I was sure to find you here w/ Lysandryn

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MessageSujet: I was sure to find you here w/ Lysandryn   Mer 14 Mar - 2:48

Rendez vous au Carling, ce bar ne me rappellera décidément que des mauvais souvenirs et pas seulement pour la qualité médiocre d’une partie de leur artistes. Carolyn se produit ce soir, et je suppose que j’ai des excuses à lui présenter. Des excuses sur la forme et non sur le fond évidemment, excuses qui sont d’ailleurs probablement poussées par l’idée fondamentalement masochiste de remuer le passé. Maintenant que le Judging Cambridge Club & Stowe sont éloignés de moi, les choses auraient pourtant du être plus simples. Je m’installe dans l’ombre du bar, commande un verre, je n’ai que très rarement eu l’occasion de la voir chanter juste. Je l’observe de loin, buvant une gorgée de mon whisky jusqu’à ce qu’elle s’approche de moi pour commander un verre sans me remarquer. Être fidèle à mes entrées théâtrales, voilà la plan. « Belle prestation Stowe, bien que ça manque encore un peu de crédibilité, mais ça c’est sans doute lié au fait que je ne te connais pas aussi....romantique ? » Je repose mon verre et hausse un sourcil. « Je savais que je te trouverai ici. » restons calmes, les drames arriveront bien assez vite. Elle se tourne alors brusquement reconnaissant sans doute ma voix, comme je n’aurais aucun mal à identifier la sienne. « Qu'est-ce que tu me veux ? Qu'est-ce que tu fous là ? » Je repousse mon verre et tente d’adopter un ton indifférent. « Bien que je pense toujours que tu es une salope profondément irresponsable, qu’il y a à redire sur ta technique vocale et que je n’éprouve pas particulièrement de plaisir à engager cette conversation avec toi, je tenais à m’excuser pour avoir sur-réagi lors de la fête d’Halloween. » L’estime de soi est quelque chose d’important, j’aime autant faire en sorte que les choses soient dîtes si l’on doit se retrouver pour les compétition de chant de cette année. « Considère ça comme un geste de bonne foi, mais je tenais également à t’informer que je suis de retour à Cambridge cette année et que j’ai choisi d’intégrer la chorale de l’université. » Je plante mon regard dans le sien et ajoute. « Connaissant ta proportion à dramatiser les situation et à rater une note à la moindre contrariété je me suis dis que tu aimerai être au courant. Cambridge va gagner, mais il ne faudrait pas que ça soit trop facile. » Soyons fair play.

Et la gifle part, cette furie, n’aura manifestement pas beaucoup changé. « Quest-ce que... Tu te fous de ma gueule ? Tu t'es barré sans rien dire, tu m'as laissée dans une merde incommensurable et tu estimes avoir le droit de débarquer sans prévenir pour me parler comme ça ? Pour qui tu te prends Lysander Murray ? Redescends sur terre, c'est pas comme ça que ça marche ici. Barre-toi, barre-toi vite ! Je ne veux plus voir ta sale gueule ! » Mais c’est elle qui s’en va en larmes après avoir avalé le contenu de son verre, retournant bien entendu tous les regards sur elle, il fallait s’en douter. Je paye et me dirige à l’extérieur, ça ne va pas se passer comme ça. « T’envoyer un carton d’invitation n’aurait rien changé. Je crois que tu oublies une chose, je ne te devais rien pas même l’assistanat. Ne crois pas que parce qu’on s’est envoyé en l’air une ou deux fois, j’allais prendre la responsabilité d’élever un gosse avec une hystérique qui ne m’a apporté que des emmerdes. Dis toi que je t’ai rendu service, parce que tu es tout sauf capable d’élever un enfant. » J’appuie mes dires d’un hochement de tête. « On regrette tous les deux ce qu’il s’est passé, et c’est sûrement tragique, mais c’est mieux pour tout le monde. Sache juste que tu t’es mise toute seule dans cette merde, j’ai entendu beaucoup de choses à propos de toi, tes histoires avec Tristan, Cecil, Camille, ce genre de chose arrive aux filles comme toi qui ne savent pas ce qu’elles veulent et qui font n’importe quoi. J’aurais pu avoir de l’estime pour toi Carolyn, mais tu es pitoyable et la seule chose dont on a envie quand on te fréquente effectivement c’est au mieu de coucher avec toi, mais de surtout pas se laisser entraîner dans ta merde. »

Je reprends ma respiration, tente de me calmer alors que Carolyn semble cette fois violemment heurtée par mes propos. Une minute de silence s’installe entre nous avant qu’elle ne finisse par lâcher. « C'est vrai. Tu as entièrement raison. » Je fronce les sourcils, tente de ne pas m’immiscer plus que ça dans sa peine, il faut aller de l’avant maintenant, mettre un terme à tout ça. « J’étais seulement venu te prévenir qu’on allait se croiser souvent cette année, qu’on le veuille ou non. » Je prends une nouvelle inspiration ayant clairement l’impression de manquer d’air en sa présence. « J’ai appris pour ta participation à x-factor, je te souhaite d’avoir plus de chance cette année. » Trêve, avant qu’il ne faille jouer l’autruche, retrouver notre relation d’avant toute cette histoire semble la meilleure chose à faire. Je lui tourne le dos et retourne à l’intérieur du bar. Tout ça est anormalement dérangeant. Je suppose que maintenant que les choses sont claires, je dois reprendre ma vie ou je l’ai laissée, ce qui n’avait pas de raison d’y être en moins. J’ai des objectifs, une vie à mener ainsi qu’une carrière, je sais que j’ai fait le bon choix et c’est sans doute le plus important. Carolyn s’en sortira contrairement à ce que j’ai dis, elle a besoin de temps, je ne peux juste pas la laisser détruire ma vie sous prétexte qu’elle ne gère pas la sienne. Je commande un autre verre cette fois c’est réellement terminé.


Dernière édition par Lysander Tybalt Murray le Mer 14 Mar - 14:48, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I was sure to find you here w/ Lysandryn   Mer 14 Mar - 2:59

« Caro ? Carolyn ? » Je lève les yeux de ma limonade. Dénys est penché vers moi, à moitié couché sur le comptoir. « Oui ? » « C'est ton tour ma belle. » Il fait un signe de tête vers le micro, tout juste libéré. Je soupire et me lève. Allons-y. Je grimpe sur la petite estrade et adresse un petit sourire timide à la salle. Ca fait si longtemps... Dénys lance le disque, je prends une profonde inspiration et me lance. « There was a time I was everything and nothing all in one... » Je me concentre à peine, les paroles sortent naturellement. Je ferme les yeux, m'enfermant un peu plus dans mon monde, oubliant tous ces idiots qui n'ont sûrement rien à faire de ce que je chante du moment que j'ai ma petite robe noire. « And I can't explain but it's something about the way you look tonight, takes my breath away... It's that feeling I get about you, deep inside... And I can't describe but it's something about the way you look tonight, takes my breath away... » Je serre les dents et finis, un ton plus bas « Mate, you take my breath awaaay... » Applaudissements, je ne me sens même pas l'envie d'en faire une autre. Il le faut pourtant, c'est arrangé avec le gérant. Trois deux un. « You are so beautiful to me, you are so beautiful to me, can't you see you're everything i hoped for, you're everything i need... » Je termine la chanson rapidement, la gorge nouée.
Il me faut un remontant. Je descends de la scène et regagne ma place. « Un whisky Den', et vite sinon je m'évanouis. » Mon verre arrive rapidement, je bois quelques gorgée pour me remettre. « Belle prestation Stowe, bien que ça manque encore un peu de crédibilité, mais ça c’est sans doute lié au fait que je ne te connais pas aussi....romantique ? » Je tourne brusquement la tête vers l'origine de cette voix bien trop connue. C'est totalement impossible, il ne peut pas revenir comme ça après ce qu'il s'est passé. Il pose son verre près du mien. Mon regard se fixe obstinément sur les glaçons alors qu'il poursuit. « Je savais que je te trouverai ici. » Toujours sans le regarder, je souffle difficilement. « Qu'est-ce que tu me veux ? Qu'est-ce que tu fous là ? » Mon coeur bat plus fort que jamais, j'hésite entre fondre en larmes ou lui jeter mon verre à la figure. Je m'efforce de respirer calmement bien que je sache que mon émotion est plus qu'évidente. « Bien que je pense toujours que tu es une salope profondément irresponsable, qu’il y a à redire sur ta technique vocale et que je n’éprouve pas particulièrement de plaisir à engager cette conversation avec toi, je tenais à m’excuser pour avoir sur-réagi lors de la fête d’Halloween. » J'écarquille les yeux et les lève vers son insupportable visage. « Que... » « Considère ça comme un geste de bonne foi, mais je tenais également à t’informer que je suis de retour à Cambridge cette année et que j’ai choisi d’intégrer la chorale de l’université. Connaissant ta proportion à dramatiser les situations et à rater une note à la moindre contrariété je me suis dis que tu aimerai être au courant. Cambridge va gagner, mais il ne faudrait pas que ça soit trop facile. » Nous nous regardons fixement sans le moindre cillement une longue minute. Mes pensées se bousculent, il a trop parlé, beaucoup trop, je me sens incapable d'enregistrer tout ce qu'il vient de dire. Les seuls fragments que j'ai retenus me poussent à lever la main pour lui assener une claque mémorable. C'est comme un air de déjà vu... « Quest-ce que... » Je baisse d'un ton, consciente que j'ai déjà commencé à attirer les regards. « Tu te fous de ma gueule ? Tu t'es barré sans rien dire, tu m'as laissée dans une merde incommensurable et tu estimes avoir le droit de débarquer sans prévenir pour me parler comme ça ? Pour qui tu te prends Lysander Murray ? Redescends sur terre, c'est pas comme ça que ça marche ici. Barre-toi, barre-toi vite ! Je ne veux plus voir ta sale gueule ! » Je le pousse violemment et recule, les joues innondées de larmes.
De l'air.
Je finis mon verre d'une traite et sors du bar. Je coince une cigarette entre mes lèvres et tente de l'allumer malgré mes mains tremblantes. « Putain de merde FAIT CHIER ! » Je jette mon briquet par terre ou il s'éclate en morceaux. Je continue de pleurer, ma clope éteinte à la bouche. Pathétique. « T’envoyer un carton d’invitation n’aurait rien changé. Je crois que tu oublies une chose, je ne te devais rien pas même l’assistanat. Ne crois pas que parce qu’on s’est envoyé en l’air une ou deux fois, j’allais prendre la responsabilité d’élever un gosse avec une hystérique qui ne m’a apporté que des emmerdes. Dis toi que je t’ai rendu service, parce que tu es tout sauf capable d’élever un enfant. On regrette tous les deux ce qu’il s’est passé, et c’est sûrement tragique, mais c’est mieux pour tout le monde. Sache juste que tu t’es mise toute seule dans cette merde, j’ai entendu beaucoup de choses à propos de toi, tes histoires avec Tristan, Cecil, Camille, ce genre de chose arrive aux filles comme toi qui ne savent pas ce qu’elles veulent et qui font n’importe quoi. J’aurais pu avoir de l’estime pour toi Carolyn, mais tu es pitoyable et la seule chose dont on a envie quand on te fréquente effectivement c’est au mieu de coucher avec toi, mais de surtout pas se laisser entraîner dans ta merde. » 
Chacun de ses mots me heurte comme s'il les avait accompagnés de coups de poing. Je vacille et m'appuie au mur, haletante. Il n'a pas le droit de me parler de ça, ce sont des choses qui ne le concernent en aucun cas. Et pourtant il a tellement raison. Tout ce qu'il dit est d'une vérité pure et simple et c'est sans doute ce qui me blesse le plus. Mes larmes se tarissent et pour la première fois je baisse les armes. « C'est vrai. Tu as entièrement raison. » Je m'assieds par terre, les bras autour de mes genoux. Je me sens si faible, je me hais de me montrer ainsi à lui. Surtout à lui. Je réduis ma cigarette en charpie sans même m'en rendre compte. Mes doigts tremblent violemment, je n'arrive même pas à les contrôler. J'ai froid, horriblement froid. Je secoue la tête, totalement perdue. « J’étais seulement venu te prévenir qu’on allait se croiser souvent cette année, qu’on le veuille ou non. » Je hoche la tête. Il n'a même pas l'air ému. Ce garçon est un monstre. « J’ai appris pour ta participation à x-factor, je te souhaite d’avoir plus de chance cette année. » Nouveau hochement de tête. Il retoure dans le Carling alors que je me relève difficilement. J'essuie mes joue d'un revers de main et prends une profonde inspiration tandis que je laisse Carolyn reprendre le contrôle sur Freija. Sois forte. Je lève la main et hèle un taxi pour rentrer chez moi.
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