retour du fils prodigue w/ Gregory Faure

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MessageSujet: retour du fils prodigue w/ Gregory Faure   Ven 2 Mar - 15:17

Je suis à présent devant le bureau de mon père, le devis est posé sur la table et il peut aisément l’étudier. La somme à emprunter semble sûrement faramineuse, mais l’investissement est rentable. Une chaîne entière sur le cable, de quoi inciter les réalisateurs de séries anglaises plus engagées ou controversées à investir, tout le monde sait d’ailleurs que les anglais sont beaucoup plus ouverts. Et puis j’ai des connaissances. « Je ne suis sans doute pas un fils exemplaire, mais tu dois reconnaître que c’est le genre de projet que je vendrai très bien. Et puis tu n’es pas sans savoir que j’ai des connaissances. » La seule chose dont je manque tristement, c’est d’argent pour me lancer, mais c’est un milieu que je connais mieux que personne. « Moins de stéréotypes, plus de réalisme, les meilleures séries voudront être diffusées sur cette chaîne, ça peut devenir une référence. Ouverture d’esprit, liberté d’expression & engagement.. » « Effectivement, oui » finit il par dire anormalement convaincu. Mon père est peut être très mauvais dans tout ce qui concerne l’éducation, ça reste un homme d’affaire censé.  « c'est un projet intéressant et tu es la personne idéale pour le mener. Maintenant, le tout est de savoir si cela te tient réellement à cœur et si tu comptes t'investir à fond, ou bien si c'est seulement l'une de tes nouvelles lubies. Non pas que je doute de toi ou de tes capacités, mais c'est un gros capital à investir et, je veux être sûr que tu sauras mener à bien ce projet ». Je me laisse tomber sur la chaise devant son bureau. « Megan va mourir et Andrea va adopter sa fille. Je crois que j’ai toute les raisons du monde de faire en sorte d’avoir une situation financière correcte, autant faire dans un domaine ou je suis doué. » Révélation choc, comme je sais bien les faire, tu vas être grand père papa.  « Pardon?! » Évidemment, c’est ça qu’il retient, je ne le blâme pas. On martèle à la porte, mon père est un homme très occupé. « Excusez-moi Monsieur Faure, mais... » contre toute attente, mon géniteur l’empêche d’en dire plus et se concentre de nouveau sur moi. « Alors après le mariage, vous comptez adopter un enfant? Tu vas me dire c'est la suite logique des choses, mais Tristan vous n'avez que 21 ans! Vouloir prendre en charge cette petite est un acte véritablement généreux et courageux de votre part, mais c'est tout aussi insensé! Avez-vous pensé à tout ce qu'implique le simple fait d'élever un enfant ?! Je sais ce que tu vas me dire, je ne suis pas le mieux placé pour te donner des conseils à ce sujet, mais... je ne sais pas »  Ce qu’il me dit est effectivement d’un risible abracadabrantesque. Je pourrais évidemment commenter, aller de mon petit commentaire sardonique, mais ce n’est sans doute pas la chose à faire quand on négocie un contrat. « je ne sais pas quoi te dire, Tristan ». 

« Il n’y a rien à dire, Megan a demandé à Andrea, et il m’a dit qu’il ne pouvait pas refuser. C’est important pour elle, et Grace sera bien mieux avec sa famille qu’avec des inconnus. Et je suppose que je peux compter sur toi aussi ? » La question n’en est pas vraiment une, disons que je lui offre l’occasion de ne pas tout foirer avec elle aussi. « J’ai beaucoup changé tu sais, tu ne t’en rends pas compte parce que tu ne me vois jamais. » Ce n’est pas une agression, une simple constatation qui devrait l’aider à voir clair.  « Bien sûr que tu peux compter sur moi, Tristan » Je m’autorise un sourire, le premier depuis longtemps avec mon père sans doute. « Tu le sais. Si vous avez besoin de quoi que ce soit je serai là. Elle peut compter sur moi. Laisse-moi juste le temps de digérer tout ça. Je ne sais pas si tu te rends compte de toutes les choses étranges que tu me demandes d'encaisser depuis quelques mois. Tu sais, ça n'a pas été facile pour moi. Mais tu restes mon fils, vous êtes ma famille et quoi qu'il arrive je serai là » La situation ne lui est pas agréable, elle est même très probablement dérangeant et c’est quelque chose que je comprends tout à fait, je ne le blâme pas pour ça, et je lui accorderais le temps qu’il faudra. Son acceptation est manifestement quelque chose d’inespéré quand on le connaît. Tout ça, c’est tellement loin de lui. Il faut croire qu’il commence à voir les bienfaits de l’influence d’Andrea sur mes perspectives d’avenir, n’en demandons pas trop.  « Il est vrai, tu marques un point. Je crois même que je ne te connais pas tant que ça, au final. Mais à qui la faute ? Nous avons chacun notre part de responsabilité dans tout ça. J'ai beaucoup plus de choses à me reprocher que toi, je le sais, mais peu importe ce n'était pas le propos. Parlons plutôt de ce projet. Tu es certain de la fiabilité de ces connaissances dont tu n'as de cesse de me parler » J’acquiesce, nous sommes après tout là pour ça, les relations père fils ne se règlent pas en un jour. « Je sais qu’elles sont célèbres et qu’elles n’hésiteraient pas à faire un geste pour moi. Tu as du entendre parler de Lexia Henley, elle animait un talk show très regardé en Angleterre il y a quelques années, quant à Léandre, il est styliste, les deux sont déjà des amis très proches. » J’éviterai de mentionner que j’ai connu Lexia en m’invitant chez son fiancé, je ne suis pas certain qu’il ait envie d’entendre parler de mon ménage à trois. « Oui. Bien sûr. La jeune Henley. J'en ai brièvement entendu parler. Quant à Léandre tu sais déjà tout le bien que je pense de ce jeune homme. C'est bien, je vois que tu as su t'entourer. L'un comme l'autre contribueront de par leur notoriété à te faire connaître dans le métier. Ce qui n'est pas négligeable de nos jours! Comme tu le sais dans les affaires il est primordial de savoir s'entourer. Écoute... compte tenu de tout ce que tu m'as présenté et, étant donné que tout semble parfaitement bien ficelé, que tu sais où tu vas et par où commencer »  Il marque une pause, j’acquiesce tandis qu’il parcourt de nouveau la dossier sous ses yeux. « je ne vois aucune raison de m'y opposer. Et puis pour être tout à fait honnête, ça me fait plaisir que tu te sois adressé à moi. Je serai ravi de t'aider » Je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle réaction, mais il faut croire que le sens des affaires de mon père prime sur le reste et je ne peux qu’en être satisfait. « Très bien, je te ne décevrai pas. » j’ajoute à son attention, je l’ai sans doute beaucoup fait, mais sur ce point il peut avoir confiance, c’est important pour moi cette fois et je saurais faire tourner cette affaire. « Je ne vais pas te faire perdre plus de temps, l’hôtel est magnifique, c’était un plaisir de donner notre fête de mariage ici. Je repasserai. » j’exprime ma gratitude avec méfiance, mais tente le pas vers lui, c’est le moment ou jamais de changer ce qui a été fait, mais tout ça ne se fait en un jour. Je quitte le Claridge pour me rendre à mon premier rendez vous.

RP TERMINE


Dernière édition par Tristan W. Faure le Lun 5 Mar - 12:37, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: retour du fils prodigue w/ Gregory Faure   Ven 2 Mar - 16:03

Je devais bien admettre que sa visite m'avait étonnée. Quand Calypso était entrée dans mon bureau en me disant que mon fils était ici et qu'il voulait me parler, j'avais d'abord cru rêver. Abasourdi, je m'étais même pincé les paupières histoire de m'assurer que tout cela était bien vrai. Mais le fait était avéré et Tristan se tenait bel et bien devant moi, avec une offre en main par-dessus le marché. Remarque, j'aurai dû m'en douter, jamais il ne m'aurait rendu visite par pur altruisme. Mais je suppose que c'était de bonne guerre, je l'avais mérité. Quoi qu'il en soit, je m'estimais déjà heureux qu'il ait mis nos différents de côtés pour me demander de l'aider. « Je ne suis sans doute pas un fils exemplaire, mais tu dois reconnaître que c’est le genre de projet que je vendrai très bien. Et puis tu n’es pas sans savoir que j’ai des connaissances. » commença-t-il, m'arrachant une grimace disgracieuse dans le même temps. Allait-il enfin arrêter avec cette histoire de fils parfait?! « Moins de stéréotypes, plus de réalisme, les meilleures séries voudront être diffusées sur cette chaîne, ça peut devenir une référence. Ouverture d’esprit, liberté d’expression & engagement.. ». Ma foi il avait sûr de lui et motivé. « Effectivement, oui » articulais-je, finalement en terminant d'étudier le devis qu'il m'avait apporté « c'est un projet intéressant et tu es la personne idéale pour le mener. Maintenant, le tout est de savoir si cela te tient réellement à cœur et si tu comptes t'investir à fond, ou bien si c'est seulement l'une de tes nouvelles lubies. Non pas que je doute de toi ou de tes capacités, mais c'est un gros capital à investir et, je veux être sûr que tu sauras mener à bien ce projet ». Il se laissa tomber sur la chaise disposée face à moi. Puis et tout en me regardant bien en face, il ajouta avec un sérieux auquel il ne m'avait pas habitué « Megan va mourir et Andrea va adopter sa fille. Je crois que j'ai toutes les raisons du monde de faire en sorte d'avoir une situation financière correcte, autant faire dans un domaine ou je suis doué. ». « Pardon?! » avais-je instinctivement rétorqué. De quoi était-il exactement en train de me parler ? Lui et Andrea ? Des parents ? Dans quelle espèce de dimension m'avait-on envoyé ? J'étais en train de cauchemarder, pas vrai ? On frappa soudainement à la porte.
« Excusez-moi Monsieur Faure, mais... ». Faisant comprendre à la personne qui venait d'entrer que ce n'était absolument pas le moment je la congédiais d'un geste brutal et ajoutais à l'intention de Tristan, accusant difficilement le choc de cette nouvelle. « Alors après le mariage, vous comptez adopter un enfant? Tu vas me dire c'est la suite logique des choses, mais Tristan vous n'avez que 21 ans! Vouloir prendre en charge cette petite est un acte véritablement généreux et courageux de votre part, mais c'est tout aussi insensé! Avez-vous pensé à tout ce qu'implique le simple fait d'élever un enfant ?! Je sais ce que tu vas me dire, je ne suis pas le mieux placé pour te donner des conseils à ce sujet, mais... je ne sais pas » ajoutais-je en levant les yeux aux ciels, totalement dépassé par les évènements « je ne sais pas quoi te dire, Tristan ». « Il n'y a rien à dire » me répondit-il calmement. « Megan a demandé à Andrea, et il m'a dit qu'il ne pouvait pas refuser. C'est important pour elle, et Grace sera bien mieux avec sa famille qu'avec des inconnus. Et je suppose que je peux compter sur toi aussi ? » Je baissais les yeux, complètement déboussolé. Cette nouvelle avait fait l'effet d'une bombe et, je ne savais pas comment réagir, ni même de quelle manière répondre à sa provocation. D'ailleurs, en étais-ce vraiment une, au fond ? « J'ai beaucoup changé tu sais, tu ne t'en rends pas compte parce que tu ne me vois jamais. ». Il marquait un point. Tristan avait visiblement gagné en maturité ces derniers mois. Je doutais d'ailleurs qu'il aurait été capable d'envisager des projets aussi sérieux avant tout ça, avant Andrea. J'avais toujours du mal à m'y faire et au final, je crois que je ne m'y ferai jamais; mais force était de constater que cette idylle l'avait beaucoup changé. Il était devenu meilleur et, bien que ma raison et mon orgueil m'empêche toujours d'approuver cette relation ainsi que leur décision de se marier, malgré tout, j'étais fier de mon fils. « Bien sûr que tu peux compter sur moi, Tristan » articulais-je, en le fixant « Tu le sais. Si vous avez besoin de quoi que ce soit je serai là. Elle peut compter sur moi. Laisse-moi juste le temps de digérer tout ça. Je ne sais pas si tu te rends compte de toutes les choses étranges que tu me demandes d'encaisser depuis quelques mois. Tu sais, ça n'a pas été facile pour moi. Mais tu restes mon fils, vous êtes ma famille et quoi qu'il arrive je serai là » Je détournais brusquement le regard, gêné. Les grandes déclarations, les bons sentiments, tout ça: ça ne me ressemblait pas. Alors face à Tristan... « Il est vrai, tu marques un point. Je crois même que je ne te connais pas tant que ça, au final. Mais à qui la faute ? Nous avons chacun notre part de responsabilité dans tout ça. J'ai beaucoup plus de choses à me reprocher que toi, je le sais, mais peu importe ce n'était pas le propos. Parlons plutôt de ce projet. Tu es certain de la fiabilité de ces connaissances dont tu n'as de cesse de me parler ». Moi passer du coq à l'âne ? Je faisais simplement de mon mieux pour dissiper la gêne.

Il acquiesçait d'un signe de la tête et acceptait de clore le sujet. Puis et, répondant à ma requête, il m'en dit un peu plus sur les personnes qui l'aideraient. « Je sais qu'elles sont célèbres et qu'elles n'hésiteraient pas à faire un geste pour moi. Tu as dû entendre parler de Lexia Henley, elle animait un talk show très regardé en Angleterre il y a quelques années, quant à Léandre, il est styliste, les deux sont déjà des amis très proches. » Voilà qui me soulageait. De toute évidence Tristan savait désormais s'entourer. Professionnellement parlant j'entends, car je ne reviendrai même pas sur les personnes qu'ils avaient pu fréquenter dans le cadre privé, par le passé. De même, j'étais véritablement ravi qu'il collabore avec Léandre. Les Von Brezen étaient des personnes de confiance et, je les appréciais énormément. Ils étaient pour moi des amis de longue date, avec lesquels j'aimais passer du temps. En plus de cela, j'étais assez fier de savoir que ma douce Laureline fréquentait leur fils, c'était assez gratifiant. Enfin, passons. « Oui. Bien sûr. La jeune Henley. J'en ai brièvement entendu parler. Quant à Léandre tu sais déjà tout le bien que je pense de ce jeune homme. C'est bien, je vois que tu as su t'entourer. L'un comme l'autre contribueront de par leur notoriété à te faire connaître dans le métier. Ce qui n'est pas négligeable de nos jours! Comme tu le sais dans les affaires il est primordial de savoir s'entourer. Écoutes... compte tenu de tout ce que tu m'as présenté et, étant donné que tout semble parfaitement bien ficelé, que tu sais où tu vas et par où commencer » Je marquais une pause, jetant de nouveau un œil au devis posé sur le bureau « je ne vois aucune raison de m'y opposer. Et puis pour être tout à fait honnête, ça me fait plaisir que tu te sois adressé à moi. Je serai ravi de t'aider ». « Très bien, je ne te décevrai pas » poursuivit-il, avant de se lever et de me complimenter sur les lieux « Je ne vais pas te faire perdre plus de temps, l’hôtel est magnifique, c’était un plaisir de donner notre fête de mariage ici. Je repasserai. ». Surpris par ces paroles, je ne répondis rien sur le moment, le laissant filer avec un simple sourire. Après tout, j’avais toujours été très maladroit avec lui. Je travaillais sur moi-même pour changer tout ça et arranger les choses et visiblement Tristan y songeait lui aussi. Tout du moins c’est ce qu’il avait laissé paraître aujourd’hui. C'était un bon début et rien ne pouvait me faire plus plaisir. Toutefois, j'attendais de voir la suite.

THE END.

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