home is where the heart is ♦ ANDRESTAN

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MessageSujet: home is where the heart is ♦ ANDRESTAN   Lun 12 Mar - 14:36


Je regroupe quelques affaires dans mon sac, plaquant mon téléphone contre mon oreille pour commander un taxi. Il est aux alentours de deux heures du matin et la fatigue est présente malgré l’excitation engendrée par ce départ anticipé. Il sera en bas dans un quart d’heure, c’est parfait. Je réponds à un dernier message et fiche mon téléphone dans la poche de ma veste en attrapant la laisse du chien qui sera bien évidemment du voyage.
La roule file sous mes yeux alertes, je caresse machinalement la tête de Simba pour contenir ses gémissements. Il n’est pas exactement fan des espaces confinés et encore moins des trajets qui supposent de s’exposer à une situation qui ne relève pas des habitudes journalières qu’il s’est octroyé tout seul, préférant largement rester dans les murs de l’appartement ou, au pire des cas, au bout de sa laisse plutôt que d’affronter les légers désagréments extérieurs. Je souris un peu en le regardant, amusé. Sa présence me rappelle systématiquement Noël, et la période en elle-même semble être révolue depuis des années déjà. La situation alors n’était pas optimale, et pourtant le résultat ne s’en est pas trouvé changé. Je suis Andrea, le mari de Tristan, plus le type qui a l’époque était accusé de tromper son petit-ami. Rien ne semble pouvoir entraver ce que l’on a acquis à force de patience et de caractère, et malgré le fait que les mois à venir s’annoncent mouvementés et difficiles, il me semble que nous n’avons jamais été aussi à même de supporter les obstacles que la vie pourrait nous mettre en travers de la route.

Une grosse heure plus tard et je suis largué devant le Claridge’s. Je traine le chien en soulevant mon sac, paye généreusement la course et pénètre l’hôtel à pas vifs et impatients. La standardiste somnole à l’accueil mais sursaute quand je me présente devant elle. Son sourire s’agrandit de manière notable, je crois qu’elle nous aime bien. « Bonsoir Monsieur Leroy-Duchesne. Nous ne vous attendions pas ». Elle me tend la clé de la suite du dernier étage et je la remercie d’un clin d’œil. « C’est une décision de dernière minute. Merci à vous ». Je m’empare des clés et la laisse tandis qu’un type s’approche pour me décharger de mon sac. Je secoue la tête, ça ne sera pas vraiment utile. Je m’insère dans l’ascenceur, ignore mon téléphone qui vibre dans ma poche et appuie sur le bouton du dernier étage.

L’hôtel est tout aussi magnifique que le jour du mariage et c’est presque gratifiant de pouvoir y venir n’importe quand. Je parcours le couloir, réellement habité à la procédure, et glisse la clé dans la porte pour entrer discrètement. Le chien se précipite à l’intérieur, habitué lui aussi, et je ris un peu. Tris est allongé sur son lit. Je m’arme d’un sourire satisfait, lâche mon sac qui tombe à mes pieds et m’avance vers lui, me laissant tomber à ses côtés pour embrasser son cou, puis m’emparer de ses lèvres. Ma main rejoint la sienne, nos doigts s’emmêlent dans un réflex avéré. « Bonsoir mon amour ». Je respire son odeur, m’imprègne de sa présence quand son absence se fait si difficile à gérer. Le réveil indique presque quatre heures.


Il n’est que midi quand il se décide d'ailleurs à sonner ; et je grimace malgré moi quand la lumière s’infiltre directement dans mes yeux. Je soupire, m’étire. Tris est déjà levé, l’excitation des castings sans doute le tien en forme. Je me redresse, attrape un café et un demi croissant qui trône sur une table de service et claque mes lèvres contre les siennes. « La vie de producteur, un enfer. » Je ris un peu en avalant une gorgée de café. « Je prends une douche et je suis à toi pour le reste de la journée. » J’hoche la tête en avalant rapidement le petit-déjeuner, puis je me glisse sous la douche, laissant longuement couler l’eau chaude.
Je finis par être prêt dans les temps. Il fait curieusement assez beau malgré la période de l’année et nous allons passer l’après-midi à recevoir des candidats. Je n’ai absolument aucune idée de comment l’opération va se dérouler mais je suis assez impatient. Je ressors de la salle de bain et m’assois sur le lit. « Alors quel est le programme ? » « Tu vas m’aider à trouver des acteurs dignes de ce nom, et je vais te faire visiter les locaux, et mon bureau en verre. » J’hausse un sourcil curieux et absolument pas intéressé en prenant la main qu’il me tend. « Tu t’es acheté un bureau en verre mon amour ? » Je me redresse et l’attire contre moi pour embrasser ses lèvres de nouveau, décidément intenable quand le manque s’est fait ressentir, ne serait que pour quelques jours. Je soupire un peu, on va finir par se mettre en retard si on s’arrête à la moindre occasion pour se sauter dessus. Je l’entraine en dehors de la chambre en gardant sa main dans la mienne, étrangement de bonne humeur. « Il est magnifique, il faut absolument que tu vois ça. » On s’engouffre dans un taxi et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous arrivons sur les lieux des locaux. J’ai déjà vu l’extérieur, jamais l’intérieur. Il passe son bras sous le mien et embrasse ma tempe, je ferme les yeux un instant. Je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée. La stabilité, cette dose constant de bonheur intense… c’est comme ça c’était trop beau pour être vrai.

Il déverrouille la porte de son bureau et je le lâche, haussant un sourcil curieux. « Quel bureau, Monsieur le Président directeur général… » Je me mords la lèvre et m’appuie sur le bureau en verre qui orne la pièce, un sourire en coin accroché au visage. « Je suis devenu un assez bon parti pour un Leroy Duchesne ? » Je souris un peu tandis que lui caresse ma joue. J’attrape sa main et emmêle nos doigts de nouveau, plantant mon regard dans le sien, accompagnant mes gestes d’un hochement de tête déterminé. « Tu as toujours été un assez bon parti pour un Leroy-Duchesne ». Je souris, l’attire contre mes lèvres pour l’embrasser rapidement. « C’est moi qui t’ai fait la cour après tout, c’est toi le bon parti finalement. » Il ricane un peu, s’amuse avec mes cheveux comme à son habitude. « Saloperie de cousin incestueux. » Mon rire se joint au sien tandis qu’il lâche ma main pour s’éloigner, me tendant finalement une pochette. « Dis moi ce que t’en penses. » Je l’ouvre, le regard interrogatif, et parcours les premières lignes. Le scénario. Je fronce le nez et m’assois dans un fauteuil pour lire avec plus d’attention, me concentrant sur les textes sous mes yeux. Au bout de quelques minutes de lecture, je relève les yeux vers lui, hochant la tête avec appréciation. « C’est très bon. Vraiment très bon. » Il sourit, puis regarde sa montre, il doit sans doute être l’heure. « Assied toi là. Je vais leur ouvrir. » J’acquiesce sagement et change de place, gardant le script avec moi quand même.

Il réentre avec des filles qui auditionnent pour le rôle de… Carolyn. J’ai légèrement envie de rire parce que je n’imagine personne d’autre dans le rôle de Carolyn que Carolyn mais me retiens cependant quand une des filles se lève, l’audition doit être assez stressante pour que l’on en rajoute. « Tu as lu le script, je vais te demander de t’en détacher un peu, et voir ce que tu ferais du personnage de Freija Lowe, qui compte beaucoup pour moi. Mon mari va te donner la réplique. » Il me jette un regard encourageant et j’acquiesce, la chose ne représente pas franchement un problème pour moi. « Freija vient de voir la bague de fiançailles du mec de son meilleur ami, elle est soudain très émue, j’aimerai voir comment tu jouerais ça bien que ça ne fasse pas partie du script. » Je me redresse et inspire un peu pour aider la fille à se mettre en situation. Je m’arme d’un sourire ému, me remémorant mes sentiments quand lui-même m’a offert une bague, cet été. « J’ai quelque chose à te montrer », je lance. Je tends ma main en avant vers la fille et me mords la lèvre. « Il vient de me demander en mariage. » Je souris fièrement, attends qu’elle réagisse. Ce qui prend de longues minutes. « Oh c'est... » Elle baisse d’un ton. « C'est très bien, je suis ravie pour vous deux. » Je fronce le nez, dubitatif. « Euh… merci. Tu es sûre que tout va bien ? » « Oui oui c'est juste que... c'est un peu rapide non ? » Je fronce le nez, mon jeu d’acteur hésite entre se montrer calme et compréhensif et rire un peu parce que le rôle n’est clairement pas compris. « Etant donné qu’on se connaît depuis toujours, je dirai que non ». Je fourre ma main dans ma poche, puis Tris la prévient qu'il la recontactera. Les auditions s'enchainent sur des candidates plus ou moins perspicaces et plus ou moins douées, puis la fin de la séance arrive. Il s'étire tandis que je m'enfonce un peu dans le fauteuil. « Alors tu en as pensé quoi ? » J'inspire, ferme les yeux. « Je pense que Carolyn est difficile à saisir. » Je ris un peu, amusé, et hausse une épaule. « Certains comédiens sont bons mais je n'ai pas l'impression que tu aies vraiment trouvé une star dans le lot. Mais les castings ne font que commencer et tu ne pouvais pas franchement l'espérer autrement pour une première journée. » Je le lève et dépose doucement mes lèvres sur les siennes. « Je te l’accorde mon ange. 17h, tu crois qu’on a le temps de visiter des appartement ou tu préfères qu’on passe au claridge pour prendre un bain et qu’on dîne avec Léandre ? » Je fronce un peu le nez en jetant un coup d'oeil à ma montre comme pour vérifier qu'il est déjà dix sept heures. « J’ai sélectionné deux petites annonces ce matin dans le taxi et les appartements ne sont pas loin ». Je tiens vraiment à trouver cet appartement. « On peut passer les voir et rejoindre Léandre après, le timing sera parfait comme ça ». Ma main s’enroule dans la sienne et je souris un peu. « On prendra un bain en rentrant ? » Il embrasse mon épaule doucement. « Tu n’y échappera pas. »



Dernière édition par Andrea S. Leroy-Duchesne le Mer 14 Mar - 17:14, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: home is where the heart is ♦ ANDRESTAN   Mar 13 Mar - 0:20

Les échanges de sms pas franchement catho sont devenu notre quotidien ces dernier temps, et je dois dire que même si je n’ai pas à me plaindre de ma vie à l’heure actuelle j’aimerai le voir davantage. Je suppose qu’en devenant vieux et moche j’apprendrais à être moins collant. Je soupire, la nuit passée à été merveilleuse comme toujours, ce type sait y faire. Si je ne l’avais pas épousé, j’en aurais très certainement fait mon amant, le genre d’amant qu’on fréquente toute sa vie. Le petit déjeûner est servi, merci papa, je ne débourse pas un sous. « La vie de producteur, un enfer. » les lèvres d’Andrea rencontrent les miennes et nous nous servons un café. Si la scène m’avait été présentée sous l’oeil il y a de ça quelques années, j’aurais juré que je n’étais pas ce type glissé sous ces draps et pourtant, je dois admettre que j’ai a présent tout ce que j’ai toujours désiré. Je jette un regard à Andrea et embrasse son épaule, il est sans doute ma plus belle victoire à ce jour. « Je prends une douche et je suis à toi pour le reste de la journée. »  Il s’éclipse, et je le rejoins, inutile de perdre plus de temps, même si je ne paye pas l’eau. Nous faisons ce que nous avons à faire pour bien commencer la journée et nous sommes enfin prêts. Andrea s’assoit sur le lit, et je laisse un sourire en coin s’afficher sur mes lèvres. « Alors quel est le programme ? » Je replace ma mèche et réponds enjoué. « Tu vas m’aider à trouver des acteurs dignes de ce nom, et je vais te faire visiter les locaux, et mon bureau en verre. » Je hausse un sourcil et prends sa main, autant être gay jusqu’au bout. Il se redresse et prends possession de mes lèvres. « Tu t’es acheté un bureau en verre mon amour ? » Je prends une inspiration et affiche un large sourire. « Il est magnifique, il faut absolument que tu vois ça. » Un clin d’œil plus tard, nous nous dirigeons vers la sortie dans le but de nous engouffrer dans un taxi.

En sortant je passe mon bras sous le sien, embrassant machinalement sa tempe. Nous sommes en avance, je déverrouille les locaux pour enfin lui présenter mon bureau. Il s’en approche et se poste contre, affichant un sourire dont je ne préfère ignorer les intentions. Son ça a sans doute une immense envie de s’envoyer en l’air dessus d’après le mien, mais nous n’avons que quinze minutes et je ne suis pas sûr d’être capable de m’arrêter dans les délai si je m’engage sur cette voix là. « Quel bureau, Monsieur le Président directeur général… »  Je lâche un rire et fais un pas en avant pour caresser ta joue. « Je suis devenu un assez bon parti pour un Leroy Duchesne ? » nos doigts se mêlent dans un geste romantique, moi qui ne pensait plus jamais avoir de tels sentiments pour un homme, ils s’avère qu’ils m’étouffent presque. Je souris, pose mes lèvres sur les siennes. « C’est moi qui t’ai fait la Cour après tout, c’est toi le bon parti finalement. » Je hausse les épaules et ricane en jouant avec une de ses boucles. « Saloperie de cousin incestueux. » Je lâche ensuite sa main et me saisis d’une chemise contenant le scénario du pilot. « Dis moi ce que t’en pense. » Il parcourt un peu le tout et fini par déclarer. « C’est très bon. Vraiment très bon. » Je souris, il n’est sans doute pas la personne la plus objective pour commenter mon travail, mais ça me fait plaisir, incontestablement. Je jette un regard à ma montre, c’est qu’il est l’heure. « Assied toi là. Je vais leur ouvrir. » Je m’éclipse et réparait plus tard avec un premier lot d’actrices wannabe.

Je m’assois prêt de mon homme et pose ma main sur la sienne. « Tu as lu le script, je vais te demander de t’en détacher un peu, et voir ce que tu ferais du personnage de Freija Lowe, qui compte beaucoup pour moi. Mon mari va te donner la réplique. » Je jette un coup d’oeil encourageant à Andrea et poursuis. « Freija vient de voir la bague de fiançailles du mec de son meilleur ami, elle est soudain très émue, j’aimerai voir comment tu jouerai ça bien que ça ne fasse pas partie du script. » Je me tourne vers Andrea, il a l’habitude, il est chouchou de la prof de théâtre. Il se redresse un peu, attaquant sa réplique. « J’ai quelque chose à te montrer. Il vient de me demander en mariage.  » un sourire s’inscrit sur mes lèvres, assez bienveillant. Il lui montre sa main exhibant sa propre bague. Je le fixe assez attendri, tentant de me focaliser tout de même sur l’actrice qui se prépare à répondre. Un silence s’installe, le genre de silence dramatique de séries B. Je toussote un peu et elle répond finalement. « Oh c'est... C'est très bien, je suis ravie pour vous deux.  » si j’étais muni d’un buzzer comme le jury d’incroyable talent, je suppose que j’aurais appuyé maintenant. Je fronce les sourcil concentré, mais le jeu d’acteur ne prends pas, ce n’est pas du tout Caro. « Euh… merci. Tu es sûre que tout va bien ? » renchérit Andrea, tentant vraisemblablement de lui donner sa chance jusqu’au bout. « Oui oui c'est juste que... c'est un peu rapide non ? » J’esquisse un sourire, c’était sans doute rapide oui, mais Caro ne se serait pas permis le commentaire, elle même étant bien plus spontanée. « Etant donné qu’on se connaît depuis toujours, je dirai que non » Je dirais que non aussi, mais je me garde de le spécifier. « On vous recontactera. » Je sourirs, l’invite à sortir alors que d’autres viennent postuler. Certains sont bons d’autres moins, mais ce n’est que le premier jour de casting. Je m’étire et tourne la tête vers Andrea. « Alors tu en as pensé quoi ? » « Je pense que Carolyn est difficile à saisir. » c’est le cas également quand on la connaît très bien, cette fille est sans doute inimitable, à sa façon. « Certains comédiens sont bons mais je n'ai pas l'impression que tu aies vraiment trouvé une star dans le lot. Mais les castings ne font que commencer et tu ne pouvais pas franchement l'espérer autrement pour une première journée. »  Je soupire, puis souris. « Je te l’accorde mon ange. » Nos lèvres se rejoignent une nouvelle fois dans un automatisme affligeant. « 17h, tu crois qu’on a le temps de visiter des appartement ou tu préfères qu’on passe au claridge pour prendre un bain et qu’on dîne avec Léandre ? » Je suppose qu’il préférerait qu’on dîne tous les deux, mais malheureusement pour lui, il faut que je vois Léandre. « J’ai sélectionné deux petites annonces ce matin dans le taxi et les appartements ne sont pas loin » Rien n’empêchera Andrea de trouver un appartement incessamment sous peu, et je le comprends, je sais qu’il souffre aussi difficilement cette séparation provisoire. « On peut passer les voir et rejoindre Léandre après, le timing sera parfait comme ça ». Je ne discute pas, sa main se saisit de la mienne et nous quittons mes locaux, tel le couple que nous sommes. « On prendra un bain en rentrant ? » J’embrasse son épaule. « Tu n’y échappera pas. »
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