité parce qu'elle se blessait souvent. « Allez dis-moi... Tu sais que tu peux tout me dire. Mêmeuh si je suis complètement saoule. » Il semblait hésitant, presque honteux et je me tournai vers lui, l'encourageant à tout me dire. « je suis devenu le salaud arrosé, en gros j’ai trompé ma femme, je l’ai quitté et la fille pour qui je l’ai quittée viens de me tromper. Belle vie quoi. » Je ne savais pas quoi dire. « Que t'est-il arrivé Mon Castiel ? Quand je t'ai quitté, il y a vingt ans tu étais quelqu'un de... enfin, tu étais mon Castiel. Maintenant, je ne retrouve plus la personne que j'aimais. » Je baissais la tête avant de secouer la tête, tournant la petite bouteille dans mes mains. Je soupirai avant de mettre du désinfectant sur le coton et de grogner un peu. « ça va piquer un peu. » Je tentais de faire disparaître le trouble qui subsistait en moi parce qu'il me rappelait mon ex-mari, la personne qui m'avait trahie il y a des années. Au moins dix ans. « NON JE VEUX PAS. »

Je me rapprochai doucement de lui avant de caresser sa joue. Geste de pure compassion même s'il m'avait énormément déçu. « Fallait y penser avant de te broyer les mains Jones. » Je lui tendis la bouteille avant de prendre l'autre main et de m'empresser de désinfecter. « Tu veux rester quelques jours à la maison ? Je pars quelques temps, tu seras tranquille ici. » Je me mordillai la lèvre inférieure avant de poser le premier coton ensanglanté et de dérouler la bande. Je passais doucement la bande autour de sa main en faisant attention à ne pas le blesser. Un court silence se fit entendre et je sentais déjà les valeurs de l'alcool se dissiper au fur et à mesure. « Ne pars pas trop longtemps alors. » Je levai les yeux afin de me plonger dans ce regard sombre. « Je ne vais pas partir pendant vingt ans, lançai d'une voix qui se voulait rassurante avant d'éclater de rire. » Sa main vint se poser sur ma joue et je frémis à son contact. Je restai avant tout une femme. Une femme qui était seule, de qui le destin s'était joué depuis tellement longtemps que sous cet humour se cachait quelqu'un qui n'avait plus confiance en les hommes. Instinctivement, je me reculais pour me dérober à son contact tandis que mon sourire s'effaca. « Ne fais pas ça. »

Stupide DS. Stupide. Je suis vraiment trop cruche ma parole. Il était bouleversé. Complètement. Il m'avait bien dit qu'il avait un chagrin d'amour et je sais que je ne supporterai pas qu'il me prenne pour un lot de consolation. Je ne suis pas un foutu lot de consolation à la con. « Que veux-tu que je fasse Indie ? » Je déglutis péniblement avant de me reculer doucement pour ne plus être face à lui. « Que... que... » Je bégayai. Supeeeeeeeeer ! Il me bloqua contre le mur et je sentis mon cœur commencer à s'affoler. J'avais de nouveau quatorze ans. Mais putain, TIRE TOI DE LA DIANE-SOPHIE ! Je me maudissais intérieurement pour ce putain de guet-apens que j'avais posé toute seule. « Ne me prends pas un lot de consolation. Je ne sais pas... enfin, je sais comment tu dois te sentir Castiel. Crois-moi... » Le souvenir de l'infidélité de Matthieu remonta à mon esprit. Cause de mes souffrances. Ainsi que la mort de Colin. Que la perte de Castiel. « Je ne te comparerais jamais a un lot de consolation Indie… Je ne suis pas comme sa et tu le sais. Tu le sais Indie.» Mon cœur loupa un battement et je sentis mes jambes commencer à trembler. Je tentais alors de m'échapper avant de me heurter à son corps dur comme du roc. Affolée, je tentais de dire quelque chose. « Je ne supporterai pas te perdre une seconde fois... Pas après... Tout ce temps. » Son doigt se posa alors sur mes lèvres et je me dérobai de nouveau avant de vouloir le repousser. « Chut. » Je levai alors les yeux vers lui, suppliante. « Ce n'est pas une bonne idée. Non, Castiel. Tu n'as pas les idées claires. » Sans parvenir à décrocher de son regard, je sentis son souffle chaud tout contre le mien et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Comme il y a vingt ans. Comme à l'aéroport. Ma raison me hurlait dessus de le repousser. Mes mains remontèrent doucement le long de son débardeur. Putain, il a fait de la muscu ou quoi ? MES OVAIRES ! Je prolongeais le baiser doucement sans le brusquer tandis que mes mains enserraient sa nuque. Ok, alcool, parti. J'ai dessaoulé là. MAIS CARREMENT MEEEEC ! PUTAIN CASTIEL M'A EMBRASSE. WAAAAAAAA. Je rompis le contact à contrecœur afin de reprendre mon souffle, abaissant doucement mon visage pour coller mon front contre le sien. Je devais réfléchir. « Qu'est-ce qu'on fait? » ARRETE DE SOURIRE COMME UN CON OU JE... Je... Je me laisse entraîner dans la maison maintenant complètement vide pour la parcourir à grands pas et atterir dans une chambre vide. Une chambre d'amis visiblement. D'ailleurs faudrait que je refasses le papi... AH MAIS ARRETE DE M'EMBRASSER COMME CAAAA. Je sentis mes jambes se dérober sous mon poids tandis que je me collais un peu plus à lui, caressant doucement sa nuque. Non, non, non. J'allais le regretter le lendemain. J'allais le regretter le lendemain matin. Oh quoique, je pars au Pérou, je pourrais ne plus jamais revenir. Ouais, c'est pas mal ça. J'approfondissais le baiser laissant sa langue jouer avec la mienne dans une sorte de danse lascive. On a eu vingt ans pour parfaire notre technique. Je me dégageai doucement pour le regarder en contre-plongée. « Aucun regret demain matin ? » BON DIEU MAIS TA GUEULE ! « aucun, Indie, aucun. » Je sentis une bouffée de soulagement s'insinuer en moi tandis que je fus projetée sur le lit comme une poupée de chiffons. Instinctivement, j'enserrai mes jambes autour de sa taille tandis que mains s'aventuraient pour lui retirer le vulgaire bout de tissus qui me retenait le loisir d'admirer son corps. Je souriais contre ses lèvres parce que bon, vingt ans de frustration. Ce n'est pas rien.

[…]


Bizarrement, je n'ai pas fait d'insomnies cette nuit. C'est avec une étrange sensation de bien-être que j'ouvris les yeux avant de me lever et de sentir ma tête qui me lançait un peu. Ah ouais, la soirée de la veille. J'avais pas mal bu. Je cherchais mes lunettes pour les retrouver par terre avec mes vêtements. J'attrapai mon jeans avant de me mettre à le passer. Heu... Mon Jeans ? Je n'avais pas de jeans hier soir. C'est là que les événements me revinrent en mémoire. WTF ? Je me tournai vers l'homme qui reposait à mes côtés. HAAAAAAAAA PUTAIN C'EST CASTIEL ! Doucement, je décidai de me faxer hors du lit et de partir. Sage idée non ? J'allais partir à pas de loups quand je sentis quelqu'un attraper ma main. « Hmm. » Je me retournai pour entendre la voix ensommeillée de Castiel. « Viens te recoucher... Il n'est que sept heures. » Je fronçais les sourcils avant de me pencher en avant pour déposer un baiser sur sa nuque. « Deux minutes. » Puis, je partis en courant dans la maison (je porte un tee-shit ample of course) avant de prendre mes pilules et de revenir pour me glisser sous les draps et me blottir contre lui resserrant mon étreinte et embrassant son omoplate.Il se redressa caressant doucement ma joue avant de me serrer contre lui. J'étais mal pour me rendormir, je suis hyperactive. Je nichai quand même ma tête dans son cou avant de murmurer doucement. « Tu m'attendras ? » caressant doucement son torse du bout de mes doigts. Je le sentis sourire et j'eus un effet de mimétisme avant de déglutir péniblement. Une pointe de regret jaillissait en moi au fond. Je me sentais mal de l'abandonner comme ça. « Oui... Je t'ai attendu pendant vingt ans... pourquoi ne le ferais-je pas là ? » Peut être parce que je ne suis pas celle qui a ton cœur ? Mon pauvre Castiel. Inconsciemment, tu t'es servi de moi sans t'en rendre compte. Mais tu ne le sauras que bien assez tôt. Je me retins de lui dire que ce qui venait de se passer ne se reproduira pas. Je ne voulais pas avoir le cœur brisé. Pas une quatrième fois. Tout marche par trois généralement. J'ai eu une fois le cœur brisé quand je l'ai quitté. Je ne m'en suis jamais réellement remise. Une fois quand Matthieu m'a trompé et une autre quand Colin est mort. Un putain de chat noir. Je m'éclaircissais donc la gorge une dernière fois la gorge. « Je reviendrai vite. Ne te fais pas mal en mon absence. » Je levais les yeux vers lui pour le voir acquiescer bien que je savais que c'était faux. Même après vingt ans, je me surpris à la connaître parfaitement. Et je n'étais pas assez folle pour croire qu'il m'appartenait. Je l'avais perdu il y a vingt ans et toutes les parties de jambes en l'air ne me le ramèneraient pas. Il lui appartient à elle.

Et c'est ainsi que mon cœur se fissura pour la quatrième fois... VDM.


Dernière édition par Diane-Sophie Klein le Sam 17 Mar - 2:55, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Another one bites the dust. | rp futuriste   Ven 16 Mar - 23:04


Elle m’avait trompée. J’avais vraiment cru que notre relation pouvait marcher mais pourquoi est-ce que j’avais cru à une histoire qui avait toutes les chances de terminer par un échec ? Je n’arrivais pas à croire qu’elle m’avait fait cela après tout ce que nous avions vécus ensemble, j’avais été le salaud, et maintenant j’étais le salaud arrosé. Oui j’avais trompé ma femme, oui nous avions divorcés, pour que je puisse vivre pleinement ma relation avec Louhan, relation qui était pas vraiment déontologique. Je n’avais pas vraiment bien encaissé le fait qu’elle ait couché avec un autre mec que moi, c’était … con mais c’était comme ça, je ne pouvais pas me dire qu’elle m’avait fait cocu, alors que je l’avais demandé en mariage. Est-ce que nous étions encore fiancés ou non ? Est-ce que nos fiançailles avaient sautées au même moment qu’elle m’avait avoué avoir couché avec ce mec à cause du « trop plein de sentiments » qu’elle éprouvait ? Je n’arrivais pas à y croire et en voyant mon appartement délabré et mes mains ensanglantées, je me décidais –enfin mon esprit avait décidé pour moi- que je devais aller voir ma meilleure amie. Cette fille, enfin devrais-je dire, cette femme, que j’avais retrouvé quelques semaines plus tôt. La route me semblait bien longue tant mes phalanges me faisaient souffrir. Arrivant devant chez elle, j’entendais de la musique, ce qui me fit quelques peu sourire. Poussant la porte, je voyais Diane-Sophie passait devant la porte avec son porte-manteau en guise de guitare entrain de chanter du Muse, elle étirait mon sourire qui se voulait être réellement forcé. Ce ne fut que lorsqu’elle me percuta que je perdis le sourire qui hantait mon visage, mes poings enfoncés dans mon cuir –la seule chose qui avait été épargné dans ma vieille crise de démence- « Castiel ? Qu'est-ce que tu fais là ? » J’haussais les épaules, je ne savais pas ce que je foutais la, mais j’avais besoin de me détendre, de boire ou je n’en savais vraiment. Lui montrant mes mains ensanglantées, je la fixais « j’ai besoin d’un verre de toute urgence. » Autant se bourrer la gueule pour oublier. Et je voulais réellement oublier. Je connaissais l'arroseur arrosé, mais le salaud arrosé était une toute autre histoire.

Elle avait l’air choquée, je souriais en coin, même quand j’étais énervé je ne pouvais m’empêcher de lui sourire, elle provoquait les sourires et je ne pouvais pas l’en blâmer. « Mais pourquoi t'as fait ça ? » Je soupirais, elle allait me prendre pour le pire des vieux cons du monde. C’était ce que j’étais en même temps. « … Chagrin d’amour. » Amour, c’était un bien grand mot en faites. Je la suivais après qu’elle m’ait intimé de le faire, en regardant les gens qui étaient en train de … coucher ensemble sur un divan. Putain, je n’aimais pas vraiment les effusions d’amour. M’asseyant sur le marbre après qu’elle me l’ait intimé, je la fixais en train de chercher de quoi me soigner. « Allez dis-moi... Tu sais que tu peux tout me dire. Mêmeuh si je suis complètement saoule. » Je riais légèrement en secouant la tête « je suis devenu le salaud arrosé, en gros j’ai trompé ma femme, je l’ai quitté et la fille pour qui je l’ai quittée viens de me tromper. Belle vie quoi. » Je n’arrivais pas à vraiment sourire en faites, je n’avais pas vraiment un chagrin d’amour mais c’était tout comme. . « Que t'est-il arrivé Mon Castiel ? Quand je t'ai quitté, il y a vingt ans tu étais quelqu'un de... enfin, tu étais mon Castiel. Maintenant, je ne retrouve plus la personne que j'aimais Je soupirais, c'était vrai que nous nous étions aimés quand nous étions jeunes mais son départ avait causé mon malheur et j'avais vu en Roxanne une sorte de lot de consolation, surtout qu'elle était française, c'était peut-être pour cela qu'elle m'avait attirée. « ça va piquer un peu. » Je me reculais après avoir bu dans la bouteille de vodka qui se tenait sur le plan de travail. « NON JE VEUX PAS. » J’étais bloqué contre le mur, comme un enfant.

Sa main se posait sur ma joue et je souriais, un sourire qui exprimait de la compassion. « Fallait y penser avant de te broyer les mains Jones. » Je prenais la bouteille qu'elle me tendait de la main gauche avant de mettre le goulot gauchement -normal en même temps je suis droitier- à mes lèvres avalant le liquide qui me faisait passer la douleur.« T'as peut-être raison Indie... » Je la fixais et la détaillais, elle n'avait pas changer, elle avait juste ... grandi. « Tu veux rester quelques jours à la maison ? Je pars quelques temps, tu seras tranquille ici. » Je réfléchissais longuement, en même temps... mon appart ne ressemblait plus vraiment à une pièce ou il faisait bon vivre. « ne pars pas longtemps alors ... » je la regardais me bander la main, et une fois celle-ci soigner, je posais doucement ma main sur sa joue pour pouvoir doucement la caresser. . Ses yeux dans les miens me rappelèrent notre adolescence, « Je ne vais pas partir pendant vingt ans » son rire c’était peut-être cela qui m’avait le plus manqué durant ces vingt ans d’absence, son rire cristallin qui pouvait en faire tomber d’un, moi en premier. Elle frissonnait ce qui me fit sourire avant de se dérober comme une voleuse, m’enfin elle était toujours en face de moi. « Ne fais pas ça. »|/color] J’haussais un sourcil intrigué, qu’imaginait-elle ? Descendant du plan de travail, je m’avançais vers elle « Que veux-tu que je fasse Indie ? » Elle reculait alors que j’avançais près d’elle, la bloquant contre un mur color=hotpink]« Que... que... » Ma main se baladait sur sa joue alors que je souriais doucement, faiblement, un sourire fin brisant la tristesse sur mon visage. « Ne me prends pas un lot de consolation. Je ne sais pas... enfin, je sais comment tu dois te sentir Castiel. Crois-moi... » Posant un doigt sur sa bouche, je caressais doucement sa joue de ma main libre. « Je ne te comparerais jamais a un lot de consolation Indie… Je ne suis pas comme sa et tu le sais. Tu le sais Indie. » Ma main continuait de s’attarder sur sa joue. « Je ne supporterai pas te perdre une seconde fois... Pas après... Tout ce temps. » Je la fixais un doux sourire sur le visage, elle pouvait me faire changer d’humeur du tout au tout. « Chut… » Je n’avais pas vraiment bu, enfin si un bon demi-litre de vodka, mais ce n’était pas assez comparé à ce que j’avais ingurgité en deux jours, mon estomac ne devait pas vraiment être heureux. M’enfin, on s’en fout de mon estomac. « Ce n'est pas une bonne idée. Non, Castiel. Tu n'as pas les idées claires. » Je fronçais les sourcils, elle ne se tairait donc jamais ? Si elle savait depuis combien de temps je rêvais de lui rendre ce baiser qu’elle m’avait donné à l’aéroport avant de partir… Penchant mon visage près du sien, je posais délicatement mes lèvres sur les siennes, ma main bandée lui bloquant toujours le passage, tandis que mon autre main s’attardait sur sa joue, mon pouce caressant lentement sa joue. Je souriais sur ses lèvres alors que ses mains venaient de se faufiler en dessous de mon débardeur, déclenchant alors un frisson tout au long de ma peau. Ses mains venaient enserrer ma nuque alors que je prolongeais le baiser avec un peu plus d’entrain. Alors qu’elle se reculait, je rouvrais mes yeux que j’avais clos quelques temps plus tôt. Son front contre le mien, je respirais rapidement. « Qu'est-ce qu'on fait? » Je souriais malicieusement avant de l’emmener dans une des chambres libres de sa maison. Je posais à nouveau mes lèvres sur les siennes, avec plus d’ardeur et de passion que le précédent, la portant ensuite pour pouvoir nouer ses frêles jambes autour de ma taille. Elle n’avait pas besoin de paroles, mes gestes suffisaient amplement à lui faire deviner ce que j’avais besoin.

Vingt ans, vingt années que j’attendais de pouvoir lui rendre le baiser qu’elle m’avait donné à l’aéroport, dans ce foutu aéroport, dans lequel je m’étais juré de ne plus remettre un pied. Sa langue livrant bataille à la mienne, je souriais tandis que je fermais la porte à la volée. Je ne contrôlais pas mes gestes mais tant pis, je m’en foutais. « Aucun regret demain matin ? » Je la fixais, un air à la fois sérieux et malicieux présent dans mes yeux. « Aucun Indie. Aucun. » Nous avançant sur le lit, je m’allongeais lentement au-dessus d’elle, mes lèvres s’aventurant dans son cou. Je ne regretterais pas ce que nous allions faire, j’en étais sûr à trois cent pour cent. Elle soupirait et je souriais tandis que nous étions allongés, moi sur elle avant qu’elle ne vienne retirer mon débardeur, ce morceau de tissu insignifiant qui n’avait jamais imaginer être retiré de la sorte surtout par celle qui était ma meilleure amie. Lui retirant son haut, mes lèvres s’aventuraient désormais sur son épaule dénudée de tous tissus. Étais-je en train de faire une connerie ? Certainement pas.

[…]

Dormant comme un loir, je rêvais de cette nuit que je venais de passer avec Diane Sophie, oui nous avions couchés ensemble comme deux adultes consentants. Je la sentais bouger mais je ne disais rien, ma tête me lançait et je me tuais intérieurement d’avoir bu la moitié d’une bouteille de vodka. Entendant un léger cri de surprise je me relevais machinalement et rapidement pour m’asseoir dans le lit, à moitié endormi. « Viens te recoucher … il n’est que sept heures. » Je soupirais avant d’enfoncer ma tête dans un oreiller, gardant toujours sa main moite dans la mienne. . Son baiser sur ma nuque me fit frémir. « Deux minutes. » Qu’est ce qu’elle allait faire en deux minutes ? La laissant vivre sa vie, je restais la tête enfoncée dans mon oreiller, enfin dans son oreiller, pour pouvoir réfléchir. Puis merde, je n’avais pas besoin de réfléchir. Y’avait pas de raisons à la réflexion. La sentant revenir, je souriais niaisement avant de sentir un baiser sur mon omoplate qui me fit encore plus sourire. Caressant doucement sa joue alors qu’elle venait de blottir sa tête contre mon cou, je restais silencieux, je ne savais pas réellement quoi dire en vérité. « Tu m'attendras ? » Ses doigts jouant avec malice sur mon torse m’arrachaient un sourire un peu plus franc que les sourires faux que j’avais adopté depuis deux jours. « Oui… Je t’ai attendu pendant vingt ans... Pourquoi je ne le ferais pas là ? » Embrassant son front, je la berçais lentement pour qu’elle se rendorme, même si je sentais qu’elle n’était pas vraiment apte à s’endormir. Elle se releva alors avant de planter ses prunelles dans mes yeux et de me dire « je reviendrais vite. Mais ne te fais pas de mal en mon absence. » J'acquiesçais alors, même si je savais que je ne pourrais certainement pas tenir cette promesse, malgré le fait que je m'étais déjà assez fait souffrir comme cela pour quelqu'un qui ne le méritait pas -ou presque.-
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