So won't you control this - Garance

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MessageSujet: So won't you control this - Garance   Mer 14 Mar - 18:50



Le texto que j’avais reçu en début d’après midi m’avait profondément énervé. Les arrivées à l’improviste des parents de Garance m’exaspéraient et ce depuis toujours. Les voir deux fois par an était, à mon sens, une moyenne tout à fait respectable même si effectivement il s’agissait du minime syndicale, je ne pouvais pas faire plus. C’était impossible. Ma santé morale et mentale ne tiendrait pas le coup. Qu’ils viennent en plus chez moi, dans mon intimité, me mettais hors de moi. Chez eux j’étais bien obligé de me plier à leurs règles et tout ce qui s’en suis, mais chez moi je n’avais qu’une envie, c’était de les foutres dehors sans aucune autre forme de procès. Surtout lui. Madame était quelqu’un de tout à fait respectable, voir de peut être agréable si elle ne prétendait pas toujours partager l’avis de son mari. Il n’y a pas de mot pour définir l’antipathie réciproque de la relation que j’entretenais avec mon beau-père. Et pour le coup j’avais fait des efforts. Du moins au début, après, quand j’ai compris que cela ne servirait à rien, j’ai abandonné. Dès notre première rencontre Monsieur de Maison-Neuve m’a vite fait comprendre que je n’étais pas le gendre dont il avait toujours rêvé. Imaginez-moi, pauvre garçon de 20 ans issu de la middle-class Londonienne et perdu en plein Paris essayant tant bien que mal de faire bonne impression auprès des parents bourgeois de ma petite amie. Mission impossible ; et pourtant, et ça je ne le su que plus tard, cette première rencontre ne fus pas la pire. Le mariage et le départ à Oxford furent considérés comme une déclaration directe de guerre et nos relations n’ont fait qu’empirer. L’appartement est un très bon exemple de la mentalité de cet homme. Tout juste sortie de l’université, je n’avais pas un sous en poche, mais étais décidé à tout faire pour que Garance et moi puissions vivre le mieux du monde. C’était sans compter sur « l’aide » de beau-papa, qui, anéantie par le départ de sa fille, décida d’investir dans un immense appartement dans le quartier chic d’Oxford. Pour tout le monde ce fut la preuve d’une immense générosité et de tout l’amour qu’il avait pour sa fille chérie, mais je savais très bien que ce n’était pas que ça. C’était un moyen pour lui de me remettre à ma place, afin que je n’oublie pas que je n’étais pas assez bien pour Garance et que je ne le serais sans doute jamais. Et non je ne suis pas paranoïaque, c’est tout à fait le genre de Mr. De Maison-Neuve, j’ai appris à le connaitre avec le temps.

Et puis quoi ? Leurs 200 mètres carrés du Quartier Latin ne leur suffisaient plus ? Garance faisait souvent des allez-retours à Paris, le prétexte que leur fille leur manquait ne marchait pas. La simple idée de tous les sourires hypocrites, de toutes les piques qui allaient m’être envoyées me fatiguait déjà. Je connaissais toutes les discussions qu’il pourrait y avoir par cœur et elles avaient toutes le même refrain : un reproche. A force, je me suis habitué, et j’ai cessé de me remettre en question. Je me suis toujours demandé comment Garance arrivait à gérer ces conflits permanents. Elle supportait, c’est tout, elle aussi a vite compris qu’il n’y avait rien à faire. J’ai parfois essayé de faire changer la situation, pour elle, pour que ce soit plus facile pour tout le monde. 15 ans plus tard je peux l’affirmer : ça n’a pas marché. Et maintenant tant pis, c’est trop tard pour changer les choses.

J’ouvris la porte de l’appartement, prêt à me plaindre auprès de Garance avant l’arrivée de mes beaux parents, qui si mes calculs étaient bons, ne sauraient tarder. Je posai mes clefs sur la table de l’entrée et enlevai mon manteau sans entendre la moindre manifestation de la part de me femme qui était pourtant à la maison.
« Garance ? »




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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:43

Un texto envoyé à Mark pour le prévenir de l'arrivée de mes parents dans la journée et je retournais à mon travail. Je savais que mon mari n'allait pas être content d'apprendre la nouvelle, il faut dire que ce n'était pas la grande entente entre lui et mes parents, surtout mon père en fait. J'allais souvent les voir à Paris sans Mark qui devait rester pour travailler mais il ne se passait pas une seule minute sans que mon père ne le critique. Il n'est pas assez bien pour moi, il est pas issu d'un milieu social digne de moi, il ne gagne pas très bien sa vie, il me dévergonde et j'en passe ; au début ça me faisait quelque chose, maintenant, je passe au-dessus ça ne m'atteint plus. Je me souvenais de la première rencontre entre Mark et mes parents, un vrai désastre. La discussion qui avait suivi le départ de Mark fut pour le moins franche, mon père me dit tout ce qui n'allait pas chez lui et ma mère en naïve qu'elle est acquiesçait toutes ses paroles. D'ailleurs, j'en ai toujours plus ou moins voulu à ma mère de ne pas se forger sa propre opinion, c'est comme si elle se pliait aux propos de son mari sans jamais donner son avis, à croire qu'elle n'a pas le droit de le donner.
Mais le pire ne fut pas ça, ce fut le mariage. Le mariage ! Mon père aurait pu faire une attaque le jour où nous lui avons annoncé nos fiançailles, il était révolté que je puisse épouser quelqu'un comme Mark, il m'avait toujours assuré que ce mariage ne durerait pas et nous voici quinze ans plus tard, toujours mariés, heureux comme jamais et peut être avec une surprise. Effectivement, j'avais quelques semaines de retard, normalement je ne m'inquiétais pas car ça arrivait quelques jours après, au bout d'une semaine mais là, au bout de trois semaines, toujours rien. Je me concentrais tant bien que mal sur l'article que je devais écrire mais cette pensée m'obsédait plus que jamais : et si j'étais enceinte ? Je savais pas trop comment je pourrais réagir ni comment Mark réagirait, surement mieux que mes parents, je chassais vite cette image de mon père et de son discours afin de ne pas avoir une baisse de moral. Dans tous les cas, il fallait que je sois sûre avant d'annoncer quoi que ce soit, c'était pour cette raison qu'il y avait dans mon sac un test de grossesse...
Une fois mon article fini, je pu enfin partir du travail, j'aime mon boulot ce n'est pas le problème mais avec l'arrivée de mes parents et ce test dans mon sac, j'étais préoccupé par autre chose que mon article. Sur le chemin du retour, je m'imaginais tout, toutes les réactions possibles de mon entourage mais très vite l'idée me passa, je préférais ne pas y penser pour le moment. J'étais à quelques mètres de l'appartement, un « cadeau » de mon père qui pensait que le salaire de Mark ne serait pas assez élevé pour que j'ai un endroit où il fasse bon vivre, je sortais déjà les clés pour rentrer au plus vite et être fixée par rapport à une éventuelle grossesse. Et voilà, le verdict allait tomber, j'étais dans la salle de bain et j'attendais le résultat avec une grande impatience : enceinte ? Pas enceinte ? Les quelques minutes d'attente me paraissaient des heures entières. Je pris une grande inspiration et ferma les yeux avant de mettre le test à leur hauteur et de les ouvrir à nouveau. Positif. J'étais bel et bien enceinte, de combien de temps je ne le savais pas encore. Une voix plus que familière m'informais que Mark était rentré, je m'attendais à avoir droit à une remarque par rapport à l'arrivée tant « désirée » de mes parents mais ce que j'attendais le plus, c'était sa réaction face à ma grossesse. Je sortais de la salle de bain et me retrouvais face à lui, un sourire aux lèvres.
« Je suis... en... là. »
Pourquoi je n'avais pas réussi à le lui dire directement ? Je n'en avais aucune idée.
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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:50



Je souris en la voyant arriver et m’approchai d’elle pour l’embrasser. Voir ma femme me remis de bonne humeur, mais pas pour longtemps, je le savais. Comment pouvait-elle être la fille de cet homme ? C’était un mystère qui ne serait jamais élucidé. Elle leur ressemblait un petit peu, c’est vrai et ce à cause de l’éducation bourgeoise qu’elle avait reçu, mais elle était aussi terriblement différente. Mon cher beau-père était persuadé que j’avais changé sa fille et rien que ça, c’était faux. Garance m’a changé et je lui en serais toujours reconnaissant. Je ne sais pas pourquoi elle s’est intéressée à moi il y a 15 ans, nous n’avions aucun point commun, aucune raison de nous entendre, enfin, à première vue. Elle m’a fait ouvrir les yeux ; j’étais sur une très mauvaise pente et elle m’a aidé. Quand Monsieur de Maison-Neuve m’a regardé droit dans les yeux et m’a balancé un « Vous ne méritez pas ma fille jeune homme » je me suis dit certes, c’est vrai. Il avait raison le bonhomme, elle était trop bien pour moi Garance et ça je l’ai toujours su. N’empêche que je suis tombé amoureux d’elle et que je me suis promis de tout faire pour la rendre heureuse, pour la remercier de tout ce qu’elle avait fait pour moi. Je n’étais pas assez bien pour elle, mais je me suis efforcé de l’être. Fallait que je l’aime vraiment beaucoup pour supporter les insinuations perpétuelles de cet homme. J’avoue avoir cru qu’elle me lâcherait après avoir eu la non-bénédiction de ses parents, et là ça aurait été le drame, je ne sais pas comment j’aurais pu m’en remettre. Mais elle est restée, et j’ai su qu’elle m’aimait, autant que moi je l’aimais et j’ai décidé de me foutre royalement de l’avis des autorités supérieurs parentales. La hache de guerre n’a jamais été enterrée et Monsieur de Maison-Neuve ne me porte pas plus dans son cœur qu’à notre première rencontre. J’essaye de ne pas être affecté par ses remarques, je sais que ce n’est pas ça qui fera changer l’opinion que Garance a de moi, mais ça me met toujours mal à l’aise. Si nous nous voyions encore tous ensemble aujourd’hui, c’est uniquement pour elle. C’est bête, mais je prends chaque visite pour une épreuve, comme un test de la part de mon beau-père et qu’à chaque au revoir me devais de lui dire : « J’ai gagné mon vieux, j’arrive à rendre ta fille heureuse ! »

« J’y crois pas Garance ! Quand est-ce qu’ils comprendront qu’on ne peut pas débarquer chez les gens comme ça ? Même chez nous ! C’est pas possible, c’est déjà la panique au boulot, je suis crevé, vidé, épuisé, je n’ai pas besoin de ça maintenant. » J’ouvris une fenêtre et m’alluma une cigarette, mais je n’arrivais pas à rester en place. J’étais comme un gosse en pleine crise. Si j’avais réfléchi deux secondes j’aurais eu honte de cette attitude d’enfant capricieux, mais j’étais trop énervé pour m’en rendre compte. Je n’en voulais pas à Garance, évidemment, et elle le savait, à force elle s’était habituée à mon mécontentement public, mais j’avais besoin de m’exprimer. Je ne sais pas combien de temps ils allaient rester, mais c’était trop pour moi. J’étais à chaque fois sur les nerfs tout le temps de leur visite et je me battais intérieurement pour ne pas lâcher. J’aurais aimé que ce soit plus facile et je m’en voulais à chaque fois de faire subir ça à Garance.

Je me tournais vers elle, près à m’excuser de m’être emporté. Je vis tout de suite dans son regard que quelque chose n’allait pas. « Garance, ça va ? » lui demandai-je inquiet en m’approchant d’elle. Je connaissais ma femme par cœur, et là, il y avait un problème autre que la venue de ses parents. « Chérie tout va bien ? Y a un problème ? »


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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:52

Je regardais Mark tout en souriant, je n'avais pas réussi à lui annoncer tout de suite, il fallait que je trouve un moyen de le lui dire. Il m'embrassa, je fermais les yeux quelques instants, j'étais plus qu'heureuse avec lui, je savais que je finirai ma vie à ses côtés. Certes, le problème que Mark avait avec mon père me rendait triste mais ces deux hommes faisaient partie de ma vie, je ne pouvais pas en renier un ou l'autre, c'était tout simplement impossible. Cela faisait maintenant quinze ans que mon mari et moi étions ensemble et pourtant, j'avais l'impression que nous nous étions rencontrés hier, jamais je ne m'étais lassée de lui et il en était de même pour lui. Je savais pertinemment en le présentant à mes parents que je m'attirerai les foudres de mon père mais je m'en fichais, je l'aimais pour ce qu'il était et rien ni personne n'allait changer cela. L'ambiance après l'arrivée de Mark dans l'appartement était bonne, mais je savais que ça n'allait pas durer, dans quelques minutes il allait se plaindre de l'arrivée de mes parents et il avait tous les droits par rapport à ça, ils débarquaient comme ça à l'improviste et s'immiscer dans notre intimité mais bon, c'était juste une question d'habitude. Les de Maison-Neuve avaient toujours été envahissants, même mes grands-parents avaient été pareils avec mes parents, sauf que eux, ils avaient apprécié ma mère dès le début parce qu'elle était issue du même milieu social que mon père, Mark non. Mais de toute façon, à quoi ça rimait ce statut social ? Ils ne préféraient pas que je sois avec quelqu'un que j'aime réellement plutôt qu'avec une personne qu'ils m'auraient présenté et que je n'aimerai pas ?
Et voilà, il n'y avait pas eu beaucoup de secondes de répit, Mark enchaînait sur la venue de mes parents. Il était épuisé, moi aussi, la venue de mes parents ne m'enchantait pas plus que ça surtout vu les circonstances actuelles mais on ne pouvait pas refuser qu'ils viennent. Je regardais Mark en souriant, j'étais toujours devant la porte de la salle de bain, c'était comme si je n'arrivais pas à bouger, il fallait que je lui annonce mais comment, je ne savais pas.
« Mark, je sais bien. Crois moi, j'ai pas très envie de les voir aujourd’hui mais on n'a pas le choix. Je suis désolée par rapport à ça, ils ne resteront pas longtemps, t'inquiètes pas. Et pour ce qui est du travail, je sais que tu vas t'en sortir. »
Tout en disant ces paroles, je m'étais approché de mon mari pour le prendre dans mes bras et étais retournée vers la table. Il avait l'air d'un petit enfant mais il était toujours aussi adorable, il alluma une cigarette près de la fenêtre, bientôt il ne serait plus autorisé à fumer dans l'appartement mais pour ça, il fallait que je lui dise. Je m'étais relevée, ne tenant pas en place non plus, je devais le lui annoncer mais je n'avais aucune idée de la façon dont je pouvais amener le sujet après son énervement. Mark s'était tourné vers moi, il y avait quelque chose de bien avec lui, c'était qu'il savait toujours quand quelque chose n'allait pas ou quand je voulais lui dire quelque chose mais que je n'y arrivais pas. Il s'était approché, j'avais un grand sourire aux lèvres, tout en le regardant, je prenais une longue inspiration.
« Oui, pas de problème, je vais bien. », dis-je tout en faisant une pause. « C'est juste que je... j'ai quelque chose à t'annoncer... »
Je n'y arrivais pas. Je regardais Mark tout en souriant et le pris dans mes bras en espérant que ça allait me donner du courage. Je pris sa cigarette et l'éteignit dans le cendrier qui se trouvait sur la table et me mit face à lui tout en prenant à nouveau une grande inspiration.
« Mark. Je suis... enceinte. », j'avais prononcé ce dernier mot tout bas.
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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:54



Garance n’avait pas l’air dans son assiette, elle était très pale, hésitante presque tremblante. J’ai tout de suite imaginé le pire, mais sans arriver à penser à quelque chose de concret. Les idées les plus folles se bousculaient dans ma tête. J’essayais de relativiser, de me dire qu’elle était peut-être seulement fatiguée, que la venue surprise de ses parents la faisait elle aussi paniquer… Mais je ne pouvais m’empêcher de penser à quelque chose de plus sérieux. C’est en voyant le sourire de ma femme que je me suis un peu calmé, un peu seulement car son sourire était hésitant. « Oui, pas de problème, je vais bien. C'est juste que je... j'ai quelque chose à t'annoncer... » Repanique. Garance et moi étions plutôt du genre honnête, à balancer les choses comme ça, sans en faire une montagne avant. Si elle réagissait comme ça c’est que la nouvelle devait vraiment être importante, pas forcement mauvaise, mais importante. Une mutation ? Un retour obligé à Paris ? Garance du sentir ma légère gène car elle s’avança vers moi et me prit dans ses bras. La sentir contre moi me rassura. Elle me regarda droit dans les yeux, toujours avec ce même sourire incertain et me dit dans un souffle « Mark. Je suis... enceinte. »

Je suis resté muet un instant. Un instant qui me parut une éternité. Je m’étais préparé à tout, mais pas à ça. Bien que ce ne soit absolument pas une mauvaise nouvelle, il me fallut un certain temps pour me remettre de cette annonce. C’est comme si mon cerveau avait soudainement arrêté de fonctionner. Enceinte, Garance était enceinte. On allait avoir un bébé, on allait devenir parents. Je me suis trouvé très bête d’avoir imaginé le pire alors que finalement ma femme m’annonçait une nouvelle magnifique ! Pour ma défense je n’aurais jamais pu m’en douter. Si j’avais su en me réveillant ce matin que j’apprendrai le soir même que j’allais devenir Papa… C’était dingue, juste dingue, juste incroyable. On en avait déjà parlé bien sûr, enfin non, disons que le sujet avait déjà été abordé, mais jamais une décision claire n’avait été décidée. Aux dernières nouvelles ni elle ni moi n’étions contre, mais je pense qu’inconsciemment si aucun de nous deux n’a éclaircie la situation c’est que nous étions morts de peur à l’idée d’avoir un enfant. Mais là, l’annonce de Garance fit de moi en quelque seconde le plus heureux des hommes ! J’en oublié presque mon mécontentement du à la venue de mes beaux-parents, rien ne pourrait m’enlever le bonheur que je ressentais à présent.

Après avoir convenablement enregistré la nouvelle, mon deuxième problème fut de m’exprimer clairement : « Tu… Non ! C’est pas possible… On va avoir un bébé ? » Cette question fut l’une des plus ridicules que je n’ai jamais posé, mais je ne savais pas quoi dire. J’étais encore sous le choc et cela devait se remarquer. Je regardais ma femme et je me suis vraiment dit qu’un bébé était la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Ça allait marquer un tournant dans notre vie, c’était obligé, mais ça allait être un bon tournant. Après tout, tous les moments importants de ma vie c’étaient fait au côté de Garance et avoir un enfant n’était que la continuité logique de notre relation. Après notre rencontre, le mariage, le déménagement à Oxford, un enfant, notre enfant ! Je me mis à sourire bêtement, « Je vais… Je vais être papa ? Mince tu te rends compte ! On va avoir un bébé !! » Je pris Garance dans mes bras et l’embrassa. J’avais du mal à croire ce qui nous arrivait ! J’étais juste heureux, heureux d’avoir un enfant avec la femme que j’aimais plus que tout, heureux que notre petite famille s’agrandisse.





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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:56

Je ne savais pas pourquoi j'avais tant paniqué à l'idée d'annoncer ma grossesse à Mark. Il avait tout simplement bien réagi. Je l'avais bien entendu laissé finir son petit discours vis-à-vis de mes parents, ce n'était pas vraiment ce qui me préoccupait le plus à ce moment bien précis, c'était plutôt la façon dont j'allais lui annoncer. Puis, prenant mon courage à deux mains, j'avais fini par réussir à sortir ces quelques mots de ma bouche, j'avais prononcé le dernier et plus important dans un murmure et pourtant, il semblait résonner dans toute la pièce. J'étais face à Mark, qui était muet, un court instant, je paniquais à la possibilité de sa réaction mais finalement, la réaction fut des meilleures. Tout avait l'air d'être oublié, le fait que mes parents viennent, qu'ils arrivent surtout à l'improviste, qu'ils en aient toujours après mon mari, qu'ils ne s'aiment pas. Tout. Tout était oublié, la seule chose qui comptait était l'annonce que je venais de faire. J'étais tout simplement la plus heureuse des femmes.
Jamais je ne m'étais imaginé ce moment, ce fameux moment où en regardant le test de grossesse il annonçait positif, ce moment où je voyais le regard du papa s'illuminer, ce moment où je savais que j'allais donner naissance à un être vivant. Je m'étais toujours demander comment ça pourrait faire et j'avais ma réponse, c'était juste magnifique comme sensation. Les paroles de Mark me firent rire, il était dans le même état que moi, je pouvais le sentir, un état entre l'euphorie et la peur. Nous étions tous les deux contents mais nous n'avions pas pensé à cette éventualité pour le moment mais le fait d'être enceinte n'allait rien changé pour nous, sauf un agrandissement familial. Je continuais de sourire, je ne pouvais pas m'en empêcher.
« Oui, c'est possible. On va être parents, on va avoir un bébé. Un magnifique petit bébé. »
Je ne savais pas trop comment réagir, ça faisait beaucoup d'un coup c'était sur mais je savais que tout allait bien se passer. Que ce bébé allait être heureux parmi nous, que nous allions être des parents superbes mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir peur. Après tout, c'était normal non ? D'avoir peur avant l'arrivée d'un bébé. L'arrivée d'un bébé faisait partie du déroulement « normal » de notre vie, nous nous étions rencontrés, nous nous étions mariés, nous avons emménagé ensemble et maintenant nous allions avoir un bébé. Un bébé, un bébé, ce mot ne cessait de retentir dans ma tête, j'avais toujours un peu de mal à y croire. Je regardais Mark qui me prenait dans ses bras avant de m'embrasser, je le savais qu'il avait aussi peur que moi mais c'était une bonne peur.
« Qui l'aurait cru ? Que ça arriverait maintenant. Mark ! On va être parents ! Tu te rends compte ? On va avoir notre petit bout de chou à nous. »
Notre petit bout de chou. Je n'avais maintenant qu'une seule envie, c'était de l'annoncer à mes parents, de leur dire que j'étais enceinte, de leur dire qu'ils allaient être grands-parents, de leur dire que j'étais la femme la plus heureuse du monde et que mon mari était une personne merveilleuse. Je le regardais toujours en souriant et me colla contre lui, les neuf prochains mois risquaient d'être longs mais ça en valait largement la peine, on aurait notre bébé au final. J'avais tout de même trente-cinq ans, il était temps que j'ai un bébé et l'avoir avec Mark, c'était ce qu'il y avait de plus beau. Mes parents n'allaient probablement pas tarder, il fallait que je prépare encore le repas mais je n'avais pas du tout envie, je regardais mon mari et lui sourit.
« Pour ce soir, je commande au restaurant chinois, ça te va ? Et, il faut que j'annonce cette nouvelle à mes parents aussi ! »
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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:57

Je n’en revenais toujours pas ! Je comprenais maintenant l’inquiétude que j’avais perçue dans le regard de Garance : elle ne savait pas quelle serait ma réaction. Mais mon explosion de joie la rassura et la mis elle aussi d’excellente humeur. « Qui l'aurait cru ? Que ça arriverait maintenant. Mark ! On va être parents ! Tu te rends compte ? On va avoir notre petit bout de chou à nous. » Un bout de chou, notre bout de chou, notre bout de chou à Garance et à moi. Je nous imaginais déjà, tous les deux dans notre immense appartement Oxfordien avec un bébé, une petite fille, ou un petit garçon. J’étais prêt à aller sur le champ acheter couches, biberons, poussette, peluches, jouets pour cet enfant. Notre enfant. Je tenais toujours Garance contre moi, comme si je ne pouvais plus la lâcher, preuve que cet enfant nous unissait plus que jamais. J’étais dans un autre monde, un monde où il y avait seulement Garance, notre bout de chou et moi. Pendant un instant j’ai complètement oublié la venue de mes beaux-parents, chose rare, très rare car leurs visites à l’improviste faisaient partie des choses qui m’exaspéraient le plus au monde. Mais Garance me fit vite revenir à la réalité : « Pour ce soir, je commande au restaurant chinois, ça te va ? Et, il faut que j'annonce cette nouvelle à mes parents aussi ! » Un rapide coup d’œil à l’horloge du salon me fit comprendre qu’ils allaient arriver d’un moment à l’autre. Je soupirais. S’il y avait bien une chose que je n’avais pas envie de faire maintenant c’était de passer la soirée avec eux. L’annonce de la nouvelle allait être un véritable cauchemar et je ne voulais pas qu’ils gâchent mon bonheur. Le mariage avait été une épreuve assez douloureuse comme ça, je n’avais pas envie qu’on me rappelle encore une fois à quel point je ne valais rien.

Garance était sur un petit nuage, je la sentais complètement déconnectée de la réalité, exactement comme moi quelques secondes auparavant. Il est vrai que je n’avais aucune envie de me lancer dans la réalisation d’un plat compliqué –qu’exigeais mes "invités" de beaux-parents – et manger chinois me paraissait être la meilleure idée du monde si M et Mme de Maison-Neuve n’avaient pas décidé de partager notre table ce soir. Je n’eus pas la force de protester mais je vis déjà les reproches qui allaient m’être fait, en plus de ne pas servir à grand-chose et de ne pas être capable de subvenir aux besoins de ma famille, je refusais d’aider ma femme à cuisiner. Et à l’instant où ils apprendraient que leur fille était enceinte j’apparaitrais comme un ignoble monstre sans cœur qui laisse sa femme mourir de faim. Inutile de préciser que tout ceci était faux, Garance et moi faisons généralement la cuisine ensemble.

« Garance, tu tiens absolument à le dire à tes parents ce soir ? » commençais-je d'une petite voix. Je n'eus pas le temps de m'expliquer d'avantage ni d'avoir la réponse de Garance car la sonnette de la porte d'entrée retentit dans l'appartement. Une part de moi était désespérée, j'aurais aimé ne partager ce moment qu'avec ma femme. Au lieu de ça, je me mis à paniquer, je ne savais pas du tout comment mes beaux parents pourraient bien -ou mal- réagir face à cette nouvelle. Je restais immobile dans le salon et laissais Garance, plus heureuse que jamais, ouvrir la porte à ses parents. Je me collais un sourire faussement poli sur le visage en essayant de ne pas paraître trop hypocrite et avança à mon tour vers la porte d'entrée.



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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 22:59

Cette soirée s'annonçait tout simplement parfaite. Je le savais, l'annonce de ma grossesse à Mark nous avais rendu heureux. Nous allions avoir notre propre enfant, depuis le temps que j'attendais ça mais en même temps, je le craignais aussi car je savais qu'avoir un enfant ce n'était pas de tout repos. Je savais aussi que cette nouvelle chose allait faire prendre un tournant à notre relation, ça allait nous rapprocher. Je nous voyais déjà sous les couches, les biberons et tout le reste. Actuellement, j'aurai aimé avoir une petite fille pour pouvoir la chouchouter, lui offrir des beaux habits mais si c'était un garçon, c'était parfait pareil, le mieux serait presque même des jumeaux même si ça demandait double de travail. Mark me tenait toujours dans ses bras, je pouvais sentir qu'il était heureux mais en même temps un peu effrayé ce qui était tout à fait normal, les prochains mois à venir n'allaient pas être de tout repos pour l'un comme pour l'autre. Le moment aurait pu être parfait si la venue de mes parents nous avait pas ramené à la dure réalité, il fallait encore que je commande à manger pour le repas de ce soir et que je mette la table.
J'étais tout simplement heureuse, rien ne pouvait me gâcher ce sentiment actuellement. Je prenais le téléphone et appelais un des restaurants chinois les plus réputés d'Oxford afin de passer une commande, au moins, il y avait la livraison à domicile. Mes parents allaient probablement être déçus du fait que je n'ai pas cuisiné pour leur arrivée mais tant pis, j'avais travaillé toute la journée, ils avaient prévenu à l'improviste et la nouvelle de ma grossesse m'empêchait de réfléchir à quoi que ce soit pour manger. Ça allait probablement aussi générer des remarques de la part de mon père envers Mark, il allait surement dire qu'il ne faisait rien pour m'aider et tout le blabla habituel mais encore une fois, rien ne pourrait enlever mon bonheur. Je regardais mon mari en souriant et l'embrassa une nouvelle fois, une belle année nous attendais. J'allais répondre à son questionnement mais la sonnette m'en empêcha, j'étais déjà près de la porte et j'ouvris la porte sur mes parents.
« Papa, Maman ! Je suis contente de vous voir. Comment vous allez ? Vous avez fait bon voyage ? »
Mark était derrière moi, je passais à côté de lui en souriant.
« Oui, on leur dira plus tard. Ça apaisera l'ambiance. » lui chuchotai-je.
Mes parents répondirent qu'ils allaient bien mais que le voyage avait été tout de même un peu trop long. En grois, ils me faisait comprendre que j'habitais trop loin mais je laissais faire. Je les regardais en souriant, attendant le bon moment pour leur annoncer la nouvelle, je jetais un coup d'oeil à Mark, il n'avait pas l'air très heureux de la venue de mes parents mais ce n'était pas nouveau, je m'approchais donc de lui en souriant et proposa à mes parents de s'assoir avant de leur apporter un apéritif et de m'installer aux côtés de Mark, posant ma main sur la sienne.
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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Sam 17 Mar - 23:00

J'étais en même temps désespéré par la soirée qui s'annonçait et en même temps extrêmement déçu de devoir partager ce moment de pur bonheur avec eux. A bien y réfléchir l'idée de devenir grands-parents devrait leur faire plaisir à eux aussi mais je les connaissais par coeur. Ce n'était pas la bonne nouvelle qui les marquait le plus, mais le fait que j'ai un rapport quelconque avec un évènement important dans la vie de leur fille. Garance ouvrit la porte et lança un « Papa, Maman ! Je suis contente de vous voir. Comment vous allez ? Vous avez fait bon voyage ? » qui détendit automatiquement l'atmosphère. Mais pas pour très longtemps, je le savais. Ils entrèrent dans l'appartement et m'approchant d'eux, je dis dans un français que j'espérais dénué de tout accent anglais : « ça me fait plaisir de vous voir ! » Je serrais la main d'André de Maison-Neuve et fit la bise à Agnès comme un gentleman bien élevé. Je n'eus pour réponse qu'un « Bonjour Mark » de la part du père et un sourire chaleureux de la part d'Agnès. Si André m'était carrément antipathique, ce n'était pas le cas de son épouse avec qui il m'arrivait de bien m'entendre. Et je comptais sur sa réaction à elle pour calmer celle de son mari, car je le savais, avoir petit-fils la rendrait folle de joie, peut importe que je sois le père. Garance me chuchota à l'oreille, en réponse à ma précédente question « Oui, on leur dira plus tard. Ça apaisera l'ambiance. »

Je débarrassais mes beaux-parents de leurs mentaux et vint rejoindre tout le monde dans le salon où Mr et Mme racontait déjà les périples de leurs « long » voyage. Garance avait déjà servi un apéritif et je m'assis à ses côtés et lui pris la main tout en commençant mon verre. « Hum... ça sent la cigarette ici non ?demanda soudainement Agnès. Vous n'avez toujours pas arrêté de fumer Mark ? » Et voilà, la partie commençait. « J’essaye toujours, j’ai beaucoup diminué les doses… Je peux ouvrir la fenêtre un moment pour aérer un peu si vous voulez. » dis-je en me levant et en commençant à me diriger vers une fenêtre. « Non laissez Mark, il fait trop froid dehors. Je ne m’habituerais jamais à ce temps anglais. » lança sèchement mon beau-père. Quelle mauvaise foi, si mon séjour à Paris m’avait bien appris quelque chose, c’était qu’en France aussi la météo n’était pas toujours merveilleuse. « Il fait beau à Paris ? » demandais-je plus par habitude qu’autre chose avant de me mordre les lèvres. Question typique de l’anglais moyen qui tente de meubler une conversation : le temps. N’étant pas nés de la dernière pluie André et Agnès le savait parfaitement. Agnès me sourit timidement et laissa son marié répondre « Si vous veniez plus souvent vous le sauriez Mark. » avant d’éclater de rire et de continuer « C’est nous qui sommes obligés de nous déplacer pour rendre visite à Garance, n’est-ce pas scandaleux ? » Je suppliais mentalement Garance de me venir en aide, je ne tiendrais pas la soirée comme cela. Je préférais encore qu’elle balance directement qu’elle était enceinte plutôt de continuer cette conversation qui était très, très mal partie. Si en plus ils n’étaient pas contents de venir ils n’avaient qu’à rester chez eux. Chacun chez soi et les hippopotames seront bien gardés, non mais oh. «Je ne peux pas m’improviser des vacances quand bon me semble, mais nous passerons à Paris quand nous aurons tout le deux un peu de temps, n’est-ce pas Chérie ? » Certes je n’avais pas accompagné Garance lors de sa dernière visite, mais moins je passais de temps avec eux et mieux je me portais ?

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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Mer 2 Mai - 11:49

La soirée avait très bien commencé et j'en été contente, tout allait bien se passer avec Mark et la grossesse. La soirée aurait pu continuer à être parfaite si la bonne humeur de mon mari ne s'était pas envolée quand je lui avait annoncé la venue de mes parents. Je n'eus pas le temps de m'expliquer ou de m'excuser comme il fallait car quelqu'un sonna à la porte, j'allais ouvrir la porte en question avec un grand sourire, ça faisait pas mal de temps qu'ils n'étaient pas venus et ils commençaient à me manquer. « On aurait pu faire bon voyage s'ils n'avaient pas eu de problème à l'aéroport à cause de la pluie. », réponse typique de mon père. Je le regardais en souriant tandis que Mark les saluait chaleureusement et n'avait qu'en réponse un petit bonjour de la part de mon père et un sourire de la part de ma mère. Décidément, la soirée n'allait pas être si agréable, du moins pas si l'ambiance restait la même.
Alors que Mark débarrassait mes parents de leurs manteaux, j'avais déjà installé la table pour l'apéritif, je m'y étais dirigée, mes parents me suivant. Je leur servis un champagne, en servis un à Mark et je pris du jus de fruit, autant bien commencer ma grossesse. Mes parents commencèrent à raconter leurs péripéties du voyage quand Mark s'assit à mes côtés et prit ma main, je le regardais tout en souriant, je voyais encore sa réaction lorsque je lui avait annoncé ma grossesse. « Maman... Tu sais que Mark fais de gros efforts par rapport à la cigarette. Il faut du temps pour arriver à arrêter et des encouragements ne seraient pas de trop. », c'était vrai après tout, ça faisait à peine vingt minutes que mes parents étaient là et ils avaient déjà trouvé le moyen de critiquer mon Mark, mon père leva les yeux aux ciel, ce qui me désola un peu plus, pourquoi ça ne pouvait pas être plus simple ? Mon adorable mari reprit place à mes côtés, je posais une main sur sa jambe alors qu'il demandait des informations sur le temps parisien. La réponse de mon père m'énerva un peu, je le regardais et me forçais à lui sourire. « Je t'ai expliqué la dernière fois qu'en étant professeur, Mark ne peut pas faire comme bon lui semble avec ses vacances, c'est pour ça qu'on a toujours un peu de mal à venir vous voir. Et pour ce qui est de scandaleux, ce serait plutôt d'essayer de nous faire culpabiliser parce qu'on ne vient jamais. », j'avais sorti ces mots sans en mesurer les possibles conséquences, mon père me fixa quelques instants avant de soupirer. « Bien sûr tu le défends. Tu sais que ton déménagement en Angleterre nous a anéanti ? On te voyait tout le temps et maintenant allez, une seule fois par an ? Ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer. ». Je vis que ma mère essayait de calmer un peu mon père mais bon, c'était cause perdue, quand il partait sur le refrain habituel du « ça ne doit pas se passer comme ça », plus personne ne pouvait dire quoi que ce soit. Mark renchérit en disant qu'on irait les voir prochainement à Paris, je lui sourit avant de boire une gorgée de jus de fruit, ma mère me regarda à son tour en souriant, un air interrogatif se forma sur son visage. « Ma chérie, pourquoi tu ne bois pas de champagne comme nous ? Tu es malade ? », suite à ces paroles, je regardais Mark en souriant, ma mère était très observatrice et peut être que finalement, la soirée allait s'apaiser. « Mark ? Tu... ? ». Mes parents affichaient tous les deux un regard interrogateur et j'attendais une réaction de la part de Mark.

HJ - Un gros désolée pour le retard
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MessageSujet: Re: So won't you control this - Garance   Ven 7 Sep - 12:08

Tout en remplissant nos vers, Garance déclare à son père : « Je t'ai expliqué la dernière fois qu'en étant professeur, Mark ne peut pas faire comme bon lui semble avec ses vacances, c'est pour ça qu'on a toujours un peu de mal à venir vous voir. Et pour ce qui est de scandaleux, ce serait plutôt d'essayer de nous faire culpabiliser parce qu'on ne vient jamais. » Je suis gêné qu’elle doive prendre ma défense mais à vrai dire c’est la seule solution pour éviter une énorme dispute entre son père et moi. « Bien sûr tu le défends. Tu sais que ton déménagement en Angleterre nous a anéantis ? On te voyait tout le temps et maintenant allez, une seule fois par an ? Ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer. » Je baisse les yeux vers ma coupe de champagne sans rien dire, comme un gosse que l’on vient de gronder. Je déteste lorsqu’André oubli soudainement ma présence dans une pièce pour s’en prendre à Garance. Cette soumission que j’ai à mes beaux-parents est insupportable mais que faire d’autre ? Du coin de l’œil je vois le regard réprobateur d’Agnès sur son mari, au fond elle ne veut qu’une chose, que cette soirée se passe un minimum correctement. Nous trinquons silencieusement, comme d'habitude, puisque nous n'avons pas vraiment de bonnes choses à nous souhaiter. Ou alors un divorce sans trop d'éclaboussure sur leur notoriété parisienne. Mais Monsieur et Madame de Maison-Neuve sont bien trop poli pour se permettre une telle remarque dans mon appartement. Nous buvons tous une gorgée de champagne, sauf Garance, qui, évidemment à préférer se servir un jus de fruit. Je ne suis pas très attentif à ce genre de chose mais il faut croire qu'Agnès si, puisqu'elle demande gentiment à sa fille : « Ma chérie, pourquoi tu ne bois pas de champagne comme nous ? Tu es malade ? » Je m'étouffe discrètement avec ma boisson et lance un regard paniqué à Garance qui elle me sourit, de son si joli sourire. Je ressens à ce moment précis un élan d'amour incroyable pour ma femme qui porte notre enfant. Je ne m'en rends toujours pas vraiment compte mais cette nouvelle m'a emplie de joie ! Ce qui me plait un petit peu moins par contre c'est de l'annoncer à ses parents. Mais je vois dans le visage de Garance qu'elle n'a qu'une hâte, cracher le morceau. Mais une peur sans nom s'envahit de moi, j'ai clairement peur de la réaction d'André et Agnès. Surement de la joie puisqu'un petit enfant serait une joie pour eux, mais évidemment ils auraient préférés que quelqu'un de mieux que moi soit le père de cet enfant. « Mark ? Tu... ? » m'interroge Garance. Je ne sais si elle attend un accord de ma part ou si elle veut que ce soit moi qui annonce la nouvelle. Mes beaux-parents s'impatientent et je crois que l'idée d'une grossesse murit dans leur esprit. Evidemment, pas d'alcool, c'est un signe qui ne trompe personne. Je me racle timidement la gorge et tente de ne pas perdre complètement la face. « Garance et moi avons quelque chose de très important à vous annoncer. Enfin une grande nouvelle » Je souris à Garance et prend sa main dans la mienne. « La famille va en quelque sorte s'agrandir. Mais je te laisse expliquer ma Chérie. »
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